Bulletin no 217 du 19/03/2005
 

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PSYCHOLOGIE PHILOSOPHIE SPIRITUALITE

  Ne crois rien parce qu'on t'aura montré le témoignage écrit de quelque Sage ancien,
Ne crois rien sur l'autorité des Maîtres ou des Prêtres.

Mais ce qui s'accordera avec ton expérience et après une étude approfondie satisfera ta raison et tendra vers ton bien cela tu pourras l'accepter comme vrai et y conformer ta vie.

SIDDHARTA GAUTAMA (BOUDDHA)

 

Bulletin no 217

Séance du 19/03/2005

La séance a débuté par la lecture de la planche de notre frère He. intitulée : "Comment fonctionnent les piliers d’opposition ?"

Cette planche a été donnée à He. en raison de sa difficulté lors d'une séance précédente à définir ses propres piliers d'opposition. Il confondait cette notion avec l'opposition verticale qui peut exister entre des vecteurs dirigés vers le haut ou le bas. Cette difficulté n'a pas manqué d'activer en lui une de ses paires d'opposés : le désir de paraître intelligent et la tendance à se dévaloriser ou à se mépriser.

La dualité fondamentale est celle qui existe entre l'esprit et la matière. L'attachement, qui est un effet des rapports entre ces deux contraires, est un facteur déterminant de la manifestation. Même, les très sages y sont soumis.

La croix mutable qui gouverne l'homme jusqu'au stade de l'aspirant fait passer l'homme d'une expérience extrême à une autre, produisant la souffrance.

Il y a deux voies possibles : 

-       La crispation, la frustration afin de limiter les écarts entre les piliers. Or, en l'absence de mouvement, il n'y a plus de force conférant la fermeté de la tension ; il en résulte tristesse et engourdissement. De nouveaux désirs finissent par surgir.

-       L'acceptation du balancement. Lorsque le niveau de conscience s'élève, la longueur du balancier diminue ainsi que la distance entre les extrêmes. C'est la seule voie qui permet d'atteindre le point d'accroche du balancier. Ce n'est que lorsque ce point est atteint que le mouvement d'oscillation cesse.

Equilibrer les paires d'opposés est la leçon enregistrée dans les pétales de la connaissance du lotus égoïque .Il s'agit de saisir la dualité essentielle et les causes.

Le sixième rayon est propice aux oscillations entre les paires d'opposés. Dans le tableau ci-dessous, He. a complété l'aspect initial du sixième rayon donné par le Maître D.K. par son pilier opposé, l'aspect final correspondant au point d'accroche du balancier sur le plan de l'âme.

Aspect initial du 6ème Rayon

Pilier d’opposition

Aspect final du 6ème Rayon

La violence, le fanatisme, l'adhésion entêtée à un idéal.

Versatilité et adhésion à tous les points de vue pour obtenir la paix

Scepticisme désabusé

L'idéalisme dirigé et inclusif.

L'aveuglement et la courte vue.

La réaction rapide au mirage et à l’illusion

La fermeté de perception à travers l'expansion de conscience.

Le militarisme et la tendance à créer des difficultés avec les individus et les groupes.

Le pacifisme inconditionnel et la recherche d’un consensus à n’importe quel prix

La paix et non la guerre. Le bien du Tout et non de la partie.

La suspicion des motifs des autres.

La confiance aveugle, le refus de porter un jugement critique sur ce que font les autres

La bonne volonté mise à voir le travail des autres personnes progresser selon les directions choisies

Le pouvoir de ne voir aucun autre point (de vue) que le sien propre.

La recherche irréaliste de concilier tous les points de vue, même les plus opposés

La réaction aux points de vue des autres et la sympathie envers eux.

La réaction rapide au mirage et à l'illusion.

Le refus catégorique de tout ce qui ne paraît pas immédiatement  rationnel

La fermeté de perception à travers l'expansion de conscience.

La dévotion émotionnelle et l'idéalisme confus.

Le blindage émotionnel et le scepticisme dogmatique

L'idéalisme dirigé et inclusif.

L'activité vibratoire entre les paires d'opposés.

La crispation dans une attitude figée

Le choix du chemin du milieu.

La capacité intense d'être personnel et de mettre l'accent sur la personnalité.

