Bulletin no 232 du 15/10/2005
 

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PSYCHOLOGIE PHILOSOPHIE SPIRITUALITE

  Ne crois rien parce qu'on t'aura montré le témoignage écrit de quelque Sage ancien,
Ne crois rien sur l'autorité des Maîtres ou des Prêtres.

Mais ce qui s'accordera avec ton expérience et après une étude approfondie satisfera ta raison et tendra vers ton bien cela tu pourras l'accepter comme vrai et y conformer ta vie.

SIDDHARTA GAUTAMA (BOUDDHA)

 

Bulletin no 232

Séance du 15/10/2005

En début de séance, notre sœur Sy. a lu la planche de son compagnon J.C. qui s'associe ponctuellement aux énergies du groupe par son travail personnel. La planche s'intitule : "Vivre à fond les choses".

A l'heure actuelle, J.C. ne vit pas à fond ; il a plutôt l’impression d'être dans une certaine passivité. Pour J.C., "vivre à fond", c’est donner de l’intensité aux choses, c’est être acteur pour se procurer des sensations, une impression de vivre davantage. Cependant cette intensité peut "faire plonger" profondément et être dure à supporter. Cette forme de vie n'intéresse pas J.C. car elle est trop attachée à l'instabilité, à la souffrance et ne correspond pas à une recherche d’équilibre entre les deux plateaux d’une balance. Lorsque l'on "vit à fond", le plateau que l’on cherche à faire monter est celui de l’imaginaire, de l’illusion ; on cherche à faire vivre quelque chose que l’on désire fortement avec en arrière-plan un fort désir de valorisation de soi.

J.C. a connu, il y a quelques temps, une phase de passion amoureuse dévorante et éphémère qu'il qualifie d'insensée. Le vrai amour, pense t-il aujourd'hui, est celui qui dure, qui ne meurt jamais. Bien souvent, on aime à quarante ans comme un enfant qui n’a pas grandi. Il ne s'agit pas alors du véritable amour.

J.C. veut vivre aujourd'hui selon son âge, selon son rythme. La difficulté pour lui est de "savoir son chemin". Pour certains le chemin est évident, pour d’autres il l'est beaucoup moins. Un être en recherche de sensations ira sur des chemins que d’autres ne voudront emprunter à aucun prix. Les tourments de ces chemins sont encore chers à J.C. tant il est vrai que, même à vouloir se tempérer, il préfère toujours le froid au tiède. J.C. constate qu'il fait des allers-retours incessants entre sa personnalité et la sagesse qu'il recherche. L’une est à lui et il cherche à la canaliser tandis que l’autre lui est étrangère et il cherche à l’acquérir.

A l'issue de la lecture, Sy. a témoigné du fait qu'elle a été touchée lorsque J.C. a évoqué en privé la perte de son père alors qu'il avait 6 ans. J.C. s'est construit avec ce manque du père qui lui donne l'impression de vivre sur une seule jambe. Il ne sent pas encore la possibilité de faire une démarche spirituelle comme celle proposée par notre groupe. J.C. est du signe de la Balance, ce qui induit en lui une oscillation permanente qui l'empêche de faire des choix.

Les parents peuvent constater très tôt que leurs enfants ont la philosophie de leur signe. L'éducateur peut aider l'enfant à traverser les épreuves inhérentes à son signe en lui montrant comment il est structuré et ce qu'il devra corriger tôt ou tard. Dans l'incarnation, notre esprit s'identifie à la structure dans laquelle il est incarné. Nous commençons à savoir que nous existons autrement qu'à travers la forme en découvrant que nous pouvons être observateurs. C'est en prenant conscience de notre marge de liberté très faible que nous pouvons accéder à une nouvelle liberté.

Il est difficile de parler de la lumière à quelqu'un qui doute de son existence. Ceux qui décrètent qu'il n'y a pas de lumière, parce qu'ils ne la perçoivent pas, ne peuvent progresser. Ceux qui commencent à accepter l'hypothèse de l'existence de la lumière, laissent la porte ouverte à un enseignement.

