Bulletin no 238 du 07/01/2006
 

Accueil Remonter Groupe P P S Groupes Eveil Livres et CD Téléchargements Boutique Radio GIROLLE GSM France Autres sites Contacts Plan du site

 

 

PSYCHOLOGIE PHILOSOPHIE SPIRITUALITE

  Ne crois rien parce qu'on t'aura montré le témoignage écrit de quelque Sage ancien,
Ne crois rien sur l'autorité des Maîtres ou des Prêtres.

Mais ce qui s'accordera avec ton expérience et après une étude approfondie satisfera ta raison et tendra vers ton bien cela tu pourras l'accepter comme vrai et y conformer ta vie.

SIDDHARTA GAUTAMA (BOUDDHA)

 

Bulletin no 238

Séance du 07/01/2006

En début de rencontre, le Frère Instructeur a souhaité au groupe une bonne année 2006. Il a invité chacun à travailler sur le sentier et à faire un effort de joie. Cette joie et cette paix peuvent être trouvés au plus profond de notre âme. Il s'agit de ne pas confondre la joie de l'âme avec la petite joie que nous pouvons ressentir dans notre quotidien.

Gravir la montagne est une tâche difficile, alors ne nous décourageons pas. Nous sommes responsables de nos épreuves, de nos difficultés. Devenir des disciples responsables, conscients des limitations de nos véhicules ne doit pas générer de la tristesse. Que tout notre travail se fasse sans découragement car les plus grandes épreuves nous permettront de découvrir l'humilité, la véritable relation entre l'âme et la personnalité.

Préparons nous à un véritable dépouillement, c'est-à-dire acceptons de ne rien avoir pour avoir l'essentiel.

Nous devons comprendre que nous sommes soumis à notre propre laboratoire. Notre groupe est une école avec une tournure rationnelle qui fuit toute superstition, toute croyance non fondée pour atteindre une rigueur qui permette de découvrir cette existence à laquelle nous aspirons.

Certains frères et sœurs ont été interpellés car ils ne prennent que très rarement des notes. Si nous ne notons pas l'enseignement en pensant que nous sommes au-dessus de ce qui est dit, nous ne faisons pas preuve d'humilité. En prenant des notes, nous faisons un effort particulier pour enregistrer pour nous-mêmes mais aussi pour envoyer vers l'humanité ce que nous apprenons. Ce groupe n'est pas un supermarché où l'on vient chercher ce qui nous intéresse mais un groupe qui essaie de s'aligner pour que ces membres deviennent des serviteurs.

Ainsi, nous avons commencé l'année avec le rappel de principes indispensables à l'élévation du groupe.

Notre sœur Co. a été incitée à abandonner sa tristesse, qui peut perturber le groupe. Si cet état perdure, une pause devra être envisagée. Quand la tristesse s'installe de façon pérenne, elle constitue une forme de rébellion. Prions afin de chasser la tristesse et la tendance à la négation qui sont des états propres à la personnalité. Sachons saisir une petite lumière pour renouveler en nous certains états.

Notre sœur, habituée à se blinder sur le plan émotionnel, marche aujourd'hui sur un terrain plus instable, plus mouvant, qui la déstabilise. Nous devons être capable de tout remettre en question car nous ne savons pas à l'avance par où nous devons passer pour atteindre l'illumination. Le vieil homme doit mourir pour que l'illumination s'opère et cette mort peut prendre différentes formes.

Co. est en lutte avec elle-même et de fait avec les autres. Notre sœur se sent écartelée entre deux aspects de sa conscience qui s'opposent en permanence. Elle sait où est le bien, cependant chaque fois qu'elle pense avoir dit "oui" et choisit de s'orienter sur le Sentier du discipulat, elle se voit chuter. Elle alterne ainsi entre accepter une dynamique qui lui apparaît nécessaire et souhaitable et la rejeter car elle lui semble difficile à tenir.

Co. est dans une relation de groupe et cette relation est précieuse car synonyme de relation avec son âme. Une personnalité revendique toujours "sa liberté". Si nous pensons que l'extérieur nous ligote, il vaut mieux partir.

Notre sœur Ma. doit également se remettre en question. Elle ne peut pas toujours rester une petite fille, bloquée dans ses problèmes, qui se réfugie chez ses parents en leur demandant ce qu'ils ne peuvent lui donner.

