Bulletin no 212 du 08/01/2005
 

Accueil Remonter Groupe P P S Groupes Eveil Livres et CD Téléchargements Boutique Radio GIROLLE GSM France Autres sites Contacts Plan du site

 

 

PSYCHOLOGIE PHILOSOPHIE SPIRITUALITE

  Ne crois rien parce qu'on t'aura montré le témoignage écrit de quelque Sage ancien,
Ne crois rien sur l'autorité des Maîtres ou des Prêtres.

Mais ce qui s'accordera avec ton expérience et après une étude approfondie satisfera ta raison et tendra vers ton bien cela tu pourras l'accepter comme vrai et y conformer ta vie.

SIDDHARTA GAUTAMA (BOUDDHA)

 

Bulletin no 212

Séance du 08/01/2005

En début de rencontre, le Frère Instructeur a souhaité au groupe une bonne année 2005. Qu'elle puisse être illuminatrice pour tous !

A Noël, nous avons perçu la lumière du Christ ; puisse t-elle nous aider à progresser sur le sentier, à accepter les événements et à traverser les épreuves avec détermination. Nous pouvons chaque jour être confrontés aux événements les plus douloureux qui soient comme actuellement en Asie du sud.

Face à un tel événement, de nombreuses questions se posent : 

- La Hiérarchie a-t-elle souhaité que se déclenche un tel cataclysme ou bien est-ce un simple phénomène de la nature auquel l'humanité est confrontée ?

Nous sommes dans un monde à 3 dimensions, un monde de matière, de forces qui cherchent à s'équilibrer. Peut-être un jour, dans notre sagesse à venir, pourrons-nous les maîtriser. Le Christ, qui a commandé au vent et à la mer de se calmer, nous a annoncé que nous ferons un jour des choses semblables, voire plus grandes encore.

Pour gouverner un plan, quel qu'il soit, il nous faut nous positionner au-dessus. C'est, par exemple, en se situant dans le cœur que nous pouvons agir sur le plan émotionnel. Le mental peut aussi agir sur l'émotionnel mais avec l'arbitraire qui le caractérise qui ne mène pas au cœur.

- Lorsque nous avons vu les images des zones dévastées, avons-nous été touchés au niveau de l'âme ou bien avons-nous été ébranlés au niveau émotionnel ?

Face à cet événement naturel en Asie, nous observons un élan de solidarité. La solidarité relève d'un certain égoïsme et n'est pas encore la manifestation du véritable amour. A ce titre, elle devrait être considérée comme une réaction normale. Nous sommes solidaires vis-à-vis d'un voisin qui est dans l'adversité car peut-être, plus tard, nous pourrions nous trouver dans la même situation que lui. En étant solidaire, nous faisons en quelque sorte un investissement pour l'avenir. Nous espérons plus ou moins consciemment qu'il interviendrait pour nous secourir si nous étions dans le besoin. Dans l'Amour, c'est la générosité de l'âme qui se manifeste : nous ne pouvons l'exprimer que si nous avons franchi plusieurs étapes.

- Les forces noires ont-elles provoqué une telle catastrophe ?

Généralement, les forces noires agissent dans le but de susciter plus d'égoïsme, de haine, de méchanceté, de séparativité.

- La Hiérarchie a-t-elle provoqué un tel cataclysme ?

Nous ne pouvons chercher des raisons morales ou attribuer à Dieu une volonté spécifique dans la provocation de ce raz-de-marée. Il est possible que dans quelques siècles nous ne subissions plus de tels événements grâce à l'avancée de la science qui permettra de prévenir tous les mouvements terrestres. Il nous faut donc développer la science mais également l'intelligence du Cœur.

Le "contrat" de l'incarnation consiste à apprendre des leçons dans un monde de causes et d'effets. Avant d'exercer la Magie, il faut d'abord apprendre les Lois de l'univers. Seul celui qui a acquis une grande sagesse peut exercer un pouvoir sur la nature sans danger pour l'univers.

