En début de rencontre, notre sœur Cl. a lu sa planche :
"Ma perfection ou mes piliers d'opposition".
Cl. souhaiterait être "parfaite", poser des actes
parfaits, prendre les bonnes décisions, établir des relations justes,
raisonner de manière parfaite… mais elle comprend que cette recherche de
perfection est celle de sa personnalité, soucieuse de son image. Le propre
de la personnalité n'est-il pas d'être imparfaite et d'atteindre
progressivement des degrés de perfection au contact de l'Ame ?
Sans une intervention supérieure, la personnalité ne
peut se perfectionner au sens spirituel. Le but n'est pas d'être parfait
mais de s'oublier dans le service. La perfection est la dimension divine en
chacun de nous qui se manifeste grâce au labeur, au détachement, au
sacrifice, à l'abnégation, à l'obéissance de la personnalité à l'Ame.
Cl. cherche à être parfaite pour deux raisons :
- Pour être aimée et reconnue. Elle montre le
personnage de la petite fille laborieuse, appliquée, sérieuse,
consciencieuse dans son travail dont le motif sous-jacent est le besoin de
reconnaissance et la quête affective. De cette quête découle une éternelle
insatisfaction, un mental juge et critique. Cela induit également chez Cl.
le désir de faire des choses parfaites du premier coup ce qui l'empêche
souvent d'agir devant une barre fixée trop haut. Elle comprend aujourd'hui
que les efforts à fournir doivent être orientés vers le développement
spirituel et non vers celui de facultés rattachées aux performances de sa
personnalité.
- Pour être tranquille, Cl. pense que, si elle
est parfaite, elle évitera d'être prise en défaut et remise en question et
donc qu'elle évitera de souffrir. La perfection que sa personnalité
recherche est un moyen de survivre et manifeste une résistance au
changement, à l'élévation, à l'expression de l'âme.
La voie de la perfection est celle du sacrifice et de
l'oubli de soi, du service, de l'Amour. Cette voie ne conduit pas à la
perfection égoïste à laquelle la personnalité aspire pour obtenir la
reconnaissance et se complaire dans un sentiment de supériorité. Pour
avancer sur le sentier de l'Amour, Cl. pense qu'il lui faut accepter
l'imperfection de sa personnalité, décider de ne plus se défendre, accepter
le regard élévateur de l'autre, apprendre la patience, accepter les
situations qui la font grandir, maintenir une tension ferme et constante,
accepter avec joie la mort libératrice du vieil homme qui s'abandonne dans
l'oubli de soi.
L'élévation de la conscience n'est possible que si on
choisit la voie du milieu, si on met en place une tension entre le haut et
le bas qui permet de réduire les oscillations horizontales du pendule
intérieur. Le passé de Cl. est caractérisé par de nombreux excès sur les
trois plans :
1. Sur le plan physique, Cl. observe une
focalisation sur son corps associée à la peur de grossir qui la conduit à
adopter une attitude rigide à l'égard de l'alimentation. Cette attitude est
source de dévitalisation et donc de fragilisation de la santé. Ses piliers
d'opposition sont donc les suivants :
- fragilité physique, fatigue, dévitalisation /
force, agitation physique, manque de mesure dans les mouvements.
- préciosité / côté grossier.
- excès alimentaire / restriction alimentaire.
2. Sur le plan émotionnel, Cl. relève :
- anxiété, dramatisation / insouciance, naïveté,
candeur.
- apitoiement, indulgence, complaisance / dureté
de jugement, mental critique.
- hyperémotivité, susceptibilité / blindage.
- tristesse / jovialité.
3. Sur le plan mental, elle cite :
- passivité mentale, résistance ou blocage par
crainte de se tromper ou par paresse / vouloir raisonner trop vite.
- manque d'assurance, sentiment d'infériorité /
excès d'assurance ou fausse assurance, ton professoral.
- difficulté à faire des choix, besoin de la
validation de l'autre / agir sans se soucier de l'accord de l'autre.
- tyrannie, hyperexigence / laxisme.
Cl. comprend qu'elle doit s'efforcer de maintenir une
tension verticale toujours plus ferme afin d'équilibrer ses piliers
d'opposition, l'équilibre résultant du ferme maintien du contact obtenu avec
l'âme.
