Bulletin no 246 du 29/04/2006
 

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PSYCHOLOGIE PHILOSOPHIE SPIRITUALITE

  Ne crois rien parce qu'on t'aura montré le témoignage écrit de quelque Sage ancien,
Ne crois rien sur l'autorité des Maîtres ou des Prêtres.

Mais ce qui s'accordera avec ton expérience et après une étude approfondie satisfera ta raison et tendra vers ton bien cela tu pourras l'accepter comme vrai et y conformer ta vie.

SIDDHARTA GAUTAMA (BOUDDHA)

 

Bulletin no 246

Séance du 29/04/2006

Notre sœur Ge. a été accueillie dans le groupe auquel elle participe d'une façon exceptionnelle.

Puis notre sœur Ir. a présenté sa planche intitulée "Croix de Service".

Ir. a éprouvé une sensation de vide et de noir lorsque cette planche lui a été confiée, alors qu'elle suivait une formation à l'accompagnement des malades en fin de vie. Elle espère que cette planche lui permettra de comprendre la verticalité du Service et l'horizontalité de la solidarité.

Elle a rappelé l'objectif de la méditation en se référant au Maître D.K. C'est un travail énergétique qui conduit à construire l'antahkarana et à connaître les Lois qui nous gouvernent. Évoquant les enseignements du Christ, elle a conclu son introduction en constatant que l'horizontalité est subordonnée à la construction d'un canal énergétique vertical entre Dieu et la matière en passant par la Hiérarchie.

Ir. a ensuite présenté une série de sept méditations données par le Maître D.K. :

1.     La maîtrise du Cœur

2.     L'énergie dirigée

3.     L'alignement… mode de contact

4.     Vitalité spirituelle, Relation Ashramique

5.     Précipitation, Réception

6.     La nouvelle invocation, Influx spirituel

7.     La croix… Position Spirituelle

Sur la croix verticale, Dieu est en haut et s'exprime dans la matière qui est en bas ; la méthode à gauche et l'accomplissement qui en découle, à droite.

Sur la croix horizontale, l'unité ressentie par le disciple au sein de l'ashram est à gauche en haut, elle le conduit à la compréhension en bas à droite. La bonne volonté en haut à droite se manifeste par l'expression en bas à gauche.

Examinant le symbole formé des deux croix superposées surmontées d'un cercle au sommet de la ligne verticale, Ir. constate qu'au point de rencontre des deux croix se trouve la personnalité du disciple qui s'élève vers le sommet en construisant l'antahkarana. Cette construction s'appuie sur la mise en œuvre journalière de la Grande Invocation qui passe par plusieurs stades :

-       Alignement et recueillement,

-       Affirmation du disciple,

-       Orientation,

-       Méditation sur les implications planétaires,

-       Ferme détermination.

Notre sœur Ir. a terminé sa planche en affirmant sa détermination à suivre son Guide et ses frères de groupe, dans la joie et la compréhension.

Invitée à s'exprimer après la lecture de sa planche, Ir. a constaté que les choses évoluent et qu'elle comprend mieux la méditation et ressent mieux les énergies. Elle est convaincue que nous travaillons pour le retour du Christ dans la joie et l'espoir. L'état de vide qu'elle a ressenti en elle était sans tristesse comme si quelque chose en elle refusait d'avancer. Elle cherche aujourd'hui la voie de l'Amour.

Sur le chemin, au départ, il y a aspiration et émotions qui disparaissent petit à petit pour ne laisser place à aucune émotion, aucun sentiment porteur. Les prières et les rituels peuvent alors paraître inconsistants. Il faut donc redoubler d'efforts et apprendre à ressentir les énergies supérieures pour dépasser ce vide. Méditer un quart d'heure par jour est nettement insuffisant car cela permet tout juste de faire le silence en soi, d'oublier les problèmes du quotidien qui envahissent la pensée (surtout pour ceux qui ont une activité professionnelle). L'influence de la télévision sur les enfants est très révélatrice. Sans un travail d'élévation au plan de l'âme, alors que notre corps émotionnel est de plus en plus sensible, l'émotion prend vite le dessus.

