Bulletin no 231 du 01/10/2005
 

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PSYCHOLOGIE PHILOSOPHIE SPIRITUALITE

  Ne crois rien parce qu'on t'aura montré le témoignage écrit de quelque Sage ancien,
Ne crois rien sur l'autorité des Maîtres ou des Prêtres.

Mais ce qui s'accordera avec ton expérience et après une étude approfondie satisfera ta raison et tendra vers ton bien cela tu pourras l'accepter comme vrai et y conformer ta vie.

SIDDHARTA GAUTAMA (BOUDDHA)

 

Bulletin no 231

Séance du 01/10/2005

Le groupe a réfléchi à une question de géométrie posée lors de la précédente rencontre : comment prouver que la sommes des angles d'un triangle est égale à 180° ?

Traçons trois droites sécantes (AB), (AC) et (BC) qui forment un triangle quelconque (ABC). Traçons la droite parallèle à (BC) passant par A. Reportons les angles A, B et C au-dessus de cette parallèle. La somme de ces trois angles forme une ligne droite, donc la somme des angles A, B et C est égale à 180° (angle plat).

Différents frères et sœurs ont été invités chacun leur tour à aller au tableau pour expliquer la démonstration à un autre frère. Le stade de la reformulation permet de nous tester dans la compréhension que nous avons d'un problème ou de sa résolution. Nous pouvons être de bonne foi en disant que nous avons compris mais lorsqu'il s'agit de reformuler devant autrui, nous réalisons qu'il persiste des points d'achoppement. 

Notre sœur Mo. a évoqué la présence d'angles alternes / internes dans cette figure : on retrouve l'angle B et l'angle C au-dessus et au-dessous de la parallèle. La somme totale des angles autour du point A est donc égale à :

2 (A + B + C) = 2*180 = 360°.

Lorsque l'on comprend quelque chose que l'on ne comprenait pas auparavant, cela nous réjouit. Les personnes tristes sont celles qui n'apprennent plus rien ou qui pensent ne plus rien pouvoir apprendre.

Notre sœur Ir. a expliqué le chemin qu'elle avait suivi pour démontrer que la sommes des angles était de 180°. Ce chemin était juste mais peu économe et nécessitait de démontrer d'autres concepts. En toutes choses, il faut choisir le chemin le plus simple. Tous les problèmes de mathématiques devraient pouvoir être expliqués de manière très simple à un enfant ; cela nécessite ainsi une adaptation du vocabulaire et de la pédagogie. 

Notre sœur Ir. qui s'exprime très bas, a été invitée à faire des OM de plus en plus forts pour s'exercer à poser sa voix. Il faut adapter sa voix au type d'auditoire auquel nous nous adressons. On ne parle pas de la même manière selon que l'on est face à deux ou trois personnes ou bien face à une assistance beaucoup plus nombreuse. Notre sœur Ir. doit ainsi faire preuve d'adaptation. 

Notre sœur Jo., native du signe du Cancer, a été gênée par ses émotions pour réexpliquer la résolution du problème à notre sœur Ma. Elle a aussi été invitée à faire des OM et à se polariser sur le plan mental. 

D'où vient la convention qu'un angle plat vaut 180°, ou encore qu'un angle plein ou tour complet vaut 360° ?

La division du cercle en 360 parties date de plusieurs milliers d'années. Pourquoi avoir choisi des multiples de 12 plutôt que 10 pour mesurer les angles et le temps ? 10 ne se divise que par 2 et 5 alors que 12 est divisible par 2, 3, 4 et 6. On a préféré utilisé des nombres qui avaient un maximum de fractions entières. Prenons le nombre 360 et cherchons tous ses diviseurs. 

360 =

1

×

360

360 =

2

×

180

360 =

3

×

120

360 =

4

×

90

360 =

5

×

72

360 =

6

×

60

360 =

8

×

45

360 =

9

×

40

360 =

10

×

36

360 =

12

×

30

360 =

15

×

24

360 =

18

×

20

Le nombre total des diviseurs des deux colonnes est 24. Si l'on exclue 1 et 360, nous trouvons 22 diviseurs, ce qui correspond au nombre de lettres hébraïques. Tout le système sexa décimal est basé sur la richesse des divisions de 12, 60, 360… 

Le nombre π permet de calculer le périmètre d'un cercle (rayon x 2 π). π (qui se prononce Pi) est la seizième lettre de l'alphabet grec qui correspond au p français. Le nombre π a été dénommé ainsi pour rappeler la première lettre du mot grec peripheria qui signifie circonférence et qui a donné le mot périphérie.

