En début de rencontre, notre
sœur My. a lu sa planche intitulée : "Tu m’ignores". Il y a quelques temps,
My. a prononcé cette phrase à l’adresse du Frère Instructeur car, au moment
où elle avait souhaité lui dire au revoir, l'attention de celui-ci avait été
mobilisée par un autre frère. Dire la vérité aurait consisté à formuler en
toute simplicité son souhait du moment ou d’attendre que le Frère
Instructeur soit disponible. Le fait d’attendre lui est souvent
difficilement acceptable car cela la renvoie aux blessures de son enfance, à
la peur qu’elle avait de ne pas exister aux yeux des autres, à commencer par
ses parents. Ses attentes premières n’ayant pas été satisfaites, elles se
pérennisent dans ses attentes actuelles. My. s’identifie encore trop à ses
blessures du passé et à l’interprétation qu’elle faisait, en tant qu’enfant,
de son monde limité.
Le père de My. a vu sa mère
mourir en couches et a été abandonné ainsi que ses 7 frères et sœurs par son
propre père. Immature, il n’a pas eu de rôle éducateur envers My. et, par
son comportement, l’a initiée à la fuite, aux mensonges et à la lâcheté. La
mère de My était écrasée par une insoutenable culpabilité suite à la noyade
de son fils qu’elle n’avait pas suffisamment surveillé. La réalité
n’existait plus pour elle. D’un équilibre déjà précaire, la famille
biologique de My. s’enfonçait chaque jour un peu plus dans une folie
collective.
La provocation était le seul
mode de relation que My. entretenait avec sa mère ; cette dernière
n’apportait d’autre réponse que de lui asséner des coups. Leur agressivité
mutuelle les enfermait dans une boucle de dureté. Cette dureté était sans
doute alimentée par un sentiment commun de détresse.
My. cherchait en vain une
compensation affective permettant de soulager sa souffrance. Seule la
nourriture parvenait à calmer quelque peu ses angoisses, ce qui occasionna
une forte surcharge pondérale. Très vite, elle souhaita s’éloigner de son
milieu familial. Sans projet professionnel, elle se maria à 16 ans avec un
jeune homme de 17 ans qui avait lui-même vécu un passé douloureux et était
en recherche de compensation affective. Donnant à l’autre le pouvoir de lui
apporter le bonheur, elle fut largement déçue. Elle existait aux yeux de
l’autre mais, de plus en plus exigeante, elle exerçait une tyrannie
affective. Le cadre avait changé mais son attitude sur le plan affectif
demeurait intacte. Ses exigences n’étant jamais satisfaites, son sentiment
de solitude devint envahissant. Elle tenta de se suicider. Dans la période
qui suivit, elle redécouvrit la pulsion de vie et recommença à se projeter
dans le futur. Elle avait l’impression d’avoir été soulagée, délivrée, la
foi en Dieu l’ayant accompagnée pendant cette période.
Cette expérience de
personnalité vécue de manière si conflictuelle lui semble avoir été le
chemin nécessaire pour la guider sur la voie de la guérison, afin de pouvoir
dire comme Jean-Baptiste de la Salle : "j’adore en toute chose la conduite
de Dieu à mon égard". C’est dans la répétition des événements qui
déstabilisent la personnalité que la conscience trace sa voie. Aujourd’hui,
c’est son désir de compréhension qui la guide sur le chemin menant vers la
sagesse. My. a terminé sa planche par une prière de consécration à
Jésus-Christ.
La lecture de la fin de sa
planche a suscité des émotions chez My. Elle exprime le fait que cette
planche a fait remonter des états antérieurs associés à la souffrance. Elle
pense que ces souffrances constituaient peut-être le chemin nécessaire pour
qu’elle comprenne les lois de l’existence et pour qu’elle puisse liquider
une partie de son karma.
Dire que ce que l’on a vécu
"était nécessaire", "qu’il fallait en passer par là" n’est peut-être pas
judicieux. Comment pourrait-on formuler une expression plus juste ? On
pourrait dire par exemple : "mon degré de conscience à ce moment là ne me
permettait pas de vivre les choses autrement".
