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PSYCHOLOGIE PHILOSOPHIE SPIRITUALITE
Ne crois
rien parce qu'on t'aura montré le témoignage écrit de quelque Sage ancien, Mais ce qui s'accordera avec ton expérience et après une étude approfondie satisfera ta raison et tendra vers ton bien cela tu pourras l'accepter comme vrai et y conformer ta vie. SIDDHARTA GAUTAMA (BOUDDHA)
Bulletin no 308 Séance du 13/09/2008
Le sentier : différence entre vécu et expérience Le sentier du disciple est escarpé et la montagne de l'initiation difficile à gravir. Elle est parsemée de falaises, de précipices, de murs à franchir mais également de belles fleurs qui peuvent représenter des objets de tentation et d'égarement. Si un aspirant ne parvient pas à avancer et abandonne le chemin, il ne faut pas qu'il soit triste ou révolté ; il n'est, tout simplement, pas encore prêt. Le disciple apprend à être responsable de ses actes et à assumer ses difficultés, ses erreurs. La critique de ses frères lui permet de se transformer ; aussi, il l'accueille avec compréhension car il sait que la véritable voie est la voie médiane, la voie du juste milieu. L'homme ne peut progresser avec un système de principes résultant de prises de position rigides suite à des vécus malheureux. En effet, chaque être développe son propre système de pensée qui s'inscrit dans ses cellules au fur et à mesure de son vécu. Il est préférable de parler de "vécu" dont on tire une leçon, que "d'expérience" car, la plupart du temps, les actes que l'on pose résultent davantage d'un processus d'attraction et de répulsion que de la mise en œuvre d'un protocole expérimental. Le disciple n'est plus dans les principes car il saisit toute occasion de témoigner de l'amour de quelque manière que ce soit. Il s'agit de percevoir la nuance du moment et de dépasser un système de règles personnelles.
La théorie de la mécanique quantique Aujourd'hui, beaucoup de personnes dans les milieux spirituels récupèrent la théorie de la mécanique quantique pour valider ou donner du crédit à leur propre théorie. La mécanique quantique est la théorie mathématique et physique décrivant la structure et l'évolution dans le temps et l'espace des phénomènes physiques à l'échelle de l'atome et en dessous. Elle a été découverte lorsque les physiciens ont voulu décrire le comportement des atomes et les échanges d'énergie entre la lumière et la matière à cette échelle et dans tous les détails. Cette théorie fixe un cadre mathématique cohérent qui a permis de remédier à tous les désaccords entre certains résultats expérimentaux mis en évidence à la fin du XIXème siècle et les prédictions théoriques correspondantes de la physique classique. La mécanique quantique a repris et développé l'idée de dualité onde-particule introduite par de Broglie en 1924 consistant à considérer les particules de matière non pas seulement comme des corpuscules ponctuels, mais aussi comme des ondes, possédant une certaine étendue spatiale. Bohr a introduit le concept de "complémentarité" pour résoudre cet apparent paradoxe : tout objet physique est bien à la fois une onde et un corpuscule, mais ces deux aspects, mutuellement exclusifs, ne peuvent être observés simultanément. Si l'on observe une propriété ondulatoire, l'aspect corpusculaire disparaît. Réciproquement, si l'on observe une propriété corpusculaire, l'aspect ondulatoire disparaît. L'observateur perturbe l'objet observé. Ainsi, observer une particule ne permet pas de saisir la véritable nature de cette particule. De même, ce n'est pas parce qu'une particule va à 300 000 km / s et que je ne peux la cerner, qu'elle n'existe pas.
La vacuité Le bouddhisme postule que tout est par nature interdépendant et donc vide d'existence propre. La vacuité est un concept difficile à définir en peu de mots. Elle n'est pas un état ou un but à atteindre mais plutôt un chemin, un moyen d'atteindre le but. Elle pourrait se définir comme un processus de retrait ou de détachement dans la méditation allant de l'impermanent au permanent, allant de la désidentification du Non-Soi, que le méditant croyait jusqu'alors comme étant le Soi, à l'identification à un Soi plus vrai et plus intérieur. C'est donc réaliser que l'impermanent est vide du Soi. La vacuité bien comprise ne va donc pas vers un vide, un anéantissement ou un nihilisme, mais elle est un processus de reconnaissance d'un Vide des formes jusqu'alors investies.
Le bouddhisme Le bouddhisme a pour objectif d'aboutir à l'illumination. La vacuité ne peut donc être une finalité. Dans la vacuité, l'être est sans pensée ; il est alors dans le "je suis" qui ne dépend d'aucune autre chose, qui est affranchi du monde des causes.
