En début de rencontre, le groupe a travaillé sur un
problème de mathématiques qui avait été soumis à la réflexion des frères
lors d'une précédente séance. Il s'agissait de trouver, dans un triangle ABC
quelconque, l'emplacement d'un point O tel que la somme des distances OA +
OB + OC soit la plus petite. L'indice qui avait été donné pour résoudre ce
problème était : "le plus court chemin entre deux points est la ligne
droite".
Comment procéder devant un tel problème ? Tâtonner ou
chercher la loi ? D'une manière générale, tant que nous n'avons pas compris
la loi de relation, évalué la qualité des phénomènes observés, nous sommes
en conflit intérieur. Pour bien étudier un problème, il faut être un
observateur détaché.
Est-il possible de réaliser une construction permettant
de mettre bout à bout trois segments de longueur OA, OB, OC ? Partons d'un
point O choisi au hasard et traçons le segment [OC]. Traçons le point D tel
que OA = AD = OD. Le triangle OAD est donc équilatéral et l'angle OAD est de
60°. De même, traçons le point E tel que triangle AEB soit également
équilatéral. On peut vérifier qu'alors OB = DE. Ainsi, la ligne brisée CODE
est constituée de trois segments ayant pour longueur OC, OA et OB. La ligne
droite étant le plus court chemin pour aller d'un point à un autre, la
longueur du segment [CE] est égale à la plus petite valeur de OA + OB + OC.
Ainsi, le point O optimal (matérialisé en O') se situe sur la droite (CE).
De même, nous pourrions montrer qu'il se trouve aussi sur les lignes
(AF) et (BG).

Ce problème présente des similitudes avec le triangle
de Napoléon auquel le groupe s'était intéressé il y a quelque temps. Le
point O serait-il le point d'intersection des trois cercles circonscrits aux
triangles équilatéraux AEB, BFC, CGA ?
Ce problème présente aussi des analogies avec la
recherche du plus court chemin entre deux points situés sur deux faces
opposées d'un cube. Il faudrait "ouvrir" le cube et mettre ses faces à plat
pour tracer une ligne droite entre les deux points. La ligne obtenue en
refermant le cube serait une ligne brisée.
Nous devons rendre tout cela évident, c'est-à-dire
faire en sorte de franchir de petites étapes de compréhension jusqu'au
moment de la révélation où tout devient clair. Chacun a des paliers de
compréhension qui lui sont propres. Si nous ne tenons pas compte de notre
labyrinthe mental, nous ne nous donnons pas les moyens de comprendre.
Que veut dire comprendre ? Par exemple, si nous disons
2 + 2 = 4, comprenons-nous vraiment ce que nous disons ou bien
vérifions-nous simplement cette égalité qui est devenue une évidence
culturelle, conventionnelle ? Au cours de nos cycles d'apprentissage, nous
avons beaucoup mémorisé par souci d'économie, pour ne pas vérifier les
résultats à chaque fois.
Quand nous cherchons une solution à un problème, nous
tâtonnons pendant longtemps. Après avoir abouti à une solution, nous
présentons aux autres un chemin bien plus simple que celui que nous avons
parcouru nous-mêmes.
La réponse à un problème qui surgit en nous vient-elle
du passé (de la mémoire du corps causal) ? Est-ce de la télépathie avec le
plan astral ou le plan mental ? Est-ce une intuition provenant des archives
des plans supérieurs ? Dans tous les cas, il nous faut toujours vérifier que
l'information reçue est valide. En mathématiques, une solution doit être
explorée jusqu'au bout afin de la valider complètement. Le mathématicien
anglais Andrew Wiles qui a démontré le théorème de Fermat (conjecture
indémontrée depuis le XVIIème siècle) a dû s'y reprendre à deux
fois car sa première démonstration présentait une erreur que ses collègues
mathématiciens ont décelée.
Toute information doit toujours être validée pour être
acceptée. En matière de spiritualité, il est plus difficile de présenter ses
conclusions à autrui. C'est une vérification personnelle qu'il faut faire.
Bien qu'il y ait des informations archivées au niveau
astral (il existe notamment des fiches sur chaque individu que certains ont
la tâche de gérer lorsqu'ils ne sont plus en incarnation), ce plan n'est pas
un plan de connaissance parfaite. Ce qui le distingue de notre plan
terrestre, c'est sa substance malléable qui offre une grande facilité pour
visualiser, ajuster et construire des formes selon notre imagination. C'est
la raison pour laquelle on dit que le plan astral est une illusion et que
pour une grande part, il est le reflet du plan physique et de la
civilisation terrestre.
