Le groupe a réfléchi à une question de géométrie posée
lors de la précédente rencontre : comment prouver que la sommes des angles
d'un triangle est égale à 180° ?
Traçons trois droites sécantes (AB), (AC) et (BC) qui
forment un triangle quelconque (ABC). Traçons la droite parallèle à (BC)
passant par A. Reportons les angles A, B et C au-dessus de cette parallèle.
La somme de ces trois angles forme une ligne droite, donc la somme des
angles A, B et C est égale à 180° (angle plat).

Différents frères et sœurs ont été invités chacun leur
tour à aller au tableau pour expliquer la démonstration à un autre frère. Le
stade de la reformulation permet de nous tester dans la compréhension que
nous avons d'un problème ou de sa résolution. Nous pouvons être de bonne foi
en disant que nous avons compris mais lorsqu'il s'agit de reformuler devant
autrui, nous réalisons qu'il persiste des points d'achoppement.
Notre sœur Mo. a évoqué la présence d'angles alternes /
internes dans cette figure : on retrouve l'angle B et l'angle C au-dessus et
au-dessous de la parallèle. La somme totale des angles autour du point A est
donc égale à :
2 (A + B + C)
= 2*180 = 360°.
Lorsque l'on comprend quelque chose que l'on ne
comprenait pas auparavant, cela nous réjouit. Les personnes tristes sont
celles qui n'apprennent plus rien ou qui pensent ne plus rien pouvoir
apprendre.
Notre sœur Ir. a expliqué le chemin qu'elle avait suivi
pour démontrer que la sommes des angles était de 180°. Ce chemin était juste
mais peu économe et nécessitait de démontrer d'autres concepts. En toutes
choses, il faut choisir le chemin le plus simple. Tous les problèmes de
mathématiques devraient pouvoir être expliqués de manière très simple à un
enfant ; cela nécessite ainsi une adaptation du vocabulaire et de la
pédagogie.
Notre sœur Ir. qui s'exprime très bas, a été invitée à
faire des OM de plus en plus forts pour s'exercer à poser sa voix. Il faut
adapter sa voix au type d'auditoire auquel nous nous adressons. On ne parle
pas de la même manière selon que l'on est face à deux ou trois personnes ou
bien face à une assistance beaucoup plus nombreuse. Notre sœur Ir. doit
ainsi faire preuve d'adaptation.
Notre sœur Jo., native du signe du Cancer, a été gênée
par ses émotions pour réexpliquer la résolution du problème à notre sœur Ma.
Elle a aussi été invitée à faire des OM et à se polariser sur le plan
mental.
D'où vient la convention qu'un angle plat vaut 180°, ou
encore qu'un angle plein ou tour complet vaut 360° ?
La division du cercle en 360 parties date de plusieurs
milliers d'années. Pourquoi avoir choisi des multiples de 12 plutôt que 10
pour mesurer les angles et le temps ? 10 ne se divise que par 2 et 5 alors
que 12 est divisible par 2, 3, 4 et 6. On a préféré utilisé des nombres qui
avaient un maximum de fractions entières. Prenons le nombre 360 et cherchons
tous ses diviseurs.
|
360 = |
1 |
× |
360 |
|
360 = |
2 |
× |
180 |
|
360 = |
3 |
× |
120 |
|
360 = |
4 |
× |
90 |
|
360 = |
5 |
× |
72 |
|
360 = |
6 |
× |
60 |
|
360 = |
8 |
× |
45 |
|
360 = |
9 |
× |
40 |
|
360 = |
10 |
× |
36 |
|
360 = |
12 |
× |
30 |
|
360 = |
15 |
× |
24 |
|
360 = |
18 |
× |
20 |
Le nombre total des diviseurs des deux colonnes est 24.
Si l'on exclue 1 et 360, nous trouvons 22 diviseurs, ce qui correspond au
nombre de lettres hébraïques. Tout le système sexa décimal est basé sur la
richesse des divisions de 12, 60, 360…
Le nombre π permet de calculer le périmètre d'un cercle
(rayon x 2 π). π (qui se prononce Pi) est la seizième lettre de l'alphabet
grec qui correspond au p français. Le nombre π a été dénommé ainsi pour
rappeler la première lettre du mot grec peripheria qui signifie
circonférence et qui a donné le mot périphérie.
La valeur 2 π est donc la circonférence d'un cercle de
rayon 1. Par extension, cette valeur a aussi servi à désigner l'angle plein
qui correspond au tour complet (360°) et plus généralement on a associé la
valeur d'une portion de circonférence à l'angle correspondant. Ainsi,
l'angle π correspond à un angle plat (180°), l'angle π /2 à un angle droit
(90°)…
L'unité associée à cette façon de mesurer les angles
est le radian (mot qui vient de radius signifiant rayon). En effet 1 radian
est l'angle qui correspond à une portion de circonférence égale à la
longueur du rayon.