La tristesse et la négation sont le fruit d'un découragement lié aux illusions que nous nous faisions sur l'état que nous voulions atteindre. Dans cette vie, nous voulons atteindre et faire grandir une petite lumière, rien de plus. Au cours de l'existence, il existe des variations de densité entre l'âme et la personnalité car nous ne sommes pas complètement purifiés. Dans notre conscience, la lumière de l'âme est donc faible et vacillante.

Ma. a été réactive lorsqu'elle s'est entendue dire qu'elle était conservatrice alors qu'elle pense avoir tout perdu depuis le départ de son compagnon. Mais si elle avait tout perdu, elle serait aujourd'hui plus dépouillée, à tous les niveaux. C'est sa conscience qui interprète les évènements. Pour le disciple, tout doit faire école. Ma., qui a tendance à dramatiser ce qui lui arrive, doit réaliser qu'il y a plus malheureux qu'elle : notre sœur Ch. a perdu beaucoup, son fils unique, sa santé… C'est ce qu'elle a appris au cours de ces épreuves qui la détermine aujourd'hui à suivre un cheminement spirituel.

Nous sommes tous des nantis, car il ne nous manque rien. Nous avons beaucoup de matière autour de nous, peut-être trop. Sans doute faut-il que Ma., qui est Taureau ascendant Cancer; perde des relations d'un certain type pour être éprouvée. Si nous entretenons des relations fraternelles, nous ne souffrirons pas car nous ne serons alors plus dans des relations d'appartenance.

Quand notre tendance est d'aller vers la tristesse et l'auto-désolation, il ne nous reste plus qu'à prier et à regarder vers le haut pour que la Joie revienne. Si la tristesse s'installe, c'est que quelque chose en nous dit "non".

Ne permettons pas à nos enfants de bouder, de s'enfermer dans le silence car ils continueront, en tant qu'adultes, à se comporter ainsi dans toutes leurs relations. Nous avons la possibilité d'exprimer dans le groupe ce que nous ressentons et de dire notre éventuel désaccord, de constater les réactions de notre personnalité rebelle au dessein de notre âme.

La relation avec le Frère Instructeur est précieuse. Nous avons tendance à oublier que si le Frère Instructeur disparaissait, le groupe disparaîtrait aussi. C'est la verticalité qui crée l'horizontalité et non l'inverse. La dynamique du groupe nous permet d'entendre des choses qui nous font progresser. Nous avons un combat à mener mais il ne faut pas se tromper de combat : n'allons pas chercher Satan pour rendre le combat plus périlleux.

Si nous ne progressons pas, cela signifie que les entretiens analytiques avec le Frère Instructeur ne sont pas suffisamment profonds. C'est nous qui faisons l'événement, qui le racontons selon ce que nous en percevons, et qui devons rechercher l'essence même de nos difficultés, par delà les anecdotes. Il s'agit de découvrir des lois qui nous permettent de nous élever du plan émotionnel. Si nous connaissons la loi de la gravitation, nous n'avons plus besoin de l'expérimenter sans cesse, nous n'avons plus besoin de vivre dans un espace expérimental d'essais et d'erreurs. Les écoles de notre société ne nous apprennent pas profondément des lois et ne nous permettent pas de les expérimenter, de radicaliser la connaissance. La connaissance est libératrice si elle est justement utilisée, mais pas si elle fait de nous un objet utilisé par la société ou un utilisateur d'objets.

La difficulté de maintenir une trajectoire libératrice est illustrée par le symbole du signe du Cancer : a. Il s'agit de deux 6 couchés en vis-à-vis. Ces courbes traduisent notre tendance à retomber dans une dimension horizontale lorsque nous amorçons un mouvement vertical. La verticalité est en effet caractérisée par l'absence ou par le détachement des sensations et émotions. Le natif du Cancer a tôt fait de redescendre pour retrouver les sensations et émotions du plan astral. Ce mécanisme est renforcé par la société qui nous présente sans cesse des objets de jouissance.

Nous ne parviendrons jamais à atteindre la satisfaction absolue dans la matière. Notre fonctionnement émotionnel nous balise et nous empêche d'aller plus loin. Tout en pensant faire une ligne droite verticale, nous faisons une courbe qui redescend. Il faut bien comprendre comment nous nous piégeons dans notre prison affective, pourquoi nous restons attachés, quel rapport nous avons avec les objets ou la sexualité et comment ceux-ci nous aliènent.

