Bulletin no 240 du 04/02/2006
 

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PSYCHOLOGIE PHILOSOPHIE SPIRITUALITE

  Ne crois rien parce qu'on t'aura montré le témoignage écrit de quelque Sage ancien,
Ne crois rien sur l'autorité des Maîtres ou des Prêtres.

Mais ce qui s'accordera avec ton expérience et après une étude approfondie satisfera ta raison et tendra vers ton bien cela tu pourras l'accepter comme vrai et y conformer ta vie.

SIDDHARTA GAUTAMA (BOUDDHA)

 

Bulletin no 240

Séance du 04/02/2006

En début de rencontre, le groupe a travaillé sur un problème de mathématiques qui avait été soumis à la réflexion des frères lors d'une précédente séance. Il s'agissait de trouver, dans un triangle ABC quelconque, l'emplacement d'un point O tel que la somme des distances OA + OB + OC soit la plus petite. L'indice qui avait été donné pour résoudre ce problème était : "le plus court chemin entre deux points est la ligne droite".

Comment procéder devant un tel problème ? Tâtonner ou chercher la loi ? D'une manière générale, tant que nous n'avons pas compris la loi de relation, évalué la qualité des phénomènes observés, nous sommes en conflit intérieur. Pour bien étudier un problème, il faut être un observateur détaché.

Est-il possible de réaliser une construction permettant de mettre bout à bout trois segments de longueur OA, OB, OC ? Partons d'un point O choisi au hasard et traçons le segment [OC]. Traçons le point D tel que OA = AD = OD. Le triangle OAD est donc équilatéral et l'angle OAD est de 60°. De même, traçons le point E tel que triangle AEB soit également équilatéral. On peut vérifier qu'alors OB = DE. Ainsi, la ligne brisée CODE est constituée de trois segments ayant pour longueur OC, OA et OB. La ligne droite étant le plus court chemin pour aller d'un point à un autre, la longueur du segment [CE] est égale à la plus petite valeur de OA + OB + OC. Ainsi, le point O optimal (matérialisé en O') se situe sur la droite (CE). De même, nous pourrions montrer qu'il se trouve aussi sur les lignes (AF) et (BG).

 

 Ce problème présente des similitudes avec le triangle de Napoléon auquel le groupe s'était intéressé il y a quelque temps. Le point O serait-il le point d'intersection des trois cercles circonscrits aux triangles équilatéraux AEB, BFC, CGA ?

Ce problème présente aussi des analogies avec la recherche du plus court chemin entre deux points situés sur deux faces opposées d'un cube. Il faudrait "ouvrir" le cube et mettre ses faces à plat pour tracer une ligne droite entre les deux points. La ligne obtenue en refermant le cube serait une ligne brisée.

Nous devons rendre tout cela évident, c'est-à-dire faire en sorte de franchir de petites étapes de compréhension jusqu'au moment de la révélation où tout devient clair. Chacun a des paliers de compréhension qui lui sont propres. Si nous ne tenons pas compte de notre labyrinthe mental, nous ne nous donnons pas les moyens de comprendre.

Que veut dire comprendre ? Par exemple, si nous disons 2 + 2 = 4, comprenons-nous vraiment ce que nous disons ou bien vérifions-nous simplement cette égalité qui est devenue une évidence culturelle, conventionnelle ? Au cours de nos cycles d'apprentissage, nous avons beaucoup mémorisé par souci d'économie, pour ne pas vérifier les résultats à chaque fois.

Quand nous cherchons une solution à un problème, nous tâtonnons pendant longtemps. Après avoir abouti à une solution, nous présentons aux autres un chemin bien plus simple que celui que nous avons parcouru nous-mêmes.

La réponse à un problème qui surgit en nous vient-elle du passé (de la mémoire du corps causal) ? Est-ce de la télépathie avec le plan astral ou le plan mental ? Est-ce une intuition provenant des archives des plans supérieurs ? Dans tous les cas, il nous faut toujours vérifier que l'information reçue est valide. En mathématiques, une solution doit être explorée jusqu'au bout afin de la valider complètement. Le mathématicien anglais Andrew Wiles qui a démontré le théorème de Fermat (conjecture indémontrée depuis le XVIIème siècle) a dû s'y reprendre à deux fois car sa première démonstration présentait une erreur que ses collègues mathématiciens ont décelée.

