La séance a commencé par
un exercice demandé à ceux qui ne semblent pas à l'aise dans l'expression du
AUM lors des méditations collectives. Le AUM doit vibrer et résonner pour
les autres et nous devons devenir délibérément altruistes dans nos
exercices. Chacun s'efforce d'entonner le AUM sur une des notes de l'accord
majeur dans une vibration d'abord personnelle qui se mêle à celle des autres
pour unir tous ceux qui donnent. Notre sœur Ir. a été invitée à prononcer le
AUM devant le triangle des Lumières en élevant les bras au-dessus de la tête
pendant l'inspir et en les redescendant dans un mouvement synchronisé avec
le son émis pendant l'expir. Cela permet aussi à ceux qui écoutent
d'apprendre à recevoir le AUM d'un autre frère.
Après cet exercice, des
questions ont été posées à propos de la phrase méditée durant la dernière
quinzaine, extraite des livres de l'Agni Yoga : "Il ne peut pas y avoir
de clémence lorsque la loi du Karma doit être remplie à la lettre. Le karma
nous rattrapera, mais sa qualité peut être modifiée par un sacrifice
volontaire à des personnes inconnues."
Comment sait-on que le karma est épuisé ?
L'absence de karma rend la
vie et les relations affectives plus légères, donne une intelligence plus
claire et une conscience libérée. En effet, le karma obscurcit la conscience
et plus de conscience est le signe d'une libération du karma. Ainsi, tant
qu'il n'y a pas conscience de ce qui arrive, c'est qu'il y a encore du
karma.
L'absence de karma est une caractéristique des
disciples avancés et des initiés. La synchronicité joue désormais en leur
faveur, c'est-à-dire que rien ne peut leur arriver que ce qu'ils ont décidé
et visualisé à l'avance.
La relation avec un initié n'est jamais neutre :
- Premièrement parce que du fait de son absence
de karma, les interactions et les "retours" sur soi peuvent être très
rapides.
- Deuxièmement parce qu'un disciple, et a
fortiori un initié, est un carrefour d'énergies qui interagit avec ceux
qu'il rencontre, sans pour autant faire de l'ingérence.
- Troisièmement parce qu'Il sert dans une
relation consciente voulue. Il peut hâter le karma ou susciter un effet
déterminé chez tous ceux qu'Il croise, en prononçant des paroles précises ou
en incitant à des efforts dont il sait qu'ils seront finalement très
bénéfiques.
Les évènements, révélateurs ou dissipateurs de karma,
suscités par un initié chez ceux qui le côtoient peuvent avoir des
apparences trompeuses. Des révélations importantes et positives peuvent
finalement surgir de ce qui paraissait momentanément destructif ou négatif.
Par exemple, la destruction d'une maison peut révéler un trésor caché dans
les murs.
Que signifie "karma rempli à la lettre" ?
Faut-il voir dans cette expression la loi du talion ou
s'agit-il d'une quantification énergétique de la compensation entre ce qui a
créé le karma et ce qui est en mesure de le dissoudre ? Peut-on faire une
équivalence scientifique entre énergie et matière, du type e = mc2 ?
Par exemple les conséquences d'un vol peuvent être évaluées en termes de
projets qui ne se réalisent pas. Il s'agirait toujours de rembourser de
l'énergie à quelqu'un. Dans quelle mesure avons-nous été un handicap dans la
vie des autres, dans leur processus évolutif ? Nous pouvons "rembourser nos
dettes" en favorisant l'évolution des autres.
Avant la première initiation, le karma n'est pas
dissipé de manière volontaire. C'est le disciple qui formule consciemment le
souhait de liquider ses dettes karmiques. A la troisième initiation,
l'Initié a remboursé toutes ses dettes mais il est possible qu'il n'en ait
pas conscience.
Que signifie "la qualité du karma peut être modifiée
par un sacrifice volontaire à des personnes inconnues" ?
La dissipation du karma,
qui peut passer par la modification de sa qualité, peut être engagée au
travers du sacrifice volontaire à des personnes inconnues. Comment
distinguer la solidarité humaine du sacrifice volontaire à des personnes
inconnues ? Dans les actes de solidarité, il est toujours possible de ne pas
s'oublier totalement tout en s'occupant des autres. Le sacrifice est un
oubli de soi pour l'élévation verticale.
