Bulletin no 243 du 18/03/2006
 

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PSYCHOLOGIE PHILOSOPHIE SPIRITUALITE

  Ne crois rien parce qu'on t'aura montré le témoignage écrit de quelque Sage ancien,
Ne crois rien sur l'autorité des Maîtres ou des Prêtres.

Mais ce qui s'accordera avec ton expérience et après une étude approfondie satisfera ta raison et tendra vers ton bien cela tu pourras l'accepter comme vrai et y conformer ta vie.

SIDDHARTA GAUTAMA (BOUDDHA)

 

Bulletin no 243

Séance du 18/03/2006

En début de séance, notre sœur Mi. A remplacé notre sœur La. à la fonction de Frère de la Miséricorde. Puis notre nouveau Frère de la Miséricorde a lu sa planche : "Ma désignation à la fonction de Frère de la Miséricorde". Le terme générique Frère, utilisé indépendamment du sexe, fait référence à la Fraternité des âmes.

Dans un premier temps, Mi. a pensé que le profil d’autres sœurs plus jeunes qu’elle, serait plus adapté. Il lui semble que la Miséricorde doit exprimer douceur, calme et bonté, et être "aimable" c’est à dire aimée de Dieu. Son apparence sévère, qui ne lui paraît pas convenir à la Miséricorde, évoque en elle la jeune maman de seize ans, honteuse et rejetée par sa mère, qui s’est sentie coupée de DIEU. Aujourd’hui décidée à "tuer le vieil homme", Mi. veut se tourner vers l’avenir tout en regardant le passé sans complaisance mais sans souffrance ni émotion.

Dans un second temps, elle a pensé qu’elle était prête à répondre à la demande du Frère Instructeur. Malgré ses difficultés avec le rythme, la discipline, la concentration, Mi. s’ouvre peu à peu à la Beauté, elle a l’impression d’entrevoir un peu de Lumière et éprouve de la Joie à méditer, à lire et suivre l’Enseignement au sein du groupe. C’est en pensant au Service sur le Chemin, à la rencontre des grands Êtres et de leur Lumière, que Mi. a accepté de prendre la fonction de Frère de la Miséricorde, d’un oui ferme et serein.

Enfin Mi. a évoqué un rêve dans lequel elle s’est vue entre ses parents souriants. Heureuse et aimée, elle a pu dire "je peux aimer". Pour conclure, elle a affirmé sa volonté de remplir cette fonction avec amour compréhension et bienveillance.

 

Le Service s’appuie sur les facettes de l’âme qui ne se manifestent pas obligatoirement en fonction de l’âge… C’est en rejetant le vieil homme, toujours présent en nous, que nous pouvons accéder au Service "avec un S majuscule".

Le Service a pour vocation d’élever l’humanité. Il doit lui permettre de regarder vers Dieu. Servir c’est être au service du Divin. Il ne faut pas confondre le Service avec la Solidarité qui n’est qu’un devoir d’être humain, inspiré bien souvent par la pitié ou même l’espoir que cette solidarité nous bénéficie en cas de besoin…

Notre sœur Cl. a exprimé l’impression de douceur qu’elle trouve chez Mi. ainsi que l’aspect maternel et accueillant qu’elle perçoit en elle.

Chacun marque à sa manière la fonction qui lui est confiée et finit par devenir un "modèle" aux yeux des autres. Notre sœur La. a ainsi pu représenter un modèle dans la fonction de Frère de la Miséricorde qu’elle a remplie pendant trois ans. Mais le Frère Instructeur voit en chacun des membres du groupe un "tableau en cours de finition". Chacun d’entre nous est déjà l’avenir et il existe en nous des perfections magnifiques. Nous travaillons pour parfaire en nous ce qui a été préparé depuis longtemps par le LOGOS, qui nous a donné son étincelle.

