Bulletin no 218 du 02/04/2005
 

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PSYCHOLOGIE PHILOSOPHIE SPIRITUALITE

  Ne crois rien parce qu'on t'aura montré le témoignage écrit de quelque Sage ancien,
Ne crois rien sur l'autorité des Maîtres ou des Prêtres.

Mais ce qui s'accordera avec ton expérience et après une étude approfondie satisfera ta raison et tendra vers ton bien cela tu pourras l'accepter comme vrai et y conformer ta vie.

SIDDHARTA GAUTAMA (BOUDDHA)

 

Bulletin no 218

Séance du 02/04/2005

En début de rencontre, notre frère Th. a lu sa planche : "Mes piliers d'opposition". Il les définit comme les bornes entre lesquelles sa personnalité oscille. Ces piliers, longtemps invisibles à ses yeux, sont aujourd'hui des frontières tangibles entre lesquelles il tente de tracer sa route.

Dans son aspiration à l'Accomplissement, il oscille entre sensations et conceptualisation.

Dans son aspiration à l'Amour, il oscille entre compromission et compassion.

Dans son aspiration à la Joie, il oscille entre légèreté et lourdeur.

Dans son aspiration à la Compréhension, il oscille entre crispation et volatilité.

Dans son aspiration à la Liberté, il oscille entre irresponsabilité et révolte.

Dans son aspiration au Détachement, il oscille entre indifférence et rejet.

Enfin, dans son aspiration au Service, il oscille entre Frustration et Autosatisfaction.

Il visualise son cheminement entre les piliers comme l'ascension d'une "perle de soi-conscience" enfilée le long d'une corde tendue verticalement entre la terre et le ciel. Au début, l'espace entre chaque pilier est très large et la basse vibration de sa personnalité crée une forte amplitude latérale. Lorsque la perle heurte les parois, une dissonance douloureuse s'installe. Puis avec le temps, un processus correcteur se met en place, une tension nouvelle et salvatrice est appliquée à la corde par la volonté. Au même moment, la perle produit un effort pour se hisser vers le haut et s'y stabiliser. A chaque ascension de la perle, la tension appliquée de part et d'autre de la corde augmente et la vibration ainsi créée résonne sur une note plus élevée, entre les deux colonnes qui se rapprochent toujours davantage. Au moment de la fusion avec l'âme les piliers sont presque réunis, la tension et la note émise sont extrêmement hautes.

Th. perçoit trois étapes majeures dans sa confrontation avec ses piliers d'opposition :

-       l'étape d'activité rustre et primaire, basée sur les instincts et les pulsions. Les mouvements de la personnalité y sont très amples, agités et désordonnés. Cette phase a été très présente dans le début de vie de Th. totalement polarisée sur les aspects sensation, plaisir et émotion.

-       l'étape d'activité réactive et impatiente, basée sur un désir de maîtrise et de connaissance mais non canalisée par le mental supérieur. Bien que l'espace entre les deux piliers se réduise légèrement, la confrontation avec chaque colonne est d'autant plus brutale que le mental commence à argumenter et que les mirages dominent. La personnalité se sert sans vision, ni aspiration légitime.

-       l'étape d'activité consciente de l'observateur, orientée vers le contrôle des désirs et des sens, visant le bien commun et le service pour l'humanité. Les épreuves deviennent plus subtiles et le terrain aride. Les eaux de l'astral s'éloignent et la lumière sur le sentier semble absente. Là, se trouve le paradoxe de l'aspirant qui avance en pensant qu'il sait pourquoi il avance, jusqu'au jour où il ne sait plus rien et que s'installe le doute. C'est dans cette future victoire sur le doute que Th. espère trouver une des clés de la fusion avec l'âme.

Chacune des hésitations de Th. est le résultat d'un travail inachevé entre le Soi supérieur et la personnalité. La soumission au Plan et le Service pour l'Humanité ne sont pas encore assez fermement installés dans sa vie quotidienne. Cependant, chaque jour et à chaque lecture spirituellement orientée, le doute s'estompe et le plan devient un peu plus clair.

 

A l'issue de sa lecture, notre frère Th. a témoigné de sa crainte de "débordements émotionnels". Il a été invité à relire le dernier passage de sa planche qui lui avait fait venir de fortes émotions.

Th. s'est par ailleurs rendu compte qu'il n'avait pas cité des piliers d'opposition qui lui posent réellement problème.

