En début de séance, notre sœur Mi. A remplacé notre
sœur La. à la fonction de Frère de la Miséricorde. Puis notre nouveau Frère
de la Miséricorde a lu sa planche : "Ma désignation à la fonction de
Frère de la Miséricorde". Le terme générique Frère, utilisé
indépendamment du sexe, fait référence à la Fraternité des âmes.
Dans un premier temps, Mi. a pensé que le profil
d’autres sœurs plus jeunes qu’elle, serait plus adapté. Il lui semble que la
Miséricorde doit exprimer douceur, calme et bonté, et être "aimable" c’est à
dire aimée de Dieu. Son apparence sévère, qui ne lui paraît pas convenir à
la Miséricorde, évoque en elle la jeune maman de seize ans, honteuse et
rejetée par sa mère, qui s’est sentie coupée de DIEU. Aujourd’hui décidée à
"tuer le vieil homme", Mi. veut se tourner vers l’avenir tout en regardant
le passé sans complaisance mais sans souffrance ni émotion.
Dans un second temps, elle a pensé qu’elle était prête
à répondre à la demande du Frère Instructeur. Malgré ses difficultés avec le
rythme, la discipline, la concentration, Mi. s’ouvre peu à peu à la Beauté,
elle a l’impression d’entrevoir un peu de Lumière et éprouve de la Joie à
méditer, à lire et suivre l’Enseignement au sein du groupe. C’est en pensant
au Service sur le Chemin, à la rencontre des grands Êtres et de leur
Lumière, que Mi. a accepté de prendre la fonction de Frère de la
Miséricorde, d’un oui ferme et serein.
Enfin Mi. a évoqué un rêve dans lequel elle s’est vue
entre ses parents souriants. Heureuse et aimée, elle a pu dire "je peux
aimer". Pour conclure, elle a affirmé sa volonté de remplir cette fonction
avec amour compréhension et bienveillance.
Le Service s’appuie sur les facettes de l’âme qui ne se
manifestent pas obligatoirement en fonction de l’âge… C’est en rejetant le
vieil homme, toujours présent en nous, que nous pouvons accéder au Service
"avec un S majuscule".
Le Service a pour vocation d’élever l’humanité. Il doit
lui permettre de regarder vers Dieu. Servir c’est être au service du Divin.
Il ne faut pas confondre le Service avec la Solidarité qui n’est qu’un
devoir d’être humain, inspiré bien souvent par la pitié ou même l’espoir que
cette solidarité nous bénéficie en cas de besoin…
Notre sœur Cl. a exprimé l’impression de douceur
qu’elle trouve chez Mi. ainsi que l’aspect maternel et accueillant qu’elle
perçoit en elle.
Chacun marque à sa manière la fonction qui lui est
confiée et finit par devenir un "modèle" aux yeux des autres. Notre sœur La.
a ainsi pu représenter un modèle dans la fonction de Frère de la Miséricorde
qu’elle a remplie pendant trois ans. Mais le Frère Instructeur voit en
chacun des membres du groupe un "tableau en cours de finition". Chacun
d’entre nous est déjà l’avenir et il existe en nous des perfections
magnifiques. Nous travaillons pour parfaire en nous ce qui a été préparé
depuis longtemps par le LOGOS, qui nous a donné son étincelle.
Regardons ce qu’est notre frère dans le futur et non
pas son passé fait de souffrances, de rejets, de disqualifications,
d’anéantissements. Il y a dans le futur des joies immenses. Si parfois le
Frère Instructeur donne l’impression de solliciter plus fortement certains
d’entre nous c’est qu’il perçoit des opportunités pour nous préparer à
devenir ce que nous sommes. Il ne faut pas se focaliser sur le vieil homme
mais seulement sur le devenir de chaque être.