Si nous devenons tristes alors que nous allions vers plus de vertu, c'est le signe que nous n'avons pas atteint la vertu mais que nous avons subi une contrainte.

Tant que subsiste l'humour, il y a de l'amour et de l'humilité et sans doute beaucoup d'espérance ; cela signifie que tout n'est pas perdu. Dans la tradition chrétienne, le purgatoire est une phase qui permet la décantation du désir. L'incarnation est aussi une opportunité de profond détachement.

Dans chaque signe, la liberté de vivre s'exprime avec des postulats spécifiques mais finalement applicables à tous car l'effort de détachement est le même quel que soit notre signe. Nous devons nous sentir solidaires les uns des autres pour mieux comprendre notre propre nature. Hercule a fait le tour complet du zodiaque car il n'est pas parvenu à tout résoudre dans un signe. Si nous pouvions tout résoudre parfaitement dans un signe, nous n'aurions pas besoin de faire le tour du zodiaque.

Étendons notre identification à tous les signes et comprenons que nous sommes tous :

- Bélier, avec notre désir de commander, de n'en faire qu'à notre tête, sans souci des conséquences,

- Taureau, avec notre besoin de posséder et notre peur de perdre,

- Gémeaux, avec notre besoin d'un frère avec lequel nous disputer, d'être un moi se chipotant avec un autre moi,

- Cancer, avec notre côté "enfant",

- Lion, avec notre besoin d'exister, d'avoir des repères, de dire à l'autre : "je suis moi",

- Vierge, avec notre préoccupation pour les détails au lieu de l'essentiel,

- Balance, avec notre difficulté à choisir, à nous engager, avec notre amour de la musique plus que du musicien,

- Scorpion, avec notre tendance à voir chez l'autre un ennemi,

- Sagittaire, avec notre besoin de conquérir, notre tendance à nous identifier au cheval, à l'animal en nous,

- Capricorne, avec notre besoin de tranquillité, de nous retirer au fond de notre grotte,

- Verseau, avec notre désir de liberté et d'indépendance,

- Poissons, avec notre impression de tout savoir, d'être génial, de sentir les choses.

Un certain nombre de dirigeants influencés par le signe du Taureau (Adolf Hitler, Saddam Hussein, Slobodan Milosevic) ont conduit à la nécessité d'une guerre pour les faire capituler. A la différence, Mikhaïl Gorbatchev, du signe des Poissons, a facilité la dissolution de l'URSS.

Le Pape Jean-Paul II, également natif du signe du Taureau, a montré sa fixité avant de transiter, exprimant sa rage de se voir diminué et de ne pouvoir exercer sa fonction. Son geste "colérique" à la fenêtre de sa chambre exprimait-il la fixité du Taureau ou la Sainteté de celui qui ne peut accomplir son Devoir ?

A un moment donné, nous devons trouver une compréhension qui n'appartient plus à aucun signe mais qui s'enracine à un autre niveau.

La crise que vit notre sœur Co. est exacerbée par le choix qu'elle a entre maintenir la cristallisation de ses structures ou commencer à les dissoudre. Les "oui" qu'elle prononce à certains niveaux traduisent sa bonne volonté mais recouvrent son "noyau dur" qu'elle ne dissout toujours pas.

Tôt ou tard, chacun de nous est amené à voir son noyau dur et à décider de continuer ou d'abandonner. Il n'est pas possible de poursuivre le travail qui est le nôtre avec un noyau cristallisé. Mais nous avons beaucoup de mal à nous résoudre à dissoudre ce noyau s'il nous a permis de faire de brillantes études, de réussir socialement, de trouver les ressources pour combattre. Le vieil homme est très présent dans notre quotidien. Soyons vigilant afin de nous transformer fondamentalement.

Qu'est-ce qui est triste en Co. ? Ce n'est pas son âme mais son noyau dur car il perçoit qu'on ne va plus l'aimer.

Co. pense que sa tristesse vient du fait qu'elle ne s'attaque pas au problème (mais en a-t-elle envie ?), qu'elle ne voit pas d'issue à la crise qu'elle traverse. L'issue représenterait pour Co. du soulagement. Or une issue est une porte de sortie : ce n'est pas en partant, en fuyant un problème qu'on le résout. Co. ne doit pas fuir mais attaquer son noyau.

