En début de rencontre, notre frère Th. a
lu sa planche : "J'ai peur donc je ne suis pas libre". Th. vit depuis
des années dans l'idée que la mort n'est rien, que ce qui est difficile à
endurer c'est la vie. Il pense très souvent à la mort comme un moyen de se
libérer des soucis et des imperfections de son existence. Il envisage le
fait de mourir comme son ultime liberté.
A 35 ans, Th. a vécu une crise
douloureuse en se rendant compte de ses échecs, de son incapacité à tenir
ses engagements, du mirage et de l'illusion dans lesquels il vivait. Mourir
apparaissait alors comme un entérinement de cet échec. Th. a vécu les sept
années qui ont suivi comme une phase de rédemption, de remise en confiance,
à ses yeux, aux yeux de la société et aux yeux de Do., son épouse à laquelle
il accorde une place démesurée dans sa vie.
Do. lui renvoie un sentiment de
culpabilité car elle supporte difficilement sa réalité fragile, immature et
instable. Leurs échanges se soldent souvent par un sentiment d'échec, un
enfermement, une bouderie réciproque. Dans ces moments, Th. a peur de perdre
définitivement la relation avec ce symbole maternel protecteur qu'il a
projeté de sa mère vers sa compagne et vers les femmes en général.
Th. passe des jours à se morfondre sur
sa souffrance, sur son manque au plan sensuel et affectif. Plus que de se
savoir aimé, Th. a besoin de se sentir aimé dans sa chair et se sent en
dépendance affective ce qui le fait culpabiliser. Il devient fortement
réactif lorsqu'il a le sentiment d'être rationné sur le plan affectif, ce
qui est pour lui le cas depuis plus de 12 ans. Seules certaines situations
de mise en danger du couple ont pu ébranler cette situation : devant le
risque de rupture, sa compagne a su témoigner de la tendresse et d'une
affection qui lui était nécessaires.
De son côté, pour préserver la relation
avec Do., Th. s'est construit un personnage qui s'efforce de montrer
constance et joie dans le travail professionnel et spirituel afin qu'elle
continue à l'aimer, à le supporter. Quand il est en crise dans sa relation
de couple, il constate avec amertume que la vie de ses propres enfants lui
semble secondaire par rapport à sa relation conjugale.
Le constat de sa peur et de son
incapacité à prendre des décisions libres et sereines lui est apparu il y a
peu de temps. Sa volonté d'en finir avec le monde profane n'est pas assez
affirmée et la joie du sentier supérieur n'est pas assez présente en lui.
Th. perçoit dans la phrase "aime et fais ce que tu veux" une clé qui lui
ouvrira la porte vers cette liberté qu'il recherche. A l'heure actuelle, il
vit une certaine austérité car ce n'est pas son Moi supérieur qui décide de
poursuivre le chemin, c'est sa mauvaise relation à l'autre qui y maintient
sa personnalité.
Th. vit depuis quelques mois un début de
déblocage de cette situation en apprenant à aimer et à servir dans l'oubli
de soi, l'innocuité et la parole juste. Il sait que sa liberté n'est pas
dans les branches de l'arbre, mais dans le tronc menant aux racines
supérieures. Il doit accéder au rang de Frère sur le Sentier, débarrassé de
toute peur et cherchant la Vérité.
Dans cette planche, notre frère Th.
s'est laissé allé à beaucoup de récriminations et d'apitoiement sur soi. La
planche de Th. est à l'image de son corps astral : très romancée et
exacerbée. Sa planche est un réquisitoire contre l'univers, un procès d'un
petit moi contre un autre petit moi, une plaidoirie pour vivre un peu de
sensualité, un peu d'ivresse émotionnelle… C'est le signe que Th. ne connaît
pas encore suffisamment toute la souffrance qui résulte de cela.
Th. est du signe des Poissons comme un
ancien frère de groupe qui avait exprimé son désir de se perdre dans les
eaux troubles de la sensualité. Avant de partir du groupe, il avait fait un
diagramme qui montrait ses vecteurs ascendants et descendants et avait donné
raison à ces derniers. Dans le signe des Poissons, il y a un poisson qui
veut aller au ciel et un autre qui se perd dans les eaux astrales.
