Bulletin no 225 du 09/07/2005
 

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PSYCHOLOGIE PHILOSOPHIE SPIRITUALITE

  Ne crois rien parce qu'on t'aura montré le témoignage écrit de quelque Sage ancien,
Ne crois rien sur l'autorité des Maîtres ou des Prêtres.

Mais ce qui s'accordera avec ton expérience et après une étude approfondie satisfera ta raison et tendra vers ton bien cela tu pourras l'accepter comme vrai et y conformer ta vie.

SIDDHARTA GAUTAMA (BOUDDHA)

 

Bulletin no 225

Séance du 09/07/2005

En début de rencontre, notre sœur Do. a lu sa planche : "Qui mérite ma bonté ?"

Dans l'usage courant, la bonté est une qualité morale qui porte à faire le bien. Les qualités d'indulgence et de bonté marquent l'expression de l'âme. L'oubli de soi et la bienveillance vont de pair avec l'innocuité et impliquent la plus grande bonté.

Le mérite est ce qui rend quelqu'un ou quelque chose digne d'estime, de considération, de récompense, ou a contrario passible d'une sanction. Le mérite est un terme souvent utilisé dans la vie professionnelle. Dans le cheminement spirituel, un serviteur mérite-t-il plus qu'un autre ? N’est-il pas demandé à chacun la même dose d'effort personnel et d'abnégation ? Dans la vie de l'âme, la comparaison avec l'autre et la compétition n'existe plus, ce sont des illusions inhérentes à la personnalité.

Le mot "bonté" comporte l'idée de parenté, de fraternité, et de justes relations humaines. Do. est consciente du désaccord fondamental existant entre sa vision de la bonté et sa capacité à l'exprimer. Si peu de personnes méritent sa bonté, c'est peut-être parce que, d'un point de vue subjectif, elle ne trouve rien de bon chez les autres. Dans ce cas, elle ne peut avoir conscience de sa propre bonté.

Do. a cru pendant longtemps qu’elle était pleine de bonté car, orientée par la foi chrétienne, elle se dévouait pour le bien de tous ceux qu’elle rencontrait. Ses émotions fréquentes suscitaient les moqueries de sa famille. Elle a donc appris à s’endurcir et aujourd'hui, ce sont les larmes des autres qu’elle tourne en dérision, hormis quand le chagrin de l'autre éveille en elle peur et souffrance. Elle éprouve ainsi un fréquent sentiment de supériorité lié à la pensée qu’elle a dépassé un stade émotionnel qui n'était plus souhaitable. Mais si cela était le cas, elle serait en mesure de comprendre l'autre et d’accepter qu'il ait ce type d'émotions.

Do. est native du Sagittaire qui représente à un stade avancé la progression focalisée, la personnalité unifiée, consciente de l'âme, déterminée à accomplir dans le Capricorne la grande transition. Dans certains livres anciens, le Sagittaire est appelé "le signe du silence" car il doit apprendre à modérer la parole grâce à la maîtrise de la pensée. De l'emploi judicieux de la pensée, de la retenue du langage et de l'innocuité qui en découle, vient la libération.

A l’heure actuelle, Do. impose son interprétation personnelle de la vérité à ceux qui l'entourent car elle pense connaître toute la vérité alors qu’elle n’en perçoit qu’un fragment. L’achèvement dans le Sagittaire correspond à la compréhension que toutes les diverses vérités forment une seule Vérité et que son petit fragment de vérité fait partie de la mosaïque de groupe.

Do. pense que sa bonté ne peut s'exprimer dans toute situation qui remet en cause ses certitudes, ses évidences ou la sécurité de sa "bulle intérieure". La peur devant le danger potentiel pour sa personnalité l'entraîne dans une stratégie de destruction de l'image de l'autre et dans une lutte de pouvoir. A ce moment là, position inflexible et colère l'animent.

Son attitude mentale doit se transformer. Tant qu’elle sera asservie par ses émotions, elle sera privée d'une vision claire, nécessaire à une action vraiment utile. L'aide qu’elle peut apporter n'a de valeur que si elle demeure calme et pleine de sympathie pour ceux qui l'entourent. Elle pourra alors répondre à la colère par l'amour, à l'emportement par la douceur, à la malveillance par la bonté.

Aujourd’hui, bien qu’elle observe ses fonctionnements de manière plus subtile, Do. se renferme régulièrement dans la dureté.