De cette situation, il découle soit l'arrêt de la démarche soit l'accélération. Ceux qui doutent n'ont pas assez travaillé. En eux, les habitudes reprennent vite le dessus et induisent des états passifs dans lesquels la perception du beau laisse la place à l'inconsistant et au négatif.

Il y a d'autres écueils à franchir : l'éveil des énergies vitales, notamment pour ceux qui sont plus jeunes, peut conduire à une hyperstimulation de la sexualité.

La nécessité apparaît de se détacher de certaines activités qui nous attachent à l'inférieur, y compris dans certains actes de solidarité. Même si ces derniers paraissent très utiles à la société, il faut s'assurer que les énergies passent d'abord par la voie verticale avant de s'écouler sur le plan horizontal. L'inverse n'est jamais vrai. Les associations caritatives ne sont pas dans la verticalité : elles ne conduisent qu'à une solidarité que la Hiérarchie considère comme strictement normale. Le Service doit permettre l'élévation des autres vers Dieu. Il ne faut pas confondre l'action sociale et le Service. L'accompagnement des malades en fin de vies, ou plus précisément rester présent auprès d'un mourant, est un acte de solidarité. L'accompagnement, à proprement parler, devrait aller jusqu'au plan mental, ce que très peu de personnes peuvent faire. Même les associations d'inspiration spirituelle, parce qu'elles ne veulent pas être considérées comme des sectes, ne sont pas favorables à un accompagnement "spirituel", qui est pourtant le véritable accompagnement vers Dieu au moment de la transition. La plupart des personnes accompagnées ne demandent pas un tel accompagnement spirituel.

Cela ne signifie pas qu'il ne faut pas faire d'accompagnement de malades en fin de vie. Il faut simplement assujettir l'action solidaire à la verticalité. C'est un exercice qui peut préparer à la verticalité par la mise en place de la discipline, mais qui ne peut s'y substituer.

 

Notre sœur So. doit aujourd'hui faire attention à sa relation avec son compagnon qui souffre de l'absence de sexualité. Lorsqu'il y a refus de sexualité pour quelque raison que ce soit, il faut en établir la légitimité. So., qui est native du Verseau, ne doit pas laisser partir son compagnon sous prétexte de verticalité. Les natifs du Verseau sont enclins à l'isolement et doivent apprendre à vivre avec les autres à l'inverse des natifs du Cancer qui doivent apprendre l'isolement. So. doit surmonter la répulsion de la sexualité en dehors de la procréation, qui a peut être une origine familiale. Il est possible de comprendre le rejet de la sexualité associée au viol ou à la pédophilie mais cette association n'est pas justifiée au sein d'un couple.

Un couple ancien peut arrêter la sexualité sans pour autant mettre en place une rupture car il peut vivre une autre dimension. Il ne faut pas brûler les étapes. Nous apprenons dans le temps à dominer les attractions vers le centre sacré au bénéfice du centre de la gorge et nous parvenons à dépasser cette vibration que nous chérissions par la maîtrise des énergies.

Répondre sans envie à la demande d'un partenaire qui n'a pas entrepris une telle démarche de maîtrise de la sexualité, peut être un sacrifice fait pour l'autre, qui n'induit pas en soi une vibration inférieure. C'est la différence entre le devoir accompli par amour et la complaisance par rapport à ses propres vibrations inférieures.

Chacun d'entre nous doit pouvoir éprouver un sentiment d'accomplissement. C'est une légitimité psychosociologique que tout être humain revendique. Il ne paraît pas possible de persister dans l'échec et de venir dans le groupe pour y trouver un refuge. Le groupe est un plus, accompli en tant que disciple.

Le regard porté sur chacun ne peut pas être comparé. Ainsi notre frère Th. est-il incité à sortir de ces demandes de nature sexuelle vis à vis de sa compagne Do., qui appartiennent à une forme d'immaturité.

 

Le Frère Instructeur "tire" vers le haut. Il sait que des désirs résiduels doivent être acceptés chez tel ou tel frère pour lui permettre de persister dans la verticalité sans découragement et que ces désirs pourront être abandonnés sans frustration au fur et à mesure de l'ascension.

