Bulletin no 244 du 01/04/2006
 

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PSYCHOLOGIE PHILOSOPHIE SPIRITUALITE

  Ne crois rien parce qu'on t'aura montré le témoignage écrit de quelque Sage ancien,
Ne crois rien sur l'autorité des Maîtres ou des Prêtres.

Mais ce qui s'accordera avec ton expérience et après une étude approfondie satisfera ta raison et tendra vers ton bien cela tu pourras l'accepter comme vrai et y conformer ta vie.

SIDDHARTA GAUTAMA (BOUDDHA)

 

Bulletin no 244

Séance du 01/04/2006

En début de séance, notre sœur Ir. a exprimé un sentiment de paralysie, d'immobilisme pour expliquer le fait qu'elle n'a pas pu terminer la planche qu'elle devait rédiger.

La dualité à l'origine de ce sentiment conduira-t-elle Ir. à quitter le groupe ? Le seul espoir réside dans une aspiration maintenue. Sans une aspiration véritable, il ne peut y avoir que surdité à toute guidance. Lorsque le Guide attire l'attention sur les périls qui peuvent surgir sur le chemin, il faut faire un effort de compréhension et non pas seulement avoir une confiance aveugle dans le Guide. Celui qui chemine quitte le sentier dès lors qu'il n'écoute plus les avertissements du Guide qui perçoit les périls à l'avance. Les Maîtres savent que les épreuves qui conduisent à une démission finissent par être surmontées. Là est l'expression de la Miséricorde.

La dualité dans laquelle se trouve actuellement Ir. naît dans le labyrinthe du mental qui suscite le "oui, mais..." typique des natifs du signe de la Vierge. L'élément caractérisant la Vierge est le sable fin coulant entre les doigts, paraissant souple, flexible et adaptable, mais dont chaque grain est rigide et cristallisé. Tous les signes possèdent des caractéristiques qui empêchent la progression : certains sont trop rigides, d'autres ne sont pas assez persévérants. Seule la visualisation du But et le regard fixé sur le haut de la montagne permettent de contourner l'obstacle sans changer d'orientation. Le Guide veille à maintenir le cap et l'étudiant doit maintenir le contact avec Lui. Le Guide sait qu'Il sait et sait que nous ne savons pas.

La capacité du Guide à signaler les périls provient de son expérience qui est plus grande que celle de l'étudiant. Il connaît les pièges du chemin et Il peut nous aider à visiter notre château ou notre labyrinthe car Il est lui-même libéré du sien. Chaque labyrinthe individuel est différent mais tous ont quelques éléments communs.

Le Guide comprend plus vite les processus de la vie car la Sagesse intérieure acquise dans les vies antérieures permet d'économiser les énergies en évitant certains chemins. Il s'agit d'économies vitales (non financières...) qui permettent de tout optimiser pour animer le mental, le corps émotionnel et le corps physique.

Le Guide fait preuve de sollicitude en acceptant d'entrer dans la logique du labyrinthe de chacun, en attendant que Lui soit posées les questions auxquelles Il donne alors des réponses, en constatant l'absence d'esprit de synthèse des néophytes, qui explorent une voie puis une autre, comme autant de nervures d'une feuille de palmier, en quête d'une nouvelle technique prometteuse.

Y a-t-il un âge pour atteindre cette synthèse ? L'adolescent dans sa tête idéalise tout et croit tout savoir...

Beaucoup d'enseignements modernes entretiennent des illusions, ceux qui déclarent dévoiler des "secrets", comme si l'Initiation pouvait s'acheter dans les livres ou comme si l'on pouvait inventer une "machine à construire l'antahkarana en quelques jours".

En réalité, les Maîtres nous laissent librement construire l'antahkarana et cela est difficile. Pour y parvenir, la Loi d'Économie doit être prise en compte car une vie est vite passée.

Le Guide est un observateur extérieur qui conduit l'étudiant à percevoir ses modes de fonctionnement. Il faut des années à l'étudiant, faisant une démarche consciente avec un observateur intérieur vigilant, pour comprendre ses programmations et cette prise de conscience provoque des crises.