La fonction de Frère de la Miséricorde a toujours été
occupée par une sœur pour évoquer l’aspect maternel qui comprend et donne
confiance. La miséricorde est une force associée à l’Amour, ce n'est pas une
complicité avec la faiblesse humaine. La religion chrétienne reconnaît que
Dieu s’est fait homme en Christ et qu'Il exprimait ainsi sa miséricorde,
sans pour autant connaître la faiblesse de la chair. Ainsi la Miséricorde à
coté de la Rigueur nous conduit vers le Père.
Notre sœur Pi. a lu sa planche "Déduction et esprit
scientifique".
"La déduction est un exposé détaillé qui est la
conséquence d’un raisonnement et qui repose sur le principe d’identité et de
contradiction". C’est aussi une méthode.
L’esprit scientifique est la faculté de comprendre et
la rigueur de la science.
En citant H.P.B., Pi. a rappelé que par l’esprit
scientifique "le principe christique se manifestera sur terre (et…) que la
nature christique se révèlera être un fait de la nature".
Puis évoquant les caractéristiques de la Planète Uranus
qui sont celles de l’esprit scientifique, Pi. a évoqué la place de l’esprit
scientifique dans la vie du disciple. Produisant l’inversion la roue,
l’influence d’Uranus fait apparaître une conscience spirituelle à la place
de la conscience humaine.
Notre sœur Pi. a exprimé de magnifiques concepts dans
une forme très concentrée comme elle l’a reconnu dans sa conclusion.
Étant du signe du Scorpion, Pi. connaît le conflit
entre l’intelligence uranienne et celle qui provient du profond des âges et
qui s’apparente à l’instinct. Ce dernier est à l'origine des impulsions
qu'il arrive à notre sœur Pi. de manifester. Il faut découvrir d’où vient ce
besoin impérieux déclenché par l’instinct et comment apparaît l’intelligence
supérieure.
L’instinct conduit au conflit. Il ne faut pas craindre
le conflit, même avec le Frère Instructeur, car c’est dans ce type de
situation qu’il est possible de mesurer le degré de maîtrise de l’instinct.
Le Frère Instructeur saisit toutes les opportunités
jusqu’à la limite de la rupture, là où la question du conflit peut être
résolue, car il cherche à nous faire découvrir en nous-mêmes le chemin de la
maîtrise et il partage notre joie quand un changement s’amorce en nous. Il
ne s'ingénie pas pour autant à provoquer les frères et les sœurs car son
exigence est dosée et les évènements de la vie sont parfois suffisants.
Si nous ne voulons pas exposer à la lumière, nos
ressentis, nos incompréhensions, qui nous discréditeraient aux yeux des
autres et en particulier du Frère Instructeur, le mensonge apparaît. C'est
la tendance du vieil homme de penser : "Tu n’es pas meilleur que moi et
comme tu as le pouvoir, tu vas me sanctionner si je t'exprime ce que je
ressens". Mais le Frère Instructeur ne pense ni n'agit comme le vieil homme.
Il ne peut pas se vexer lorsque nous exprimons nos émotions et notre
ressenti à son égard. Il ne peut que féliciter celui qui dit sa vérité sans
aucun jugement.
La relation que le Frère Instructeur met en place est
purement verticale et par conséquent obéit à une logique supérieure et à un
esprit scientifique. Pour lui, tout se déroule sereinement comme s'il jouait
dans une pièce de théâtre. S'il manifeste de la colère, elle n’est
qu’apparente et immédiatement après, le sourire peut apparaître. Une telle
attitude, chez le vieil homme, pourrait être considérée comme du sadisme, de
l’insensibilité, ou encore de la dureté.
Dans un conflit, Dieu aime autant chacun des
protagonistes. Il regarde et attend que l’être humain transforme quelque
chose en lui : notamment, les antagonismes du type "il est méchant, moi je
suis bon", alimentés par l’orgueil et l’amour propre, ou encore la façon
d'exprimer des arguments... De cette transformation découle la
réconciliation. Et rien n'empêche de préparer celle-ci, même si le conflit
doit durer des années. Mais ne perdons pas de vue que la réconciliation
intervient vis-à-vis de nous-mêmes avant d'avoir lieu avec l’autre, car tout
conflit est d'abord un conflit avec nous-mêmes. C’est à travers toutes les
épreuves que les transformations doivent montrer leurs effets.
