Bulletin no 221 du 14/05/2005
 

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PSYCHOLOGIE PHILOSOPHIE SPIRITUALITE

  Ne crois rien parce qu'on t'aura montré le témoignage écrit de quelque Sage ancien,
Ne crois rien sur l'autorité des Maîtres ou des Prêtres.

Mais ce qui s'accordera avec ton expérience et après une étude approfondie satisfera ta raison et tendra vers ton bien cela tu pourras l'accepter comme vrai et y conformer ta vie.

SIDDHARTA GAUTAMA (BOUDDHA)

 

Bulletin no 221

Séance du 14/05/2005

Le groupe a poursuivi sa réflexion sur le traité établissant une constitution pour l'Europe proposé au vote des français le 29 mai prochain.

Il s'agit d'appréhender les concepts au plus haut niveau, de prier et de méditer afin que notre décision soit éclairée. Demandons-nous ce qui est le mieux pour l'humanité, pour l'Europe, pour l'âme européenne.

Une des clés possibles pour la compréhension du traité est l'analyse des aspects quantitatifs du vocabulaire. Celle-ci peut donner une "photographie" intéressante du texte et de la hiérarchie des thèmes abordés. Il convient toutefois d'être prudent dans l'interprétation de ces données qui devront être replacées dans leur contexte d'énonciation.

Parmi les cent mots qui reviennent le plus fréquemment dans le traité, on retiendra : union (1381), conseil (1172), commission (618), banque(s) (592), droit (498), loi (226), économique (172), sécurité (163), coopération (163), protection (157), unanimité (136), développement (135), entreprises (112), marché (110), majorité qualifiée (108), territoire (106), liberté (102), respect (100), accords (100).

On peut également relever des familles de mots associés à certains concepts :

-       économie(s) / économique / macro-économique(s) : 257

-       social(es) / sociaux : 214

-       travail / travailleurs(ses) : 128

-       monnaie(s) / monétaire(s) : 127

-       défense / défendre : 82

-       concurrence : 41

-       égalité (36), inégalités (2)

-       solidarité / solidaires : 28

-       dignité : 21

-       peuple : 19

-       spirituel : 2

 

Il apparaît que ce texte parle davantage de politique économique que de valeurs humaines ou spirituelles. En effet, il n'apparaît à aucun endroit dans ce traité les mots "amour", "bonheur", "fraternité", "entraide", "populaire", "dieu". Le classement quantitatif du lexique reflète bien les préoccupations de ceux qui ont rédigé ce traité.

Il est par ailleurs inhabituel qu'un texte, dit constitutionnel, contienne un ensemble de lois définissant un certain type de politique basé, en l'occurrence, sur l' "économie sociale de marché" (article I-3). Il est écrit : "L'Union œuvre pour le développement durable de l'Europe fondé sur une croissance économique équilibrée et sur la stabilité des prix, une économie sociale de marché hautement compétitive, qui tend au plein emploi et au progrès social, et un niveau élevé de protection et d'amélioration de la qualité de l'environnement. Elle promeut le progrès scientifique et technique."

Qu'est-ce que l' "économie sociale de marché" ? Il s'agit d'une théorie économique déjà existante dont il faut expliciter les concepts. Elaborée à partir de 1933, après l'avènement d'Hitler et en opposition au national-socialisme, par des économistes et juristes allemands en réaction à la désintégration économique et politique de l'Allemagne, l'économie sociale de marché est une doctrine néolibérale connue sous le nom d'ordolibéralisme.

Pour les ordolibéraux, le rôle essentiel de l'État est d'assurer un ordre économique tel que la concurrence puisse s'exercer librement. L'économie de marché est rendue sociale grâce à une législation fondée sur la notion d'harmonisation et de dialogue sociaux. Le rôle de l'état n'est pas d'être "prestataire de services" mais "régulateur du marché".

L'économie sociale de marché dont parle l'article I-3 est une économie fondée sur un principe de base : "le refus des monopoles publics ou privés" qui implique une concurrence régulée par un cadre juridique dont la hiérarchie des normes est la suivante : la loi, le contrat et, seulement en dernier recours l'intervention de la puissance publique.

La mise en place d'une économie sociale de marché à l'échelle européenne, par voie constitutionnelle, limitera de fait l'intervention des états en matière économique et par conséquent, empêchera vraisemblablement toute politique expansionniste (de type keynésienne) en période de récession économique.