Chacun développe une théorie, juste ou non, sur ses piliers d'oppositions à partir de la connaissance de ses oscillations internes. Face aux remarques d'autrui, pouvons-nous remplacer des réactions grossières et primaires qui nous projettent d'un extrême à l'autre ("puisque c'est ça, je ne ferai plus jamais ceci ou cela") par une attitude de remise en question constructive ("comment puis-je m'améliorer ?") ?

Le groupe s'est penché sur un couple de piliers d'opposition de notre frère Th., en rapport avec l'aspiration au détachement : il souhaiterait se détacher de beaucoup de contingences matérielles (pour accéder à plus de joie et de sérénité) mais se confronte à ses piliers d'opposition de la manière suivante :

D'où vient la théorie de notre frère Th. : "il faut que je me détache" ? Est-elle induite par les lectures, par ce que dit le Frère Instructeur ? Veut-il réellement se détacher ou bien croit-il qu'il doit le faire ?

Th. aspire à la joie et à la sérénité. Il est sensible à la notion de paradis terrestre qu'il a longtemps recherché au travers des plaisirs. Sur le plan astral, par exemple, nul besoin de se chauffer, de se protéger, etc… donc beaucoup de besoins disparaissent et la notion de paradis terrestre n'a plus aucun sens.

Comment Th. résout-il, par exemple, le problème de la sexualité ? Que met-il en place pour se détacher ? Il pense que chérir des concepts très élevés va lui permettre de mettre ses désirs à distance. Mais le piège peut être d'ordre affectif. Si sa compagne est en demande affective, la tentation peut être grande de succomber au désir qu'il réprime. Les épreuves sont parfois plus subtiles que ce à quoi il s'attend. Lorsque l'on doit résoudre une problématique en soi, on doit également tenir compte de celles de notre compagne et de nos enfants. Cela fait donc travailler sur de multiples niveaux.

Lorsque l'on pense arriver à dépasser ses désirs, l'orgueil peut apparaître et l'on peut devenir moralisateur avec un fort sentiment de soi. Lorsque la rechute se produit, un grand sentiment d'échec advient. On se remet alors à l'ouvrage jusqu'à ce que la maîtrise soit plus facile, jusqu'à ce que les centres inférieurs nous sollicitent moins. Au fil des vies, on acquiert ainsi une sagesse qui s'inscrit dans le temps, comme si on connaissait de plus en plus les subtilités des pièges de la nature inférieure.

Il ne faut pas négliger ceux qui nous tendent la main : la Hiérarchie. L'humilité est rendue plus facile lorsque nous établissons une relation avec le Christ. Certains mystiques chrétiens disent : "c'est le Christ qui œuvre en moi ; moi, je ne suis qu'un pauvre pécheur". Notre groupe ne chemine pas dans un ésotérisme athée autoréférent.

Au fil des années, le centre sacré se tait et devient le serviteur des centres supérieurs. C'est l'application au niveau des centres de l'adage occulte "savoir et se taire". Celui qui réussit en autoréférence (momentanément) est nécessairement orgueilleux. Celui qui découvre le Christ découvre l'humilité.

La question du détachement se pose à de nombreux chrétiens ou mystiques. Ils doivent envisager ce qui se passera en eux s'ils n'y parviennent pas. Une qualification du type "je suis nul" peut se manifester, alimentée par la remémoration des tentatives passées ("c'est toujours pareil"). Cette qualification résultera de l'image qu'ils pensent que les autres ont d'eux. Ici, il ne s'agit plus d'autoréférence car la relation avec autrui est déjà présente au travers de la projection de l'image de soi.

Lorsque l'homme ne parvient pas à se détacher de ses désirs, il peut se tourner vers l'autopunition. Mais celle-ci est un piège car elle peut, à son tour, devenir une source de jouissance masochiste. Il peut également se tourner vers la jouissance compensatoire au travers d'une activité physique (sport…) avec l'idée sous-jacente : "puisque je suis tombé, autant en profiter". S'il n'a pas pu maîtriser ses pulsions, qu'il est symboliquement "tombé en enfer", l'homme peut se laisser aller à l'idée de "jouir comme un damné". Il prend alors le parti de jouir au travers de sa déchéance, de son auto-destruction. Le désir et le plaisir seront désormais associés à la mort. Dans le mental, les représentations du ciel et de l'enfer étant présentes, la chute, l'échec peuvent inconsciemment conduire à devenir un apôtre du mal.

Le plus important est alors de savoir se pardonner et d'accepter d'être pardonné. Celui qui s'en va dans des directions déviantes oublie la verticalité dans laquelle il ne peut plus se légitimer.

