Bulletin no 239 du 21/01/2006
 

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PSYCHOLOGIE PHILOSOPHIE SPIRITUALITE

  Ne crois rien parce qu'on t'aura montré le témoignage écrit de quelque Sage ancien,
Ne crois rien sur l'autorité des Maîtres ou des Prêtres.

Mais ce qui s'accordera avec ton expérience et après une étude approfondie satisfera ta raison et tendra vers ton bien cela tu pourras l'accepter comme vrai et y conformer ta vie.

SIDDHARTA GAUTAMA (BOUDDHA)

 

Bulletin no 239

Séance du 21/01/2006

La rencontre de groupe a commencé par des questions posées par les frères.

Qu'est-ce que la "roue inversée" que parcourt le disciple ?

Les signes du zodiaque se sont formés lorsque l'humanité a pris conscience d'elle-même au cours de sa descente dans la matière. Aujourd'hui, l'humanité a une évolution ascendante au cours de laquelle elle est censée parcourir la roue zodiacale en sens inverse. Sur ce chemin du retour vers le Père, que l'homme commence à fouler alors qu'il prépare la première initiation, l'aspirant-disciple parcourt la roue du Bélier aux Poissons alors que l'homme ordinaire la parcourt dans l'autre sens. Pendant une longue période, l'aspirant-disciple est écartelé car une partie de sa personnalité suit la roue inversée tandis que l'autre continue de tourner dans le sens ordinaire.

La rédemption de l'homme qui intervient sur le chemin du retour correspond au rachat et à la spiritualisation de la matière. Elle atteint son apogée dans les Poissons dont la phrase-clé est : "Je quitte la maison du Père et en revenant je sauve".

Que signifie la phrase "l'homme est un exilé" ?

Nous ressentons et acceptons une certaine solitude dans notre démarche spirituelle. La phrase occulte : "je suis seul et pourtant pas seul" traduit bien le paradoxe dans lequel nous sommes : nous devons assumer des attitudes et des choix dans la solitude tout en étant entourés par des frères qui cheminent avec nous.

Si nous prenons l'image de "l'arbre renversé" (qui symbolise l'initié) avec les racines en l'air et les fleurs en bas, nous pouvons penser que les plus grandes Lois se situent dans le tronc et les branches principales. Dans la vie quotidienne, lorsque nous nous préoccupons des petites branches, nous faisons quelque chose de vain car il nous faut, désormais, apprendre à tout gérer à partir des Lois supérieures.

Celui à qui il arrive beaucoup d'épreuves n'a pas encore appris la Loi de l'équilibre. Prenons l'image de la bicyclette : apprendre à faire du vélo dans un livre est impossible ; il faut monter dessus et s'entraîner à maintenir l'équilibre. De même, la vie nous apprend à garder l'équilibre en découvrant les lois pendulaires de la relation humaine. Dans cette relation, c'est bien souvent la confrontation à l'indifférence de l'autre qui nous fait souffrir. Nous aimerions être plaint et susciter la compréhension de l'autre mais cela n'advient pas souvent.

Les hommes sont exilés parce qu'ils se sont éloignés de la vibration la plus élevée dont ils sont pourtant issus (celle de Dieu). Ceux qui souhaitent une liberté chaotique s'éloignent du centre auquel ils étaient rattachés ; ils sont alors maintenus à l'extérieur de cercles d'intégrité, comparables à des coquilles de protection au sein desquelles les vibrations sont préservées. Plus nous allons vers le centre, plus il y a de l'ordre. L'entrée dans un cercle est protégée par un frère gardien qui dit à ses frères : "si tu es prêt, entre". Ce processus est scientifique et non arbitraire.

Plus on tend vers l'ordre, vers l'harmonie, plus on élève le taux vibratoire de l'espace qui nous entoure. Pourrait-il y avoir un espace extrêmement éloigné du centre qui ne possèderait pas de lois ? Non, car la manifestation est toujours associée à un minimum de lois. Plus on se rapproche de Dieu, plus on transcende les lois que nous connaissions précédemment. Ainsi, le nombre de lois à connaître diminue car les Lois supérieures englobent une multitude de lois mineures. L'image de l'arbre renversé symbolise cette articulation entre les différentes lois majeures et mineures.

