Vol 1 Lettre 30

Lettre 30

29 août 1934

Parlons des disciples acceptés et prédestinés, et également du discipulat en général.

Dans leur ignorance, beaucoup de gens s’imaginent qu’aussi longtemps qu’ils lisent les livres de l’Enseignement et ressentent quelque désir de devenir des disciples de tel ou tel Grand Maître de la Fraternité Blanche, ils seront acceptés à bras ouverts.

Mais pratiquement personne ne réfléchit à ce qu’il a fait dans sa vie, ou plutôt dans ses vies, pour mériter ce privilège le plus grand qui soit. En vérité, c’est ce qu’il y a de plus grand, et avant de penser recevoir ce privilège, il nous faudrait réaliser ce qu’il signifie. Dans leur naïveté, la majorité des gens pensent que les Grands Instructeurs recherchent désespérément des disciples et qu’ils sont prêts à accepter à bras ouverts toute personne qui ne présente pas trop de défauts ou qui espère être acceptée. Il n’y a pas plus grande illusion ! Les Maîtres ne cherchent pas des disciples, parce que la règle fondamentale veut que ce soit le disciple qui parte à la recherche du Maître et qui doive Le trouver. En même temps, les Maîtres recherchent réellement toutes les possibilités de répandre leur aide par tous les canaux adéquats. Cela explique pourquoi nous trouvons occasionnellement de magnifiques petits recueils reçus en écriture automatique par des voyants au cœur pur. Souvent, ces voyants, après avoir transmis leur message ne reçoivent plus rien du véritable Auteur qui a donné à travers eux quelque précieux joyau. Parfois même, l’Auteur reste inconnu, car il arrive souvent que la Sagesse soit transmise par les Grands Instructeurs à travers un disciple qui est déjà passé dans le Monde Subtil. En outre, ces voyants n’ont pas à se soumettre à une discipline particulière, ce qui est une condition tout à fait essentielle pour les disciples acceptés. Le signe principal et infaillible de la proximité du Maître est le perpétuel « Océan de l’Enseignement » que reçoit un tel disciple, tout en connaissant avec précision sa Source. Les autres signes sont l’existence d’un vaste travail constructif, les indications reçues, la connaissance de l’avenir ou de dates exactes et, bien entendu, le caractère et le mode de vie d’un tel disciple.

La grande Promesse – « Quand le disciple est prêt, le Maître apparaît » – n’est comprise que d’un petit nombre. Personne ou presque ne réalise que cette préparation doit comporter en elle certaines qualités et conditions. J’ai déjà traité le sujet, mais je veux bien me répéter pour vous et aussi ajouter d’autres commentaires.

En ce qui concerne l’acceptation d’un disciple, son karma joue un rôle primordial. Justement, en rapport avec le discipulat, il est essentiel de tenir compte de la loi du karma et de la comprendre dans tous ses aspects. Ainsi, une personne au lourd karma n’a aucun espoir de se voir admise comme proche disciple. Seuls ceux dont le karma terrestre tire à sa fin peuvent être acceptés parmi les disciples les plus près. Bien peu se rendent compte du fardeau que le Maître assume en acceptant un disciple. C’est pourquoi les Grands Instructeurs qui veillent continuellement et dirigent les affaires du monde pour maintenir son équilibre et qui commandent les gigantesques batailles cosmiques n’acceptent que les personnes en qui ils ont une grande confiance, celles qui se sont purifiées et ont passé par de nombreux tests par le feu et qui, en cette vie, ont à nouveau prouvé leur disponibilité, leur dévotion et leur abnégation, non pas dans des conditions confortables, mais au bord du précipice. Plus précisément, celles dont les centres spirituels supérieurs sont non seulement ouverts, mais subissent également une transmutation par le feu. Voilà pourquoi le nombre des proches disciples est restreint.