Le laisser aller la dévalorisation et le mépris de soi

Le Service et l’oubli de soi

Les piliers d'opposition existent sur les trois plans : physique, émotionnel, mental. Est-ce aussi le cas sur le plan spirituel ? Le résultat du conflit est définitivement bon. La conscience de l'humanité s'est élargie, l'humanité s'est mise à penser. Elle est s'est ainsi rapprochée de la source de lumière et d'amour.

Comment s'élever vers le point d'accroche du balancier ?

L’identification des piliers d’opposition doit être faite en évitant toute confusion avec leur manifestation. Par exemple, il est souvent dit qu'une activité frénétique permet d'échapper à des pensées obsessionnelles. Il serait hasardeux d'affirmer qu’aux pensées obsessionnelles s’oppose l’activité frénétique… Le pilier d’opposition correspondant aux pensées obsessionnelles est l’étourdissement et/ou l’aveuglement quel qu’en soit le moyen : hyperactivité, drogue, boisson, toute sortes de passions. Ce peut être aussi l’apathie mentale ou le refus de réfléchir.

L’identification étant correctement formulée le point d’accroche doit être perçu. Le travail à entreprendre est d'atteindre le niveau de ce point d’accroche.

Ainsi, pour surmonter des pensées obsessionnelles relatives au futur, le niveau supérieur dans lequel un point d’accroche peut être trouvé pour sortir de l’horizontalité est le plan mental, celui de la réflexion, de la recherche des causes, de la projection objective dans les différentes situations possibles.

Il s’agit d’atteindre progressivement "la fermeté de perception par l’expansion de conscience" qui dissout un bon nombre de paires de piliers d’opposition. Un contact avec le mental supérieur peut alors être établi. Il apparaît que le point d’accroche final est dans le plan spirituel. Ce doit être pour nous qui avons entrepris une démarche au sein du Groupe le lieu de recherche des points d’accroche de nos piliers d’opposition.

Ayant atteint un point d’accroche "intermédiaire", de nouveaux piliers d’opposition peuvent se manifester. Le mouvement pendulaire réapparaît tant que le contact avec le divin n’est pas complètement établi. La sinusoïde de la vie entre les piliers d’opposition amorce l’élargissement de la conscience. L’ultime étape est la construction de l’antahkarana, la fusion avec l’âme qui nous libère des piliers d’opposition dans les trois plans de la manifestation.

He. s'est intéressé à deux couples de contraires particulièrement liés au plan physique : celui de la nourriture excessive avec son opposé l’anorexie (volontaire ou non) et celui de la sexualité dominant la personnalité avec son opposé le rejet dogmatique de la sexualité ou l’abstinence frustrante (voulue ou non).

Ces deux couples de piliers ont en commun d’avoir un lien direct avec la dimension spirituelle de l’homme.

La nourriture produit l’énergie et maintient la vie qui permettra la prise de conscience. Le corps est le siège de la transformation de la matière en énergie. C’est par l’utilisation maîtrisée de l’énergie que l'homme retrouve sa dimension divine.

La sexualité est liée au processus de création d’un nouvel être humain d’essence divine. Elle permet les incarnations successives qui permettront à l’homme d’accomplir la totalité du chemin de retour vers le divin.

Le point d'accroche par rapport à ces deux couples de piliers passent progressivement d'un plan à l'autre jusqu'à se situer sur le plan spirituel.

He. a enfin tenté d'identifier les principaux couples de piliers d’oppositions entre lesquels il oscille, et les points d'accroche. En abordant les caractéristiques du sixième rayon, plusieurs aspects l’ont interpellé.

Le premier couple de contraires est celui qu'il n'avait pas réussi à formuler en réunion de groupe :

La capacité intense d'être personnel et de mettre l'accent sur la personnalité

Le laisser aller, la dévalorisation et le mépris de soi

Le Service et l’oubli de soi

Cette formulation paraît exprimer plus justement l’égocentrisme. La dévalorisation entraîne le mépris de soi. Cette horizontalité n’est pas encore dissoute ; l’analyse, la méditation et surtout le travail du Groupe constituent "le métier sur lequel il faut sans cesse remettre l’ouvrage".

Les deux couples de piliers suivants caractéristiques du sixième rayon sont étroitement liés pour He., tout en ayant un lien avec le précédent.