Le Frère Instructeur peut jouer sur la dimension affective puisque l'attraction pour le Groupe, même si elle est encore de nature émotionnelle, peut motiver tel ou tel pour s'élever au niveau d'une conscience de groupe. Il peut demander à un frère de faire une pause hors du groupe afin de revenir pour servir en tant que membre du groupe et non pas pour des raisons affectives.

Puisqu'il y a un chemin, il y a nécessairement une Hiérarchie et un Guide devant nous qui montre la voie qu'Il a déjà parcourue. Le Christ lui-même a un Guide devant Lui. Le Guide n'est ni un Pape ni un meneur. Si on nie le Guide, il n'y a plus d'avancement possible, car Il connaît le chemin et donne des indications sur ce que nous devons apprendre. Le Guide sait par où nous allons passer et Il a une compréhension universelle. Il peut par exemple encourager le sentiment religieux qui amènera celui qui approfondit sa religion à découvrir le point de rencontre de tous les concepts religieux.

 

Notre sœur My. a vécu depuis quelques semaines une série de difficultés qui ont réactivé un état dépressif qui ne l'avait jamais complètement quittée. Sa première réaction a été de penser à démissionner. S'agit-il du même processus d'autodestruction qui l'a conduite dans le passé à une tentative de suicide ? Manquer un suicide ne veut pas dire que l'on retrouve la volonté de vivre. La Vie est un acte de Générosité et d'Amour. Beaucoup d'êtres humains ne vivent pas, par peur d'échouer et ils se jugent inutiles. Il faut que le oui à la vie soit un véritable OUI. De même, lorsque nous sommes amenés à exprimer un non, que ce soit un NON au néant pour soutenir le plus grand OUI à la vie.

Si dans une situation pénible, nous cherchons l'inconscience ou le néant dans le suicide, nous risquons bel et bien de nous retrouver pendant un certain temps dans une incapacité à communiquer avec les autres, comme résultat de notre désir.

En ne disant pas complètement oui à la vie, My. reste coincée dans une boucle qu'elle seule peut défaire. Le Guide ne fait rien à notre place. Même le Christ ne pouvait amener Ses disciples à Son niveau. Chacun se situe à un degré d'évolution qui lui est propre, à partir duquel il porte sa croix. Le Guide donne des indications qui nous permettent de découvrir les Lois et d'en tirer les conséquences. Il observe le disciple dans le temps et Il peut le voir achopper fréquemment de la même manière. Il attend patiemment que le disciple comprenne et intègre la Loi.

Les Maîtres n'attendent que la dissolution de notre karma. Ils peuvent parfois l'alléger mais sans nous éviter de comprendre la loi de Cause et d'Effet. Lorsqu'elle est comprise, tout s'éclaire et le Karma est dissout.

L'accélération de la Loi de Cause et d'Effet est un signe d'avancement et c'est aussi la preuve que nous appartenons à une âme collective. Par nos pensées, nous communiquons à l'inconscient collectif ce qu'il doit nous renvoyer pour nous éprouver, d'autant plus que nous sommes des apprentis disciples. Le hasard n'existe pas et l'accumulation des évènements doit nous conduire à évoluer. Mais lorsque cette accumulation devient excessive, cela n'est plus karmique : il s'agit d'une névrose.

Penser positivement entraîne une situation positive ; avoir des pensées négatives entraîne une dépression émotionnelle. Une vibration négative se transmet au plexus solaire et plus avancé est le disciple et plus forts sont les effets des pensées négatives. La perception devient de plus en plus rapide car il y a amplification des énergies et les conséquences apparaissent très vite. Nous jouons avec le feu énergétique de nos facultés naturelles.

A mesure que le noyau de la cellule devient le champ d'investigation de la science médicale, il se trouve que nos pensées négatives de plus en plus puissantes acquièrent parallèlement le pouvoir de perturber ce noyau, engendrant de nouvelles maladies. La médecine est une miséricorde chargée de réparer les bêtises faites par les hommes.