La valeur 2 π est donc la circonférence d'un cercle de rayon 1. Par extension, cette valeur a aussi servi à désigner l'angle plein qui correspond au tour complet (360°) et plus généralement on a associé la valeur d'une portion de circonférence à l'angle correspondant. Ainsi, l'angle π correspond à un angle plat (180°), l'angle π /2 à un angle droit (90°)…

L'unité associée à cette façon de mesurer les angles est le radian (mot qui vient de radius signifiant rayon). En effet 1 radian est l'angle qui correspond à une portion de circonférence égale à la longueur du rayon. 

A la révolution française, une autre unité de mesure a été introduite, le grade. Cette unité de mesure est liée au système décimal. Un angle droit vaut 100 grades, l'angle plat vaut 200 grades et l'angle plein ou tour complet vaut 400 grades.

Ainsi 360° = 400 grades = 2 π radians. 

D'autres unités de mesure existent : l'heure (utilisé dans la navigation et l'astronomie), le millième (utilisé dans l'armé)…

Comment, depuis l'Antiquité, les Egyptiens, Grecs, Chinois, Indiens, se sont-ils rapprochés de plus en plus de la valeur de π (= 3,1415926535…) ? Un moyen mnémotechnique existe pour mémoriser les premières décimales de π :

Que

j'

aime

à

faire

apprendre

un

nombre

utile

aux

sages

3

1

4

1

5

9

2

6

5

3

5

 

Un des nombreux moyens pour estimer la valeur de π repose sur l'idée que plus un polygone régulier a de côtés, plus il s'approche de la circonférence du cercle. Or, il est possible de calculer le périmètre d'un polygone régulier de n cotés en fonction de n. En faisant augmenter n, on trouve de plus en plus de décimales du nombre π.

Lorsque nous évoquons un problème difficile à résoudre, il est coutume de dire "autant résoudre la quadrature du cercle !". Ce grand problème de géométrie (qui consistait à trouver un carré de même surface que le cercle) l'est resté longtemps jusqu'à ce qu'un mathématicien découvre que Pi est un nombre transcendant, c'est à dire qui ne peut être trouvé par équation algébrique. Le cercle étant fait d'une infinité de côtés, il est représenté par une infinité de décimales non répétitives. Aujourd'hui, des algorithmes de calculs très perfectionnés permettent de connaître de plus en plus de décimales de π.

Les chiffres ont évolué à travers les siècles, par exemple le 0 et les chiffres négatifs ont vu le jour pour des raisons comptables. Sur un autre plan, les mathématiques supérieures sont associées à la connaissance des Maîtres. 

Le groupe a ensuite fait des exercices pour entonner le OM de manière harmonieuse. Les sœurs de groupe sont invitées à énoncer le son OM sur une octave supérieure par rapport aux frères. Des frères et sœurs peuvent également placer leur voix à la quinte par rapport au OM de base.

Dans certaines loges, les chanteurs entonnent des sons de voyelles debout, tout en effectuant un mouvement des bras pour que toute l'assistance les entonne de manière synchrone. Le son (le OM par exemple) est décomposé en fonction de la position des bras (par exemple, le O quand les bras sont vers le haut, le M quand les bras sont vers le bas). 

Puis, notre sœur Cl. a lu sa planche, présentant une étude comparative de comportements observés chez l'enfant et chez le disciple (tel que nous l'imaginons), lorsqu'ils sont soumis à des situations identiques. 

Attitude de l'enfant

Attitude du disciple

Devant une difficulté, il a peur et demande de l'aide.

Il utilise son mental et agit.

Face à un conflit, il boude et a des ressentis.

Il aime continuellement et profondément.

Il rejette la faute sur les autres et les critique.

Il se remet en question et il est bienveillant.

Il est égocentrique et séparatiste.

Le groupe est plus important que lui-même.

Il est accompagné dans ses apprentissages.

Il est autodidacte.

Il a besoin d'être stimulé et ne fait pas d'effort spontanément.

Il est discipliné et rigoureux.

Il vit dans l'illusion.

Il a la juste vision.

Il est dans l'attente affective, il veut des récompenses.

Il n'attend rien des autres, il s'efforce d'aimer dans l'impersonnalité.

Il est susceptible.

Il est humble.

Il est hypersensible et a peur d'être pris en défaut.

Il s'oublie, agit en fonction des lois supérieures, cultive le contentement et la confiance en Dieu.

Il est dominé par ses réactions émotionnelles.

Il purifie et stabilise son corps astral.

Il cède à ses désirs.

Il les transcende en aspirations supérieures.

Il est possessif et attiré par la matière.

Ce qui est à lui est aux autres.

Il ne connaît pas le chemin.

Il a la vision du but. Il est conscient de sa responsabilité.

Il est soumis aux oscillations du pendule.

Il est sur la voie de l'équilibre.

Il s'apitoie facilement, se décourage et dramatise.

Il parvient au calme et à l'impartialité, s'affranchissant des soucis de la personnalité. Tout n'existe que pour être transformé.

