Bulletin no 226 du 23/07/2005
 

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PSYCHOLOGIE PHILOSOPHIE SPIRITUALITE

  Ne crois rien parce qu'on t'aura montré le témoignage écrit de quelque Sage ancien,
Ne crois rien sur l'autorité des Maîtres ou des Prêtres.

Mais ce qui s'accordera avec ton expérience et après une étude approfondie satisfera ta raison et tendra vers ton bien cela tu pourras l'accepter comme vrai et y conformer ta vie.

SIDDHARTA GAUTAMA (BOUDDHA)

 

Bulletin no 226

Séance du 23/07/2005

En début de rencontre, notre sœur Cl. a lu sa planche intitulée : "J’aime la simplicité, la franchise, la spontanéité…". Pour Cl., la simplicité semble être intimement liée à :

-       l’Amour : être dans l'Amour permet de rencontrer l'autre sans crainte et sans attente affective. Le manque de simplicité résulte d'un manque d'Amour et d'une attention excessive portée sur la personnalité.

-       la transparence : être simple, c'est oser se montrer tel que l'on est, ne pas chercher à briller, ne pas camoufler ses limites, son ignorance, son manque de vision. Dans le mensonge, la dissimulation, la complexité se met en place.

-       l’Unité : la simplicité résulte de la prise de conscience du lien divin qui nous unit à l’autre.

La simplicité, attribut de l’âme, allie le cœur à l'intelligence. Elle se traduit sur le plan mental par une pensée claire et synthétique.

Le manque de simplicité de Cl. résulte d'une focalisation encore excessive sur sa personnalité. Cl. perçoit de manière plus flagrante aujourd’hui ce manque de simplicité qui se manifeste sur les trois plans de sa personnalité :

-       Sur le plan mental, du fait de son manque de vision, tout lui paraît vite complexe. Elle a ainsi des difficultés à percevoir l’essentiel, raisonner de manière logique, faire des choix rationnels. Avant de poser un acte ou de prendre une décision, Cl. délibère longtemps car elle voudrait avoir la garantie qu'il s'agit du bon choix. Elle a peur de faire du mal à l'autre en se trompant ou d’être prise en défaut, de ternir son image aux yeux de l’autre. Son manque de simplicité est lié à son orgueil qui se manifeste tantôt par un sentiment d'infériorité, tantôt par un sentiment de supériorité.

Dans les relations, Cl. reste encore très centrée sur elle-même au lieu de porter une véritable attention à l’autre. Cette importance qu’elle accorde à son image la conduit à un manque de spontanéité dans les échanges. Son mental utilise par ailleurs diverses stratégies pour cacher son manque de compréhension et son ignorance.

-       Sur le plan émotionnel, son manque de simplicité se manifeste par un manque d'Amour. Son corps émotionnel amplifie son manque de simplicité du fait de sa tendance à l'apitoiement et à la dramatisation, ou par une forme d'émotivité-susceptibilité.

-       Sur le plan physique, elle montre de nombreux signes de manque de simplicité : fragilité physique, attention excessive portée au corps, restriction alimentaire par crainte de grossir, préciosité dans ses gestes.

Cl. a l’impression de s’être construit le personnage de la petite fille précieuse avec une petite conscience, un petit cœur craintif, un petit corps peut-être en opposition avec l’image de grossièreté qu’elle a longtemps eu d’elle.

Pour Cl., la voie de la simplicité nécessite de remplacer le jugement du mental par l'Amour de l'Ame, d’aimer profondément plutôt que de s'attacher à vouloir Aimer, de substituer la raison pure à la complexité du mental inférieur, de mettre en place un effort d'alignement constant et un travail de purification de tous les atomes indésirables, de se dépouiller de ses artifices, de ne plus chercher à défendre la personnalité, d’accepter de se tromper et élargir son champ de conscience en se libérant de ses peurs, en invoquant toujours plus son Ame et en étant réceptive à sa lumière purificatrice.

A l’issue de la lecture de sa planche, notre sœur Cl. a ajouté qu’elle pense avoir construit au niveau mental une véritable "hydre" qui accentue les observations qu’elle peut faire. Elle a ainsi tendance à amplifier et à dramatiser les situations. Elle réalise aujourd’hui qu’elle crée autour d’elle des formes-pensées puissantes, obsessionnelles, dont elle doit se libérer pour communiquer avec son âme.