La souffrance offerte au
Seigneur est-elle un sacrifice ? Les actes masochistes ne sont pas
souhaitables. Il y a mieux à faire que d'offrir sa souffrance, surtout si
celle-ci est provoquée par soi-même. Nous pouvons apprendre à ne plus nous
apitoyer sur une souffrance que nous n'avons pas choisie. Offrir sa
souffrance pourrait signifier : s'oublier, ne plus se polariser sur la
souffrance qu'elle soit mentale, émotionnelle ou physique. Ce serait donc
avant tout une transformation de soi.
Au lieu d'offrir sa
souffrance, peut-on offrir sa santé ? Est-il bon d'alléger les souffrances
de celui qui règle un karma ? Ne devrons-nous pas endosser un fardeau qui ne
nous appartient pas ? La question est très complexe et seuls les Maîtres ont
la sagesse nécessaire pour y répondre. Il n'est pas forcément souhaitable de
guérir tout le monde car certaines limitations, y compris celles de la
santé, peuvent être des barrières à des actes qui créeraient ou
alourdiraient le karma.
La souffrance est une
croix qui permet de se purifier. Justement dosée, elle aide à progresser
sans désespérer. La guérison véritable est liée à une conversion. C'est le
cheminement dans la verticalité qui est important et c'est pourquoi, lors
d'un miracle à Lourdes, la guérison seule n'est pas suffisante : il faut une
foi en Dieu renforcée. Ce qui revient à dire : "Seigneur, que Ta Volonté
soit faite. Aide-moi à mieux comprendre Ta Volonté. Que dois-je expier ou
rembourser ?"
Quand le karma se dissipe,
les chaînes du mal se brisent, la vie devient plus légère et il devient
possible de servir les Maîtres. Tant que nous avons un karma, les Maîtres ne
nous demandent pas de servir. Certains services peuvent-ils s'attacher à une
forme de karma ? Il faut considérer la relation entre le disciple et
l'Ashram et estimer si l'Ashram va être gêné par ce karma.
Aimons-nous le groupe ?
Aimer le Maître ou aimer son groupe sont équivalents. Aimer le Maître, c'est
l'aider à porter le fardeau qu'il a pris en charge. Le karma ne doit donc
pas entraver l'amour que l'on porte au groupe ni la volonté de défendre le
groupe en toute circonstances. C'est la conscience de groupe qui est
importante.
Pour certains internautes
qui ont connaissance de nos activités à travers le site de GIROLLE, le
groupe semble être une prison rigide ou une dictature de type militaire. Ils
préfèrent cheminer seuls sans la contrainte d'un groupe. Or, les Maîtres
insistent sur la nécessité pour les disciples de développer la conscience de
groupe. Est-il possible de parvenir à ce type de conscience sans travailler
dans un groupe physique afin d'y développer la compréhension et l'amour ?
D'autres internautes, à un
moment donné, avaient demandé que nous supprimions de notre site un lien
vers des groupes apparentés à Benjamin Creme, parce qu'ils prétendaient, à
tort ou à raison, qu'il était le chef d'une secte et qu'il détournait les
énergies des autres pour son profit.
Jusqu'où faut-il aller
pour plaire aux uns et aux autres ?
Il y a de multiples façons
d'interpréter les livres d'Alice Bailey. Elles dépendent du niveau auquel
nous sommes parvenus. Les différences dans les interprétations ne doivent
pas être traduites en termes de séparation ou de critique.
Jésus à qui l'on
reprochait d'approcher des prostituées disait : "Je suis venu pour ceux qui
souffrent, pas pour les bien portants." Il ne craignait pas de donner une
image qui ne favorisait pas Sa réputation en montrant qui Il fréquentait.
Où est le négatif ? Si
nous demandions aux Maîtres ce qui est négatif, ils nous répondraient :
"C'est toi !"
Dans ce type de questions,
il faut bien distinguer l'aspect énergétique de l'aspect social. Le disciple
applique la Loi d'Economie sur le plan énergétique, autrement dit, tout pour
lui est une question d'énergies qu'il doit gérer de manière optimale. Sa
réputation ne l'intéresse pas mais il ne dit pas qu'il s'en moque, car cette
expression téméraire traduirait le contraire. Il reste beaucoup de travail
sur soi, si l'on prend plaisir aux compliments et si la critique inquiète.
Le groupe donne une image
et la question est de savoir si chacun d'entre nous y est sensible. Si oui,
il faut encore travailler pour s'affranchir de cette image.
