Bulletin no 220 du 30/04/2005
 

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PSYCHOLOGIE PHILOSOPHIE SPIRITUALITE

  Ne crois rien parce qu'on t'aura montré le témoignage écrit de quelque Sage ancien,
Ne crois rien sur l'autorité des Maîtres ou des Prêtres.

Mais ce qui s'accordera avec ton expérience et après une étude approfondie satisfera ta raison et tendra vers ton bien cela tu pourras l'accepter comme vrai et y conformer ta vie.

SIDDHARTA GAUTAMA (BOUDDHA)

 

Bulletin no 220

Séance du 30/04/2005

La première partie de la rencontre a été consacrée au référendum sur le Traité établissant une Constitution pour l'Europe. L'objectif de ce travail était d'aborder au plus haut niveau possible les questions suscitées par ce traité sans chercher à influencer la décision de chacun. Ce document ayant été élaboré pendant plusieurs années, il serait ni respectueux, ni responsable de prendre notre décision sans avoir suffisamment étudié ce traité qui implique le Bien commun.

Avant de nous figer dans une position définitive, prenons le temps d'analyser le texte proposé, d'approfondir les concepts qu'il contient. Avons-nous envisagé toutes les conséquences d'une réponse positive ou négative à la question posée ? Chacun devrait mettre en place une réflexion sur les différents plans avec patience, sérénité et calme. Il s'agit également d'être vigilant à nos prises de positions car elles résultent bien souvent de revendications de la personnalité pour elle-même et non d'une considération prenant en compte le bien de l'ensemble. Notre réponse dépendra de notre niveau de compréhension mais elle devrait surgir du plus haut niveau que nous pouvons atteindre.

Inspirons-nous de l'attitude des cardinaux pour l'élection du nouveau pape, Benoît XVI, qui n'a pas suivi les mêmes "règles" que celles que l'on connaît en politique. Chaque cardinal a prié afin d'être guidé lors du vote et a solennellement pris comme témoin le Christ, au moment de déposer le bulletin dans l'urne. La rapidité de leur accord ne signifie pas que leur choix n'a pas été mûrement réfléchi. Il a pu être inspiré par le Saint Esprit qui agit sur le plan bouddhique.

Chercher à contacter le plan bouddhique, c'est se donner la possibilité de percevoir toutes les conséquences des actions que nous souhaitons poser. Dans le plan bouddhique, il ne s'agit pas du raisonnement hypothético-déductif du mental de type "si…, alors…." mais de la possibilité de voir l'univers susceptible d'advenir du fait de notre décision. Le plan bouddhique "résonne" en quelque sorte à une idée donnée.

Lorsque nous devons réfléchir à une question politique, efforçons-nous de ne pas solliciter notre plexus solaire qui a tôt fait de s'emballer dès que l'on aborde ce type de sujet.

Les frères et sœurs ont posé des questions sur le traité constitutionnel afin de permettre à chacun de mener sa propre réflexion :

-       L'idée de l'Europe unie est-elle une belle idée ?

-       Le texte, tel qu'il est rédigé, présente-t-il un caractère évolutif ?

-       Quelles valeurs ce texte véhicule-t-il ?

-       Le libéralisme est-il une bonne réponse à l'économie ?

-       La constitution cautionne-t-elle le libéralisme ?

-       Quelle est la philosophie de la constitution ?

-       Le texte est-il clair, facilement interprétable, sans équivoque, sans paradoxe ?

-       Ce projet de traité constitutionnel tient-il compte des expériences démocratiques passées ?

-       Ce "Traité établissant une constitution pour l'Europe" est-il une constitution à part entière ?

-       Le peuple est-il souverain dans cette constitution ?

-       La constitution est-elle au service du peuple ou d'un système temporel ?

-       Les rédacteurs de cette constitution étaient-ils inspirés d'un objectif spirituel ?

-       Qu'est-ce qui est sous-jacent dans l'inconscient collectif de chaque nation ?

-       Est-ce que le texte est porteur de l'idée d'une nation européenne ?

-       Dans quelle personnalité, avec quel schéma, l'Europe va-t-elle s'incarner ?

-       Est-ce que la constitution arbitrera la répartition des biens et des ressources ?

-       Quels sont les différents types de non au référendum ?

Certaines de ces questions ont été reprises pour apporter quelques précisions :

La constitution cautionne-t-elle le libéralisme ?