La méditation peut être l’occasion de comprendre
comment le conflit, l’émotion, la colère, l’impression d’anéantissement
peuvent apparaître. Méditer après une manifestation instinctive, telle que
la colère, permet de mettre en place l’observateur. Trois éléments sont
alors présents dans la méditation :
- l’âme,
- l'obscurité du bas : le vieil homme noir et
obscur,
- l’observateur neutre, qui ne doit pas être
triste.
L’observation des pensées négatives qui remontent, les
expose à la lumière de l’âme. Cette forme de méditation, que l'on peut
qualifier de "confrontation", au cours de laquelle nous pouvons formuler
"chère âme je te présente ma saleté", devrait être poursuivie aussi
longtemps que le calme n'est pas rétabli. Il s'agit donc d'un autre type de
méditation que la méditation d'alignement, qui vise lui à établir un contact
avec l’âme.
Ne disons pas "l’âme viendra lorsque j’en serai digne".
Ne disqualifions pas à l’avance notre méditation car nous aurons gâché une
opportunité. La méditation est toujours légitime et c’est un exercice à part
entière. Ne renonçons pas à une méditation de confrontation lorsque nous
nous trouvons dans l’agitation, mais présentons le conflit à l’âme, au
Christ, en lui laissant le soin de mettre en place le combat. En acceptant
ce conflit, nous commençons à faire preuve de miséricorde. Ce n’est pas la
perfection qui est recherchée mais la lumière de l’âme. Il ne faut pas
confondre l’exigence de la perfection du signe du Lion avec la vérité qui
apparaît dans la lumière de l’âme.
Le huitième Travail d’Hercule, correspondant au passage
dans le signe du Scorpion, illustre le fait que le combat de l’homme contre
l’Hydre à neuf têtes est vain et tend au contraire à la renforcer. En menant
le combat contre le monstre, l’homme devient lui-même monstrueux. Ce n’est
que lorsqu’Hercule met un genou à terre, symbole d’humilité, et présente le
monstre au soleil, symbolisant la lumière de l’âme, que le monstre succombe.
Le Christ a dit : "Confiez moi votre croix, Je peux la
porter." Le vieil homme ne peut pas résoudre la question du mal car le mal
est tout ce qui veut se maintenir dans le futur et qui appartient au passé.
Il faut beaucoup de temps pour transformer le vieil
homme et faire en sorte que l’âme puisse se l’approprier.
Il n’est pas question de détruire la personnalité dans
le sens de la dépersonnalisation mise en place par les sectes. Ce qui est
recherché, c'est la transformation de la personnalité pour qu'elle devienne
l’âme ou pour permettre à l’âme de s’en servir.
Alors, il devient possible de dire : "Je suis un avec
mes frères de groupe et tout ce que j’ai leur appartient." Ce que je suis
appartient au groupe, qui appartient à la Hiérarchie.
L’énoncé du titre de la planche de notre sœur My.,
"La croix, expression de la vie verticale et de la vie horizontale de
Service", a été l’occasion d’un commentaire sur l’accompagnement de
personnes en fin de vie. Le mot "accompagnement" qui laisse penser que l’on
"va avec" dans la verticalité ne paraît pas tout à fait adapté. Il s’agit
plus d’une présence que d’un accompagnement. Cette présence ne développe pas
la verticalité, mais plus sûrement une horizontalité dans laquelle la
personnalité peut se valoriser ou "prendre".
Il est difficile de mener deux démarches parallèles et
il faut faire ce qui nous paraît le mieux pour nous consacrer à la
verticalité. Nous devons donc hiérarchiser nos choix sans confondre le
Service et la solidarité. Serait-il imaginable que le Frère Instructeur
puisse se disperser et anime un autre groupe ? De même, la mobilisation des
énergies doit être hiérarchisée, y compris par rapport aux activités
professionnelles. La dispersion ne nous conduira qu’à constater ce que nous
n’avons pas pu faire et les démarches de solidarité ne peuvent pas remplacer
la verticalité.