Vous demanderez peut-être en quoi consiste le fardeau du Maître. Je puis vous assurer qu’il est énorme. Il est presque impossible d’imaginer l’ampleur de cette tension sans être au courant des lois occultes. En acceptant un disciple, le Maître l’inclut dans sa conscience et établit avec lui des liens invisibles, mais actifs. Dès ce moment, le Maître sait à chaque instant ce qui arrive à son disciple. Il peut même lire chacune de ses pensées, même les plus fugaces, et peut ainsi lui donner des directives en conséquence. Il nous faut donc comprendre combien difficiles, insupportables mêmes, seraient pour la Haute Conscience du Maître les vibrations discordantes causées par les pensées impures d’un disciple. Également, combien inadmissible apparaîtrait dans une union aussi sublime et sacrée tout désir non assouvi. Chaque vibration discordante produirait une interruption dans le courant de ce lien et, avec la répétition, cela pourrait même le rompre complètement. Chaque coupure de lien engendre des conséquences des plus douloureuses. Elles sont, bien sûr, d’un autre ordre pour le Maître que pour le disciple. Mais ceci n’est qu’une partie du fardeau. Je ne peux parler de l’autre partie maintenant. C’est pourquoi l’acceptation d’un disciple est pesée avec le plus grand soin et est considérée comme l’octroi du plus grand des privilèges.

Dès le moment de son acceptation, commence pour le disciple une vie nouvelle qui n’est pas facile à cause des terribles tensions internes et externes. Au cours de ces moments de tension, non seulement toutes les énergies du disciple s’éveillent – un tel état prend place en partie lors des stades préparatoires – mais il se produit également en lui un développement accéléré et une transmutation de ces énergies. Toute une batterie de rayons invisibles, mais puissants, sont dirigés sur le disciple. Ces rayons s’intensifient graduellement et varient en qualité selon les efforts du disciple et la largeur de sa conscience, ainsi que selon le degré de purification de son organisme. Leur but est la transformation de l’homme intérieur ainsi que la purification et la séparation des trois corps du disciple en prévision de leur activité indépendante dans les sphères correspondantes. Grande est la tension du disciple et sa force physique diminue temporairement. Sans abandonner ses devoirs de tous les jours, il doit vivre selon un certain régime. Une altitude élevée, un pur prana ainsi qu’un certain isolement font partie des conditions inévitables d’un tel régime. La totalité des rayons ne peut être assimilée par le disciple que s’il déploie les plus grands efforts. Chaque action requiert la réciprocité, la correspondance et l’harmonie.

Une telle harmonie, les Grands Instructeurs ne peuvent la découvrir que chez des disciples appelés. Ainsi nous parlons de ceux qui dans leurs vies précédentes étaient déjà des disciples des Grands Gardiens ou qui étaient unis à eux par des liens de dévotion et d’amour. Dans sa présente incarnation, un tel disciple se trouve sous la Haute Direction du Maître depuis le moment de sa naissance. Les conditions de sa naissance même sont déterminées par le Maître, et ses principaux talents développés en fonction de sa mission. Un tel disciple possède déjà un calice bien rempli. Dès son plus jeune âge, il connaît son Maître et son Image. Par conséquent, de tels esprits sont incapables de dévier, et les événements de leur vie, tel un courant irrésistible, les portent vers les rives prédestinées. Béni est le karma de ceux qui, dans leurs vies précédentes, se sont unis par des liens de dévotion et d’amour avec l’un des Grands Esprits ou avec l’un de leurs proches disciples. Ce karma constitue le chemin le plus court pour atteindre le but. C’est pourquoi la Chaîne de la Hiérarchie est tellement sacrée. C’est pourquoi également, dans cette vie, chacun devrait manifester amour et dévotion, ces qualités qui constituent la première condition sur le sentier d’approche.