J.C. a peur de manquer de liberté ce qui l'empêche de s'impliquer dans des groupes. Il n'a pas appris la vie de groupe, avec son rythme et ses rituels, au sein de sa famille. J.C. est révolté contre la notion d'ordre. Il doit découvrir en vivant les choses à fond que le bonheur se trouve dans l'équilibre. Il apprendra ainsi l'harmonie par le conflit, l'équilibre après l'oscillation entre des pôles extrêmes. La sagesse qui se développera progressivement lui permettra de sauvegarder cet équilibre.

La sagesse n'est pas associée à la tristesse ; elle nous permet au contraire de vivre le plus longtemps possible le bonheur auquel on aspire. Elle favorise, d'une certaine manière, la jouissance éternelle liée à la Vie.

Nous devons vivre un équilibre dans le rythme et c'est dans cet équilibre que se découvre le bonheur absolu. Tous les bonheurs vécus de manière chaotique sont éphémères et génèrent de la souffrance. Le sentiment de liberté est rattaché à l'esprit. En tant qu'esprit, nous sommes prisonniers de la forme et ne pouvons accéder au bonheur à travers elle.

Si on souhaite vivre des sensations extrêmes, on aboutit à un paroxysme, donc à beaucoup de souffrance. Au travers de cette souffrance, nous découvrons la sagesse et la véritable philosophie. Et c'est parce qu'on choisit la sagesse que l'on rejoint un groupe et que l'enseignement transmis résonne en nous. Beaucoup d'êtres humains veulent encore, comme des enfants, vivre certaines choses sans en accepter les conséquences.

Le bonheur ne se trouve pas dans l'un des plateaux de la balance mais dans le maintien de l'équilibre entre les deux grandes lignes de forces. Les natifs de la Balance finissent parfois par ne pas vouloir choisir entre les deux plateaux et se maintiennent dans une inhibition psychique pour éviter la souffrance. Certains, qui ont compris l'origine de leur souffrance, choisissent la voie médiane qui inclut ce qui est bon dans les deux plateaux.

Le doute, qui paralyse, s'insinue chez ceux qui n'ont pas l'esprit scientifique ; en effet, ce dernier permet d'analyser avec finesse les processus en cours à la lumière des lois de l'univers. Beaucoup d'êtres humains se révoltent contre les lois alors qu'elles ne sont pas contraignantes pour les sages. Nous souffrons parce que nous refusons de suivre la voie de la sagesse.

Dans tout groupe ou toute institution sociale, il ne peut exister de règles fixées pour l'éternité car tout se rapporte à la préservation dynamique d'un équilibre qui sous-entend une souplesse, une adaptation permanente des règles au contexte. Les règles ne sont que des moyens momentanés de gérer les sociétés.

Au plus profond de nous-mêmes, la fixité est associée à l'éternité. Cela va chercher un profond instinct de conservation de son statut et de son état. Certains signes comme la Balance et les Gémeaux connaissent l'oscillation. Il s'agit pour les natifs de ces signes d'apprendre à orienter leur mouvement oscillatoire vers un but.

Quand une intelligence est révoltée, l'instructeur doit laisser passer la révolte et reprendre plus tard en aiguillant vers une voie de sagesse. Parfois la révolte peut être fatale et l'homme, pétri de révolte dès la naissance, ne pourra accéder à un mouvement correctif dans la vie présente. Les éducateurs font donc ce qu'ils peuvent : ils montrent à l'enfant comment il fonctionne. L'éducateur doit révéler plus qu'exiger.

Notre sœur Mo. évoque son licenciement prochain et ses efforts pour dépasser ses réactions émotionnelles. Son directeur n'est pas un être mauvais, il cherche simplement à réaliser ses désirs. Tant qu'elle correspondait à ses désirs, il l'aimait et la gardait auprès de lui. Désormais, il la rejette comme un parasite indésirable. Lorsque nos désirs sont bafoués, nous pouvons diaboliser quelqu'un et ne plus le voir comme nous le voyions jusqu'alors.