Prenons exemple sur le
Christ : sur la croix, il n’a pas dit "c’était ce que je devais vivre" mais
"pardonnez-leur, ils ne savent pas ce qu’ils font".
La vie nous amène à comprendre
ce que nous ne comprenions pas auparavant. Nous pouvons nous en remettre à
l'upaguru, c’est-à-dire aux évènements auxquels nous sommes confrontés et
dont nous pouvons retirer des enseignements, bien souvent dans la
souffrance. Nous pouvons aussi suivre un maître dont l’enseignement
permettra d’accélérer notre compréhension et de découvrir les Lois de
l’univers.
Si nous nous tapons sur les
doigts en essayant d’enfoncer une pointe avec un marteau, dit-on que cela
était inévitable, qu’il fallait que nous nous tapions sur les doigts pour
comprendre qu’il faut être vigilant avec un marteau ? Le fait que nous nous
tapions sur les doigts ne résulte pas d'un karma ou d'une punition de Dieu.
Il y a une adresse, un art à développer, un juste milieu que nous devons
découvrir en nous. Il en va de même dans la relation humaine : il faut être
adroit, être vigilant dans le regard, les paroles, les actes que nous posons
avec chacun.
Le savoir, la connaissance que
nous pouvons "acquérir" tient encore de "l’avoir". Il nous faut apprendre à
"être" ; cela signifie qu'il faut intégrer les Lois en soi. La répétition de
la souffrance permet à l’homme d’intégrer la loi de l’équilibre. Elle fera
désormais partie de lui, sans qu’il lui soit nécessaire de passer par le
mental.
Dans le cas de l'exemple du
marteau, la simple connaissance de la loi de la mécanique ne permet pas
d’éviter de se taper sur les doigts. Le savoir-faire ne se transmet pas : on
peut regarder le maître menuisier enfoncer avec facilité les clous et ne pas
y parvenir pour autant.
Si l’on prend l’exemple de la
bicyclette, comprendre qu’il faut pédaler pour avancer ne permet pas d’y
parvenir du premier coup. De même, le pianiste ne doit plus ni penser à ses
doigts, ni faire d’interprétation mentale de la portée musicale. Le
pianiste, comme tous les autres musiciens, doit connaître la musique par
cœur, ou plutôt "par corps". Ce sont les corps qui doivent intégrer les
lois.
Lorsque notre sœur My. dit "je
devais en passer par là" en regardant son passé, elle conçoit le processus
évolutif d'une manière fataliste, elle imagine un destin déjà écrit à
l’avance. Notre sœur My. aurait été amenée à comprendre les même lois de
l’existence à travers d'autres cadres ou événements.
Ce que nous vivons découle de
notre compréhension des lois. Quand nous avons intégré les lois, nous posons
des actes de plus en plus conformes à la raison supérieure et nous ne vivons
plus certaines souffrances.
On peut comprendre
intellectuellement certaines lois mais il faut des vies entières pour les
intégrer. Il faut des centaines de renoncement au droit à la justice, à la
justification, à la raison, à la récupération personnelle pour intégrer ces
concepts en soi. C’est ce qui permet de dire à certains de nos proches :
"Depuis le temps que tu fais une démarche spirituelle, on ne voit pas de
changement, tu es même un peu plus triste." C’est parce qu’on commence à
peine à comprendre les lois ; pour les intégrer pleinement, il faudra encore
cheminer longtemps.
Ne soyons pas fatalistes et
tâchons de percevoir toutes les interactions possibles. Devant nous, il y a
la liberté et la compréhension des processus en cours. Si nous avons
toujours peur de perdre quelque chose dans notre quotidien, c'est parce que
nous ne voyons que le verre à moitié vide. Notre mental interprète de façon
négative et saisit ce qui pourrait ne pas aller.
Les relations spécifiques que
nous établissons avec certains êtres suivent la loi d’affinité. Nous avons
les relations que nous méritons ou plutôt celles qui résultent de notre
degré d’avancement, de sagesse.
