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PSYCHOLOGIE PHILOSOPHIE SPIRITUALITE
Ne crois
rien parce qu'on t'aura montré le témoignage écrit de quelque Sage ancien, Mais ce qui s'accordera avec ton expérience et après une étude approfondie satisfera ta raison et tendra vers ton bien cela tu pourras l'accepter comme vrai et y conformer ta vie. SIDDHARTA GAUTAMA (BOUDDHA)
Bulletin no 223 Séance du 11/06/2005 En début de séance, notre sœur Sy. a lu la planche de J.C., son compagnon, intitulée "Justice ou miséricorde". J.C., qui ne fait pas partie du groupe mais qui est dans une proximité amicale, s'était en effet proposé de réfléchir sur le thème de la planche donnée à Sy. J.C. comprend qu'une planche n'est pas un exercice rhétorique, dialectique de soi avec soi mais avec quelque chose de plus profond ou de plus haut. Il réalise, depuis quelque temps, que sa personnalité use de ruses pour se dissimuler derrière des attitudes qu'il souhaiterait brillantes et qui ne sont que bruyantes. Il a toujours ressenti un sentiment d’injustice, un manque de retour matériel par rapport à ses investissements professionnels. Tourné vers l’extérieur, il a attendu une justice, un juste retour, sans jamais s’accorder la moindre miséricorde face à l’échec. Le manque de miséricorde est un poison insidieux qui tend à détruire celui qui le vit. Derrière ce manque, se cache une volonté destructive qui est l’expression d’une souffrance dont il n'ose parler de peur d’exprimer une faiblesse ou d'être jugé. Dans le cadre professionnel, J.C. a souvent observé que ceux qui agissaient en imposteurs n’étaient pas sanctionnés. Il a toujours refusé de reconnaître la moindre responsabilité dans cette perversion car, pense t-il, il n'a de responsabilité que sur les évènements sur lesquels il peut agir. Il agit dans le cadre des limites de sa conscience et ne peut faire de concession en dehors d’elles. J.C. a souvent eu le sentiment de vivre le mythe de Sisyphe poussant sans relâche son rocher vers un sommet jamais atteint. Aujourd'hui, face à l'injustice vécue, il se doit de prendre de la distance et d'apprendre à maîtriser sa colère. En tant qu’humain, il ne lui est pas toujours possible de résoudre les évènements qui se présentent à lui et qui peuvent lui paraître injustes, de la même manière qu'il ne peut attendre des autres d’être empreints de miséricorde. Son seul pouvoir est d’essayer de se comporter comme il voudrait qu’on le fasse pour lui.
Le texte de J.C. exprime beaucoup de souffrance. Il semble à Sy. que J.C. est plus calme aujourd'hui car il travaille sur lui-même, sur la révolte de sa personnalité exacerbée par sa situation de recherche d'emploi. On peut dire que J.C. est devenu l'ami de ce groupe comme peut l'être Fr., le mari de So. dont le groupe a fait dernièrement la connaissance. Ma., qui est en situation délicate avec son compagnon, doit continuer à l'aimer même si elle ne reste pas avec lui à l'avenir. Apprenons à découvrir cette vérité qui nous permet d'accepter ce qui nous arrive, de développer une douceur, signe d'une compréhension au niveau du cœur. Lorsque cette douceur viendra, elle sera associée à une paix intérieure qui éveillera un sentiment d'amour et de compassion pour les autres.