Le patron de Mo. a proposé de la licencier pour le motif de "faute grave" (qu'elle n'a pas commise) en échange d'une indemnité de deux salaires. Qu'est-ce que l'honnêteté ? Est-il possible de l'acheter ? Est-on prêt à "mourir" symboliquement pour préserver son intégrité ? Ce qui apparaît de manière caricaturale dans ce genre de situation se joue insidieusement en nous-mêmes chaque jour.

Que veut dire recevoir les coups comme Jésus ? Que pouvons-nous choisir sans compromis ? Notre intégrité morale est-elle seulement subordonnée à une relation horizontale (honneur à défendre) ou bien est-elle subordonnée à une relation verticale (éthique) ? Sommes-nous des saints ou des révoltés inconditionnels ? Une même attitude peut avoir des fondements radicalement différents. Y a-t-il au fond de nous-mêmes une sphère de calme et de douceur à partir de laquelle nous demeurons sereins par rapport à ceux qui nous offensent ou nous oppriment ? Mo. voit de mieux en mieux ses piliers d'opposition et se rend compte qu'il est intéressant de découvrir des lois de plus en plus subtiles pour découvrir un point de paix. Cet espace de paix se trouve au point de concours d'une ligne horizontale et d'une ligne verticale qui nous permet de traiter chaque question qui se pose à nous.

Que défendons-nous ? Il est admirable de voir des personnes prêtes à défendre une cause jusqu'à la mort. Au fur et à mesure que nous vieillissons, notre barre horizontale devrait monter et nous devrions être plus à même de faire des sacrifices qu'à 20 ans.

Les lois supérieures sont elles abstraites ? La nécessité pour l'Esprit de s'incarner découle du désir de connaissance des Lois. Il descend au plus bas de la matière pour expérimenter les lois les plus simples ce qui lui permet de comprendre progressivement les lois les plus élevées. Lorsque les lois sont bien comprises nous n'avons plus besoin de nous incarner.

L'abstraction est un concept relatif. Ce qui est abstrait pour quelqu'un ne l'est pas forcément pour un autre. "Abstrait" veut bien souvent dire incompréhensible et non associé à une expérience "concrète", à des liens horizontaux. Lorsque l'on peut établir une relation horizontale entre les différentes branches d'un arbre, les concepts deviennent alors très concrets. Le but de l'incarnation est de percevoir l'essence des lois contenues dans le tronc de l'arbre. La grande majorité des choses à connaître dans ce monde sont relatives à des conventions humaines et leur apprentissage résulte d'une exploration horizontale. Plus nous descendons dans la forme, plus nous élargissons nos branches horizontales. Il s'agit donc de bien distinguer ce qui appartient aux connaissances conventionnelles de ce qui appartient à des connaissances fondamentales, à la connaissance des lois de l'univers.

Que pouvons-nous verticaliser dans notre quotidien ? Avons-nous la possibilité d'exercer une profession qui nous permette de nous élever ? Plus nous voulons verticaliser notre profession, moins nous gagnons d'argent. Gagner trop d'argent nous piège et limite notre liberté.

Notre sœur Do. se sent interpellée par rapport à son orientation professionnelle et cela génère en elle des émotions. Elle ressent une certaine frustration car elle n'exerce pas le métier qui correspondait à ses attentes. Elle l'avait accepté en considérant que l'on peut Servir quelle que soit notre fonction et quel que soit l'endroit où l'on se trouve.

Nous devons accepter la dualité créée par la différence entre ce que nous véhiculons et ce à quoi nous aspirons. Si nous revenons en arrière dans notre labyrinthe mental, nous réalisons que nous ne pouvions pas faire mieux que ce que nous avons fait. Pensons-nous que nous pouvons être des initiés alors que nous ne sommes que des postulants ? Ce n'est pas notre profession mais le lien avec notre âme qui fait que nous vivons une verticalité au quotidien.