Notre sœur My. s’est ensuite exprimée sur la vie de
Service symbolisée par les croix verticales et horizontales.
Quatre mots sont disposés sur la croix verticale : en
haut, DIEU ; en bas, Matière ; à gauche, Méthode ; à droite Accomplissement.
Quatre autre mots sont disposés sur la croix
horizontale : en haut à gauche, Unité ; en bas à droite, Compréhension ; en
haut à droite, Bonne Volonté ; en bas à gauche, Expression.
La croix verticale est l’expression de la manifestation
de la Divinité qui dans la Trinité – Esprit, Ame, Matière – synthétise la
Vie.
La croix horizontale, conséquence de la croix
verticale, synthétise le chemin de Service qui, conduisant à la Rédemption
de la Forme, permettra aux fils de Dieu de se manifester comme expression de
la Divinité.
Le véritable Service se caractérise par trois aspects :
- l’individu dans le Service trouve sa juste
place et sait y rester,
- il est animé par un afflux irrésistible de la
force spirituelle et non par une activité débordante sur le plan physique,
- il découle de sa nature de divin fils de Dieu
et non de l’effet factice de paroles et d’actions.
Le Service conduit à l’Illumination et lorsque ce but
est atteint les Fils des Hommes peuvent travailler à élever les règnes
sub-humains jusqu’au Ciel attirant ainsi le Ciel sur la terre.
Les aspirants au Service sont mis à l’épreuve par ceux
qui les guident. Ils doivent y consacrer beaucoup de temps et d’énergie à un
travail, sans attachement, et en considérant que le Service n’est pas autre
chose que l’accomplissement de la Volonté Supérieure. C’est par la
compréhension de la Loi de construction que l’aspirant deviendra un
Serviteur Parfait, fait pour le travail de coopération au Plan de Dieu.
Indifférent aux reproches, à la perte de ses amis,
parents ou enfants, à l’obscurité qui peut l’entourer, le Serviteur agit
sans perdre de temps, dans le calme intérieur, au contact de ceux qui le
conduisent, sans reproche de sa conscience pour que la lumière intérieure
s’accroisse.
Il consacre sa personnalité au travail et, dans
l’amour, oublieux de lui-même il cherche à devenir un pont entre le monde
des formes et le monde de l’esprit.
L’entrée sur le sentier du Service est caractérisée par
sept signes dont les effets permettent de prendre conscience de la présence
spirituelle en soi. Cette prise de conscience est un événement intérieur
extraordinaire qui produit des ressources nouvelles qui lui permettent de
devenir le Sentier avant de pouvoir le fouler.
L’antahkarana représente symboliquement ce Sentier. Il
est la "voie de retour", un fil de conscience et base de la continuité qu’il
faut distinguer du sutratma qui est la base de l’immortalité.
Notre sœur My. a conclu en exprimant la satisfaction
que lui apporte le travail au sein du groupe et en citant l’enseignement :
"Marchez avec force et silence le long de votre propre
chemin et faites ce que vous demande votre âme. Ne laissez pas la voix la
plus petite des proches et des êtres aimés vous détourner de votre
progression sur le Sentier du Service. Vous appartenez maintenant au monde
et non plus à une poignée de vos camarades".
De nombreux concepts ont été présentés dans cette
planche.
Le Service résulte de la verticalité ; c’est une
explosion qui suit la rencontre avec l’âme ou la monade.
Le symbole que nous avons choisi d'associer au Frère
Instructeur est une longue ligne verticale partant du cercle qui représente
la conscience de l'ashram, traversant la croix verticale et la croix
horizontale, et plongeant au plus profond de la vie humaine, afin de
préparer les masses à la réapparition du Christ et à l’extériorisation de la
Hiérarchie.