Elle a le sentiment que plus l'extérieur fait pression sur son noyau, plus il se renforce et est présent. Le rôle du groupe et du Frère Instructeur est de faire émerger ce que nous nous efforçons de dissimuler. Cependant, à l'origine, la cristallisation de Co. était déjà présente, en elle. Il est nécessaire de nous montrer plusieurs fois les mécanismes qui sont les nôtres et que nous avons à transformer afin de pouvoir dissoudre le noyau dur.

Notre sœur Si. se sent interpellée par la problématique de Co. dans le sens où elle ne se sent pas éclairée quand le Frère Instructeur lui montre que c'est son côté "Cancer" qui s'exprime. Si. ne perçoit pas d'issue non plus. Elle a parfois le sentiment de s'en sortir mais jamais complètement. Cet état illustre la bulle, la grotte qui est en chacun de nous et plus particulièrement présent sur l'axe Capricorne/Cancer. De ce point de vue, les tremblements de terre si fréquents chez les natifs du signe du Scorpion sont salvateurs car ils bouleversent tout.

Le groupe nous permet de nous auto-définir un peu plus. Nous avons le choix entre "coller" à nos mécanismes ou essayer de nous en extraire.

Les heures passées au sein du groupe ne sont pas vaines car nous invoquons les énergies de l'âme. Cela nous rapproche et nous permet de vivre une fraternité dans cette aventure qui consiste à combattre le "monstre" en nous. Il doit être vaincu par notre compréhension et notre intelligence, qui sont des qualités de l'âme.

 

Le groupe a poursuivi la lecture de la deuxième partie de Rayons et Initiations, Traité sur les sept Rayons, Volume V (pp. 387 à 397).

La caractéristique de rayon, pure et essentielle, est exprimée dans chaque ashram. Au cours du temps, les sept ashrams ont déplacé leur focalisation des trois plans du mental abstrait au plan bouddhique où ils se trouvent maintenant. La raison pure, via le deuxième rayon, caractérise actuellement tous les ashrams. Il est important de se rappeler que tous les rayons sont des sous-rayons du second Rayon d'Amour-Sagesse. Mais, dans les premiers temps de la Hiérarchie, c'était la caractéristique spécifique du rayon dominant l'ashram qui se manifestait.

Aujourd'hui, la raison pure ou amour pur se manifeste progressivement à travers les qualités de chaque rayon fonctionnant dans leurs ashrams propres. Chaque qualité de rayon va stimuler l'expression d'amour pur, caractéristique de Sanat Kumara.

L'humanité, de plus en plus invocatoire, rendit nécessaire la manifestation de la Hiérarchie et la création, par chacun des sept ashrams, de six autres ashrams. Ils ne sont pas tous encore en activité. Par exemple, le deuxième rayon a cinq ashrams affiliés qui ont tous un disciple de deuxième rayon en leur centre. Seul le premier rayon n'a pas pour le moment d'ashrams subsidiaires en pleine activité car l'aspect volonté étant peu compris, peu d'initiés satisfont aux exigences de l'initiation de premier rayon.

Au cours des âges, des hommes sont parvenus au but. L'intellect se développant, les conditions pour passer l'initiation sont plus sévères. Le Maître d'aujourd'hui exprime plus d'amour et de sagesse que le Maître de l'Atlantide.

Deux idées se dégagent à l'examen du travail accompli dans les ashrams :

1. Les Maîtres sont soumis à des limitations. Une libération ouvre la porte vers une nouvelle libération plus vaste. Les Maîtres doivent découvrir une porte symbolique qui leur permettra de franchir le cercle infranchissable de notre vie planétaire pour pénétrer dans la Voie de l'évolution supérieure. Elle les conduira, par la perception, la conscience et l'expérience à la vie plus abondante qui se trouve sur les niveaux cosmiques dont le Christ a parlé.

2. De même que les aspirants et disciples savent beaucoup de choses sur la Hiérarchie, de même les Maîtres de degré supérieur savent ce qui les attend, bien que les futurs états de conscience dépassent leurs propres réalisations.

Lorsque les noms des sept Sentiers furent donnés, la Hiérarchie pensait que cette information était prématurée pour l'humanité car elle ne peut prévoir à quel rythme elle progresse. Depuis, la guerre mondiale a eu lieu et les forces du mal ont été contraintes de reculer. Cette situation a fait émerger chez l'homme une nouvelle perception spirituelle. Ils pensent et voient réellement, ce qui rend possible la transmission d'un enseignement jusqu'alors trop difficile.