Si nous sommes dans le négatif, ne nous attendons pas à recevoir des âmes lumineuses. Ce n'est pas parce que nous sommes des saints que nous avons des enfants qui sont des saints. C'est l'homme qui sanctifie ses actes et non les actes qui sanctifient l'homme.

Parfois, les hommes sont trop attachés à leur santé, ce qui les conduit à éliminer certains aliments. Jésus, s'adressant aux Pharisiens quant à leurs traditions, a dit : "Ce n'est pas ce qui entre dans la bouche qui souille l'homme ; mais ce qui sort de la bouche, c'est ce qui souille l'homme."

Nous pouvons sans fin nous demander si nous avons fait le choix d'une profession qui sert les hommes. Tant que nous n'avons pas l'amour, peu importe d'être boulanger ou psychologue. Faisons-nous chaque jour quelque chose de nouveau ou glissons-nous dans la routine ? Ce qui compte, c'est ce que nous faisons à partir du point où nous sommes pour aller plus haut.

Soyons vigilant par rapport à l'orgueil spirituel que nous retirons à travers nos réalisations. Il n'est pas souhaitable cependant de nous déconsidérer et de nous juger. Recherchons tous les justes milieux qui évitent les peurs et les sentiments négatifs. Pour rester au centre, entre les deux colonnes, évitons de faire des mouvements extrêmes qui nous demanderont du temps pour rejoindre à nouveau le centre. Restons dans un amour paisible, à notre place de disciple, où la haine et le besoin d'être aimé n'existent plus. Le disciple accomplit ce qu'il a à faire dans la paix. Il perçoit la subtilité de ses mouvements et maintient l'équilibre.

Apprenons à marcher debout car, dès que nous nous appuyons sur quelque chose (ou quelqu'un), ce support peut disparaître. Le Frère Instructeur peut s'abstraire volontairement afin qu'il y ait en chacun de nous un point de référence abstrait. C'est ce que fit le Maître Jésus avec ses apôtres, de façon à ce qu'ils ne s'attachent pas excessivement et qu'ils puissent recevoir l'Esprit.

Dans une méditation, il est dit que "le OM crée un vide entre la personnalité et l'âme". En effet, le OM doit évacuer toute densité, dissoudre chaque atome indésirable qui se trouve entre l'âme et la personnalité afin de réaliser la fusion.

Le groupe a ensuite fait des exercices pour entonner le OM d'une façon mélodieuse. Chacun est invité à choisir la note qui lui convient le mieux parmi les notes de l'accord majeur Do, Mi, Sol.

 

Le groupe a ensuite poursuivi la lecture de la deuxième partie de Rayons et Initiations, Traité sur les sept Rayons, Volume V (pp. 341 à 354).

Un mode de pensée claire, remplaçant l'aspiration individuelle égoïste, aurait rendu évidente l'initiation de groupe pour les raisons suivantes :

1.     L'âme a la conscience de groupe et n'a pas d'intérêt pour les buts de la personnalité.

2.     Seul l'homme qui devient inclusif peut prendre l'initiation car elle n'est pas seulement une réussite personnelle.

3.     L'aspirant qui passe l'initiation devient un membre de la Hiérarchie, abandonnant toute réaction personnelle.

L'initié, passant d'une initiation à l'autre, se rend compte qu'il n'est pas seul et qu'un effort conjoint est réalisé au sein de l'ashram qui établit sa formation. Les disciples et initiés qui composent cet ashram sont parvenus à leur degré de conscience ashramique ensemble et vont continuer à cheminer ensemble jusqu'à leur complète libération.

Pendant longtemps, l'égoïsme spirituel a amené l'aspirant à s'approprier l'initiation. Aujourd'hui, la reconnaissance claire du groupe est une des conditions essentielles de l'initiation.

Au sein des groupes qui sont préparés à l'initiation, on peut reconnaître les facteurs suivants :

1.     L'âme des membres composant le groupe se trouve sur le même rayon que le Maître qui les rassemble subjectivement pour les entraîner.