De même qu'un spécialiste en
mécanique automobile choisit sa voiture de manière avisée, un homme
connaissant, qui perçoit le but de l’existence, choisit son compagnon de
manière éclairée. Il est en mesure de préciser intellectuellement ses
critères de choix. A un certain stade, il peut même s'appuyer sur
l'intuition.
Un homme manquant de sagesse
se lie sans discrimination au premier venu. En cas de rupture, il ne devrait
pas conclure : "il fallait que j’en passe par là pour comprendre" mais
plutôt qu'il a posé des choix en étant innocent, c’est-à-dire sans connaître
les lois.
Nous ne sommes pas seuls dans
l’univers, il existe nécessairement quelqu’un de plus avancé que nous qui
peut nous apprendre les lois. Pour lui, les colères, les révoltes, les
résignations qui alourdissent le karma et retardent le processus
d’apprentissage, sont des états dépassés.
Les choix que posent le Maître
concernant sa relation avec ses disciples sont pleinement assumés : il porte
sa croix avec amour pour le service. Il incarne ainsi la Loi du groupe :
lorsqu’il accepte un disciple dans son ashram, il assume les conséquences en
terme de déséquilibre énergétique engendré. C’est l’aspect Miséricorde qui
donne la possibilité d’assumer une variation énergétique.
La planche de My. parle du
sentiment de rejet. Nous voyons trop souvent le négatif et pensons être
rejeté dès que quelqu’un ne pose pas son regard sur nous au moment où nous
l’attendons. Si nous sommes dans la crainte de l’autre, nous entrons dans
une relation timorée. Nous ne formulons pas que nous voulons être en
relation avec cet autre et attendons passivement qu’il entre en relation
avec nous. Chaque fois que nous pensons être rejeté, demandons-nous si nous
n’avons pas induit ce rejet par une passivité dont l’origine remonte souvent
à l’enfance.
Lorsque nous sommes enfants,
nous sommes en quête du regard de nos parents. En grandissant, nous devons
développer une capacité à nous émanciper. Si un enfant n’a pas été regardé
et considéré par ses parents, son devenir psychologique dépendra en grande
partie de son niveau d’évolution. Même lorsqu’un adulte est abandonné, il
peut se sentir momentanément incapable de faire quoi que ce soit, retrouvant
la passivité initiale de l'enfant.
Chez certains jeunes, la
passivité est parfois combinée à l’impossibilité d’exister dans le Beau, le
Bien et le Vrai aux yeux de leurs parents. Ils peuvent être amenés à
commettre des actes extrêmes pour se faire remarquer quitte à être
emprisonné. Comment jonglons-nous avec nos talents, nos handicaps, notre
orgueil, notre désir de nous faire valoir ?
Ne gardons pas des pensées du
type : "j’aurai dû aller à l’école mais mes parents ne me l’ont pas permis"
car rien ne nous empêche, à tout âge, d’être autodidacte.
Le disciple va chercher la
connaissance, il n’est pas passif comme un enfant. Il décide d’être son
propre chemin. Il finit par être entouré de nombreuses personnes qui ont
besoin de lui et qui cherchent son enseignement. Il peut servir les autres
en les incitant à mettre en place un processus vertical. Dans une certaine
mesure, le disciple est déjà un maître qui a une interaction initiatrice
avec tous ceux qu’il rencontre. Il n’est plus dans une attente affective
mais dans une capacité à donner qui, si l’autre est prêt, rend la relation
magnifique. Le cœur ouvert est digne de confiance car il est inébranlable
comme une citadelle.
Ce sont les parents qui nous
initient à une première verticalité. Si nous ne l’avons pas connue, il nous
faut la découvrir ailleurs, auprès d’un disciple. Ce n’est pas lui qui nous
quittera car il est prêt à accueillir et à accompagner tous ceux qui veulent
cheminer avec lui.
Nous ne pouvons envisager la
solitude autrement que pour l’amour, pour mieux revenir et guider les
autres. La solitude du disciple n’est pas celle du Verseau dont la
misanthropie peut s'amplifier à mesure qu'il se croit rejeté.