 L'exemple de notre sœur Co. a été évoqué. Un grave accident de la route l'a conduite à abandonner sa carrière de dentiste. Animée par une personnalité de rayon 3, volontaire mais propice à la dispersion, elle s'est réorientée avec succès vers la psychologie en suivant cinq années d'études en faculté. Co. est telle une petite fille qui, cherchant la réussite et les félicitations de ses professeurs, s'enferme dans son excellence en oubliant l'Amour du Maître et l'Amour Sagesse.

Co., maintenant diplômée, est entrée dans une nouvelle activité professionnelle. Or, du fait de son accident, elle perçoit de son assurance une rente de 3000 € par mois. Par conséquent, Co. doit-elle encore consacrer une part importante de ses énergies à une activité lucrative ou doit-elle chercher à en consacrer une bonne partie à la verticalité ?

Nous ne sommes pas programmés pour utiliser toutes nos énergies dans un travail lucratif. Ne faut-il pas laisser aux autres la possibilité de gagner de l'argent dès lors que nous avons suffisamment de revenus financiers sans être contraint à le gagner ? Lorsque le vieil homme a satisfait ses besoins élémentaires, il faut s'en contenter et se consacrer à la verticalité. Bien entendu, tant que l'aspiration spirituelle ne nous polarise pas entièrement sur la recherche de la verticalité, le travail ne permet pas seulement d'assurer la satisfaction de nos besoins vitaux ; il nous évite aussi de sombrer dans la paresse, les plaisirs et le laisser-aller. Ainsi, avoir beaucoup d'argent peut être un drame pour celui qui n'est pas prêt à la verticalité car l'abondance matérielle est stérile ; elle doit être peu à peu orientée vers la verticalité pour que l'homme ne se perde pas.

Les Frères Chartreux vivent seuls dans leur cellule et consacrent leur temps à la lecture de la Bible, la prière et la contemplation. Sommes-nous capables d'une telle verticalité ? Ne cherchons-nous pas des activités de toutes natures qui occupent le temps et le remplissent complètement ? Il est vrai que la télévision, devant laquelle nous passons beaucoup de temps, peut nous donner l'occasion de connaître des vies multiples par procuration.

Cependant, même dans certains monastères, la nécessité du développement d'une acticité lucrative finit par laisser trop peu de place à la verticalité. Des moines peuvent se faire récupérer par l'horizontalité au détriment de la verticalité. Chacun doit avoir le souci d'équilibrer l'horizontalité limitée à l'essentiel et la verticalité qui est l'essentiel.

L'exemple de notre Frère Instructeur illustre le choix de la verticalité qui peut être fait. Alors qu'Il avait une belle situation qui lui assurait une sécurité financière, Il a décidé de tout arrêter pour devenir psychologue et se consacrer à la verticalité. Il constate aujourd'hui qu'il a pu assurer ses besoins essentiels et qu'il a pu réaliser une véritable vocation. C'est l'Ame qui veut... Il n'y a pas de méthode applicable à tous. Pour réussir dans cette voie, il faut aussi être soutenu par la foi. Les contre-exemples de charlatans qui réussissent, ne doivent ni nous arrêter ni nous détourner car ils accumulent un Karma qu'il leur faudra dissoudre plus tard.

 Le regard de la Hiérarchie est très large et, bien qu'il ne plonge pas dans notre quotidien, il perçoit notre inconstance, qui résulte de toutes les interférences avec notre verticalité, même celles qui découlent de nos fréquentations. Lorsque notre sœur Ma. dit qu'elle recommence à fumer, la réponse du Frère Instructeur est que "l'on juge un arbre à ses fruits".

Les enfants eux-mêmes prennent conscience de notre laisser-aller. Une démission en entraînant une autre, l'enfant, lorsqu'il se construit, démissionne à son tour et finit par ne plus avoir de respect pour les adultes. Il est normal que les enfants soient l'image de leurs parents. Ainsi, lorsque les parents parlent à leurs enfants, ils se parlent à eux-mêmes.

En restant calmes, stables et équilibrés, nous attirons par affinité des âmes elles-mêmes équilibrées, qui connaissent déjà la Loi d'Économie. Même les grands disciples s'incarnent dans un environnement favorable et choisissent un foyer lumineux. De même que notre groupe met en place une forme de résistance à l'entrée de nouveaux membres pour n'accepter que ceux qui désirent ardemment servir dans la durée, de même, un foyer peut opposer une résistance à l'incarnation d'âmes non préparées.