Toute information doit toujours être validée pour être acceptée. En matière de spiritualité, il est plus difficile de présenter ses conclusions à autrui. C'est une vérification personnelle qu'il faut faire.

Bien qu'il y ait des informations archivées au niveau astral (il existe notamment des fiches sur chaque individu que certains ont la tâche de gérer lorsqu'ils ne sont plus en incarnation), ce plan n'est pas un plan de connaissance parfaite. Ce qui le distingue de notre plan terrestre, c'est sa substance malléable qui offre une grande facilité pour visualiser, ajuster et construire des formes selon notre imagination. C'est la raison pour laquelle on dit que le plan astral est une illusion et que pour une grande part, il est le reflet du plan physique et de la civilisation terrestre.

Découvrons les lois de l'univers pour ne pas reproduire les mêmes erreurs dans nos vies. Pourquoi nos connaissances dans certains domaines ne pourraient-elles pas être étendues à tous les domaines de notre vie ? Par exemple, la loi de relation, le concept de symétrie, abordés en mathématiques, peuvent être transposés dans la relation affective.

La réactivité correspond à des réflexes de personnalité. L'initié a dépassé depuis longtemps ces réflexes et sait transformer tout ce qui lui parvient de l'extérieur. Il n'est ni réactif, ni blindé. Il n'est plus dans des relations symétriques ou amplificatrices. Il sait transformer les coups reçus en amour ; il sait tendre l'autre joue.

C'est en apprenant à créer un vortex sur le plan astral que nous nous protégerons de ses effets. La rotation des centres énergétiques d'un initié est cohérente et puissante.

Notre sœur Mo. qui vit un conflit avec son patron a du mal à confronter la situation. Elle imagine quelque chose de particulier et c'est cette construction mentale, pseudo-représentation de l'autre, qui lui fait peur. Elle projette sur lui un aspect destructeur et cela la paralyse. C'est un mécanisme complètement puéril et très éloigné de la réalité. Nous entrons bien plus souvent en relation avec la représentation que nous nous faisons de l'autre qu'avec l'autre lui-même.

Pourquoi avoir peur de quelqu'un qui s'imagine son propre monde, qui nous imagine différent de ce que nous sommes ? Il faut purifier nos pensées négatives, nous entraîner à ne pas critiquer, c'est-à-dire à calmer nos réactivités. Pour cela, il faut nous confronter à nos mécanismes les plus ancrés.

Avoir une marge de liberté revient à nous détacher de la médisance ou de la calomnie d'autrui. Bien souvent, notre réaction est liée au fait que ce que l'autre nous renvoie rejoint l'image négative que nous avons de nous-mêmes.

Quel que soit notre signe astrologique, il nous faut résoudre le conflit. Nous devons faire le tour du zodiaque car il n'est pas possible de systématiser les apprentissages de l'incarnation dans un seul signe. Chaque fois que nous repassons dans un signe, nous y revenons avec d'autres ressources que celles que nous avions la première fois. C'est comme si nous avions laissé de côté un problème pour le reprendre plus tard avec plus de recul et de sagesse. L'expérience offerte dans chaque signe n'est pas radicalement différente de celle vécue dans les autres signes mais chacune est la manifestation d'amplifications extrêmes d'un certain type. Ces expériences nous incitent à trouver des réponses qui nous aident à en découvrir de nouvelles dans d'autres signes.

Au cours des douze travaux, Hercule ne résout pas parfaitement les problèmes qui lui sont posés dans chaque signe. S'il y était parvenu dans un seul signe, il aurait tout résolu.

Notre sœur Mo. n'a pas le choix, elle doit résoudre ce conflit qui l'oppose à son employeur. Elle s'interroge sur sa capacité à demeurer sereine alors que l'autre suscite toujours le conflit. Son intelligence, engluée dans l'affectif, lui fait poser des actes erronés.

Lorsque nous nous savons immortels, des épreuves comme le licenciement et le chômage ne nous perturbent plus. Dans nos relations avec notre entourage, ne craignons-nous pas d'être rejetés par papa ou maman ? Ce rejet nous renvoie à la peur de la mort. Nous revenons souvent à des symboles initiaux et nous restons marqués tout au long de notre vie par la relation entre le sein de notre mère et notre confort de nourrisson. Le sentiment de colère commence à se mettre en place lorsque notre mère ne s'occupe pas de nous dès nos premiers pleurs. La première émotion que nous éprouvons est sans doute la peur de manquer et de mourir. Cela crée une exigence envers notre mère que nous appelons à grands cris.