Les frères et sœurs ont ensuite été invités à s’exprimer sur ce que la planche de Cl. a évoqué en eux :

-       Th. a retrouvé dans les mécanismes décrits par Cl. ses propres fonctionnements : complexité artificielle dans la parole et les pensées et désir de distinction de sa personnalité au travers d’attitudes provocantes.

-       Ol. ressent en lui une grande complexité. Il pense qu’elle résulte du fait qu’il n’a pas encore véritablement choisi entre le détachement que l’âme pourrait susciter et la recherche permanente de la valorisation de la personnalité.

-       My. relève en elle la petitesse de son mental qui se complexifie en cherchant à dissimuler.

-       Co. note un manque de simplicité au niveau mental, émotionnel et physique. Ce manque semble en lien avec un désir de valorisation de la personnalité par le biais de l'expression intellectuelle et de l’apparence physique. Sur le plan émotionnel, la confusion et la dramatisation participent à cette complexité qu’elle exprime. Co. pense qu’apprendre à faire silence pourrait être une première étape importante sur la voie de la simplicité.

-       Do. n’est pas simple lorsqu’elle cache ses émotions, lorsqu’elle entre dans une forme de bouderie. Elle a un mental binaire de petite fille qui alterne entre sentiment de supériorité et d’infériorité.

-       So. complexifie au niveau du mental par manque d’amour envers elle-même et envers les autres. Dans sa vie quotidienne, elle a tendance à vouloir tout faire en même temps ce qui l’empêche de mener une action entreprise jusqu’au bout.

-       Pi. pense que la simplicité correspond à l’expression de ses pensées et sentiments du moment. Elle reçoit souvent des retours difficiles à entendre de la part de ceux à qui elle exprime sans détours ses réactivités.

Même si cela est parfois très dur à vivre, il est souhaitable que les retours de nos actes se produisent de plus en plus rapidement, que le cercle des causes et des effets se raccourcisse. Observer les conséquences de nos actes de manière quasi-immédiate nous permet de nous corriger.

Les natifs du Scorpion ont tendance à dire ce qui leur vient, ce qu’ils pensent sur l’instant. Il ne s’agit pas de simplicité mais d’une impulsion déjà très complexe rattachée à l’instinct. Dans le signe du Scorpion, l’homme est contraint d’explorer l’inconscient de l’humanité et son propre passé. Sur le sentier, quel que soit notre signe de naissance, nous devenons tous un peu "Scorpion" dans le sens où nous devons creuser pour apporter la lumière au plus profond de notre être.

On pourrait penser que la colère, par exemple, est une réaction simple mais c’est une émotion déjà associée à une complexité mentale. L’émotion première est le pleur du bébé ; au fur et à mesure, le mental qui se développe complexifie à outrance du fait de sa connexion à l’inconscient.

Il s’agit d’aller chercher chaque jour dans le mental, dans l’inconscient, les pires mécanismes et d’en parler afin de faire tomber les défenses de l’égo. Il faut apprendre à se distancier de notre propre interprétation afin de ne pas amplifier les mécanismes de notre personnalité. 

Dernièrement, les proches du Frère Instructeur ont été interpellés par rapport à la notion de communauté. S’ils souhaitent se rapprocher physiquement du centre, ils doivent s’aligner d’autant plus sur leur âme pour pouvoir maintenir en eux la dynamique spirituelle du petit groupe familial.

Former une communauté tout en poursuivant des relations avec la société (relations horizontales) rend la démarche spirituelle encore plus difficile. Les horizontalités qui doivent être entretenues sont potentiellement pernicieuses, dissipatrices. Progressivement, par complaisance, certains actes ascensionnels pourraient ne plus être posés. Une trop grande horizontalité pourrait induire l’application d’une rigueur encore plus grande ou bien le départ du Frère Instructeur. En effet, le Frère Instructeur poursuit son service tant que les frères et sœurs sont réceptifs à l’enseignement et l’appliquent dans leurs vies. Si ce n’est plus le cas, il peut partir pour servir ailleurs. Le Frère Instructeur ne cherche pas à faire plaisir aux frères et sœurs mais à les inciter à une dynamique verticale permanente.

