Bulletin no 233 du 29/10/2005
 

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PSYCHOLOGIE PHILOSOPHIE SPIRITUALITE

  Ne crois rien parce qu'on t'aura montré le témoignage écrit de quelque Sage ancien,
Ne crois rien sur l'autorité des Maîtres ou des Prêtres.

Mais ce qui s'accordera avec ton expérience et après une étude approfondie satisfera ta raison et tendra vers ton bien cela tu pourras l'accepter comme vrai et y conformer ta vie.

SIDDHARTA GAUTAMA (BOUDDHA)

 

Bulletin no 233

Séance du 29/10/2005

En début de rencontre, notre sœur Ir. a lu sa planche : "L’innocence, l’ignorance, ma responsabilité est-elle engagée ?"

Récemment, Ir. a eu des problèmes sur le plan informatique et a sollicité plusieurs personnes pour les résoudre. Elle s'en est entièrement remise aux autres ; sa passivité les a ainsi obligés à faire de multiples recherches et à dépenser beaucoup de temps pour pallier son ignorance des éléments en sa possession.

Dans la relation avec celui qui a résolu son problème informatique, Ir. s'est vue comme une petite fille attendant tout du père qui apporte une solution par son amour, son intelligence et sa puissance.

Elle perçoit en elle de l’égoïsme, un mental figé et devine que son ignorance est un poids pour "ceux qui connaissent et savent". Au cours de ces récents évènements, elle est restée aveuglée par une mauvaise interprétation de son mental qui a amené confusion et chaos.

Ir. a été interpellée par cette phrase extraite de l'enseignement du Maître Tibétain : "Le développement progressif, suivant la Loi de Réincarnation, est conditionné par le principe mental car "selon ce qu’un homme pense dans son cœur, c’est là ce qu’il est." Toutes nos difficultés proviennent de nos ignorances ou de notre refus de cette loi fondamentale."

Ir. a compris que son mental a pris possession des peurs qui se sont incrustées en elle et que cela oriente sa personnalité dans une défense inconditionnée de ce nouveau bien. Ce processus entraîne un attachement autour duquel tout va s’organiser pour le justifier.

Ir. se trouve soulagée en remettant ce qu'elle est dans les mains de Dieu ; elle a commencé à comprendre que cela implique de se mettre à Son service, dépouillée de tout. Elle y entrevoit une grande richesse et une immense liberté.

Elle comprend également que si elle veut servir, elle doit répondre à l’appel de la connaissance.

 

A l'issue de la lecture de sa planche, notre sœur Ir. a confié au groupe que le fait de se savoir dans l'ignorance ne la déresponsabilisait pas face à ses ignorances futures.

Il apparaît qu'Ir. a souvent un discours de sagesse qui contraste avec son comportement de petite fille. Elle peut espérer que cette sagesse latente finira bien par s'incarner totalement en elle.

La planche de Ir. a interpellé notre sœur Mo. qui a réalisé l'importance de l'effort qu'elle doit faire pour aller vers plus de connaissance et donc vers plus de responsabilité. Dans la vie quotidienne, nous ne pouvons pas invoquer notre ignorance pour nous déresponsabiliser ; par exemple, si un gendarme nous arrête, nous ne pouvons pas lui dire : "je ne savais pas qu'il ne fallait pas passer au feu rouge" car nul n'est censé ignorer la loi. Il en va de même pour toutes les lois : nous devons assumer les conséquences de notre manque de connaissance.

Mi. s'est également sentie interpellée par la planche de Ir. Le raisonnement de Mi. prend souvent des chemins tortueux, illogiques. Elle a l'impression qu'elle raisonne mal pour dissimuler ses horizontalités. En effet, le raisonnement peut être perverti par le désir, plus ou moins conscient de cacher quelque chose. Nous avançons parfois des justifications, en apparence bien construites, qui n'ont pour autre but que de dissimuler nos peurs. On peut dire : "je n'aime pas aller de l'autre côté du pont parce que la ville qui s'y trouve n'est pas accueillante" alors que la véritable raison est que nous avons peur de traverser le pont. Avec le temps, notre peur est enfouie et notre dissimulation devient inconsciente. Nous sommes alors convaincus que nous n'aimons vraiment pas la ville de l'autre côté du pont.

