Bulletin no 227 du 06/08/2005
 

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PSYCHOLOGIE PHILOSOPHIE SPIRITUALITE

  Ne crois rien parce qu'on t'aura montré le témoignage écrit de quelque Sage ancien,
Ne crois rien sur l'autorité des Maîtres ou des Prêtres.

Mais ce qui s'accordera avec ton expérience et après une étude approfondie satisfera ta raison et tendra vers ton bien cela tu pourras l'accepter comme vrai et y conformer ta vie.

SIDDHARTA GAUTAMA (BOUDDHA)

 

Bulletin no 227

Séance du 06/08/2005

En début de rencontre, notre sœur My. a lu sa planche intitulée : "Tu m’ignores". Il y a quelques temps, My. a prononcé cette phrase à l’adresse du Frère Instructeur car, au moment où elle avait souhaité lui dire au revoir, l'attention de celui-ci avait été mobilisée par un autre frère. Dire la vérité aurait consisté à formuler en toute simplicité son souhait du moment ou d’attendre que le Frère Instructeur soit disponible. Le fait d’attendre lui est souvent difficilement acceptable car cela la renvoie aux blessures de son enfance, à la peur qu’elle avait de ne pas exister aux yeux des autres, à commencer par ses parents. Ses attentes premières n’ayant pas été satisfaites, elles se pérennisent dans ses attentes actuelles. My. s’identifie encore trop à ses blessures du passé et à l’interprétation qu’elle faisait, en tant qu’enfant, de son monde limité.

Le père de My. a vu sa mère mourir en couches et a été abandonné ainsi que ses 7 frères et sœurs par son propre père. Immature, il n’a pas eu de rôle éducateur envers My. et, par son comportement, l’a initiée à la fuite, aux mensonges et à la lâcheté. La mère de My était écrasée par une insoutenable culpabilité suite à la noyade de son fils qu’elle n’avait pas suffisamment surveillé. La réalité n’existait plus pour elle. D’un équilibre déjà précaire, la famille biologique de My. s’enfonçait chaque jour un peu plus dans une folie collective.

La provocation était le seul mode de relation que My. entretenait avec sa mère ; cette dernière n’apportait d’autre réponse que de lui asséner des coups. Leur agressivité mutuelle les enfermait dans une boucle de dureté. Cette dureté était sans doute alimentée par un sentiment commun de détresse.

My. cherchait en vain une compensation affective permettant de soulager sa souffrance. Seule la nourriture parvenait à calmer quelque peu ses angoisses, ce qui occasionna une forte surcharge pondérale. Très vite, elle souhaita s’éloigner de son milieu familial. Sans projet professionnel, elle se maria à 16 ans avec un jeune homme de 17 ans qui avait lui-même vécu un passé douloureux et était en recherche de compensation affective. Donnant à l’autre le pouvoir de lui apporter le bonheur, elle fut largement déçue. Elle existait aux yeux de l’autre mais, de plus en plus exigeante, elle exerçait une tyrannie affective. Le cadre avait changé mais son attitude sur le plan affectif demeurait intacte. Ses exigences n’étant jamais satisfaites, son sentiment de solitude devint envahissant. Elle tenta de se suicider. Dans la période qui suivit, elle redécouvrit la pulsion de vie et recommença à se projeter dans le futur. Elle avait l’impression d’avoir été soulagée, délivrée, la foi en Dieu l’ayant accompagnée pendant cette période.

Cette expérience de personnalité vécue de manière si conflictuelle lui semble avoir été le chemin nécessaire pour la guider sur la voie de la guérison, afin de pouvoir dire comme Jean-Baptiste de la Salle : "j’adore en toute chose la conduite de Dieu à mon égard". C’est dans la répétition des événements qui déstabilisent la personnalité que la conscience trace sa voie. Aujourd’hui, c’est son désir de compréhension qui la guide sur le chemin menant vers la sagesse. My. a terminé sa planche par une prière de consécration à Jésus-Christ.

