En début de rencontre, notre frère Th. a lu sa
planche : "Mes piliers d'opposition". Il les définit comme les bornes
entre lesquelles sa personnalité oscille. Ces piliers, longtemps invisibles
à ses yeux, sont aujourd'hui des frontières tangibles entre lesquelles il
tente de tracer sa route.
Dans son aspiration à l'Accomplissement, il oscille
entre sensations et conceptualisation.
Dans son aspiration à l'Amour, il oscille entre
compromission et compassion.
Dans son aspiration à la Joie, il oscille entre
légèreté et lourdeur.
Dans son aspiration à la Compréhension, il oscille
entre crispation et volatilité.
Dans son aspiration à la Liberté, il oscille entre
irresponsabilité et révolte.
Dans son aspiration au Détachement, il oscille entre
indifférence et rejet.
Enfin, dans son aspiration au Service, il oscille entre
Frustration et Autosatisfaction.
Il visualise son cheminement entre les piliers comme
l'ascension d'une "perle de soi-conscience" enfilée le long d'une corde
tendue verticalement entre la terre et le ciel. Au début, l'espace entre
chaque pilier est très large et la basse vibration de sa personnalité crée
une forte amplitude latérale. Lorsque la perle heurte les parois, une
dissonance douloureuse s'installe. Puis avec le temps, un processus
correcteur se met en place, une tension nouvelle et salvatrice est appliquée
à la corde par la volonté. Au même moment, la perle produit un effort pour
se hisser vers le haut et s'y stabiliser. A chaque ascension de la perle, la
tension appliquée de part et d'autre de la corde augmente et la vibration
ainsi créée résonne sur une note plus élevée, entre les deux colonnes qui se
rapprochent toujours davantage. Au moment de la fusion avec l'âme les
piliers sont presque réunis, la tension et la note émise sont extrêmement
hautes.
Th. perçoit trois étapes majeures dans sa confrontation
avec ses piliers d'opposition :
- l'étape d'activité rustre et primaire, basée
sur les instincts et les pulsions. Les mouvements de la personnalité y sont
très amples, agités et désordonnés. Cette phase a été très présente dans le
début de vie de Th. totalement polarisée sur les aspects sensation, plaisir
et émotion.
- l'étape d'activité réactive et impatiente,
basée sur un désir de maîtrise et de connaissance mais non canalisée par le
mental supérieur. Bien que l'espace entre les deux piliers se réduise
légèrement, la confrontation avec chaque colonne est d'autant plus brutale
que le mental commence à argumenter et que les mirages dominent. La
personnalité se sert sans vision, ni aspiration légitime.
- l'étape d'activité consciente de l'observateur,
orientée vers le contrôle des désirs et des sens, visant le bien commun et
le service pour l'humanité. Les épreuves deviennent plus subtiles et le
terrain aride. Les eaux de l'astral s'éloignent et la lumière sur le sentier
semble absente. Là, se trouve le paradoxe de l'aspirant qui avance en
pensant qu'il sait pourquoi il avance, jusqu'au jour où il ne sait plus rien
et que s'installe le doute. C'est dans cette future victoire sur le doute
que Th. espère trouver une des clés de la fusion avec l'âme.
Chacune des hésitations de Th. est le résultat d'un
travail inachevé entre le Soi supérieur et la personnalité. La soumission au
Plan et le Service pour l'Humanité ne sont pas encore assez fermement
installés dans sa vie quotidienne. Cependant, chaque jour et à chaque
lecture spirituellement orientée, le doute s'estompe et le plan devient un
peu plus clair.
A l'issue de sa lecture, notre frère Th. a témoigné de
sa crainte de "débordements émotionnels". Il a été invité à relire le
dernier passage de sa planche qui lui avait fait venir de fortes émotions.
Th. s'est par ailleurs rendu compte qu'il n'avait pas
cité des piliers d'opposition qui lui posent réellement problème.
Chacun développe une théorie, juste ou non, sur ses
piliers d'oppositions à partir de la connaissance de ses oscillations
internes. Face aux remarques d'autrui, pouvons-nous remplacer des réactions
grossières et primaires qui nous projettent d'un extrême à l'autre ("puisque
c'est ça, je ne ferai plus jamais ceci ou cela") par une attitude de remise
en question constructive ("comment puis-je m'améliorer ?") ?