Que déclenchons-nous dans
l’inconscient des autres ? Facilitons-nous chez les autres une tension
verticale ?
Nous pêchons souvent par
orgueil. Si nous nous empêchons de remettre l’autre en question parce que
nous ne voulons pas montrer nos susceptibilités, nous sommes encore piégés
par notre orgueil. Notre éducation, nos vies antérieures, nos déterminismes
astrologiques construisent dans notre mental des formes-pensées qui
grossissent démesurément, qui nous fanatisent et suscitent en nous de la
méchanceté dans les relations avec autrui.
Au fil du temps, nous
redécouvrons notre état d'enfant en attente affective sous des strates de
valorisation artificielles et mensongères. Ces strates ne sont pas notre
Soi. Préparons-nous à la simplicité en enlevant les couches, les strates de
nos personnalités. Ayons la connaissance de nos fonctionnements et de nos
constructions artificielles. Ne nous réduisons pas à nos spécialisations.
Cessons de nous définir et d'exister aux yeux des autres par rapport à nos
différentes fonctions.
Bien souvent, nos affirmations
et notre comportement peuvent révéler aux autres la profession que nous
exerçons. L'exercice d'un métier nous rend compliqué car, cherchant à être
irréprochable, nous ne pouvons pas dire que nous ne savons pas. Dans notre
démarche, il nous faudra oublier cela et nous dépouiller pour arriver à la
simplicité.
Au sein d'une famille,
certaines professions exercées par les membres qui la composent peuvent
s'afficher plus facilement que d'autres. Les compétences des informaticiens
ou bien des photographes sont reconnues et sollicitées. Le psychologue est
plus gênant, moins désirable, car face à lui il s'agit de révéler ses
problèmes et misères, ce qui n'est pas chose facile.
Ceux qui sont sensibles à la
flatterie le seront aussi aux critiques et aux dépréciations qu'ils
guetteront dans les moindres propos. Les mots que nous utilisons sont
caricaturaux. De ce fait, sachons anticiper l'interprétation d'autrui. Quand
l'autre nous discrédite, c'est qu'il n'a pas assez d'amour envers lui-même.
Lorsque nous aurons usé de
toutes les vertus, de toutes les sciences et connaissances, alors l'humilité
arrivera. Ceux qui paraissent humbles dès leur naissance sont soit des
sages, soit des gens simples au sens commun du terme.
Que souhaitons-nous au fond de
nous-même ? Quitter l'humanité en toute humilité ou par misanthropie ? Nous
élever vers la Hiérarchie pour servir encore plus l'humanité ? Dans ce cas,
nous n'engendrerons pas de rupture avec l'humanité. Si nous ressentons de la
frustration, nous ne pourrons pas nous éloigner de la vie des hommes, il
faudra revenir et "manger la pomme". A chaque incarnation, nous semons des
graines dans notre mental, qui germeront dans cette vie ou la suivante. Il
nous faut vivre, nous n'avons pas le choix.
Lorsqu'un moine entre au
monastère, nous pouvons supposer que c'est par amour et non par déception.
Nous ne pouvons quitter un espace dans lequel nous avons connu la
frustration. Tout doit être compris et doit aboutir à une conclusion
heureuse. Il nous faut résoudre nos problèmes intérieurs et relationnels.
Pardonner, c'est résoudre un problème fondamental avec quelqu'un. La
compréhension du fonctionnement le mental permet de prendre "congé" d'un
problème et ainsi de pardonner. Cela permet aussi de réaliser que l'autre
est la révélation du mal que l'on se fait à soi-même.
En tant que disciple, sachons
nous regarder à travers toutes les représentations du mental. Regardons,
prions, méditons et résolvons les problèmes du mental dans l'amour. La
purification du mental passe par l'examen de tout ce qui est cristallisé.
L'analyse sert à purifier notre mental. Regardons vraiment ce qu'il y a dans
notre mental au lieu de disqualifier sans cesse les autres. Le disciple
comprend l'homme moyen et apprend à l'aimer.