Quand on demande de la miséricorde à quelqu’un, on lui demande en fait de porter sa propre croix. On ne peut négocier le karma : nous sommes incarnés, associés à un espace-temps qui est rattaché à des contingences et nous devons les assumer. Etre dans la miséricorde demande l’application d’une rigueur encore plus grande pour soi-même.

On ne peut éloigner la rigueur de la miséricorde. Ces deux concepts s’articulent autour d’un juste milieu propre au groupe. La rigueur ne doit pas détruire l’effort : elle doit être adaptée à celui auquel elle s’applique. Chacun est ainsi interpellé à son propre niveau. .Le Frère Instructeur n’est pas en attente d’une relation affective gratifiante qui le pousserait à être miséricordieux. Il s’agit pour chaque frère et sœur de passer un contrat spirituel, vertical, et le Frère Instructeur doit s’assurer que les horizontalités du frère ou de la sœur ne compromettent pas cette relation verticale.

Les horizontalités dissipatrices se retrouvent dans l’appesantissement sur des détails qui nous fait perdre du temps sur le chemin. Comment former un groupe avec des membres qui veulent avancer dans le confort ? Chacun devrait être uniquement concerné par la dynamique âme-personnalité. Or, notre corps émotionnel ne cesse de geindre, de s’apitoyer… Le problème réside dans le fait que le corps émotionnel est fortement associé au corps mental ; il en résulte que nous interprétons tout ce que nous percevons, ce qui suscite et renforce nos émotions.

Si nous étions nés avant les années 50, nous nous rendrions compte du confort dans lequel nous baignons aujourd’hui. Nous sommes devenus délicats et nous oublions la tension qui doit être mise en place. Une recherche excessive de confort focalise notre regard sur notre personnalité et nous empêche de dépasser ce stade. Nous ne devons pas non plus verser dans le fakirisme car c’est une pratique qui pourrait être récupérée par l’orgueil. Quelqu’un qui se vit comme un "champion de l’ascétisme" n’intéresse pas le Maître. Tout ce que nous devons chercher, c’est à exprimer l’Amour de l’âme.

Nous avons traversé la crise d’adolescence (liée au corps émotionnel) mais nous n’avons pas passé la "crise d’adultessence" (liée au corps mental). L’adulte a tempéré ses émotions adolescentes mais la seule différence avec l'adolescent, c'est qu'il a compris que l’on ne peut pas faire n’importe quoi avec n’importe qui.

Si nous voulons ne dépendre de personne, nous devons partir et cheminer seul. Mais si nous ne pouvons obéir à nous-mêmes – c’est-à-dire à la raison supérieure – ou bien à un être plus avancé que nous, nous faisons partie de la très grande majorité des hommes qui n’obéissent qu’à leurs désirs. Expérimentons les conséquences de nos actes et nous développerons, par la souffrance, la raison et l’humilité.

Tant que les désirs sont présents en nous, nous avons tendance à maintenir un espace individuel où nos petitesses sont cachées. Les désirs sont la cause des exigences, de la tyrannie, des peurs, des stratégies de mensonge. Dans le cadre familial, la mise à distance des affects et des désirs permet de se dégager des pugilats, des chantages affectifs.

Nous devons apprendre à dépasser la guerre des sexes pour aller vers l’âme. Des particularités sont propres au corps féminin et au corps masculin mais trop s’y attarder ralentit la progression sur le sentier.

En tant qu’aspirants, nous devons accéder à une certaine simplicité qui nous dégage des problématiques de révolte et d’affirmation de la personnalité. Dans ce groupe, il n’y a pas de place pour le chantage, la séduction, les tons complices ; il s’agit plutôt d’observation et d’obéissance occulte pour s’élever en tant qu’âme. Nous compliquons les relations lorsque nous sommes en rébellion et dévions assez rapidement du sentier. Bien souvent, ce type de dynamique conduit au départ du frère ou de la sœur qui cherche à affirmer sa liberté de manière puérile.