La médecine devrait devenir éducative en expliquant les mécanismes de la maladie. Si elle est seulement réparatrice, elle maintient une société sans hiérarchie et donc sans chemin qui compte sur la médecine pour corriger les erreurs. L'homme peut-il longtemps faire n'importe quoi ?

Le processus initiatique amène l'homme à comprendre que la pensée est créatrice car l'énergie suit la pensée et à maîtriser des énergies toujours plus puissantes dans le sens du Bien. C'est ce processus qui le conduit, à un certain stade, à la faculté de ressusciter.

La première initiation est prise lorsque le corps physique est purifié, sur le sentier de probation. Cette probation prend fin entre la première et la deuxième initiation (qui signifie la disparition de beaucoup de désirs et de l'égoïsme dans une certaine mesure) quand le Maître décide, en concertation avec les disciples les plus anciens de son ashram, d'accepter le disciple. Le Maître est prudent pour le bien de l'ashram, qui doit assumer le déséquilibre provoqué par un nouveau disciple, et pour le disciple lui-même, qui pouvant encore avoir des pensées négatives, ne doit pas recevoir trop tôt les énergies supérieures qu'il pourrait utiliser à tort.

Pour savoir si le disciple est potentiellement "dangereux", il faut permettre à l'intéressé d'expérimenter durant une phase d'observation. Avant de devenir un mage blanc, il nous faut prendre le risque potentiel de devenir un mage noir. Le Guide, en charge de l'observation du disciple, transmet régulièrement des "comptes-rendus" au Maître. En fonction des résultats, le Maître donne ou non son accord pour admettre le disciple dans l'ashram.

Entre la seconde et la troisième initiation, il y a une phase cruciale durant laquelle les énergies affluent et où les pouvoirs sont augmentés. La question est de savoir si les pouvoirs acquis vont être utilisés au profit de la personnalité ou au profit de l'humanité.

Le maintien d'énergies négatives par le disciple aurait des effets néfastes. Les énergies pourraient se retourner contre lui-même, en affectant son corps éthérique et sa santé et en créant de véritables barrières l'empêchant de franchir l'étape suivante. Il arrive un stade où notre sagesse patiemment acquise ne nous permet plus de créer des pensées négatives, où le mental, totalement subjugué par l'âme, est naturellement exempt d'obsessions.

Le disciple, depuis quelques vies, dit déjà non à la possibilité de détourner ces énergies pour lui-même. Il les met au service de ses frères, du groupe et de l'humanité. Il sait que les énergies croissantes amplifient le vieil homme mais que le Gardien du Seuil l'empêchera de se diriger vers son âme si cela est prématuré.

Ainsi, il doit passer l'ultime test avant la troisième initiation, qui s'est traduit dans la vie de Jésus par l'épreuve des trois tentations. Dans le désert, Jésus a dit NON à trois reprises aux tentations de satisfaction personnelle qui Lui ont été présentées par Satan et, en revenant du désert, Il a pu recevoir l'initiation qui est la fusion de l'âme et de la personnalité.

Que se serait-il passé si Jésus avait répondu trois fois oui ? Celui qui répond oui aux forces noires s'interdit la troisième initiation et se condamne pendant longtemps à les servir. Partant de l'hypothèse qu'Adolf Hitler avait atteint la deuxième initiation et se préparait à la troisième, il est l'exemple d'un disciple qui succombe aux forces noires. Sa forte personnalité et son désir de pouvoir personnel l'ont conduit à dévier.

Celui qui est en révolte contre Dieu va-t-il pouvoir se relever ? Est-il dans une souffrance salvatrice ou une souffrance qui l'éloigne de Dieu ? Le Gayatri nous permet d'envisager qu'un nouveau cycle se présentera où le rebelle pourra être sauvé et revenir à Dieu : "O Toi qui soutiens l'Univers, De Qui toute chose procède, A Qui toute chose retourne...".

Lors de la troisième initiation, la transfiguration, l'âme fusionnée avec la personnalité rayonne à travers le corps physique. L'Initié ne connaît plus de danger car il est Âme et la personnalité s'identifie complètement à Elle. Ce que fait le disciple est la volonté de l'âme. Elle peut invoquer la monade ; l'antahkarana étant construit, les énergies peuvent descendre jusqu'à la base de colonne vertébrale ; Kundalini s'éveille sans danger et les centres commencent à être pleinement actifs. L'Initié spiritualise la matière.