Afin de comprendre clairement ce que sont les sept Sentiers, certains avant-propos sont nécessaires :

1. Les sept plans du plan physique cosmique, que tout aspirant doit maîtriser, appartiennent au plan cosmique le plus bas. Les initiations, de la première à la sixième, sont préparatoires à celles qui doivent être prises sur la Voie de l'Evolution Supérieure.

2. La Voie de l'Evolution Supérieure est septuple. Les sept Sentiers permettent de l'approcher et, ensemble, ils la créent. Les Maîtres peuvent choisir n'importe lequel des Sentiers qui les attire, de telle manière qu'Ils enregistrent dans leur conscience une parfaite justesse et qu'Ils sachent ne pas pouvoir suivre une autre voie.

3. Le choix définitif du sentier se fait lors de la sixième initiation, celle de la Décision.

4. Le rayon de l'initié, ses activités passées et un récent sentiment de liberté influencent sa décision.

5. La cinquième initiation, appelée par les Chrétiens la Résurrection, se nomme l'Initiation de la Révélation car l'initié voit pour la première fois la Porte qui lui permet d'entrer sur les sept Sentiers.

6. L'initié, passant par la deuxième grande Porte de l'Initiation, apprend la signification du Soleil Spirituel Central.

7. Les cinquième et sixième initiations ne sont pour le Maître que des initiations du seuil. Sur la Voie Supérieure, la première vraie initiation est la Résurrection, qui est distincte de la cinquième initiation.

8. Le Maître qui a pris sa décision se soumet à l'entraînement nécessaire pour entrer sur le sentier choisi. Il se déroule sur les niveaux éthériques cosmiques c'est-à-dire les plans bouddhique, atmique, monadique et logoïque.

9. Sur ces plans, la Volonté de Dieu, jusqu'alors embryonnaire, est développée et utilisée. C'est seulement par ce moyen que le Maître entreprend de se libérer des limitations de rayon.

10. La Hiérarchie réagit aux énergies provenant du plan astral cosmique, plan à partir duquel se déverse l'amour divin. Ce sont les énergies et influences du plan mental cosmique qui atteignent Shamballa, et donc la nature et le dessein du Mental de Dieu.

"Les sept ashrams sont le terrain d'expérience de tous les Maîtres" sur le point de prendre la sixième initiation, la Décision. Le fait de prendre une décision définitive et déterminante est une entreprise majeure et un problème crucial pour les Maîtres, particulièrement pour ceux qui choisissent le premier Sentier. Cette décision concerne l'aspect vie. Elle est liée à des énergies extraplanétaires et aux conditions cosmiques responsables de la présence de Sanat Kumara sur terre. La décision est amenée par la volonté qui, se développant chez les Maîtres, leur permet de recevoir de hautes impressions télépathiques.

L'entraînement à la décision oblige le Maître à prendre des décisions pour son ashram. Il est admis au conclave des Maîtres qui se tient tous les sept ans et durant lequel des décisions sont prises au sujet de toutes les formes de vie dans les trois mondes. Tous les cent ans, lorsque la Hiérarchie entière se réunit, Elle décide quelle forme de crise doit être présentée à l'humanité, impliquant les autres règnes de la nature. L'homme garde son libre arbitre car la Hiérarchie ne tente rien pour l'influencer. Dès que l'humanité, réagissant à cette crise, prend des mesures, les Maîtres, par l'intermédiaire de leurs ashrams, aident ceux qui s'emploient à conduire l'humanité dans la bonne voie.

Durant ces conclaves centennaux, le Seigneur du Monde et les membres de son Conseil observent le processus de décision ainsi que les Maîtres prêts pour la sixième initiation. Ils apprécient ce que les Maîtres enregistrent de cette volonté divine et l'utilisation qu'ils en font. Ils peuvent déterminer précisément lequel des sept Sentiers l'initié va choisir. Ainsi ils connaissent le nombre de disciples anciens qu'il faudra pour assumer la direction d'un ashram. Ceux qui se trouvent dans la périphérie sont "aspirés" et poursuivent leur avancement.

Sanat Kumara a pour dessein d'engendrer dans tous les domaines de la vie de justes relations. Pour la première fois, l'humanité se préoccupe à son tour des justes relations humaines car elle répond consciemment à la volonté de Shamballa. Cette relation de nature spirituelle est nouvelle.