Un inconscient impur suscite ainsi de fausses explications et pervertit le processus logique. Il nous faut apprendre à assainir notre mental, à le rendre rationnel.

Le mental (manas) est une structure trompeuse qui ment pour sauver l'ego. Il s'agit là d'un processus d'esquive de l'ego qui cherche à fuir ses problèmes. Ce processus se met en place très précocement dans l'enfance : la peur de se faire corriger physiquement entraîne le mensonge et la déresponsabilisation.

Nous sommes responsables de tous les actes que nous posons, même si l'on n'a pas encore expérimenté la loi de cause et d'effet. Même lorsqu'on subit un processus, nous devrons nécessairement en répondre. Nous ne pourrons changer, évoluer tant que nous pensons que ce qui nous arrive n'est pas tout à fait de notre faute.

Sommes-nous des boules de billard, passives, dont la trajectoire dépend de la direction induite par d'autres boules ? Dans ce monde-là, personne n'est responsable : la boule B dit à la boule C : "je t'ai poussée mais ce n'est pas de ma faute car j'ai été poussée par la boule A." Dans de telles conditions, la connaissance des lois de la cinématique permettrait de prévoir de manière certaine tous nos prochains mouvements.

Nous ne sommes pas des boules de billard car nous avons un libre arbitre. Nous devons ainsi apprendre à nous considérer comme responsables de notre trajectoire. Notre liberté réside dans la possibilité de modifier les mouvements transmis par l'extérieur afin de devenir de véritables acteurs de nos vies. L'être humain peut être assimilé à un système à deux ouvertures (une entrée et une sortie) qui transforme les signaux reçus en entrée et renvoie les signaux résultants en sortie. Il lui est aussi possible de réinjecter les signaux de sortie en entrée, produisant des boucles amplificatrices plus ou moins stables. A titre d'exemple, le sentiment d'offense résulte de coups que l'on s'inflige soi-même et non d'une agression extérieure.

Si nous sommes touchés par ce que nous renvoie autrui, c'est que cela fait écho à ce que nous pensons de nous-même ou bien à ce que nous avons peur que l'on pense de nous. Observons donc tout ce qui se passe en nous car il est de notre responsabilité de savoir gérer nos mouvements intérieurs. Nous devenons responsable lorsque nous nous plaçons au-dessus du mental inférieur, dans la position de l'observateur. Avec cette compréhension, la responsabilité n'est pas un concept moral mais une liberté intérieure, qui nous permet de respecter davantage les mouvements extérieurs et de ne plus faire d'ingérence dans les mouvements d'autrui.

Nous répétons bien souvent les mêmes erreurs parce que nous n'admettons pas le phénomène qui se déroule en nous et que changer aux yeux de l'autre risque de couper la relation. L'ignorance et l'innocence s'entretiennent alors pour protéger une relation.

Notre sœur Ma., séparée de son compagnon, est-elle responsable de son état émotionnel actuel qui perdure depuis plusieurs mois ? Est-elle une boule de billard non responsable de ce qui lui arrive ? Peut-elle arrêter son mouvement dépressif ? En se sentant offensée, Ma. prend symboliquement le poignard que l'autre a dans les mains pour se le planter dans le cœur.

Un processus dépressif n'a aucune raison de s'arrêter si rien ne vient le contrecarrer. L'observateur a la liberté de dire "stop", d'arrêter cette passivité qui ramène à l'enfance. Ma. doit dépasser ce qu'elle vit comme un abandon.

Nous aurons tous, tôt ou tard, à vivre ce type d'épreuve. C'est inévitable car la seconde et la quatrième initiation sont liées à des processus d'abandon, de détachement. Au fil des vies, nous comprenons que nous ne devons pas nous attacher à un autre être mais l'aimer en lui laissant sa liberté. Ceci est à distinguer du blindage qui n'est que protection émotionnelle. Celui qui n'est pas prêt à voir partir ses enfants, son conjoint, souffrira terriblement.

