Bulletin no 248 du 27/05/2006
 

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PSYCHOLOGIE PHILOSOPHIE SPIRITUALITE

  Ne crois rien parce qu'on t'aura montré le témoignage écrit de quelque Sage ancien,
Ne crois rien sur l'autorité des Maîtres ou des Prêtres.

Mais ce qui s'accordera avec ton expérience et après une étude approfondie satisfera ta raison et tendra vers ton bien cela tu pourras l'accepter comme vrai et y conformer ta vie.

SIDDHARTA GAUTAMA (BOUDDHA)

 

Bulletin no 248

Séance du 27/05/2006

La séance a commencé par un exercice demandé à ceux qui ne semblent pas à l'aise dans l'expression du AUM lors des méditations collectives. Le AUM doit vibrer et résonner pour les autres et nous devons devenir délibérément altruistes dans nos exercices. Chacun s'efforce d'entonner le AUM sur une des notes de l'accord majeur dans une vibration d'abord personnelle qui se mêle à celle des autres pour unir tous ceux qui donnent. Notre sœur Ir. a été invitée à prononcer le AUM devant le triangle des Lumières en élevant les bras au-dessus de la tête pendant l'inspir et en les redescendant dans un mouvement synchronisé avec le son émis pendant l'expir. Cela permet aussi à ceux qui écoutent d'apprendre à recevoir le AUM d'un autre frère.

Après cet exercice, des questions ont été posées à propos de la phrase méditée durant la dernière quinzaine, extraite des livres de l'Agni Yoga : "Il ne peut pas y avoir de clémence lorsque la loi du Karma doit être remplie à la lettre. Le karma nous rattrapera, mais sa qualité peut être modifiée par un sacrifice volontaire à des personnes inconnues."

Comment sait-on que le karma est épuisé ?

L'absence de karma rend la vie et les relations affectives plus légères, donne une intelligence plus claire et une conscience libérée. En effet, le karma obscurcit la conscience et plus de conscience est le signe d'une libération du karma. Ainsi, tant qu'il n'y a pas conscience de ce qui arrive, c'est qu'il y a encore du karma.

L'absence de karma est une caractéristique des disciples avancés et des initiés. La synchronicité joue désormais en leur faveur, c'est-à-dire que rien ne peut leur arriver que ce qu'ils ont décidé et visualisé à l'avance.

La relation avec un initié n'est jamais neutre :

-       Premièrement parce que du fait de son absence de karma, les interactions et les "retours" sur soi peuvent être très rapides.

-       Deuxièmement parce qu'un disciple, et a fortiori un initié, est un carrefour d'énergies qui interagit avec ceux qu'il rencontre, sans pour autant faire de l'ingérence.

-       Troisièmement parce qu'Il sert dans une relation consciente voulue. Il peut hâter le karma ou susciter un effet déterminé chez tous ceux qu'Il croise, en prononçant des paroles précises ou en incitant à des efforts dont il sait qu'ils seront finalement très bénéfiques.

Les évènements, révélateurs ou dissipateurs de karma, suscités par un initié chez ceux qui le côtoient peuvent avoir des apparences trompeuses. Des révélations importantes et positives peuvent finalement surgir de ce qui paraissait momentanément destructif ou négatif. Par exemple, la destruction d'une maison peut révéler un trésor caché dans les murs.

Que signifie "karma rempli à la lettre" ?

Faut-il voir dans cette expression la loi du talion ou s'agit-il d'une quantification énergétique de la compensation entre ce qui a créé le karma et ce qui est en mesure de le dissoudre ? Peut-on faire une équivalence scientifique entre énergie et matière, du type e = mc2 ? Par exemple les conséquences d'un vol peuvent être évaluées en termes de projets qui ne se réalisent pas. Il s'agirait toujours de rembourser de l'énergie à quelqu'un. Dans quelle mesure avons-nous été un handicap dans la vie des autres, dans leur processus évolutif ? Nous pouvons "rembourser nos dettes" en favorisant l'évolution des autres.

Avant la première initiation, le karma n'est pas dissipé de manière volontaire. C'est le disciple qui formule consciemment le souhait de liquider ses dettes karmiques. A la troisième initiation, l'Initié a remboursé toutes ses dettes mais il est possible qu'il n'en ait pas conscience.