La suspicion des motifs des autres

La confiance aveugle

La bonne volonté mise à voir le travail des autres personnes progresser selon les directions choisies

Le pouvoir de ne voir aucun autre point (de vue) que le sien propre

La recherche irréaliste de concilier tous les points de vue même les plus opposés

La réaction aux points de vue des autres et la sympathie envers eux

Les expériences passées notamment en situation professionnelles lui ont permis d’alterner entre ces quatre piliers. L’analyse et l’exercice de fonctions centrales en milieu professionnel lui ont permis de surmonter en partie cette horizontalité sur le plan mental. Les points d’accroche se situent dans la recherche de la fermeté de la Foi et de la permanence de l’aspiration spirituelle dans le Service, même dans le silence spirituel.

Deux autres couples de piliers caractéristiques du sixième rayon se sont cristallisés sous la forme d’une grande capacité à la rébellion et à l’opposition, se manifestant fréquemment dans la colère.

La violence, le fanatisme, l'adhésion entêtée à un idéal

Versatilité et adhésion à tous les points de vue pour obtenir la paix

Scepticisme désabusé

L'idéalisme dirigé et inclusif

Le militarisme et la tendance à créer des difficultés avec les individus et les groupes

Le pacifisme inconditionnel et la recherche d’un consensus à n’importe quel prix

La paix et non la guerre

Le bien du Tout et non de la partie

Les mouvements du pendule dans ce domaine paraissent perdre de l’ampleur : le travail de Groupe et l’analyse ont incité He. à l’inclusivité et à considérer le bien du Tout et non de la partie. Les mouvements de colère s’espacent et s’apaisent plus vite.

La sévérité et l’intransigeance qui se manifestaient surtout en milieu familial se dissipent peu à peu dans la recherche de la paix et non de la guerre. Le pacifisme, irréaliste pendant des années, semble plus réfléchi et n’est plus une fin en soi mais un moyen de ne pas arriver à la guerre.

Une autre paire de piliers d’opposition d'He. se manifeste surtout en milieu familial.

Créer la dépendance affective fondée sur la relation d’aide et la protection

Agressivité fondée sur la demande à l’autre de changer

Accepter et apprécier dans l’innocuité les choix, les efforts et les expériences de l’autre comme facteurs de son épanouissement personnel

L’analyse lui a permis de prendre conscience de ce fonctionnement. Avoir conscience n’est pas suffisant pour dissoudre ces deux piliers d’opposition. De l’intellect qui comprend au cœur qui sait, il y a un travail de méditation pour plus de transparence, d’oubli de soi et de maîtrise du plan émotionnel.

He. s'est demandé si un couple de piliers d’opposition pouvait être à l’origine de tous les autres, au sommet de la pyramide qu’ils forment dans les trois plans. Si c'est le cas, ce couple de piliers pourrait être pour He. :

La récupération par la personnalité de tout ce qui peut lui donner du pouvoir et la placer "au-dessus"

Le désespoir et le sentiment de n’avoir pas le droit de vivre ou de ne pas le mériter. Volonté de se détruire

L’ouverture du cœur et la dissolution de la personnalité dans le Service

Pour conclure, He. a pris conscience du caractère fondamental de la question des piliers d’opposition dans la démarche spirituelle. Il a l’impression d'avoir découvert une clé dont il ne sait pas encore quelle porte elle ouvre. C'est le travail de groupe, l’analyse, la méditation et la réflexion qui le conduiront au seuil de cette porte.

La prise de conscience est ce qui compte le plus. Est-il possible de résoudre d'un seul coup les nombreux piliers ? Au cours d'une vie, la conscience se penche seulement sur quelques piliers. Qu'est-ce qui peut expliquer une telle oscillation entre les piliers d'opposition ? Si le "point d'accroche" est sur le plan mental, alors les piliers d'opposition ne sont pas vraiment résolus car d'autres problématiques peuvent en découler.

He. a éprouvé une émotion particulière lors de la lecture de sa planche à l'évocation de sa tendance à l'autodestruction mais en fait, il était dans l'émotion dès le début de la lecture. Cette planche exposait He. à l'une de ses paires d'opposés : la  recherche d'une valorisation personnelle et le mépris de soi quand il n'est pas reconnu.

Le groupe a tenté de mieux comprendre ce qui peut susciter l'émotion, ce qu'elle induit, comment les choses oscillent en nous entre des positions duelles.