Sy. a ensuite lu sa planche intitulée aussi : "Justice ou miséricorde". Après avoir restitué les définitions, issues du dictionnaire, de ces deux concepts, Sy. a évoqué ses trois retards successifs lors des dernières rencontres de groupe qui ont suscité ce travail de réflexion. La première fois, elle avait pris la précaution de partir bien en avance de chez elle mais avait été ralentie par des travaux. Elle avait fait prévenir de son retard probable. Elle était finalement arrivée dans les temps et avait pu participer à la rencontre de groupe. Quinze jours plus tard, son manque de vigilance et d'anticipation l'avait mise en retard. Elle avait été autorisée à participer à la rencontre mais avait été prévenue qu'il n'en serait pas de même la fois prochaine si elle était à nouveau en retard. Elle s'était sentie attaquée et avait cherché à se disculper en se justifiant avec vigueur. Elle avait néanmoins ressenti pendant toute la rencontre une forte dualité entre un fort sentiment d’injustice et une sensation de malaise. La semaine suivante, à nouveau en retard, elle eut à réfléchir sur le thème "Justice ou miséricorde". Petit à petit, elle a perçu que ces deux termes sont souvent étroitement entrelacés lorsqu'ils sont bien utilisés et appliqués dans le cadre de la loi. A mesure que la volonté de comprendre avec amour les gestes quotidiens se développe, la perception change : une nouvelle réalité naît, une nouvelle loi apparaît associée à une justice empreinte de miséricorde. Sy. a perçu que toute son existence est le reflet d'essais d’ajustement à la Loi. Si elle peut en appréhender une partie et que son cœur reste aimant, il n’y aura pas de justice sauvage mais une justice miséricordieuse où la loi s’appliquera avec justesse. Il n'y aura plus alors de raison de rendre justice soi-même. Elle a compris que chaque situation amène à une révélation si elle prend la peine de se pencher sans complaisance sur les habitudes de sa personnalité. Au travers de ce travail, elle a pris conscience d’une partie de la Vérité, de l’ampleur du travail à réaliser. Elle a réalisé que seul l’Amour empreint de bonne volonté lui permettrait de poursuivre l’ascension vers son Ame. Sa perception de la justice ou de la miséricorde reste encore très subjective mais sa Foi grandissante dans le Christ œuvre en son cœur.
Sy. a eu des difficultés à écrire cette planche car elle ne parvenait pas à faire le lien entre la situation qu'elle avait vécue et le sujet de réflexion qui lui avait été donné. Elle a pensé, à de multiples reprises, qu'elle ne pourrait pas réaliser ce travail. Sy. doit comprendre que ce n'est pas la perfection qui compte mais la possibilité de se relever des milliers de fois, la possibilité de voir, même dans les situations les plus obscures, un peu de lumière. Il nous est rapporté l'histoire suivante : une petite fille avait demandé à Swami Prajnapad s'il avait des pouvoirs. Après avoir réfléchi, il lui avait répondu : "j'en ai eu mais je n'en ai plus. Ah, si ! Infinie patience et infini amour." Si nous cultivons ces deux qualités (patience et amour), nous pourrons nous relever et nous pardonner pour avancer. En effet, la Patience est la compréhension du processus en cours et l'Amour nous permet de maintenir notre foi et de développer l'humilité qui commence à se mettre en place sur le sentier. Ces deux vertus, sources d'espérance, intimement liées à la foi, nous permettent de progresser. Nos fautes nous enrichissent et enrichissent le groupe. Si nous n'acceptons pas les obstacles, nous en préparons d'autres pour l'avenir. Tout ce qui nous arrive, même si cela nous semble injuste, est judicieux pour progresser, devenir humble et comprendre les lois supérieures. Dans notre démarche, nous cherchons toujours à aller un peu plus haut. Bien souvent, après que des évènements douloureux soient passés, nous réalisons que la compréhension qui en a découlé était salutaire et nous a permis de nous perfectionner. Nous comprenons ainsi que "l'exercice est le père de la perfection". Pouvons-nous penser que ceux qui sont arrivés à un haut niveau spirituel ne se sont pas entraînés, exercés durant de nombreuses vies ? Chaque planche est susceptible de mettre en œuvre une dynamique dans laquelle nous nous tiendrions en équilibre sur un fil, une dynamique qui pourrait nous faire quitter le groupe. Notre frère J.P. a souhaité quitter le groupe au moment où il devait écrire une planche sur le thème de la Miséricorde. On pourrait dire que chaque fois qu'un frère s'en va, c'est parce qu'il ne s'accorde pas suffisamment de miséricorde. Peut-on éviter le test révélateur ? Notre frère Al. a dit non à ce test. Peut-être réalisera t-il, dans quelques années, qu'il est parti dans une forme d'errance afin de vivre des désirs encore inassouvis. Sa surdité soudaine a sans doute constitué une épreuve qu'il avait la plus grande difficulté à dépasser. Lorsque quelqu'un ne souhaite plus se cacher, il est dans l'humilité. Il n'est plus dans l'hypocrisie mais dans la vérité, dans la capacité à avouer ce qu'il peut faire ou non, ce qu'il a compris ou non. Il a cessé de combattre avec lui-même et avec les autres. La simplicité est associée à une vision supérieure, à un regard dirigé vers le haut. Ainsi, être orienté vers l'amour ne peut nous rendre hypocrite.