Si notre objectif est la recherche de la vérité, soyons dans une exigence qui exclut tout compromis et n'ayons pas peur de la rupture. Il vaut mieux avoir des ennemis déclarés plutôt que de fréquenter des gens "tièdes" qui se disent nos amis. Il n'est pas possible de s'engager à moitié sur le sentier.

Dans tout procès, nous avons tendance à considérer deux parties : les "bons" et les "méchants". Mais ce n'est pas aussi simple. Dès que nous acceptons une première compromission, il est déjà trop tard pour reculer. Si nous n'avions pas peur de la mort, nous ne ferions pas tant de compromis. Même, quand nous n'acceptons pas un compromis, demandons-nous si c'est au nom de l'orgueil ou en vertu d'une qualité de disciple. Défendons-nous notre justice ou la justice ?

Sommes-nous en éveil tous les jours ? Si oui, nous pourrons mourir sans regret et en toute conscience. Sinon, le jour où nous mourrons, nous serons encore dans notre bulle affective, dépendants des autres.

Cherchons chaque jour la pensée la plus élevée, sortons de nos routines quotidiennes et de la répétition des actes sans conscience. Changeons nos habitudes cristallisées qui se sont installées car nous nous sommes endormis tout doucement. L'analyse nous met un peu plus en éveil car, dans cette dynamique, nous commençons à penser en termes de vie et d'éternité. Est-ce que nous continuons à chercher les concepts les plus élevés en dehors de toute formation académique ? L'intelligence sans l'amour ne nous permet pas d'avancer.

Si nous ne pouvons ou ne voulons pas analyser nos relations, alors il nous reste le conflit. Le disciple n'a pas peur du conflit et des ruptures que cela peut occasionner avec son entourage. Il continue à aimer l'autre. Avant d'être à l'extérieur, le conflit est déjà en nous. C'est ce qui nous conduit tôt ou tard à rechercher les plus hautes facultés de l'âme afin d'arriver à la Paix profonde. Nous nous représentons les autres d'une certaine façon et nous nous comportons avec eux en fonction de cette représentation symbolique par peur du conflit. Comment transformer tout ce qui vient de l'extérieur ? Comment rendre le bien à la place du mal ? Nous ne pouvons envisager la résurrection de Jésus dans le but d'assouvir un désir de vengeance. Si nous utilisons le moindre pouvoir pour nous venger c'est que nous ne sommes pas mûrs pour la troisième initiation. Nous serons prêts à franchir cette étape lorsque nous n'aurons plus le réflexe du mal. Au niveau psychanalytique, tous les blindages doivent être débusqués car tout doit être compris.

Lorsque Pilate dit à Jésus "J'ai le pouvoir de vie et de mort sur toi", Jésus lui répondit : "Tu n'as pas d'autres pouvoirs que ceux que mon Père t'as donné."

Quelle liberté devons-nous trouver ? La liberté est associée à la joie. Chercher Dieu dans un autre groupe de référence est une illusion car aux mêmes causes se produiront les mêmes effets. Pourquoi les êtres humains seraient-ils différents ailleurs ? Certains prennent la décision de travailler seul, de couper les relations avec leur groupe ou leur conjoint car ils ne veulent pas être confrontés à leur problématique. Le groupe, c'est l'extension du couple. Lors d'un divorce, nous pouvons toujours accuser l'autre mais en réalité c'est un échec pour les deux. Dans un couple nous avons le temps d'être éprouvé. Divorcer c'est se quitter soi-même, c'est dire non. Celui qui dit non n'est pas bien avec lui-même et perturbe toutes ses relations. La ligne droite représente le plus court chemin.

 

Le groupe a poursuivi la lecture de la deuxième partie de Rayons et Initiations, Traité sur les sept Rayons, Volume V (pp. 401 à 413) portant sur l'étude des Sept Sentiers.

2. Le Sentier du Travail magnétique

Les Maîtres qui choisissent ce Sentier travaillent avec Fohat c'est-à-dire l'énergie de notre système solaire différenciée en sept types majeurs d'énergie. Le Maître doit travailler avec l'énergie astrale. De nombreux Maîtres de cinquième rayon empruntent cette voie.