Le détachement permet d'établir la relation juste et vraie avec les autres. Nos sentiments sont souvent binaires et extrêmes : blindage, hypersensibilité, haine, susceptibilité… La juste attitude n'est pas un équilibre de vecteurs qui tiraillent dans deux directions opposées mais correspond à la position d'un troisième point plus élevé.

Devenir gai, serein, est une question d'hygiène mentale. En aimant, nous ne nous laisserons pas aller à la dépression, à l'apitoiement. Dans la démarche qui est la nôtre, nous ne pouvons pas nous permettre ce processus destructif.

Notre sœur Ma. ne peut expliquer ce qu'elle ressent ; elle redécouvre un abandon qu'elle a ressenti lorsqu'elle était enfant, de la part de sa mère qui était dépressive et la délaissait. La dépression d'une mère est vécue très douloureusement par son enfant car cela l'oblige à fonctionner d'une manière inhabituelle pour la protéger.

Ma. a pris conscience qu'elle a toujours attiré à elle des compagnons dépressifs. La responsabilité de Ma. réside dans le choix qu'elle peut faire aujourd'hui pour son intériorité. Si elle porte l'autre responsable de ce qui lui arrive, elle ne pourra mettre en place de justes relations.

Ma. pourra se confier à des dizaines de personnes mais toutes seront impuissantes à résoudre son problème. Elle seule peut se sortir de cette pente douce qui peut la conduire au suicide. A force de se laisser aller à des pensées négatives, une personne finit par être sous l'emprise d'un processus suicidaire.

Notre sœur Sy. a vécu une situation similaire lorsqu'elle a quitté son précédent compagnon. Elle avait eu des envies de suicide face à des angoisses qui la tétanisaient. Lorsqu'elle a compris qu'elle pouvait arrêter le processus destructeur par une prise de décision, elle n'a plus donné corps à ses angoisses.

La relation avec Dieu est-elle encore importante pour Ma. ? Ses prières peuvent la soutenir mais elles ne résoudront pas son problème si elle continue à rester passive.

La seule chose que nous pouvons demander à Dieu est de nous envoyer des évènements qui nous permettent de grandir, d'apprendre à être dans la relation juste, à être seul et pourtant pas seul.

On doit passer du stade de l'enfant qui demande à Dieu des choses pour lui-même à celui de l'adulte-disciple qui ne demande plus pour lui-même. Demander à être plus fort en tant que personnalité n'est pas souhaitable. Il est important de mener le bon combat et que l'effort soit dirigé dans le sens de la fusion la plus rapide avec l'âme.

Notre sœur Ma., admirant l'exemple de Sainte Rita, avocate des causes désespérées, l'invoque afin que son compagnon revienne vers elle, transformé par la souffrance. Quelle que soit la décision de son compagnon, Ma. ne doit pas rester dans la souffrance, suspendue à un retour incertain. Il est nécessaire que Ma. avance. A quoi s'accroche-t-elle ? Notre sœur vit durement la solitude. Envisage-t-elle la possibilité de partager joyeusement sa vie avec un nouveau compagnon ? Ma. n'arrive pas à retourner chez elle et ne peut ainsi mettre fin au sentiment de chagrin qui l'habite. Ma. doit sans doute aimer le sentiment qu'elle éprouve actuellement puisqu'elle le maintient.

Il y a des moments dans notre existence qui sont à vivre, nous permettant de comprendre nos fonctionnements. La tristesse de Ma. ne fera pas nécessairement revenir son compagnon et pourrait attirer à elle une nouvelle relation déséquilibrante.

La tristesse, ainsi que l'idée de suicide qui l'accompagne souvent, expriment un chantage affectif. Le suicide est une réponse à une situation que nous n'arrivons pas à dépasser ou à supporter. Qu'attend Ma. réellement ? Elle ne veut pas que son fils souffre de cette situation, cependant ils la subissent tous les deux, se déconnectant de la réalité. Le sentiment de solitude que ressent Ma. résulte d'une interprétation de la réalité.