Les principes de l'économie sociale de marché défendent une idée de développement économique basé sur le dialogue social, mais constitutionnalisés, ne risquent-ils pas de bloquer toute alternative, telle que le développement d'une économie d'échange social basée sur autre chose que l'argent ?

Au cours de son histoire, l'humanité a expérimenté de nombreux systèmes économiques. L'économie sociale de marché est, en quelque sorte, l'anti-thèse du communisme. C'est le résultat de l'oscillation du pendule de l'humanité qui bascule d'un extrême à l'autre.

Au niveau européen, les hommes politiques semblent présenter l'économie sociale de marché comme une politique souhaitable. Voient-ils sur le long terme ? Quels sont les objectifs réels des politiciens ? Sans doute ont-ils tendance à favoriser le système qui leur est le plus favorable, qui leur permettra de conserver une "place au soleil".

L'Europe n'a-t-elle pas appris de l'expérience américaine de l'ultra-libéralisme ? Peut-être est-ce parce qu'elle n'a pas vécu, elle-même, cette situation. Mieux vaudrait apprendre par l'observation plutôt que de passer sans cesse par des expériences douloureuses. Il faut avoir de la sagesse pour apprendre des expériences malheureuses des autres sans les avoir vécues soi-même et avoir une bonne mémoire pour ne pas recommencer les mêmes erreurs que par le passé.

Si on pouvait programmer informatiquement le système économique actuel, sans en oublier aucun paramètre, on s'apercevrait des "bugs" qui y sont associés et des extrêmes qui peuvent advenir. Le système communiste avait oublié de prendre en compte le paramètre essentiel qu'est l'égoïsme humain. L'économie sociale de marché, quant à elle, place l'égoïsme au centre puisqu'elle repose sur la concurrence libre et non faussée entre les entreprises. Or, la "concurrence non faussée" est un leurre tant qu'il n'y a pas une harmonisation de la fiscalité au sein de l'Union Européenne. Les consommateurs sont attirés par les produits les moins chers et les chefs d'entreprise sont attirés vers les pays où la production se fait à moindre coût.

L'idée d'écrire un programme mesurant la cohérence de la Constitution peut être envisagée mais serait sans doute complexe à mettre en œuvre quand il s'agira de traiter les paramètres "humains". Si l'on ne tient pas compte des réactions psychologiques de l'homme, le programme sera incomplet. En ne prenant pas correctement en compte l'égoïsme humain, on peut obtenir un diagramme qui ferait apparaître, en théorie, une société sans chômeur. Il est dangereux d'appliquer un système économique libéral en oubliant que l'homme est égoïste.

La psychologie n'est pas une science suffisamment exacte pour réaliser des schémas simples. Là où il n'y a pas de véritable "science", comme en philosophie ou en économie, chaque citoyen pense avoir un point de vue "intelligent" à défendre, ce qui n'est pas le cas pour les mathématiques.

Parmi les hommes politiques et les chefs d'états qui ont conçu et promu cette constitution, combien sont modestes sur le plan financier et n'ont pas d'intérêts à retirer du système économique qu'ils proposent ? Chacun a la philosophie qui correspond à son statut, à quelques exceptions près.

La représentativité des peuples n'est pas toujours assurée. En effet, dans les autres pays Européens où le Traité a déjà été ratifié par décision du Parlement, les peuples sondés ne vont pas toujours dans le sens de leurs parlements.

Le désir et l'égoïsme sont les ressorts du système économique proposé. En tant qu'aspirants-disciples, comment pouvons-nous fonctionner dans cette société qui promeut l'individualisme et la concurrence ? Si l'amour et l'oubli de soi étaient les fondements de notre société, il n'y aurait pas d'inquiétude à avoir pour l'économie qui se régulerait avec l'intelligence du cœur. On ne parlerait alors plus de système. Un système, quel qu'il soit, est voué à la mort s'il n'est pas inspiré par le divin comme l'écrivait en 1991 le Cardinal Ratzinger, devenu le pape Benoit XVI.

Dans son livre "Un tournant pour l'Europe", le Cardinal Ratzinger identifiait les deux péchés de l'Europe à l'époque moderne :

-       le nationalisme : le nationalisme est la radicalisation moderne du tribalisme qui entretient un lien avec l'universalisme : pour les nationalistes, l'unité du monde devrait se faire sous le signe de sa propre nation. Cette conception repose sur la prééminence du particulier et non sur l'équilibre de l'ensemble. Le nationalisme s'est parfois approprié le sacré afin de mobiliser les forces du christianisme au service du principe national. La mythification du principe national a acquis sa force explosive en s'associant à la foi dans le progrès et au mythe du monde technique. La puissance de la civilisation économique et technique a ainsi donné aux affrontements programmés leur force mondialement destructrice.