Th. se dit malheureux dans sa relation
de couple car sa compagne ne montre pas suffisamment de tendresse et
d'affection. Peut-il trouver, au travers de cette souffrance, une
opportunité de grandir ? Ou prendra t-il cela comme prétexte pour divorcer ?
Une femme qui a dépassé la sensualité,
sait dispenser tendresse et amour. On ne voit pas souvent ces qualités chez
nos sœurs car elles ne reçoivent pas ce qu'elles attendent de l'autre. Dans
les couples, les attentes sont souvent croisées dès que la période amoureuse
est passée. Or les attentes vis-à-vis du non-soi sont une illusion.
Notre démarche spirituelle ne doit pas
susciter aridité, misanthropie et sécheresse. L'ascèse ne sert à rien si on
n'a pas l'amour. C'est sur ce point que certains opposent l'orient et
l'occident en avançant que le discours de foi occidental, basé sur le
message du Christ, parle d'un amour qui agit, qui est compassion envers son
prochain tandis que le discours de foi oriental est associé à l'ascèse et à
l'indifférence. Cette opposition est caricaturale et ne permet pas la
synthèse que doit faire le disciple.
Il faut que Th. s'octroie lui-même ce
qu'il attend de l'autre. S'il était lui-même en capacité d'exprimer
tendresse et amour, il ne serait plus dans une attente insatiable. La joie
et l'amour doivent naitre et grandir en nous-mêmes. On ne doit pas tout
attendre de nos parents, de nos proches mais nous prendre en charge.
Par le passé, on pensait que la dureté
était une excellente école et développait la vertu. Ceux qui n'ont pas reçu
de tendresse disent que c'est pour cette raison qu'ils ne peuvent pas aimer.
L'amour vient de l'âme et l'enfantement du Christ en soi se fait souvent
dans la douleur.
L'apôtre Paul disait "L’amour excuse
tout, il croit tout, il espère tout, il supporte tout" (1 corinthiens 13:7).
Ces paroles n'étaient pas le fait d'un artifice mental car, quand on est
dans l'amour, il n'y a pas de rattrapage mental, de tutelle intellectuelle,
de pseudo-sagesse. L'Amour est une force aimante. L'initié ne craint rien
car il a la force tranquille de celui qui aime et sait que le pire ennemi
sera vaincu par la force de l'amour.
Le Frère Instructeur a le regard de
celui qui observe une relation entre l'âme et la personnalité. Il sait que
l'aspirant va arriver à son but et que le vieil homme va disparaître. Si les
frères se découragent, le temps de la fusion avec l'âme s'éloignera et ils
perdront, par désespérance, ce qui est prédestiné.
Gardons la joie et l'espoir. Ne disons
pas à un entraineur qui nous fait faire un tour de piste supplémentaire que
l'on n'y arrivera pas.
A trop regarder sa misère, Th. va
attirer certains évènements révélateurs, une rupture avec le groupe car il
ne pourra pas continuer à venir dans ce groupe avec de telles pensées.
"L'acide spirituel", expression symbolique de la dynamique spirituelle, est
décapant pour la personnalité car il va jusque dans ses interstices pour
débusquer les mécanismes les plus cachés.
Invitée à s'exprimer, notre sœur Do.,
l'épouse de Th., ne nie pas ce qui a été dit sur elle dans la planche. Elle
pense cependant que, même si elle était telle que Th. le désire, il vivrait
toujours une instabilité, une tentation "d'aller voir ailleurs" pour trouver
plus de jouissance ou quelqu'un qui l'écoute et le plaint. Il y a quelques
années, lorsque Th. a eu une relation extraconjugale, elle avait reconnu que
son attitude l'y avait poussé. Si cela se produisait à nouveau, elle se
remettrait moins en question car elle sait aujourd'hui que ce papillonnage
fait partie intrinsèque de la personnalité de Th., indépendamment de son
attitude à elle.
Do. reconnaît que, lorsqu'elle sort de
sa grotte et observe ce qu'elle fait subir à ceux qui l'entourent, cela la
fait souffrir. Pourquoi souffrir ? Pourquoi se persécuter, se pénaliser
ainsi ? Do. a un problème de légitimité car elle a appris, il y a quelques
années, qu'elle n'était pas la fille de celui qu'elle croyait être son père.