Qu'entend-on par "libéralisme" ? Le libéralisme correspondrait à un laisser-faire, à une liberté d'entreprendre dans un cadre basé sur la seule loi de l'offre et de la demande.

Le texte est-il clair, facilement interprétable, sans équivoque, sans paradoxe ?

Il est très difficile de traduire une pensée avec l'instrument qu'est le langage. Un auteur devrait utiliser des phrases courtes et ne devrait pas hésiter à reformuler son écrit afin qu'il ne trahisse pas les idées qu'il cherche à exprimer. Elaborer un texte à plusieurs oblige à rechercher un accord sur la connotation de chaque terme. Mais les lecteurs donneront-ils la même connotation que les auteurs au texte produit ? Les lecteurs seront-ils interpellés par les mêmes termes ? Sont-ils habitués à manier les concepts, à les confronter finement ?

L'article I-3,3 est un exemple de confrontation de différents concepts radicalement contradictoires :

"L'Union œuvre pour le développement durable de l'Europe fondé sur une croissance économique équilibrée et sur la stabilité des prix, une économie sociale de marché hautement compétitive, qui tend au plein emploi et au progrès social, et un niveau élevé de protection et d'amélioration de la qualité de l'environnement. Elle promeut le progrès scientifique et technique. Elle combat l'exclusion sociale et les discriminations, et promeut la justice et la protection sociales, l'égalité entre les femmes et les hommes, la solidarité entre les générations et la protection des droits de l’enfant."

On peut se demander ce que veut dire : "économie sociale de marché hautement compétitive". Que penser de la cohabitation de termes comme "compétitive" et "plein emploi", "progrès social" ? En pratique, ces concepts ne sont-ils pas incompatibles ?

Le travail avec un mental discipliné rend capable de déceler les paradoxes d'un texte, même s'il ne relève pas de notre compétence spécifique. La tournure du texte révèle ce qui est corrompu.

Ce Traité établissant une constitution pour l'Europe est-il une constitution à part entière ?

Une constitution est définie comme "le droit du droit" ; il s'agit, en principe, d'un texte co-signé par l'état et le peuple qui a participé à son élaboration par l'intermédiaire d'une assemblée constituante. Le peuple européen a-t-il été consulté ? A-t-il pu faire "remonter" des éléments pour élaborer le schéma, l'architecture de cette constitution ?

Il est intéressant de réfléchir à la notion de schéma. En Cabale, le mot "schéma" repose sur les trois lettres mères hébraïques : schin, mem, aleph. La combinaison des trois fait surgir le 7 puis le 12. La somme (3, 7, 12) fait 22, nombre correspondant aux 22 lettres hébraïques. L'interprétation de la Torah (le pentateuque) à partir des nombres permet d'expliciter la loi juive, comme le fait le Talmud.

Il existe un risque dans le foisonnement de lois et de règles. Plus le droit contient de lois et plus les citoyens peuvent le contourner en cherchant et en utilisant les failles du système. De temps en temps, il est nécessaire d'épurer le droit et de l'actualiser pour mieux l'adapter aux situations actuelles.

Dans ce groupe, nous nous efforçons d'atteindre le niveau de l'esprit et non de rester au niveau de la lettre.

Ce traité est-il une constitution ? L'Europe n'est pas un état donc il ne s'agit pas d'une constitution à part entière mais d'un traité entre différentes nations. Il semble, en effet, qu'il s'agisse davantage d'un descriptif de fonctionnement institutionnel et politique de plusieurs pays que d'une constitution.

Ce traité précise les sujets sur lesquels les décisions seront adoptées à la majorité qualifiée et ceux, plus importants, qui nécessiteront l'unanimité. Certains états ont le droit de quitter l'Union européenne si celle-ci s'écarte trop radicalement des choix de vie des habitants des pays concernés.

Qu'est-ce que la majorité qualifiée ? Sur les 25 pays constituant l'Union, la majorité qualifiée correspond au "oui" de 15 états qui doivent représenter 65% de la population européenne. Si 4 états votent "non", ils constituent d'une minorité bloquante. Le choix du chiffre 4 empêche une éventuelle coalition des trois grands états européens (Angleterre, France, Allemagne) qui aurait pour objectif de bloquer un processus en cours.

Pour être modifié, le schéma du traité constitutionnel devra recueillir l'unanimité des 25 et bientôt des 27 états membres.

Ce projet de traité constitutionnel tient-il compte des expériences démocratiques passées ?