A la révolution française, une autre unité de mesure a
été introduite, le grade. Cette unité de mesure est liée au système décimal.
Un angle droit vaut 100 grades, l'angle plat vaut 200 grades et l'angle
plein ou tour complet vaut 400 grades.
Ainsi 360° = 400 grades = 2 π radians.
D'autres unités de mesure existent : l'heure (utilisé
dans la navigation et l'astronomie), le millième (utilisé dans l'armé)…
Comment, depuis l'Antiquité, les Egyptiens, Grecs,
Chinois, Indiens, se sont-ils rapprochés de plus en plus de la valeur de π
(= 3,1415926535…) ? Un moyen mnémotechnique existe pour mémoriser les
premières décimales de π :
|
Que |
j' |
aime |
à |
faire |
apprendre |
un |
nombre |
utile |
aux |
sages |
|
3 |
1 |
4 |
1 |
5 |
9 |
2 |
6 |
5 |
3 |
5 |
Un des nombreux moyens pour estimer la valeur de π
repose sur l'idée que plus un polygone régulier a de côtés, plus il
s'approche de la circonférence du cercle. Or, il est possible de calculer le
périmètre d'un polygone régulier de n cotés en fonction de n. En faisant
augmenter n, on trouve de plus en plus de décimales du nombre π.

Lorsque nous évoquons un problème difficile à résoudre,
il est coutume de dire "autant résoudre la quadrature du cercle !". Ce grand
problème de géométrie (qui consistait à trouver un carré de même surface que
le cercle) l'est resté longtemps jusqu'à ce qu'un mathématicien découvre que
Pi est un nombre transcendant, c'est à dire qui ne peut être trouvé par
équation algébrique. Le cercle étant fait d'une infinité de côtés, il est
représenté par une infinité de décimales non répétitives. Aujourd'hui, des
algorithmes de calculs très perfectionnés permettent de connaître de plus en
plus de décimales de π.
Les chiffres ont évolué à travers les siècles, par
exemple le 0 et les chiffres négatifs ont vu le jour pour des raisons
comptables. Sur un autre plan, les mathématiques supérieures sont associées
à la connaissance des Maîtres.
Le groupe a ensuite fait des exercices pour entonner le
OM de manière harmonieuse. Les sœurs de groupe sont invitées à énoncer le
son OM sur une octave supérieure par rapport aux frères. Des frères et sœurs
peuvent également placer leur voix à la quinte par rapport au OM de base.
Dans certaines loges, les chanteurs entonnent des sons
de voyelles debout, tout en effectuant un mouvement des bras pour que toute
l'assistance les entonne de manière synchrone. Le son (le OM par exemple)
est décomposé en fonction de la position des bras (par exemple, le O quand
les bras sont vers le haut, le M quand les bras sont vers le bas).
Puis, notre sœur Cl. a lu sa planche, présentant une
étude comparative de comportements observés chez l'enfant et chez le
disciple (tel que nous l'imaginons), lorsqu'ils sont soumis à des situations
identiques.
|
Attitude de l'enfant |
Attitude du disciple |
|
Devant une difficulté, il a peur et demande de l'aide. |
Il utilise son mental et agit. |
|
Face à un conflit, il boude et a des ressentis. |
Il aime continuellement et profondément. |
|
Il rejette la faute sur les autres et les critique. |
Il se remet en question et il est bienveillant. |
|
Il est égocentrique et séparatiste. |
Le groupe est plus important que lui-même. |
|
Il est accompagné dans ses apprentissages. |
Il est autodidacte. |
|
Il a besoin d'être stimulé et ne fait pas d'effort spontanément. |
Il est discipliné et rigoureux. |
|
Il vit dans l'illusion. |
Il a la juste vision. |
|
Il est dans l'attente affective, il veut des récompenses. |
Il n'attend rien des autres, il s'efforce d'aimer dans
l'impersonnalité. |
|
Il est susceptible. |
Il est humble. |
|
Il est hypersensible et a peur d'être pris en défaut. |
Il s'oublie, agit en fonction des lois supérieures, cultive le
contentement et la confiance en Dieu. |
|
Il est dominé par ses réactions émotionnelles. |
Il purifie et stabilise son corps astral. |
|
Il cède à ses désirs. |
Il les transcende en aspirations supérieures. |
|
Il est possessif et attiré par la matière. |
Ce qui est à lui est aux autres. |
|
Il ne connaît pas le chemin. |
Il a la vision du but. Il est conscient de sa responsabilité. |
|
Il est soumis aux oscillations du pendule. |
Il est sur la voie de l'équilibre. |
|
Il s'apitoie facilement, se décourage et dramatise. |
Il parvient au calme et à l'impartialité, s'affranchissant des
soucis de la personnalité. Tout n'existe que pour être transformé. |
|
Il attend d'être servi. |
Il sert pour le bien du groupe, portant le fardeau de ceux qui
l'entourent. |
|
Il craint la solitude. |
Il se prépare à la solitude, seul et pourtant pas seul. |
Cl. aspire à se libérer des mécanismes infantilisant de
sa personnalité afin de devenir un véritable disciple. Elle a conscience que
l'enfant qui est en elle souffre de certaines situations, par peur du
conflit. Dans notre imaginaire, qu'est-ce que le conflit ? Quelqu'un qui
nous tue ? N'oublions pas que l'Ego est immortel. Nous sommes notre propre
ennemi et nous devons tendre à devenir notre propre ami.