Un adolescent évolué n'est pas nécessairement un enfant docile car il peut faire preuve d'une grande force de caractère, c'est-à-dire de détermination. Cependant, celle-ci s'accompagne déjà d'une sagesse. Au contraire, le caractère difficile d'un adolescent peu évolué, traduisant résistance et indiscipline, le conduit à des expériences malheureuses.

 La Loi d'Économie, une fois qu'elle est intégrée, permet de faire des choix sans nécessiter des délibérations profondes et permet de savoir jusqu'où il est possible d'osciller sans risque autour du point d'équilibre. Ainsi, stabilité et Loi d'Économie ont une signification commune.

Dans la maîtrise, il n'y a pas de vibrations excessives qui épuisent, que ce soit sur les plans physique, émotionnel ou mental. Cette maîtrise s'acquiert non pas en termes de morale mais en termes d'énergies. Le caractère d'une personne est déterminé uniquement par le fonctionnement des centres d'énergie. Les méditations sur les centres appropriés conduisent à la maîtrise. Les méditations peuvent par ailleurs être classées en plusieurs catégories :

-       l'invocation dirigée vers une entité supérieure ; il s'agit d'une demande d'aide, d'un appel vertical pour bénéficier d'une énergie que nous n'avons pas,

-       la relation de soi à soi durant laquelle nous cherchons à ressentir les centres et les triangles d'énergie,

-       la construction de l'antahkarana, celle-ci faisant appel à la visualisation et éventuellement à l'invocation.

Dans tous les cas, la méditation est un travail énergétique.

Comment méditer ? Si la question se pose, c'est que la pratique de la méditation n'est pas encore suffisante. Il faut apprendre à régler les différents types d'énergies, d'intensité et de fréquence. Il s'agit du vrai travail auquel il faut se consacrer, surtout si l'on peut se passer de travailler pour gagner de l'argent.

La grâce divine ne peut s'écouler qu'à travers des disciples qui méditent. Le guide est en soi dès que l'on est conscient que nos propres énergies peuvent profiter à quelqu'un qui est en attente. Nous pouvons toujours être le guide de quelqu'un dès lors que nous avons conscience de notre caractère et de nos énergies.

L'évangile rapporte que Jésus était conscient des énergies qui le quittaient en réponse à une demande d'aide. Dans la foule, une femme ait touché Jésus en pensant : "Si je touche ses vêtements, je serai sauvée" et Jésus avait demandé : "Qui m'a touché ?", ayant perçu l'attente de cette femme, qui avait été guérie instantanément.

 Lorsque nous nous sentons fatigués, il s'agit en fait d'une question de "réglage" des énergies et nous devons nous consacrer à l'équilibre des énergies qui passent en nous.

Jésus a dit au jeune homme riche : " Si tu veux être parfait, va vendre toutes tes richesses et donne-les aux pauvres. Puis viens, suis-moi !" Mais les désirs s'opposent à cette suggestion. Le renoncement et la continence ne doivent pas être tristes. Le disciple éprouve de la joie lorsqu'il réalise la maîtrise et qu'il a conscience de sa victoire sur le vieil homme. Mais, lorsque nous nous adressons au Frère Instructeur en tant que vieil homme, Il sourit... Seul le vieil homme qui est en nous peut imaginer que le Frère Instructeur n'a pas compris le sens véritable de ce que nous sommes en train de Lui dire.

Le blocage de notre sœur Ir. est le signe d'une grande dualité qui commence à l'empêcher de regarder vers l'Est. Lorsque le regard fuit l'Est, le départ n'est pas loin. Dans l'état de crise qui précède le départ, le regard dévie, il est flou et se perd dans le vide ; l'apprenti n'a pas fait ce qu'il fallait et l'aspiration disparaît. La tricherie apparaît et l'apprenti prend le mauvais sentier. L'état du penseur au plan mental se répercute au niveau émotionnel et enfin sur le plan éthérique-physique. Ainsi toute fatigue est le signe d'un déséquilibre au niveau mental.