Le danger est de se disqualifier, de devenir autoréférent lorsque l'on n'atteint pas la perfection à laquelle on aspire. Que fait une personne qui cherche un absolu au sein d'un groupe et qui n'y parvient pas ? Va-t-il créer ou rejoindre un autre groupe ? On peut citer l'exemple de Luther qui a promu une organisation ecclésiale sans chef. Il a cependant été confronté au paradoxe d'avoir initié un mouvement sans vouloir en être le dirigeant.

Un séminariste qui renonce au sacerdoce peut développer une philosophie de vie empreinte de dualité, sous-tendue par l'idée "puisque je n'ai pas réussi, ça ne vaut rien". La disqualification du groupe ou de l'institution se met rapidement en place pour éviter de se dire "je suis nul" pour le restant de sa vie.

L'église propose : "Soyez baptisé et vous serez sauvé". Ainsi, le baptême correspond-il à la renonciation au mal. Si le nouveau baptisé ne découvre pas de changement en lui après le baptême, si la renonciation au mal lui semble difficile, il risque de rejeter la faute sur l'église et les chrétiens. Que ce soit dans ce groupe ou dans une église, la problématique est la même. Celui qui se met en situation d'échec dans sa démarche spirituelle peut avoir un fort sentiment de chute et envisager des actes extrêmes. Seul le pardon peut alors le sauver.

Lorsque nous pardonnons autrui, c'est par amour et pas parce que nous ne sommes pas fiables nous-mêmes. Dans notre société, nous avons tendance à excuser ce que nous faisons mal nous-même ; il s'agit d'une philosophie de privilèges et non d'une philosophie de justice.

Th. pense qu'il s'est pendant longtemps illusionné sur ses capacités et ses qualités. Il pensait qu'il pouvait cheminer sur le sentier sans rien changer en lui. Th. a aujourd'hui l'impression de poser les actes qui lui permettent d'atteindre le but qu'il se fixe au lieu de partir en révolte et en colère.

Th. tient actuellement le discours d'un membre du groupe qui pense qu'il doit travailler sur lui-même pour atteindre l'initiation. S'il partait du groupe dans quelques années, il dirait que tout ce travail est vain. Il faut être vigilant par rapport à nos discours du moment. Qu'est-ce qui les sous-tend vraiment ? Quels en sont les fondements ?

 

Notre sœur Pi. a lu sa planche intitulée : "Mécanisme de culpabilité – Autopunition – Je m'empêche de parler – L'autre me revoie… - Et je me punis."

Pi. avait le sentiment que tout ce qu'elle pouvait dire en présence de ses frères de groupe se retournait contre elle, et que ses propos étaient systématiquement déformés. Elle a alors cessé de parler, jusqu'à ce qu'elle comprenne que chacun d'entre nous interprète les propos d'autrui en fonction de son vécu personnel.

Ne pas parler est un mécanisme qui est apparu dans la petite enfance de Pi., provoqué par le départ de sa maman qui lui avait demandé de ne rien dire aux autres. De cette interdiction ont résulté de nombreuses répercussions nuisibles pour Pi. Tout d'abord, Pi. s'est autopunie en s'interdisant de parler pendant près de trois ans. Par la suite, toute parole blessante exprimée à son égard a plongé Pi. dans un silence pouvant se prolonger durant plusieurs heures.

Pi. sait qu'elle doit se transformer et changer le regard qu'elle porte sur ses frères de groupe. Ayant compris comment elle réagit, Pi. cherche maintenant à savoir pourquoi tel propos l'a touché.

La suite de sa réflexion est tirée des livres d'Alice Bailey :

Nous apprenons que le pardon doit faire place à tout sentiment de culpabilité qui maintient l'impiété. Nous sommes vulnérables dans ce monde de bien des façons. La culpabilité est un frein à notre évolution et elle peut être effacée par la Grâce de Dieu, accordée miséricordieusement à l'homme par suite du sacrifice du Christ.

Dans la culpabilité, il y a la notion de rejet. Lorsqu'une personne se sent coupable, elle se rejette elle-même. Nous devons apprendre à nous pardonner.

Le constat d'échec entraîne un sentiment de "nullité" qui, accompagné d'une impossibilité à se pardonner, peut inciter à l'impiété. La révolte est alors sous-jacente.