Nos démocraties se sont édifiées au fur et à mesure des évènements plus ou moins douloureux de l'histoire de l'Europe. Il est difficile d'imposer à un peuple jeune une démocratie toute faite qui ne correspondrait pas à une évolution des consciences.

La rédaction de ce traité constitutionnel est-elle rattachée à un objectif temporel ? A-t-on besoin de ce traité et pourquoi ? Ce texte pourrait-il empêcher une évolution souhaitable ?

Des objectifs spirituels sont-ils inscrits dans ce traité ? La rédaction de cette constitution a-t-elle été inspirée par des hommes spirituellement orientés ?

Le "père de l'Europe", Robert Schuman, était un homme très pieux. Ce ministre de la quatrième république française a favorisé le rapprochement franco-allemand juste après la guerre et a fait grandir l'idée d'une Europe vivant en paix. Lorsqu'il avait des décisions à prendre dans le cadre de son ministère, il se retirait et priait avant de donner sa réponse.

Qu'en est-il de nos dirigeants actuels ?

Dans quelle personnalité, avec quel schéma, l'Europe va-t-elle s'incarner ?

Lorsque deux jeunes gens souhaitent se marier et avoir des enfants, il serait souhaitable qu'ils vivent une phase d'attente et de préparation qui correspondrait à une purification de leurs personnalités et à la clarification de leurs motifs respectifs. Ainsi, les enfants seraient conçus et accueillis dans de meilleures conditions spirituelles. Agissons sur les plans supérieurs et faisons descendre ces énergies jusque dans le plan physique.

Dans quelles conditions et pour quel avenir les enfants d'aujourd'hui sont-ils conçus ?

Pour l'Europe, nous pouvons faire l'analogie. L'âme de l'Europe va-t-elle s'incarner dans une personnalité matérialiste avec un schéma inadéquat ?

Dans ce groupe nous cherchons à atteindre un certain degré d'harmonie et d'unité et si l'unanimité n'est pas présente, nous ne pouvons être heureux. Le chemin est un sentier abrupt. Si nous pratiquons une ascèse, soyons heureux ; les efforts spirituels faits dans la tristesse sont vains. Ainsi, tout projet de groupe doit s'accomplir dans la joie. Lorsque certains membres (ou nations) ne sont pas prêts, il est souhaitable d'attendre et de continuer à se préparer. Avant de concrétiser un projet, il est nécessaire d'inciter les protagonistes à une véritable cohésion.

Concernant le Traité sur la Constitution Européenne, pourquoi ne pas soumettre le vote à tous les états membres au même moment afin d'éviter toute influence psychologique entraînant un effet amplificateur dans un sens ou dans l'autre.

Pouvons-nous envisager une Europe unie ? Il serait profitable que ce qui se tisse au niveau de l'âme de la France se concrétise aussi au niveau de l'âme Européenne.

Dans toute étude de constitution ou de statuts d'une association, il est particulièrement intéressant de lire les premiers articles qui décrivent les buts et objectifs avoués de l'état ou de l'association concernés. Dans le traité constitutionnel proposé, les premiers articles (I-2, I-3) sont significatifs des objectifs poursuivis.

L'article I-3 introduit déjà plus ou moins la direction choisie. Il semblerait que des termes tels que "concurrence libre" et "économie de marché hautement compétitive" ne soient pas à leur place dans un texte constitutionnel.

Certains membres du groupe, qui s'interrogeaient sur le projet de constitution européenne, ont utilisé le Yi-King, un livre de divination.

Après tirage des pièces, ils ont obtenu l'hexagramme 39 nommé : "l'obstacle", dont la situation est résumée ainsi : "L'hexagramme représente un dangereux abîme que l'on voit s'ouvrir devant soi, tandis que derrière soi on a la montagne abrupte et inaccessible. On se trouve ainsi environné d'obstacles. Mais la propriété de la montagne, qui est d'immobiliser, suggère également la façon dont on peut se libérer de cette obstruction. L'hexagramme représente des obstacles qui apparaissent dans le cours du temps, mais qui peuvent et doivent être surmontés. Toutes les indications données portent en conséquence sur la manière de vaincre les empêchements."

La transformation des traits a abouti à l'hexagramme 18 nommé : "le travail sur ce qui est corrompu", dont la situation est résumée ainsi : "Le caractère chinois Kou représente un plat dans le contenu duquel croissent des vers. C'est la représentation de ce qui est corrompu. Cela est provenu de ce que la douce indifférence du trigramme inférieur s'est unie à la rigide inertie du trigramme supérieur, si bien que les conditions ont dégénéré en stagnation. Puisqu'on se trouve là devant un état de choses qui laisse à désirer, la situation contient en même temps ce qui est nécessaire pour y mettre fin. C'est pourquoi l'hexagramme ne signifie pas simplement : « ce qui est corrompu », mais « ce qui est corrompu, en tant que tâche » ou « le travail sur ce qui est corrompu »."