Découvrons les lois de l'univers pour ne pas reproduire
les mêmes erreurs dans nos vies. Pourquoi nos connaissances dans certains
domaines ne pourraient-elles pas être étendues à tous les domaines de notre
vie ? Par exemple, la loi de relation, le concept de symétrie, abordés en
mathématiques, peuvent être transposés dans la relation affective.
La réactivité correspond à des réflexes de
personnalité. L'initié a dépassé depuis longtemps ces réflexes et sait
transformer tout ce qui lui parvient de l'extérieur. Il n'est ni réactif, ni
blindé. Il n'est plus dans des relations symétriques ou amplificatrices. Il
sait transformer les coups reçus en amour ; il sait tendre l'autre joue.
C'est en apprenant à créer un vortex sur le plan astral
que nous nous protégerons de ses effets. La rotation des centres
énergétiques d'un initié est cohérente et puissante.
Notre sœur Mo. qui vit un conflit avec son patron a du
mal à confronter la situation. Elle imagine quelque chose de particulier et
c'est cette construction mentale, pseudo-représentation de l'autre, qui lui
fait peur. Elle projette sur lui un aspect destructeur et cela la paralyse.
C'est un mécanisme complètement puéril et très éloigné de la réalité. Nous
entrons bien plus souvent en relation avec la représentation que nous nous
faisons de l'autre qu'avec l'autre lui-même.
Pourquoi avoir peur de quelqu'un qui s'imagine son
propre monde, qui nous imagine différent de ce que nous sommes ? Il faut
purifier nos pensées négatives, nous entraîner à ne pas critiquer,
c'est-à-dire à calmer nos réactivités. Pour cela, il faut nous confronter à
nos mécanismes les plus ancrés.
Avoir une marge de liberté revient à nous détacher de
la médisance ou de la calomnie d'autrui. Bien souvent, notre réaction est
liée au fait que ce que l'autre nous renvoie rejoint l'image négative que
nous avons de nous-mêmes.
Quel que soit notre signe astrologique, il nous faut
résoudre le conflit. Nous devons faire le tour du zodiaque car il n'est pas
possible de systématiser les apprentissages de l'incarnation dans un seul
signe. Chaque fois que nous repassons dans un signe, nous y revenons avec
d'autres ressources que celles que nous avions la première fois. C'est comme
si nous avions laissé de côté un problème pour le reprendre plus tard avec
plus de recul et de sagesse. L'expérience offerte dans chaque signe n'est
pas radicalement différente de celle vécue dans les autres signes mais
chacune est la manifestation d'amplifications extrêmes d'un certain type.
Ces expériences nous incitent à trouver des réponses qui nous aident à en
découvrir de nouvelles dans d'autres signes.
Au cours des douze travaux, Hercule ne résout pas
parfaitement les problèmes qui lui sont posés dans chaque signe. S'il y
était parvenu dans un seul signe, il aurait tout résolu.
Notre sœur Mo. n'a pas le choix, elle doit résoudre ce
conflit qui l'oppose à son employeur. Elle s'interroge sur sa capacité à
demeurer sereine alors que l'autre suscite toujours le conflit. Son
intelligence, engluée dans l'affectif, lui fait poser des actes erronés.
Lorsque nous nous savons immortels, des épreuves comme
le licenciement et le chômage ne nous perturbent plus. Dans nos relations
avec notre entourage, ne craignons-nous pas d'être rejetés par papa ou
maman ? Ce rejet nous renvoie à la peur de la mort. Nous revenons souvent à
des symboles initiaux et nous restons marqués tout au long de notre vie par
la relation entre le sein de notre mère et notre confort de nourrisson. Le
sentiment de colère commence à se mettre en place lorsque notre mère ne
s'occupe pas de nous dès nos premiers pleurs. La première émotion que nous
éprouvons est sans doute la peur de manquer et de mourir. Cela crée une
exigence envers notre mère que nous appelons à grands cris.
Si notre objectif est la recherche de la vérité, soyons
dans une exigence qui exclut tout compromis et n'ayons pas peur de la
rupture. Il vaut mieux avoir des ennemis déclarés plutôt que de fréquenter
des gens "tièdes" qui se disent nos amis. Il n'est pas possible de s'engager
à moitié sur le sentier.