Comment et à quel niveau construisons-nous nos
relations ? Parfois ceux qui nous entourent souffrent de la relation que
nous mettons en place avec eux. Devons-nous réajuster et communier avec
notre âme avant de prendre une décision ? Cela est souhaitable mais encore
difficile tant qu'il y a une petite différence entre notre âme et notre
personnalité.
Ce qui compte, c'est l'image que nous avons du Maître
intérieur ou l'état de disciple que nous idéalisons. Nous souhaitons
atteindre l'état de ceux qui ont pris le chemin avant nous. Nous y
arriverons en y apportant notre propre teinte, devenant un Christ bien que
différent de Lui. Au cours de la méditation "Le Maître dans le cœur", nous
pouvons avoir deux approches différentes. Soit nous voyons le Maître tel que
nous nous le figurons, soit nous nous représentons nous-même en projetant
les qualités et vertus que nous souhaiterions développer.
Chaque frère est invité à formuler la qualité qu'il
aimerait acquérir en premier. Les mots-clés suivants apparaissent : Paix –
constance – bienveillance – douceur – écoute – amour – harmonie – beauté –
patience – humilité – joie – confiance – relation désintéressée.
Le groupe a réfléchi sur la signification d'une
citation extraite d'un livre : "Lorsque le disciple est prêt, le Maître
disparaît." qui est le contre-pied de la phrase plus connue : " Lorsque le
disciple est prêt, le Maître apparaît." Pouvons-nous envisager que notre
relation avec le Frère Instructeur disparaisse un jour ? Nous nous
inscrivons dans la Hiérarchie. Ne tuons pas la Hiérarchie céleste parce que
la hiérarchie terrestre est pervertie. Les parents ont la responsabilité de
transmettre à leurs enfants une belle idée de la Hiérarchie. Nous pouvons
observer que les enfants retirés de leur famille apprennent très tôt à être
leur propre père et mère. Ils "grandissent" trop vite et oublient qu'il
existe une hiérarchie. Ce fait s'observe à une plus grande échelle. Les
citoyens ne reconnaissent plus Dieu ni la Hiérarchie, et puisent la
connaissance via les sources multimédias en oubliant que les livres
n'apportent pas la vibration apportée par un Maître. N'oublions pas la
verticalité.
Le groupe a poursuivi la lecture de la deuxième partie
de Rayons et Initiations, Traité sur les sept Rayons, Volume V
(pp. 340 à 341).
La multitude des influences zodiacales a deux effets :
l'un sur Shamballa (le centre planétaire de la tête), l'autre sur la
Hiérarchie (le centre planétaire du cœur). Il en de même pour chaque initié.
Un tableau récapitulatif des neuf initiations en
rapport avec les centres et les rayons est présenté :
|
Initiation |
Centre |
Rayon |
Plan |
Mots-clés |
|
1ère – Naissance |
Centre sacré |
7ème |
Physique |
Débuts
Relations
Magie sexuelle |
|
2ème – Baptême |
Plexus solaire |
6ème |
Astral |
Consécration
Mirage
Dévotion |
|
3ème – Transfiguration |
Centre Ajna |
5ème |
Mental |
Intégration
Direction
Science |
|
4ème – Renonciation |
Centre du Cœur |
4ème |
Bouddhique |
Crucifixion
Sacrifice
Harmonie |
|
5ème – Révélation |
Bas de la colonne vertébrale |
1er |
Atmique |
Emergence
Volonté
Dessein |
|
6ème – Décision |
Centre de la gorge |
3ème |
Monadique |
Fixation
Coopération intelligente
Créativité |
|
7ème – Résurrection |
Centre de la tête |
2ème |
Logoïque |
Le pèlerin éternel
Amour-Sagesse
Attraction |
|
8ème – Transition |
Hiérarchie |
Quatre rayons mineurs |
Planétaire |
Choix
Conscience
Sensibilité |
|
9ème – Refus |
Shamballa |
Trois rayons majeurs |
Systémique |
Sept Sentiers
Etre
Existence |
L'étude de ce tableau permet d'aborder différemment la
question des initiations. Il ne s'agit plus aujourd'hui de faire prendre les
initiations à des disciples isolés mais en formation de groupe. La méthode
qui consistait à présenter au disciple l'initiation comme une récompense à
son travail est dépassée. Actuellement, l'exemple donné par ceux qui sont
initiés permet de révéler que l'initiation est un événement de groupe.