Comment Ma. pourrait-elle rencontrer un nouveau compagnon ? S'il s'agit de présenter à Ma. un compagnon potentiel, il vaut mieux mettre en place une simplicité conduisant à la transparence plutôt qu'un "rituel" de hasard artificiel.

Visualisons de façon positive Dieu sur notre chemin afin de pouvoir attirer des êtres qui nous correspondent. Si notre visualisation est claire, tout s'aligne sur tous les plans. Soumettons notre volonté à notre âme, établissant progressivement la relation entre notre âme et notre personnalité qui nous permet de cheminer vers le divin.

Est-il possible de répondre simplement à la question posée par notre sœur Sy. à notre sœur Ma. : Aimes-tu ton compagnon ? A une telle question, la réponse de chacun de nous serait sans doute nuancée. Le sentiment amoureux initial disparaît rapidement. Lorsque nous vieillissons, que continuons-nous à aimer chez l'autre ? Sommes-nous seulement amoureux de la forme ? Apprécions-nous simplement un trait de caractère que nous percevrons rapidement comme étant un défaut ? Nos illusions sur le sentiment amoureux finissant par disparaître, apprenons à aimer Dieu car c'est la seule façon de continuer à aimer l'autre. L'amour est une forme de bienveillance envers l'autre, sans retour. Après la troisième initiation, nous savons aimer tout le monde. 

L'interpellation de Ma. n'a d'autre but que de l'aider. Lorsque le Maître éprouve le disciple, il est attentif à faire plus de bien que de mal, le plaçant devant les choix qu'il a à faire.

 

Le groupe a ensuite poursuivi la lecture de la deuxième partie de Rayons et Initiations, Traité sur les sept Rayons, Volume V (pp. 354 à 363).

 

Lorsque le Maître Jésus mourut sur la Croix, la destruction des quatre aspects de sa personnalité parfaite qui obstruaient électriquement le passage par la porte de la quatrième initiation, lui apporta l'ultime libération.

Il faut se souvenir qu'au moment de la Crucifixion, deux individualités différentes étaient engagées : Le Maître Jésus et le Christ. L'église chrétienne a confondu les deux événements majeurs qui se sont alors déroulés. Néanmoins, l'un était un fait hiérarchique, l'entrée d'un initié dans les Mystères de la mort, tandis que l'autre était une crise humaine impliquant les trois groupes composant l'humanité : l'homme non régénéré, représenté par le voleur impénitent, l'aspirant qui lutte, représenté par le voleur repentant, et la Hiérarchie, composée de tous ceux qui sont parvenus à la libération.

C'est le Maître Jésus qui mourut sur la Croix, mettant fin à l'emprise de la matière sur l'esprit. Il passa par la tombe pour pénétrer dans la Hiérarchie, et la destinée de l'église chrétienne lui fut confiée. En dehors de l'épisode où Jésus apparut à Marie à la porte du sépulcre, c'est le Christ lui-même qui apparut aux disciples après la résurrection. Ses apparitions ont des implications universelles :

1.     Les deux disciples avec lesquels le Christ marche sur la route d'Emmaüs symbolisent le dualisme de l'esprit et de la matière tels qu'ils se manifestent chez un Sauveur du monde.

2.     Les disciples (Judas Iscariote compris) à qui le Christ apparaît dans la chambre haute, symbolisent le zodiaque. Judas, représente le signe gouvernant de l'époque et les onze autres disciples, les signes dans lesquels le Soleil doit passer.

3.     La Pentecôte signifie la dissémination universelle de la conscience christique, conformément à la promesse du Christ : "Voici, je suis avec vous, tous les jours jusqu'à la fin du monde".

 

Les quatre premières initiations sont liées au feu par friction et à la "porte de l'initiation" dans sa signification habituelle d'obstruction. Les initiations suivantes, celle de la Résurrection et de l'Ascension, sont liées à une deuxième porte et ouvrent la Voie de l'Evolution Supérieure.