-       le totalitarisme de la raison technique et la destruction de la conscience morale : le second péché de l'Europe réside dans le lien qui a été établi entre la foi dans le progrès, la domination absolue de la civilisation économique et technique et le messianisme politique. Cette jonction a été élaborée dans le marxisme en un mythe politique d'une force quasi-irrésistible. Cette triple relation a remplacé le concept de Dieu en vertu de l'irrévocabilité d'un jugement scientifique. La prépondérance de l'idéologie du progrès technologique va de pair avec la destruction des grandes convictions morales fondamentales sur lesquelles reposaient les sociétés. Le ressentiment et le scepticisme vis-à-vis de la foi dans le progrès qui commencent à poindre ne pourront en aucun cas être des fondements pour la construction de l'avenir.

 

Un "Rapport de la Convention" expose le résultat des travaux de la Convention pour l'établissement d'une constitution européenne. L'annexe III de ce rapport est un "Contre-Rapport" rédigé par huit conventionnels déclarant ne pas pouvoir approuver le projet de Constitution qui ne répond pas, selon eux, à certaines exigences de la déclaration de Laeken, aux grands principes démocratiques et à un souci de transparence. Ils soumettent aux dirigeants des pays européens et aux citoyens quelques points de réflexion qui pourrait préfigurer l'ébauche d'un autre texte :

1.     L’Europe ne doit pas avoir de constitution. L’Europe doit être organisée sur une base interparlementaire dans le cadre d’un traité de coopération européenne. Ainsi une Europe des Démocraties se substituerait-elle à l’Union Européenne actuelle.

2.     Un traité réduit doit simplifier les 97 000 pages de l’acquis communautaire, en privilégiant les questions transfrontières pour lesquelles les parlements nationaux ne peuvent pas agir efficacement seuls.

3.     L'Europe doit être ouverte à toutes les démocraties européennes.

4.     La prise de décision doit être simplifiée. Les 30 procédures de prise de décision qui existent actuellement dans doivent être ramenés à deux : les lois et les recommandations.

5.     Pour être valides les lois doivent avoir été adoptées par les parlements nationaux et ces derniers peuvent recourir au veto sur les questions qui leur paraissent importantes.

6.     Les lois portent sur les règles du marché commun et certaines normes minimales communes protégeant les travailleurs, les consommateurs, la santé, la sécurité et l’environnement. Dans les autres domaines, l’Europe des Démocraties a le pouvoir de formuler des recommandations à l’intention des États membres, qui gardent la faculté d’adopter des normes plus strictes.

7.     L’Europe des Démocraties peut approuver à l’unanimité une coopération souple pour les nations qui veulent se grouper pour une coopération plus étroite. Elle doit également reconnaître et soutenir les autres organisations à vocation paneuropéenne, comme le Conseil de l’Europe.

8.     Le processus de prise de décision doit être ouvert et les documents pertinents accessibles, à moins qu’un motif sérieux d’exception ne soit confirmé à la majorité qualifiée.

9.     Un système de vote simplifié doit être introduit au Conseil; on pourrait notamment envisager que chaque État membre possède une voix au Conseil de l’Europe des Démocraties. Une décision à la majorité qualifiée exigerait le soutien de pays représentant plus de la moitié de la population de l’Europe.

10.   Chaque parlement national devrait élire un membre de la Commission. Le Commissaire assiste aux travaux de la commission d’examen des questions européennes du parlement national qui l’a élu. Les parlements nationaux ont le pouvoir de destituer leur Commissaire. Le président de la Commission est élu par les parlements nationaux. Ces derniers arrêtent le programme législatif annuel et la Commission doit donc faire fonction de secrétariat pour le Conseil et les parlements nationaux.

11.   Il convient de réfréner l’activisme juridique de la Cour de justice de Luxembourg, qui doit respecter la Convention européenne des droits de l’homme.

12.   Les États membres et l’Europe des Démocraties peuvent contracter des accords de partenariat d’intérêt mutuel avec des États ou des groupes d’États. L’Europe des Démocraties doit respecter la démocratie parlementaire de ses partenaires et peut fournir aux plus pauvres d’entre eux une aide financière, tout en encourageant les accords de libre-échange.