Notre sœur Co. a ensuite lu sa planche intitulée : "Dans ma maison sous terre". Co. est influencée par la huitième maison qui correspond au signe du Scorpion et symbolise les dimensions cachées de la vie de la personnalité. La huitième maison indique la limitation, ou ce qui empêche l' "habitant" de la maison d'élargir sa conscience s'il se laisse emprisonner par elle. Très tôt, elle a été confrontée au problème de la vie de relation et de la souffrance. Dans son enfance, les relations avec son père ont été conflictuelles. Son caractère effronté et téméraire la conduisait à recevoir de fréquentes corrections physiques. Pour ne plus ressentir la douleur physique et tarir le flot émotionnel qui l'envahissait, elle cherchait volontairement à se couper de la réalité et s'enfermait dans un mutisme qui recouvrait ses pensées négatives. Le déni de la relation avec son père par tous les moyens était ce qu'elle croyait être sa force. Cette attitude d'évitement, d'enfermement, de dissimulation s'est progressivement étendue à toute la sphère de relation et des clivages se sont ainsi installés à différents niveaux : - entre son corps mental et son corps astral, ce qui l'a rapidement conduite à être incapable de décrire ses émotions ou d'en expliquer les causes. - entre elle et les autres : elle se sent vivre toujours à côté des autres. Elle parle peu de ce qui l'anime, la touche. Elle pense que cela peut être dû à : la maison VIII fortement aspectée de son thème qui prédispose à cacher, la conviction de ne pas être écoutée, la peur de vivre des sentiments de rejet, la présence occasionnelle de certains contenus de pensée "impartageables", une stratégie mise en place pour qu'advienne ce qu'elle souhaite ou pour éviter une remise en question de ses attachements. Elle a pensé très tôt que l'autoréférence, la conservation souterraine et l'organisation individualiste de son petit monde seraient des remparts contre la souffrance occasionnée par les bouleversements émotionnels que pourraient susciter la relation vraie avec l'autre. Lorsqu'elle ressent des émotions, elle cherche encore à fuir en s'abstrayant de la réalité, en niant la souffrance par le mensonge ou en la combattant en renforçant son insensibilité. Progressivement, l'idée de demander le baptême a émergé en elle mais pour des raisons essentiellement affectives et individualistes. Elle espérait que cet acte pourrait "toucher" son cœur, la rendre à nouveau sensible. Elle le considérait également comme une opportunité d'être plus proche de ceux qu'elle côtoie. Le baptême doit aussi être considéré dans sa dimension horizontale : mieux accompagner ses enfants et mieux servir dans la ville où elle se trouve. Elle n'avait pas conscientisé qu'elle cherchait à fuir son cadre en allant chercher ailleurs un mieux qu'elle ne peut construire qu'en elle-même. Dans cette confrontation à la réalité, elle comprend de plus en plus que ce n'est pas l'évitement de la souffrance, le changement de lieu qui apporte la libération, c'est le travail qu'elle fait à l'endroit où elle se trouve. Le nouveau monde auquel elle aspire ne peut être que spirituel car le monde de l'âme est celui du principe unificateur qu'elle recherche profondément. La souffrance est inhérente à l'incarnation et elle doit être acceptée, accueillie, pour être dépassée. Co. doit ainsi apprendre par l'expérience et par la souffrance, comme tous ceux qui sont en chemin, que la dualité de toute existence est un fait. Ce n'est qu'après cela qu'elle pourra trouver le troisième point unificateur lié à la conscience de l'âme.