Nous sommes exilés mais nous avons la possibilité de découvrir la Loi qui nous concerne dans cet univers. Comment pouvons-nous envisager de connaître des lois supérieures si nous ne connaissons pas les lois de l'univers dans lequel nous sommes ? L'exil est le fait même de notre liberté, de notre descente en incarnation, dans le champ de l'expérimentation.

La chute de l'homme était-elle inévitable ? Dieu a créé des Lois que l'homme expérimente. Le mal n'est que la conséquence de l'expérimentation des lois par un être qui ne les connaît pas encore.

Adam et Eve ont fait l'expérience de l'incarnation, c'est-à-dire qu'ils ont eu la possibilité de générer des conséquences. Il est possible qu'ils aient souhaité expérimenter leur pouvoir de création et que celui-ci les ait précipité dans la matière.

Les facultés que Dieu nous a données nous permettent d'expérimenter ce qui est bien ou mal pour nous-mêmes. Nous sommes en incarnation pour apprendre des lois qui nous permettent de gérer les "petites branches" de l'arbre. Si nous n'y parvenons pas, il ne faut pas s'en prendre aux autres.

Quelle différence y a t-il entre l'âme de personnes qui font le bien et celles de jeunes délinquants ? Peut-être la différence est-elle minime sur l'échelle du temps de l'évolution.

Les jeunes d'aujourd'hui sont aussi des enfants de leur temps et le contexte dans lequel ils se trouvent influe énormément sur leur devenir. Notre société les sollicite de plus en plus. L'adolescent d'aujourd'hui n'est pas le même qu'il y a cinquante ans, époque à laquelle il y avait beaucoup moins d'opportunités d'errances, de perdition, de déstructuration.

De nos jours, la conscience peut être très vite emportée par un monde virtuel (télévision, jeux sur ordinateur…) dans lequel des êtres font sans cesse des "erreurs" (crimes, prostitution…). Un enfant peut rapidement perdre ses fragiles repères car il n'a pas notion de la réalité. Les adultes qui l'encadrent sont les adolescents d'hier qui savent qu'ils ne doivent plus faire certaines choses et qui doivent transmettre ce savoir.

En tant qu'éducateur, on étudiera la possibilité de l'âme d'interagir avec la personnalité de l'adolescent. Une personnalité qui répond très tôt à l'âme osera vivre ce que beaucoup n'osent pas vivre. La volonté de cette âme s'exprimera dans la détermination de sa personnalité et dans le respect qu'elle suscitera autour d'elle. Elle fera très vite l'économie de certaines erreurs et expérimentera rapidement les piliers d'opposition.

Aujourd'hui, les êtres sont-ils suffisamment avancés pour permettre à l'humanité d'évoluer ? La relation de groupe, la capacité de s'auto-corriger sont des éléments fondamentaux pour l'évolution. Une société sans éthique ira vers le matérialisme, vers le noir.

Quelle liberté chacun revendique-t-il ? Est-ce une liberté qui va vers le bien ou vers la consommation, l'enchaînement à la matière ? Il nous faut bien regarder et découvrir les fondements de la liberté que l'on revendique.

Des lois sont mises en place dans la société parce que l'humanité n'est pas sage. Des lois comme celle sur l'avortement était indispensable car elle résultait de la nécessité de gérer les libertés chaotiques de chacun. Une humanité mieux éduquée n'aurait pas besoin de telles lois. Dans 20 ans, nous serons peut-être allés tellement bas qu'il faudra légiférer pour accepter les dérives des êtres humains qui composent la société.

La liberté doit nous permettre de découvrir plus de sagesse. Quelle liberté voulons nous ? Celle d'un enfant, d'un adolescent ou celle d'un véritable adulte ? La vraie liberté peut être accordée à un être qui est sage car il n'ira pas vers la destruction.

La sagesse arrive lorsqu'on a répété plusieurs fois la même erreur ; on devient alors plus prudent. La sagesse n'est cependant pas une question d'observation statistique ; c'est l'intervention de l'âme qui permet d'éviter à une personnalité de répéter les mêmes erreurs et de faire l'économie de nombreuses errances.