Que signifie "la qualité du karma peut être modifiée par un sacrifice volontaire à des personnes inconnues" ?

La dissipation du karma, qui peut passer par la modification de sa qualité, peut être engagée au travers du sacrifice volontaire à des personnes inconnues. Comment distinguer la solidarité humaine du sacrifice volontaire à des personnes inconnues ? Dans les actes de solidarité, il est toujours possible de ne pas s'oublier totalement tout en s'occupant des autres. Le sacrifice est un oubli de soi pour l'élévation verticale.

La souffrance offerte au Seigneur est-elle un sacrifice ? Les actes masochistes ne sont pas souhaitables. Il y a mieux à faire que d'offrir sa souffrance, surtout si celle-ci est provoquée par soi-même. Nous pouvons apprendre à ne plus nous apitoyer sur une souffrance que nous n'avons pas choisie. Offrir sa souffrance pourrait signifier : s'oublier, ne plus se polariser sur la souffrance qu'elle soit mentale, émotionnelle ou physique. Ce serait donc avant tout une transformation de soi.

Au lieu d'offrir sa souffrance, peut-on offrir sa santé ? Est-il bon d'alléger les souffrances de celui qui règle un karma ? Ne devrons-nous pas endosser un fardeau qui ne nous appartient pas ? La question est très complexe et seuls les Maîtres ont la sagesse nécessaire pour y répondre. Il n'est pas forcément souhaitable de guérir tout le monde car certaines limitations, y compris celles de la santé, peuvent être des barrières à des actes qui créeraient ou alourdiraient le karma.

La souffrance est une croix qui permet de se purifier. Justement dosée, elle aide à progresser sans désespérer. La guérison véritable est liée à une conversion. C'est le cheminement dans la verticalité qui est important et c'est pourquoi, lors d'un miracle à Lourdes, la guérison seule n'est pas suffisante : il faut une foi en Dieu renforcée. Ce qui revient à dire : "Seigneur, que Ta Volonté soit faite. Aide-moi à mieux comprendre Ta Volonté. Que dois-je expier ou rembourser ?"

Quand le karma se dissipe, les chaînes du mal se brisent, la vie devient plus légère et il devient possible de servir les Maîtres. Tant que nous avons un karma, les Maîtres ne nous demandent pas de servir. Certains services peuvent-ils s'attacher à une forme de karma ? Il faut considérer la relation entre le disciple et l'Ashram et estimer si l'Ashram va être gêné par ce karma.

Aimons-nous le groupe ? Aimer le Maître ou aimer son groupe sont équivalents. Aimer le Maître, c'est l'aider à porter le fardeau qu'il a pris en charge. Le karma ne doit donc pas entraver l'amour que l'on porte au groupe ni la volonté de défendre le groupe en toute circonstances. C'est la conscience de groupe qui est importante.

Pour certains internautes qui ont connaissance de nos activités à travers le site de GIROLLE, le groupe semble être une prison rigide ou une dictature de type militaire. Ils préfèrent cheminer seuls sans la contrainte d'un groupe. Or, les Maîtres insistent sur la nécessité pour les disciples de développer la conscience de groupe. Est-il possible de parvenir à ce type de conscience sans travailler dans un groupe physique afin d'y développer la compréhension et l'amour ?

D'autres internautes, à un moment donné, avaient demandé que nous supprimions de notre site un lien vers des groupes apparentés à Benjamin Creme, parce qu'ils prétendaient, à tort ou à raison, qu'il était le chef d'une secte et qu'il détournait les énergies des autres pour son profit.

Jusqu'où faut-il aller pour plaire aux uns et aux autres ?

Il y a de multiples façons d'interpréter les livres d'Alice Bailey. Elles dépendent du niveau auquel nous sommes parvenus. Les différences dans les interprétations ne doivent pas être traduites en termes de séparation ou de critique.

Jésus à qui l'on reprochait d'approcher des prostituées disait : "Je suis venu pour ceux qui souffrent, pas pour les bien portants." Il ne craignait pas de donner une image qui ne favorisait pas Sa réputation en montrant qui Il fréquentait.

Où est le négatif ? Si nous demandions aux Maîtres ce qui est négatif, ils nous répondraient : "C'est toi !"