Elle considère ainsi qu'elle n'a pas de place légitime auprès de son mari et
que si une autre femme le convoite, elle préfèrera s'en aller.
Les hommes désirent souvent des femmes à
la fois "saintes et courtisanes" : des saintes qui s'occupent de leurs
enfants et des courtisanes qui peuvent donner leur corps avec sensualité.
Faire coexister ces extrêmes n'est pas souhaitable car cela fait faire un
grand écart insoutenable. Il faut comprendre les mécanismes en jeu et
arrêter, au sein du couple, la guerre puérile qui fait dire : "puisque tu ne
m'as pas donné ce que je veux, je ne te donne pas ce que tu veux moi non
plus". Cette guerre mène inévitablement à la rupture.
La rupture avec Th. fait peur à Do. car
ce serait un échec ; cela signifierait que ni l'un ni l'autre n'a voulu
faire grandir l'enfant qui est en lui. L'idée qu'ils feraient souffrir leurs
enfants est très difficile à accepter pour Do.
Th. et Do. ont beaucoup de lumière pour
les aider à porter leur croix. Ils découvrent progressivement qu'on ne peut
trouver une réponse à travers l'autre mais en soi. L'analyse psychologique
de nos mécanismes nous permet d'établir des relations de causalités mais la
véritable réponse à nos problèmes vient de l'âme. Il faut se souvenir que
nous sommes seuls et pourtant pas seuls. Il existe des fraternités, comme
notre groupe, dans lesquelles des frères nous accompagnent vers le sommet de
la montagne.
Les mères ne veulent pas que leurs
enfants souffrent peut-être parce qu'elles ne veulent pas penser qu'elles
sont de mauvaises mères. C'est leur propre image qui leur fait mal car le
vieil homme souffre dès qu'il se voit imparfait.
Nos parents ont fait leur devoir, car la
loi exige une aide réciproque entre les générations, mais ils ne nous ont
pas toujours aimés véritablement. Les procédures en justice que certains
enfants mènent à l'encontre de leurs parents ou inversement, n'attirent pas
l'amour. De l'argent peut être obtenu en dédommagement d'un préjudice mais
la rupture est consommée. La loi est avant tout un produit de la société qui
cherche à se protéger, à ne pas payer, à ne pas assumer à la place des
parents.
La mise en place d'une solidarité entre
les générations n'est pas l'amour véritable. L'inconscient collectif
véhicule la notion de devoirs réciproques mais pas l'amour.
Notre démarche consiste en une
observation depuis un niveau de conscience qui ne se rabaisse pas au point
de s'identifier à ce qui est frustré, à ce qui souffre. Cette observation
n'est jamais triste car il ne s'agit pas d'une désolation sur la
personnalité.
Notre sœur My. s'est sentie interpellée
par la planche de Th. lorsqu'il a évoqué le fait d'être prisonnier d'une
mauvaise relation. My. vit à côté de son époux sans fouler le même chemin
que lui. Leurs chemins de vie ont en effet bifurqué depuis bien longtemps.
Il n'y a plus rien de constructif entre eux au quotidien et cela crée en
elle une frustration.
Ce qui importe aujourd'hui, c'est que My.
puisse se donner la possibilité de méditer, de lire… Elle a une immense
opportunité de se donner Dieu à elle-même, indépendamment de l'autre. Si
l'autre pouvait nous donner la vie éternelle, nous ne chercherions peut-être
pas Dieu.
Le Christ a dit : "Je suis la
résurrection et la vie. Celui qui croit en moi vivra, même s'il meurt ; et
celui qui vit et croit en moi ne mourra jamais." (Jean 11, 25-26). Il
pouvait dire cela car Dieu était en Lui. Pourquoi ne nous accorderions-nous
pas l'amour divin qui est en nous ?
Garder l'équilibre, c'est maintenir une
tension entre le haut et le bas, c'est refuser de laisser descendre notre
niveau vibratoire. Notre vie doit être un rythme maintenu, soutenu. Si nous
glissons dans un état émotionnel inadéquat, c'est que nous n'avons pas fait
ce qu'il fallait pour maintenir l'équilibre à un certain niveau.