Le mouvement se répercute d'un corps à l'autre. Un état émotionnel peut avoir des incidences sur le plan physique, provoquer des tremblements des jambes, de la voix…

Quels peuvent être les états du plan astral opposés à l'émotion ? La dureté, le blindage émotionnel, l'indifférence, la colère… La colère peut aussi bien résulter de l'émotion qu'être une réaction à un constat d'émotion pour cacher celle-ci. Comment passe-t-on de l'émotion à l'indifférence ou à la dureté ? La connexion s'établit à un autre niveau : c'est une décision mentale. L'émotion elle-même d'ailleurs résulte de considérations mentales.

L'inquiétude majeure du mental est de savoir ce qui va se passer. Va-t-on se sentir jugé, piégé dans l'espace social que l'on fréquente ? Une cascade de réactions peut en résulter.

Pour quelles raisons tomber dans l'émotion ?

Dans l'humilité complète, c'est-à-dire au niveau de l'âme, les piliers d'opposition communs sont dépassés. En l'absence d'orgueil, beaucoup d'émotions disparaissent. Avant ce stade, nous sommes tous naturellement orgueilleux, nous avons tous un fort désir de reconnaissance. Nous avons donc peur du jugement des autres et donc de ne plus être aimé.

Si, lorsque nous nous apprêtons à lire une planche, nous avons peur d'être ridicule devant le groupe, d'être jugé, rejeté, cela entraîne une cascade de réactions d'ordre émotionnel. Cependant, si nous étions applaudi chaque fois que nous lisons une planche, nous finirions par ne plus craindre cet instant et par être à l'aise car nous aurions déjà prouvé à tout le monde que nous sommes à la hauteur.

L'orgueil peut donc jouer dans les deux sens.

La dualité la plus élémentaire du mental pourrait résider dans la question de savoir si nous allons être valorisé ou dévalorisé. Dès que nous pensons que cela ne se passera pas bien, une émotion apparaît.

Le mental envisage les choses de manière positive ou négative, favorable ou défavorable. Or, ni l'une ni l'autre de ces approches n'est la bonne réponse. La bonne réponse se situe "au milieu", dans le plan de l'âme. Pour l'âme qui est humble, tout est bien ! Au niveau du mental, il n'y a que des stratégies ou des réactions. En tant qu'adulte, nous avons tous mis en place des stratégies pour avoir l'air tout en étant le contraire.

Cela évoque un exercice de méditation proposé par le maître D.K., dans lequel il suggère de visualiser nos principales paires d'opposés comme deux hautes montagnes, séparées par un étroit passage, symbole du "chemin étroit". Il suggère de nous représenter ces montagnes, chacune de leur côté, l'une dans l'ombre et l'autre dans la lumière et de nous imaginer suivant le sentier doré "passant entre elles". Tandis que nous progressons le long du Chemin du Milieu, souvenons-nous que notre âme nous observe.

Cela évoque aussi la phrase-clé du signe de la Balance : "Je choisis la Voie qui mène entre les deux grandes lignes de force."

Quelle interaction envisager entre les corps mental et astral ? A notre insu, le mental emprunte des circuits difficiles à analyser.

Lorsque nous ne nous sentons pas valorisé, nous pouvons nous sentir humilié, ressentir de la honte, nous sentir petit par rapport aux autres. Cette dernière considération qui peut sembler être celle d'un homme préhistorique est pourtant toujours présente en nous. Les femmes, par exemple, continuent à désirer des hommes grands, forts, beaux et intelligents…

L'idée d'être plus faible, plus vulnérable entraîne l'idée d'une possible exclusion du groupe. Le mental intègre les valeurs, les "règles du jeu" de l'espace dans lequel il évolue. Est-ce la force physique ou la grandeur intellectuelle qui est exaltée ?

Dans un groupe spirituel comme le nôtre, un champion de rugby ou bien même un prix Nobel ne nous impressionneraient pas spécialement. En dépit de ses capacités intellectuelles hors du commun, un prix Nobel peut avoir des problèmes relationnels comme les autres. Les valeurs que notre groupe reconnaît sont entre autres l'équilibre, la constance, la fidélité…Lorsqu'un un membre quitte ce groupe, il peut finir par affirmer des valeurs inverses…

L'enjeu, c'est la connaissance. Que l'on ait ou pas de nombreux diplômes, la réaction à la comparaison demeure, la peur d'être mis en défaut est présente. Le mental n'a pas besoin de réactiver des situations passées traumatisantes car le mental compare en permanence.