L'initiation n'arrive pas par hasard. Le Christ a-t-il reçu plus tôt que les autres hommes une compréhension ? Il a nécessairement expérimenté, au cours de plusieurs vies, les causes et les effets. Il a sans doute appris plus vite que les autres la loi de causalité et donc développé une sagesse, c'est-à-dire la capacité à simuler par la pensée les conséquences de ses actes.

Si nous sommes protecteurs envers nos enfants, nous sommes dans l'interdit. Si nous sommes initiateurs vis-à-vis d'eux, nous donnerons davantage de nous-mêmes en leur apprenant les lois. Cela nécessite de donner du temps, d'être dans une proximité affective et intellectuelle vis-à-vis d'eux. Il s'agit de rester équilibré, ferme, calme et de montrer à l'enfant qu'il est soumis à la loi de cause et d'effet.

Pour être un éducateur, il nous faut avant tout gérer l'enfant qui est en nous car nos décisions éducatives sont associées à nos oscillations intérieures. Éduquer un être peut être comparé à la composition musicale : il faut appuyer sur certaines notes, un certain temps, avec un certain tempo. Savons nous composer une belle musique avec notre clavier intérieur ? Savons-nous jouer un beau morceau avec les êtres qui nous entourent ?

L'homme en exil expérimente et revient vers le père. Même si des âmes se perdent en chemin, ce n'est que pour un temps. Dieu nous laisse libre au point de créer un univers infini mais, tôt ou tard, toute chose retourne à Lui. Sur des éons, il y a des inspirations et des expirations qui permettent la découverte des Lois et donc l'évolution.

Nos sociétés expérimentent des modes de gestion très divers et vivent des oscillations entre la dictature et un mode de fonctionnement laxiste. La société optimale pour la hiérarchie est celle qui associe un maximum de liberté avec un maximum de sagesse.

Chaque structure oscille entre rigueur et miséricorde. La marge entre ces deux piliers n'est pas immense pour soi-même, pour l'éducation, pour une société. Plus on élargit les piliers d'opposition plus on peut provoquer des conséquences dommageables.

Aujourd'hui, le pilier de la rigueur n'a plus sa place : les pères n'ont plus de possibilité d'exercer leur autorité. Or, les enfants d'aujourd'hui sont animés par un esprit de dissipation et sont trop habitués à une impunité. Une émulation dans le mauvais sens en résulte.

Chez les filles d'aujourd'hui, il n'y a plus de censure. Or, il y a plus de complexité dans la féminité que dans la masculinité. S'incarner dans un corps féminin ou masculin fait partie de l'expérience. Il semblerait qu'il y ait chez la femme un besoin de rencontrer l'autre sexe pour avoir des repères. Les femmes consultent plus souvent les psychologues que les hommes. C'est comme si ces derniers pensaient tout savoir, bien qu'ils n'arrivent pas à vivre en harmonie avec les femmes.

La situation des familles recomposées est encore plus complexe car il y a plus de personnes et donc de relations à gérer. Le père ou la mère réagit en fonction de ce que son ex-conjoint a fait ou n'a pas fait. Au centre de cette relation se tient l'enfant, malheureux, mais qui, ayant compris les fonctionnements de son entourage, manipule tout le monde. Il garde en lui des parties secrètes, et sait ce qu'il doit dire selon qu'il s'adresse à son père ou à sa mère. Comment éduquer un enfant dans ce contexte ?

Le divorce peut nous rendre plus mauvais, mais nous pouvons aussi acquérir une certaine sagesse qui nous conduira à apprendre la fidélité. Il nous faut développer le discernement qui nous permettra de choisir notre compagnon avec finesse et sagesse. Pourquoi voulons-nous garder une relation ? En souvenir du bonheur passé ensemble ? Ne serait-ce pas plutôt par jalousie et désir de posséder l'autre ? Pourquoi sommes-nous fidèles ? Nos attitudes s'appuient rarement sur une base spirituelle. Le disciple peut dire qu'il est fidèle car il a appris à faire l'économie d'une relation. Il essaie de marcher sur le chemin le plus droit, en optimisant afin de garder l'équilibre.