Envers quelle catégorie d'individus Do. est-elle dure ? Envers ceux qui sont à son niveau ? Envers ceux qui sont supérieurs à elle ? Envers ceux qui sont inférieurs à elle ? Si Do. est dure, c'est qu'au moins momentanément, elle disqualifie les individus sur certains points.

Quand Do. a pris conscience de sa dureté, elle a également pris conscience de l'isolement dans lequel la dureté la maintient. Il lui semble nécessaire de se corriger pour évacuer sa propre souffrance et pour dissoudre celle qu'elle provoque dans son entourage.

Si Do. souffre de sa propre dureté, c’est qu’elle n'est pas totalement insensible. Cependant, Do. souffre-t-elle vraiment de sa dureté ou des réactions d'autrui à sa dureté ? Souffrirait-elle, si les autres ne réagissaient pas ?

Do. est dure envers son entourage proche mais aussi envers des personnes qu'elle ne connaît pas (qu'elle voit à la télévision par exemple). Seules les personnes de son entourage ont la possibilité de lui faire un retour sur sa dureté. En général, ce n'est que dans ce contexte, qu'elle peut ressentir une culpabilité résultant du constat du décalage entre son état réel et son idéal (absence de dureté). Si la personne envers qui Do. a était dure n'est pas présente, Do. peut occulter sa dureté pour sauvegarder son image.

Ne supportant pas son propre regard, Do. a tendance à se rejeter et à vouloir disparaître de la vue d’autrui. Elle ressent des modifications de son schéma corporel et a du mal à croiser le regard de l'autre. Il s'agit encore d'une expression de sa dureté : ayant jugé l'autre durement, elle se juge durement à son tour. Ce souhait de disparaître correspond au désir de rester seule dans sa souffrance, de pleurer sans être vue. Les moqueries familiales de son enfance devant son hyperémotivité ont induit ce genre de mécanismes. Par la suite, il lui a été plus facile de mettre en place la dureté plutôt que de gérer les émotions qui affluaient en permanence.

Aujourd'hui, lorsque les autres ressentent une émotion alors qu’elle n'en ressent aucune, elle a tendance à son tour à les railler. Souvent, elle porte en dérision les émois de son époux car elle n’est pas bouleversée par ce qui suscite en lui des émotions. Ils ont donc des domaines d'émotion différents. Do. excuse ses propres émotions mais pas celles de l'autre. Elle s'efforce maintenant d'avoir un mouvement de tendresse en sa direction lorsqu’il est dans l’émotion.

 

Ces derniers temps, notre sœur Ma. a compris que plus elle était dans le rejet de l'autre, plus elle se rejetait elle-même car elle se voyait dans l'incapacité d'aimer. Cependant, elle excusait sa dureté par une auto-justification. Aujourd'hui, elle s'éveille à un nouveau regard sur elle-même qui lui impose de transformer cette dureté.

Ma. a conscience qu'elle est arrivée à un carrefour de sa vie où elle doit transformer son paraître, cette fausse apparence qu’elle véhicule. Il lui faut être plus authentique, plus en conformité avec ce qu'elle est, sans avoir peur. Elle réalise qu'elle n'a pas suffisamment confiance en l’avenir, qu'elle est toujours terrassée par une idée de mort, d'abandon. Elle alterne entre deux états : force et dislocation. Parfois, cela la fragilise au point qu'elle se demande ce qu'elle a appris depuis dix ans pour être aussi démunie devant les événements (séparation probable d’avec son compagnon), pour être en manque de ressources physiques (difficultés respiratoires).

Si Ma. ne respire pas bien, c'est qu'il existe une cause mentale qui la paralyse. Qu’est-ce qui lui fait croire qu'elle peut manquer d'air ? Corriger l'effet (apprendre à respirer) ne serait qu'un palliatif, il faut trouver la cause. Pendant de nombreuses années, Ma. a associé son compagnon à l'oxygène en alimentant l'idée que s’il partait, cela lui "ferait un peu d'air" alors que la réalité est tout autre. Son compagnon ayant décidé de la quitter, elle pense qu'elle va mourir par manque d’oxygène.

A deux reprises, Ma. a quitté le groupe car son compagnon, Th., l’avait menacée de la quitter. Aujourd'hui, le problème ne se pose pas. Th. a compris que le groupe fait partie d'elle-même et ne lui fait pas de chantage de cet ordre. Comment Ma. peut-elle savoir si elle ne quitterait pas le groupe une fois de plus s’il lui avait posé le même ultimatum ?