Le groupe s'est penché sur un couple de piliers
d'opposition de notre frère Th., en rapport avec l'aspiration au
détachement : il souhaiterait se détacher de beaucoup de contingences
matérielles (pour accéder à plus de joie et de sérénité) mais se confronte à
ses piliers d'opposition de la manière suivante :

D'où vient la théorie de notre frère Th. : "il faut que
je me détache" ? Est-elle induite par les lectures, par ce que dit le Frère
Instructeur ? Veut-il réellement se détacher ou bien croit-il qu'il doit le
faire ?
Th. aspire à la joie et à la sérénité. Il est sensible
à la notion de paradis terrestre qu'il a longtemps recherché au travers des
plaisirs. Sur le plan astral, par exemple, nul besoin de se chauffer, de se
protéger, etc… donc beaucoup de besoins disparaissent et la notion de
paradis terrestre n'a plus aucun sens.
Comment Th. résout-il, par exemple, le problème de la
sexualité ? Que met-il en place pour se détacher ? Il pense que chérir des
concepts très élevés va lui permettre de mettre ses désirs à distance. Mais
le piège peut être d'ordre affectif. Si sa compagne est en demande
affective, la tentation peut être grande de succomber au désir qu'il
réprime. Les épreuves sont parfois plus subtiles que ce à quoi il s'attend.
Lorsque l'on doit résoudre une problématique en soi, on doit également tenir
compte de celles de notre compagne et de nos enfants. Cela fait donc
travailler sur de multiples niveaux.
Lorsque l'on pense arriver à dépasser ses désirs,
l'orgueil peut apparaître et l'on peut devenir moralisateur avec un fort
sentiment de soi. Lorsque la rechute se produit, un grand sentiment d'échec
advient. On se remet alors à l'ouvrage jusqu'à ce que la maîtrise soit plus
facile, jusqu'à ce que les centres inférieurs nous sollicitent moins. Au fil
des vies, on acquiert ainsi une sagesse qui s'inscrit dans le temps, comme
si on connaissait de plus en plus les subtilités des pièges de la nature
inférieure.
Il ne faut pas négliger ceux qui nous tendent la main :
la Hiérarchie. L'humilité est rendue plus facile lorsque nous établissons
une relation avec le Christ. Certains mystiques chrétiens disent : "c'est le
Christ qui œuvre en moi ; moi, je ne suis qu'un pauvre pécheur". Notre
groupe ne chemine pas dans un ésotérisme athée autoréférent.
Au fil des années, le centre sacré se tait et devient
le serviteur des centres supérieurs. C'est l'application au niveau des
centres de l'adage occulte "savoir et se taire". Celui qui réussit en
autoréférence (momentanément) est nécessairement orgueilleux. Celui qui
découvre le Christ découvre l'humilité.
La question du détachement se pose à de nombreux
chrétiens ou mystiques. Ils doivent envisager ce qui se passera en eux s'ils
n'y parviennent pas. Une qualification du type "je suis nul" peut se
manifester, alimentée par la remémoration des tentatives passées ("c'est
toujours pareil"). Cette qualification résultera de l'image qu'ils pensent
que les autres ont d'eux. Ici, il ne s'agit plus d'autoréférence car la
relation avec autrui est déjà présente au travers de la projection de
l'image de soi.
Lorsque l'homme ne parvient pas à se détacher de ses
désirs, il peut se tourner vers l'autopunition. Mais celle-ci est un piège
car elle peut, à son tour, devenir une source de jouissance masochiste. Il
peut également se tourner vers la jouissance compensatoire au travers d'une
activité physique (sport…) avec l'idée sous-jacente : "puisque je suis
tombé, autant en profiter". S'il n'a pas pu maîtriser ses pulsions, qu'il
est symboliquement "tombé en enfer", l'homme peut se laisser aller à l'idée
de "jouir comme un damné". Il prend alors le parti de jouir au travers de sa
déchéance, de son auto-destruction. Le désir et le plaisir seront désormais
associés à la mort. Dans le mental, les représentations du ciel et de
l'enfer étant présentes, la chute, l'échec peuvent inconsciemment conduire à
devenir un apôtre du mal.
Le plus important est alors de savoir se pardonner et
d'accepter d'être pardonné. Celui qui s'en va dans des directions déviantes
oublie la verticalité dans laquelle il ne peut plus se légitimer.
Le danger est de se disqualifier, de devenir
autoréférent lorsque l'on n'atteint pas la perfection à laquelle on aspire.
Que fait une personne qui cherche un absolu au sein d'un groupe et qui n'y
parvient pas ? Va-t-il créer ou rejoindre un autre groupe ? On peut citer
l'exemple de Luther qui a promu une organisation ecclésiale sans chef. Il a
cependant été confronté au paradoxe d'avoir initié un mouvement sans vouloir
en être le dirigeant.