13.   Le médiateur européen, la Cour des comptes et les commissions de contrôle budgétaire du Parlement européen et des parlements nationaux doivent avoir accès à tous les documents et à tous les comptes financiers.

14.   Lors de l’adoption des lois, toutes les langues officielles sont traitées de la même façon.

15.   L’Europe des Démocraties ne doit pas avoir sa propre armée. Les missions de maintien et de rétablissement de la paix devraient faire l’objet d’un mandat des Nations Unies et de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe. Les États membres doivent choisir eux-mêmes s’ils veulent une défense commune assurée par l’OTAN, une défense indépendante ou s’ils veulent adopter une politique de neutralité.

 

Quel que soit le choix que nous ferons lors du référendum sur le Traité Constitutionnel Européen, il ne doit pas être motivé par notre individualisme ou notre crainte d'être associé à tel ou tel partie politique extrémiste. Sachons faire preuve de nuance. Examinons si, dans notre quotidien, nous répondons à l'inspiration de notre âme. Allons chercher les réponses au plus haut niveau.

 

Le groupe a ensuite abordé l'étude d'une proposition d'interprétation de l'apocalypse de Saint Jean (Chapitre 13 - Verset 16 à 18) dont voici un extrait :

"La bête (…) fit que tous, petits et grands, riches et pauvres, libres et esclaves reçussent une marque sur leur main droite ou sur leur front et que personne ne pût acheter ni vendre sans avoir la marque, le nom de la bête ou le nombre de son nom. C'est ici la sagesse, que celui qui a de l'intelligence calcule le nombre de la bête car c'est un nombre d'homme et son nombre est 666."

Certains pensent que cette marque pourrait être ce que nous appelons aujourd'hui un code-barres car tous les codes-barres contiennent le nombre 666 (voir ci-dessous) et permettent "d'acheter et vendre". Ces codes-barres pourraient prochainement être associés à des puces d'identification à radiofréquences (RFID) implantées sous la peau. Ces puces pourraient servir de carte d'identité mais également de carte de paiement, de dossier médical…

Des implantations sur la main ou le front ont déjà été testées sur certaines populations notamment dans le domaine médical. Le marquage aurait de nombreux avantages : plus de risque de perdre ou de se faire voler ses papiers, plus d'attente dans les lieux nécessitant une vérification d'identité, transport permanent de son dossier médical, facilité pour retrouver des enfants kidnappés… Ses inconvénients sont néanmoins majeurs et résident dans l'atteinte à la liberté individuelle et le risque qu'un état policier puisse se développer puisque tous les organismes possédant les moyens technologiques nécessaires pourraient suivre à la trace chaque individu et connaître ses activités et achats.

En ce qui concerne le chiffre 666, les indiens Hopis dans le nord de l'Arizona détiennent également une prophétie : "Personne ne pourra acheter ou vendre s'il n'a pas la marque de l'ours. Quand cette marque sera visible, elle sera le signe annonciateur de la Troisième Grande Guerre." Le résultat simplifié d'un coup de patte d'un ours est une série de traits plus ou moins épais, plus ou moins rapprochés, mais parallèles qui font penser aux codes-barres.

Il existe un réseau mondial interbancaire établi à Bruxelles, le réseau SWIFT (Society for Worldwide Interbank Financial Telecommunications), que certains nomment "The Beast".

D'autre part, il existe un logiciel appelé B.E.A.S.T (Barcoded Evidence Analysis Statistic and Tracking) utilisé par des départements de police permettant diverses identifications au moyen de codes-barres.

Est-ce que ce logiciel serait représentatif de l'époque évoquée par l'Apocalypse ?

Comment un code-barres est-il constitué ? Il existe différents systèmes de codification. Le système qui se généralise à l'échelle mondiale pour la codification des produits marchands est le code EAN 13. Chaque produit est référencé au moyen de 13 chiffres, qui sont codés, à l'exception du premier de ces chiffes, au moyen de paires de barres noires plus ou moins épaisses et distantes. Les douze derniers chiffres sont séparés en deux séries de six chiffres par trois paires de barres jouant le rôle de balises de début et de fin. Ces balises correspondent au code du chiffre 6. Le nombre 666 est donc présent dans le codage de tous les articles.