Il attend d'être servi.

Il sert pour le bien du groupe, portant le fardeau de ceux qui l'entourent.

Il craint la solitude.

Il se prépare à la solitude, seul et pourtant pas seul.

Cl. aspire à se libérer des mécanismes infantilisant de sa personnalité afin de devenir un véritable disciple. Elle a conscience que l'enfant qui est en elle souffre de certaines situations, par peur du conflit. Dans notre imaginaire, qu'est-ce que le conflit ? Quelqu'un qui nous tue ? N'oublions pas que l'Ego est immortel. Nous sommes notre propre ennemi et nous devons tendre à devenir notre propre ami.

Comment et à quel niveau construisons-nous nos relations ? Parfois ceux qui nous entourent souffrent de la relation que nous mettons en place avec eux. Devons-nous réajuster et communier avec notre âme avant de prendre une décision ? Cela est souhaitable mais encore difficile tant qu'il y a une petite différence entre notre âme et notre personnalité.

Ce qui compte, c'est l'image que nous avons du Maître intérieur ou l'état de disciple que nous idéalisons. Nous souhaitons atteindre l'état de ceux qui ont pris le chemin avant nous. Nous y arriverons en y apportant notre propre teinte, devenant un Christ bien que différent de Lui. Au cours de la méditation "Le Maître dans le cœur", nous pouvons avoir deux approches différentes. Soit nous voyons le Maître tel que nous nous le figurons, soit nous nous représentons nous-même en projetant les qualités et vertus que nous souhaiterions développer.

Chaque frère est invité à formuler la qualité qu'il aimerait acquérir en premier. Les mots-clés suivants apparaissent : Paix – constance – bienveillance – douceur – écoute – amour – harmonie – beauté – patience – humilité – joie – confiance – relation désintéressée.

Le groupe a réfléchi sur la signification d'une citation extraite d'un livre : "Lorsque le disciple est prêt, le Maître disparaît." qui est le contre-pied de la phrase plus connue : " Lorsque le disciple est prêt, le Maître apparaît." Pouvons-nous envisager que notre relation avec le Frère Instructeur disparaisse un jour ? Nous nous inscrivons dans la Hiérarchie. Ne tuons pas la Hiérarchie céleste parce que la hiérarchie terrestre est pervertie. Les parents ont la responsabilité de transmettre à leurs enfants une belle idée de la Hiérarchie. Nous pouvons observer que les enfants retirés de leur famille apprennent très tôt à être leur propre père et mère. Ils "grandissent" trop vite et oublient qu'il existe une hiérarchie. Ce fait s'observe à une plus grande échelle. Les citoyens ne reconnaissent plus Dieu ni la Hiérarchie, et puisent la connaissance via les sources multimédias en oubliant que les livres n'apportent pas la vibration apportée par un Maître. N'oublions pas la verticalité. 

Le groupe a poursuivi la lecture de la deuxième partie de Rayons et Initiations, Traité sur les sept Rayons, Volume V (pp. 340 à 341).

La multitude des influences zodiacales a deux effets : l'un sur Shamballa (le centre planétaire de la tête), l'autre sur la Hiérarchie (le centre planétaire du cœur). Il en de même pour chaque initié.

Un tableau récapitulatif des neuf initiations en rapport avec les centres et les rayons est présenté :

 

Initiation

Centre

Rayon

Plan

Mots-clés

1ère – Naissance

Centre sacré

7ème

Physique

Débuts

Relations

Magie sexuelle

2ème – Baptême

Plexus solaire

6ème

Astral

Consécration

Mirage

Dévotion

3ème – Transfiguration

Centre Ajna

5ème

Mental

Intégration

Direction

Science

4ème – Renonciation

Centre du Cœur

4ème

Bouddhique

Crucifixion

Sacrifice

Harmonie

5ème – Révélation

Bas de la colonne vertébrale

1er

Atmique

Emergence

Volonté

Dessein

6ème – Décision

Centre de la gorge

3ème

Monadique

Fixation

Coopération intelligente

Créativité

7ème – Résurrection

Centre de la tête

2ème

Logoïque

Le pèlerin éternel

Amour-Sagesse

Attraction

8ème – Transition

Hiérarchie

Quatre rayons mineurs

Planétaire

Choix

Conscience

Sensibilité

9ème – Refus

Shamballa

Trois rayons majeurs

Systémique

Sept Sentiers

Etre

Existence

 

L'étude de ce tableau permet d'aborder différemment la question des initiations. Il ne s'agit plus aujourd'hui de faire prendre les initiations à des disciples isolés mais en formation de groupe. La méthode qui consistait à présenter au disciple l'initiation comme une récompense à son travail est dépassée. Actuellement, l'exemple donné par ceux qui sont initiés permet de révéler que l'initiation est un événement de groupe.

 

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