Si le groupe est critiqué
sommes nous capables de le défendre ?
Un frère momentanément en
crise peut prêter le flanc aux critiques portées sur le groupe. Nos
comportements et nos relations avec les autres ne sont pas forcément en
harmonie avec notre compréhension intellectuelle.
Le disciple peut
communiquer avec beaucoup de légèreté émotionnelle et avec la capacité de
prendre de la distance à tout moment. Il conserve l'humour en toutes
circonstances quel que soit le regard qui est porté sur sa démarche.
C'est l'attitude du Frère
Instructeur qui, conservant toujours du recul, souhaite répondre ainsi aux
messages de certains internautes : Nous vous aimons, n'ayez pas peur.
Pourquoi jugez-vous témérairement ? Aimez-vous, aimez la discipline.
Celui qui a expérimenté
les conséquences de la dictature et de la lâcheté par le passé connaît le
juste milieu. Il sait aussi bien gérer les pôles d'opposition dans le groupe
qu'en lui-même. Le groupe devient une extériorisation de ses propres
énergies. Il sait également prendre de la distance par rapport aux uns et
aux autres autant que par rapport à lui-même.
Il ne peut pas y avoir
d'exigence extérieure si elle ne fait pas écho en soi-même. L'exigence du
chef d'orchestre vis à vis des musiciens fait appel à leur sens de la beauté
et de l'harmonie. Est-ce pour autant une discipline militaire ou une
prison ? De même que la belle musique est obtenue dans la discipline et en
fonction de chaque musicien, l'harmonie spirituelle est travaillée au sein
du groupe dans la recherche par chaque membre de la maîtrise émotionnelle et
de l'art à être, pour empêcher tout déséquilibre.
Il serait souhaitable
qu'on puisse dire des membres de ce groupe qu'ils s'aiment.
Dire, faire, se retirer
telle est la devise du Frère Instructeur. Il conserve la capacité à sourire
même immédiatement après avoir manifesté une colère.
Chaque membre doit
apprendre à gérer le pendule qui est en lui-même, oscillant sans maîtrise
entre la rigueur excessive qu'il a vis à vis de lui-même et la souffrance et
l'apitoiement qu'elle provoque. Il faut commencer par avoir de l'amour pour
mettre en évidence ce qui fait obstacle en soi. Persister dans une évocation
négative de nos comportements entraîne une diminution des énergies. Les
émotions des membres du groupe sont accueillies mais pas au point de leur
donner corps ou de se laisser déborder par elles.
Le Frère Instructeur doit
rester libre avec lui-même pour intervenir auprès des membres sans en être
perturbé. Cette liberté lui permet de sortir des relations symétriques ou
des règles de réciprocité. Sa capacité à déranger ses frères est équilibrée
par la connaissance des limites à ne pas dépasser pour ne pas les
désespérer. Les liens au sein du groupe sont des liens d'amour même si nous
souffrons.
Nos défauts dérangent-ils
le Frère Instructeur ? Il ne s'agit pas d'une question de gêne puisqu'il
accepte les frères tels qu'ils sont mais, cherchant à nous voir jouer la
plus belle musique, il nous observe avec amour pour nous aider à nous
transformer et à nous libérer de notre karma. Notre personnalité doit
devenir un moyen d'expression pour le bien du groupe.
Nous apprenons à être un
groupe : c'est là que se trouve notre richesse future. Nous ne devons plus
nous battre pour préserver notre individualité. L'engagement dans la
conscience de groupe fait peur, surtout si le groupe est mystique, car on ne
connaît pas encore les règles et il n'est plus possible de ne jouer que pour
soi. Il faut laisser le talent de l'autre se réaliser et devenir un
"passeur" de talent. Le groupe devient alors un carrefour d’échanges qui
nous grandit.
Nous mettons-nous au
"garde à vous" lorsque nous nous inclinons face à l'Est ?
Lorsque nous n'acceptons
pas le rituel, n'est-ce pas en réponse à de mauvais souvenirs liés à notre
vécu de la religion ? L'Eglise doit découvrir les Lois et arriver à un
enseignement ésotérique.
Durant des siècles,
l'Eglise a fait peser beaucoup de peurs sur le peuple, le conduisant parfois
à renier certaines vérités pour garder la vie sauve. Le procès de Galilée en
est un exemple. Il a adjuré et s'est incliné devant ses juges. L'a-t-il fait
par humilité ou par crainte de l'Eglise ? Faisait-il une compromission par
peur de brûler sur le bûcher ?