Regardons ce qu’est notre frère dans le futur et non pas son passé fait de souffrances, de rejets, de disqualifications, d’anéantissements. Il y a dans le futur des joies immenses. Si parfois le Frère Instructeur donne l’impression de solliciter plus fortement certains d’entre nous c’est qu’il perçoit des opportunités pour nous préparer à devenir ce que nous sommes. Il ne faut pas se focaliser sur le vieil homme mais seulement sur le devenir de chaque être.

La fonction de Frère de la Miséricorde a toujours été occupée par une sœur pour évoquer l’aspect maternel qui comprend et donne confiance. La miséricorde est une force associée à l’Amour, ce n'est pas une complicité avec la faiblesse humaine. La religion chrétienne reconnaît que Dieu s’est fait homme en Christ et qu'Il exprimait ainsi sa miséricorde, sans pour autant connaître la faiblesse de la chair. Ainsi la Miséricorde à coté de la Rigueur nous conduit vers le Père.

 

Notre sœur Pi. a lu sa planche "Déduction et esprit scientifique".

"La déduction est un exposé détaillé qui est la conséquence d’un raisonnement et qui repose sur le principe d’identité et de contradiction". C’est aussi une méthode.

L’esprit scientifique est la faculté de comprendre et la rigueur de la science.

En citant H.P.B., Pi. a rappelé que par l’esprit scientifique "le principe christique se manifestera sur terre (et…) que la nature christique se révèlera être un fait de la nature".

Puis évoquant les caractéristiques de la Planète Uranus qui sont celles de l’esprit scientifique, Pi. a évoqué la place de l’esprit scientifique dans la vie du disciple. Produisant l’inversion la roue, l’influence d’Uranus fait apparaître une conscience spirituelle à la place de la conscience humaine.

 

Notre sœur Pi. a exprimé de magnifiques concepts dans une forme très concentrée comme elle l’a reconnu dans sa conclusion.

Étant du signe du Scorpion, Pi. connaît le conflit entre l’intelligence uranienne et celle qui provient du profond des âges et qui s’apparente à l’instinct. Ce dernier est à l'origine des impulsions qu'il arrive à notre sœur Pi. de manifester. Il faut découvrir d’où vient ce besoin impérieux déclenché par l’instinct et comment apparaît l’intelligence supérieure.

L’instinct conduit au conflit. Il ne faut pas craindre le conflit, même avec le Frère Instructeur, car c’est dans ce type de situation qu’il est possible de mesurer le degré de maîtrise de l’instinct.

Le Frère Instructeur saisit toutes les opportunités jusqu’à la limite de la rupture, là où la question du conflit peut être résolue, car il cherche à nous faire découvrir en nous-mêmes le chemin de la maîtrise et il partage notre joie quand un changement s’amorce en nous. Il ne s'ingénie pas pour autant à provoquer les frères et les sœurs car son exigence est dosée et les évènements de la vie sont parfois suffisants.

Si nous ne voulons pas exposer à la lumière, nos ressentis, nos incompréhensions, qui nous discréditeraient aux yeux des autres et en particulier du Frère Instructeur, le mensonge apparaît. C'est la tendance du vieil homme de penser : "Tu n’es pas meilleur que moi et comme tu as le pouvoir, tu vas me sanctionner si je t'exprime ce que je ressens". Mais le Frère Instructeur ne pense ni n'agit comme le vieil homme. Il ne peut pas se vexer lorsque nous exprimons nos émotions et notre ressenti à son égard. Il ne peut que féliciter celui qui dit sa vérité sans aucun jugement.

La relation que le Frère Instructeur met en place est purement verticale et par conséquent obéit à une logique supérieure et à un esprit scientifique. Pour lui, tout se déroule sereinement comme s'il jouait dans une pièce de théâtre. S'il manifeste de la colère, elle n’est qu’apparente et immédiatement après, le sourire peut apparaître. Une telle attitude, chez le vieil homme, pourrait être considérée comme du sadisme, de l’insensibilité, ou encore de la dureté.