Que ferions-nous si nous faisions face à un précipice et que derrière nous se trouvait une montagne ? La sagesse nous dicterait de nous retirer sur la montagne, de réfléchir, et à l'issue d'un examen sérieux, de repartir en connaissance de cause.

Quels sont les différents types de non au référendum ?

Si le non au référendum l'emporte, à quoi les citoyens disent-ils non ? Nous pouvons distinguer plusieurs types de non. Il y a le non de ceux qui ont peur, qui ne savent pas où ce Traité nous conduira. Il y a le non souverain de ceux qui ne veulent pas ouvrir les frontières de la France. Puis il y a le non des pro-européens qui souhaitent une autre construction de l'Europe, mais pas avec ce texte là.

Les citoyens qui désirent réellement l'Europe, devront la faire eux-mêmes. Nous nous appuyons trop sur les hommes politiques qui, faisant le travail à notre place, abusent de leur pouvoir pour réaliser des choses que nous n'avons pas souhaitées. Ils sont poussés par leur ambition personnelle. Si nous sommes fins psychologues, nous pouvons déceler les mécanismes sous-jacents aux politiques. Ne soyons pas méfiant mais avisé. La sagesse que nous apprenons progressivement doit nous faire prendre des responsabilités au niveau qui est le nôtre. Dans le cas contraire, excès de liberté et laxisme feront que nous nous laisserons dépasser par les évènements. Nous pouvons observer ce phénomène sur Internet où, en tant qu'espace de liberté incroyable, tout peut y être dit, le meilleur comme le pire.

Il est préférable d'être patient et respectueux lorsque nous expliquons quelque chose à autrui. Etre dans une maïeutique permanente, laisser l'autre poser des questions, apporter des réponses progressives sont des attitudes qui lui permettront de se sentir libre. L'essentiel est de maintenir un dialogue, sans se situer trop haut pour pouvoir aider l'autre à s'élever. Aujourd'hui, la relation du Maître avec ses disciples a changé. Le Maître donne peu d'indications car les intelligences ont évolué. La Hiérarchie descend juste ce qu'il faut pour permettre à l'humanité de s'élever. Nos intelligences doivent se rencontrer à travers l'amour et l'affection, comme dans la relation parent-enfant.

 

Le groupe a poursuivi la lecture de Rayons et Initiations, Traité sur les sept Rayons, Volume V (pp. 284 à 296) en terminant l'étude de la Règle Treize.

Après la sixième initiation, le Chohan se focalise sur le plan Monadique. C'est l'initiation de l'Ascension. Elle est suivie par la septième initiation, la véritable Transfiguration, qui permet à l'initié transfiguré de fonctionner sur le plan logoïque.

6. Que le O.M. retentisse au centre même du groupe, proclamant que Dieu est Tout.

C'est la transmutation du O.M. en Son originel. Ces questions concernent seulement quelques-uns des Maîtres les plus avancés.

REGLE QUATORZE : QUINTUPLE DEMANDE

Cette règle évoque une grande récapitulation pour les disciples et initiés. L'étude proposée est celle de la signification de la règle, sous-jacente au sens, pour le mental de l'initié.

Il est rappelé que le monde des symboles est celui des phénomènes englobant les trois mondes de l'évolution humaine. Le monde de l'âme est celui où l'âme vit et se meut. Le monde de la signification est celui de la Triade spirituelle.

La Règle Quatorze, donnée aux postulants et initiés, peut être traduite sous la forme d'un tableau :

POSTULANTS

INITIES

Ecoutez

Connaissez

Touchez

Exprimez

Voyez

Révélez

Appliquez

Détruisez

Connaissez

Ressuscitez

Le postulant arrive finalement à la connaissance alors que l'initié, partant de la connaissance, exprime ce qu'il sait, révèle la lumière, détruit l'illusion et produit la résurrection.

La majeure partie des aspirants comprend le sens des cinq mots qui leur sont donnés. Ils savent que ces termes ne se rapportent pas aux sens physiques mais qu'ils concernent ce qui est au-delà de la forme. Avant de les examiner un par un, il est essentiel de se rappeler que cette étude apporte une signification vitale à la vie de l'initié. Le disciple doit s'efforcer de la percevoir au niveau de conscience le plus élevé qu'il puisse atteindre.