Ce qui compte c’est la relation avec notre âme. Cette relation peut devenir magnifique si nous savons la préserver en ne laissant pas notre personnalité interférer. Nous mettons notre personnalité à genoux parce que nous l’avons décidé et non parce qu’un autre nous l’impose. Le maître se retire si le postulant rebrousse chemin.

Il s’agit de vivre en vérité et non de maintenir des relations qui pèsent dans notre vie spirituelle. Nous avons le droit de tester ceux qui nous côtoient et de voir comment ils nous répondent. Les relations doivent être faites pour l’élévation spirituelle et non pour maintenir des amitiés dissipatrices. Un disciple n’a pas de relations amicales mais est en relation avec des êtres qu’il peut contribuer à élever.

Trop souvent, le désir de l’adulte se subordonne à celui de l’enfant. Les enfants ne demandent pas spontanément à s’inscrire dans une démarche verticale. C’est l’adulte qui doit lui apprendre très tôt la verticalité en montrant l’exemple. L’adulte doit mettre en place un rythme à différents niveaux et appliquer une certaine rigueur pour instaurer l’harmonie autour de lui.

Dans le groupe, la rigueur du Frère Instructeur est basée sur le détachement et non sur des réactions émotionnelles. Faire un compromis vis-à-vis de l’exigence mise en place dans ce groupe par peur de perdre tel ou tel membre ne serait pas un service pour l’intéressé ni pour le groupe.

L’auto-rejet existe en nous tous. Nous devons constater que lorsque nous nous sentons rejetés c’est parce que nous nous rejetons nous-mêmes. Si nous n’avons plus peur d’être rejeté, il peut y avoir encore une affirmation de notre personnalité et il nous faudra donc encore travailler sur notre caractère.

La Hiérarchie ne veut rien : elle ne veut attirer à elle l’humanité que si l’humanité veut s’élever mais celle-ci est lourde et pleine de complexité. Nous appartenons fondamentalement à Dieu que la Hiérarchie sert.

Nous rassemblerons un jour autour de nous des êtres qui souhaiteront êtres instruits sans que nous l'ayons vraiment demandé. Le Frère Instructeur ne veut rien pour lui-même. Il observe avec patience les mouvements du pendule que nous faisons osciller. Le disciple est fort, souple, mais il peut mettre rapidement une distance par rapport à une personnalité qui poserait problème. Il ne doit pas y avoir de complaisance quel que soit le lieu où nous nous trouvons. Abstenons-nous de répondre favorablement à une invitation, si nous ne pouvons pas servir.

Le lien horizontal avec le Frère Instructeur est mouvant. S'il s'élève et que nous souhaitons rester en relation avec lui, alors nous devons aussi nous élever. C'est ainsi que la Hiérarchie procède.

Il peut y avoir momentanément sur notre chemin la manifestation d'une lumière avec différentes variations, suivi d'une absence totale de ces manifestations. Le Frère Instructeur ou le Maître peuvent être à l'origine de ces expressions de lumière. Il nous est demandé par la suite de poursuivre seul et de retrouver par nous-même ce contact.

Le Frère Instructeur a, au niveau qui est le sien, des responsabilités qui découlent de l'expérience qu'il a acquise. Il existe une gradation d'exigence. Le Maître ne parle pas à la place du Frère Instructeur. Le Frère instructeur est encore en contact avec les personnalités, et il rend compte de leurs avancées au Maître. Il existe entre le Maître et le groupe quelques disciples qui établissent des rapports. Le travail hiérarchique découle d'une vision bienveillante.

Un disciple accepté a dû faire l'objet d'observations convaincantes de la part des Maîtres durant plusieurs vies. Des qualités émanant de l'âme, comme la constance, la fidélité, l'engagement ont pu être observées à travers la personnalité du disciple. Malgré cela, un frère nouvellement accepté dans un ashram représente un poids énergétique supplémentaire pris en charge par ses frères plus avancés. Certains Maîtres autorisent plus facilement que d'autres l'entrée d'un membre dans l'ashram. Les Maîtres observent chez le disciple un épanouissement symbolisé par l'arbre avec les racines en l'air. A ce stade, il y a convergence et unité avec les autres.