Aujourd’hui, Ma. doit apprendre à respirer toute seule tout en considérant la manière dont l’autre peut exister à ses côtés. En effet, Ma. n'a pas l'habitude de "faire exister" l'autre dans sa vie : elle a des réflexes individualistes qui nient la présence des autres. Lorsqu'elle était petite, il lui était inconcevable que les autres puissent avoir des bonnes solutions la concernant. Il fallait qu'elle décide tout elle-même.

Elle aspire à ce que cela change et accepte les événements qui la mettent à l'épreuve. Le comportement de Th. génère chez Ma. de la souffrance car elle a peur d'être abandonnée. La souffrance de Ma. résulte de ses attachements, de la complexité de ses mécanismes interprétatifs, de sa réactivité.

Quand Th. a exprimé son désir de partir, il a parlé de l'autonomie de Ma. qui fait tout et qui n'a besoin de rien, ni de personne. En effet, Ma. peut vivre sans aide d’autrui mais ne sait pas se donner de la tendresse et faire "un cercle positif" sur elle-même. Ma. a mis une certaine force en place vis-à-vis de Th. qui est fragile. La faiblesse de Th. ne permet pas à Ma. de se sentir protégée et ne l'incite pas à être tendre à son égard. Th. rêve sans doute d'une femme fragile et sensible qu’il pourra avoir l'illusion de protéger.

Les rapports entre hommes et femmes ne doivent pas reposer sur les fragilités mutuelles. Un disciple doit devenir autonome mais dans une réelle fraternité. La fraternité ne repose pas sur les illusions que chacun se fait sur les fragilités de l'autre. Il faut apprendre à Etre sans montrer ce que l'on sait faire, apprendre à abolir toute trace d'orgueil. L’autonomie passe par l'humilité, l'oubli de sa propre image aux yeux d’autrui. Ce n’est qu’à ce moment-là qu’on peut constituer un groupe et vivre une fraternité. Avant cela, il s’agit de mécanismes de solidarité, de compensation, de valorisation de l'égo.

Le disciple comprend la notion de groupe, y compris dans son couple. Il n'a plus besoin de critiquer l'autre pour se mettre en avant. Il sait que l'autre ne lui appartient pas.

Les femmes semblent plus fortes que les hommes quant à leur instinct de survie. La plupart d'entre elles ne peuvent concevoir d'abandonner leurs enfants ni de cesser de les nourrir.

Dans notre société, quelle sera la prochaine étape que les hommes devront franchir, sachant que les femmes ont de plus en plus accès aux mêmes domaines qu'eux ? Il est temps que les femmes accèdent au pouvoir politique pour que chacun se rendre compte qu'elles ne s'expriment pas uniquement dans le registre de la douceur. Si le corps physique de la femme paraît fragile, il n'en est pas de même pour le mental.

Ne confondons pas le combat de la personnalité avec celui de l'âme. Nous avons tout à apprendre de l'âme et les épreuves sont des moments propices pour découvrir ses ressources.

Notre sœur Do. a fait référence dans sa planche à une citation de St Paul : "Et quand je distribuerais tous mes biens pour la nourriture des pauvres, quand je livrerais même mon corps pour être brûlé, si je n'ai pas l'Amour, cela ne me sert de rien... L'Amour est patient, il est plein de bonté. L'Amour n'est pas envieux. L'Amour ne se vante point, il ne s'enfle point d'orgueil, il ne fait rien de malhonnête. Il ne s'irrite point, il ne soupçonne point le mal. Il ne se réjouit pas de l'injustice, mais il se réjouit de la vérité. L'Amour excuse tout, il croit tout, il espère tout, il supporte tout. L'Amour ne périt jamais." Pour que St Paul, natif du signe du Scorpion, accueille le Christ, comprenne et pardonne tout, il a dû passer par un grand bouleversement et un chemin de souffrance. Souhaitons-nous sincèrement que pareille chose nous arrive ?

Comment faire de notre société une Fraternité ? Il est nécessaire de connaître la science de la pensée dans toutes ses dimensions. Le travail de groupe est précieux afin d'éliminer tous les mouvements parasites au sein du mental, toutes les interprétations erronées. Nous devons atteindre un niveau tel que le Service devienne spontané. Aujourd'hui, nous en sommes à des dévouements individuels ponctuels. Or, l'initiation se passe désormais en formation de groupe et le but de la Fraternité est l'élévation vers Dieu. Comment optimiser les échanges entre frères et sœurs pour éliminer toute dissipation, toute susceptibilité qui nous retarde dans le Service ?

