La rencontre de groupe a commencé par des questions
posées par les frères.
Qu'est-ce que la "roue inversée" que parcourt le
disciple ?
Les signes du zodiaque se sont formés lorsque
l'humanité a pris conscience d'elle-même au cours de sa descente dans la
matière. Aujourd'hui, l'humanité a une évolution ascendante au cours de
laquelle elle est censée parcourir la roue zodiacale en sens inverse. Sur ce
chemin du retour vers le Père, que l'homme commence à fouler alors qu'il
prépare la première initiation, l'aspirant-disciple parcourt la roue du
Bélier aux Poissons alors que l'homme ordinaire la parcourt dans l'autre
sens. Pendant une longue période, l'aspirant-disciple est écartelé car une
partie de sa personnalité suit la roue inversée tandis que l'autre continue
de tourner dans le sens ordinaire.
La rédemption de l'homme qui intervient sur le chemin
du retour correspond au rachat et à la spiritualisation de la matière. Elle
atteint son apogée dans les Poissons dont la phrase-clé est : "Je quitte la
maison du Père et en revenant je sauve".
Que signifie la phrase "l'homme est un exilé" ?
Nous ressentons et acceptons une certaine solitude dans
notre démarche spirituelle. La phrase occulte : "je suis seul et pourtant
pas seul" traduit bien le paradoxe dans lequel nous sommes : nous devons
assumer des attitudes et des choix dans la solitude tout en étant entourés
par des frères qui cheminent avec nous.
Si nous prenons l'image de "l'arbre renversé" (qui
symbolise l'initié) avec les racines en l'air et les fleurs en bas, nous
pouvons penser que les plus grandes Lois se situent dans le tronc et les
branches principales. Dans la vie quotidienne, lorsque nous nous préoccupons
des petites branches, nous faisons quelque chose de vain car il nous faut,
désormais, apprendre à tout gérer à partir des Lois supérieures.
Celui à qui il arrive beaucoup d'épreuves n'a pas
encore appris la Loi de l'équilibre. Prenons l'image de la bicyclette :
apprendre à faire du vélo dans un livre est impossible ; il faut monter
dessus et s'entraîner à maintenir l'équilibre. De même, la vie nous apprend
à garder l'équilibre en découvrant les lois pendulaires de la relation
humaine. Dans cette relation, c'est bien souvent la confrontation à
l'indifférence de l'autre qui nous fait souffrir. Nous aimerions être plaint
et susciter la compréhension de l'autre mais cela n'advient pas souvent.
Les hommes sont exilés parce qu'ils se sont éloignés de
la vibration la plus élevée dont ils sont pourtant issus (celle de Dieu).
Ceux qui souhaitent une liberté chaotique s'éloignent du centre auquel ils
étaient rattachés ; ils sont alors maintenus à l'extérieur de cercles
d'intégrité, comparables à des coquilles de protection au sein desquelles
les vibrations sont préservées. Plus nous allons vers le centre, plus il y a
de l'ordre. L'entrée dans un cercle est protégée par un frère gardien qui
dit à ses frères : "si tu es prêt, entre". Ce processus est scientifique et
non arbitraire.
Plus on tend vers l'ordre, vers l'harmonie, plus on
élève le taux vibratoire de l'espace qui nous entoure. Pourrait-il y avoir
un espace extrêmement éloigné du centre qui ne possèderait pas de lois ?
Non, car la manifestation est toujours associée à un minimum de lois. Plus
on se rapproche de Dieu, plus on transcende les lois que nous connaissions
précédemment. Ainsi, le nombre de lois à connaître diminue car les Lois
supérieures englobent une multitude de lois mineures. L'image de l'arbre
renversé symbolise cette articulation entre les différentes lois majeures et
mineures.
Nous sommes exilés mais nous avons la possibilité de
découvrir la Loi qui nous concerne dans cet univers. Comment pouvons-nous
envisager de connaître des lois supérieures si nous ne connaissons pas les
lois de l'univers dans lequel nous sommes ? L'exil est le fait même de notre
liberté, de notre descente en incarnation, dans le champ de
l'expérimentation.