L'homme ordinaire est persuadé
qu'il exerce son bon droit en toute justice. Il y a beaucoup de méprises
dans un espace commun, ce qui explique en partie la séparation des couples.
Regardons comment se règlent les partages successoraux. Nos lois sont-elles
légitimes ? Est-il normal d'hériter de ce que nos parents ont gagné par leur
travail ? Ce qui paraît juste au regard de la loi des hommes n'est pas
évident à un autre niveau. Qu'est-ce qui est juste par rapport à une âme ?
Il serait nécessaire pour l'humanité d'appliquer la loi de rétribution. La
justice d'âme serait de pouvoir dire : Seigneur, Tu m'as tout donné, voici,
je Te redonne tout. Sommes-nous prêt à tout donner, y compris les facultés
qui nous permettent de vivre ? Le Pape Jean-Paul II incarna le renoncement.
Il passa du stade de l'homme fort, sportif, au malade tremblotant. Il avait
accepté d'être un malade parmi les malades, d'être diminué sous le regard
d'autrui. Dieu seul sait quelle a été son humilité et son obstination à
poursuivre sa fonction.
Le groupe a poursuivi la
lecture de Rayons et Initiations, Traité sur les sept Rayons, Volume V (pp.
321 à 333) en commençant l'étude de la Partie deux.
Deuxième Partie : Rayons et
Initiations - Remarques préliminaires
Cette partie est consacrée à
trois points : le thème de l'initiation, la transmission de l'enseignement
sur les centres du point de vue planétaire et de celui de l'aspirant, et
l'interaction entre l'énergie des sept Rayons avec les sept initiations et
les sept centres.
Beaucoup de choses ont déjà
été dites sur l'initiation, et certaines idées doivent être réinterprétées.
Dans ce volume, l'initiation
est abordée sous l'angle des sept rayons et sous celui de l'entraînement
ésotérique du disciple. Ces informations transformeront progressivement le
mental des hommes quant à la question des Mystères.
Les deux premiers volumes du
Traité sur les sept Rayons concernaient l'influence des sept rayons sur le
développement de l'homme. Le troisième volume présentait l'astrologie
ésotérique. La guérison ésotérique a ensuite été étudiée ainsi que
l'enseignement sur l'antahkarana qui permet de relier la Monade, l'âme et la
personnalité. L'enseignement sur les cinq initiations que devra passer
l'aspirant a été donné sans trouver un grand écho chez la plupart des
hommes. Quelques-uns l'ont accepté et ont considéré les initiations comme
des buts à atteindre, prenant place, du fait de leur parcours, au sein de la
Hiérarchie. Le temps est venu pour donner quelques éclaircissements
supplémentaires, en trois phases, sur ce qui se trouve derrière les Mystères
anciens :
I. Au sujet de l'enseignement
qui a permis de franchir le hiatus entre les trois mondes inférieurs et
celui de la Triade spirituelle, reconnaissant trois niveaux de conscience :
1. Les trois mondes de
l'évolution humaine composés des plans mental, astral et physique.
2. Les trois niveaux du
plan mental (concret, âme, abstrait).
3. Les trois niveaux de la
Triade spirituelle (atma-buddhi-manas).
Ainsi, l'enseignement sur la
construction consciente de l'antahkarana permet à l'aspirant de combler ce
hiatus.
II. Sur la présentation de la
nature de la Voie de l'Evolution Supérieure, qui s'ouvre devant le Maître de
Sagesse, conduisant à des niveaux de conscience en dehors de notre sphère
planétaire.
III. En ce qui concerne les
initiations supérieures qui s'offrent aux Membres de la Hiérarchie.
On reconnaîtra la véracité de
l'enseignement s'il est dans la ligne du passé, s'il propose un champ
d'effort dans le présent et s'il indique un avenir spirituel. L'évolution
est dynamique, ce qui fait de la mort un mirage. Il n'existe que le progrès
de gloire en gloire. La plupart d'entre nous ignorent les buts jalonnant la
Voie Supérieure. "L'œil n'a pas vu, ni l'oreille entendu" signifie qu'il est
impossible pour ceux qui n'ont pas développé le deuxième aspect, l'amour, de
saisir l'avenir que le Logos peut dévoiler aux membres de la Hiérarchie.