La phrase de nouvelle lune que nous avions à méditer introduit la loi de contenance. "Il faut accepter le principe de coopération ; lorsque le pouvoir de l'esprit croît, tous ceux qui connaissent le principe de contenance peuvent s'efforcer vers la coopération." La loi de contenance témoigne de l'accomplissement du groupe dans le Service et non de celui de l'individu. Lorsque nous avons reçu l'aube, nous avons aussi reçu une cordelière, symbole du lien entre le groupe et la Hiérarchie. Nous apprenons progressivement à servir en groupe et à dépasser notre égoïsme personnel. Notre travail consiste à découvrir la véritable humilité et ensuite à percevoir l'intuition du service. Quelle est la loi de contenance dans notre groupe ? Autrement dit, quels sont le but et la technique du groupe ?

Si le dessein de notre groupe était de créer une belle fleur, chacun de nous par intuition découvrirait sa tâche dans la construction de la fleur et l'accomplirait sans précipitation mais avec patience. Chacun agirait de façon complémentaire. L'action ne devrait pas s'effectuer dans le chaos et l'anarchie mais en fonction d'un plan. Dans la loi de contenance, il y a le Plan et le Dessein. Le service dans les trois mondes exige l'utilisation du mental concret et la maîtrise de la science de la pensée. Préparons-nous au service spontané perçu au sein de notre groupe et apprenons à travailler ensemble.

Notre groupe a-t-il une vocation particulière ? Est-ce un groupe de guérisseurs ? D'artistes ? Découvrons la note de notre groupe et son rayon. Pour cela, les individus composant le groupe doivent fusionner et ne pas rester isolés. Nous nous préparons à quelque chose de plus grand qui arrivera dans cette vie ou une autre. Nous nous préparons à recevoir de nouvelles énergies qui sont associées à des intuitions, images ou idées. Les idées surviennent et se développent dans le mental concret en même temps qu'un schéma découlant d'un besoin d'action et d'adaptation.

La technique du groupe est-elle prédéterminée par le Frère Instructeur ? Il n'en est pas toujours ainsi, les énergies et idées descendent de façon abstraite par l'intermédiaire du Frère Supérieur et elles touchent de façon concrète un frère ou une sœur prêt pour ce projet. Ensuite, si le groupe est suffisamment purifié, il peut amener le projet à terme.

Nous comprenons progressivement que nous n'agissons pas seul et que nous sommes un canal pour le Maître. Nous comprenons aussi que nous ne développons aucun pouvoir mais, qu'apprenant à agir selon les lois, nous accédons au commandement divin. En effet, il y a une relation parfaite entre l'esprit et la matière et cette dernière ne demande qu'à répondre à un plan. Qui a le pouvoir ? Est-ce notre mental qui fait se mouvoir un objet ou est-ce la substance de cet objet qui a la faculté de se mouvoir et de répondre à notre mental purifié ?

L'univers peut obéir à un initié, il ne s'oppose pas à l'ordre émis par celui-ci. Le seul pouvoir est détenu par Dieu. Il est inutile et illusoire de vouloir prouver à l'autre son pouvoir. Les Saints sont dépassés par leurs propres miracles. Ils sont autant témoin qu'acteur et ne peuvent revendiquer leurs actions. Ce sont ceux qui en sont les témoins qui peuvent dire : C'est toi qui a fait ça. Voulons-nous aller jusqu'au bout de l'oubli de soi et atteindre la Sainteté ?

Laissons faire les intelligences de la nature et demandons ce qui est nécessaire pour le Plan. Si nous arrivons à vaincre nos défauts, est-ce notre personnalité ou notre âme qui a triomphé ? Les efforts et la discipline sont nécessaires pour faire taire notre personnalité. Apprenons à discipliner les mouvements dans le temps et dans l'espace. Ainsi, les élémentaux qui sont en nous se tairont et obéiront aux principes supérieurs. Nous accédons à la notion de commandement lorsqu'elle est subordonnée au Plan ou missionnée pour une grande cause. Découvrons à travers la discipline, la prière et une forme d'abandon ce que les Saints ont perçu.

