En début de rencontre, le groupe a accueilli notre sœur
Ir. pour son intégration pleine et entière dans le cœur de notre groupe.
Le groupe a ensuite
poursuivi le travail sur le triangle de Napoléon.

Cet exercice nous a permis
de redécouvrir certaines définitions de géométrie :
- bissectrice : la
bissectrice d'un angle est une droite qui coupe cet angle en deux angles
égaux.
- médiatrice : la
médiatrice est une droite perpendiculaire à un segment qui coupe ce segment
en deux parties égales. Tous les points de cette médiatrice sont
équidistants des deux extrémités du segment.
- médiane : dans un
triangle, la médiane est la droite qui passe par un sommet et le milieu du
côté opposé.
- hauteur : dans un
triangle, la hauteur est la droite qui passe par un sommet et qui est
perpendiculaire au côté opposé.
- diagonale :
étymologiquement, "dia" signifie "au travers" et "gone" signifie "angle" ;
la diagonale d'une figure est la droite qui relie entre eux deux angles
opposés. Dans un triangle, il n'existe pas de diagonale.
Dans un triangle
équilatéral, les bissectrices, les médianes, les hauteurs et les médiatrices
sont confondues.
Le groupe a repris la
démonstration de l'égalité des longueurs des segments [TS] et [UV].
T appartenant à la droite (BM),
médiane du triangle équilatéral BDA, l'angle TBA est de 30°. De même, S
appartenant à la droite (BP), médiane du triangle équilatéral BCE, l'angle
SBE est égal à 30°. En faisant subir à la droite (TS) une rotation de 30°
autour du point B, les points T et S se retrouvent respectivement en A et E.
De même, une rotation de
30° autour du point C amène les points U et V respectivement en E et A.
Ainsi les segments [TS] et
[UV] peuvent être superposés avec le segment [AE], l'un après une rotation
de 30° dans le sens des aiguilles d'une montre, l'autre après une rotation
de 30° dans le sens contraire.
On en déduit deux choses :
premièrement que TS = UV et deuxièmement que les droites (TS) et (UV)
forment un angle de 60° entre elles.
Par un même raisonnement,
on peut prouver :
- que les droites (XW)
et (UV) forment un angle de 60° et que XW = UV.
- que les droites (TS)
et (XW) forment un angle de 60° et que TS = XW.
Ainsi, le triangle YZZ',
formé par les 3 droites (TS), (UV) et (XW), est équilatéral.
La prochaine étape
consistera à démontrer le parallélisme entre (ZZ') et (HI), (YZ') et (GI) et
(YZ) et (GH) ce qui permettra de démontrer que le triangle GHI est
équilatéral.
Le raisonnement
hypothético-déductif du type "si…alors" est fondamental. Il est associé à la
logique. En exposant nos problèmes à la pure lumière de la raison et de la
compréhension, nous n'aurons plus d'émotions parasites et nous pourrons
ainsi atteindre une certaine vérité.
Devant une démonstration de
mathématique, on peut être bloqué pour des raisons affectives ou parce qu'il
nous manque une information. Bien souvent, c'est avant tout l'émotion qui
empêche le processus logique de se mettre en place.
Former un groupe signifie
accepter et tenir compte de la problématique de tous les membres. Chacun
doit avoir la simplicité de poser les questions qui lui viennent, en toute
humilité. Dans ce groupe, nous cheminons ensemble, nous ne nous dévalorisons
pas, nous mobilisons notre logique et non notre culture scolaire. Notre
cheminement consiste à faire évoluer nos facultés indépendamment du niveau
scolaire que nous avons atteint.
Certains frères et sœurs
peuvent avoir tendance à s'auto-accuser d'imperfection, à se dévaloriser du
fait d'une mauvaise image de soi. Un disciple ne doit pas se discréditer ;
il doit accepter d'avancer à son propre rythme.