L'expérience nous apprend comment
maintenir la vibration à un niveau élevé. La dynamique spirituelle nous met
à l'épreuve et nous montre ce que nous n'avons pas maitrisé. Nous accédons à
l'initiation, à un niveau vibratoire stabilisé lorsque nous avons tout
assimilé de manière irréversible. L'initié peut alors demander à être
éprouvé sans crainte. Jésus avait dit "détruisez ce temple et en trois
jours, je le relèverai." (Jean 2, 18-21).
L'initié ne met pas en place un paraître
poli et bien éduqué ou des stratégies mentales pour bien se comporter.
Un adulte est un adolescent qui s'est
policé alors que de nombreuses pulsions sont encore présentes en lui. Dès
que l'on provoque le vieil homme en lui, il redevient vindicatif.
Avons-nous atteint une pseudo-maîtrise
ou une véritable maîtrise ? Toutes les pseudo-maîtrises de l'égo sont des
mensonges. Le Frère Instructeur nous teste à ce sujet, ainsi que les
évènements qui se présentent à nous.
Au sein de ce groupe, nous cherchons
d'autres valeurs que celles recherchées par la plupart des gens. C'est
pourquoi, la société ne peut ni nous comprendre, ni nous encourager dans
cette démarche. Seul un initié pourrait nous dire que ce que nous faisons
est bien.
L'intelligence qu'il nous faut
développer doit servir à vaincre le vieil homme. Cessons de nous plaindre de
l'autre et soyons libres. Méfions-nous de notre égo qui, par malignité,
ment. Il n'a ni la culture ni la philosophie de l'âme. C'est notre âme qui
transfigure la personnalité.
Notre sœur Si. a lu sa planche :
"Réflexion sur le conflit et l'isolement".
Le premier conflit dont Si. se souvienne
remonte à sa petite enfance où elle tentait de se dégager des sangles que sa
mère avaient attachées dans son lit pour l'immobiliser. Pour cela, elle
déploya toute son énergie mais en vain.
Depuis, à chaque nouveau conflit, Si.
engage toutes ses ressources. Elle mène ce combat seule contre les autres
car elle a grandi avec le postulat selon lequel toute relation est un enfer
puisque les autres ne l'aiment pas et qu'elle ne peut s'aimer.
A son arrivée dans le groupe, Si.
pensait trouver un peu de paix et de bonheur. Mais le masque qui lui
permettait de survivre est tombé rapidement. Dans toutes ses relations, et
plus particulièrement dans le groupe, Si. se vit à l'écart des échanges et
sollicitations de tous ordres. Elle se sent réduite à un isolement forcé et
s'interroge sur le sens de cette incarnation. Pourtant, la foi subsiste dans
ce désert. Si. réalise suite à une mauvaise interprétation des propos du
Frère Instructeur que son isolement peut la freiner sur la voie de la
compréhension spirituelle avec ses frères de groupe. Depuis, elle se débat
entre sa personnalité qui se réveille et l'exigence de son âme.
Si. prend conscience que cette situation
résulte d'un mécanisme ancien entretenu par sa personnalité qui ne peut s'en
défaire. L'adversité qu'elle a déployée ne trouve-t-elle pas son origine
dans une vision déformée de la réalité et un sentiment d'impuissance ? Sa
recherche de la vérité lui permet de voir le bout du tunnel. Si. réalise
qu'elle doit se laisser guider avec confiance dans la découverte de la
Hiérarchie et de la Fraternité et que chaque mouvement de sa conscience doit
devenir un acte d'amour.
Si. pourra comprendre dans une autre vie
ou sur un autre plan ce que signifiait sa surdité et comment cela lui a
permis de dépasser certains mécanismes. Dans notre relation fraternelle,
nous ne pouvons être dans la pitié car cette émotion appartient au vieil
homme.
Le conflit survient lorsque nous avons
reçu un coup que nous n'avions pas vu venir. Nous interprétons alors le rôle
joué par l'autre. Le conflit est-il grave ou bien est-ce notre
interprétation de la situation qui le colore ? Attention à notre mental qui
interprète aisément.
Certains frères et sœurs, Si., Pi., Th.
disent parfois : vous ne pouvez pas comprendre. N'oublions pas que nous
vivons une fraternité qui nous permet d'être en empathie avec nos frères.