Ne coupons pas notre vecteur ascensionnel. Du fait d'un afflux d'énergies reçues grâce au groupe, certains aspirants peuvent développer une témérité leur faisant croire qu'ils peuvent cheminer seul. Lorsque nous avons commencé à goûter aux joies de l'ascension et que nous quittons le groupe, la tristesse ressentie nous conduit à nous contenter des petits bonheurs éphémères de la personnalité.

Avant de méditer en formation de groupe, sachons dire ce qui ne va pas. Si nous avons rencontré un obstacle, nous ferons à notre tour obstacle au groupe. Si nous avons ressenti de la colère, sachons l'exprimer et nous ressaisir par un acte d'amour. Notre charité est de pouvoir dire : "Frère Instructeur, je n'ai pas compris ça".

Notre mental croit promptement que notre environnement s'organise pour nous accabler et nous rejeter. Dans notre groupe, les frères officiers ont compris leurs fonctions. Le Frère de la Rigueur n'a à plaire à quiconque. Si nous sommes en difficulté par rapport à une capacité, n'en faisons pas un drame afin de ne pas mettre le groupe dans une mélasse émotionnelle. Sachons parler de cette difficulté à l'instant même où elle surgit. Notre travail consiste à découvrir l'humilité dans la vérité.

Notre sœur Sy., qui est en difficulté avec le fils de son compagnon, se demande si elle est dans la vérité. Elle a exprimé à celui-ci qu'elle n'appréciait pas qu'il ne vienne les voir que pour emprunter des objets. En réalité, Sy. éprouve de la colère car elle se sent exclue et non considérée dans cette relation. Sy. serait vraie si elle pouvait dire : "Tu ne me considères pas et cela me fait de la peine."

Au sein des familles recomposées, comment les enfants considèrent-ils la belle-mère ou le beau-père ? En général, ils viennent solliciter l'un ou l'autre de leurs deux parents pour obtenir quelque privilège sans se soucier du nouveau conjoint. Un père qui quitte le domicile ne récolte que des miettes affectives de la part de ses enfants. Il perd son autorité légitime car il n'est plus dans leur espace. De ce fait, il se "rattrape" et compense avec des permissivités, des libertés et des cadeaux qui ne se justifient pas. Quand les parents sont séparés, les enfants sont fragilisés, il leur manquera toujours quelque chose. Le père doit pouvoir exercer son autorité légitimement. Si ce n'est pas le cas, l'enfant va rejeter aussi le psychologue ou l'éducateur qui tenteraient d'entrer en relation avec lui.

Si les adultes ne se comportent pas bien, qu'ils ne se plaignent pas de conséquences inévitables. Pour être respecté des enfants, il faut être irréprochable.

Un disciple doit avoir le sens de l'éthique, c'est-à-dire pouvoir exprimer la constance, la fidélité, l'engagement. S'il y a constance envers un enfant, celui-ci le percevra et respectera l'éducateur.

 

Le groupe a poursuivi la lecture de Rayons et Initiations, Traité sur les sept Rayons, Volume V (pp. 314 à 321) en terminant l'étude du quatrième mot.

Chacun des cinq mots se rattache à chacune des cinq initiations, indiquant à l'initié la note-clé du travail qu'il aura à accomplir. Ce travail ne concerne pas la discipline à laquelle il soumet sa personnalité mais sa capacité à répondre à la volonté de la Monade.

Le mot Savoir concerne la certitude de l'initié qu'il a le Christ en son cœur. Il est également associé à la réaction émanant des pétales de sacrifice du lotus égoïque. Le faible impact de la "destinée" monadique n'est enregistré que par l'âme de l'initié sur le plan de l'âme. Le but de l'homme spirituel est d'accéder à la conscience Christique. L'âme sait que l'expression Christique se manifeste sur terre et elle prend la décision, sur son propre plan, d'aller vers le Père.

L'Evangile témoigne de quatre moments dans la vie du Christ où ce processus de développement dans sa conscience a commencé à se faire sentir.

1. La déclaration faite à ses parents dans le Temple : "Ne savez-vous pas que je dois m'occuper des affaires de mon Père." Le Christ avait douze ans à ce moment-là, symbole que le travail de l'âme était terminé. Cela s'est passé dans le Temple de Salomon, symbolisant le corps causal de l'âme. Il enseignait aux Prêtres, preuve qu'Il servait comme un membre de la Hiérarchie. S'adressant au Père et à sa mère, Il fonctionnait en tant que Monade.