Pouvons-nous reconnaître notre ignorance en toute sérénité ou sans être le clown de service ? Dans une classe, le premier est piégé car il a peur de perdre sa place. Le dernier n'est pas plus humble que le premier. Il perçoit la comparaison défavorable par rapport aux autres élèves et la réaction des professeurs à son égard qui finissent par penser que le dernier fait exprès d'être tel qu'il est.

La placidité affichée en cas d'ignorance peut encore cacher une réactivité, une stratégie du mental.

Le risque d'exclusion, qui est perçu comme une forme de mort, suscite la peur et l'entrée dans le domaine émotionnel. Le risque n'est plus seulement perçu théoriquement comme peut le faire le mental. La connexion entre la pensée et l'émotion est très subtile et s'établit en une fraction de seconde.

Le mental ne démissionne pas tout à fait car il constate l'arrivée de l'émotion. Que faire alors que tout le monde est témoin de cette émotion ? Il est alors possible de basculer dans la colère, la révolte, l'agressivité, le refus de la comparaison trop humiliante, de jouer le jeu, du système. Il est possible de fuir avec des raisons fallacieuses.

Certains signes annoncent le départ d'un frère de notre groupe. C'est le cas pour Al. Dont l'audition s'est subitement dégradée. Il ne pouvait plus entendre ce que disait le Frère Instructeur. Il faut beaucoup d'humilité, lorsqu'on est sourd, pour pouvoir dire à chaque instant que l'on n'a pas compris ce que l'autre vient de dire. A la surdité soudaine d'Al. s'est ajouté un problème d'ordre affectif dans sa relation avec sa compagne. Il ne "s'entendait" plus, au sens propre comme au figuré. Le Frère Instructeur lui a toujours suggéré la constance et la fidélité. Est-ce le groupe qui a dérivé ou le membre qui a quitté le groupe ?

Quel type de postulat pouvons-nous mettre en place pour justifier notre départ ? Nous pouvons entrer dans un processus d'autodestruction ou bien affirmer une tendance à la rébellion et continuer à exister ailleurs. Ce groupe sera redéfini différemment car il n'est plus un groupe de référence, des valeurs opposées seront adoptées. Il en résultera un durcissement découlant de la haine de soi ou des autres.

Celui qui sait rester dans une forme d'équilibre ne peut passer d'une valeur à son anti-valeur. Sachons nous élever au-dessus des rapports affectifs avec le groupe afin de ne plus être soumis aux oscillations pendulaires.

Il faut subir de fortes sollicitations extérieures pour changer d'avis par rapport à notre travail de groupe. Des fantasmes obsédants, par exemple sur le plan sexuel, peuvent être tenus secrets pendant les séances d'analyse. Le non-dit va progressivement conduire le membre à penser que le Frère Instructeur l'empêche d'assouvir ses désirs et qu'il n'est plus libre. Si nous n'avons pas suffisamment vécu, nous serons tenté par telle expérience, oscillant horizontalement au gré des différentes possibilités à explorer. La sagesse ainsi que la mise en place d'accroches énergétiques à un certain niveau nous font disparaître le besoin d'expérimenter horizontalement.

La fidélité est-elle une valeur pour nous ? Celui qui quitte un groupe A pour un groupe B n'est pas fidèle, il a trahi. Le Frère Instructeur du groupe B, s'il est avisé, ne va pas nécessairement accepter ce frère dans son groupe.

Lorsque nous avons été éprouvé à maintes reprises, nous nous donnons le temps de voir comment, face à une situation donnée, les choses oscillent en nous, jusqu'à arriver à une réponse de plus en plus fine. Cherchons des solutions économiques sur le plan énergétique. Les réactions de causes à effets sont des cercles vicieux qu'il faut briser. Commencer à dire la vérité, malgré notre orgueil et notre tendance à mentir, permet de briser ces cercles. Dire notre vérité, c'est dire ce que nous ressentons vraiment. L'effet peut être quasiment "magique" : une émotion peut se dissiper rapidement.

Tant que nous craignons le jugement des autres, que nous ne disons pas la vérité ou que  nous gardons le silence. nous ne pouvons pas désamorcé nos émotions. Nous maintenons en place notre système de défense, reproduisant les mécanismes de notre société. Nos propos ou nos pensées sont accusateurs : "c'est la faute de l'autre"… Nous souhaitons que les autres soient conformes, mais à quoi et à qui ? C'est encore notre mental qui se permet de juger. N'attendons pas que les autres soient bons, portons notre croix en cherchant à nous élever. Le groupe est ce qu'il est, nous faisons un travail de vérité nous concernant et nous nous exerçons à voir les mécanismes les plus subtils de notre mental.