 

La lecture de la fin de sa planche a suscité des émotions chez My. Elle exprime le fait que cette planche a fait remonter des états antérieurs associés à la souffrance. Elle pense que ces souffrances constituaient peut-être le chemin nécessaire pour qu’elle comprenne les lois de l’existence et pour qu’elle puisse liquider une partie de son karma.

Dire que ce que l’on a vécu "était nécessaire", "qu’il fallait en passer par là" n’est peut-être pas judicieux. Comment pourrait-on formuler une expression plus juste ? On pourrait dire par exemple : "mon degré de conscience à ce moment là ne me permettait pas de vivre les choses autrement".

Prenons exemple sur le Christ : sur la croix, il n’a pas dit "c’était ce que je devais vivre" mais "pardonnez-leur, ils ne savent pas ce qu’ils font".

La vie nous amène à comprendre ce que nous ne comprenions pas auparavant. Nous pouvons nous en remettre à l'upaguru, c’est-à-dire aux évènements auxquels nous sommes confrontés et dont nous pouvons retirer des enseignements, bien souvent dans la souffrance. Nous pouvons aussi suivre un maître dont l’enseignement permettra d’accélérer notre compréhension et de découvrir les Lois de l’univers.

Si nous nous tapons sur les doigts en essayant d’enfoncer une pointe avec un marteau, dit-on que cela était inévitable, qu’il fallait que nous nous tapions sur les doigts pour comprendre qu’il faut être vigilant avec un marteau ? Le fait que nous nous tapions sur les doigts ne résulte pas d'un karma ou d'une punition de Dieu. Il y a une adresse, un art à développer, un juste milieu que nous devons découvrir en nous. Il en va de même dans la relation humaine : il faut être adroit, être vigilant dans le regard, les paroles, les actes que nous posons avec chacun.

Le savoir, la connaissance que nous pouvons "acquérir" tient encore de "l’avoir". Il nous faut apprendre à "être" ; cela signifie qu'il faut intégrer les Lois en soi. La répétition de la souffrance permet à l’homme d’intégrer la loi de l’équilibre. Elle fera désormais partie de lui, sans qu’il lui soit nécessaire de passer par le mental.

Dans le cas de l'exemple du marteau, la simple connaissance de la loi de la mécanique ne permet pas d’éviter de se taper sur les doigts. Le savoir-faire ne se transmet pas : on peut regarder le maître menuisier enfoncer avec facilité les clous et ne pas y parvenir pour autant.

Si l’on prend l’exemple de la bicyclette, comprendre qu’il faut pédaler pour avancer ne permet pas d’y parvenir du premier coup. De même, le pianiste ne doit plus ni penser à ses doigts, ni faire d’interprétation mentale de la portée musicale. Le pianiste, comme tous les autres musiciens, doit connaître la musique par cœur, ou plutôt "par corps". Ce sont les corps qui doivent intégrer les lois.

Lorsque notre sœur My. dit "je devais en passer par là" en regardant son passé, elle conçoit le processus évolutif d'une manière fataliste, elle imagine un destin déjà écrit à l’avance. Notre sœur My. aurait été amenée à comprendre les même lois de l’existence à travers d'autres cadres ou événements.

Ce que nous vivons découle de notre compréhension des lois. Quand nous avons intégré les lois, nous posons des actes de plus en plus conformes à la raison supérieure et nous ne vivons plus certaines souffrances.

On peut comprendre intellectuellement certaines lois mais il faut des vies entières pour les intégrer. Il faut des centaines de renoncement au droit à la justice, à la justification, à la raison, à la récupération personnelle pour intégrer ces concepts en soi. C’est ce qui permet de dire à certains de nos proches : "Depuis le temps que tu fais une démarche spirituelle, on ne voit pas de changement, tu es même un peu plus triste." C’est parce qu’on commence à peine à comprendre les lois ; pour les intégrer pleinement, il faudra encore cheminer longtemps.

Ne soyons pas fatalistes et tâchons de percevoir toutes les interactions possibles. Devant nous, il y a la liberté et la compréhension des processus en cours. Si nous avons toujours peur de perdre quelque chose dans notre quotidien, c'est parce que nous ne voyons que le verre à moitié vide. Notre mental interprète de façon négative et saisit ce qui pourrait ne pas aller. 