Dans tout procès, nous avons tendance à considérer deux
parties : les "bons" et les "méchants". Mais ce n'est pas aussi simple. Dès
que nous acceptons une première compromission, il est déjà trop tard pour
reculer. Si nous n'avions pas peur de la mort, nous ne ferions pas tant de
compromis. Même, quand nous n'acceptons pas un compromis, demandons-nous si
c'est au nom de l'orgueil ou en vertu d'une qualité de disciple.
Défendons-nous notre justice ou la justice ?
Sommes-nous en éveil tous les jours ? Si oui, nous
pourrons mourir sans regret et en toute conscience. Sinon, le jour où nous
mourrons, nous serons encore dans notre bulle affective, dépendants des
autres.
Cherchons chaque jour la pensée la plus élevée, sortons
de nos routines quotidiennes et de la répétition des actes sans conscience.
Changeons nos habitudes cristallisées qui se sont installées car nous nous
sommes endormis tout doucement. L'analyse nous met un peu plus en éveil car,
dans cette dynamique, nous commençons à penser en termes de vie et
d'éternité. Est-ce que nous continuons à chercher les concepts les plus
élevés en dehors de toute formation académique ? L'intelligence sans l'amour
ne nous permet pas d'avancer.
Si nous ne pouvons ou ne voulons pas analyser nos
relations, alors il nous reste le conflit. Le disciple n'a pas peur du
conflit et des ruptures que cela peut occasionner avec son entourage. Il
continue à aimer l'autre. Avant d'être à l'extérieur, le conflit est déjà en
nous. C'est ce qui nous conduit tôt ou tard à rechercher les plus hautes
facultés de l'âme afin d'arriver à la Paix profonde. Nous nous représentons
les autres d'une certaine façon et nous nous comportons avec eux en fonction
de cette représentation symbolique par peur du conflit. Comment transformer
tout ce qui vient de l'extérieur ? Comment rendre le bien à la place du
mal ? Nous ne pouvons envisager la résurrection de Jésus dans le but
d'assouvir un désir de vengeance. Si nous utilisons le moindre pouvoir pour
nous venger c'est que nous ne sommes pas mûrs pour la troisième initiation.
Nous serons prêts à franchir cette étape lorsque nous n'aurons plus le
réflexe du mal. Au niveau psychanalytique, tous les blindages doivent être
débusqués car tout doit être compris.
Lorsque Pilate dit à Jésus "J'ai le pouvoir de vie et
de mort sur toi", Jésus lui répondit : "Tu n'as pas d'autres pouvoirs que
ceux que mon Père t'as donné."
Quelle liberté devons-nous trouver ? La liberté est
associée à la joie. Chercher Dieu dans un autre groupe de référence est une
illusion car aux mêmes causes se produiront les mêmes effets. Pourquoi les
êtres humains seraient-ils différents ailleurs ? Certains prennent la
décision de travailler seul, de couper les relations avec leur groupe ou
leur conjoint car ils ne veulent pas être confrontés à leur problématique.
Le groupe, c'est l'extension du couple. Lors d'un divorce, nous pouvons
toujours accuser l'autre mais en réalité c'est un échec pour les deux. Dans
un couple nous avons le temps d'être éprouvé. Divorcer c'est se quitter
soi-même, c'est dire non. Celui qui dit non n'est pas bien avec lui-même et
perturbe toutes ses relations. La ligne droite représente le plus court
chemin.
Le groupe a poursuivi la lecture de la deuxième partie
de Rayons et Initiations, Traité sur les sept Rayons, Volume V
(pp. 401 à 413) portant sur l'étude des Sept Sentiers.
2. Le Sentier du Travail magnétique
Les Maîtres qui choisissent ce Sentier travaillent avec
Fohat c'est-à-dire l'énergie de notre système solaire différenciée en sept
types majeurs d'énergie. Le Maître doit travailler avec l'énergie astrale.
De nombreux Maîtres de cinquième rayon empruntent cette voie.
Cette énergie astrale est dépourvue des aspects
habituels associés au plan astral tels que le mirage, l'illusion et les
phénomènes trompeurs. Ces caractéristiques ont toutes été créées par
l'humanité au cours des âges et posent problème aux aspirants pour trois
raisons essentielles : la force du mirage que créent les êtres humains
égocentriques, la force des disciples combattant ce mirage et l'afflux de
pure énergie astrale solaire. Ces perturbations aboutirent à un point de
crise considérable lors de la première guerre mondiale qui amena les Maîtres
à travailler sur le deuxième Sentier afin de déverser la pure énergie
astrale, révélation d'amour pur.