Le vieil homme cherche à passer de solidarité en
solidarité. Pour y échapper nous devons nous poser la question : "Est-ce que
dans chaque action, dans chaque rencontre, nous aidons les personnes à
s’élever ?" Mais il ne faut pas demander aux autres de nous prendre en
charge en plus d’eux-mêmes. Chacun est responsable de l’évolution du groupe,
à commencer par le Frère Instructeur.
Beaucoup doit être dit et écrit, alors que la Loi est
si simple...
Ayant compris et appris les Lois, est-il concevable
d’aller à leur encontre ?
Lorsque nous disons : "Je sais que tu as raison mais…",
c’est à la fois reconnaître que le Frère Instructeur a raison et ne pas se
comporter en conséquence. Nous entretenons un paradoxe puisque nous laissons
entendre que nous avons compris sans pour autant modifier notre attitude.
Quand notre sœur Ir. dit qu’elle n’est pas à la hauteur
pour Servir, c’est le vieil homme qui s’exprime. Elle ne se connaît pas
encore et ne sait pas comment son âme s’articule avec sa personnalité. Ce
qui importe c’est la dynamique énergétique que nous mettons en place. Ceux
qui affirment : "Je ne suis pas un Saint." ne font aucun effort pour le
devenir ; ceux qui disent "Pour l’instant je n’en suis pas là." justifient
diverses dispersions. Quand nous nous disqualifions, nous offensons le Frère
Instructeur car il nous situe plus haut que nous pouvons le faire
nous-mêmes.
Il est bon d’être informé des concepts que nous ne
pouvons encore comprendre afin de maintenir une tension verticale, qui
permettra l’accroche de ces concepts, à un moment donné. Nous devons nous
hisser pour atteindre un concept car il peut y avoir un vide momentané entre
notre conscience et le concept présenté. Nous avons l’intelligence qui nous
permet de saisir les indications données.
C’est la croix verticale qui permet d’édifier la croix
horizontale et non l’inverse.
Les frères qui accompagnent des personnes en fin de vie
n’essaient-ils pas de dépasser la peur de leur propre mort ? Ce faisant,
allons-nous réellement confronter toutes nos peurs ? Le disciple est
confronté à quelque chose d’essentiel qui lui permettra de ne plus avoir
peur. Le Christ nous a dit : "laissez les morts enterrer les morts".
Le disciple qui a reconnu le cadre dans lequel il doit
servir ne se dissipe plus. Il agit en fonction de la loi d’économie. Lorsque
nos activités horizontales prennent le dessus, c’est parce que nous n’avons
pas encore étoffé notre verticalité. Acceptons momentanément le vide afin
que le Seigneur puisse entrer en nous. Permettons ce hiatus qui existe entre
l’âme et nous-mêmes.
Le vide génère des angoisses que nous essayons de
chasser en nous distrayant, en vivant à cent à l’heure, en ne nous posant
jamais, comme la majorité des êtres humains qui passent le temps et meurent
sans avoir cherché l’essentiel. Au bout du compte, nous faisons le constat
que nous n’avons pas mis en place de verticalité.
Après une journée de travail, de confrontation avec le
monde socio-professionnel, nous devrions méditer davantage que nous le
faisons, car étant encore trop impressionnables, nous arrivons péniblement à
atteindre un moment de paix. La méditation doit nous permettre de nous
hisser au dessus du mental, qui veut tout résoudre, pour trouver le silence.
En ne méditant pas suffisamment, nous ne pouvons nous détacher et nous nous
attardons sur le chemin.
Utilisons notre liberté pour nous ascensionner. Tout ce
que nous faisons doit être considéré comme un exercice facilitant
l’alignement vertical. Faisons tous les jours un effort intensif vertical
qui nous permettra d’avoir une horizontalité de valeur. Ne repartons pas en
horizontalité parce que nous avons peur du vide. Sur les montagnes de
l’initiation, il y alternance entre le noir et la lumière. Ne craignons pas
d’avancer dans le noir.