A l'issue de la lecture de sa planche, notre sœur Cl.
évoque sa difficulté à se hisser à un niveau plus élevé et son impression de
toujours tourner dans le même cercle.
Pour limiter la sinuosité de notre trajectoire puis
arrêter l'oscillation de notre pendule, il nous faut mettre en place une
tension entre le haut et le bas tout en montant vers le moyeu, l'âme. En
effet, il est vain de chercher à corriger notre caractère sans faire appel à
l'âme. Seule la démarche ascensionnelle vers l'âme peut réduire les
oscillations du pendule.
Si nous essayons de ne pas osciller sans tendre vers
l'âme, nous risquons de nous "engourdir", de ressentir une inertie qui peut
nous faire chuter. En effet, lorsqu'il ne se passe plus rien en soi, lorsque
la dynamique âme-personnalité est inexistante, la tristesse apparaît car il
n'y a plus d'espérance dans la progression et l'élévation. L'homme se tourne
alors vers la mort ou revient vers les plaisirs terrestres associés au
mouvement.
Après son baptême (symbolique de la deuxième
initiation) Jésus va dans le désert. Ce désert symbolise le vide qui existe
entre la deuxième et la troisième initiation. Dans cette solitude, il va
vivre les trois tentations. Il aurait pu refuser de les vivre et ne pas
dépasser le deuxième degré, en ne renonçant pas au pouvoir personnel ; cela
aurait stoppé sa progression. Ces épreuves se présentent avec acuité après
la seconde initiation.
Nous devons faire notre examen de conscience :
Sommes-nous assez mûrs pour atteindre l'âme ? Pourrons-nous accepter le
désert lorsque celui-ci se présentera sur le sentier ? Et dans le désert,
que ferons-nous ? Avancerons-nous tout droit, faisant face aux tentations,
ou bien chercherons-nous à revenir en arrière ? Arrivons-nous à maintenir
une détermination alors que, bien souvent, nous ne sommes pas encouragés par
notre entourage ?
S’engager sur le sentier n'est pas une démarche anodine
car rebrousser chemin peut laisser dans le psychisme des traces d'échec très
profondes. Si nous avançons en cherchant à conserver les choses connues d'en
bas, comme le souhaite la personnalité, nous courons droit à l'échec car la
confrontation au vide est inévitable. Ne faisons pas de notre démarche un
château de cartes que l'on pourrait détruire en un tour de main.
Un de nos frères, qui a récemment quitté le groupe, a
comblé le vide qu'il ressentait en rejoignant des étages où il peut vivre
l'émotion, la sexualité, les plaisirs. Cela lui était devenu primordial pour
compenser le mouvement intérieur perdu. Il y a parfois dans ce groupe des
épreuves symboliques qui surviennent et qui nous demandent de conquérir un
nouvel état. Il nous faut renaître, revivre, être à nouveau dans l'innocence
avec l'espoir d'atteindre un autre niveau.
Pour dépasser les trois mondes, il n'existe que trois
degrés, trois initiations fondamentales. Durant nos nombreuses vies, nous
recommençons notre ascension avec chaque fois, une conscience enrichie, une
conscience nouvelle. Progressivement, nous devrions parvenir au
dépouillement de la personnalité car nous ne pouvons atteindre le troisième
degré en satisfaisant les désirs de notre personnalité.
S'il ne nous restait plus que la foi, prierions-nous
pour les autres sans attendre de retour, tangible ou intangible ? Mère
Térésa disait vivre le vide mystique mais servait pourtant dans
l'abnégation, la foi, l'amour sans attendre de récompense.
Tant que nous n'avons pas dépassé nos mécanismes
inférieurs, nous ne voyons dans le Maître qu'une personnalité en quête de
pouvoir. Lorsque nous progressons, nous posons volontairement le genou à
terre et découvrons la véritable nature du Maître. Dénigrer les Maîtres,
c'est compromettre la Hiérarchie et nous compromettre nous-mêmes. Le risque
majeur c'est de se faire soi-même auto-référence et développer un énorme
surmoi. Si nous voulons contrôler complètement notre vie, nous pouvons le
faire mais nous serons immanquablement confrontés à nos piliers
d'opposition.