La chute de l'homme était-elle inévitable ? Dieu a créé
des Lois que l'homme expérimente. Le mal n'est que la conséquence de
l'expérimentation des lois par un être qui ne les connaît pas encore.
Adam et Eve ont fait l'expérience de l'incarnation,
c'est-à-dire qu'ils ont eu la possibilité de générer des conséquences. Il
est possible qu'ils aient souhaité expérimenter leur pouvoir de création et
que celui-ci les ait précipité dans la matière.
Les facultés que Dieu nous a données nous permettent
d'expérimenter ce qui est bien ou mal pour nous-mêmes. Nous sommes en
incarnation pour apprendre des lois qui nous permettent de gérer les
"petites branches" de l'arbre. Si nous n'y parvenons pas, il ne faut pas
s'en prendre aux autres.
Quelle différence y a t-il entre l'âme de personnes qui
font le bien et celles de jeunes délinquants ? Peut-être la différence
est-elle minime sur l'échelle du temps de l'évolution.
Les jeunes d'aujourd'hui sont aussi des enfants de leur
temps et le contexte dans lequel ils se trouvent influe énormément sur leur
devenir. Notre société les sollicite de plus en plus. L'adolescent
d'aujourd'hui n'est pas le même qu'il y a cinquante ans, époque à laquelle
il y avait beaucoup moins d'opportunités d'errances, de perdition, de
déstructuration.
De nos jours, la conscience peut être très vite
emportée par un monde virtuel (télévision, jeux sur ordinateur…) dans lequel
des êtres font sans cesse des "erreurs" (crimes, prostitution…). Un enfant
peut rapidement perdre ses fragiles repères car il n'a pas notion de la
réalité. Les adultes qui l'encadrent sont les adolescents d'hier qui savent
qu'ils ne doivent plus faire certaines choses et qui doivent transmettre ce
savoir.
En tant qu'éducateur, on étudiera la possibilité de
l'âme d'interagir avec la personnalité de l'adolescent. Une personnalité qui
répond très tôt à l'âme osera vivre ce que beaucoup n'osent pas vivre. La
volonté de cette âme s'exprimera dans la détermination de sa personnalité et
dans le respect qu'elle suscitera autour d'elle. Elle fera très vite
l'économie de certaines erreurs et expérimentera rapidement les piliers
d'opposition.
Aujourd'hui, les êtres sont-ils suffisamment avancés
pour permettre à l'humanité d'évoluer ? La relation de groupe, la capacité
de s'auto-corriger sont des éléments fondamentaux pour l'évolution. Une
société sans éthique ira vers le matérialisme, vers le noir.
Quelle liberté chacun revendique-t-il ? Est-ce une
liberté qui va vers le bien ou vers la consommation, l'enchaînement à la
matière ? Il nous faut bien regarder et découvrir les fondements de la
liberté que l'on revendique.
Des lois sont mises en place dans la société parce que
l'humanité n'est pas sage. Des lois comme celle sur l'avortement était
indispensable car elle résultait de la nécessité de gérer les libertés
chaotiques de chacun. Une humanité mieux éduquée n'aurait pas besoin de
telles lois. Dans 20 ans, nous serons peut-être allés tellement bas qu'il
faudra légiférer pour accepter les dérives des êtres humains qui composent
la société.
La liberté doit nous permettre de découvrir plus de
sagesse. Quelle liberté voulons nous ? Celle d'un enfant, d'un adolescent ou
celle d'un véritable adulte ? La vraie liberté peut être accordée à un être
qui est sage car il n'ira pas vers la destruction.
La sagesse arrive lorsqu'on a répété plusieurs fois la
même erreur ; on devient alors plus prudent. La sagesse n'est cependant pas
une question d'observation statistique ; c'est l'intervention de l'âme qui
permet d'éviter à une personnalité de répéter les mêmes erreurs et de faire
l'économie de nombreuses errances.
L'initiation n'arrive pas par hasard. Le Christ a-t-il
reçu plus tôt que les autres hommes une compréhension ? Il a nécessairement
expérimenté, au cours de plusieurs vies, les causes et les effets. Il a sans
doute appris plus vite que les autres la loi de causalité et donc développé
une sagesse, c'est-à-dire la capacité à simuler par la pensée les
conséquences de ses actes.