Ayant choisi de venir dans ce groupe, nous ne pouvons
demander au Frère Instructeur de nous ménager. Mais quand ce dernier nous
interpelle, certains pensent à quitter le groupe pour fuir cette relation
qui les remet en cause ou pour chercher une voie meilleure et plus facile.
Ceux qui ont quitté le groupe sont-ils aujourd’hui plus heureux et sereins ?
Si ce qui est dit à l’Est nous paraît logique, comment
faire pour affirmer le contraire ? Sans doute faut-il tourner le dos à la
lumière tel l’enfant prodigue. Si nous ne pouvons comprendre ce que nous dit
le Frère Instructeur, alors vivons-le. Bouddha disait : "Ne crois rien parce
qu’on t’aura montré le témoignage écrit de quelque Sage ancien, ne crois
rien sur l’autorité des Maîtres ou des Prêtres. Mais ce qui s’accordera avec
ton expérience et après une étude approfondie satisfera ta raison et tendra
vers ton bien cela tu pourras l’accepter comme vrai et y conformer ta vie."
Le groupe a poursuivi la lecture de la deuxième partie
de Rayons et Initiations, Traité sur les sept Rayons, Volume V
(pp. 419 à 430).
5. Le Sentier de Rayon
Du point de vue occulte, l’histoire de l’évolution de
l’humanité est celle de la libération de l’esprit au moyen de formes se
développant régulièrement. L’impact et l’impression spirituels correspondent
au rapprochement de la substance et de l’esprit et sont liés à l’apparition
cyclique des rayons. Chaque Seigneur de rayon révèle et manifeste certains
aspects de la vie bien que leur intention ne soit pas reliée à l’humanité
mais à des cycles cosmiques déterminés. Toutefois les initiés de sixième
degré passant sur ce Sentier s’exercent à comprendre leur intention. De
nombreuses âmes de premier rayon rejoignent ce Sentier car il est basé sur
l’utilisation de la volonté qui se décline en : volonté de pouvoir, volonté
d’aimer, volonté de savoir, plus quatre autres aspects de la volonté
présents sur ce Sentier.
Des Maîtres de second rayon empruntent également le
cinquième Sentier, ayant une approche différente des Maîtres de premier
rayon :
1. Ceux du premier rayon doivent faire disparaître
leur "unité isolée" et étudier la valeur de la différenciation. S’en suivra
le processus "d’identification multiple", expérience particulière sur ce
Sentier.
2. Ceux du deuxième rayon doivent faire disparaître
leurs tendances magnétiques et attractives et apprendre le sens de
"l’intention isolée ayant une multiplicité de buts".
L’entraînement donné aux Maîtres aboutit à une décision
importante, qui va le placer dans un groupe de Vies, sur quelque planète
sacrée ou dans quelque système solaire, qui sera une correspondance de
Shamballa sur notre petite planète.
6. Le Sentier du Logos lui-même
L’étudiant doit se souvenir que le Logos solaire est
aussi éloigné de notre Logos planétaire que celui-ci l’est du niveau atteint
par un disciple accepté. Ils sont néanmoins liés par des objectifs
semblables. Sanat Kumara peut être considéré comme un disciple personnel du
Logos solaire.
Peu de choses peuvent être communiquées sur ce Sentier.
Il est suivi par un nombre restreint de Maîtres qui, dans le passé,
pouvaient y pénétrer via l’évolution des anges et des dévas. Aujourd’hui, le
passage peut se faire sans passer par ce règne.
Les Maîtres sur ce Sentier parviennent à la Chambre du
Conseil de quelque planète sacrée avant de rejoindre le groupe qui guide
notre Logos solaire. Ils travaillent avec des principes méconnus sur notre
terre et cependant dominants sur des systèmes planétaires plus évolués que
le nôtre.