Il s'agit pour nous de réaliser que nous faisons partie de la conscience du Créateur et que nous pouvons être assurés qu'Il fait ce qui est bon pour nous. Il est Amour et cela nous permet d'avoir une totale confiance en Lui.

- La Hiérarchie peut-elle aider dans de tels cas ?

Certains ont certainement été sauvés de manière miraculeuse ; d'autres ont eu une intuition avant le raz-de-marée qui aura eu une issue positive ou, au contraire, fatale…

- Comment expliquer que certains animaux ont pu fuir à temps ?

Au cours de ce raz-de-marée, les animaux ont fait preuve de leur instinct. Nombre d'entre eux, ayant détecté un ébranlement de la terre, ont pu fuir à temps. Plusieurs hypothèses explicatives peuvent être envisagées :

-       La transmission du son n'a probablement pas été un indicateur assez précoce pour les animaux dont certains ont fui vers les montagnes bien avant l'arrivée de la vague. L'hypothèse la plus probable est que les vibrations provoquées par le séisme ont été transmises par l'écorce terrestre et ont été perçues par les animaux, en particulier les éléphants.

-       L'inconscient collectif des animaux a pu véhiculer l'information. Certains animaux, en danger ou en train de mourir, ont envoyé des messages de détresse qui ont pu être captés par d'autres animaux un peu plus loin.

-       Il n'est pas exclu que des Maîtres en charge de certaines espèces aient envoyé certains messages d'alertes aux animaux présents dans cette région au moment du raz-de-marée.

L'instinct animal est l'équivalent, à un niveau inférieur, de l'intuition chez les hommes. Au cours du processus d'évolution, l'instinct animal s'atténue, voire disparaît avec l'apparition du mental. Le mental a, dans un premier temps, la propriété de séparer, de disséquer mais non de percevoir. Ensuite, se développe l'intuition qui permet d'être à la fois connecté verticalement et horizontalement.

Actuellement, l'homme est focalisé dans le mental et doit faire preuve de science pour découvrir les Lois et prévoir. Lorsqu'il sera au niveau de l'intuition, la connaissance immédiate se développera. Si nous devons apprendre à vivre à un certain niveau (en contact avec le plan bouddhique), il ne faut plus posséder et alimenter les pouvoirs inférieurs. Oublier les pouvoirs médiumniques, les facultés et les prérogatives des plans inférieurs nous permettra de tout redécouvrir à un autre niveau.

- Un cataclysme semblable à celui-ci pourrait-il être relié à une modification de la configuration de la planète ?

Certains émettent l'hypothèse d'une future inversion des pôles magnétiques. D'autres ont prédit un basculement de l'axe de rotation de la Terre.

Les scientifiques observent depuis quelques décennies une diminution notable du champ magnétique de la Terre. Il est possible que les pôles magnétiques s'inversent comme cela a dû arriver plusieurs fois déjà selon les déductions des scientifiques. Mais cette inversion des pôles ne résulterait pas nécessairement d'un basculement du noyau interne de la Terre. Le lien avec une activité sismique au niveau de la croûte terrestre n'est donc pas évident.

Le changement de l'axe de rotation de la Terre ne pourrait pas être la conséquence de phénomènes purement terrestres. Il ne pourrait résulter que d'une collision avec un autre corps céleste. Les conséquences seraient plus graves encore que celles d'un déluge car le climat et les saisons seraient perturbées durablement. La pire des situations serait qu'un pôle de la Terre se présente toujours face au soleil tandis que l'autre serait toujours plongé dans la nuit.

- Quel lien peut-on faire entre les catastrophes naturelles et le niveau d'évolution de l'humanité ?

Nous sommes incités à réfléchir sur notre responsabilité collective face à la provocation de bouleversements planétaires. Tant que l'humanité a des désirs de sensations, tant que les hommes prennent du plaisir à voir des films de catastrophe, il est possible que les cataclysmes perdurent.