Notre sœur Pi. affirme qu'elle seule peut se transformer ; cela est vrai mais est rendu possible grâce à la relation qu'elle a avec ses frères de groupe. Dans notre relation aux autres, pourquoi accordons-nous tant de pouvoir à ce qu'ils peuvent dire ? Sans doute avons-nous figé l'image de notre première relation avec nos parents et nous la perpétuons sans cesse.

Pi. est invitée à réfléchir sur le thème : Qu'est-ce que l'autre ?

Qu'est-ce que l'autre me renvoie ? Quel regard porte-t-il sur moi ? Est-il fiable ? Comment l'aimer ? Comment le définir ? Puis-je le définir alors que je ne suis pas en relation avec lui ?

Lorsque nous pouvons définir l'autre, nous arrivons à l'aimer. Pendant longtemps, nous définissons les autres par rapport aux avantages qu'ils peuvent nous apporter, jusqu'à ce que nous découvrions l'amour. Apprenons à libérer nos mécanismes de culpabilité et de séparativité afin d'atteindre notre âme, dont le propre est d'aimer. Nous sommes séparatifs alors que nous avons terriblement peur d'être seul. Les autres deviennent un miroir qui nous renvoie la façon dont nous nous qualifions. A partir de là, ils deviennent un "enfer", et nous décidons que nous préférons être seul. Nous confondons l'autre avec l'image que nous avons de lui.

Les Saints nous regardent avec amour car ils perçoivent notre globalité. Ils voient ce que nous serons, la beauté du futur. Les êtres supérieurs nous aiment de façon inconditionnelle car il y a déjà Dieu en nous.

A partir du sentiment amoureux, nous pouvons nous faire une idée de l'Amour qui nous attend au ciel, naturel, sans mérite, car il n'y a rien d'autre que Dieu. Tout en travaillant sur notre personnalité, n'oublions pas notre âme.

Dans notre société, les valeurs semblent être inversées, les êtres se rencontrent avec brutalité, sans profondeur. Beaucoup de personnes ne savent pas qui elles sont, mais l'essentiel n'est-il pas de savoir que nous sommes des fils de Dieu ?

Pi. doit faire preuve de patience, de douceur et d'humilité pour pouvoir entrer pleinement dans le groupe. Ceux d'entre nous qui atteignent leur "noyau dur" peuvent être fortement éprouvés et peuvent quitter le groupe. Ce qui compte, c'est le travail à faire ici et maintenant, quel que soit notre niveau. Une dynamique est mise en place pour notre sœur Mar., faite de désir et de peur d'entrer dans le groupe. Qu'est-ce qui compte ? Qu'elle entre tout de suite dans le groupe et qu'elle porte l'aube, ou bien que ses vecteurs profonds aient été éprouvés ?

Il y a un problème pour chacun de nous, dépendant de notre avancement. Certains frères ont parfois quitté le groupe, momentanément ou durablement. Le fait de quitter le groupe ne signifie pas pour un frère qu'il est moins avancé que les autres frères qui composent le groupe.

Il est rappelé à notre sœur Sy. qu'il est souhaitable de s'adapter à l'univers. La vie est faite de contingences auxquelles nous ne pouvons échapper. Nous ne pouvons attendre systématiquement le pardon à chaque manquement de notre part. Un disciple ne parle pas en terme de chance mais de karma, d'amour, d'intuition. Il n'y a pas de disciples et d'initiés chez les "malchanceux". La dynamique entre le haut et le bas doit être une dynamique d'amour, de réajustement, d'équilibre et de miséricorde dosée finement. La personne qui n'est pas pardonnée au terme de plusieurs erreurs peut se révolter et intensifier la malchance, pensant que tout se ligue contre elle.

Dans le monde profane, celui qui se met en colère obtient souvent gain de cause. Sachons faire preuve de patience et de douceur et rentrer ainsi dans un autre regard qui n'est plus basé sur la valeur de la personnalité et ses privilèges.

Le Frère Instructeur est avant tout un serviteur, il fait ce qu'il doit faire par obéissance au divin, à la Hiérarchie. La patience, l'amour et l'humilité ouvriront les portes du ciel.

 

Le groupe a poursuivi la lecture de Rayons et Initiations, Traité sur les sept Rayons, Volume V (pp. 267 à 274) en abordant l'étude de la phrase 4 de la Règle Treize.

4. Que le triple mode de travail avec ce qui est dynamique porte le groupe, dans son ensemble, vers les Trois Supérieurs.