 

La Porte de l'Evolution Supérieure

Tout ce qui arrive dans la vie de l'initié le libère de l'expérience physique et le fait entrer dans un tourbillon de force appelé Amour ou plan astral cosmique, dont dépend la Hiérarchie. Shamballa reçoit des impacts d'énergie en provenance du plan mental cosmique.

Il existe donc un courant d'énergie reliant le plan astral cosmique avec le plan bouddhique solaire (reflété par le plan bouddhique planétaire) et le plan astral (plan du mirage dans les trois mondes).

De même, il y a une relation entre le plan mental cosmique, le plan atmique solaire (reflété par le plan atmique planétaire) et le plan mental (plan de l'illusion).

Le mirage et l'illusion l'emportent dans les trois mondes car les hommes s'identifient avec le cerveau physique dense. Il n'existe pas de véritable plan astral mais seulement des inventions dues à l'imagination. Du point de vue du Maître, le plan astral existe en tant reflet du principe cosmique d'amour. Sa grande puissance créée le mirage chez ceux qui ne sont pas totalement libérés et dont l'identification est faussée. Pour le disciple qui retire son identification, le plan astral doit être délibérément ignoré. Pour le Maître libéré des trois mondes, ce plan existe à nouveau comme champ de service.

Il est nécessaire de ne pas oublier que les quatre plans correspondant aux plus hautes influences spirituelles ne sont que les quatre sous-plans éthériques du plan physique cosmique. Ce sont :

 

1. Le plan le plus élevé

Plan logoïque

Volonté

(Adi) Vie

1er aspect

 

2. Le plan monadique

Universel

Amour

Monades humaines

2ème aspect

 

3. Le plan atmique

3ème aspect

Intelligence

4. Le plan bouddhique

Raison pure

Intuition

 

Ces quatre plans créent et déversent toutes les énergies qui dominent notre existence planétaire. D'après la loi des Correspondances, les plans mental, émotionnel et physique constituant les trois sous plans physiques denses du plan physique cosmique n'incarnent pas des principes. Cela est vrai également pour les trois plans inférieurs de nos sept plans. Le véritable initié transfère sa vie à la substance douée de principe.

L'initié est libéré des plans de la substance sans principe dès la troisième initiation. Les deux initiations suivantes lui permettront de travailler avec amour et intelligence sur les plans bouddhique et atmique. Puis, cheminant sur la Voie de l'Evolution Supérieure, il passera par les plans monadique et adique. Ces quatre plans totalement maîtrisés, l'initié se trouve maintenant devant les Sept Sentiers. Son choix est libre, bien que dépendant en partie de son rayon et de son activité passée. Les sept plans de notre vie planétaire sont conditionnés par trois forces et quatre énergies.

A la cinquième initiation, le Maître a maîtrisé le champ ordinaire de l'évolution humaine, et il exprime l'amour et l'intelligence. Il perçoit la Volonté, devient actif sur le plan monadique et reçoit des énergies émanant de Shamballa qu'il est capable d'enregistrer.

Le Maître devient sensible au plan astral cosmique, bien qu'il ne puisse encore enregistrer cette énergie de pur amour. C'est cette limitation qui le conduit à la Porte de l'Evolution Supérieure. La cinquième et la sixième initiation sont pour l'initié ce que la première et la deuxième initiation sont au disciple parcourant le Sentier de l'Initiation. Elles sont considérées comme des initiations du seuil.

Lors de la sixième initiation, dite de la Décision, le Maître choisit l'un des sept Sentiers qu'il suivra. Bien que reliés aux sept rayons, les Sept sentiers ne sont pas gouvernés par eux. Ils sont ouverts à tout Maître de sagesse et dépendent plus exactement des sept plans cosmiques.

Il n'est pas facile pour les étudiants de se rendre compte que la relation de l'ashram avec l'humanité est secondaire pour le Maître qui s'intéresse à la réalisation des desseins de Sanat Kumara. Les étudiants doivent cultiver en eux-mêmes une sensibilité nouvelle à l'impression venant de plus haut que la Hiérarchie et s'efforcer, de point de vue du mental abstrait, de saisir de nouveaux concepts.

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