Cette énergie astrale est dépourvue des aspects habituels associés au plan astral tels que le mirage, l'illusion et les phénomènes trompeurs. Ces caractéristiques ont toutes été créées par l'humanité au cours des âges et posent problème aux aspirants pour trois raisons essentielles : la force du mirage que créent les êtres humains égocentriques, la force des disciples combattant ce mirage et l'afflux de pure énergie astrale solaire. Ces perturbations aboutirent à un point de crise considérable lors de la première guerre mondiale qui amena les Maîtres à travailler sur le deuxième Sentier afin de déverser la pure énergie astrale, révélation d'amour pur.

Ces trois types d'énergie astrale sont reliés et forment un triangle pour le Maître qui les manie, facilitant la distribution de l'afflux d'énergie d'amour pur au sein de la Hiérarchie et de l'humanité.

Le Maître qui choisit ce Sentier est conduit dans le Cœur du Soleil puis sur le plan mental cosmique après avoir fait une pause temporaire sur le plan astral cosmique. Cela ne se fait pas d'une manière progressive et ordonnée mais car tous les plans s'interpénètrent.

La méthode de travail du Maître sur ce Sentier est résumée dans le tableau suivant et donne des indications sur sa tâche qui repose sur "la réception, puis l'orientation, engendrant le rejet de l'impact, là où l'agent de rejet l'avait prévu".

Unité isolée

Position du Maître

Point focal positif

Attitude mentale

Son conforme à la loi d'Attraction

Moyen employé

Précipitation

Vision de l'intention

Passage par le Triangle

Projection subséquente

Travail de Direction selon la loi de Distribution

Orientation vers le but

Le Maître doit également retirer les phases du mirage qui n'ont plus d'impact sur l'humanité. Grâce à sa puissance magnétique, Il les absorbe de manière occulte puis la substance purifiée est attirée sur le plan astral cosmique. Ce processus constant établit le fait que la loi d'Attraction, la loi de Travail Magnétique et la loi cosmique de Synthèse sont les aspects d'une même loi qui n'a, jusqu'ici, pas de nom.

Les Maîtres travaillant sur ce Sentier et ayant atteint un point d'équilibre sont en contact avec des grandes Vies travaillant à la périphérie de la constellation de la Balance. Cela permet aux influx d'énergies provenant de la Balance d'entrer dans notre vie planétaire par le Cœur du Soleil.

Tous ces Sentiers sont des Sentiers de Retour. L'Ancien Commentaire dit à ce sujet : "La porte qui s'ouvrait vers l'intérieur, s'ouvre maintenant vers l'extérieur et permet la sortie de Ceux qui en ont la clé, du fait qu'Ils sont entrés par cette porte il y a une éternité."

Un entraînement intensif est donné à tous les Maîtres dans le but de manipuler avec maîtrise les énergies extra-planétaires circonscrites au niveau du cercle infranchissable solaire.

Sur le deuxième Sentier, le Maître apprend à maîtriser les énergies systémiques, certaines énergies de la Balance et de l'une des étoiles de la Grande Ourse. Plus tard, Il travaillera consciemment sur le plan mental cosmique, reliant les énergies de la Grande Ourse avec celle des Pléiades et leur double relation avec le système solaire.

3. Le Sentier d'Entraînement pour devenir Logoï planétaires

Les Maîtres qui suivent ce Sentier sont peu nombreux et rejoignent les diverses écoles d'entraînement présentes dans certains schémas planétaires. Un petit groupe restera sous la direction de Sanat Kumara pour étudier notre entreprise planétaire particulière. Ils reçoivent alors une instruction des membres de la Chambre du Conseil de Shamballa qu'ils iront compléter sur Vénus après avoir réussi certains tests. Ils rejoindront finalement le plan mental cosmique.

Deux éléments sont à prendre en compte :

Premièrement, les Maîtres travaillent au sein du système solaire avec l'aspect âme, produisant l'enregistrement instantané de ses réactions au sein d'une vie planétaire particulière. C'est la conscience du tout qui les intéresse et non les états de conscience individuels. Les processus supérieurs d'identification indiquant un état élevé d'évolution retiennent leur attention. La construction planétaire, systémique et cosmique de l'antahkarana constitue le but de leur entraînement. Il s'agit de construire des "ponts arc-en-ciel" de planète en planète, de système en système et de plan en plan sur les niveaux cosmiques. Les Maîtres développent la capacité à transmettre le dessein systémique à la Chambre du Conseil de Shamballa. Ils sont en relation avec le groupe des Nirmanakayas qui travaillent à la construction de l'antahkarana reliant la Hiérarchie à Shamballa et l'humanité à la Hiérarchie. En temps utile et en tant que Logoï planétaires, Ils s'occuperont d'enregistrer le Dessein et la Volonté exprimée de quelque logos solaire.