Chaque chiffre de 0 à 9 est codé à l'aide de modules contenant 7 divisions égales, noires ou blanches. Il existe trois modules (A, B, C) pour chaque chiffre. Le module B est le complémentaire du module A et le module C est le symétrique du module B. On utilise le module qui permet de ne pas avoir deux zones noires contiguës dans le code-barres.

Chaque module présente deux zones noires plus ou moins épaisses.

Exemples des modules A, B et C pour coder le 3 et le 6 :

Exemple d'un code-barres EAN 13

Les deux chiffres à gauche indiquent le pays du fabricant. Les quatre chiffres suivants identifient le fabricant. Les six chiffres suivants codent l'article. Le dernier caractère est le "code de contrôle" déterminant la validité du code. Il est calculé à l'aide d'un algorithme normalisé.

Devant le grand nombre de pays utilisant les codes barres EAN, il a été décidé que le code pays pouvait comporter 2 ou 3 caractères. Dans ce dernier cas, le code fabricant ne comporte que 3 caractères.

 

Qu'est-ce que "la bête" ? C'est la consommation et l'utilisation pervertie du progrès technologique qui font oublier Dieu :

"Elle (la bête) opérait de grands prodiges, jusqu'à faire descendre le feu du ciel sur la terre à la vue des hommes."

Ce n'est pas l'informatique ou la technologie qui sont dangereuses mais leur utilisation à des fins d'identification individuelle. Le jour où l'on codifiera les êtres humains, où on leur implantera un numéro ("le nombre de son nom") et où tout sera informatisé, ce sera le signe d'une situation très grave.

Les Etats-Unis souhaiteraient, dès à présent, coder tous les hommes pour des raisons de sécurité. Dans un monde où le terrorisme se développe, les états vont vouloir identifier les citoyens susceptibles d'être dangereux. Une partie de l'humanité pourra se rallier à ce projet qui semble faciliter la vie dans différents domaines. Mais c'est la question de la liberté individuelle qui se pose. Il est possible, comme le dit l'Apocalyse, que des êtres humains refusent ce mode d'identification. Seront-ils condamnés à mourir s'ils ne peuvent plus "acheter ni vendre" ?

La concordance entre ce texte de l'Apocalypse et la situation économique actuelle est troublante. L'éventualité d'une telle situation ne doit pas nous rendre pessimiste mais nous inciter, dans la vie quotidienne, à être conscients des enjeux relatifs à ce que la société propose et à faire des choix qui pourront s'avérer cruciaux.

La micropuce implantable à l'homme humain existe déjà dans le domaine médical et permet, en télé médecine, de contrôler par exemple le rythme cardiaque d'un patient. En imaginant les dérives d'un tel procédé, on pourrait chercher des parades à cette "surveillance" à distance. Néanmoins, on peut aussi trouver toutes les réponses à ces parades. Par exemple, la mort d'un individu pourrait déclencher, grâce à la puce, un signal particulier qui avertirait automatiquement les autorités du décès de cet individu, ce qui empêcherait toute fraude ou falsification par récupération de la puce.

La crainte d'un état ainsi que l'obsession de la sécurité peuvent le conduire à mettre en place un système de puce électronique humaine. Les Etats-Unis, par exemple, traumatisés depuis les attentats du 11 septembre 2001, voudraient pouvoir contrôler tout individu suspect. Par extension, ce principe pourrait se généraliser à l'ensemble de la population à qui on ne présenterait que les avantages. Le citoyen, enthousiaste, pourrait consommer sans contrainte et sans peur. Ce système existe déjà dans certains pays pour, par exemple, permettre aux clients fidèles d'une "boîte de nuit" d'y pénétrer sans délai d'attente. Qu'arrivera-t-il à ceux qui tenteront de refuser la puce implantable ? Dans quelques années, quand le choix pourra se poser, il se passera sans doute une expérience cruciale pour l'humanité. Que ferons-nous ? Que feront nos enfants ? D'une façon collective, il y aura à choisir entre le "bien" et le "mal". Ce système paraît troublant si l'on se réfère à l'Apocalypse selon St Jean, chapitre 20, quand il décrit ceux qui "adoreront la bête et auront reçu la marque sur leur front et sur leur main."

 

Le groupe a poursuivi la lecture de Rayons et Initiations, Traité sur les sept Rayons, Volume V (pp. 296 à 305) en continuant l'étude de la Règle Quatorze.