Dans la deuxième condition, se retrouvent l’effort ainsi que l’empressement à sacrifier le moi au service du Bien Commun. Personne ne recevra la permission d’approcher si son intention est d’obtenir la connaissance pour son avantage personnel, car tel est le but du magicien noir. Quand le renoncement et l’effort sont fermement gravés dans son cœur, ils deviendront comme une deuxième nature. L’Enseignement qu’on applique à soi-même et à sa vie de tous les jours emplit de joie. Il y a alors progrès et on est même assuré d’atteindre le but sacré. Mais il faut se demander à soi-même, et répondre avec une totale sincérité, si ce sont une volonté ardente et une réelle abnégation qui nous motivent, ou s’il existe en nous plutôt quelque secret désir égoïste d’obtenir une plus grande connaissance à des fins ambitieuses. Le plus petit signe d’un pareil désir secret sera le plus grand obstacle sur le sentier du progrès spirituel. Pour obtenir le succès, il faut faire preuve d’une bonne compréhension et être prêt à pratiquer le « podvig » – la grande abnégation – dans la vie.

Il faut réfléchir sérieusement à ce concept du « podvig » comme condition préalable. La compréhension profonde de toutes les qualités contenues dans le terme « podvig » est extrêmement importante. C’est pourquoi il est très utile de noter toutes les qualités nécessaires énumérées dans les livres de l’Enseignement ainsi que les défauts qui font obstacle sur le sentier. Les gens ont vraiment beaucoup de difficultés à réaliser que le fondement du discipulat et de toutes les réalisations spirituelles se trouve dans l’aspiration vers l’Idéal Suprême et la purification par le feu de tous les sentiments et du caractère tout entier.

J’aimerais citer une page que je viens juste d’envoyer à un de mes correspondants :

« Les gens préféreraient renoncer à divers excès et sans réfléchir pratiquer mécaniquement leur pranayama plutôt que d’abandonner une seule habitude qui barre leur chemin vers un accomplissement spirituel. Mais comme il a été dit, les moyens mécaniques sont sans valeur. La transformation de l’homme intérieur ne peut être atteinte par des automatismes, et cette transformation même est le but principal de tous les Enseignements. Voilà pourquoi il faut toujours penser que tous les Grands Instructeurs s’occupent de l’homme intérieur dont le royaume se situe dans la sphère des motivations et des pensées. Par conséquent, pas un seul Raja Yogi ou Agni Yogi évolué n’a recours à des méthodes mécaniques ou à des exercices physiques. Et leur seule considération se situe au niveau de la concentration sur le Grand Idéal choisi, sur l’effort résolu et soutenu pour s’en approcher. Cette concentration est continuelle. Quoi que fasse un tel Yogi ou disciple, ses pensées sont constamment consacrées à son Idéal. Tout est fait au nom de l’Image choisie, et il sent toujours en son cœur l’amour et la présence de cette Image. Cela est vrai aussi pour la prière du disciple. Elle consiste précisément en ce même effort incessant du cœur ainsi qu’en la réalisation de la présence de l’Image choisie. Quand la présence constante de l’Image choisie envahit la vie d’un disciple, quand il ne se produit plus d’errements, alors il est préparé, et le Maître ne tardera pas. »

Pour quiconque foule le sentier du discipulat, et n’est pas seulement en train de lire des livres qui traitent d’occultisme, il est absolument essentiel de décider au fond de son cœur lequel des Grands Instructeurs de la Fraternité lui est le plus cher et de s’abandonner alors complètement à sa Haute Direction, sans restrictions ni conditions. Le débutant ne recevra pas nécessairement un message du Grand Instructeur choisi, mais il ne doit pas perdre l’espoir. Il doit trouver grande patience et courage. Malgré le silence du Grand Instructeur, l’aspirant doit poursuivre ses efforts et travailler à son perfectionnement, en utilisant toutes ses capacités pour le Bien Commun.