 Notre sœur Co. a été invitée ensuite à lire sa planche : "La croix, expression de la vie verticale et de la vie horizontale de service".

Évoquant les caractéristiques de l'aspirant du 3ème Rayon et le But qu'il se fixe, Co. exprime la nécessité pour elle d'imposer la tranquillité à sa personnalité et de renoncer à la suractivité. Elle a le sentiment de n'arriver à rien qui puisse favoriser le but que son âme s'est assignée et le vit comme un point de crise. Pour surmonter cette difficulté, Co. est consciente qu'elle doit changer profondément son mode de fonctionnement et ne plus mobiliser son mental sur la seule satisfaction de ses désirs.

Pour y parvenir elle s'inspire de l'Enseignement du Maître Tibétain qui mentionne la crise que peut vivre l'aspirant du 3ème rayon et le travail qu'il doit entreprendre pour atteindre l'immobilité, la compréhension et la vision de ce qu'il doit faire. Il doit en tout premier lieu parvenir à un désengagement et une libération de ses propres idées. Ce processus est souvent long, mais dès qu'il aboutit, l'intégration peut être très rapide. L'aspirant, alors, monte sur la croix. Sa vie quotidienne est essentiellement basée sur une attitude verticale et une efficacité horizontale.

Le disciple, à la jonction de la verticale (Dieu - Matière) et de l'horizontale (Méthode - Accomplissement), quel que soit son niveau d'évolution, se consacre au service de l'humanité dans l'Amour, l'Humilité et la Reconnaissance. Sa méthode pour y parvenir mobilise l'intelligence du cœur et fait appel à l'observation, la visualisation, la découverte des lois, l'expérience dans la matière et le dépassement de l'orgueil et des désirs irrationnels. Ainsi le disciple se libère de la souffrance et devient un collaborateur intelligent de l'âme.

Selon le Maître D.K., la Croix horizontale de service est associée à : Compréhension, Unité, Expression et Bonne Volonté. Les deux premières sont qualité de l'âme, les deux suivantes sont les moyens que la personnalité utilise dans le service.

La vie du disciple prend alors deux aspects : il se réalise spirituellement et il sert l'humanité. Le service lui permet de s'élever sur la ligne verticale affirmant ainsi la primauté de la verticalité sur l'horizontalité.

Co. conclut en constatant qu'elle vient d'être confrontée au noyau dur de sa personnalité qui fait obstacle à son aspiration spirituelle et qu'elle doit s'engager dans un véritable renoncement et une reconstruction personnelle dans la Paix du cœur.

 Notre sœur Co. comprend qu'elle aborde la démarche spirituelle avec les mécanismes que sa personnalité utilise pour acquérir rapidement des connaissances qui la mettront à l'aise dans le milieu dans lequel elle se trouve. Ce mode de fonctionnement témoigne de la reconnaissance que Co. attend de ses professeurs ou du Maître, afin d'acquérir un statut particulier, de valoriser sa personnalité et de prendre des responsabilités.

Lorsque nous pénétrons dans le Temple, c'est l'âme qui doit maîtriser et non plus le vieil homme. Le Frère Instructeur peut être en admiration devant une âme qui chemine mais pas face à une personnalité, aussi brillante soit-elle.

Pourquoi Co. est-elle éprouvée en ce moment ? Sans doute parce qu'elle a tendance à organiser sa vie selon son vouloir et que, vivant plus près du regard du Frère Instructeur que d'autres frères de groupe, elle s'expose un peu plus à ses remises en question.

Ceux qui sont plus éloignés au quotidien viennent à chaque rencontre avec "une plume sur leur nez" tel le chien coupable d'avoir mangé une poule... Leurs errances laissent des traces énergétiques dans leurs auras. Ne cherchons pas la miséricorde du Frère Instructeur quand nos égarements nous fatiguent. Les Maîtres ne s'occupent pas de ce que nous faisons sur le plan physique, c'est la lumière que nous dégageons qui les intéresse, c'est-à-dire notre aura, interaction entre notre âme et notre personnalité. Le Frère Instructeur n'a pas besoin de vivre à nos côtés pour connaître nos travers. La vie communautaire serait sans doute très difficile pour la plupart d'entre nous car il y a une certaine dynamique à maintenir. Nous pouvons soit nous rebeller contre la Hiérarchie en pensant que c'est Elle qui décide de tout, soit considérer que nous sommes un orchestre guidé par un chef d'orchestre, étant donné que nous avons une musique à jouer ensemble. Il peut nous paraître difficile de trouver une place au sein de la Hiérarchie car, lorsque nous sommes en bas de la pyramide, nous critiquons ceux qui sont plus haut que nous sans avoir la capacité d'être à leur place.