La préparation des Maîtres à la sixième initiation est ardue. Ils doivent maîtriser le maniement de l'énergie et l'utilisation de l'intelligence. Ils se préparent à pénétrer le mystère de l'électricité et apprennent à travailler avec le feu électrique. C'est comme cela qu'Ils se familiarisent avec le Soleil Spirituel Central.

Le Maître au sein de l'ashram apprend à "décider au sens occulte", modelant le centre créateur dont Il est responsable. Il le fait, entouré de ceux qu'Il instruit dans l'ashram. Ceux-ci limitent Sa vision et la qualité de l'énergie constituant la vie qui anime l'ashram.

Les sept Sentiers avec lesquels le Maître est confronté

Le Maître fait face à deux crises : la crise de la volonté indiquant une décision inaltérable et la crise d'un pas supplémentaire qui "le jettera à la dérive sur le rivage de quelque sphère lointaine où sa volonté devra s'exprimer en amour." Ainsi sa décision l'éloignera de tout ce qu'Il a connu jusqu'à maintenant.

Seuls ceux qui choisissent le Sentier du service terrestre, continuent de travailler avec la Hiérarchie. Le Bouddha aimait tellement l'humanité qu'Il crut ne pas pouvoir choisir et, en fait, il ne choisit pas le Sentier qu'Il était en réalité destiné à suivre. Au contraire, Il choisit le Sentier du Service terrestre qui n'était pas du tout son Sentier. En temps voulu, Il passera par son Sentier légitime. Ce petit incident indique la liberté qui est laissée à l'initié lors de la sixième initiation.

Les sept Sentiers sont :

1.     Le sentier du Service terrestre.

2.     Le sentier du Travail magnétique.

3.     Le sentier d'Entraînement afin de devenir Logoï planétaires.

4.     Le sentier vers Sirius.

5.     Le sentier de Rayon;

6.     Le sentier où se trouve notre Logos.

7.     Le sentier de l'état absolu de Fils.

Les propos suivants s'efforceront de donner une signification plus profonde de ces Sentiers.

 

Avant notre temps de méditation, notre sœur Si. a exprimé le sentiment de solitude et de découragement qui l'animent. Elle a pris pour elle le fait que le symbole du signe du cancer a illustre la difficulté de sortir de nos sphères émotionnelles et mentales. Mais n'avons-nous pas tous en nous cette tendance à "plafonner" ?

L'isolement et le sentiment de découragement sont le lot de tous les chercheurs immergés dans le monde profane. Si. pense qu'elle serait mieux dans une proximité permanente avec le Frère Instructeur. Sommes-nous préparés à demeurer dans la dynamique exigée par cette proximité ? Chaque frère et sœur a exprimé à son tour l'impression de solitude qui l’habite parfois.

Comment sommes-nous en relation ? Au niveau de notre âme, il est impossible d'être dans les ténèbres. Lors de la crucifixion du Maître Jésus, l'obscurité qu'Il percevait à ce moment-là lui a fait dire : "Mon Dieu, pourquoi m'as-tu abandonné ?" Au moment de cette initiation, l'isolement, l'absence de relation et le sentiment d'abandon doivent être expérimentés. Mais au plus profond de notre âme, il y a la présence de la Monade. La méditation que nous accomplissons en visualisant le triangle "Soleil, noir, Antahkarana" nous fait comprendre que s'il y a un soleil représentant un centre de lumière c'est parce que le noir existe. La lumière est associée à l'antahkarana, passant d'un univers à un autre. Entre ces différentes phases, il y a un isolement affectif et intellectuel. Chacun connaît son lot de misères. Le Frère Instructeur est passé par là où nous passons et c'est ce qui lui permet de nous comprendre.

Souhaitons de nous réincarner dans un milieu qui nous fasse progresser. Notre sagesse nous fera éviter les "châteaux de princesse". La sagesse et la compréhension qui sont en nous nous feront accepter les pires épreuves. Le Frère Instructeur sait que nous passerons l'épreuve et c'est pour cela qu'il ne s'apitoie pas avec nous. Aujourd'hui, tous les moyens d'accès à la connaissance sont là. Que l'isolement nous permette de trouver la lumière qui est en nous. Cette lumière est d'abord perçue comme une étoile dans un ciel d'hiver, puis elle grossit pour disparaître et réapparaître à nouveau. Ce qui compte, c'est Dieu qui apparaît et disparaît de notre champ de vision afin que nous continuions à le chercher.

 

Précédente Remonter Suivante

 

 

Pour toute information s'adresser à : info@girolle.org