Dans un conflit, Dieu aime autant chacun des protagonistes. Il regarde et attend que l’être humain transforme quelque chose en lui : notamment, les antagonismes du type "il est méchant, moi je suis bon", alimentés par l’orgueil et l’amour propre, ou encore la façon d'exprimer des arguments... De cette transformation découle la réconciliation. Et rien n'empêche de préparer celle-ci, même si le conflit doit durer des années. Mais ne perdons pas de vue que la réconciliation intervient vis-à-vis de nous-mêmes avant d'avoir lieu avec l’autre, car tout conflit est d'abord un conflit avec nous-mêmes. C’est à travers toutes les épreuves que les transformations doivent montrer leurs effets.

La méditation peut être l’occasion de comprendre comment le conflit, l’émotion, la colère, l’impression d’anéantissement peuvent apparaître. Méditer après une manifestation instinctive, telle que la colère, permet de mettre en place l’observateur. Trois éléments sont alors présents dans la méditation :

-       l’âme,

-       l'obscurité du bas : le vieil homme noir et obscur,

-       l’observateur neutre, qui ne doit pas être triste.

L’observation des pensées négatives qui remontent, les expose à la lumière de l’âme. Cette forme de méditation, que l'on peut qualifier de "confrontation", au cours de laquelle nous pouvons formuler "chère âme je te présente ma saleté", devrait être poursuivie aussi longtemps que le calme n'est pas rétabli. Il s'agit donc d'un autre type de méditation que la méditation d'alignement, qui vise lui à établir un contact avec l’âme.

Ne disons pas "l’âme viendra lorsque j’en serai digne". Ne disqualifions pas à l’avance notre méditation car nous aurons gâché une opportunité. La méditation est toujours légitime et c’est un exercice à part entière. Ne renonçons pas à une méditation de confrontation lorsque nous nous trouvons dans l’agitation, mais présentons le conflit à l’âme, au Christ, en lui laissant le soin de mettre en place le combat. En acceptant ce conflit, nous commençons à faire preuve de miséricorde. Ce n’est pas la perfection qui est recherchée mais la lumière de l’âme. Il ne faut pas confondre l’exigence de la perfection du signe du Lion avec la vérité qui apparaît dans la lumière de l’âme.

Le huitième Travail d’Hercule, correspondant au passage dans le signe du Scorpion, illustre le fait que le combat de l’homme contre l’Hydre à neuf têtes est vain et tend au contraire à la renforcer. En menant le combat contre le monstre, l’homme devient lui-même monstrueux. Ce n’est que lorsqu’Hercule met un genou à terre, symbole d’humilité, et présente le monstre au soleil, symbolisant la lumière de l’âme, que le monstre succombe.

Le Christ a dit : "Confiez moi votre croix, Je peux la porter." Le vieil homme ne peut pas résoudre la question du mal car le mal est tout ce qui veut se maintenir dans le futur et qui appartient au passé.

Il faut beaucoup de temps pour transformer le vieil homme et faire en sorte que l’âme puisse se l’approprier.

Il n’est pas question de détruire la personnalité dans le sens de la dépersonnalisation mise en place par les sectes. Ce qui est recherché, c'est la transformation de la personnalité pour qu'elle devienne l’âme ou pour permettre à l’âme de s’en servir.

Alors, il devient possible de dire : "Je suis un avec mes frères de groupe et tout ce que j’ai leur appartient." Ce que je suis appartient au groupe, qui appartient à la Hiérarchie.

 

L’énoncé du titre de la planche de notre sœur My., "La croix, expression de la vie verticale et de la vie horizontale de Service", a été l’occasion d’un commentaire sur l’accompagnement de personnes en fin de vie. Le mot "accompagnement" qui laisse penser que l’on "va avec" dans la verticalité ne paraît pas tout à fait adapté. Il s’agit plus d’une présence que d’un accompagnement. Cette présence ne développe pas la verticalité, mais plus sûrement une horizontalité dans laquelle la personnalité peut se valoriser ou "prendre".