Les ressentiments de toutes sortes nous empêchent d'aimer. Dans un couple, le phénomène d'attraction-répulsion crée des sentiments destructeurs tels que désir, haine, colère.

Notre sœur Ma. doit comprendre que l'autre ne vit pas à côté d'elle uniquement parce qu'elle désire le posséder. C'est comme si elle s'attachait aux hommes qu'elle aime de la même façon qu'un chat s'attacherait à quelqu'un qui n'aime pas les animaux. A la surprise de Ma., son compagnon Th. reconnaît maintenant qu'il aurait pu faire l'économie de ce qu'il vit aujourd'hui s'il avait entamé une démarche il y a quelques années. Nous pouvons souhaiter à Th. qu'il aille jusqu'au bout de ses désirs de liberté afin de trouver, au bout du compte, un certain équilibre. Mais ses déterminismes liés au signe de la Vierge le freinent et font naître des scrupules. Si Ma. était plus libre, elle pourrait lui "rendre" sa liberté afin qu'il expérimente le mouvement qu'il a initié sans aucun ressentiment.

Nous devons nous préparer à la plus belle des solitudes. Celui qui sait être seul a appris à aménager des moments de respiration pour retrouver l'équilibre. En tant qu'aspirant, le chemin est tout tracé devant nous. Le sommet de la montagne apparaît, alors avançons ensemble vers la plus grande lumière.

Est-ce une bonne chose pour un enfant d'avoir un père instable et déséquilibré qui ne pourrait rien lui dire ? Il est préférable pour le fils de Ma. d'avoir un papa qui, ayant vécu certaines choses, revienne vers lui heureux. Il est fréquent de rencontrer des enfants qui préfèrent, à une ambiance familiale agitée ou sans vie, une séparation de leurs parents.

Etre libre c'est trouver la vie à partir de soi. Sachons trouver les causes véritables à nos comportements. Parfois, nous argumentons, sous le couvert d'un discours philosophique, le désir de vivre une sexualité débridée.

Que Ma. devienne libre et aime. Qu'elle prenne son temps pour trouver un compagnon qui ne soit pas "boiteux".

Quand nous progressons en couple vers le sommet de la montagne, il nous faut faire des choix qui nous mèneront dans la même direction. Voyons-nous en couple le chemin le plus droit possible ? Avons-nous envie de le parcourir ? Si nous avons encore des secrets que nous n'avouons pas à l'autre, tôt ou tard ils finiront par se voir.

Dans le livre L'initié, est relaté le voyage symbolique d'un homme à qui les Maîtres avaient demandé de cheminer vers eux, accompagné par l'une de ses anciennes compagnes devenue depuis lors prostituée. L'initié est surpris par cette demande. Contre toute attente de sa part, le cheminement de cette femme a été merveilleux.

Notre frère Th. a été interpellé au sujet des grands écarts qu'il est capable de faire dans ses fréquentations ou ses activités. Jusqu'à quand va-t-il faire de grandes sinusoïdes ? Plus de sagesse permettrait de faire l'économie de ces mouvements. Il est important de garder l'équilibre et de maintenir un rythme.

Apprenons à aimer notre signe astrologique. Les natifs du signe du Cancer doivent en finir avec les émotions et l'enfermement au niveau du plexus solaire. L'excès de dramatisation nous fait nous noyer dans l'eau dans laquelle nous sommes déjà immergés. Commençons à penser avec le centre du cœur qui se trouve dans la tête en réalisant le transfert des énergies. La sphère mentale peut tout autant nous enfermer que la sphère astrale. Au sein de la sphère astrale ou mentale, il est difficile de faire des associations avec des éléments extérieurs à cette sphère. Il y a un effort à faire pour saisir des pensées situées en dehors de cette sphère. Ce processus est d'ordre technique. Nous ne pourrons transformer notre caractère par un sentiment de ras-le-bol mais par un travail d'ordre énergétique. Faisons de nos émotions et de nos mauvaises humeurs un problème d'ordre énergétique. Regardons ce qui se passe et calmons-nous.