Dans ce type de questions, il faut bien distinguer l'aspect énergétique de l'aspect social. Le disciple applique la Loi d'Economie sur le plan énergétique, autrement dit, tout pour lui est une question d'énergies qu'il doit gérer de manière optimale. Sa réputation ne l'intéresse pas mais il ne dit pas qu'il s'en moque, car cette expression téméraire traduirait le contraire. Il reste beaucoup de travail sur soi, si l'on prend plaisir aux compliments et si la critique inquiète.

Le groupe donne une image et la question est de savoir si chacun d'entre nous y est sensible. Si oui, il faut encore travailler pour s'affranchir de cette image.

Si le groupe est critiqué sommes nous capables de le défendre ?

Un frère momentanément en crise peut prêter le flanc aux critiques portées sur le groupe. Nos comportements et nos relations avec les autres ne sont pas forcément en harmonie avec notre compréhension intellectuelle.

Le disciple peut communiquer avec beaucoup de légèreté émotionnelle et avec la capacité de prendre de la distance à tout moment. Il conserve l'humour en toutes circonstances quel que soit le regard qui est porté sur sa démarche.

C'est l'attitude du Frère Instructeur qui, conservant toujours du recul, souhaite répondre ainsi aux messages de certains internautes : Nous vous aimons, n'ayez pas peur. Pourquoi jugez-vous témérairement ? Aimez-vous, aimez la discipline.

Celui qui a expérimenté les conséquences de la dictature et de la lâcheté par le passé connaît le juste milieu. Il sait aussi bien gérer les pôles d'opposition dans le groupe qu'en lui-même. Le groupe devient une extériorisation de ses propres énergies. Il sait également prendre de la distance par rapport aux uns et aux autres autant que par rapport à lui-même.

Il ne peut pas y avoir d'exigence extérieure si elle ne fait pas écho en soi-même. L'exigence du chef d'orchestre vis à vis des musiciens fait appel à leur sens de la beauté et de l'harmonie. Est-ce pour autant une discipline militaire ou une prison ? De même que la belle musique est obtenue dans la discipline et en fonction de chaque musicien, l'harmonie spirituelle est travaillée au sein du groupe dans la recherche par chaque membre de la maîtrise émotionnelle et de l'art à être, pour empêcher tout déséquilibre.

Il serait souhaitable qu'on puisse dire des membres de ce groupe qu'ils s'aiment.

Dire, faire, se retirer telle est la devise du Frère Instructeur. Il conserve la capacité à sourire même immédiatement après avoir manifesté une colère.

Chaque membre doit apprendre à gérer le pendule qui est en lui-même, oscillant sans maîtrise entre la rigueur excessive qu'il a vis à vis de lui-même et la souffrance et l'apitoiement qu'elle provoque. Il faut commencer par avoir de l'amour pour mettre en évidence ce qui fait obstacle en soi. Persister dans une évocation négative de nos comportements entraîne une diminution des énergies. Les émotions des membres du groupe sont accueillies mais pas au point de leur donner corps ou de se laisser déborder par elles.

Le Frère Instructeur doit rester libre avec lui-même pour intervenir auprès des membres sans en être perturbé. Cette liberté lui permet de sortir des relations symétriques ou des règles de réciprocité. Sa capacité à déranger ses frères est équilibrée par la connaissance des limites à ne pas dépasser pour ne pas les désespérer. Les liens au sein du groupe sont des liens d'amour même si nous souffrons.

Nos défauts dérangent-ils le Frère Instructeur ? Il ne s'agit pas d'une question de gêne puisqu'il accepte les frères tels qu'ils sont mais, cherchant à nous voir jouer la plus belle musique, il nous observe avec amour pour nous aider à nous transformer et à nous libérer de notre karma. Notre personnalité doit devenir un moyen d'expression pour le bien du groupe.

Nous apprenons à être un groupe : c'est là que se trouve notre richesse future. Nous ne devons plus nous battre pour préserver notre individualité. L'engagement dans la conscience de groupe fait peur, surtout si le groupe est mystique, car on ne connaît pas encore les règles et il n'est plus possible de ne jouer que pour soi. Il faut laisser le talent de l'autre se réaliser et devenir un "passeur" de talent. Le groupe devient alors un carrefour d’échanges qui nous grandit.

Nous mettons-nous au "garde à vous" lorsque nous nous inclinons face à l'Est ?

Lorsque nous n'acceptons pas le rituel, n'est-ce pas en réponse à de mauvais souvenirs liés à notre vécu de la religion ? L'Eglise doit découvrir les Lois et arriver à un enseignement ésotérique.