Ces trois types d'énergie astrale sont reliés et
forment un triangle pour le Maître qui les manie, facilitant la distribution
de l'afflux d'énergie d'amour pur au sein de la Hiérarchie et de l'humanité.
Le Maître qui choisit ce Sentier est conduit dans le
Cœur du Soleil puis sur le plan mental cosmique après avoir fait une pause
temporaire sur le plan astral cosmique. Cela ne se fait pas d'une manière
progressive et ordonnée mais car tous les plans s'interpénètrent.
La méthode de travail du Maître sur ce Sentier est
résumée dans le tableau suivant et donne des indications sur sa tâche qui
repose sur "la réception, puis l'orientation, engendrant le rejet de
l'impact, là où l'agent de rejet l'avait prévu".
|
Unité isolée |
Position du Maître |
|
Point focal positif |
Attitude mentale |
|
Son conforme à la
loi d'Attraction |
Moyen employé |
|
Précipitation |
Vision de
l'intention |
|
Passage par le
Triangle |
Projection
subséquente |
|
Travail de
Direction selon la loi de Distribution |
Orientation vers le
but |
Le Maître doit également retirer les phases du mirage
qui n'ont plus d'impact sur l'humanité. Grâce à sa puissance magnétique, Il
les absorbe de manière occulte puis la substance purifiée est attirée sur le
plan astral cosmique. Ce processus constant établit le fait que la loi
d'Attraction, la loi de Travail Magnétique et la loi cosmique de Synthèse
sont les aspects d'une même loi qui n'a, jusqu'ici, pas de nom.
Les Maîtres travaillant sur ce Sentier et ayant atteint
un point d'équilibre sont en contact avec des grandes Vies travaillant à la
périphérie de la constellation de la Balance. Cela permet aux influx
d'énergies provenant de la Balance d'entrer dans notre vie planétaire par le
Cœur du Soleil.
Tous ces Sentiers sont des Sentiers de Retour. L'Ancien
Commentaire dit à ce sujet : "La porte qui s'ouvrait vers l'intérieur,
s'ouvre maintenant vers l'extérieur et permet la sortie de Ceux qui en ont
la clé, du fait qu'Ils sont entrés par cette porte il y a une éternité."
Un entraînement intensif est donné à tous les Maîtres
dans le but de manipuler avec maîtrise les énergies extra-planétaires
circonscrites au niveau du cercle infranchissable solaire.
Sur le deuxième Sentier, le Maître apprend à maîtriser
les énergies systémiques, certaines énergies de la Balance et de l'une des
étoiles de la Grande Ourse. Plus tard, Il travaillera consciemment sur le
plan mental cosmique, reliant les énergies de la Grande Ourse avec celle des
Pléiades et leur double relation avec le système solaire.
3. Le Sentier d'Entraînement pour devenir Logoï
planétaires
Les Maîtres qui suivent ce Sentier sont peu nombreux et
rejoignent les diverses écoles d'entraînement présentes dans certains
schémas planétaires. Un petit groupe restera sous la direction de Sanat
Kumara pour étudier notre entreprise planétaire particulière. Ils reçoivent
alors une instruction des membres de la Chambre du Conseil de Shamballa
qu'ils iront compléter sur Vénus après avoir réussi certains tests. Ils
rejoindront finalement le plan mental cosmique.
Deux éléments sont à prendre en compte :
Premièrement, les Maîtres travaillent au sein du
système solaire avec l'aspect âme, produisant l'enregistrement instantané de
ses réactions au sein d'une vie planétaire particulière. C'est la conscience
du tout qui les intéresse et non les états de conscience individuels. Les
processus supérieurs d'identification indiquant un état élevé d'évolution
retiennent leur attention. La construction planétaire, systémique et
cosmique de l'antahkarana constitue le but de leur entraînement. Il s'agit
de construire des "ponts arc-en-ciel" de planète en planète, de système en
système et de plan en plan sur les niveaux cosmiques. Les Maîtres
développent la capacité à transmettre le dessein systémique à la Chambre du
Conseil de Shamballa. Ils sont en relation avec le groupe des Nirmanakayas
qui travaillent à la construction de l'antahkarana reliant la Hiérarchie à
Shamballa et l'humanité à la Hiérarchie. En temps utile et en tant que Logoï
planétaires, Ils s'occuperont d'enregistrer le Dessein et la Volonté
exprimée de quelque logos solaire.