Notre imaginaire est puissant et se représente l'autre comme voulant nous
faire du mal. Mais les autres souffrent aussi.
Ceux qui font du mal apparemment sans
raison sont d'anciennes victimes qui deviennent à leur tour des bourreaux.
Nous devons apprendre à pardonner. C'est une étape nécessaire qui nous
conduira à la libération car, en pardonnant complètement, nous nous
détacherons du bourreau. Dans le pardon, il n'y a plus de stratégie mais une
pleine compréhension. Quand nous pardonnons, nous créons une réciprocité qui
permet à l'autre de nous pardonner. Il s'en dégage une grande douceur. Il
devient alors possible d'apaiser la violence de l'autre car il a perçu en
nous un changement.
Prière pour mon frère ennemi
Seigneur,
Je te prie
Pour mon ennemi.
Celui qui m’a déclaré son rejet comme
celui qui demeure secret.
Celui qui ne connaît pas mon histoire.
Celui qui n’aime pas ma race, ma nation,
mon groupe, ma famille.
Celui qui n’approuve pas ma prière.
Celui qui croit que je ne l’aime pas.
Celui qui ignore mes intentions.
Celui qui n’approuve pas mes pensées.
Celui qui n’approuve pas mes sentiments.
Celui qui n’approuve pas mes gestes.
Celui qui n’approuve pas mes activités.
Celui qui croit que je suis méchant.
Celui qui croit que je suis dangereux.
Celui qui croit que je suis mauvais.
Celui qui croit que je suis de mauvaise
foi.
Celui qui croit que je suis malin.
Celui qui croit que je suis traître.
Celui qui croit que je lui veux du mal.
Celui qui croit que je ne l’aime pas.
Celui qui croit que je suis insensible.
Celui qui a peur de moi.
Celui qui croit que je suis supérieur.
Celui qui croit que je manque de
simplicité.
Celui qui croit que je suis intolérant.
Celui qui croit que je le méprise.
Celui qui croit que je suis
inintelligent.
Celui qui croit que je suis dans
l’erreur.
Celui qui croit que je suis sans
culture.
Celui qui croit que je manque de
noblesse.
Celui qui me voit laid.
Celui qui me voit trop beau.
Seul le temps rendra les Etres parfaits,
Et nous serons unis dans une même Vision
du Parfait.
Celle qui apporte la Paix,
Car toutes les divisions disparaissent.
Car tu es le Seul Intérêt.
Ne nous considérons pas comme parfaits
parce que nous pouvons pardonner. Nous sommes en chemin et nous observons le
regard que nous posons les uns sur les autres. Nous pouvons dire certaines
choses à ceux qui sont prêts à les entendre. Dans notre travail, il ne peut
y avoir de revanche quelconque du vieil homme mais seulement une immense
miséricorde qui vient de notre âme car nous sommes associés à tous les êtres
dans le temps et dans l'espace.
Notre sœur Ma. a évoqué sa tendance à
donner à l'autre le pouvoir de la détruire. Ces derniers mois, cette
tendance s'est amplifiée. Elle réalise aussi que la volonté d'anéantissement
de l'autre est à la hauteur de ses peurs. Ma. a éprouvé des pulsions
destructrices envers la personne qu'a fréquentée son compagnon. Ces
instincts se révèlent dans notre faiblesse. Que Ma. apprenne à bien se
connaître et fasse des choix car elle ne peut tout garder.
Le groupe a poursuivi la lecture de la
deuxième partie de Rayons et Initiations, Traité sur les sept
Rayons, Volume V (pp. 413 à 419) par l'étude du 4ème Sentier.
Actuellement, l'intelligence de
l'humanité permet aux hommes de fouler tous les Sentiers dès lors qu'ils
reçoivent l'entraînement nécessaire. Ce fait a entraîné une réorganisation
des Plans de Shamballa. Les Maîtres de cinquième degré se trouvent devant
des choix à faire en relation avec la sixième initiation et ses décisions.
Ces changements, source de joie pour la Hiérarchie et les Membres de la
Chambre du Conseil de Shamballa, témoignent de la réussite de Sanat Kumara
et des progrès faits au niveau de la conscience humaine.