Durant des siècles, l'Eglise a fait peser beaucoup de peurs sur le peuple, le conduisant parfois à renier certaines vérités pour garder la vie sauve. Le procès de Galilée en est un exemple. Il a adjuré et s'est incliné devant ses juges. L'a-t-il fait par humilité ou par crainte de l'Eglise ? Faisait-il une compromission par peur de brûler sur le bûcher ?

Soyons tolérants en acceptant et comprenant les trajectoires des uns et des autres dans leurs limitations. Laissons mûrir les choses, sinon nous manquerons de respect envers celui que nous ne situons pas à notre niveau. A niveau égal, l'un peut être un ésotériste tandis qu'un autre peut être un Chrétien pratiquant convaincu. A un niveau encore plus élevé, les êtres se déterminent rapidement quel que soit leur cadre. Un moine Chartreux peut vivre le même cheminement intérieur qu'un ésotériste tout en ignorant les théories intellectuelles. Quand nous faisons le choix d'être plus "savant" dans notre cheminement spirituel, un groupe comme le nôtre est plus direct et explicite. Il nous faut un cadre (relatif) dans lequel nous pouvons méditer et trouver une dynamique spirituelle.

Ne confondons pas notre démarche verticale avec les actes de solidarité que chaque citoyen doit accomplir par devoir. Ne cherchons pas non plus ce cadre au loin, comme un adolescent qui rêverait encore du nirvana aux Indes. Réalisons la synthèse. Que nous dirait un Maître que nous irions chercher en Inde ? Probablement de retourner méditer dans notre pays pendant de longues années car Il sait que le travail sera long. Nous devons traverser une phase de probation avant de trouver un cadre qui nous permette de cheminer selon la Loi d'Economie.

L'élargissement de la conscience s'accompagne aussi de la science du plus petit. Il existe beaucoup de phénomènes réels non encore reconnus par la majorité des hommes (radiesthésie, ondes de forme…), mais faut-il s'y attarder ? Nous pouvons toujours nous demander quelle est la voie optimale pour nous car le disciple optimise tout.

Il y aura toujours de quoi chercher car l'homme explore et descend de plus en plus dans les gènes. Notre mental n'entre-t-il pas en interaction avec tout cela ? N'est-il pas capable de faire muter un virus ? N'oublions pas que l'énergie suit la pensée. Des pensées négatives régulières conduisent à l'autodestruction en générant des maladies. Nous devons apprendre à penser autrement et à prendre conscience de ce qui se passe dans le plus petit afin de maintenir l'harmonie.

Il n'ya rien de plus discipliné que le centre du cœur, qui maintient le rythme, l'harmonie, l'ordre. Une notion d'ordre s'établit du centre vers la périphérie. S'il existe une véritable harmonie dans le cœur du groupe, nous ne pouvons plus être en révolte. Un cœur rayonnant et aimant maintient la vie au sein de sa structure. Il entretient des lois simples. Une structure trop complexe ne peut plus maintenir la vie. La mort devient alors salutaire. Les êtres les plus avancés sont très simples, Dieu est simple. C'est la simplicité du centre qui assure l'harmonie du Tout. Le karma peut être considéré comme une discipline car il assure un équilibre.

Certains frères sont accablés en découvrant le fonctionnement de leur mental. Ne nous irritons pas et faisons-en un outil suffisamment docile pour avancer. S'il le faut, flattons-le pour monter un peu plus dans le mental abstrait. Soyons souples et aimons nos structures. Le disciple a cette intelligence particulière qui lui permet de prendre ses structures "dans le sens du poil" pour aller plus haut, jusqu'à ce que son âme les prenne en charge. Ce mental qui nous a permis d'avancer doit être relativisé. N'ayons pas de jugement sévère envers nous-mêmes. Les Maîtres ont envers nous beaucoup de respect car Ils reconnaissent en nous le divin.

 

Le groupe a poursuivi la lecture de la deuxième partie de Rayons et Initiations, Traité sur les sept Rayons, Volume V (pp. 462 à 473).

La Hiérarchie et Shamballa apparaissent progressivement sur le plan physique. L'humanité est déjà le règne dominant de la nature. L'extériorisation de la Hiérarchie devient un fait pour un nombre croissant d'individus. Son apparition servira à préparer le gouvernement exotérique du Seigneur du Monde, qui sortira de Shamballa à la fin de ce cycle mondial.