Il est difficile de mener deux démarches parallèles et il faut faire ce qui nous paraît le mieux pour nous consacrer à la verticalité. Nous devons donc hiérarchiser nos choix sans confondre le Service et la solidarité. Serait-il imaginable que le Frère Instructeur puisse se disperser et anime un autre groupe ? De même, la mobilisation des énergies doit être hiérarchisée, y compris par rapport aux activités professionnelles. La dispersion ne nous conduira qu’à constater ce que nous n’avons pas pu faire et les démarches de solidarité ne peuvent pas remplacer la verticalité.

Notre sœur My. s’est ensuite exprimée sur la vie de Service symbolisée par les croix verticales et horizontales.

Quatre mots sont disposés sur la croix verticale : en haut, DIEU ; en bas, Matière ; à gauche, Méthode ; à droite Accomplissement.

Quatre autre mots sont disposés sur la croix horizontale : en haut à gauche, Unité ; en bas à droite, Compréhension ; en haut à droite, Bonne Volonté ; en bas à gauche, Expression.

La croix verticale est l’expression de la manifestation de la Divinité qui dans la Trinité – Esprit, Ame, Matière – synthétise la Vie.

La croix horizontale, conséquence de la croix verticale, synthétise le chemin de Service qui, conduisant à la Rédemption de la Forme, permettra aux fils de Dieu de se manifester comme expression de la Divinité.

Le véritable Service se caractérise par trois aspects :

-       l’individu dans le Service trouve sa juste place et sait y rester,

-       il est animé par un afflux irrésistible de la force spirituelle et non par une activité débordante sur le plan physique,

-       il découle de sa nature de divin fils de Dieu et non de l’effet factice de paroles et d’actions.

Le Service conduit à l’Illumination et lorsque ce but est atteint les Fils des Hommes peuvent travailler à élever les règnes sub-humains jusqu’au Ciel attirant ainsi le Ciel sur la terre.

Les aspirants au Service sont mis à l’épreuve par ceux qui les guident. Ils doivent y consacrer beaucoup de temps et d’énergie à un travail, sans attachement, et en considérant que le Service n’est pas autre chose que l’accomplissement de la Volonté Supérieure. C’est par la compréhension de la Loi de construction que l’aspirant deviendra un Serviteur Parfait, fait pour le travail de coopération au Plan de Dieu.

Indifférent aux reproches, à la perte de ses amis, parents ou enfants, à l’obscurité qui peut l’entourer, le Serviteur agit sans perdre de temps, dans le calme intérieur, au contact de ceux qui le conduisent, sans reproche de sa conscience pour que la lumière intérieure s’accroisse.

Il consacre sa personnalité au travail et, dans l’amour, oublieux de lui-même il cherche à devenir un pont entre le monde des formes et le monde de l’esprit.

L’entrée sur le sentier du Service est caractérisée par sept signes dont les effets permettent de prendre conscience de la présence spirituelle en soi. Cette prise de conscience est un événement intérieur extraordinaire qui produit des ressources nouvelles qui lui permettent de devenir le Sentier avant de pouvoir le fouler.

L’antahkarana représente symboliquement ce Sentier. Il est la "voie de retour", un fil de conscience et base de la continuité qu’il faut distinguer du sutratma qui est la base de l’immortalité.

Notre sœur My. a conclu en exprimant la satisfaction que lui apporte le travail au sein du groupe et en citant l’enseignement :

"Marchez avec force et silence le long de votre propre chemin et faites ce que vous demande votre âme. Ne laissez pas la voix la plus petite des proches et des êtres aimés vous détourner de votre progression sur le Sentier du Service. Vous appartenez maintenant au monde et non plus à une poignée de vos camarades".

 

De nombreux concepts ont été présentés dans cette planche.

Le Service résulte de la verticalité ; c’est une explosion qui suit la rencontre avec l’âme ou la monade.