Deuxièmement, les Maîtres sur ce Sentier deviennent les Créateurs de toutes formes de vie planétaire, ayant développé en eux une synthèse parfaite des deux énergies atma-buddhi.

Les Bouddhas d'Activité sont actifs de la même manière, étant la synthèse de l'intelligence active, de l'amour actif et de la volonté active. Les Maîtres qui ont choisi ce troisième Sentier parviendront à l'état de Bouddhas d'Activité et serviront dans quelque schéma planétaire avant de gouverner leur propre corps de manifestation.

L'entraînement des Maîtres sur ce Sentier se résume à l'étude de la science de l'Impression. Il est très long, bien que l'homme spirituel désincarné n'ait pas conscience du temps car ce dernier est l'enregistrement par le cerveau des contacts avec le monde phénoménal. Il n'y a que des cycles d'activité et de non-activité sur les plans intérieurs.

La Monade est reliée aux trois mondes de l'expression dense par la stimulation dynamique des Maîtres œuvrant sur le troisième Sentier. Leur entraînement est spécialement ardu et circonscrit les Maîtres dans les limites du cercle infranchissable de leur corps de manifestation, par un acte de sacrifice.

Certains changements ont conduit la Hiérarchie à communiquer plus d'informations sur les Sentiers :

a.     Le développement considérable de la conscience humaine durant la période des deux conflits mondiaux.

b.     La décision de l'extériorisation de la Hiérarchie hâtée grâce au progrès de l'humanité.

La préparation de cette manifestation sur le plan physique a entraîné certains problèmes du point de vue hiérarchique, et notamment le problème du passage de l'initié du sixième degré sur les Sentiers cosmiques. Certaines informations données dans les Traités peuvent paraître contradictoires aux yeux de l'étudiant en raison :

1.     De la décision "d'ouvrir", à Ceux qui sont prêts, des initiations plus élevées que la cinquième. Ce fait place la Hiérarchie devant un réel problème.

2.     Du fait de considérer la sixième initiation (et non la cinquième) comme l'initiation de la Décision. L'emploi de l'aspect volonté dans le processus de développement de l'initié crée un problème hiérarchique car le premier rayon est une énergie des plus puissantes ; il est le moyen par lequel le dessein de la création sera révélé ; il représente la force permettant à la Hiérarchie de présenter le Plan dans les trois mondes ; il insuffle le dynamisme nécessaire aux Maîtres qui s'engagent sur le Sentier de l'Evolution Supérieure.

L'influence de cette énergie sur l'humanité bouleversa le cours de son évolution spirituelle. Il fallut ainsi limiter l'admission des initiés aux sept Sentiers, car seul un certain nombre est nécessaire, en rendant les règles d'admission plus strictes. Ce n'est pas la première fois que la Hiérarchie modifie ses décisions car elle ne sait pas à l'avance la direction que peut prendre l'humanité. Aux temps de l'Atlantide, des changements furent aussi réalisés afin de fermer la porte d'entrée dans le règne humain pour le règne animal. A cette époque, la Hiérarchie ne pouvait entraîner plus d'aspirants au vu de sa constitution.

Aujourd'hui, les grands chefs des sept Sentiers ont transmis au Manu, au Christ et au Mahachohan l'ordre d'exiger d'avantage des initiés en faisant de la sixième initiation celle de la Décision et de leur présenter un plus large éventail de choix. Ainsi, neuf choix leur seront proposés.

Tous ces changements sont dus au progrès de Sanat Kumara lui-même. Tout ce que nous connaissons est interdépendant et le développement de la Vie se répercute sur tous les aspects de Sa manifestation. Cela s'applique dans la vie de l'aspirant qui, par la prise de contact avec son âme, provoque des changements étonnants dans sa personnalité.

Des questions se dégagent suite à cette lecture :

Qui est présent à Shamballa ? Il paraît correct de dire que les Maîtres cheminant sur le troisième Sentier sont des membres de Shamballa.

Est-ce que les Maîtres passent la septième initiation (et celles qui suivent) sur le Sentier qu'ils ont choisi ? Les initiations planétaires finales demeurent. Elles peuvent être considérées comme des initiations solaires dans le sens où elles permettent d'accéder aux plans astral et mental cosmique.

 

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