Le jour où nous ne chercherons plus à nous procurer des émotions avec des catastrophes réelles ou imaginaires, nous ne subirons probablement plus ces catastrophes, pour au moins deux raisons :

-       nous étant suffisamment mobilisés à un niveau plus élevé, au niveau mental, nous aurons ainsi trouvé des parades à de tels maux,

-       ayant acquis une sérénité intérieure, l'extérieur sera lui-même apaisé. Cette loi a été illustrée par l'histoire suivante : un Maître s'était installé dans une région où le climat était sans cesse perturbé. Il s'était mis à méditer. Rapidement, les habitants ont constaté une régulation du climat. Interrogé par les habitants, le Maître a expliqué qu'il s'était senti mal et qu'il avait simplement cherché à rétablir un équilibre. Tout s'était aligné dans la sphère du Maître.

Ainsi, méditons, étudions bien notre intérieur et nous conserverons notre équilibre, une harmonie intérieure en toutes circonstances.

Lorsque nous percevons une ambiguïté dans les propos de l'autre, nous avons tendance à choisir l'interprétation la plus négative, à "mal le prendre". Même quand il s'agit d'un ami, nous avons besoin de savoir s'il nous aime vraiment. L'hostilité attribuée à l'autre entraîne la haine ; c'est le début de la guerre.

Nous "faisons du vent", qui va remuer l'océan des émotions et entraîner un "raz-de-marée" en nous. Lorsque des forces sont mises en mouvement, il est déjà trop tard. Apprenons donc à reconnaître les prémices de l'émergence de certaines forces.

Ne pas savoir décoder un message crée une boucle vicieuse entre le mental et l'astral. Par rétroaction, le mental formule : "tu es troublé, ça ne va pas" ce qui entraîne un trouble émotionnel supplémentaire. L'extérieur peut également renvoyer que cela ne va pas ce qui suscite un déni et une émotion supplémentaire.

Lorsque le plan émotionnel est dépassé, nous ne sommes plus dans l'attente d'une démonstration affective. Il ne s'agit pas de blindage mais d'un état associé à une sérénité qui ne dépend plus de ce que disent les autres. C'est l'oubli de soi qui permet de devenir et de rester serein.

Il faut établir une distinction nette entre la sérénité et le blindage. La sérénité permet la créativité et l'amour. Ne confondons pas cela avec la résilience qui permet de se mettre en mouvement avec force et violence, de serrer les poings pour avancer et faire de grandes choses qui représentent des revanches sur le passé.

Notre analyse personnelle doit évoluer de l'analyse des mécanismes du passé, qui expliquent ce que nous sommes, à un autre stade qui constitue une quête de la sagesse et du dépassement de soi et nous permet d'atteindre la sérénité.

Les hommes se mettent en colère à partir de ce qu'ils entendent et voient, l'ouie et la vue étant les deux principaux canaux de réception. Les autres sens (goût, odorat, toucher) sont de moindre effet sur l'interprétation mentale. Interrogeons-nous : que faisons-nous de ce que nous pensons ? Peut on développer une sagesse dans l'appréhension et l'interprétation des choses que nous percevons ?

Si nous ne savons pas de quoi parle notre interlocuteur : pourquoi cela nous rend-il mal à l'aise ?

Si nous voyons de quoi il s'agit et que cela est vrai : pourquoi cela nous fait-il quelque chose ? Bien souvent, nous ressentons les remarques d'autrui, si justes soient-elles, comme une menace à notre survie parce que nous sommes solidaires des autres et que nous dépendons de leurs énergies pour vivre. Du fait de cette dépendance, ce que nous entendons nous fait mal (je suis en danger de rupture relationnelle avec les autres) ou bien nous rassure (c'est une promesse de vie avec les autres). Le véritable test aurait lieu si, tout en étant dégagés de ce lien avec les autres, nous continuions à donner ; nous serions alors dans l'Amour.

On peut dégager deux manières de parvenir à la sérénité :

-       la philosophie Zen qui véhicule les pensées clés suivantes : "Aujourd'hui c'est aujourd'hui", "Je suis là, calme, serein", "Je vis l'instant présent sans peur." Dans la pensée Zen, on ne se projette pas sur le lendemain, on ne fuit pas non plus l'événement présent, on affronte tout, même la mort, sans peur. La philosophie Zen (pas de trouble face à l'hypothèse du vide après la mort) peut se rapprocher de celle de l'athée.