Ne critiquons pas la Hiérarchie car nous y sommes déjà associés. En effet, nous aussi, nous sommes attachés à des êtres moins évolués ou plus jeunes que nous et nous devons pour cela nous efforcer de représenter une verticalité. Les parents apprennent le sens de la Hiérarchie avec leurs enfants en s'efforçant de maintenir un état intérieur de Paix et d'Amour.

En cas de conflit, sachons, avec souplesse, nous situer au centre et laisser les énergies se mouvoir autour de nous, comme dans l'aïkido. Le manque de souplesse et de flexibilité nous font prendre des décisions autoritaires et arbitraires.

Ce peut être le cas des parents vis-à-vis de leurs enfants mais c'est aussi ce que nous observons au sein de nos gouvernements successifs qui perpétuent les mêmes travers. Ils imposent des lois qui ne vont pas dans le sens du bien commun. Ce qui se passe dans la rue aujourd'hui n'a rien d'étonnant. La contestation sociale du moment est une continuité au "non" qui a été prononcé à un certain type d'Europe et qui traduit le refus du capitalisme. Or, toutes les lois actuelles favorisent le capitalisme car l'influence des grandes entreprises pèse sur les gouvernements. Les forces noires s'en servent pour déstabiliser l'économie et appauvrir le plus grand nombre.

Progressivement, nous élirons des êtres au Service de l'humanité, n'attendant rien pour eux-mêmes et nous remplacerons peut-être le concept d'élus par des "groupes de services" choisis pour une période donnée. Ils sauront "descendre" pour observer ce qui se passe puis "remonter", prendre une décision et corriger éventuellement ce qui n'est pas adapté. Si nous comprenons les plus hauts concepts, nous savons qu'il y a toujours une vérité à dégager entre thèse et antithèse. Que pouvons-nous élever et synthétiser si nous ne tenons pas compte des différentes facultés des uns et des autres ? Les règles doivent être ajustées aux groupes dans lesquels elles s'appliquent...

La Hiérarchie ne se permet pas de décider pour l'humanité, elle adapte et s'adapte, observant les mouvements des hommes, ne sachant pas d'avance à quel rythme ils vont évoluer. Il doit en être de même pour nos gouvernants qui règnent encore comme des rois. Symboliquement, le gouvernement représente le sommet privilégié d'une pyramide, manquant d'humilité. Les jeunes qui manifestent aujourd'hui ont déjà une certaine sagesse car ils refusent qu'un seul individu décide pour tous, sans concertation. Il est souhaitable que les hommes expérimentent et supportent collectivement la dualité et que le haut et le bas soient pleinement solidaires. Les initiés assument l'incarnation jusqu'à se faire crucifier.

 Notre sœur Ir. s'est sentie interpellée par la planche de Co. car elle a mis en place les mêmes mécanismes de suractivité qui lui permettent de combler un vide. Peut-être que l'appel à la verticalité n'est pas assez fort. Ir. a encore le désir de se distraire tout en reconnaissant que cela ne la satisfait plus. Quelles activités Ir. peut-elle maintenir sans chercher une quelconque reconnaissance ? Le Maître peut demander à celui qui fait de l'art de défaire son travail afin d'apprendre le détachement, puis de recommencer. La majorité des artistes ne sont pas détachés de leur création. Ils recherchent la reconnaissance et affichent une vie déséquilibrée car ils bénéficient généralement d'un courant astral.

Sans verticalité, notre horizontalité finit par nous ennuyer car nous ne savons plus quoi faire et tel une animal, attiré par le champ du voisin, nous finissons par nous égarer. Une réflexion faite par Co. il ya quelques temps : "Je ne veux pas d'une vie de monastère", montre qu'il y a différents degrés dans l'appel à la verticalité.