Notre sœur Co. a le sentiment d'avoir ouvert quelque peu la porte de sa "maison sous terre". Cela suscite des bouleversements d'ordre émotionnel, davantage de sensibilité, et la confronte à une plus grande souffrance qu'elle tentait d'éviter depuis son enfance. Toutefois, par l'analyse entreprise depuis des années et par la présence de notre Frère Instructeur, les mécanismes les plus subtils finissent par remonter au seuil de notre conscience et nous ne pouvons fuir davantage. La relation mise en place avec son père pourrait conditionner Co. à quitter en permanence les "pères" successifs qu'elle rencontre. La dureté de son père était peut-être une réponse à la propre dureté de Co. Il était sans doute dans un mécanisme de répression et en faisait une vertu. S'il n'y a pas d'alternance entre punitions et moments de tendresse, l'enfant comme l'éducateur peuvent développer encore plus d'opposition. Dans une démarche de recherche de la vérité, nous ne pouvons fuir indéfiniment, ce qui nous conduit à passer par un chemin de crucifixion. Pour accueillir l'autre, il nous faut accepter notre propre souffrance. Il existe une coupe de souffrance qui nous est tendue et que nous prenons à petite dose, jusqu'à ce que nous puissions la saisir à pleine main.
La beauté présente lors du mariage de Cl. et Ol., qui avait lieu une semaine auparavant, a été évoquée. Chaque frère et sœur, qui participait au mariage, a-t-il fait l'effort d'être lucide et d'orienter en permanence ses pensées afin de recevoir la lumière et de l'apporter à ceux qui l'entouraient ? Lors de cette journée, Co. s'est adressée en public aux mariés en leur posant une question inattendue et complexe : "Quels sont les piliers de votre existence ?" En public, Co. sent sa personnalité se galvaniser. Cette question a jailli sans anticipation et conscientisation. Co. n'a pu s'empêcher d'intervenir, de se positionner au centre. Aussitôt, malaise et sentiment de culpabilité ont envahi notre sœur durant quelques jours. Cette situation l'a conduite à se rejeter et à vouloir s'abstraire d'elle-même. Le fait de ne pas pouvoir se pardonner rapidement empêche de voir un point de lumière qui sert d'accroche pour continuer à avancer. Ce qui importait à ce moment là ce n'était pas la question de Co. mais les raisons qui l'ont poussée à poser cette question. Apprenons à observer avec finesse les causes qui nous font agir et parler. Ce qui compte, c'est la réconciliation avec soi-même. Plus elle intervient rapidement, moins il y a d'orgueil en nous. Si nous restons trop longtemps dans une certaine inconscience, le Frère Instructeur peut nous réveiller d'une façon qui nous paraîtra douloureuse. Il en est de même lorsque nous voulons nous faire remarquer. Dans ce cas, le Frère Instructeur va porter sur nous une attention très appuyée. Apprenons à nous aimer et sachons recevoir la miséricorde. La perfection est au bout du chemin, nous la percevons devant nous sans pour autant penser à notre propre perfection. Dieu incarne la perfection. Aimer la perfection c'est s'identifier à Dieu. Apprenons à reconnaître nos erreurs par manque de considération de tel ou tel paramètre. Notre travail consiste à vivre une simplicité qui nous permet de découvrir ce qui se passe de discours. Pouvons-nous dire quelque chose qui correspond à un présent qui interpelle autrui ?
Devant la question posée par Co. lors du mariage, notre frère Ol. s'est interrogé sur le sens à attribuer au mot "pilier". Ce mot pilier se retrouve dans la notion de "piliers d'opposition", mais cette notion lui a paru trop ésotérique pour être évoquée dans l'assemblée du mariage, et ne lui paraissait pas non plus être l'objet du moment. Ol. a alors interprété le mot pilier à la fois comme le but, le repère, le centre de l'existence. Il s'est également demandé ce qui pouvait être entendu par une assemblée pas nécessairement ouverte spirituellement. Ol. ayant réalisé que, même dans un lieu laïque comme la mairie, l'Amour était reconnu et valorisé, il lui semblait que l'Amour pouvait être présenté, même à des non-croyants, comme une valeur vers laquelle Cl. et lui tendaient. Toutefois, déclarer l'Amour comme le pilier de leur existence lui a paru inexact car cela pouvait laisser penser qu'il le connaissait profondément alors qu'il est encore en train de le chercher. L'amour n'est donc pas un pilier car ce n'est pas quelque chose sur lequel on s'appuie.