Poser le genou à terre est une entreprise difficile
dans notre société qui nous incite à être toujours le plus fort, à
convaincre l'autre que nous avons développé les qualités adéquates et une
grande efficacité dans notre domaine. Cependant, s'isoler du monde n'est pas
une solution à la quête de l'humilité. En effet, comment atteindre
l'humilité en demeurant seul dans une grotte ? L'absence de confrontation à
autrui peut nous abuser sur notre stade d'avancement car seul, nous sommes
sécurisés, sans risque de susceptibilité ou d'orgueil. Sans personne,
comment nous prouver que nous avons atteint cette grande vertu qu'est la
patience ?
Espérons que dans la confrontation à l'autre, nous
franchirons des étapes, nous atteindrons cette accalmie, cette sérénité
émotionnelle que nous recherchons. Mais tant que la troisième initiation
n'est pas franchie, nous sommes plus une personnalité qu'une âme et risquons
de trébucher sur l'écueil de l'orgueil de la personnalité qui cherche à se
gratifier sans cesse de l'état intérieur atteint.
L'absence de mouvement, la "grotte", n'est envisageable
que si nous avons atteint la sérénité de l'âme. Si ce n'est pas le cas, les
tentations du désert nous guettent. Le problème pour celui qui chemine est
que sa personnalité n'envisage pas le fait de succomber au désir comme un
échec. Celui qui arrête sa démarche spirituelle ne le vit pas comme un échec
car il ne reconnaît plus la valeur du chemin, le discrédite, le dénigre pour
pouvoir le quitter en conservant une "bonne conscience". Dans ce monde, tout
fait miroir, tout se reflète, et tôt ou tard, nous recevons l'image de ce
que nous sommes au travers de ce que nous avons fait.
C'est le disciple qui reconnaît le Maître, qui lui
demande de l'être. Si nous ne reconnaissons pas le Maître comme tel, il se
retirera avec son savoir et sa sagesse. Peut-être maintiendra t-il encore un
lien banal pour laisser une opportunité d'ouvrir la porte. Un Maître est
comme un chef d'orchestre, il dit aux volontaires : "si tu veux jouer au
sein de cet orchestre, fais entendre ta musique et je pourrai te dire des
choses pour progresser". La liberté réside dans le conditionnel introduit
par le "si". C'est la liberté de l'homme de choisir ou pas de s'engager dans
une dynamique de progression avec le Maître. "Si tu veux me suivre, vends
tes biens et suis moi" a dit Jésus.
Les frères et sœurs ont été ensuite invités à réfléchir
aux piliers d'opposition qu'ils décèlent en eux :
- Ir. : inertie / hyperactivité.
- Ma. : avarice, rétention liées à un désir de
sécurité / dépense excessive liée au désir de beauté.
- Mo. : inertie / hyperactivité pour tout
organiser afin de se sécuriser.
- Sy. : surprotection / rejet.
- Si. : absorption / rejet (notamment sur le plan
affectif).
- Mi. : sécheresse / hyperaffectivité,
exclusivité.
- Di. : irritation, rejet / affectivité.
- Jo. : assurance / manque de confiance en soi.
- He. : égocentrisme / auto-dévalorisation,
infériorisation douloureuse.
- So. : adoration / haine - excès alimentaire /
restriction alimentaire.
- Pi. : hyperactivité, excitation / inertie,
endormissement.
- Do. : dramatisation / insouciance (cyclothymie)
- enthousiasme / inertie.
- My. : boulimie / anorexie – hyperactivité /
inertie.
- Co. : hyperactivité / inertie - "je sais tout"
/ "je ne sais rien" - initiative / résistance.
- Cl. : excès alimentaire / restriction
alimentaire – assurance / dévalorisation.
- Ph. : affirmation de soi / dépendance affective
- colère / peur - dominant / dominé. Deux personnages coexistent : un très
affirmé et un autre "petit garçon apeuré", dépendant et en demande
affective.
- Th. : désir de se détacher / peur de tout
perdre.