Les "Trois Supérieurs" désignent les trois Bouddhas d'Activité qui coopèrent avec le Seigneur du Monde. Proches de Sanat Kumara, Ils vinrent avec lui au moment où Il s'incarna sur terre. L'expérience en tant qu'être humain ne fait plus partie de leur conscience. Conseillant Sanat Kumara sur son dessein initial, Ils veillent à ce qu'il soit maintenu dans la Chambre du Conseil de Shamballa. Ils sont les intermédiaires entre le Logos de notre système solaire et la Vie informant la constellation de la Balance, reliant ces deux grands centres à notre Logos planétaire. Ils représentent l'aspect sagesse du deuxième rayon s'exprimant au travers des termes "l'habileté dans l'action". Ils sont à Sanat Kumara ce que les trois aspects du mental sont au disciple et à l'initié sur le plan mental.

Les trois Bouddhas d'Activité sont responsables de :

L'Acte d'Individualisation. Quand il est actif, le Bouddha responsable de ce travail, l'exécute par le biais du septième rayon, puisant l'énergie dans les constellations du Cancer et des Gémeaux.

L'Acte d'Initiation. Ce travail touche les initiés à partir de la troisième initiation. Le Bouddha en charge de ce travail met en œuvre l'aspect volonté, par l'intermédiaire du Christ et du Seigneur du deuxième rayon, puisant l'énergie dans les constellations du Capricorne et du Verseau.

L'Acte d'Identification. Cela concerne le "moment de l'ouverture" où l'initié voit ce que recèle l'intention cosmique. Le Bouddha en charge de cette activité travaille avec le Seigneur du premier rayon, informant le Bélier et le Lion.

Une relation entre notre planète, trois des sept planètes sacrées et six des constellations majeures existe via les trois Bouddhas d'Activité. Dans le livre Astrologie Esotérique, le Maître D.K. a signalé l'existence de cinq triangles :

1. Le triangle d'énergie des trois Bouddhas d'Activité en relation avec la planète Saturne.

2. Le triangle des trois rayons par lesquels les trois Bouddhas travaillent.

3. Le triangle formé par les trois planètes liées aux trois Seigneurs des trois rayons.

4-5. Deux triangles entrelacés formés par les six constellations à partir desquels les trois Bouddhas d'Activité prennent l'énergie nécessaire.

Par analogie, il existe dans le corps humain un triangle important formé par le centre ajna, le centre de la gorge et celui situé à la base de l'épine dorsale.

Les trois Bouddhas d'Activité accomplissent leur travail par une proposition mentale contenant le dessein de la divinité. Chaque initié, en son temps, formulera cette proposition mentale, grâce à leur expérience de groupe. Les membres du groupe qui atteindront cette réalisation passeront sous la manifestation des Trois Supérieurs et sous un aspect de la Chambre du Conseil de Shamballa jusqu'alors inconnu. Ceci est sous-jacent, dans la conscience des membres du groupe, à l'apparition d'un évènement au sein de la Hiérarchie qui concerne le dessein et le plan.

Cette réalisation intervient par la triade constituée d'un Maître et de ses deux plus anciens disciples ou bien par trois Maîtres se trouvant sur le même rayon.

Chacun des Bouddhas d'Activité a une relation spécifique avec les trois races humaines : lémurienne, atlante et aryenne, représentant à Shamballa l'âme pour chacune d'entre elles. Chaque âme se réincarne dans chaque race et reçoit ainsi l'influence de chacun des Trois Bouddhas. Ils représentent, dans les trois aspects du mental, la nature instinctuelle qui tend à la nature mentale, le mental inférieur concret qui revêt progressivement la direction, et le mental de la personnalité qui conduit l'homme à établir la nature de l'intégration.

Le Bouddha qui entre actuellement en activité travaille avec la volonté spirituelle. L'humanité construit l'antahkarana c'est-à-dire le fil reliant le centre de la tête de Sanat Kumara avec son centre du cœur. Lorsque l'humanité construit ou crée les triangles de lumière et de bonne volonté, elle invoque une réponse du Bouddha travaillant par l'aspect volonté et du Bouddha travaillant par l'amour appliqué intelligemment. L'activité intelligente était le but du précédent système solaire et elle est aujourd'hui motivée par l'amour. Actuellement, les deux types de triangles créés sont en relation avec le triangle formé par les trois Bouddhas d'Activité. Quand ils seront bien établis, un troisième type de triangle apparaîtra, engageant l'activité des trois Bouddhas et donnant lieu à une grande intégration planétaire. La correspondance chez l'homme sera manifeste quand les trois centres de la tête fonctionneront et formeront un triangle de lumière.

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