Les relations spécifiques que nous établissons avec certains êtres suivent la loi d’affinité. Nous avons les relations que nous méritons ou plutôt celles qui résultent de notre degré d’avancement, de sagesse.

De même qu'un spécialiste en mécanique automobile choisit sa voiture de manière avisée, un homme connaissant, qui perçoit le but de l’existence, choisit son compagnon de manière éclairée. Il est en mesure de préciser intellectuellement ses critères de choix. A un certain stade, il peut même s'appuyer sur l'intuition.

Un homme manquant de sagesse se lie sans discrimination au premier venu. En cas de rupture, il ne devrait pas conclure : "il fallait que j’en passe par là pour comprendre" mais plutôt qu'il a posé des choix en étant innocent, c’est-à-dire sans connaître les lois.

Nous ne sommes pas seuls dans l’univers, il existe nécessairement quelqu’un de plus avancé que nous qui peut nous apprendre les lois. Pour lui, les colères, les révoltes, les résignations qui alourdissent le karma et retardent le processus d’apprentissage, sont des états dépassés.

Les choix que posent le Maître concernant sa relation avec ses disciples sont pleinement assumés : il porte sa croix avec amour pour le service. Il incarne ainsi la Loi du groupe : lorsqu’il accepte un disciple dans son ashram, il assume les conséquences en terme de déséquilibre énergétique engendré. C’est l’aspect Miséricorde qui donne la possibilité d’assumer une variation énergétique.

La planche de My. parle du sentiment de rejet. Nous voyons trop souvent le négatif et pensons être rejeté dès que quelqu’un ne pose pas son regard sur nous au moment où nous l’attendons. Si nous sommes dans la crainte de l’autre, nous entrons dans une relation timorée. Nous ne formulons pas que nous voulons être en relation avec cet autre et attendons passivement qu’il entre en relation avec nous. Chaque fois que nous pensons être rejeté, demandons-nous si nous n’avons pas induit ce rejet par une passivité dont l’origine remonte souvent à l’enfance.

Lorsque nous sommes enfants, nous sommes en quête du regard de nos parents. En grandissant, nous devons développer une capacité à nous émanciper. Si un enfant n’a pas été regardé et considéré par ses parents, son devenir psychologique dépendra en grande partie de son niveau d’évolution. Même lorsqu’un adulte est abandonné, il peut se sentir momentanément incapable de faire quoi que ce soit, retrouvant la passivité initiale de l'enfant.

Chez certains jeunes, la passivité est parfois combinée à l’impossibilité d’exister dans le Beau, le Bien et le Vrai aux yeux de leurs parents. Ils peuvent être amenés à commettre des actes extrêmes pour se faire remarquer quitte à être emprisonné. Comment jonglons-nous avec nos talents, nos handicaps, notre orgueil, notre désir de nous faire valoir ?

Ne gardons pas des pensées du type : "j’aurai dû aller à l’école mais mes parents ne me l’ont pas permis" car rien ne nous empêche, à tout âge, d’être autodidacte.

Le disciple va chercher la connaissance, il n’est pas passif comme un enfant. Il décide d’être son propre chemin. Il finit par être entouré de nombreuses personnes qui ont besoin de lui et qui cherchent son enseignement. Il peut servir les autres en les incitant à mettre en place un processus vertical. Dans une certaine mesure, le disciple est déjà un maître qui a une interaction initiatrice avec tous ceux qu’il rencontre. Il n’est plus dans une attente affective mais dans une capacité à donner qui, si l’autre est prêt, rend la relation magnifique. Le cœur ouvert est digne de confiance car il est inébranlable comme une citadelle.

Ce sont les parents qui nous initient à une première verticalité. Si nous ne l’avons pas connue, il nous faut la découvrir ailleurs, auprès d’un disciple. Ce n’est pas lui qui nous quittera car il est prêt à accueillir et à accompagner tous ceux qui veulent cheminer avec lui.