4. Le Sentier vers Sirius.
Notre vie planétaire est reliée au
Soleil Sirius. Il est pour notre Logos solaire ce que la Monade est pour
l'homme spirituel. Bien que notre planète ne soit pas encore une planète
sacrée, il existe une relation très ancienne entre Sanat Kumara et le
Seigneur de Sirius. Ce lien mystérieux est partiellement dévoilée lors d'une
initiation des plus élevées et permet aux initiés de découvrir les
conséquences de cette relation :
1. La majorité des hommes libérés
choisissent la voie vers Sirius.
2. Cette relation intervient entre
La Hiérarchie et Sirius. L'énergie évoquée pénètre dans la Hiérarchie via le
Cœur du Soleil, créant le triangle d'énergie suivant :
|
|
Sirius
* |
|
|
La Hiérarchie * |
|
* Le Cœur du Soleil |
3. L'initié distingue au fur et à
mesure de son évolution deux courants d'énergie pénétrant notre vie
planétaire :
a. Un courant qui provient du plan
mental cosmique et du point focal qui serait la correspondance du lotus
égoïque pour Sanat Kumara, se centrant à Shamballa. C'est la Vie, dispersée
dans toutes les formes existantes de la planète.
b. Un courant venant de Sirius qui
pénètre dans la Hiérarchie en apportant le principe de buddhi, présent au
cœur de tout atome.
Le principe de vie suit la ligne
1.3.5.7, tandis que le flux bouddhique suit la ligne 2.4.6.
4. Sirius gouverne tout le travail
de la Grande Loge Blanche, les ashrams étant soumis à son influx cyclique.
5. Avant la venue du Christ,
l'influence de Sirius n'était pas reconnue. C'est vers ce haut lieu qu'Il se
dirigera finalement.
6. Ces points n'indiquent aucune
divergence de vue entre Shamballa et la Hiérarchie.
La Vie qui se manifeste via Sirius, en
tant qu'expression vitale, est libre de façon illimitée. Le principe de
liberté, énergie dynamique, pénètre la substance d'une façon unique. Il est
un des attributs de la divinité qui permettra à l'esprit de se libérer de
l'influence de la substance.
Sanat Kumara, grâce au principe de
libération, réside sur terre en se tenant à l'écart de tout contact, hormis
avec Ceux qui se sont libérés du plan physique cosmique. Ce principe permet
à l'initié d'atteindre l'état "d'unité isolée". Il encourage la "culture de
la liberté". Il sous-tend tout progrès. Cette influence provenant de Sirius
n'a pas de nom. Les lois de Synthèse, d'Attraction et d'Economie n'en sont
que des aspects. La loi de Liberté impose au Seigneur du Monde certaines
restrictions qui l'ont fait connaître sous le nom du "Grand Sacrifice".
L'humanité est soumise à la loi
d'économie alors que la loi d'Attraction affecte le travail de la
Hiérarchie. De nombreux initiés réagissent à l'impact de la loi de Synthèse.
Ultérieurement, en chemin vers l'un des sept Sentiers, les Maîtres
travailleront avec la loi de Liberté. Cette loi mystérieuse gouvernant la
Vie sur Sirius est ce que la loi d'Economie est à notre planète c'est-à-dire
l'aspect le plus bas gouvernant l'existence.
En vertu du principe d'analogie, de même
que la loi d'Economie inclut beaucoup de lois subsidiaires, il en est ainsi
pour la loi de Liberté.
A l'origine, la maçonnerie fut organisée
sous l'impulsion de Sirius. Sa "Loge Bleue" est reliée aux trois groupes
majeurs de Vies sur Sirius qui reçoivent Ceux qui choisissent le 4ème
Sentier. Les Vies les moins développées de Sirius sont toutes des initiés de
haut degré.
Les francs-maçons doivent maintenant
réaliser certains changements. La coloration juive ou chrétienne est
dépassée et doit cesser. Elle constitue un obstacle à l'expression de
l'intention maçonnique et doit être modifiée tout en gardant le symbolisme
maçonnique intact. La nouvelle structure devra aussi disparaître une fois
son rôle rempli. La transformation cyclique se poursuit jusqu'à ce que
l'humanité se trouvant sur le Sentier vers Sirius y subisse le processus
initiatique.