Malheureusement, le désir de faire des progrès immédiats et d’obtenir une plus grande connaissance pousse certaines personnes à rechercher d’autres Enseignements et d’autres Instructeurs. Ils divisent ainsi leurs efforts et perdent alors leur place sur l’échelle ascendante. Souvenons-nous de ce que dit l’Enseignement concernant le choix d’un Instructeur :

« La première condition sur le chemin vers le Monde de Feu est de se baser du fond du cœur sur le Seigneur. Il est impossible d’arriver aux Portails prédestinés sans cette exigence ardente. Bien sûr, reconnaissez dans l’esprit et le cœur que vous êtes guidé, car la seule acceptation de la Main du Seigneur ne suffit pas sans la consécration du cœur. Comprenez cette loi qui unit Instructeur et disciple, car sans un attachement complet au Seigneur, il ne peut y avoir de lien. Accepter pleinement d’être guidé signifie relation consciente, car il faut comprendre et sentir dans le cœur la chaleur qui s’élève des profondeurs de l’esprit. Il est particulièrement nécessaire de percevoir et d’apprendre à discerner le lien qui unit Maître et disciple. Souvenons-nous que les vibrations et le karma sont comme des liens de connexion sur le chemin vers le Monde de Feu. » (Monde de Feu, volume 3, no 106).

Le disciple doit donc préparer son organisme en purifiant sa réceptivité, car qui d’autre que le Grand Instructeur peut savoir si le karma de l’aspirant-disciple est favorable ou non à son acceptation ? Appliquez donc tous vos efforts et vos aspirations à une meilleure compréhension de l’Enseignement et à sa mise en pratique dans votre vie, et remettez le reste à votre karma et à la profonde connaissance des Maîtres !

Vous serez peut-être encouragé d’apprendre que même si le sentier de préparation au discipulat est long et parsemé d’embûches et d’épreuves, en maîtrisant ces difficultés vous aurez des joies, des réussites et des révélations. Vous devez également savoir que ces tests ne sont pas provoqués artificiellement, mais qu’ils ont un rapport étroit avec l’attitude intérieure et la présence d’esprit du disciple, et lui donnent ainsi l’occasion de montrer de quelle façon il agit en cas de difficultés soudaines au milieu de circonstances pénibles. Dans la littérature théosophique, il est question des sept années que dure habituellement la première période d’épreuves, suivie d’une autre période de sept années. Pourtant, ces périodes peuvent être raccourcies ou prolongées indéfiniment. Tout dépend du karma du disciple, de son développement intérieur et de son aspiration. Il faut arriver à l’ouverture graduelle des centres supérieurs, sans quoi il est impossible de devenir un disciple accepté. Mais rappelez-vous qu’avant l’âge de trente ans, tous les centres ne peuvent être éveillés sans qu’il en résulte un grave dommage pour l’organisme. Forcer leur éveil équivaut au suicide. 

Et maintenant, j’aimerais une fois encore vous mettre en garde contre le psychisme, du fait que cela est particulièrement dangereux lors des premiers pas sur le sentier du discipulat. Les psychiques ont des contacts avec les sphères inférieures du Monde Subtil et prennent souvent la voix d’entités de ces sphères pour l’Appel et la Voix réelle du Grand Instructeur que ces entités essaient de personnifier. Il est faux de croire que ces voix vont toujours suggérer des actes mauvais, la dépravation ou le crime. Seules les plus primitives de ces forces inférieures agissent de cette manière. Celles qui s’approchent sous le masque de l’Enseignement de Lumière sont infiniment plus dangereuses. Nous connaissons plusieurs cas de ces voix qui « guident » et de ces visions « lumineuses ». C’est pourquoi les Maîtres mettent toujours en garde contre le psychisme acquis par la pratique du pranayama.