Nous ne pouvons envisager la solitude autrement que pour l’amour, pour mieux revenir et guider les autres. La solitude du disciple n’est pas celle du Verseau dont la misanthropie peut s'amplifier à mesure qu'il se croit rejeté.

Que déclenchons-nous dans l’inconscient des autres ? Facilitons-nous chez les autres une tension verticale ?

Nous pêchons souvent par orgueil. Si nous nous empêchons de remettre l’autre en question parce que nous ne voulons pas montrer nos susceptibilités, nous sommes encore piégés par notre orgueil. Notre éducation, nos vies antérieures, nos déterminismes astrologiques construisent dans notre mental des formes-pensées qui grossissent démesurément, qui nous fanatisent et suscitent en nous de la méchanceté dans les relations avec autrui.

Au fil du temps, nous redécouvrons notre état d'enfant en attente affective sous des strates de valorisation artificielles et mensongères. Ces strates ne sont pas notre Soi. Préparons-nous à la simplicité en enlevant les couches, les strates de nos personnalités. Ayons la connaissance de nos fonctionnements et de nos constructions artificielles. Ne nous réduisons pas à nos spécialisations. Cessons de nous définir et d'exister aux yeux des autres par rapport à nos différentes fonctions.

Bien souvent, nos affirmations et notre comportement peuvent révéler aux autres la profession que nous exerçons. L'exercice d'un métier nous rend compliqué car, cherchant à être irréprochable, nous ne pouvons pas dire que nous ne savons pas. Dans notre démarche, il nous faudra oublier cela et nous dépouiller pour arriver à la simplicité.

Au sein d'une famille, certaines professions exercées par les membres qui la composent peuvent s'afficher plus facilement que d'autres. Les compétences des informaticiens ou bien des photographes sont reconnues et sollicitées. Le psychologue est plus gênant, moins désirable, car face à lui il s'agit de révéler ses problèmes et misères, ce qui n'est pas chose facile.

Ceux qui sont sensibles à la flatterie le seront aussi aux critiques et aux dépréciations qu'ils guetteront dans les moindres propos. Les mots que nous utilisons sont caricaturaux. De ce fait, sachons anticiper l'interprétation d'autrui. Quand l'autre nous discrédite, c'est qu'il n'a pas assez d'amour envers lui-même.

Lorsque nous aurons usé de toutes les vertus, de toutes les sciences et connaissances, alors l'humilité arrivera. Ceux qui paraissent humbles dès leur naissance sont soit des sages, soit des gens simples au sens commun du terme.

Que souhaitons-nous au fond de nous-même ? Quitter l'humanité en toute humilité ou par misanthropie ? Nous élever vers la Hiérarchie pour servir encore plus l'humanité ? Dans ce cas, nous n'engendrerons pas de rupture avec l'humanité. Si nous ressentons de la frustration, nous ne pourrons pas nous éloigner de la vie des hommes, il faudra revenir et "manger la pomme". A chaque incarnation, nous semons des graines dans notre mental, qui germeront dans cette vie ou la suivante. Il nous faut vivre, nous n'avons pas le choix.

Lorsqu'un moine entre au monastère, nous pouvons supposer que c'est par amour et non par déception. Nous ne pouvons quitter un espace dans lequel nous avons connu la frustration. Tout doit être compris et doit aboutir à une conclusion heureuse. Il nous faut résoudre nos problèmes intérieurs et relationnels. Pardonner, c'est résoudre un problème fondamental avec quelqu'un. La compréhension du fonctionnement le mental permet de prendre "congé" d'un problème et ainsi de pardonner. Cela permet aussi de réaliser que l'autre est la révélation du mal que l'on se fait à soi-même.

En tant que disciple, sachons nous regarder à travers toutes les représentations du mental. Regardons, prions, méditons et résolvons les problèmes du mental dans l'amour. La purification du mental passe par l'examen de tout ce qui est cristallisé. L'analyse sert à purifier notre mental. Regardons vraiment ce qu'il y a dans notre mental au lieu de disqualifier sans cesse les autres. Le disciple comprend l'homme moyen et apprend à l'aimer.