Si nous sommes protecteurs envers nos enfants, nous
sommes dans l'interdit. Si nous sommes initiateurs vis-à-vis d'eux, nous
donnerons davantage de nous-mêmes en leur apprenant les lois. Cela nécessite
de donner du temps, d'être dans une proximité affective et intellectuelle
vis-à-vis d'eux. Il s'agit de rester équilibré, ferme, calme et de montrer à
l'enfant qu'il est soumis à la loi de cause et d'effet.
Pour être un éducateur, il nous faut avant tout gérer
l'enfant qui est en nous car nos décisions éducatives sont associées à nos
oscillations intérieures. Éduquer un être peut être comparé à la composition
musicale : il faut appuyer sur certaines notes, un certain temps, avec un
certain tempo. Savons nous composer une belle musique avec notre clavier
intérieur ? Savons-nous jouer un beau morceau avec les êtres qui nous
entourent ?
L'homme en exil expérimente et revient vers le père.
Même si des âmes se perdent en chemin, ce n'est que pour un temps. Dieu nous
laisse libre au point de créer un univers infini mais, tôt ou tard, toute
chose retourne à Lui. Sur des éons, il y a des inspirations et des
expirations qui permettent la découverte des Lois et donc l'évolution.
Nos sociétés expérimentent des modes de gestion très
divers et vivent des oscillations entre la dictature et un mode de
fonctionnement laxiste. La société optimale pour la hiérarchie est celle qui
associe un maximum de liberté avec un maximum de sagesse.
Chaque structure oscille entre rigueur et miséricorde.
La marge entre ces deux piliers n'est pas immense pour soi-même, pour
l'éducation, pour une société. Plus on élargit les piliers d'opposition plus
on peut provoquer des conséquences dommageables.
Aujourd'hui, le pilier de la rigueur n'a plus sa
place : les pères n'ont plus de possibilité d'exercer leur autorité. Or, les
enfants d'aujourd'hui sont animés par un esprit de dissipation et sont trop
habitués à une impunité. Une émulation dans le mauvais sens en résulte.
Chez les filles d'aujourd'hui, il n'y a plus de
censure. Or, il y a plus de complexité dans la féminité que dans la
masculinité. S'incarner dans un corps féminin ou masculin fait partie de
l'expérience. Il semblerait qu'il y ait chez la femme un besoin de
rencontrer l'autre sexe pour avoir des repères. Les femmes consultent plus
souvent les psychologues que les hommes. C'est comme si ces derniers
pensaient tout savoir, bien qu'ils n'arrivent pas à vivre en harmonie avec
les femmes.
La situation des familles recomposées est encore plus
complexe car il y a plus de personnes et donc de relations à gérer. Le père
ou la mère réagit en fonction de ce que son ex-conjoint a fait ou n'a pas
fait. Au centre de cette relation se tient l'enfant, malheureux, mais qui,
ayant compris les fonctionnements de son entourage, manipule tout le monde.
Il garde en lui des parties secrètes, et sait ce qu'il doit dire selon qu'il
s'adresse à son père ou à sa mère. Comment éduquer un enfant dans ce
contexte ?
Le divorce peut nous rendre plus mauvais, mais nous
pouvons aussi acquérir une certaine sagesse qui nous conduira à apprendre la
fidélité. Il nous faut développer le discernement qui nous permettra de
choisir notre compagnon avec finesse et sagesse. Pourquoi voulons-nous
garder une relation ? En souvenir du bonheur passé ensemble ? Ne serait-ce
pas plutôt par jalousie et désir de posséder l'autre ? Pourquoi sommes-nous
fidèles ? Nos attitudes s'appuient rarement sur une base spirituelle. Le
disciple peut dire qu'il est fidèle car il a appris à faire l'économie d'une
relation. Il essaie de marcher sur le chemin le plus droit, en optimisant
afin de garder l'équilibre.
Les ressentiments de toutes sortes nous empêchent
d'aimer. Dans un couple, le phénomène d'attraction-répulsion crée des
sentiments destructeurs tels que désir, haine, colère.