Un séminariste qui renonce au sacerdoce peut développer
une philosophie de vie empreinte de dualité, sous-tendue par l'idée "puisque
je n'ai pas réussi, ça ne vaut rien". La disqualification du groupe ou de
l'institution se met rapidement en place pour éviter de se dire "je suis
nul" pour le restant de sa vie.
L'église propose : "Soyez baptisé et vous serez sauvé".
Ainsi, le baptême correspond-il à la renonciation au mal. Si le nouveau
baptisé ne découvre pas de changement en lui après le baptême, si la
renonciation au mal lui semble difficile, il risque de rejeter la faute sur
l'église et les chrétiens. Que ce soit dans ce groupe ou dans une église, la
problématique est la même. Celui qui se met en situation d'échec dans sa
démarche spirituelle peut avoir un fort sentiment de chute et envisager des
actes extrêmes. Seul le pardon peut alors le sauver.
Lorsque nous pardonnons autrui, c'est par amour et pas
parce que nous ne sommes pas fiables nous-mêmes. Dans notre société, nous
avons tendance à excuser ce que nous faisons mal nous-même ; il s'agit d'une
philosophie de privilèges et non d'une philosophie de justice.
Th. pense qu'il s'est pendant longtemps illusionné sur
ses capacités et ses qualités. Il pensait qu'il pouvait cheminer sur le
sentier sans rien changer en lui. Th. a aujourd'hui l'impression de poser
les actes qui lui permettent d'atteindre le but qu'il se fixe au lieu de
partir en révolte et en colère.
Th. tient actuellement le discours d'un membre du
groupe qui pense qu'il doit travailler sur lui-même pour atteindre
l'initiation. S'il partait du groupe dans quelques années, il dirait que
tout ce travail est vain. Il faut être vigilant par rapport à nos discours
du moment. Qu'est-ce qui les sous-tend vraiment ? Quels en sont les
fondements ?
Notre sœur Pi. a lu sa planche intitulée :
"Mécanisme de culpabilité – Autopunition – Je m'empêche de parler – L'autre
me revoie… - Et je me punis."
Pi. avait le sentiment que tout ce qu'elle pouvait dire
en présence de ses frères de groupe se retournait contre elle, et que ses
propos étaient systématiquement déformés. Elle a alors cessé de parler,
jusqu'à ce qu'elle comprenne que chacun d'entre nous interprète les propos
d'autrui en fonction de son vécu personnel.
Ne pas parler est un mécanisme qui est apparu dans la
petite enfance de Pi., provoqué par le départ de sa maman qui lui avait
demandé de ne rien dire aux autres. De cette interdiction ont résulté de
nombreuses répercussions nuisibles pour Pi. Tout d'abord, Pi. s'est
autopunie en s'interdisant de parler pendant près de trois ans. Par la
suite, toute parole blessante exprimée à son égard a plongé Pi. dans un
silence pouvant se prolonger durant plusieurs heures.
Pi. sait qu'elle doit se transformer et changer le
regard qu'elle porte sur ses frères de groupe. Ayant compris comment elle
réagit, Pi. cherche maintenant à savoir pourquoi tel propos l'a touché.
La suite de sa réflexion est tirée des livres d'Alice
Bailey :
Nous apprenons que le pardon doit faire place à tout
sentiment de culpabilité qui maintient l'impiété. Nous sommes vulnérables
dans ce monde de bien des façons. La culpabilité est un frein à notre
évolution et elle peut être effacée par la Grâce de Dieu, accordée
miséricordieusement à l'homme par suite du sacrifice du Christ.
Dans la culpabilité, il y a la notion de rejet.
Lorsqu'une personne se sent coupable, elle se rejette elle-même. Nous devons
apprendre à nous pardonner.
Le constat d'échec entraîne un sentiment de "nullité"
qui, accompagné d'une impossibilité à se pardonner, peut inciter à
l'impiété. La révolte est alors sous-jacente.
Notre sœur Pi. affirme qu'elle seule peut se
transformer ; cela est vrai mais est rendu possible grâce à la relation
qu'elle a avec ses frères de groupe. Dans notre relation aux autres,
pourquoi accordons-nous tant de pouvoir à ce qu'ils peuvent dire ? Sans
doute avons-nous figé l'image de notre première relation avec nos parents et
nous la perpétuons sans cesse.