- Ol. : désir de se détacher / peur de tout
perdre - désir de pouvoir / manque de volonté. Ol. perçoit en lui de
l'avidité, de la cupidité, une ténacité, un désir des possessions d'autrui,
un désir de pouvoir. Il oscille entre l'affirmation de soi et
l'impossibilité à s'affirmer, à se mouvoir de façon autonome. Il vit
toujours la problématique "premier / deuxième", aucun des deux rôles ne lui
convenant. Il pense qu'il ne parviendrait pas à assumer une fonction de
premier parce qu'il manque de volonté. Mais lorsqu'il n'est pas dans le
premier rôle, il pense qu'il ferait tout aussi bien que le premier.
Organiser ou obéir, telle est sa problématique.
Le groupe a repris la
lecture de Guérison ésotérique, Traité sur les Sept Rayons,
Volume IV (pp. 56 à 62), en poursuivant l'étude de la Loi III.
L'étude proposée ne porte
pas sur la connaissance physiologique des symptômes des maladies et ceci
pour deux raisons : d'une part, cela a déjà été fait dans de nombreux
ouvrages et d'autre part, l'instruction proposée s'intéresse avant tout aux
causes, sources des maladies.
La difficulté du
guérisseur est double : il doit d'abord vérifier si le problème du patient
se situe en dessous ou au dessus du diaphragme. Puis il doit percevoir
clairement l'état de polarisation du patient. Ceci conduit à la troisième
Règle.
Règle trois :
Que le guérisseur s'entraîne à connaître le stade intérieur de pensée ou de
désir de celui qui recherche son aide. Il pourra ainsi connaître la source
d'où provient le trouble. Qu'il relie ensuite la cause et l'effet et
connaisse le point exact par où le soulagement doit intervenir.
Cette règle insiste sur
les causes des maladies, liées aux mauvaises stimulations et inhibitions
diverses.
Trois maladies principales
proviennent du passé :
1. Les maladies syphilitiques ou vénériennes, qui
apparurent à l'époque Lémurienne. Elles résultent des excès et abus
concernant la vie sexuelle.
2. Le cancer, qui a ses origines dans la race
Atlante. Il est fixé dans la nature émotionnelle et provient du refoulement
des désirs mis en place par l'humanité pour circonscrire les maladies liées
à l'activité sexuelle.
3. La tuberculose, qui a sa source dans notre race
Aryenne. Elle résulte du déplacement de la polarisation de la nature
émotionnelle sur la nature mentale.
Le tableau suivant résume l'historique et l'impact des
souillures héréditaires.
|
MALADIE |
RACE |
CORPS |
REGNE |
ORGANES |
|
Syphilis |
Lémurienne |
Physique |
Minéral |
Sexuels. Centre
sacré. |
|
Cancer |
Atlante |
Astral |
Végétal |
Plexus solaire. |
|
Tuberculose |
Aryenne |
Mental |
Animal |
Appareil respiratoire. Centre du larynx. |
Les hommes ont appris à
guérir de la tuberculose d'une part parce que c'est la maladie la plus
récente et la moins ancrée, et d'autre part, par l'utilisation de la lumière
du soleil et de ses rayons protecteurs.
De la même façon, le
cancer disparaîtra progressivement par le développement du juste contrôle
émotionnel chez l'homme. Bien que les deux sexes souffrent de cette maladie,
la cause est quelque peu différente pour les deux. Du fait que les femmes
aient dû apprendre à contrôler la natalité, leurs inhibitions majeures se
sont portées sur la ligne sexuelle. Les hommes n'ont pas besoin d'acquérir
ce contrôle. En revanche, leurs inhibitions, plus étendues, se situent le
long de la ligne d'expression émotion – désir – sensibilité.
La guérison du cancer se
trouve dans la juste transmutation tandis que celle de la tuberculose
survient grâce à une vie justement rythmée. Les maladies vénériennes
disparaîtront lorsque l'humanité comprendra les cycles et périodes de
création reproductrice.
Le groupe a poursuivi la
lecture de Rayons et Initiations, Traité sur les sept Rayons,
Volume V (pp. 237 à 247) en continuant l'étude de la Règle Douze.