Le Frère Instructeur peut continuer seul son ascension vers le sommet de la montagne. Mais son Service est de prendre les mains qui se tendent et de tirer vers le haut. Ne sacrifions pas le groupe par nos dissipations, sinon nous ferons porter trop de poids sur les épaules de nos frères. Souhaitons-nous vivre des périodes de pause hors du groupe et croire que nous allons nous en sortir tout seul, oubliant les énergies du groupe ? Nous sommes responsables de nos actes horizontaux qui sapent notre vie verticale. C'est le rôle du Frère Instructeur de nous le rappeler.

Les "montagnes" initiatiques prennent la forme d'une courbe accidentée tantôt cachant tantôt dévoilant le sommet initiatique. Nous sommes face à une montée, en direction de la prochaine initiation, puis face à une descente, et nous ne ressentons plus rien. Cela ne doit pas nous faire reculer car c'est le chemin emprunté par tous les initiés. Le nombre de "creux" et de "bosses" que nous avons déjà franchis reflète l'état initiatique déjà atteint. Lorsque nous sommes dans un creux, nous devons nous accrocher à d'autres énergies porteuses. Si nous reculons, nous en retirerons une certaine amertume. Les moines qui reviennent à la vie civile pendant leur traversée du "désert" ne paraissent pas plus heureux. La sinusoïde nous permet de comprendre que ceux qui sont momentanément dans la lumière se retrouveront dans un creux et vice-versa.

Sur le Chemin, économisons nos sentiments. Si nous adorons le Frère Instructeur, nous pourrons un jour basculer et le détester. Nous avançons tous. Soyons vigilants par rapport aux annonces de stages qui nous promettent d'exalter nos centres et énergies, de trouver un plus grand instructeur qui nous révèlera ses secrets.

 Le groupe a poursuivi la lecture de la deuxième partie de Rayons et Initiations, Traité sur les sept Rayons, Volume V (pp. 430 à 438).

 Le Proche-Orient et la Palestine sont des zones de difficulté. Les actes terroristes des Juifs entravent la bonne volonté de ceux qui encouragent la paix mondiale. Par leurs activités, les juifs ont partiellement ouvert la porte aux forces du mal qui n'avait pas été complètement scellée à la fin de la guerre mondiale. Ces forces agissent par l'intermédiaire d'un triangle situé d'une part aux Etats-Unis et représenté par le mouvement sioniste, d'autre part en Europe Centrale et enfin en Palestine, qui n'est plus considéré comme une Terre Sainte.

Ce tableau mondial implique les Juifs, le Proche-Orient et la Russie. Du point de vue hiérarchique, tout le Proche-Orient et une partie de l'Europe sont recouverts d'un lourd nuage. Le problème est de savoir s'il peut être dissipé par la pensée juste ou s'il va provoquer un désastre mondial.

L'humanité est libre de conduire sa propre destinée. Elle n'a pas encore appris la leçon de la vie double de l'homme.

 La Dualité de la Vie dans le Processus Initiatique

Le processus de dualité de la vie passe par la compréhension de la relation entre le cerveau, la personnalité et l'âme.

1.     Le cerveau est un appareil de réception et de transmission, réceptif à l'information qui lui est transmise par les sens, et par qui la personnalité prend conscience de son environnement.

2.     Le cerveau est essentiellement conditionné par le système endocrinien :

a.     Trois glandes majeures le gouvernent : le corps pituitaire, la glande pinéale et la glande carotide.

b.     Elles forment un triangle étroitement relié chez l'homme spirituel.

c.     Elles sont les correspondances des trois centres énergétiques par lesquels l'âme gouverne.

d.     Un triangle d'énergies en circulation s'installe dès que la relation entre les trois glandes s'est resserrée.

e.     Ce triangle entre en relation avec d'autres glandes et centres via la glande carotide.

3.     Le cerveau devient un agent de direction :

a.     Récepteur et transmetteur de la vie, il édifie une relation avec le cœur et le centre du cœur via la glande carotide qui est gouvernée par le centre alta-major.

b.     Récepteur de l'énergie de l'âme, c'est le centre ajna, gouvernant le corps pituitaire, qui devient l'agent directeur.

c.     Ces énergies sont reçues par l'intermédiaire du centre de la tête qui gouverne la glande pinéale.