Soyons tolérants en
acceptant et comprenant les trajectoires des uns et des autres dans leurs
limitations. Laissons mûrir les choses, sinon nous manquerons de respect
envers celui que nous ne situons pas à notre niveau. A niveau égal, l'un
peut être un ésotériste tandis qu'un autre peut être un Chrétien pratiquant
convaincu. A un niveau encore plus élevé, les êtres se déterminent
rapidement quel que soit leur cadre. Un moine Chartreux peut vivre le même
cheminement intérieur qu'un ésotériste tout en ignorant les théories
intellectuelles. Quand nous faisons le choix d'être plus "savant" dans notre
cheminement spirituel, un groupe comme le nôtre est plus direct et
explicite. Il nous faut un cadre (relatif) dans lequel nous pouvons méditer
et trouver une dynamique spirituelle.
Ne confondons pas notre
démarche verticale avec les actes de solidarité que chaque citoyen doit
accomplir par devoir. Ne cherchons pas non plus ce cadre au loin, comme un
adolescent qui rêverait encore du nirvana aux Indes. Réalisons la synthèse.
Que nous dirait un Maître que nous irions chercher en Inde ? Probablement de
retourner méditer dans notre pays pendant de longues années car Il sait que
le travail sera long. Nous devons traverser une phase de probation avant de
trouver un cadre qui nous permette de cheminer selon la Loi d'Economie.
L'élargissement de la
conscience s'accompagne aussi de la science du plus petit. Il existe
beaucoup de phénomènes réels non encore reconnus par la majorité des hommes
(radiesthésie, ondes de forme…), mais faut-il s'y attarder ? Nous pouvons
toujours nous demander quelle est la voie optimale pour nous car le disciple
optimise tout.
Il y aura toujours de quoi
chercher car l'homme explore et descend de plus en plus dans les gènes.
Notre mental n'entre-t-il pas en interaction avec tout cela ? N'est-il pas
capable de faire muter un virus ? N'oublions pas que l'énergie suit la
pensée. Des pensées négatives régulières conduisent à l'autodestruction en
générant des maladies. Nous devons apprendre à penser autrement et à prendre
conscience de ce qui se passe dans le plus petit afin de maintenir
l'harmonie.
Il n'ya rien de plus
discipliné que le centre du cœur, qui maintient le rythme, l'harmonie,
l'ordre. Une notion d'ordre s'établit du centre vers la périphérie. S'il
existe une véritable harmonie dans le cœur du groupe, nous ne pouvons plus
être en révolte. Un cœur rayonnant et aimant maintient la vie au sein de sa
structure. Il entretient des lois simples. Une structure trop complexe ne
peut plus maintenir la vie. La mort devient alors salutaire. Les êtres les
plus avancés sont très simples, Dieu est simple. C'est la simplicité du
centre qui assure l'harmonie du Tout. Le karma peut être considéré comme une
discipline car il assure un équilibre.
Certains frères sont
accablés en découvrant le fonctionnement de leur mental. Ne nous irritons
pas et faisons-en un outil suffisamment docile pour avancer. S'il le faut,
flattons-le pour monter un peu plus dans le mental abstrait. Soyons souples
et aimons nos structures. Le disciple a cette intelligence particulière qui
lui permet de prendre ses structures "dans le sens du poil" pour aller plus
haut, jusqu'à ce que son âme les prenne en charge. Ce mental qui nous a
permis d'avancer doit être relativisé. N'ayons pas de jugement sévère envers
nous-mêmes. Les Maîtres ont envers nous beaucoup de respect car Ils
reconnaissent en nous le divin.
Le groupe a poursuivi la lecture de la deuxième partie
de Rayons et Initiations, Traité sur les sept Rayons, Volume V
(pp. 462 à 473).
La Hiérarchie et Shamballa apparaissent progressivement
sur le plan physique. L'humanité est déjà le règne dominant de la nature.
L'extériorisation de la Hiérarchie devient un fait pour un nombre croissant
d'individus. Son apparition servira à préparer le gouvernement exotérique du
Seigneur du Monde, qui sortira de Shamballa à la fin de ce cycle mondial.