2.     Les membres manifestent la solidarité de groupe sur le plan physique. Leur relation subjective est donc assurée par un contact objectif.

3.     Du point de vue de l'initiation à prendre, les membres du groupe se situent au même point d'évolution. Ils sont soumis aux mêmes épreuves, découlant du rayon de leur personnalité qui exerce son pouvoir pour empêcher le contact et retarder le progrès.

4.     Les membres du groupe doivent mettre en œuvre leur "entreprise spirituelle" particulière avant de parvenir à l'initiation de groupe, contribuant, dans l'unité, à l'enrichissement de l'ashram.

Tant que l'aspirant ne commence pas à penser et à vivre en termes de relations de groupe, il ne peut être admis dans l'ashram du Christ, la Hiérarchie. De nos jours, la tâche de l'aspirant n'est pas de devenir le point focal d'un groupe mais de découvrir le groupe avec lequel il va parcourir le Sentier de l'Initiation.

L'aspirant doit garder à l'esprit les paroles issues du dialogue entre le Maître et le néophyte :

"Et vois-tu la Porte, O Chéla dans la lumière ?

Je vois la porte et j'entends une voix qui appelle. Que devrais-je faire, O Maître de ma vie ?

Passe par cette Porte sans perdre de temps à jeter des regards en arrière sur la route que tu viens de parcourir. Avance dans la lumière.

La porte est beaucoup trop étroite, O Maître de ma vie. Je crains de ne pouvoir passer.

Approche-toi de la Porte, et prends dans la tienne la main d'un autre pèlerin sur le chemin. Approche-toi de la Porte ; n'essaie pas d'entrer seul.

Je ne vois plus la porte maintenant que j'ai saisi la main du frère de droite et celle du frère de gauche. Il semble que je sois entouré de pèlerins sur le chemin. Ils se ressemblent, leur note est une ; ils me ressemblent et me pressent de tous côtés. Je ne peux pas voir la porte.

Avance sur le Sentier, ô pèlerin dans la lumière et, ensemble, tenez-vous tous, la main dans la main, devant la Porte de Lumière. Que vois-tu ?

La porte apparaît de nouveau, elle semble large et non pas étroite comme avant. Qu'avais-je donc vu auparavant ? Cela ne ressemblait pas à la porte qu'affronte cette bande de frères qui, ensemble, se tiennent sur le Sentier.

La porte que tu avais vue auparavant était une invention de ton mental, une forme pensée de ta création séparative ; quelque chose qui te coupe de la vérité, trop étroit pour que tu y passes et cependant plein d'un faux attrait. Seul l'homme qui tient son frère par la main peut voir la Porte véritable ; seul l'homme entouré du grand nombre de ceux qui ne font qu'un peut entrer par cette Porte, qui se ferme à l'homme cherchant à y passer seul".

Selon les époques, l'initié pouvait entrer seul ou par petit groupe de sept par la Porte de l'Initiation. Aujourd'hui, la Hiérarchie admet continuellement des groupes, en contact sur le plan objectif, qui sont en rapport avec les trois rayons majeurs.

Il est précisé qu'un ashram comprend des disciples de tous degrés. Mais, au sein de chaque rang, les secrets sont protégés vis-à-vis de ceux qui n'ont pas encore atteint le même degré de sagesse. Dès que l'aspirant trouve son groupe, il est attiré dans un tourbillon de force et dans un champ de service, sachant se comporter avec tous ceux avec qui il ne peut partager les Mystères.

Première Section : L'aspirant et les mystères de l'Initiation

L'entrée des deux Portes de l'Initiation.

Pour l'étudiant en ésotérisme, la porte est un point d'entrée qui permet de passer à une expérience et une révélation nouvelle.