L'Arat est un Maître du quatrième degré dont les attributs sont le feu et l'énergie d'Amour pour l'Humanité qu'Il utilise sans effort et sans lutte. Dans la soumission à la volonté divine ("Seigneur que ta volonté soit faite"), l'Initié s'approche de la quatrième initiation ou "Crucifixion", marquée par la destruction du corps causal entre la Monade et l'Âme-personnalité.

L'Initié s'achemine vers la cinquième initiation où le Maître de Compassion devient Maître de Sagesse.

 

Ne forçons pas nos enfants à prendre le chemin qui est le nôtre. Ce serait tuer en eux la plus belle foi. Ceux qui vont vers Dieu cheminent avec leur intelligence. Nous pouvons détruire la foi chez un enfant par notre exigence ou notre mauvais comportement. Il y a un chemin à trouver entre les deux colonnes, qui permet à tous les êtres d'avancer. Dans notre groupe, ces colonnes sont incarnées par le Frère de la Rigueur et le Frère de la Miséricorde. Ce dernier ne s'exprime pas par rapport à ses propres faiblesses mais selon une certaine compréhension. De même, le Frère de la Rigueur ne doit pas satisfaire un désir de "défoulement" dans sa fonction. Ce sont des fonctions d'Amour. Tous les parents pourraient s'inspirer de la symbolique de ces deux colonnes lorsqu'ils éduquent leurs enfants. Bien souvent, ils exercent d'un côté la tyrannie et de l'autre le laxisme. Nous avons tendance à porter sur nos enfants le même regard que nous portons sur nous-mêmes. Remplaçons la dureté par l'amour et la rigidité par la souplesse.

Nous pouvons constater que les psychismes masculin et féminin diffèrent et qu'ils ne peuvent pas être éduqués de la même façon. On observe souvent moins de limite dans l'imagination féminine. Les parents exigent-ils de leurs filles qu'elles contrôlent leur mental ? Il faut certainement plus de délicatesse pour éduquer une fille qu'un garçon, car les interdits conduisent le sexe féminin à faire selon son désir, dans le dos de l'éducateur. Il faudrait pouvoir expliquer les tenants et aboutissants dans toute situation mais les jeunes filles fonctionnent-elles selon la raison ? Quand un père corrige sévèrement sa fille, celle-ci risque de se construire dans la haine et l'opposition. Dans la relation père-fille, il y a des complexités liées à l'attraction des sexes. Tout cela doit être clarifié verbalement. Peut-on apprendre à la petite fille à mettre en place des critères qui lui permettront de choisir un compagnon ? Cela est souhaitable mais difficile car elle adopte souvent l'attitude contraire à ce que ses parents souhaitent. A quel âge faisons-nous les choses en toute maturité, sans nous opposer au père ?

Devenons des parents éducateurs compréhensifs et sages. Si nous sommes violents envers nos enfants, ils entreront en résistance. La Hiérarchie ne nous force pas. Les Maîtres portent un regard clair sur nous. Ils s'inscrivent dans une Hiérarchie d'Amour et non de pouvoir. Ils savent que nous devrons expérimenter et vivre la parabole de l'enfant prodigue.

Certains peuvent s'interroger sur la pertinence des corrections physiques envers leurs enfants. Si une "petite fessée" ne fait pas de mal, sachons être vigilants pour ne pas tomber dans la violence. Il existe un juste milieu en toute chose. L'exemple de l'Education Nationale illustre le paroxysme de notre époque. Les corrections envers les enfants étant proscrites, ce sont les professeurs qui deviennent la cible des élèves.

Comme l'aïkido l'enseigne, exerçons-nous à accueillir la violence en gardant l'équilibre, tout en recherchant la paix, la fraternité et l'harmonie. N'ajoutons pas à la violence commise par l'autre, une agression envers lui-même ou même envers soi, en se sentant agressé. Sachons dispenser autour de nous des énergies d'amour. C'est l'auteur de la violence qui peut se sentir déstabilisé par notre absence de réaction. La méditation permet d'augmenter la vitesse de rotation de nos centres énergétiques, que nous pouvons visualiser comme une roue de bicyclette. Quand nos centres tournent très vite, ils deviennent de véritables boucliers, renvoyant les agressions vers l'extérieur.