L'homme ordinaire est persuadé qu'il exerce son bon droit en toute justice. Il y a beaucoup de méprises dans un espace commun, ce qui explique en partie la séparation des couples. Regardons comment se règlent les partages successoraux. Nos lois sont-elles légitimes ? Est-il normal d'hériter de ce que nos parents ont gagné par leur travail ? Ce qui paraît juste au regard de la loi des hommes n'est pas évident à un autre niveau. Qu'est-ce qui est juste par rapport à une âme ? Il serait nécessaire pour l'humanité d'appliquer la loi de rétribution. La justice d'âme serait de pouvoir dire : Seigneur, Tu m'as tout donné, voici, je Te redonne tout. Sommes-nous prêt à tout donner, y compris les facultés qui nous permettent de vivre ? Le Pape Jean-Paul II incarna le renoncement. Il passa du stade de l'homme fort, sportif, au malade tremblotant. Il avait accepté d'être un malade parmi les malades, d'être diminué sous le regard d'autrui. Dieu seul sait quelle a été son humilité et son obstination à poursuivre sa fonction.

  

Le groupe a poursuivi la lecture de Rayons et Initiations, Traité sur les sept Rayons, Volume V (pp. 321 à 333) en commençant l'étude de la Partie deux.

Deuxième Partie : Rayons et Initiations - Remarques préliminaires

Cette partie est consacrée à trois points : le thème de l'initiation, la transmission de l'enseignement sur les centres du point de vue planétaire et de celui de l'aspirant, et l'interaction entre l'énergie des sept Rayons avec les sept initiations et les sept centres.

Beaucoup de choses ont déjà été dites sur l'initiation, et certaines idées doivent être réinterprétées.

Dans ce volume, l'initiation est abordée sous l'angle des sept rayons et sous celui de l'entraînement ésotérique du disciple. Ces informations transformeront progressivement le mental des hommes quant à la question des Mystères.

Les deux premiers volumes du Traité sur les sept Rayons concernaient l'influence des sept rayons sur le développement de l'homme. Le troisième volume présentait l'astrologie ésotérique. La guérison ésotérique a ensuite été étudiée ainsi que l'enseignement sur l'antahkarana qui permet de relier la Monade, l'âme et la personnalité. L'enseignement sur les cinq initiations que devra passer l'aspirant a été donné sans trouver un grand écho chez la plupart des hommes. Quelques-uns l'ont accepté et ont considéré les initiations comme des buts à atteindre, prenant place, du fait de leur parcours, au sein de la Hiérarchie. Le temps est venu pour donner quelques éclaircissements supplémentaires, en trois phases, sur ce qui se trouve derrière les Mystères anciens :

I. Au sujet de l'enseignement qui a permis de franchir le hiatus entre les trois mondes inférieurs et celui de la Triade spirituelle, reconnaissant trois niveaux de conscience :

1.     Les trois mondes de l'évolution humaine composés des plans mental, astral et physique.

2.     Les trois niveaux du plan mental (concret, âme, abstrait).

3.     Les trois niveaux de la Triade spirituelle (atma-buddhi-manas).

Ainsi, l'enseignement sur la construction consciente de l'antahkarana permet à l'aspirant de combler ce hiatus.

II. Sur la présentation de la nature de la Voie de l'Evolution Supérieure, qui s'ouvre devant le Maître de Sagesse, conduisant à des niveaux de conscience en dehors de notre sphère planétaire.

III. En ce qui concerne les initiations supérieures qui s'offrent aux Membres de la Hiérarchie.

On reconnaîtra la véracité de l'enseignement s'il est dans la ligne du passé, s'il propose un champ d'effort dans le présent et s'il indique un avenir spirituel. L'évolution est dynamique, ce qui fait de la mort un mirage. Il n'existe que le progrès de gloire en gloire. La plupart d'entre nous ignorent les buts jalonnant la Voie Supérieure. "L'œil n'a pas vu, ni l'oreille entendu" signifie qu'il est impossible pour ceux qui n'ont pas développé le deuxième aspect, l'amour, de saisir l'avenir que le Logos peut dévoiler aux membres de la Hiérarchie. Ainsi, la porte conduisant à la Voie de l'Evolution Supérieure s'ouvre quand la nature de l'amour est présente. Le Maître, par cette voie, entre sur le plan astral cosmique où l'amour est conçu.