Le symbole que nous avons choisi d'associer au Frère Instructeur est une longue ligne verticale partant du cercle qui représente la conscience de l'ashram, traversant la croix verticale et la croix horizontale, et plongeant au plus profond de la vie humaine, afin de préparer les masses à la réapparition du Christ et à l’extériorisation de la Hiérarchie.

Le vieil homme cherche à passer de solidarité en solidarité. Pour y échapper nous devons nous poser la question : "Est-ce que dans chaque action, dans chaque rencontre, nous aidons les personnes à s’élever ?" Mais il ne faut pas demander aux autres de nous prendre en charge en plus d’eux-mêmes. Chacun est responsable de l’évolution du groupe, à commencer par le Frère Instructeur.

Beaucoup doit être dit et écrit, alors que la Loi est si simple...

Ayant compris et appris les Lois, est-il concevable d’aller à leur encontre ?

Lorsque nous disons : "Je sais que tu as raison mais…", c’est à la fois reconnaître que le Frère Instructeur a raison et ne pas se comporter en conséquence. Nous entretenons un paradoxe puisque nous laissons entendre que nous avons compris sans pour autant modifier notre attitude.

Quand notre sœur Ir. dit qu’elle n’est pas à la hauteur pour Servir, c’est le vieil homme qui s’exprime. Elle ne se connaît pas encore et ne sait pas comment son âme s’articule avec sa personnalité. Ce qui importe c’est la dynamique énergétique que nous mettons en place. Ceux qui affirment : "Je ne suis pas un Saint." ne font aucun effort pour le devenir ; ceux qui disent "Pour l’instant je n’en suis pas là." justifient diverses dispersions. Quand nous nous disqualifions, nous offensons le Frère Instructeur car il nous situe plus haut que nous pouvons le faire nous-mêmes.

Il est bon d’être informé des concepts que nous ne pouvons encore comprendre afin de maintenir une tension verticale, qui permettra l’accroche de ces concepts, à un moment donné. Nous devons nous hisser pour atteindre un concept car il peut y avoir un vide momentané entre notre conscience et le concept présenté. Nous avons l’intelligence qui nous permet de saisir les indications données.

C’est la croix verticale qui permet d’édifier la croix horizontale et non l’inverse.

Les frères qui accompagnent des personnes en fin de vie n’essaient-ils pas de dépasser la peur de leur propre mort ? Ce faisant, allons-nous réellement confronter toutes nos peurs ? Le disciple est confronté à quelque chose d’essentiel qui lui permettra de ne plus avoir peur. Le Christ nous a dit : "laissez les morts enterrer les morts".

Le disciple qui a reconnu le cadre dans lequel il doit servir ne se dissipe plus. Il agit en fonction de la loi d’économie. Lorsque nos activités horizontales prennent le dessus, c’est parce que nous n’avons pas encore étoffé notre verticalité. Acceptons momentanément le vide afin que le Seigneur puisse entrer en nous. Permettons ce hiatus qui existe entre l’âme et nous-mêmes.

Le vide génère des angoisses que nous essayons de chasser en nous distrayant, en vivant à cent à l’heure, en ne nous posant jamais, comme la majorité des êtres humains qui passent le temps et meurent sans avoir cherché l’essentiel. Au bout du compte, nous faisons le constat que nous n’avons pas mis en place de verticalité.

Après une journée de travail, de confrontation avec le monde socio-professionnel, nous devrions méditer davantage que nous le faisons, car étant encore trop impressionnables, nous arrivons péniblement à atteindre un moment de paix. La méditation doit nous permettre de nous hisser au dessus du mental, qui veut tout résoudre, pour trouver le silence. En ne méditant pas suffisamment, nous ne pouvons nous détacher et nous nous attardons sur le chemin.

Utilisons notre liberté pour nous ascensionner. Tout ce que nous faisons doit être considéré comme un exercice facilitant l’alignement vertical. Faisons tous les jours un effort intensif vertical qui nous permettra d’avoir une horizontalité de valeur. Ne repartons pas en horizontalité parce que nous avons peur du vide. Sur les montagnes de l’initiation, il y alternance entre le noir et la lumière. Ne craignons pas d’avancer dans le noir.