 

Le groupe a poursuivi la lecture de Rayons et Initiations, Traité sur les sept Rayons, Volume V (pp. 261 à 267) en abordant l'étude de la phrase 2 de la Règle Treize.

2. Que le groupe mette en pratique le sens plus élevé des leçons apprises ; elles sont quatre et pourtant ne font qu'un.

 Les activités des aspirants ont d'abord leur origine sur le plan astral. Puis ils découvrent que "l'homme est tel que sont les pensées dans son cœur". Plus tard, ils saisiront le sens de l'amour et la signification de l'activité de groupe, ce qui leur permettra d'apprendre le sens supérieur des quatre leçons qui les conduiront à un point de tension indiquant le stade initiatique suivant.

Les quatre leçons peuvent être résumées en quatre termes pour l'initié :

1. la radiation qui lui permet d'être un facteur d'unité dans l'ashram du Maître et de commencer à former son propre ashram.

2. La magnétisation qui "charge" l'initié par l'aspect Vie, l'amenant à travailler avec la loi d'Evolution qui portera le groupe vers la Triade supérieure.

3. La transmutation, comprise en tant qu'aboutissement de la nature inférieure en nature supérieure, est le moyen utilisé par l'initié pour transmuer ce qui n'est pas lui-même, conformément au processus d'évolution.

4. La communication, point culminant qui permet à l'initié d'arriver au point de tension où le Son peut être entendu. Il est important de préciser que le OM est seulement un mot qui, lorsqu'il est formulé, apporte au mental deux points de tension conférant au disciple le "nom égoïque caché" et un symbole du Son.

La compréhension des quatre règles données aux postulants se trouve dans le mot Existence. Seuls ceux qui sont éveillés monadiquement peuvent en saisir la signification profonde.

Au vu des indications données précédemment, il est maintenant possible d'aborder les quatre injonctions destinées au disciple initié qui se prépare à travailler conformément aux lois de l'Esprit depuis sa personnalité :

3. Que le groupe comprenne la loi de Synthèse, d'unité et de fusion.

La loi de Synthèse est l'une des trois lois majeures de notre système solaire avec les lois d'Attraction et d'Economie. Elle est la loi de l'existence spirituelle, gouvernant les activités de la Triade spirituelle et conditionnant la vie monadique. Quand elle gouverne, les mondes de l'illusion et du mirage sont maîtrisés.

La loi d'Attraction aboutit à la résolution de la dualité âme-personnalité. L'unité qui en découle révèle la dualité âme-esprit qui, lorsqu'elle est résolue, fait apparaître la dualité universelle de l'esprit-matière.

La loi de Synthèse correspond à la citation de H.P. Blavatsky : "la matière est l'esprit à son point le plus bas de manifestation, et l'esprit est la matière à son point le plus haut".

Le groupe doit apprendre à faire la distinction entre synthèse, unité et fusion. La fusion est reliée à l'unification consciente de l'âme et de la substance jusqu'à l'obtention d'un point d'équilibre qui permet l'unité. Cela se produit en trois étapes : sur le Sentier de Probation, puis sur le Sentier du Disciple et enfin sur le Sentier de l'Initiation lors de la troisième initiation (première majeure). La fusion serait donc le processus individuel d'intégration spirituelle reliant les trois aspects divins de l'homme.

Quand la Monade est enregistrée consciemment et quand la construction de l'antahkarana est consciente, l'initié découvre la signification de l'unité. L'unité serait alors l'adaptation consciente du disciple initié au plus grand tout. L'instinct de séparation n'est plus en lui. Il devient un canal sans obstacle pour l'énergie. Il est gouverné par le principe d'intelligence et motivé par l'amour. Il est arrivé à l'unité de son rayon, de son ashram et du plan.

Mais s'il veut fouler la Voie de l'évolution Supérieure et pouvoir choisir entre les sept Sentiers cosmiques, il ne peut le faire que par la loi de Synthèse.

C'est en poursuivant la construction de l'antahkarana que la lumière brillera sur le chemin et que la révélation s'en suivra.

 

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