 

La vie spirituelle est un art. Ne la vivons pas à cent à l'heure, toujours pressés, et nous justifiant avec des arguments propres à la personnalité. La plupart d'entre nous doivent maintenir une activité professionnelle pour vivre, cependant elle doit s'aménager autant que possible autour de nos travaux et méditations. Lorsque nous sommes déterminés dans notre chemin spirituel, tout s'aligne.

Quand "l'énergie argent" est disponible, devons-nous nous activer sur le plan professionnel ? La sagesse consiste à laisser à l'autre un travail qui lui revient. Celui qui reçoit beaucoup peut-il demeurer intègre et pur ? Tout est question d'équilibre dans le temps et dans l'espace. Quand l'opportunité d'une vie spirituelle se présente, tout ce que nous pouvons recevoir doit être offert. Apprenons à orienter les énergies et à équilibrer notre vie, même si nous sommes fortement critiqués. Il faut avoir une foi extraordinaire qui s'appuie sur une connaissance et une expérimentation des énergies.

 

Le groupe a poursuivi la lecture de la deuxième partie de Rayons et Initiations, Traité sur les sept Rayons, Volume V (pp. 448 à 457).

L'humanité dans son ensemble a jeté un pont comblant le hiatus entre la nature émotionnelle et l'homme physique. Cette soudure concerne la continuité de la conscience de la vie sous toutes ses formes. L'énergie utilisée alors par l'homme est focalisée dans le plexus solaire. Aujourd'hui, beaucoup d'hommes vont plus loin, reliant leur mental avec les deux aspects précédemment réunis, tissant un fil d'énergie ancré dans la tête. Quelques personnes relient leur âme et leur mental, ce dernier étant lié aux deux autres aspects. Dès que l'énergie de l'âme est liée aux autres fils, elle s'ancre dans le cœur. Les initiés qui ont réalisé toutes les synthèses inférieures travaillent à effectuer une union encore plus grande.

Les étudiants doivent s'entraîner à distinguer entre le sutratma (fil de vie) et l'antahkarana (fil de conscience). Le premier est la base de l'immortalité, le second la base de la continuité. Le sutratma relie et vivifie toutes les formes, incarnant la volonté de celui qui s'exprime à travers elles. L'antahkarana incarne la réceptivité de la conscience dans la forme.

L'un est le courant direct de vie, le sentier de la vie allant de la Monade à la personnalité via l'âme. C'est l'âme, une et indivisible, qui s'ancre au centre du cœur humain sous forme de fil. L'autre résulte de l'union de la vie et de la substance.

La corde d'argent (sutratma) est de nature double pour l'homme. Le fil de vie lui-même est ancré dans le cœur alors que le fil de conscience se situe dans la tête. Dans son cycle d'évolution, l'homme doit créer dans le monde de la conscience et dans celui de la vie. Tel une araignée, il tisse les fils de liaison qui sont au nombre de trois. Additionnés aux deux fils créés par l'âme, ils forment les cinq types d'énergie faisant de lui un être conscient.

Les trois fils créés par l'homme se fixent dans le plexus solaire, la tête et le cœur.

Une extension du fil quintuple est dirigée vers le centre de la gorge dès que les corps astral et mental fonctionnent comme une unité et que l'âme est reliée consciemment. L'homme devient alors un créateur conscient sur le plan physique.

 

La science de l'antahkarana est basée sur la liaison :

1.     entre les corps physique et vital, en tant qu'extension du fil de vie entre le cœur et la rate.

2.     entre les corps physique et vital unis et le corps astral. Ce fil, basé dans le plexus solaire, s'ancrera au moyen de l'inspiration dans les pétales d'amour du Lotus égoïque.

3.     entre les véhicules astral et physique et le corps mental. Ses deux extrémités se situent dans la tête et dans les pétales de connaissance du Lotus égoïque.