Ainsi, la porte conduisant à la Voie de l'Evolution Supérieure s'ouvre quand
la nature de l'amour est présente. Le Maître, par cette voie, entre sur le
plan astral cosmique où l'amour est conçu.
Ce qui est dit dans ce traité
devrait attiser le zèle du disciple, approfondir sa compréhension et
stimuler sa capacité d'aimer. Puisse-t-il ne pas rabaisser l'enseignement au
niveau de sa conscience physique.
L'amour et la lumière sont les
grands révélateurs. Si l'étudiant aime plus profondément et veille à ce que
sa lumière brille, alors "dans cette lumière, il verra la Lumière". Quand la
lumière de l'âme fusionne avec celle de l'homme, l'aspirant peut voir la
Porte qui conduit à la Voie de l'Evolution Supérieure.
L'étude du traité sera
décomposée de la sorte :
L'Aspirant et les Mystères de
l'Initiation :
Le passage par les deux
Portes
L'entrée dans l'ashram
La vie double du processus
initiatique
La science de l'antahkarana
L'Aspirant et les initiations
majeures :
La relation des sept Rayons
avec les Initiations
La signification des
Initiations
L'Aspirant et les sept
Centres.
Il est conseillé aux étudiants
d'extraire et de compiler les renseignements donnés dans les divers ouvrages
du Maître D.K. au sujet des Rayons et des centres planétaires. Cela
facilitera la recherche des relations entre ces derniers et les centres
systémiques.
Deux indications au sujet de
la Hiérarchie ont été données : La première est que, suite à la purification
de la terre liée aux effets de la première guerre mondiale, la Hiérarchie
pourra à nouveau s'extérioriser sur le plan physique, comme elle l'a déjà
fait à l'époque de l'Atlantide, mais sur une courbe plus élevée de la
spirale. La deuxième indication, découlant de la première, est que la
Hiérarchie rétablira les Mystères anciens. Ils furent donnés à l'humanité
par la Hiérarchie, qui les avait elle-même reçus de la Grande Loge Blanche
de Sirius.
Les Mystères renferment la clé
du processus évolutif, voilant le secret de l'origine de l'homme et de sa
destinée, et incluant l'enseignement dont l'homme a besoin pour passer de
l'obscurité à la Lumière.
Le dessein maçonnique est
étroitement lié au rétablissement des Mystères. Il a été le gardien, au
cours des âges, de la clé du rétablissement des principes qui seront la base
du nouvel enseignement.
Les Mystères contiennent
beaucoup d'autres choses, comme la clé de la science qui percera le mystère
de l'électricité. Ils replaceront les pouvoirs psychiques ordinaires à leur
juste place, permettant à l'homme de les utiliser judicieusement. Ils
rétabliront la couleur et la musique à leur place légitime, et donneront à
la religion et aux buts de l'éducation une réalité nouvelle. Ils sont la
vraie source de révélation. Ils seront confiés à l'humanité quand le mental
et la volonté de bien auront fusionné.
L'humanité a fait savoir que
les Eglises et la maçonnerie ont échoué dans la tâche divine qui leur était
assignée et qu'une vie nouvelle doit leur être insufflée. Ceci arrivera par
la prochaine génération.
L'Ancien Commentaire, à
travers le passage suivant, décrit le cycle que l'humanité est en train de
vivre :
"Ce qui est un mystère n'en
sera plus un, et ce qui a été voilé sera maintenant révélé ; ce qui a été
retiré apparaîtra de nouveau à la lumière ; tous les hommes le verront et
ensemble se réjouiront. Ce moment viendra quand la désolation aura accompli
son œuvre bénéfique, quant tout aura été détruit et que les hommes, par la
souffrance, auront cherché à être impressionnés par tout ce qu'ils ont
écarté en poursuivant vainement ce qui était sous la main et facile à
atteindre. Cela, une fois possédé, se révéla être un instrument de mort –
cependant que les hommes cherchaient la vie, et non la mort".