Ce qui est dit dans ce traité devrait attiser le zèle du disciple, approfondir sa compréhension et stimuler sa capacité d'aimer. Puisse-t-il ne pas rabaisser l'enseignement au niveau de sa conscience physique.

L'amour et la lumière sont les grands révélateurs. Si l'étudiant aime plus profondément et veille à ce que sa lumière brille, alors "dans cette lumière, il verra la Lumière". Quand la lumière de l'âme fusionne avec celle de l'homme, l'aspirant peut voir la Porte qui conduit à la Voie de l'Evolution Supérieure.

L'étude du traité sera décomposée de la sorte :

L'Aspirant et les Mystères de l'Initiation :

   Le passage par les deux Portes

   L'entrée dans l'ashram

   La vie double du processus initiatique

   La science de l'antahkarana

L'Aspirant et les initiations majeures :

   La relation des sept Rayons avec les Initiations

   La signification des Initiations

L'Aspirant et les sept Centres.

Il est conseillé aux étudiants d'extraire et de compiler les renseignements donnés dans les divers ouvrages du Maître D.K. au sujet des Rayons et des centres planétaires. Cela facilitera la recherche des relations entre ces derniers et les centres systémiques.

Deux indications au sujet de la Hiérarchie ont été données : La première est que, suite à la purification de la terre liée aux effets de la première guerre mondiale, la Hiérarchie pourra à nouveau s'extérioriser sur le plan physique, comme elle l'a déjà fait à l'époque de l'Atlantide, mais sur une courbe plus élevée de la spirale. La deuxième indication, découlant de la première, est que la Hiérarchie rétablira les Mystères anciens. Ils furent donnés à l'humanité par la Hiérarchie, qui les avait elle-même reçus de la Grande Loge Blanche de Sirius.

Les Mystères renferment la clé du processus évolutif, voilant le secret de l'origine de l'homme et de sa destinée, et incluant l'enseignement dont l'homme a besoin pour passer de l'obscurité à la Lumière.

Le dessein maçonnique est étroitement lié au rétablissement des Mystères. Il a été le gardien, au cours des âges, de la clé du rétablissement des principes qui seront la base du nouvel enseignement.

Les Mystères contiennent beaucoup d'autres choses, comme la clé de la science qui percera le mystère de l'électricité. Ils replaceront les pouvoirs psychiques ordinaires à leur juste place, permettant à l'homme de les utiliser judicieusement. Ils rétabliront la couleur et la musique à leur place légitime, et donneront à la religion et aux buts de l'éducation une réalité nouvelle. Ils sont la vraie source de révélation. Ils seront confiés à l'humanité quand le mental et la volonté de bien auront fusionné.

L'humanité a fait savoir que les Eglises et la maçonnerie ont échoué dans la tâche divine qui leur était assignée et qu'une vie nouvelle doit leur être insufflée. Ceci arrivera par la prochaine génération.

L'Ancien Commentaire, à travers le passage suivant, décrit le cycle que l'humanité est en train de vivre :

"Ce qui est un mystère n'en sera plus un, et ce qui a été voilé sera maintenant révélé ; ce qui a été retiré apparaîtra de nouveau à la lumière ; tous les hommes le verront et ensemble se réjouiront. Ce moment viendra quand la désolation aura accompli son œuvre bénéfique, quant tout aura été détruit et que les hommes, par la souffrance, auront cherché à être impressionnés par tout ce qu'ils ont écarté en poursuivant vainement ce qui était sous la main et facile à atteindre. Cela, une fois possédé, se révéla être un instrument de mort – cependant que les hommes cherchaient la vie, et non la mort".

 

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