Le conflit entre l'âme et
la personnalité existe de tout temps. Dans le passé, la Hiérarchie et
Shamballa sont intervenus de multiples fois pour aider l'humanité. Lors de
la seconde guerre mondiale, ces deux grands centres se sont abstenus,
laissant l'humanité résoudre une fois pour toute le conflit mondial. La
Hiérarchie n'a fait qu'inspirer et transmettre l'énergie nécessaire.
Actuellement, la crise que
vit l'humanité témoigne du succès de son évolution dans les cycles
antérieurs. L'après-guerre voit des zones du mental jusque là scellées
s'ouvrir, préparant à des expansions de conscience qui changeront, dans les
cent cinquante ans à venir, la méthode employée par les religions, apportant
compréhension et fusion dans une ère de paix mondiale.
Dans l'âge nouveau, la
grande tâche des hommes sera de dissiper le mirage. La Hiérarchie et les
Maîtres savent ce qui doit être fait grâce à la crise d'extension
spatiale.
Les deux règles restantes
traitent du travail de la Hiérarchie dans l'ère du Verseau et s'adressent
particulièrement aux disciples avancés et aux initiés. Notre Logos
planétaire, s'approchant du point culminant de l'Initiation qu'il doit
subir, suscite chez les membres de la Hiérarchie une plus grande réceptivité
à la Volonté de Dieu, ce qui provoquera de grands changements :
1. Les procédés d'entraînement des disciples à
l'initiation ont changé. Les Maîtres s'occupent de l'initiation de groupe et
non plus d'individus isolés car la réponse des hommes a démontré que
beaucoup d'entre eux sont prêts pour l'absorption.
2. La possibilité de rendre l'entraînement objectif
et exotérique a favorisé l'établissement du nouveau groupe des serviteurs du
monde, apportant un champ de service aux disciples acceptés ainsi qu'un
point de ralliement aux aspirants. Le disciple engagé est chargé de la
préparation des aspirants et non plus le Maître, ceci depuis l'apparition du
Christ. En effet, Ses disciples avaient une relation privilégiée avec le
monde des hommes et secondaire avec Lui.
3. Un grand changement dans la circulation des
forces a eu lieu entre la Hiérarchie et Shamballa. L'énergie de Shamballa a
été scindée en deux courants distincts : le dessein dynamique qui se
déverse dans la Hiérarchie, et la volonté qui se répand, via le
nouveau groupe des serviteurs du monde, dans l'humanité. L'énergie du
dessein dynamique se différencie dans les sept types suivants :
a. Le dessein de Sanat Kumara qui est le secret de
la vie même, connu de lui seul.
b. Le dessein attaché à la révélation, par lequel
la divinité apparaît lentement dans la conscience des hommes.
c. Le dessein non reconnu qui éveilla l'activité
créatrice de notre Logos planétaire. Sanat Kumara s'est incarné par le biais
de notre planète afin de prendre l'une des initiations supérieures dont rien
ne peut être dit.
d. Le dessein mystérieux, qui requiert la mise en
œuvre du Principe de la Douleur, et qui est propre au règne humain dans le
présent système solaire. La souffrance est liée à la faculté de penser et de
relier une cause à un effet. Elle est également reliée à un aspect de
l'intelligence créatrice qui a gagné en puissance et qui renferme le secret
de la beauté en manifestation. L'homme seul est responsable de l'art et plus
tard, sa manifestation s'exprimera sur une spire plus élevée.
e. Le cinquième grand secret concerne ce qui entre
en manifestation à travers le mental concret, dominant le désir et amenant
la matière à être conforme à la pensée divine. La pensée humaine, bien
qu'incapable d'exprimer profondément la beauté du dessein, contribue
lentement à son exécution. Ce dessein est lié à l'apparition en
manifestation de la robe de beauté créée et portée à l'existence par
l'humanité.
f. Le dessein actuel s'articule autour des mots
Désir, Volonté, Plan et Dessein. Dès que la nature de la Volonté divine sera
comprise, et le dessein de Sana Kumara révélé, l'homme entrera en relation
avec la Hiérarchie. Cet accomplissement se produira par la transmutation du
désir en aspiration puis en détermination.
g. La phase finale du dessein concerne le rituel
cérémoniel de la vie quotidienne de Sanat Kumara.
C'est par la synthèse que l'ensemble de cette
conscience très élevée sera perçu.