Pi. est invitée à réfléchir sur le thème : Qu'est-ce
que l'autre ?
Qu'est-ce que l'autre me renvoie ? Quel regard
porte-t-il sur moi ? Est-il fiable ? Comment l'aimer ? Comment le définir ?
Puis-je le définir alors que je ne suis pas en relation avec lui ?
Lorsque nous pouvons définir l'autre, nous arrivons à
l'aimer. Pendant longtemps, nous définissons les autres par rapport aux
avantages qu'ils peuvent nous apporter, jusqu'à ce que nous découvrions
l'amour. Apprenons à libérer nos mécanismes de culpabilité et de
séparativité afin d'atteindre notre âme, dont le propre est d'aimer. Nous
sommes séparatifs alors que nous avons terriblement peur d'être seul. Les
autres deviennent un miroir qui nous renvoie la façon dont nous nous
qualifions. A partir de là, ils deviennent un "enfer", et nous décidons que
nous préférons être seul. Nous confondons l'autre avec l'image que nous
avons de lui.
Les Saints nous regardent avec amour car ils perçoivent
notre globalité. Ils voient ce que nous serons, la beauté du futur. Les
êtres supérieurs nous aiment de façon inconditionnelle car il y a déjà Dieu
en nous.
A partir du sentiment amoureux, nous pouvons nous faire
une idée de l'Amour qui nous attend au ciel, naturel, sans mérite, car il
n'y a rien d'autre que Dieu. Tout en travaillant sur notre personnalité,
n'oublions pas notre âme.
Dans notre société, les valeurs semblent être
inversées, les êtres se rencontrent avec brutalité, sans profondeur.
Beaucoup de personnes ne savent pas qui elles sont, mais l'essentiel
n'est-il pas de savoir que nous sommes des fils de Dieu ?
Pi. doit faire preuve de patience, de douceur et
d'humilité pour pouvoir entrer pleinement dans le groupe. Ceux d'entre nous
qui atteignent leur "noyau dur" peuvent être fortement éprouvés et peuvent
quitter le groupe. Ce qui compte, c'est le travail à faire ici et
maintenant, quel que soit notre niveau. Une dynamique est mise en place pour
notre sœur Mar., faite de désir et de peur d'entrer dans le groupe.
Qu'est-ce qui compte ? Qu'elle entre tout de suite dans le groupe et qu'elle
porte l'aube, ou bien que ses vecteurs profonds aient été éprouvés ?
Il y a un problème pour chacun de nous, dépendant de
notre avancement. Certains frères ont parfois quitté le groupe,
momentanément ou durablement. Le fait de quitter le groupe ne signifie pas
pour un frère qu'il est moins avancé que les autres frères qui composent le
groupe.
Il est rappelé à notre sœur Sy. qu'il est souhaitable
de s'adapter à l'univers. La vie est faite de contingences auxquelles nous
ne pouvons échapper. Nous ne pouvons attendre systématiquement le pardon à
chaque manquement de notre part. Un disciple ne parle pas en terme de chance
mais de karma, d'amour, d'intuition. Il n'y a pas de disciples et d'initiés
chez les "malchanceux". La dynamique entre le haut et le bas doit être une
dynamique d'amour, de réajustement, d'équilibre et de miséricorde dosée
finement. La personne qui n'est pas pardonnée au terme de plusieurs erreurs
peut se révolter et intensifier la malchance, pensant que tout se ligue
contre elle.
Dans le monde profane, celui qui se met en colère
obtient souvent gain de cause. Sachons faire preuve de patience et de
douceur et rentrer ainsi dans un autre regard qui n'est plus basé sur la
valeur de la personnalité et ses privilèges.
Le Frère Instructeur est avant tout un serviteur, il
fait ce qu'il doit faire par obéissance au divin, à la Hiérarchie. La
patience, l'amour et l'humilité ouvriront les portes du ciel.
Le groupe a poursuivi la lecture de Rayons et
Initiations, Traité sur les sept Rayons, Volume V (pp. 267 à 274)
en abordant l'étude de la phrase 4 de la Règle Treize.
4. Que le triple mode de travail avec ce qui est
dynamique porte le groupe, dans son ensemble, vers les Trois Supérieurs.