2. La déclaration faite à ses disciples : "Je dois aller à Jérusalem" annonçait qu'il avait un nouvel objectif. Jérusalem signifie paix et le seul lieu de paix complète est Shamballa. La Hiérarchie est un lieu d'activités et d'énergies alors que Shamballa est un lieu de "détermination sereine et de volonté calme et équilibrée".

3. L'exclamation du Christ "Père que Ta volonté soit faite et non la mienne" symbolise la réalisation de sa "destinée" monadique et la focalisation de l'aspect vie au sein du Tout. Par là, il renonce à l'âme et reconnaît comme point de centralisation la Monade.

Il est précisé pour les étudiants que c'est le Maître Jésus qui fut crucifié tandis que le Christ vécut l'épisode de la renonciation.

4. Les derniers mots du Christ à ses apôtres : "Et voici, je suis avec vous tous les jours, jusqu'à la fin du monde" furent prononcés en tant que Chef de la Hiérarchie et en tant que Monade, exprimant les caractéristiques de la vie monadique c'est à dire l'universalité, la continuité et le contact permanent.

Ces quatre déclarations permettent de découvrir la connaissance qui se trouve dans l'ordre donné à l'initié durant la première initiation : Connaître. Il s'agit de réorienter l'âme en direction de la Monade. Le mot donné à la deuxième initiation, Exprimer, consiste à manifester la nature de la volonté de la Monade.

Pendant que l'initié coopère avec le Plan, il découvre en lui-même la compréhension de l'aspect Père et de tout ce que signifie le mot Exister.

L'initié perçoit, pendant la troisième initiation, la signification du mot Savoir et il est en mesure de révéler à la Hiérarchie qu'il est en rapport avec la source monadique. Il obéit alors à l'ordre Révéler, car la Transfiguration a eu lieu, révélant l'âme et les trois aspects réunis en lui-même. Cette initiation est pour la Loge de Sirius la première majeure car c'est à partir de ce point que les trois aspects sont rassemblés chez l'initié. Ce qu'il a acquis mérite le nom de "révélation de gloire".

L'aspect destructeur de la volonté se fait sentir lors de la quatrième initiation, détruisant le corps de l'âme par un acte de la volonté. Le chemin de Jérusalem a été parcouru, la conscience de l'initié est maintenant focalisée dans la Monade. Symboliquement, c'est l'antahkarana qui a été construit, l'initié foulant la Voie de l'Evolution Supérieure. L'initié se trouve maintenant devant des développements dans l'évolution encore plus grands, concernant des aspects divins encore inconnus de l'homme.

Un examen rapide du cinquième mot est maintenant donné.

5. Ressusciter

 L'approche Chrétienne a déformé ce terme. Elle l'a appliquée à la résurrection du corps, au fait de l'immortalité et à la résurrection physique du Christ après la crucifixion.

L'enseignement essentiel de la Résurrection est l'élévation de la matière jusqu'au ciel. Ce mot enseigne le dynamisme de la Vie et l'état d'Existence inaltérable qui constitue la nature de la Monade. Le Christ était parvenu à cet état alors qu'il agissait en tant que Sauveur du Monde, garantissant le même point de réalisation pour nous.

La nouvelle religion mondiale reposera sur le concept de la résurrection. Dans le passé, la note-clé de la religion Chrétienne était la mort. Dans le prochain cycle, la discipline de renoncement sera reconnue, mettant fin à l'emprise de la matière sur l'âme. Le but de l'enseignement religieux sera la résurrection de l'esprit dans toutes les formes de vie. La vitalité de la nature christique et l'emploi de la volonté seront prononcés.

La Voie de la Résurrection est la Voie Radieuse, connue sous le nom d'Antahkarana, conduisant de l'humanité à la Hiérarchie, et de la Hiérarchie à Shamballa. Cette voie est composée de la lumière de la substance intelligente, de la substance d'attraction de l'amour et de la voie karmique.

Le mot ressusciter donné à l'initié ne concerne pas sa vie individuelle mais l'application de la nature de la volonté. Tous les mots étudiés se rapportent à la collaboration de l'initié avec la Volonté de Shamballa.

 

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