La construction de l'antahkarana ne devient effective
pour l'aspirant qu'à partir du moment où il maintient le "foyer de sa
conscience" sur le plan mental. Il établit alors un rapport conscient entre
la Triade, l'âme et la personnalité. Cette période se situe entre les
derniers stades du Sentier de Probation et la prise de la troisième
initiation.
Dès que le stade humain développé est atteint, l'homme
se tenant sur les niveaux inférieurs du plan mental se trouve face aux sept
sous-plans de ce plan. Il entre dans un nouveau cycle au sein duquel il doit
développer sept états de perception qui le conduiront à l'une des sept
initiations majeures.
Les sept états de conscience sont :
Sur le plan
Mental :
1. La conscience mentale inférieure.
2. La conscience de l'âme (enregistrement de ce
qu'elle perçoit).
3. La conscience supérieure abstraite.
Sur le plan
Bouddhique :
4. La perception spirituelle, conscience
intuitionnelle.
Sur le plan
Atmique :
5. La conscience de la volonté spirituelle.
Sur le plan
Monadique :
6. la conscience individuelle de la Monade sur son
propre plan.
Sur le plan
Logoïque :
7. La conscience divine.
L'aspirant doit étudier la nature de la substance du
pont de lumière qu'il construit consciemment. Le terme oriental désignant
cette matière, qui se décline en trois types de substance, est chitta. La
substance par laquelle la divinité s'exprime est conditionnée par le karma
et elle est imprégnée des caractéristiques découlant des manifestations
antérieures de l'Etre. C'est le fait fondamental sur lequel repose la
Trinité :
|
1. L'aspect du Père
L'aspect Volonté.
Dessein. |
Le plan sous-jacent de Dieu.
La cause essentielle de l'Existence.
Le dessein de la Vie, motivant l'évolution.
La note du son synthétique. |
|
utilise le sutratma.
|
|
2. L'aspect du Fils
L'aspect Amour.
Sagesse. Compréhension.
Conscience. Ame. |
La qualité de la sensibilité.
La nature des relations.
La méthode d'évolution.
La note du son qui attire. |
|
utilise le fil de conscience.
|
|
3. L'aspect de la Mère
L'aspect de
l'Intelligence.
Le Saint Esprit. |
L'intelligence de la substance.
La nature de la forme.
Réponse à l'évolution. La note de la nature. |
|
développe le fil de créativité. |
L'antahkarana se construit
par-dessus le grand courant de conscience qu'est le plan mental. Ce concept
symbolise le Sentier. L'homme doit devenir le Sentier avant de pouvoir le
fouler. Il construit cette Voie Illuminée dans la substance de sa propre
vie. L'aspirant commence à construire le pont dès que sa nature inférieure :
1. s'oriente et devient
créatrice
2. réagit au contact de
l'âme
3. est sensible à la
première impression de la Monade. Cela devient tangible lorsqu'il y a
soumission à la Volonté de Dieu, lorsque le développement de la volonté
spirituelle surmonte tous les obstacles, et qu'il y a coopération avec le
dessein de la Hiérarchie.
Ces trois faits
s'inscrivent sur le plan mental et s'expriment dans la substance de la façon
suivante :
|
1. Le mental inférieur
concret |
Le sens commun réceptif.
L'aspect le plus élevé de la nature de la forme.
Le reflet d'atma, la volonté spirituelle.
Le centre de la gorge.
La connaissance.
|
|
2. Le mental
individualisé |
L'âme ou égo spirituel.
Le principe médian. Buddhi-manas.
Le reflet de la Monade dans la substance mentale.
L'amour-sagesse spirituel.
Le centre du cœur.
L'amour.
|
|
3. Le mental supérieur
abstrait |
Le transmetteur de buddhi.
Le reflet de la nature divine.
L'amour intuitif, la compréhension, l'inclusivité.
Le centre de la tête.
Le sacrifice. |
Actuellement, l'humanité
doit comprendre que la réalisation majeure à accomplir est de lier
consciemment la Triade spirituelle, l'âme et la personnalité. Quand le
disciple comprend la nécessité de l'unification, il peut commencer à tisser
les fils qui le conduiront progressivement vers les mondes supérieurs. Il
s'agit avant tout de fusion entre trois états de conscience : la conscience
de Shamballa, de la Hiérarchie et celle de l'humanité. Ainsi, le disciple
foule le sentier de retour pour parvenir finalement à circuler librement sur
le Sentier de la Vie.