7. Le Sentier de l’Etat absolu de Fils
Ce Sentier aboutit à un triangle composé de trois
lignes d’énergie. Sa nature est celle d’une porte ouverte proposant une
occasion unique aux Maîtres qui se trouvent sur ce Sentier. Il relie notre
système solaire à la constellation de la Grande Ourse. Le triangle est ainsi
constitué par un courant d’énergie émanant de la Grande Ourse, d’un courant
provenant de notre Logos solaire, la base étant composé des sept courants
d’énergie issu de nos sept planètes sacrées.
Il produit une relation entre notre système, nos
planètes et l’univers. Tous les grands Avatars pénètrent dans notre système
par cette porte triangulaire.
Les sept Sentiers cosmiques sont le résultat de
l’influx d’énergie extra-solaire. Ils s’éloignent dans la majorité des cas
de notre système solaire.
L’évolution étonnamment rapide des êtres humains a
imposé certains changements. Les Maîtres entrant sur l’un des Sentiers ont
la révélation du but commun aux sept Sentiers. Ils prennent leur décision
les yeux ouverts. Désormais, l’aspect volonté les caractérise, s’ajoutant à
l’aspect amour et intelligence.
Le niveau mental de l’humanité s’étant accru, certaines
révélations ont pu être divulguées plus tôt que prévu, notamment au sujet
des constellations influentes et présentes sur le deuxième Sentier. Il y a
donc :

Ce courant d’énergies équilibrées forme le deuxième
Sentier.
Un passage tiré du Traité sur le Feu Cosmique ainsi
qu’un tableau récapitulatif des sept Sentiers ont été ajoutés aux
instructions précédemment données. L’étudiant ne doit pas consacrer trop de
temps à étudier ces Sentiers qu’il suivra dans un avenir lointain. Mais il
doit se souvenir que ce qu’il fait ici et maintenant déterminera la voie
qu’il suivra.
Extrait du Traité sur le Feu Cosmique (pp. 1243 à
1266)
A un certain stade, les sept Sentiers deviennent les
quatre par l’union suivante :
- Les initiés du Sentier I luttent pour rejoindre
le Sentier VI.
- Les initiés du Sentier II se transmuent
jusqu’au Sentier VII.
- Les initiés du Sentier III, en perçant le
voile, se trouvent sur le Sentier V.
Ceux qui passent par le quatrième Sentier (la majorité
des hommes) atteignent le but mais n’ont pas acquis le plein développement
du principe manasique. Au sein de notre Hiérarchie planétaire, les Seigneurs
de Compassion sont plus nombreux que les Maîtres de Sagesse. Les premiers
devront subir une stimulation manasique sur Sirius afin de devenir une
"étincelle d’électricité mahatique".
Analyse de la Tension
mondiale (écrit dans les années 1940)
Aujourd’hui, elle a
atteint un point tel qu’elle va produire une autre crise mondiale, ou encore
l’accélération de la vie spirituelle sur notre planète créant les conditions
nécessaires au nouvel âge. Cette tension crée un problème pour le disciple à
l’instruction en raison du grand nombre de mirages. La jeunesse et
l’inexpérience politique du peuple Russe ont favorisé l’ancrage du mirage
dans ce pays. Ils souffrent du mirage du pouvoir, de la planification, de
l’idéal, du prestige et du totalitarisme. Ce dernier point mène fatalement à
la révolte de l’esprit humain. La liberté sous-jacente à l’évolution est un
attribut spirituel.
La Grande Bretagne est le
pays le moins égoïste du fait de son expérience engendrant la maturité et la
droiture de la pensée. Actuellement, la France est le pays le plus égoïste,
suivi par les Etats-Unis, d’un point de vue matérialiste. L’égoïsme des
Etats-Unis, lié à sa jeunesse, succombera à la souffrance. Quant à la
France, vieille et expérimentée, elle n’a pas encore appris sa leçon. Les
souffrances provoquées par les tensions et privations économiques lui
apporteront peut-être la stabilité.
La destinée de l’humanité
se trouve entre les mains de ces quatre pays, les Seigneurs du Karma
travaillant à travers eux. Il résultera de la crise à venir une liberté
nouvelle et un horizon spirituel plus large.