Notre sœur Ma. doit comprendre que l'autre ne vit pas à
côté d'elle uniquement parce qu'elle désire le posséder. C'est comme si elle
s'attachait aux hommes qu'elle aime de la même façon qu'un chat
s'attacherait à quelqu'un qui n'aime pas les animaux. A la surprise de Ma.,
son compagnon Th. reconnaît maintenant qu'il aurait pu faire l'économie de
ce qu'il vit aujourd'hui s'il avait entamé une démarche il y a quelques
années. Nous pouvons souhaiter à Th. qu'il aille jusqu'au bout de ses désirs
de liberté afin de trouver, au bout du compte, un certain équilibre. Mais
ses déterminismes liés au signe de la Vierge le freinent et font naître des
scrupules. Si Ma. était plus libre, elle pourrait lui "rendre" sa liberté
afin qu'il expérimente le mouvement qu'il a initié sans aucun ressentiment.
Nous devons nous préparer à la plus belle des
solitudes. Celui qui sait être seul a appris à aménager des moments de
respiration pour retrouver l'équilibre. En tant qu'aspirant, le chemin est
tout tracé devant nous. Le sommet de la montagne apparaît, alors avançons
ensemble vers la plus grande lumière.
Est-ce une bonne chose pour un enfant d'avoir un père
instable et déséquilibré qui ne pourrait rien lui dire ? Il est préférable
pour le fils de Ma. d'avoir un papa qui, ayant vécu certaines choses,
revienne vers lui heureux. Il est fréquent de rencontrer des enfants qui
préfèrent, à une ambiance familiale agitée ou sans vie, une séparation de
leurs parents.
Etre libre c'est trouver la vie à partir de soi.
Sachons trouver les causes véritables à nos comportements. Parfois, nous
argumentons, sous le couvert d'un discours philosophique, le désir de vivre
une sexualité débridée.
Que Ma. devienne libre et aime. Qu'elle prenne son
temps pour trouver un compagnon qui ne soit pas "boiteux".
Quand nous progressons en couple vers le sommet de la
montagne, il nous faut faire des choix qui nous mèneront dans la même
direction. Voyons-nous en couple le chemin le plus droit possible ?
Avons-nous envie de le parcourir ? Si nous avons encore des secrets que nous
n'avouons pas à l'autre, tôt ou tard ils finiront par se voir.
Dans le livre L'initié, est relaté le voyage
symbolique d'un homme à qui les Maîtres avaient demandé de cheminer vers
eux, accompagné par l'une de ses anciennes compagnes devenue depuis lors
prostituée. L'initié est surpris par cette demande. Contre toute attente de
sa part, le cheminement de cette femme a été merveilleux.
Notre frère Th. a été interpellé au sujet des grands
écarts qu'il est capable de faire dans ses fréquentations ou ses activités.
Jusqu'à quand va-t-il faire de grandes sinusoïdes ? Plus de sagesse
permettrait de faire l'économie de ces mouvements. Il est important de
garder l'équilibre et de maintenir un rythme.
Apprenons à aimer notre signe astrologique. Les natifs
du signe du Cancer doivent en finir avec les émotions et l'enfermement au
niveau du plexus solaire. L'excès de dramatisation nous fait nous noyer dans
l'eau dans laquelle nous sommes déjà immergés. Commençons à penser avec le
centre du cœur qui se trouve dans la tête en réalisant le transfert des
énergies. La sphère mentale peut tout autant nous enfermer que la sphère
astrale. Au sein de la sphère astrale ou mentale, il est difficile de faire
des associations avec des éléments extérieurs à cette sphère. Il y a un
effort à faire pour saisir des pensées situées en dehors de cette sphère. Ce
processus est d'ordre technique. Nous ne pourrons transformer notre
caractère par un sentiment de ras-le-bol mais par un travail d'ordre
énergétique. Faisons de nos émotions et de nos mauvaises humeurs un problème
d'ordre énergétique. Regardons ce qui se passe et calmons-nous.