Le véritable sens de la Porte de l'Initiation est celui d'une obstruction, de quelque chose qui s'interpose entre l'aspirant et son objectif. L'image de l'homme qui passe joyeusement par une porte ouverte sur le Sentier de l'Evolution ne correspond pas à la réalité. Les qualités de caractère de l'aspirant ont peu de rapport avec le passage de la Porte ; elles indiquent ses progrès dans le contrôle de soi, la compréhension mentale et la pureté.

Le magicien noir possède également ces qualités. Il passe deux fois la porte de l'initiation par la force de sa volonté et par le fait qu'il possède la conscience de groupe propre à l'âme. Cependant, l'aspect amour est absent chez lui. Lors de la troisième initiation, le magicien noir ne peut être réceptif à l'énergie provenant de la Triade spirituelle via les pétales de sacrifice. Il peut recevoir la connaissance accumulée dans les pétales de connaissance et il peut utiliser l'énergie réunie dans les pétales d'amour mais il ne peut recevoir l'énergie de l'amour divin. C'est là que les deux voies divergent. Avant la troisième initiation, le magicien noir mène une vie semblable à celle du magicien blanc, disciplinée et purifiée. Mais ses objectifs diffèrent car il travaille avec le pouvoir pour satisfaire des buts égoïstes et ambitieux. Lors de la troisième initiation, la révélation du dessein divin est accordée à l'initié qui a un juste motif.

Après la deuxième initiation, les deux groupes d'aspirants (blanc et noir) surmontent le mirage et perçoivent clairement le chemin. Cependant, leurs buts divergents conduisent les magiciens noirs sur le large chemin sombre du matérialisme tandis que les magiciens blancs empruntent le chemin étroit comme le fil du rasoir qui conduit à la lumière. Le premier groupe ne s'est jamais libéré des principes reliés à la matière gouvernant le premier système solaire.

Ceci est une partie de la clé du mystère affirmant que le bien et le mal sont l'endroit et l'envers de la même et unique réalité.

La porte reste donc close pour les frères noirs lors de la troisième initiation selon les instructions de la Grande loge Blanche de Sirius. Elle devient pour eux un obstacle infranchissable.

Cette porte est en rapport avec le mystère de l'électricité. Etant de nature électrique, elle produit une force d'obstruction repoussant l'aspirant qui s'approche. Quand l'énergie de celui-ci est synchronisée à l'énergie électrique de la porte, il peut la passer et entrer dans une plus grande lumière.

Les trois feux, constituant toutes choses, sont de nature électrique. Quand le feu solaire domine le feu par friction, l'aspirant peut prendre les quatre premières initiations. Au moment de la cinquième initiation, ces deux feux sont subordonnés au feu électrique qui découle de la Monade. Ce processus monadique débute dès la troisième initiation. La Transfiguration est prise sur les trois sous plans supérieurs du plan mental. C'est donc sur le quatrième sous plan du plan mental que l'aspirant se tient devant la porte, cherchant l'initiation.

Lors des quatre premières initiations, la porte est formée et gardée par le feu solaire. Par la suite, la Voie de l'Evolution supérieure est gardée par le feu électrique.

Quatre types de feu par friction créent la porte d'obstruction :

1.     L'énergie électrique composée par la force des atomes du plan physique et par le prana, formant la porte de la première initiation.

2.     L'énergie électrique du plan astral, composée de la somme des mirages, et formant la porte de la deuxième initiation.

3.     L'énergie électrique du mental, assemblée par les pensées et les illusions, formant la porte conduisant à la troisième initiation.

4.     L'énergie électrique de la personnalité intégrée tout entière, produit de toutes les incarnations, présentant la dernière grande obstruction lors de la Grande Renonciation.

Deux épisodes dans la vie du Maître Jésus incarnent cet évènement : la Transfiguration et la Crucifixion, où les trois aspects de la personnalité sont symbolisés. Lors de la quatrième initiation, quatre aspects de la personnalité sont représentés, le corps physique dense compris : la Grande Renonciation implique le rejet de la vie physique à tout prix, et ce prix implique souvent sa mort physique.

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