Reformulée, la question de Co. pourrait devenir : Quel est votre but ? Vers quoi vous dirigez vous ? Quelle est votre vision de la vie ? Bien souvent, on pêche par excès de complexité, par orgueil ; on utilise ainsi des termes recherchés pour mettre en avant notre niveau d'instruction.
L'amour, qui n'est pas un pilier, peut-il être considéré comme un but puisqu'il se trouve en soi ? On va vers Dieu mais ce que l'on ne sait pas c'est que Dieu nous porte et qu'il est déjà avec nous. Même si le chemin vers Dieu est infini, Dieu est déjà avec nous. On pourrait envisager l'évolution de deux manières : soit le chemin vers Dieu est infini, soit il advient une fusion en Dieu à un moment donné sur le chemin. Que choisirions-nous ? Quelle que soit notre inclination, l'aventure humaine est merveilleuse parce que Dieu est déjà en train de nous porter. De même en est-il de l'Amour : il est en nous et on grandit en lui. Il n'est pas une référence extérieure. Plus concrètement, quels actes seraient significatifs d'une vie consacrée, d'une vie d'amour ? Aimer, c'est pouvoir penser et vivre l'unité. La rencontre avec l'autre nous permet de comprendre qu'il y a d'autres étapes dans le développement de l'Amour. Dieu nous laisse entrevoir dans la relation à deux le mariage futur entre l'âme et la personnalité. Dans la création, tout se divise puis se réunit sur le chemin. C'est cela que les amoureux vivent sans pouvoir l'expliciter. Aimer, c'est se donner la possibilité de réaliser de façon mystérieuse la beauté de notre existence. Ainsi, à travers deux personnalités qui se complètent, il y a une dimension transcendante. Lorsque deux personnes se rapprochent, elles peuvent percevoir une direction qu'elles ne soupçonnaient pas avant séparément. Il existe un chemin spécifique, une vision, une lumière qui se découvrent devant deux êtres qui s'unissent. Dieu a profondément inscrit en nous, ainsi que dans tous les êtres vivants, l'idée de complémentarité. Les alliances incongrues entre différentes espèces sont peu fréquentes car les animaux savent se reconnaître dans leur complémentarité. Ce mystère de la création nous remplit de joie. Lorsque nous commençons à Aimer, nous reconnaissons, indépendamment de la complémentarité sexuelle, cette complémentarité fondamentale qui unit tous les êtres. Nous comprenons aussi progressivement que la relation entre l'âme et la personnalité est à construire.
Les piliers d'opposition se révèlent et doivent être travaillés alors que nous cheminons. Que sont ces piliers ? Sont-ils des références situées à l'extérieur de nous ou sont-ils une image pour traduire des limitations intérieures ? Nos piliers d'opposition traduisent notre degré de liberté, les limites de nos corps, de notre propre matière. Un initié est bien plus libre que les autres hommes car il peut faire varier la densité de ses corps.
Notre sœur Pi. qui s'est préparée humblement durant des mois, a reçu son aube blanche. A cette occasion, elle a lu sa réflexion sur la phrase qu'elle avait à méditer : "Au jour de l'accomplissement, quand le disciple parfait a atteint la Maîtrise, la "Robe de Gloire" brille avec une telle splendeur à travers le vêtement de chair que tous les assistants la perçoivent et, ayant des yeux et des oreilles accordés à une vibration plus subtile, ils voient leur Maître dans toute Sa divine humanité." Pour Pi., cette robe symbolise l'harmonie, la beauté et la vérité. La Hiérarchie nous permet de la porter afin que nous découvrions l'amour et la joie et que nous fassions rayonner autour de nous ces principes. Pi. se sent remplie par l'amour de Dieu et, découvrant l'unité en toute chose, plus rien ne la trouble. Elle accomplit à travers cette cérémonie une renaissance et elle témoigne de son amour. "En prêtant une oreille attentive à la musique, je chante les louanges de Dieu et l'harmonie est ma clef, et Dieu en est le thème".
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