Ayant choisi de venir dans ce groupe, nous ne pouvons demander au Frère Instructeur de nous ménager. Mais quand ce dernier nous interpelle, certains pensent à quitter le groupe pour fuir cette relation qui les remet en cause ou pour chercher une voie meilleure et plus facile. Ceux qui ont quitté le groupe sont-ils aujourd’hui plus heureux et sereins ?

Si ce qui est dit à l’Est nous paraît logique, comment faire pour affirmer le contraire ? Sans doute faut-il tourner le dos à la lumière tel l’enfant prodigue. Si nous ne pouvons comprendre ce que nous dit le Frère Instructeur, alors vivons-le. Bouddha disait : "Ne crois rien parce qu’on t’aura montré le témoignage écrit de quelque Sage ancien, ne crois rien sur l’autorité des Maîtres ou des Prêtres. Mais ce qui s’accordera avec ton expérience et après une étude approfondie satisfera ta raison et tendra vers ton bien cela tu pourras l’accepter comme vrai et y conformer ta vie."

 

Le groupe a poursuivi la lecture de la deuxième partie de Rayons et Initiations, Traité sur les sept Rayons, Volume V (pp. 419 à 430).

5. Le Sentier de Rayon

Du point de vue occulte, l’histoire de l’évolution de l’humanité est celle de la libération de l’esprit au moyen de formes se développant régulièrement. L’impact et l’impression spirituels correspondent au rapprochement de la substance et de l’esprit et sont liés à l’apparition cyclique des rayons. Chaque Seigneur de rayon révèle et manifeste certains aspects de la vie bien que leur intention ne soit pas reliée à l’humanité mais à des cycles cosmiques déterminés. Toutefois les initiés de sixième degré passant sur ce Sentier s’exercent à comprendre leur intention. De nombreuses âmes de premier rayon rejoignent ce Sentier car il est basé sur l’utilisation de la volonté qui se décline en : volonté de pouvoir, volonté d’aimer, volonté de savoir, plus quatre autres aspects de la volonté présents sur ce Sentier.

Des Maîtres de second rayon empruntent également le cinquième Sentier, ayant une approche différente des Maîtres de premier rayon :

1.     Ceux du premier rayon doivent faire disparaître leur "unité isolée" et étudier la valeur de la différenciation. S’en suivra le processus "d’identification multiple", expérience particulière sur ce Sentier.

2.     Ceux du deuxième rayon doivent faire disparaître leurs tendances magnétiques et attractives et apprendre le sens de "l’intention isolée ayant une multiplicité de buts".

L’entraînement donné aux Maîtres aboutit à une décision importante, qui va le placer dans un groupe de Vies, sur quelque planète sacrée ou dans quelque système solaire, qui sera une correspondance de Shamballa sur notre petite planète.

6. Le Sentier du Logos lui-même

L’étudiant doit se souvenir que le Logos solaire est aussi éloigné de notre Logos planétaire que celui-ci l’est du niveau atteint par un disciple accepté. Ils sont néanmoins liés par des objectifs semblables. Sanat Kumara peut être considéré comme un disciple personnel du Logos solaire.

Peu de choses peuvent être communiquées sur ce Sentier. Il est suivi par un nombre restreint de Maîtres qui, dans le passé, pouvaient y pénétrer via l’évolution des anges et des dévas. Aujourd’hui, le passage peut se faire sans passer par ce règne.

Les Maîtres sur ce Sentier parviennent à la Chambre du Conseil de quelque planète sacrée avant de rejoindre le groupe qui guide notre Logos solaire. Ils travaillent avec des principes méconnus sur notre terre et cependant dominants sur des systèmes planétaires plus évolués que le nôtre.