Qu'est-ce que la compassion ? La compassion est la compréhension des piliers d'opposition ; elle "est essentiellement la juste utilisation des paires d'opposés" (Etat du Disciple dans le Nouvel Age, Vol. II, Alice A. Bailey pp 661). La compassion est l'attribut du sage qui est libéré de tout attachement. Il perçoit tout ce qui arrive à l'autre comme des phénomènes et apporte l'aide optimale en fonction d'une synthèse issue de la vision sur plusieurs vies.
Le karma Le Karma est une belle équation sur le plan énergétique, entre le passé et le présent, qui utilise la Loi de causalité. Celle-ci induit des effets, en terme de bien-être et de souffrance, à partir de l’attitude ou des motivations qui ont inspiré nos actions. A la lumière des lois du karma, le concept de justice prend un sens nouveau. Comment peut-on juger ce qui est juste ou ce qui ne l'est pas dans cette vie ? Il faudrait pour cela considérer les causes et les effets sur des milliers d'années.
Problème mathématique Le problème suivant a été posé : "On dispose de 12 boules et d'une balance de Roberval (balance à deux plateaux). Parmi ces douze boules, une n'a pas le même poids que les autres (elle est plus lourde ou plus légère). En 3 pesées, déterminer celle qui est différente et si elle est plus lourde ou plus légère que les autres." Ce problème est intéressant car il existe plusieurs façons de le résoudre. Il est souhaitable de s'efforcer, dans la mesure du possible, de trouver plusieurs solutions à un même problème, car cela permet de ne pas s’attacher à un chemin mental spécifique, de garder une ouverture aux solutions suggérées par les autres. Il est important d'apprendre à faire de nouveaux circuits dans le cerveau, d'entretenir la souplesse mentale avec des problèmes amusants, car notre intelligence se réduit d'autant plus que notre activité quotidienne se spécialise. Plus l'on est spécialisé, plus l'effort intellectuel est grand pour amorcer de nouveaux circuits. Résoudre des problèmes nouveaux permet de développer des facultés qui pourront être mises au service de l'homme. Face à un problème, deux options s'offrent : - rechercher une solution en mémoire, - élaborer une solution en entrant dans le problème. Dans le cadre de la résolution du problème des 12 boules, une condition supplémentaire peut être ajoutée : il s'agit d'utiliser un raisonnement simple pour accéder à la conclusion, ne nécessitant ni stylo ni papier.
Résolution du problème des boules Par convention, les 12 boules, réparties en 3 lots de 4 à la 1ère pesée, ont été ainsi désignées : A1 A2 A3 A4 (1er plateau) B1 B2 B3 B4 (2ème plateau) C1 C2 C3 C4 (mises de côté) Deux hypothèses peuvent être envisagées, selon que les plateaux sont ou non équilibrés : Cas 1 : A1 A2 A3 A4 = B1 B2 B3 B4 C1 C2 C3 C4 (mises de côté) Cas 2 : A1 A2 A3 A4 > B1 B2 B3 B4 C1 C2 C3 C4 (mises de côté) Dans un premier temps, seul le cas 1 a été étudié et résolu, par deux méthodes différentes, avec pour objectif de trouver les solutions les plus économiques dans l'écriture et le nombre de boules impliquées. Cas 1 – Méthode 1 Pesée 1 : A1 A1 A3 A4 = B1 B2 B3 B4 => la boule différente se trouve dans le lot C1 C2 C3 C4 et les lots A et B contiennent des boules normales ou "neutres" (N).
Pesée 2a : N N N et C1 C2 C3 – C4 non pesée Si N N N = C1 C2 C3, alors la boule différente est C4. Pesée 3a : C4 et N Si C4 > N, alors C4 est plus lourde. Si C4 < N, alors C4 est plus légère.
Pesée 2b : C1 C2 C3 et N N N – C4 non pesée Si C1 C2 C3 > N N N, alors C4 est neutre et la boule différente et plus lourde est C1, C2 ou C3. Pesée 3b : C1 et C2 – C3 non pesée Si C1 = C2, alors C3 est plus lourde. Si C1 > C2, alors C1 est plus lourde. Si C2 > C1, alors C2 est plus lourde.
Pesée 2c : C1 C2 C3 et N N N – C4 non pesée Si C1 C2 C3 < N N N, alors C4 est neutre et la boule différente et plus légère est C1, C2 ou C3. Pesée 3c : C1 et C2 – C3 non pesée Si C1 = C2, alors C3 est plus légère. Si C1 > C2, alors C2 est plus légère. Si C1 < C2, alors C1 est plus légère.
Cas 1 – Méthode 2, la plus simple et la plus économique Pesée 1 : idem que dans la méthode 1
Pesée 2a : C1 N et C2 C3 – C4 non pesée Si C1 N = C2 C3, alors la boule différente est C4. Pesée 3a : C4 et N Si C4 > N, alors C4 est plus lourde. Si C4 < N, alors C4 est plus légère.