Symboliquement, nous ne pouvons en vouloir à une
personne qui fait une erreur car elle est due à un manque d'expérience. Nous
avons la possibilité de transformer le mal en bien pour nous situer à un
autre niveau. Nous sommes invités, lors des séances d'analyse, à considérer
nos problèmes comme étant d'ordre énergétique au lieu de nous apitoyer sur
nous-mêmes et de raconter les mêmes anecdotes. Quelle est la vibration
associée à la pitié ? Dès que nous l'aurons compris, nous déciderons d'en
finir avec ce sentiment. Le Frère Instructeur nous parle en connaissance de
cause, comme quelqu'un qui a transformé quelque peu. D'où vient la Joie ?
Elle ne vient pas d'un contentement horizontal mais d'une vibration que nous
allons chercher plus haut. La véritable Joie demeure malgré les conflits
avec notre entourage. Le conflit doit être pris comme une forme de dynamique
nécessaire à l'autre. Le disciple n'est pas toujours calme, il peut prendre
tous les états vibratoires puis revenir au centre. Il peut encore ressentir
un peu d'irritabilité mais ce sentiment passe très vite. L'exemple du Maître
Jésus avec les marchands du Temple illustre ce fait. Le disciple est capable
de prononcer des paroles en employant tous les tons qui correspondent à la
situation. Il peut, un moment après, sourire à la même personne. Ce qui
compte, c'est la stabilité dans notre démarche.
Le groupe a poursuivi la lecture de la deuxième partie
de Rayons et Initiations, Traité sur les sept Rayons, Volume V
(pp. 397 à 401).
Le seul point fondamental qui sera présenté sur l'étude
des sept Sentiers est celui de la relation. Ils conduisent chacun à
des objectifs mis en rapport avec notre vie planétaire. Ces objectifs,
offrant aux Maîtres la vision d'une possibilité qui les font sortir de
l'ashram dans le cas où des postes sont vacants à Shamballa. L'expérience
des grandes Vies travaillant dans la Chambre du Conseil de Sanat Kumara
n'entrent pas dans le cadre de cette étude. Un grand nombre de ces
Travailleurs viennent de Vénus, notre planète sœur, installant par là une
relation.
Le grand Rayon cosmique d'Amour-Sagesse, mis en œuvre
par la loi d'Attraction, exprime toujours la relation. C'est l'attraction
qui fait sortir le Maître de son ashram.
Etude du premier Sentier : le Sentier du Service
terrestre
Il est le seul appartenant au domaine d'intervention du
Seigneur du Monde. Ce dernier peut retenir les Maîtres jugés essentiels au
travail à accomplir pour le service de la Hiérarchie et de l'humanité. Il
leur demande, lorsqu'ils prennent la sixième initiation, d'enregistrer leur
décision et de différer leur entrée sur le Sentier choisi jusqu'au moment où
Il les autorisera à y pénétrer. Ce fut le cas pour le Bouddha, qui est
maintenant autorisé à avancer sur le Sentier qui lui correspond. Le temps
viendra où le Christ s'avancera vers "le lieu qui l'attend". A ce moment là,
c'est le Maître K.H. qui le remplacera. Tous ces mouvements, libérant dans
la Hiérarchie des postes devant être occupés, entraînent un afflux de
nouvelles énergies qui atteignent l'humanité.
Lorsque la note invocatoire de notre évolution retentit
et atteint Ceux qui attendent une occasion de servir, elle les conduit sur
le Sentier du Service terrestre. Il peut s'agir d'Avatars qui proviennent
d'autres sphères ou plans et qui agissent à la demande de Sanat Kumara et de
Maîtres issus de notre planète, jusqu'à ce qu'Ils soient autorisés à passer
à un service extra-planétaire. C'est la Hiérarchie qui veille à
l'entraînement nécessaire pour ce service plus vaste. Cet entraînement
concerne le développement de la conscience des relations s'étendant au-delà
de l'aura de notre planète. C'est un aspect secret de la Science de
l'Impression que les disciples, à leur niveau, doivent maîtriser sur le plan
physique cosmique. Quant aux Maîtres, Ils doivent devenir réceptifs au plan
astral cosmique, source de l'énergie d'amour. Il y a un rapport fondamental
entre la Hiérarchie, source de l'amour sur terre, et le plan astral
cosmique. Les Maîtres sont parvenus sur terre à dépasser le mirage et
l'illusion. Pour Eux, le plan astral n'existe pas. Dès lors, Ils ont la
possibilité de pénétrer le Cœur de Dieu et de là, de suivre la voie de
l'amour.