Le cerveau physique est utilisé en tant qu'appareil de réception et de transmission grâce au triple mécanisme de la tête qui vient d'être décrit. Le disciple ne doit pas rechercher délibérément à déclencher ce mécanisme de la tête, mais il est incité à entraîner son mental à recevoir des communications via trois sources : les trois mondes de la vie ordinaire, l'âme et la Triade spirituelle.

La véritable épreuve du processus initiatique n'est pas prévisible car elle teste l'initié sur sa capacité à retenir dans la conscience de son cerveau les faits enregistrés dans les différents mondes. Ces faits doivent être correctement interprétés sur le plan physique. Le Maître, sur n'importe quel plan et à volonté, doit être conscient à chaque instant. Graduellement, les cinq sens plus le mental doivent faire la preuve de leurs correspondances supérieures et de ce fait d'un appareil subtil en développement. Grâce à cet appareil, l'initié se rapproche de la conscience planétaire jusqu'à ce que son mental devienne le "mental qui existe chez le Christ".

Ce tableau implique quatre facteurs d'importance majeure pour l'initiation : le but, les moyens, le point d'épreuve et le cerveau physique.

 La Dualité de la Vie du Disciple

Elle est différente de celle dont le Maître fait preuve.

Au sujet du disciple, la personnalité triple, l'âme et le mental abstrait sont impliqués. S'il atteint la conscience immédiate et fusionnée de ces trois facteurs, il est parvenu au but. Il appréhende le fait que cela engage la construction de l'antahkarana. Ces objectifs sont vrais jusqu'à la troisième initiation. Ils présentent au disciple sa tâche qui l'occupe pleinement. Il faut ajouter à cela l'aptitude grandissante à travailler sur tous les plans de conscience impliqués. Il progresse en se stabilisant sur le Sentier et en vivant sur le plan physique la vie d'un homme intelligent, de bonne volonté et d'intention spirituelle rigoureuse.

Dans le premier stade de son discipulat, le disciple est libre de se soumettre à ces contraintes car le facteur temps intervient. Mais la rapidité de la vie spirituelle change en définitive cette attitude. Il travaille alors sans véritable conscience du temps.

Dans les premiers stades, il faut du temps pour que les contacts acquis par le disciple pénètrent des niveaux élevés jusqu'au cerveau. Puis, sa conscience du temps étant ébranlée, il franchit le premier pas sur le sentier de "l'absence de temps". Il travaille alors avec plus de rapidité que l'homme ordinaire. Il neutralise les limitations du temps, ce qui le conduit à en faire beaucoup plus. Ces faits indiquent que la vie intégrée de la personnalité du disciple est remplacée par la dualité.

Cette dualité dans la vie de tous les disciples les conduit à une interprétation mentale plus rapide, qui leur est nécessaire pour l'enregistrement de la vie phénoménale. Lorsque, par le mental, la connaissance est transmise au cerveau physique, l'interprétation doit être correcte. Pour cela, il faut du temps, et c'est ce qui différencie le disciple du néophyte. Quand le temps n'intervient plus, ce qui est enregistré par le cerveau est avéré.

L'exemple suivant illustre la lenteur de la pénétration de l'information dans le cerveau : peu d'aspirants sont conscients du fait qu'ils ont déjà pris la première initiation, naissance du Christ dans le cœur, et paraissent surpris quand on leur annonce. Dès que la conscience de l'Eternel présent pénètrera leur intelligence, le passé, le présent et l'avenir s'effaceront dans la conscience de "l'inclusivité du moment qui EST". La loi de Karma, liée au passé et à l'avenir, sera neutralisée. La dualité cosmique du Maître succèdera à la dualité de la vie du disciple. Bien que libéré du temps, le Maître n'est pas libéré de l'espace car c'est une Entité éternelle.

A ce point d'évolution, l'aspirant doit comprendre la nécessité de l'alignement. A cela se joint la construction de l'antahkarana qui doit être achevée à la troisième initiation, afin que s'établisse un contact avec la Triade spirituelle. La destruction du corps causal lors de la quatrième initiation met fin à la dualité de la vie du disciple.

 

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