La construction de l'antahkarana ne devient effective pour l'aspirant qu'à partir du moment où il maintient le "foyer de sa conscience" sur le plan mental. Il établit alors un rapport conscient entre la Triade, l'âme et la personnalité. Cette période se situe entre les derniers stades du Sentier de Probation et la prise de la troisième initiation.

Dès que le stade humain développé est atteint, l'homme se tenant sur les niveaux inférieurs du plan mental se trouve face aux sept sous-plans de ce plan. Il entre dans un nouveau cycle au sein duquel il doit développer sept états de perception qui le conduiront à l'une des sept initiations majeures.

Les sept états de conscience sont :

Sur le plan Mental :

1.     La conscience mentale inférieure.

2.     La conscience de l'âme (enregistrement de ce qu'elle perçoit).

3.     La conscience supérieure abstraite.

Sur le plan Bouddhique :

4.     La perception spirituelle, conscience intuitionnelle.

Sur le plan Atmique :

5.     La conscience de la volonté spirituelle.

Sur le plan Monadique :

6.     la conscience individuelle de la Monade sur son propre plan.

Sur le plan Logoïque :

7.     La conscience divine.

L'aspirant doit étudier la nature de la substance du pont de lumière qu'il construit consciemment. Le terme oriental désignant cette matière, qui se décline en trois types de substance, est chitta. La substance par laquelle la divinité s'exprime est conditionnée par le karma et elle est imprégnée des caractéristiques découlant des manifestations antérieures de l'Etre. C'est le fait fondamental sur lequel repose la Trinité :

1.     L'aspect du Père

L'aspect Volonté.

Dessein.

Le plan sous-jacent de Dieu.

La cause essentielle de l'Existence.

Le dessein de la Vie, motivant l'évolution.

La note du son synthétique.


utilise le sutratma.
 

2.     L'aspect du Fils

L'aspect Amour.

Sagesse. Compréhension.

Conscience. Ame.

La qualité de la sensibilité.

La nature des relations.

La méthode d'évolution.

La note du son qui attire.


utilise le fil de conscience.
 

3.     L'aspect de la Mère

L'aspect de l'Intelligence.

Le Saint Esprit.

L'intelligence de la substance.

La nature de la forme.

Réponse à l'évolution. La note de la nature.


développe le fil de créativité.

L'antahkarana se construit par-dessus le grand courant de conscience qu'est le plan mental. Ce concept symbolise le Sentier. L'homme doit devenir le Sentier avant de pouvoir le fouler. Il construit cette Voie Illuminée dans la substance de sa propre vie. L'aspirant commence à construire le pont dès que sa nature inférieure :

1. s'oriente et devient créatrice

2. réagit au contact de l'âme

3. est sensible à la première impression de la Monade. Cela devient tangible lorsqu'il y a soumission à la Volonté de Dieu, lorsque le développement de la volonté spirituelle surmonte tous les obstacles, et qu'il y a coopération avec le dessein de la Hiérarchie.

Ces trois faits s'inscrivent sur le plan mental et s'expriment dans la substance de la façon suivante :

1.     Le mental inférieur concret

Le sens commun réceptif.

L'aspect le plus élevé de la nature de la forme.

Le reflet d'atma, la volonté spirituelle.

Le centre de la gorge.

La connaissance.
 

2.     Le mental individualisé

L'âme ou égo spirituel.

Le principe médian. Buddhi-manas.

Le reflet de la Monade dans la substance mentale.

L'amour-sagesse spirituel.

Le centre du cœur.

L'amour.
 

3.     Le mental supérieur abstrait

Le transmetteur de buddhi.

Le reflet de la nature divine.

L'amour intuitif, la compréhension, l'inclusivité.

Le centre de la tête.

Le sacrifice.

Actuellement, l'humanité doit comprendre que la réalisation majeure à accomplir est de lier consciemment la Triade spirituelle, l'âme et la personnalité. Quand le disciple comprend la nécessité de l'unification, il peut commencer à tisser les fils qui le conduiront progressivement vers les mondes supérieurs. Il s'agit avant tout de fusion entre trois états de conscience : la conscience de Shamballa, de la Hiérarchie et celle de l'humanité. Ainsi, le disciple foule le sentier de retour pour parvenir finalement à circuler librement sur le Sentier de la Vie.