Lorsque quelqu’un désire suivre le sentier de la vraie Lumière, et pourtant possède une certaine mesure de psychisme, il faut traiter cette faculté avec une grande précaution en se souvenant que dans l’Inde antique ainsi qu’en Égypte aucun médium de naissance ne pouvait être accepté comme disciple et qu’il ne leur était pas permis d’entrer dans le Saint des Saints du temple. Mais de nos jours, les personnes qui possèdent les bas talents de psychisme se considèrent elles-mêmes comme particulièrement avancées spirituellement. Quelle grande illusion ! Le psychisme et la spiritualité sont à l’opposé l’un de l’autre. Une forte manifestation de psychisme retarde la croissance de la spiritualité. Aussi, toutes les personnes qui sont fières de leurs manifestations psychiques devraient être particulièrement prudentes. Il est dit dans l’Enseignement :

« […] Les Saints du Grand Service n’ont pas de psychisme, car ils sont en permanence tendus dans l’effort de l’esprit vers la Hiérarchie et leur cœur résonne de l’angoisse du Monde. Le psychisme est une fenêtre ouverte sur le Monde Subtil, mais l’Instructeur dit à l’élève : "Ne te tourne pas si souvent vers la fenêtre, lis le livre de la vie."

« Le psychisme est souvent une influence affaiblissante. Le Grand Service, lui, réside dans la connaissance directe. C’est pourquoi Nous mettons en garde contre le psychisme, contre le regard tourné en arrière sans objectif d’avenir déterminé. Les psychiques spirituellement faibles sont souvent un plat de choix pour les agents sataniques. » (Monde de Feu, volume 2, no 14).

Par conséquent, essayez de réaliser la grande différence qui existe entre le psychisme et la sublime connaissance directe. Essayez de percevoir la voix du cœur. Purifiez et élargissez le champ de votre pensée afin d’affiner tous vos sentiments !

Le premier conseil que je vous donne est de copier des livres de l’Enseignement toutes les qualités essentielles pour la personne qui voudrait joindre les disciples acceptés. Puis, de pénétrer profondément dans votre for intérieur, de déterminer vos pires défauts et de choisir l’un d’entre eux, et de toutes vos forces essayer de l’extirper en le remplaçant par son opposé. Après avoir réussi à vous en débarrasser, prenez-en un autre, et ainsi de suite. Ce n’est pas aisé du tout, mais pour la voie royale qui mène au Monde de Feu, la facilité n’a pas de place.

Je pense qu’il serait utile que je cite un autre paragraphe :

« […] capacité est donnée à l’esprit ardent de recevoir des énergies subtiles. Seule la conscience ardente est capable de transmettre un courant d’énergies subtiles. Vous devez donc scruter les annales avec beaucoup de discernement. L’humanité s’est habituée à visualiser le Très-Haut à un bas niveau, raison pour laquelle les Images des Seigneurs ont pris des formes aussi distordues. En fait, les hommes se sont habitués à la pensée que le plus Haut devait servir le plus bas, mais ils ne réalisent pas que seule la compréhension du Service donne le droit d’être un lien manifesté de la Chaîne. C’est donc une compréhension déformée des Envois qui produit les résultats qui encombrent l’espace. […] Nous donnerons à cette fin un juste avertissement contre toutes les déformations et tous les faux enregistrements. […] Mais que révèle un médium ou un capteur empoisonné d’impéril ? Il est nécessaire de purifier les actions humaines profanes et de détruire ces enregistrements à l’avenir. Dans le Monde de Feu, seule la conscience de feu peut être un authentique capteur de Nos Envois. (Monde de Feu, volume 3, no 10).

Et bien, lisez attentivement ma lettre et questionnez-vous honnêtement. Êtes-vous capable de choisir une vie pleine de renoncements, de courage et de travail intense pour le Bien Commun ? Pouvez-vous attendre un message du Grand Maître avec patience, malgré un silence qui peut durer des années ? Mais si vous êtes proche de la voie du cœur – elle demande une grande persévérance et de la dévotion, ces nobles qualités sont si rares – votre sentier peut être subitement raccourci et devenir magnifique. Tout est dans les mains de l’homme lui-même. Que cette vérité vous encourage et vous inspire.

Bien sincèrement, je souhaite que vous trouviez dans votre cœur l’aspiration d’amour pour la Grande Image et la disponibilité pour la grande tâche. L’époque est si menaçante que tous ceux qui ont entendu l’Appel doivent réaliser la signification du « podvig » et devenir de véritables héros spirituels. Ainsi, devenez un héros !

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