Les sept Sentiers conduisent tous au plan astral
cosmique ou au plan mental cosmique, selon le schéma suivant :
Sentier 1. Le Sentier du Service terrestre conduit au
plan astral cosmique.
Sentier 2. Le Sentier du Travail magnétique conduit au
plan astral cosmique.
Sentier 3. Le Sentier d'Entraînement pour devenir Logoï
planétaires conduit aux niveaux supérieurs du plan mental cosmique.
Sentier 4. Le Sentier vers Sirius conduit au plan
astral cosmique.
Sentier 5. Le Sentier de Rayon conduit au plan mental
cosmique.
Sentier 6. Le Sentier où se trouve notre Logos conduit
au plan bouddhique cosmique.
Sentier 7. Le Sentier de l'Etat absolu de Fils conduit
au plan mental cosmique.
Trois Sentiers conduisent au plan astral cosmique,
énergie d'attraction aimante ; un Sentier mène au plan bouddhique cosmique,
sa correspondance supérieure ; trois conduisent au plan mental cosmique,
domaine du mental divin. Tous les Sentiers mènent finalement l'initié au
Soleil Spirituel Central. La décision des Maîtres quant au choix du
Sentier n'est pas lié à une quelconque correspondance entre le Rayon sur
lequel Ils se trouvent et le numéro de Sentier concordant. C'est le
développement de la volonté et la compréhension des nécessités cosmiques qui
sont prises en considération.
Le travail effectué par la Hiérarchie dans les règnes
sub-humains est essentiellement accompli via l'humanité. De nombreux Maîtres
se consacrent à exécuter la Volonté divine dans des règnes ne concernant pas
l'évolution humaine. Quand un Maître choisit le Sentier du Service
terrestre, il est confronté à la décision secondaire déterminant lequel des
quatre règnes il peut servir de façon profitable.
Cette lecture a suscité des questions de la part des
frères du groupe.
Y a-t-il des chemins plus rapides que d'autres pour
arriver au Soleil Spirituel Central ?
Y a-t-il une correspondance entre les initiations d'un
plan cosmique à un autre ?
Le Maître qui choisit un Sentier conduisant au plan
mental cosmique doit-il récapituler les initiations qui se situent au niveau
du plan astral cosmique ?
Ceux qui visent le plan bouddhique cosmique sont-ils
plus particulièrement préparés pour atteindre ce type de vibration ?
Le plan astral cosmique vibre-t-il plus bas que les
autres plans ?
Les Maîtres capables d'accéder au plan mental cosmique
s'y efforceront et ne feront pas l'économie de cette décision.
La constante, c'est que tous les Maîtres progressent
vers le Soleil Spirituel Central (plan Divin cosmique). Sur un même plan, un
Maître peut progresser plus vite qu'un autre.
A l'origine, certaines Monades ont choisi la voie de
l'évolution humaine et d'autres les voies déviques. Il y a différents règnes
dont nous ne connaissons pas l'existence. Une monade ayant évolué au sein du
règne des dévas peut un jour se retrouver sur l'un des sept Sentiers et
croiser une monade ayant elle évolué au sein du règne humain.
La plupart des humains choisissent le Sentier
conduisant à Sirius. S'il y a un pont énergétique entre notre planète et
Sirius, il a été établi par la relation entre deux êtres, Sanat Kumara et le
représentant de Sirius.
Nous pouvons déduire un certain nombre de choses sur
cette étape de notre évolution mais nous devons rester prudent sur ce que
nous affirmons. Le Maître D.K. décrit des faits proches de son point
d'évolution.
L'expérience de Bouddha montre toute l'importance du
choix qu'il nous ait demandé de faire lors de la sixième initiation. Il a
accepté une incarnation afin d'enseigner aux hommes la Loi de Réincarnation,
bien que la Hiérarchie ne fût pas favorable. A chaque instant, nous devons
nous demander ce que nous avons de mieux à faire en fonction de nos
possibilités et des nécessités.