Etre bon n'est pas un critère suffisant pour édifier l'antahkarana. Il s'agit d'effectuer un effort conscient au sein même de la conscience. Le Maître qui entraîne un disciple considère que le travail sur le caractère et l'aspiration spirituelle est déjà acquis. Ceci se fait sur le Sentier de Probation. La construction de l'antahkarana suppose une activité mentale intense. Il est composé de la force projetée via les forces fusionnées de la personnalité, de l'énergie puisée dans le corps égoïque et de l'énergie de la Triade spirituelle. C'est une activité de la personnalité qui, aidée par l'âme, évoque une réponse de la Triade. La personnalité commence à transmuer la connaissance en sagesse et à comprendre la signification de l'amour pour le bien du groupe. A ce stade, le sacrifice se comprend comme la conformité à la Volonté de Dieu et non plus comme un désir frustré de la nature inférieure. Un effort est fait pour exprimer les trois aspects divins en termes d'âme. Le disciple est déjà focalisé dans le mental et la tête devient autant active que le cœur.

Le disciple doit remplacer la connaissance-sagesse par la compréhension intuitive. L'idée divine doit devenir l'idéal possible, qui doit se manifester dans la substance. Il doit interpréter le désir-amour en termes d'attraction divine. La partie prend progressivement contact avec tout ce qui est.

Les trois fils s'éveillent au processus de participation au plan créateur divin. La direction-volonté oriente l'âme et la personnalité fusionnées vers la liberté de la Triade. Cela aboutit à créer l'antahkarana sur le plan mental.

L'aspirant qui passe du monde de la dévotion à celui de la volonté, et qui commence à interpréter la vie en termes de forces et d'énergies, n'est plus sur le Sentier de Probation.

Ultérieurement, la science de l'Antahkarana et sa correspondance inférieure (la science de l'Evolution Sociale) s'appellera la science de l'Invocation et de l'Evocation. C'est la science du Rapport magnétique engendrant de justes relations par invocation mutuelle, invocation qui produit une réponse (évocation).

L'appel de l'humanité à Dieu retentit. Cette invocation provoquera une réponse de la Hiérarchie. Pour la première fois, cette nouvelle science ésotérique basée sur le son se manifestera.

Le Pont en tant qu'Agent de l'Alignement

L'aspirant, en réalisant cet alignement, crée le premier stade de son processus de réalisation. Il prend conscience de sa dualité essentielle. L'aspirant se caractérise par ce symbole représentant la triplicité ; le disciple par  ou dualité reconnue ; c'est aussi le sentier qui relie. L'initié est symbolisé par  ou unité. Pour l'humanité non développée, le symbole de la dualité est , indiquant la séparation entre la nature supérieure et inférieure.

La dualité n'est ressentie que dans les trois mondes et sur le plan mental. A partir de la troisième initiation, la puissance de la paire d'opposés n'existe plus. L'initié connaît une perception sans restriction au sein du cercle infranchissable planétaire.

L'étudiant ne doit pas oublier que la construction de l'antahkarana est une extension de la conscience. C'est le premier effort fait sur le Sentier pour percevoir l'influence monadique. C'est le parallèle individuel à l'afflux actuel de force venant de Shamballa, provoquant un effet net sur l'humanité, et non par l'intermédiaire de la Hiérarchie comme ce fut le cas dans le passé. L'afflux de l'énergie volonté devient possible dès que la construction de l'antahkarana a commencé avec succès. L'effet de cet alignement s'exprime aujourd'hui dans le monde.

Ce processus a accru l'activité de la Hiérarchie qui cherche à compenser un afflux prématuré d'énergie de volonté. Dès que la destruction du corps causal est entamée, la ligne de relation est directe. L'initié "se tient alors dans un océan d'amour, et cet amour se déverse à travers lui ; sa volonté est amour et il peut agir en toute sécurité, car l'amour divin colorera toute sa volonté et lui permettra de servir avec sagesse." L'amour et l'intelligence se mettent au service de la volonté. La tâche de l'homme spirituel s'incarnant est accomplie. Il est prêt pour de nouveaux champs d'expérience et de développement divin, et cette Voie lui sera révélée dès que la construction de l'antahkarana sera achevée.

 

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