Deuxièmement, les Maîtres sur ce Sentier deviennent les
Créateurs de toutes formes de vie planétaire, ayant développé en eux une
synthèse parfaite des deux énergies atma-buddhi.
Les Bouddhas d'Activité sont actifs de la même manière,
étant la synthèse de l'intelligence active, de l'amour actif et de la
volonté active. Les Maîtres qui ont choisi ce troisième Sentier parviendront
à l'état de Bouddhas d'Activité et serviront dans quelque schéma planétaire
avant de gouverner leur propre corps de manifestation.
L'entraînement des Maîtres sur ce Sentier se résume à
l'étude de la science de l'Impression. Il est très long, bien que l'homme
spirituel désincarné n'ait pas conscience du temps car ce dernier est
l'enregistrement par le cerveau des contacts avec le monde phénoménal. Il
n'y a que des cycles d'activité et de non-activité sur les plans intérieurs.
La Monade est reliée aux trois mondes de l'expression
dense par la stimulation dynamique des Maîtres œuvrant sur le troisième
Sentier. Leur entraînement est spécialement ardu et circonscrit les Maîtres
dans les limites du cercle infranchissable de leur corps de manifestation,
par un acte de sacrifice.
Certains changements ont conduit la Hiérarchie à
communiquer plus d'informations sur les Sentiers :
a. Le développement considérable de la conscience
humaine durant la période des deux conflits mondiaux.
b. La décision de l'extériorisation de la
Hiérarchie hâtée grâce au progrès de l'humanité.
La préparation de cette manifestation sur le plan
physique a entraîné certains problèmes du point de vue hiérarchique, et
notamment le problème du passage de l'initié du sixième degré sur les
Sentiers cosmiques. Certaines informations données dans les Traités peuvent
paraître contradictoires aux yeux de l'étudiant en raison :
1. De la décision "d'ouvrir", à Ceux qui sont
prêts, des initiations plus élevées que la cinquième. Ce fait place la
Hiérarchie devant un réel problème.
2. Du fait de considérer la sixième initiation (et
non la cinquième) comme l'initiation de la Décision. L'emploi de l'aspect
volonté dans le processus de développement de l'initié crée un problème
hiérarchique car le premier rayon est une énergie des plus puissantes ; il
est le moyen par lequel le dessein de la création sera révélé ; il
représente la force permettant à la Hiérarchie de présenter le Plan dans les
trois mondes ; il insuffle le dynamisme nécessaire aux Maîtres qui
s'engagent sur le Sentier de l'Evolution Supérieure.
L'influence de cette énergie sur l'humanité bouleversa
le cours de son évolution spirituelle. Il fallut ainsi limiter l'admission
des initiés aux sept Sentiers, car seul un certain nombre est nécessaire, en
rendant les règles d'admission plus strictes. Ce n'est pas la première fois
que la Hiérarchie modifie ses décisions car elle ne sait pas à l'avance la
direction que peut prendre l'humanité. Aux temps de l'Atlantide, des
changements furent aussi réalisés afin de fermer la porte d'entrée dans le
règne humain pour le règne animal. A cette époque, la Hiérarchie ne pouvait
entraîner plus d'aspirants au vu de sa constitution.
Aujourd'hui, les grands chefs des sept Sentiers ont
transmis au Manu, au Christ et au Mahachohan l'ordre d'exiger d'avantage des
initiés en faisant de la sixième initiation celle de la Décision et de leur
présenter un plus large éventail de choix. Ainsi, neuf choix leur seront
proposés.
Tous ces changements sont dus au progrès de Sanat
Kumara lui-même. Tout ce que nous connaissons est interdépendant et le
développement de la Vie se répercute sur tous les aspects de Sa
manifestation. Cela s'applique dans la vie de l'aspirant qui, par la prise
de contact avec son âme, provoque des changements étonnants dans sa
personnalité.
Des questions se dégagent suite à cette lecture :
Qui est présent à Shamballa ? Il paraît correct de dire
que les Maîtres cheminant sur le troisième Sentier sont des membres de
Shamballa.
Est-ce que les Maîtres passent la septième initiation
(et celles qui suivent) sur le Sentier qu'ils ont choisi ? Les initiations
planétaires finales demeurent. Elles peuvent être considérées comme des
initiations solaires dans le sens où elles permettent d'accéder aux plans
astral et mental cosmique.