Le Christ était lui-même la vérité. Ce qu'Il a exprimé a pris forme inévitablement et a changé la pensée des hommes.

Les Chrétiens ont imposé leur interprétation de la vérité. Ils se sont organisés partout dans le monde, mais ils n'ont pas créé d'organisme vivant. La nouvelle religion mondiale exprimera le christianisme par l'activité créatrice de l'esprit christique via les disciples. La vérité hiérarchique verra alors le jour.

Les aspirants essayent d'imposer leur compréhension du contact qu'ils ont eu avec le Christ, alors que les initiés expriment ce qu'Il représentait, c'est-à-dire l'amour-sagesse.

Un stade de décentralisation s'offre à l'aspirant qui s'approche d'un ashram où il peut apprendre le Plan. Il pourra par la suite travailler de façon créative.

Les mots présentés aux aspirants évoquent le germe des concepts contenus dans les mots donnés aux initiés. Les phases du discipulat passent de l'intérêt pour soi-même (l'état d'aspirant) à la conscience universel (l'état d'initié). La compréhension inclusive et le service spécialisé sont deux attitudes qui doivent être fusionnées par l'initié. Cette tâche n'est pas facile car il est soumis, durant ce temps, à l'entraînement qui lui fera franchir le pas suivant. Ce qui a été énoncé au sujet des mots précédents doit rester présent pendant l'étude des prochains mots.

3. Révéler

La vue, aboutissant à la perception spirituelle, est l'objectif de l'évolution humaine. Elle est considérée comme le plus grand don physique. Dès que le disciple a vu le but, il peut être admis dans un ashram.

Les hommes ont tendance à confondre vision et révélation, de même que l'aspirant perçoit faussement le but. En premier, il doit acquérir la conscience de la non-séparativité. Puis il doit révéler l'Unité. Enfin, il doit se préparer à prendre les mesures qui faciliteront la compréhension de ces données pour l'homme.

En résumé, la révélation concerne l'unité. Quand l'aspirant voie la lumière et l'enregistre dans sa conscience, il commence à concevoir la révélation cachée. Le travail du disciple représentant l'ashram consiste à dévoiler à l'humanité l'unité sous-jacente à toute création. La qualité de l'unité est d'être subjective, ce qui la met à l'abri de la séparativité.

Le nouveau groupe des serviteurs du monde est bâti autour du principe de croissance évolutive. Quand celui-ci est atteint, il marque l'unité de conscience, qui, vue et comprise, devient un fait dans la conscience du disciple aussi simple qu'un évènement courant.

Ainsi les disciples du monde s'efforcent d'amener à l'humanité le fait qu'il n'existe rien d'autre que l'unité. Aujourd'hui, la vie n'est pas encore "une" car elle est la synthèse aimante qui est peu manifestée. Il est important de mettre l'accent et de révéler l'aspect de l'unité qui est le fait du royaume de Dieu et de la Hiérarchie planétaire. Le royaume de Dieu, par sa qualité de synthèse, réunit des hommes et des femmes de toute nation et les absorbe à cause de leur qualité propre. Parallèlement, un mouvement inverse se produit. Des hommes se déplacent en formation de groupe afin de démontrer la nature de l'unité mondiale. Ils la manifestent si simplement que tous les hommes pourront la saisir.

Les postulants doivent voir le Christ tel qu'il est, c'est-à-dire avec une conscience qui ne connaît aucune séparation, et révéler la formation de groupe. Ils doivent insister sur le fait que la Hiérarchie a une approche inclusive vis-à-vis de l'humanité.

La distinction entre vision et révélation est éclaircie dans l'ancien catéchisme à travers des questions-réponses. Il est demandé au disciple sur le Sentier ce qu'il voit. Progressivement, sa perception et sa vision s'affine, lui révélant l'Unité de la Présence. Il comprend alors qu'il doit révéler la vérité, en faisant voir qu'il est lui-même cette vérité.

La tâche de l'initié est donc de révéler le monde des significations.

Les mots donnés ne sont pas faciles à expliquer car la majorité des étudiants ne les reçoivent pas avec une conscience d'initié. La vraie compréhension est quasiment impossible mais l'effort pour utiliser la pensée abstraite nous rapproche de l'état d'initié, qui perçoit en termes de vie et non de forme. La conscience telle que l'appréhende la personnalité et l'âme est différente de ce qui caractérise l'initié, qui est principalement une expression de la Monade.

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