Que retirons-nous du travail accompli dans notre groupe depuis plusieurs années ? Nous n'avons pas acquis de pouvoir, la lumière espérée n'est pas nécessairement là, il peut n'y avoir aucune manifestation. C'est dans ce dépouillement, cet abandon que le Christ va se manifester. Heureux les gens simples qui ont enlevé la complexité des circuits mentaux. La simplicité permet d'aimer.

 

Le groupe a poursuivi la lecture de Rayons et Initiations, Traité sur les sept Rayons, Volume V (pp. 305 à 314) en abordant l'étude du quatrième mot.

4. Détruire

La destruction pour l'homme moyen est fondée sur le manque de maîtrise de soi, les réactions émotionnelles, les désirs impérieux et tout ce qui fait obstacle au contact avec l'âme. De plus, cette destruction concerne essentiellement la vie de la forme dans les trois mondes.

Ce mot, adressé aux disciples et initiés, a une tout autre signification. La destruction est un effort de la volonté spirituelle découlant de l'activité de la Triade spirituelle. Cette destruction concerne ceux qui veulent empêcher le dessein divin de se manifester en tant que Plan sous la responsabilité de la Hiérarchie. Il est question ici du contact de Shamballa vers la Hiérarchie. La principale destruction s'accomplit sur un plan élevé et concerne certaines formes de conscience s'exprimant par d'immenses formes-pensées qui peuvent façonner la pensée humaine. Ainsi, certaines formes de groupe sont détruites sur une grande échelle. La destruction des formes dans les trois mondes peut en découler mais seulement de manière secondaire. C'est grâce à la volonté spirituelle que ce résultat est obtenu ainsi qu'à la ferme intention d'abandonner la forme et le désir de perpétuation.

La mise en œuvre du Plan est le dessein de Dieu c'est-à-dire la vie et le motif sous-jacents à tout ce qui émane de Shamballa. La Hiérarchie a pour tâche de formuler le Plan dans les trois mondes. Il concerne les ensembles, les cycles de temps et les vastes plans de vie (histoire, nations, races, religions…) créant des changements permanents dans les types et manifestations cycliques.

Le mot détruire donné aux initiés concerne la disparition de la structure sans forme sur laquelle la structure plus rudimentaire est construite. Cette destruction est liée aux mondes subjectifs des quatre plans supérieurs, des trois mondes de la vie humaine et des règnes de la nature.

La mort survient chez l'homme quand l'âme retire le fil de conscience et le fil de vie. Ce processus s'apparente aux trois mondes. La destruction des cycles, races et règnes est produite par des sources plus élevées que les trois mondes dans lesquels elles se manifestent. Cela est dirigé par Shamballa qui suscite la volonté de la Hiérarchie. C'est donc la destruction d'un certain aspect du plan. La mort d'un homme est complète quand les corps astral et mental sont désintégrés et qu'il est libéré de son corps causal. Le même phénomène est observé concernant la destruction du plan divin, provoquant un chevauchement du processus de construction avec celui de destruction.

La destruction abordée ici traite de la destruction de la qualité, même si cela entraîne la mort de la forme extérieure. L'aspect vie détruit la qualité innée et sa conséquence est la destruction d'une race ou d'une nation, ne gardant que l'essentiel.

Il existe une correspondance entre ce quatrième mot et la quatrième initiation durant laquelle le corps causal est détruit.

Cette forme de destruction obéit à la loi de Synthèse et provient d'un point situé en dehors des cinq mondes de l'évolution humaine et supra humaine. Les initiés ayant pris au moins la cinquième initiation pourront utiliser efficacement cette destruction.

La volonté pure utilisée par l'initié dans ce processus agit dans la manifestation par l'un ou l'autre des trois aspects de la Triade spirituelle et elle est déterminée par le rayon majeur sur lequel l'initié se trouve.

-       S'il est sur le premier rayon, travaillant dans le département du Manu, il utilisera la volonté au moyen de la nature atmique, fonctionnant en relation avec les races, nations et règnes de la nature.

-       Sur le deuxième rayon, dans le département du Christ, l'initié utilisera la volonté au moyen de buddhi, exécutant les desseins de Shamballa au moyen des religions et de l'éducation.

-       Enfin, s'il se situe sur le troisième rayon, travaillant dans le département du Mahachohan, l'initié travaillera avec le mental supérieur, utilisant la volonté pour les civilisations et les cultures.

L'initié suscitant la destruction se prépare à recevoir le cinquième mot lors de la cinquième initiation : Ressusciter.

 

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