Symboliquement, nous ne pouvons en vouloir à une personne qui fait une erreur car elle est due à un manque d'expérience. Nous avons la possibilité de transformer le mal en bien pour nous situer à un autre niveau. Nous sommes invités, lors des séances d'analyse, à considérer nos problèmes comme étant d'ordre énergétique au lieu de nous apitoyer sur nous-mêmes et de raconter les mêmes anecdotes. Quelle est la vibration associée à la pitié ? Dès que nous l'aurons compris, nous déciderons d'en finir avec ce sentiment. Le Frère Instructeur nous parle en connaissance de cause, comme quelqu'un qui a transformé quelque peu. D'où vient la Joie ? Elle ne vient pas d'un contentement horizontal mais d'une vibration que nous allons chercher plus haut. La véritable Joie demeure malgré les conflits avec notre entourage. Le conflit doit être pris comme une forme de dynamique nécessaire à l'autre. Le disciple n'est pas toujours calme, il peut prendre tous les états vibratoires puis revenir au centre. Il peut encore ressentir un peu d'irritabilité mais ce sentiment passe très vite. L'exemple du Maître Jésus avec les marchands du Temple illustre ce fait. Le disciple est capable de prononcer des paroles en employant tous les tons qui correspondent à la situation. Il peut, un moment après, sourire à la même personne. Ce qui compte, c'est la stabilité dans notre démarche.

 

Le groupe a poursuivi la lecture de la deuxième partie de Rayons et Initiations, Traité sur les sept Rayons, Volume V (pp. 397 à 401).

Le seul point fondamental qui sera présenté sur l'étude des sept Sentiers est celui de la relation. Ils conduisent chacun à des objectifs mis en rapport avec notre vie planétaire. Ces objectifs, offrant aux Maîtres la vision d'une possibilité qui les font sortir de l'ashram dans le cas où des postes sont vacants à Shamballa. L'expérience des grandes Vies travaillant dans la Chambre du Conseil de Sanat Kumara n'entrent pas dans le cadre de cette étude. Un grand nombre de ces Travailleurs viennent de Vénus, notre planète sœur, installant par là une relation.

Le grand Rayon cosmique d'Amour-Sagesse, mis en œuvre par la loi d'Attraction, exprime toujours la relation. C'est l'attraction qui fait sortir le Maître de son ashram.

Etude du premier Sentier : le Sentier du Service terrestre

Il est le seul appartenant au domaine d'intervention du Seigneur du Monde. Ce dernier peut retenir les Maîtres jugés essentiels au travail à accomplir pour le service de la Hiérarchie et de l'humanité. Il leur demande, lorsqu'ils prennent la sixième initiation, d'enregistrer leur décision et de différer leur entrée sur le Sentier choisi jusqu'au moment où Il les autorisera à y pénétrer. Ce fut le cas pour le Bouddha, qui est maintenant autorisé à avancer sur le Sentier qui lui correspond. Le temps viendra où le Christ s'avancera vers "le lieu qui l'attend". A ce moment là, c'est le Maître K.H. qui le remplacera. Tous ces mouvements, libérant dans la Hiérarchie des postes devant être occupés, entraînent un afflux de nouvelles énergies qui atteignent l'humanité.

Lorsque la note invocatoire de notre évolution retentit et atteint Ceux qui attendent une occasion de servir, elle les conduit sur le Sentier du Service terrestre. Il peut s'agir d'Avatars qui proviennent d'autres sphères ou plans et qui agissent à la demande de Sanat Kumara et de Maîtres issus de notre planète, jusqu'à ce qu'Ils soient autorisés à passer à un service extra-planétaire. C'est la Hiérarchie qui veille à l'entraînement nécessaire pour ce service plus vaste. Cet entraînement concerne le développement de la conscience des relations s'étendant au-delà de l'aura de notre planète. C'est un aspect secret de la Science de l'Impression que les disciples, à leur niveau, doivent maîtriser sur le plan physique cosmique. Quant aux Maîtres, Ils doivent devenir réceptifs au plan astral cosmique, source de l'énergie d'amour. Il y a un rapport fondamental entre la Hiérarchie, source de l'amour sur terre, et le plan astral cosmique. Les Maîtres sont parvenus sur terre à dépasser le mirage et l'illusion. Pour Eux, le plan astral n'existe pas. Dès lors, Ils ont la possibilité de pénétrer le Cœur de Dieu et de là, de suivre la voie de l'amour.