 

Par la méditation, le service et l'attention dirigée, l'humanité avancée est en train de relier la personnalité avec l'âme. Une véritable relation sera alors établie entre les pétales de sacrifice du Lotus égoïque et les centres de la tête et du cœur, engendrant une synthèse entre conscience, âme et principe de vie.

L'âme s'ancre dans le corps en deux points :

1.     Le fil d'énergie, en tant qu'aspect vie, s'ancre dans le cœur, utilisant le flux sanguin comme agent de distribution. Il assure la cohésion du corps.

2.     Le fil d'énergie, en tant qu'aspect conscience, s'ancre dans le centre de la tête, gouvernant le cerveau qui produit la prise de conscience via le système nerveux.

Ces deux facteurs d'énergie représentent les deux pôles de l'être humain. Il doit maintenant travailler à développer la relation de groupe.

 

La nature de l'antahkarana

Dans les premiers stades, le travail de construction de l'antahkarana est inconscient, ce qui rend son étude difficile.

Les étudiants se rendront compte, avec le temps, qu'ils comprennent cette discipline. Actuellement, tout le travail subconscient remonte à la conscience, tel un automatisme cherchant à établir la continuité de conscience sur le Sentier du Disciple. C'est le processus d'intégration qui démontre au disciple que la vie dans son ensemble est une vie de révélation.

Une autre difficulté se trouve dans l'habitude qu'a l'humanité de matérialiser chaque connaissance. Tout ce que l'homme apprend doit s'appliquer à la reconnaissance du Soi et non au monde phénoménal. Quand il y arrive, il transmue la connaissance en sagesse.

Les termes de "connaissance-sagesse" sont synonymes de "force-énergie" car la connaissance utilisée est la force qui s'exprime et la sagesse utilisée est l'énergie en action. La connaissance-force concerne la personnalité et la sagesse-énergie s'exprime par le fil de conscience et le fil créateur. Pour le disciple, ces deux fils fusionnés forment ce que l'on appelle l'antahkarana, ce qui n'est pas tout à fait exact. Le fil de sagesse-énergie est le sutratma, car, fondu au fil de conscience, il s'appelle aussi antahkarana. Quand l'homme devient un disciple en probation, ces deux fils paraissent distincts et séparés. Dans le passé, le fil créateur a été lentement tissé par l'homme. Aujourd'hui, il constitue un fil robuste tissé sur le plan mental.

Ces trois fils majeurs forment l'antahkarana. Si l'on différencie le fil créateur dans ses parties composantes, les fils majeurs sont six. Ils incarnent l'expérience passée et présente. L'expression "construire l'antahkarana" prend toute sa signification sur le Sentier. L'étudiant peut ressentir quelques confusions quant aux mots utilisés. La distinction entre le sutratma, le fil de conscience et le fil créateur an tant que courants d'énergie est arbitraire. Qu'il retienne que les trois constituent l'antahkarana en formation. Afin de rendre cette étude compréhensible, l'antahkarana est défini comme le prolongement du fil triple acquis par la projection des énergies unifiées de la personnalité, sous l'impulsion de l'âme. Deux événements peuvent intervenir :

1. La réponse de la Triade spirituelle est évoquée.

2. La personnalité peut jeter un pont entre le mental supérieur et l'inférieur, appelé antahkarana.

Lorsque la construction du pont est terminée, il y a un rapport parfait entre la monade et l'initié. Ce processus est consommé à la troisième initiation. L'initié comprend parfaitement cette relation à la quatrième initiation, lors de la Crucifixion de l'âme. Le corps causal disparaît, l'homme devient conscient monadiquement. Il ne reste rien que le sutratma, caractérisé par la conscience, et la créativité du disciple sur le plan physique.

La tâche du disciple est de prendre conscience du processus combiné à la force, de la position sur le Sentier, de la fusion du fil de conscience avec le fil créateur et le fil de vie et de l'activité créatrice. Il doit construire l'antahkarana avec la coopération de l'âme. Ce processus peut être symbolisé des deux façons suivantes :

 

 

Ce schéma correspond à la transmutation de neuf forces en énergies divines.

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