Les "Trois Supérieurs" désignent les trois Bouddhas
d'Activité qui coopèrent avec le Seigneur du Monde. Proches de Sanat Kumara,
Ils vinrent avec lui au moment où Il s'incarna sur terre. L'expérience en
tant qu'être humain ne fait plus partie de leur conscience. Conseillant
Sanat Kumara sur son dessein initial, Ils veillent à ce qu'il soit maintenu
dans la Chambre du Conseil de Shamballa. Ils sont les intermédiaires entre
le Logos de notre système solaire et la Vie informant la constellation de la
Balance, reliant ces deux grands centres à notre Logos planétaire. Ils
représentent l'aspect sagesse du deuxième rayon s'exprimant au travers des
termes "l'habileté dans l'action". Ils sont à Sanat Kumara ce que les trois
aspects du mental sont au disciple et à l'initié sur le plan mental.
Les trois Bouddhas d'Activité sont responsables de :
L'Acte d'Individualisation. Quand il est actif,
le Bouddha responsable de ce travail, l'exécute par le biais du septième
rayon, puisant l'énergie dans les constellations du Cancer et des Gémeaux.
L'Acte d'Initiation. Ce travail touche les
initiés à partir de la troisième initiation. Le Bouddha en charge de ce
travail met en œuvre l'aspect volonté, par l'intermédiaire du Christ et du
Seigneur du deuxième rayon, puisant l'énergie dans les constellations du
Capricorne et du Verseau.
L'Acte d'Identification. Cela concerne le
"moment de l'ouverture" où l'initié voit ce que recèle l'intention cosmique.
Le Bouddha en charge de cette activité travaille avec le Seigneur du premier
rayon, informant le Bélier et le Lion.
Une relation entre notre planète, trois des sept
planètes sacrées et six des constellations majeures existe via les trois
Bouddhas d'Activité. Dans le livre Astrologie Esotérique, le Maître
D.K. a signalé l'existence de cinq triangles :
1. Le triangle d'énergie des trois Bouddhas d'Activité
en relation avec la planète Saturne.
2. Le triangle des trois rayons par lesquels les trois
Bouddhas travaillent.
3. Le triangle formé par les trois planètes liées aux
trois Seigneurs des trois rayons.
4-5. Deux triangles entrelacés formés par les six
constellations à partir desquels les trois Bouddhas d'Activité prennent
l'énergie nécessaire.
Par analogie, il existe dans le corps humain un
triangle important formé par le centre ajna, le centre de la gorge et celui
situé à la base de l'épine dorsale.
Les trois Bouddhas d'Activité accomplissent leur
travail par une proposition mentale contenant le dessein de la divinité.
Chaque initié, en son temps, formulera cette proposition mentale, grâce à
leur expérience de groupe. Les membres du groupe qui atteindront cette
réalisation passeront sous la manifestation des Trois Supérieurs et sous un
aspect de la Chambre du Conseil de Shamballa jusqu'alors inconnu. Ceci est
sous-jacent, dans la conscience des membres du groupe, à l'apparition d'un
évènement au sein de la Hiérarchie qui concerne le dessein et le plan.
Cette réalisation intervient par la triade constituée
d'un Maître et de ses deux plus anciens disciples ou bien par trois Maîtres
se trouvant sur le même rayon.
Chacun des Bouddhas d'Activité a une relation
spécifique avec les trois races humaines : lémurienne, atlante et aryenne,
représentant à Shamballa l'âme pour chacune d'entre elles. Chaque âme se
réincarne dans chaque race et reçoit ainsi l'influence de chacun des Trois
Bouddhas. Ils représentent, dans les trois aspects du mental, la nature
instinctuelle qui tend à la nature mentale, le mental inférieur
concret qui revêt progressivement la direction, et le mental de la
personnalité qui conduit l'homme à établir la nature de l'intégration.
Le Bouddha qui entre actuellement en activité travaille
avec la volonté spirituelle. L'humanité construit l'antahkarana c'est-à-dire
le fil reliant le centre de la tête de Sanat Kumara avec son centre du cœur.
Lorsque l'humanité construit ou crée les triangles de lumière et de bonne
volonté, elle invoque une réponse du Bouddha travaillant par l'aspect
volonté et du Bouddha travaillant par l'amour appliqué intelligemment.
L'activité intelligente était le but du précédent système solaire et elle
est aujourd'hui motivée par l'amour. Actuellement, les deux types de
triangles créés sont en relation avec le triangle formé par les trois
Bouddhas d'Activité. Quand ils seront bien établis, un troisième type de
triangle apparaîtra, engageant l'activité des trois Bouddhas et donnant lieu
à une grande intégration planétaire. La correspondance chez l'homme sera
manifeste quand les trois centres de la tête fonctionneront et formeront un
triangle de lumière.