Pesée 2b : C1 N et C2 C3 – C4 non pesée Si C1 N > C2 C3, alors C4 est neutre et soit C1 est plus lourde, soit C2 ou C3 est plus légère. Pesée 3b : C2 et C3 – C1 non pesée Si C2 = C3, alors C1 est plus lourde. Si C3 > C2, alors C2 est plus légère. Si C2 > C3, alors C3 est plus légère.
Pesée 2c : C1 N et C2 C3 – C4 non pesée Si C1 N < C2 C3, alors C4 est neutre et soit C1 est plus légère, soit C2 ou C3 est plus lourde. Pesée 3c : C2 et C3 – C1 non pesée Si C2 = C3, alors C1 est plus légère. Si C2 > C3, alors C2 est plus lourde. Si C2 < C3, alors C3 est plus lourde.
Le cas 2 (A1 A2 A3 A4 > B1 B2 B3 B4) devra lui aussi être résolu de la manière la plus économique possible, sans faire intervenir les boules C1 C2 C3 C4 considérées comme neutres. Un indice a été donné : pour trouver la solution il faut créer une dissymétrie.
Le repos au sein de l'activité Le repos d'une activité intellectuelle ne vient pas nécessairement d'un défoulement ou d'une récréation physiques. Le repos s'obtient par un changement d'activité intellectuelle qui renouvelle en nous les énergies. La méditation assure également un repos de qualité, permettant de réduire la durée du sommeil réparateur.
Du concret à l'abstrait Un problème, suffisamment bien posé dans le mental, devient "vital" et la méditation sur le plan mental abstrait peut faire apparaître le problème différemment dans la conscience. De nouveaux circuits se créent automatiquement dans le mental concret et dans le cerveau. Il nous faut initier d'autres mouvements que celui d'un "bouclage" sur le plan mental concret. Tous nos problèmes au quotidien se ramène trop souvent à du concret. Un mouvement vertical doit être créé pour s'élever du mental concret vers le plan mental abstrait. Cependant, pour beaucoup, l'abstrait est source de peurs et d'angoisses, car il est synonyme de vide, de néant. Certains se défendent et se protègent d'un tel effort, prétextant que ce n'est pas suffisamment concret, qu'il leur faut toucher pour comprendre. Nous sommes ésotéristes, donc les lois supérieures doivent nous intéresser. Apprenons à regarder le quotidien différemment et nos méditations seront différentes. Certains se laissent "happer" par l'urgence du concret, prétexte bien venu pour éviter la peur de l'abstraction. Si cela ne marche pas dans le concret, ils s'obstinent à rester dans le concret et répète la problématique. Au lieu de se hisser sur le plan abstrait, dans une attitude d'ouverture d'esprit permettant l'audace et de nouvelles initiatives. L'affectif est une bulle dans laquelle nous répétons. Le natif du cancer est particulièrement doué pour rester dans sa bulle, demeurant dans la subjectivité, la sentimentalité, le refuge, la fuite ou la révolte. Ne parvenant pas à régler un problème affectif dans un cadre donné, certains sont tentés de changer de cadre sur un plan purement horizontal. Mais parviendront-ils au mouvement vertical salutaire parce qu'ils changent de cadre ?
Réflexion sur un problème et dynamique de groupe Un problème de réflexion, de mathématique, de boules par exemple, aussi insignifiant soit-il, peut être obsédant. Car nous sommes en relation avec d'autres et nous ne voulons pas être en reste, être dernier ou ridiculisé aux yeux du groupe de référence. Le dernier d'un groupe joue fréquemment un personnage clownesque ou rebelle. Il fuit la situation dans l'imaginaire ou cherche à donner l'illusion qu'il comprend en adoptant certains paralangages parfois forcés, que le pédagogue expérimenté démasquera.
Un cerveau ni masculin ni féminin Un égo incarné dans un cerveau "féminin" se focalise plus sur sa forme, sa peau, son corps, sa beauté. Il a le souci du détail et de ce fait présente des handicaps pour l'abstraction. Cependant un cerveau n'est pas structurellement féminin ou masculin au départ. La plasticité neuronale du cerveau finit par être fortement et durablement influencée par nos habitudes masculines ou féminines.
Le développement du champ des possibilités Lorsque pour un problème donné, nous avons une solution, exerçons-nous à trouver des variantes, à chercher d'autres solutions. Ne nous attachons pas à notre unique solution, attitude qui renforce l'égo et l'émotionnel. Lorsque nous nous retrouvons en tant qu'adulte dans un groupe de formation, quel qu'il soit, nous ne tardons pas à retrouver nos anciens mécanismes d'écolier et à répéter ces fonctionnements. Sachons initier de nouvelles attitudes vis-à-vis de l'apprentissage au sein d'un groupe.
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