1. Connaître

Il est judicieux de se demander quelle est la différence entre ce que sait l'aspirant et ce que connaît le disciple initié. L'aspirant connaît les trois mondes de l'évolution humaine, auxquels se rajoute le mental abstrait. Sa connaissance est liée à l'âme. Le disciple initié connaît la relation de l'Un avec la multitude. Sa connaissance n'est pas celle perçue par le mental, mais elle est reliée à l'intuition et à la perception divine. Tandis que l'aspirant s'intéresse à l'âme et à la matière, l'initié connaît l'âme et l'esprit et ce qui est produit par le SON.

Ce mot concerne la relation entre la Hiérarchie et Shamballa, qui, recevant l'énergie créatrice, peut étendre le dessein divin. Lorsque la conscience du Christ en enregistra la signification, il s'écria : "Père, que Ta volonté soit faite et non la mienne". A ce point précis, une grande expansion de conscience se produisit en lui. L'idée divine apparut à son âme telle qu'elle existait dans le mental du "Père". Il perdit tout ce qu'il possédait pour trouver un nouveau type d'énergie, celle de la vie même. Quand la relation de la Volonté lui apparut clairement, il subit l'épreuve de la renonciation. Cette réalisation (sixième initiation) fut accomplie à Gethsémani, où elle permit à son disciple Jésus de passer la quatrième initiation (la Crucifixion). L'Evangile relate deux histoires parallèles, celle de Jésus bénéficiant de la réalisation du Christ au moment où il prit une initiation supérieure. Cela démontre l'unité au sein de la Hiérarchie, et la synthèse qui se forme entre la Hiérarchie et Shamballa. Cette synthèse entre Volonté et Amour apprit beaucoup de choses au Christ, lui révélant la nature du Seigneur du Monde.

L'expérience, la perception et l'Existence sont les notes-clé du Sentier de l'Evolution (état d'individualisation), du monde de développement sur le Sentier (état d'Initiation), et de l'état de focalisation divine sur la Voie (état d'Identification).

2. Exprimer

Les mots donnés aux postulants sont en rapport avec ce qu'ils doivent accomplir vis-à-vis d'eux-mêmes. C'est la phase d'introversion. L'initié, au contraire, travaille de manière occulte, se préoccupant du Tout et non de la partie. Il n'est plus centré sur lui-même, il s'intéresse à ce qui peut affecter son entourage. Seul Dieu restera.

L'aspirant qui cherche le sens de l'expression se préoccupe de sa capacité à exprimer la vérité à laquelle il ne peut encore donner forme. Le mot exprimer a pour l'initié une toute autre signification. C'est pour lui l'expression de la vérité dont les autres ont besoin et qui le conduit à être créateur. L'initié veille aux effets de ses activités qui sont :

1. Le maintien du contact hiérarchique.

2. La perception ininterrompue de sa place ashramique.

3. La concentration réfléchie sur le Plan hiérarchique.

4. La reconnaissance de la contribution immédiate de l'ashram.

5. L'étude des méthodes créatrices de son Rayon.

6. La projection consciente de sa contribution sur le plan physique.

7. Amener à l'objectivité l'entreprise créatrice de son ashram.

Ce travail créateur est ce que l'ashram a prévu pour le besoin de l'humanité, bien que celle-ci puisse concevoir ses besoins différemment. Aujourd'hui, l'humanité croit qu'elle a besoin de paix et de confort matériel alors que la Hiérarchie sait que l'humanité doit avant tout reconnaître la folie de la séparitivité et cultiver la bonne volonté. Ainsi, le travail des initiés est de présenter les vérités nécessaires que l'homme doit reconnaître pour permettre une action juste.

Actuellement la Hiérarchie prépare les plans d'une grande activité. Tous les disciples des ashrams impliqués dans ce travail auront pour tâche d'en faire une réussite en le manifestant sur le plan physique. Ils le réaliseront par leurs activités de groupe qui incarnent tout ce qu'ils ont acquis dans le passé. Du plus humble serviteur jusqu'à Dieu, le sujet de la créativité révèle l'intention divine. Pour le moment, ce que l'homme nomme travail créateur n'est qu'une expression de lui-même. Pour l'initié, au contraire, le travail créateur consiste à exprimer le Plan. Il ne s'occupe pas de la forme mais de la vie. 

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