Avoir la simplicité de
s'exprimer, de poser des questions sur ce que nous ne comprenons pas relève
d'un grand mérite. Parfois, les questions qui nous habitent concernent les
conventions humaines. Ne nous méprisons pas parce que nous ne connaissons
pas toutes les conventions du monde. C'est comme pour l'utilisation d'une
langue : il faut d'abord se mettre d'accord avec son interlocuteur sur la
signification des termes afin de gagner du temps.
Si nous utilisons des mots
inconnus pour parler à quelqu'un, nous ne pourrons entrer en relation avec
lui. En étant notre propre référence, sans adaptation possible au langage de
l'autre, nous ne pouvons maintenir de lien.
Lorsque nous sommes face à
une personne plus instruite que nous, nous pouvons nous sentir infériorisé
et devenir agressif. En toutes circonstances, observons finement nos
mécanismes de compensation, nos postulats de supériorité et d'infériorité.
Lorsque nous aurons atteint l'humilité, nous n'aurons ni complexe de
supériorité, ni complexe d'infériorité. L'humilité n'a jamais consisté à se
trouver "nul".
Notre sœur Si. a exprimé
son émotion de ne pas être en phase avec le groupe du fait de sa surdité.
Sourd ou pas, en mathématique, chacun doit faire un travail personnel pour
atteindre un certain degré d'illumination. Ce processus peut résulter au
besoin d'un travail différé chez soi.
La Hiérarchie nous éclaire
de telle manière que nous puissions nous éclairer nous-mêmes et atteindre
l'illumination. Si nous sommes en retard par rapport à un groupe, ce n'est
pas grave. Ce qu'il faut, c'est ne pas être "en retard par rapport à
soi-même" ce qui signifie que nous ne devons plus rester accrochés au passé
et à ses problématiques. Ce passé est merveilleux puisqu'il nous a permis de
faire un chemin suffisamment positif pour aboutir à ce travail de groupe qui
tend vers l'évolution.
Notre sœur Mo. comprend
qu'être en retard par rapport à soi-même signifie revivre des souffrances,
des regrets qui peuvent entraîner des boucles fatales. Ces boucles peuvent
parfois conduire au suicide. Ainsi, nous devons être vigilants et ne pas
laisser se développer des processus mentaux dont nous aurons du mal à nous
extraire.
Changer sa conscience,
c'est parvenir à ne plus se considérer du point de vue de sa valeur sociale,
professionnelle. Arriver à cet état de conscience correspond à une véritable
initiation. Il s'agit d'un détachement, d'un véritable renoncement. Ce
travail peut s'inscrire dans le travail préparatoire à la seconde initiation
qui préfigure les grandes épreuves de la quatrième initiation. En tant
qu'aspirant, nous avons "signé un contrat" avec notre âme et nous ne pouvons
tricher. Tous les évènements nous permettent de confronter ce que nous
n'acceptons pas encore.
L'initiation se passe seul,
en marchant droit. Néanmoins, il existe sur le chemin des aides précieuses
comme la vie de groupe et la relation avec l'Instructeur.
Chacun doit passer par une
crise de relation qui fait poser les questions suivantes : que fais-je avec
l'autre ? qu'attends-je de lui ? La proximité et la distance à la fois sont
nécessaires pour permettre aux autres de grandir. Il faut parfois que l'être
sur lequel nous nous appuyons le plus s'abstraie pour que nous puissions
évoluer et le chercher autrement. Jésus disait à ses apôtres que s'il ne
disparaissait pas, ils ne pourraient recevoir l'Esprit Saint.
Celui qui aide les autres
permet successivement des phases de contact, d'attraction, de tension, puis
d'abstraction. Si nous faisons tout à la place d'un enfant, il ne grandira
pas car il n'aura aucune raison de le faire. C'est dans l'effort que nous
pouvons trouver une porte qui mène au ciel.
Au travers des livres des
Maîtres de Sagesse, nous avons reçu un enseignement à partir duquel il nous
faut apprendre à progresser, à évoluer vers les plans supérieurs. Il n'est
pas utile d'aller chercher un maître, une exclusivité relationnelle à
l'autre bout de la planète. L'enseignement dispensé sera toujours le même :
travailler au dépassement du petit soi et à la fusion avec l'âme.