-       la connaissance de l'âme et de l'immortalité, sa qualité intrinsèque. Cette connaissance nous rassure face à la mort. Si nous avons la foi, notre susceptibilité devrait diminuer et la sérénité s'installer. Notre culture est plus imprégnée de cette connaissance que de la philosophie Zen qui est fondamentalement agnostique.

Cette connaissance des Lois de l'univers et de notre éternité doit dépasser le stade du mental et entrer dans une dimension de notre être qui est source de sérénité. On peut être "Docteur es Sciences ésotériques" et avoir encore la peur au ventre chaque jour. La maîtrise n'est pas simple connaissance.

Si nous développons la prière du Cœur, nous devrions être prêts à accepter la mort avec sérénité. C'est comme si l'âme communiquait au travers du Cœur son immortalité et sa sérénité.

Que se passe t-il dans la prière ? Est-ce une demande de consolation maternante ? Ou bien une élévation qui permet d'atteindre une autre dimension ? La prière est à la fois une demande, comme le Notre Père, mais elle est aussi et surtout un acte particulier d'intégration à un niveau supérieur auquel la répétition participe. Il s'agit de développer au travers de la prière l'amour de Dieu, des autres et de soi. Cette nouvelle dimension irradie sur les autres l'Amour et la Joie. Le Cœur commence à vibrer et n'est plus atteint par la peur car il n'est pas possible de ressentir la peur là ou cet Amour existe. Cet amour devient une vibration installée, un centre vibratoire qui se trouve désormais au cœur de notre être.

 

Notre sœur Ir. A lu sa planche intitulée "Vérité". Des mots-clés tels que Dieu, Amour, Lumière, Connaissance résonnent en Ir. à l'évocation du mot Vérité. Ir. a pris conscience récemment qu'elle disait peu "je ne sais pas", car elle se sent en danger si elle avoue son ignorance dans certains domaines. Les caractéristiques du signe du Lion gouvernent sa personnalité. Notre sœur s'attribue parfois des "vérités" prononcées par d'autres comme si elles étaient siennes. Une vérité appartient-elle à quelqu'un ? Qu'est-ce que sa personnalité a à récupérer d'un savoir souvent temporel ? Ir. réalise qu'elle reste prisonnière de sa structure mentale chaque fois qu'elle affirme sa propre vision. Voulant "avoir raison", elle étouffe l'expression de l'intelligence chez l'autre. N'écoutant pas l'autre, elle reste dans une fixité de fausses vérités, empêchant la joie d'aimer de s'exprimer. Face à ses enfants, elle se sent vulnérable si elle ne détient pas la vérité.

A la lecture des ouvrages d'Alice Bailey, Ir. comprend qu'il existe une hiérarchisation des vérités, une plus grande chassant une plus restrictive. On ne peut progresser si on ne peut entendre la "vérité" de l'autre. L'aspirant doit se protéger contre le fanatisme. Il doit pouvoir remettre en question toutes les conclusions du passé afin de recevoir une méthode nouvelle et supérieure d'aborder la Vérité. C'est avec un cœur plein d'amour que le disciple perçoit intuitivement les Vérités fondamentales.

A travers cette planche, Ir. a découvert une structure de son mental soudée à sa personnalité. Cette réflexion l'a déstabilisée et elle souhaite se tourner vers plus de Lumière et d'Amour afin de ne pas se détourner du Chemin.

Trois sœurs de notre groupe sont natives du signe du Lion (signe solaire masculin). Ce signe n'aime généralement pas aborder les choses par le mental. Ce dernier appréhende les lois, puis il doit grandir et se regarder pour comprendre son fonctionnement. Cela lui permettra de se relativiser. Etre intellectualisé nous permet-il de nous auto-définir afin de nous connaître et de nous comprendre ? Le disciple a la capacité d'une psychologie de connaissance de soi. Le mental doit être suffisamment développé pour pouvoir se définir avec nuance et subtilité. Ceux qui ont un long cursus universitaire tels que les grandes personnalités et les hommes politiques n'ont pas forcément la capacité de s'auto-définir. Si nous observons les hommes politiques du signe du Lion, nous constatons que tous leurs discours tournent autour du "je".