Les sept Sentiers conduisent tous au plan astral cosmique ou au plan mental cosmique, selon le schéma suivant :

Sentier 1. Le Sentier du Service terrestre conduit au plan astral cosmique.

Sentier 2. Le Sentier du Travail magnétique conduit au plan astral cosmique.

Sentier 3. Le Sentier d'Entraînement pour devenir Logoï planétaires conduit aux niveaux supérieurs du plan mental cosmique.

Sentier 4. Le Sentier vers Sirius conduit au plan astral cosmique.

Sentier 5. Le Sentier de Rayon conduit au plan mental cosmique.

Sentier 6. Le Sentier où se trouve notre Logos conduit au plan bouddhique cosmique.

Sentier 7. Le Sentier de l'Etat absolu de Fils conduit au plan mental cosmique.

Trois Sentiers conduisent au plan astral cosmique, énergie d'attraction aimante ; un Sentier mène au plan bouddhique cosmique, sa correspondance supérieure ; trois conduisent au plan mental cosmique, domaine du mental divin. Tous les Sentiers mènent finalement l'initié au Soleil Spirituel Central. La décision des Maîtres quant au choix du Sentier n'est pas lié à une quelconque correspondance entre le Rayon sur lequel Ils se trouvent et le numéro de Sentier concordant. C'est le développement de la volonté et la compréhension des nécessités cosmiques qui sont prises en considération.

Le travail effectué par la Hiérarchie dans les règnes sub-humains est essentiellement accompli via l'humanité. De nombreux Maîtres se consacrent à exécuter la Volonté divine dans des règnes ne concernant pas l'évolution humaine. Quand un Maître choisit le Sentier du Service terrestre, il est confronté à la décision secondaire déterminant lequel des quatre règnes il peut servir de façon profitable.

 

Cette lecture a suscité des questions de la part des frères du groupe.

Y a-t-il des chemins plus rapides que d'autres pour arriver au Soleil Spirituel Central ?

Y a-t-il une correspondance entre les initiations d'un plan cosmique à un autre ?

Le Maître qui choisit un Sentier conduisant au plan mental cosmique doit-il récapituler les initiations qui se situent au niveau du plan astral cosmique ?

Ceux qui visent le plan bouddhique cosmique sont-ils plus particulièrement préparés pour atteindre ce type de vibration ?

Le plan astral cosmique vibre-t-il plus bas que les autres plans ?

Les Maîtres capables d'accéder au plan mental cosmique s'y efforceront et ne feront pas l'économie de cette décision.

La constante, c'est que tous les Maîtres progressent vers le Soleil Spirituel Central (plan Divin cosmique). Sur un même plan, un Maître peut progresser plus vite qu'un autre.

A l'origine, certaines Monades ont choisi la voie de l'évolution humaine et d'autres les voies déviques. Il y a différents règnes dont nous ne connaissons pas l'existence. Une monade ayant évolué au sein du règne des dévas peut un jour se retrouver sur l'un des sept Sentiers et croiser une monade ayant elle évolué au sein du règne humain.

La plupart des humains choisissent le Sentier conduisant à Sirius. S'il y a un pont énergétique entre notre planète et Sirius, il a été établi par la relation entre deux êtres, Sanat Kumara et le représentant de Sirius.

Nous pouvons déduire un certain nombre de choses sur cette étape de notre évolution mais nous devons rester prudent sur ce que nous affirmons. Le Maître D.K. décrit des faits proches de son point d'évolution.

L'expérience de Bouddha montre toute l'importance du choix qu'il nous ait demandé de faire lors de la sixième initiation. Il a accepté une incarnation afin d'enseigner aux hommes la Loi de Réincarnation, bien que la Hiérarchie ne fût pas favorable. A chaque instant, nous devons nous demander ce que nous avons de mieux à faire en fonction de nos possibilités et des nécessités.

 

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