7. Le Sentier de l’Etat absolu de Fils

Ce Sentier aboutit à un triangle composé de trois lignes d’énergie. Sa nature est celle d’une porte ouverte proposant une occasion unique aux Maîtres qui se trouvent sur ce Sentier. Il relie notre système solaire à la constellation de la Grande Ourse. Le triangle est ainsi constitué par un courant d’énergie émanant de la Grande Ourse, d’un courant provenant de notre Logos solaire, la base étant composé des sept courants d’énergie issu de nos sept planètes sacrées.

Il produit une relation entre notre système, nos planètes et l’univers. Tous les grands Avatars pénètrent dans notre système par cette porte triangulaire.

 

Les sept Sentiers cosmiques sont le résultat de l’influx d’énergie extra-solaire. Ils s’éloignent dans la majorité des cas de notre système solaire.

L’évolution étonnamment rapide des êtres humains a imposé certains changements. Les Maîtres entrant sur l’un des Sentiers ont la révélation du but commun aux sept Sentiers. Ils prennent leur décision les yeux ouverts. Désormais, l’aspect volonté les caractérise, s’ajoutant à l’aspect amour et intelligence.

Le niveau mental de l’humanité s’étant accru, certaines révélations ont pu être divulguées plus tôt que prévu, notamment au sujet des constellations influentes et présentes sur le deuxième Sentier. Il y a donc :

Ce courant d’énergies équilibrées forme le deuxième Sentier.

Un passage tiré du Traité sur le Feu Cosmique ainsi qu’un tableau récapitulatif des sept Sentiers ont été ajoutés aux instructions précédemment données. L’étudiant ne doit pas consacrer trop de temps à étudier ces Sentiers qu’il suivra dans un avenir lointain. Mais il doit se souvenir que ce qu’il fait ici et maintenant déterminera la voie qu’il suivra.

Extrait du Traité sur le Feu Cosmique (pp. 1243 à 1266)

A un certain stade, les sept Sentiers deviennent les quatre par l’union suivante :

-       Les initiés du Sentier I luttent pour rejoindre le Sentier VI.

-       Les initiés du Sentier II se transmuent jusqu’au Sentier VII.

-       Les initiés du Sentier III, en perçant le voile, se trouvent sur le Sentier V.

Ceux qui passent par le quatrième Sentier (la majorité des hommes) atteignent le but mais n’ont pas acquis le plein développement du principe manasique. Au sein de notre Hiérarchie planétaire, les Seigneurs de Compassion sont plus nombreux que les Maîtres de Sagesse. Les premiers devront subir une stimulation manasique sur Sirius afin de devenir une "étincelle d’électricité mahatique".

Analyse de la Tension mondiale (écrit dans les années 1940)

Aujourd’hui, elle a atteint un point tel qu’elle va produire une autre crise mondiale, ou encore l’accélération de la vie spirituelle sur notre planète créant les conditions nécessaires au nouvel âge. Cette tension crée un problème pour le disciple à l’instruction en raison du grand nombre de mirages. La jeunesse et l’inexpérience politique du peuple Russe ont favorisé l’ancrage du mirage dans ce pays. Ils souffrent du mirage du pouvoir, de la planification, de l’idéal, du prestige et du totalitarisme. Ce dernier point mène fatalement à la révolte de l’esprit humain. La liberté sous-jacente à l’évolution est un attribut spirituel.

La Grande Bretagne est le pays le moins égoïste du fait de son expérience engendrant la maturité et la droiture de la pensée. Actuellement, la France est le pays le plus égoïste, suivi par les Etats-Unis, d’un point de vue matérialiste. L’égoïsme des Etats-Unis, lié à sa jeunesse, succombera à la souffrance. Quant à la France, vieille et expérimentée, elle n’a pas encore appris sa leçon. Les souffrances provoquées par les tensions et privations économiques lui apporteront peut-être la stabilité.

La destinée de l’humanité se trouve entre les mains de ces quatre pays, les Seigneurs du Karma travaillant à travers eux. Il résultera de la crise à venir une liberté nouvelle et un horizon spirituel plus large.

 

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