Etre bon n'est pas un
critère suffisant pour édifier l'antahkarana. Il s'agit d'effectuer un
effort conscient au sein même de la conscience. Le Maître qui entraîne un
disciple considère que le travail sur le caractère et l'aspiration
spirituelle est déjà acquis. Ceci se fait sur le Sentier de Probation. La
construction de l'antahkarana suppose une activité mentale intense. Il est
composé de la force projetée via les forces fusionnées de la personnalité,
de l'énergie puisée dans le corps égoïque et de l'énergie de la Triade
spirituelle. C'est une activité de la personnalité qui, aidée par l'âme,
évoque une réponse de la Triade. La personnalité commence à transmuer la
connaissance en sagesse et à comprendre la signification de l'amour pour le
bien du groupe. A ce stade, le sacrifice se comprend comme la conformité à
la Volonté de Dieu et non plus comme un désir frustré de la nature
inférieure. Un effort est fait pour exprimer les trois aspects divins en
termes d'âme. Le disciple est déjà focalisé dans le mental et la tête
devient autant active que le cœur.
Le disciple doit remplacer
la connaissance-sagesse par la compréhension intuitive. L'idée divine doit
devenir l'idéal possible, qui doit se manifester dans la substance. Il doit
interpréter le désir-amour en termes d'attraction divine. La partie prend
progressivement contact avec tout ce qui est.
Les trois fils s'éveillent
au processus de participation au plan créateur divin. La direction-volonté
oriente l'âme et la personnalité fusionnées vers la liberté de la Triade.
Cela aboutit à créer l'antahkarana sur le plan mental.
L'aspirant qui passe du
monde de la dévotion à celui de la volonté, et qui commence à interpréter la
vie en termes de forces et d'énergies, n'est plus sur le Sentier de
Probation.
Ultérieurement, la science
de l'Antahkarana et sa correspondance inférieure (la science de l'Evolution
Sociale) s'appellera la science de l'Invocation et de l'Evocation. C'est la
science du Rapport magnétique engendrant de justes relations par invocation
mutuelle, invocation qui produit une réponse (évocation).
L'appel de l'humanité à
Dieu retentit. Cette invocation provoquera une réponse de la Hiérarchie.
Pour la première fois, cette nouvelle science ésotérique basée sur le son se
manifestera.
Le Pont en tant
qu'Agent de l'Alignement
L'aspirant, en réalisant
cet alignement, crée le premier stade de son processus de réalisation. Il
prend conscience de sa dualité essentielle. L'aspirant se caractérise par ce
symbole
représentant la triplicité ; le disciple par
ou
dualité reconnue ; c'est aussi le sentier qui relie. L'initié est symbolisé
par
ou
unité. Pour l'humanité non développée, le symbole de la dualité est
,
indiquant la séparation entre la nature supérieure et inférieure.
La dualité n'est ressentie
que dans les trois mondes et sur le plan mental. A partir de la troisième
initiation, la puissance de la paire d'opposés n'existe plus. L'initié
connaît une perception sans restriction au sein du cercle infranchissable
planétaire.
L'étudiant ne doit pas
oublier que la construction de l'antahkarana est une extension de la
conscience. C'est le premier effort fait sur le Sentier pour percevoir
l'influence monadique. C'est le parallèle individuel à l'afflux actuel de
force venant de Shamballa, provoquant un effet net sur l'humanité, et non
par l'intermédiaire de la Hiérarchie comme ce fut le cas dans le passé.
L'afflux de l'énergie volonté devient possible dès que la construction de l'antahkarana
a commencé avec succès. L'effet de cet alignement s'exprime aujourd'hui dans
le monde.
Ce processus a accru
l'activité de la Hiérarchie qui cherche à compenser un afflux prématuré
d'énergie de volonté. Dès que la destruction du corps causal est entamée, la
ligne de relation est directe. L'initié "se tient alors dans un océan
d'amour, et cet amour se déverse à travers lui ; sa volonté est amour et il
peut agir en toute sécurité, car l'amour divin colorera toute sa volonté et
lui permettra de servir avec sagesse." L'amour et l'intelligence se mettent
au service de la volonté. La tâche de l'homme spirituel s'incarnant est
accomplie. Il est prêt pour de nouveaux champs d'expérience et de
développement divin, et cette Voie lui sera révélée dès que la construction
de l'antahkarana sera achevée.