Au sein de notre groupe, nous nous entraînons à mettre un genou à terre, ce qui ne nous empêche pas de continuer à résister. Nous maintenons une certaine routine, un confort, tout en constatant que rien ne se passe car nous ne faisons pas ce qu'il faut. Mettre un genou à terre n'est pas facile pour les natifs du signe du Lion, de même que pour les autres signes fixes. Ils ne veulent pas lâcher prise et relativiser quelque chose en eux. Nous devons pouvoir nous dire que notre mental n'est qu'un outil. Tout ce qui nous permettait d'être fier grâce à notre mental va s'atténuer en vieillissant. La perte des facultés touche tout le monde. Pourtant, nous ne devenons pas forcément plus humble. L'humilité se prépare lorsque nous sommes encore jeunes et que nous possédons toutes nos facultés. Ne confondons pas l'humilité et l'humiliation de celui qui voit décliner ses aptitudes.

Notre sœur Ir. a ouvert une porte qui lui a permis de voir un mécanisme permanent : celui de l'égo. Les natifs du Lion, par souci de perfection, sont effrayés quand ils s'aperçoivent qu'ils ne sont pas parfaits. Ils deviennent vainement angoissés car le but recherché n'est pas la perfection de la personnalité mais la communion avec l'âme. Dès que la personnalité s'efface, le contact avec l'âme devient réalisable. Enlevons tous les obstacles. Sachons dissoudre les névroses avec joie et ne les laissons pas devenir des substituts de la personnalité.

Lorsque nous sommes interpellés dans notre groupe, est-ce en tant que personnalité, âme, ou observateur qui se découvre ? Qualifions-nous l'âme ou la personnalité ?

Si la tristesse s'installe en nous, c'est parce que voulons maintenir une qualité et être aimé. Réalisons l'oubli de soi qui ne s'appuie pas sur de l'indifférence. Ceux qui ne sentent pas aimés commencent à développer une dureté qui leur fait dire : "je n'en ai rien à faire". A ce stade, nous ne pouvons plus intervenir au niveau de l'amour pour les "sauver". La pire des choses pour un égo serait d'exister à travers la haine et le blindage car il pourrait poser des actes destructeurs en pensant que ce n'est pas important puisque personne ne l'aime.

 

Le groupe a ensuite poursuivi l'étude des sept modes de guérison dans Guérison ésotérique, Traité sur les sept Rayons, Volume IV (pp. 699 à 709).

II. Les rayons du guérisseur et du patient

La divergence ou l'identité entre les rayons du guérisseur et ceux de son patient constitue un facteur d'importance. De nombreux autres facteurs conditionnants viendront jouer dont le contraste entre le rayon de l'âme et le rayon de la personnalité des deux parties. On peut donc rencontrer des situations dans lesquelles :

1.     Les rayons de l'âme sont identiques et les rayons des personnalités différents.

2.     Les rayons de la personnalité sont les mêmes, mais les rayons de l'âme ne le sont pas.

3.     Les rayons sont semblables dans les deux cas.

4.     Ni les rayons de l'âme ni ceux de la personnalité ne sont les mêmes.

5.     Le rayon de l'âme est inconnu, mais celui de la personnalité est apparent.

6.     On ne sait rien des rayons des deux intéressés.

Les rayons des véhicules mental, astral, ou physique ont un effet net et parfois décisif. Il est donc utile de les connaître. Lorsqu'un guérisseur entraîné est en possession de cette connaissance, il peut utiliser une technique secondaire à l'appui de la méthode de base. Il se sert alors du véhicule inférieur approprié, soit le sien, soit celui du patient, pour déverser un courant secondaire d'énergie curative qui renforce l'action du courant primaire. Ce cas est assez rare car seul un initié d'une certaine classe est en mesure de guérir de cette manière.

Cette étude se bornera donc à considérer les rayons de l'âme et de la personnalité du guérisseur et du patient. Il se présente une trop grande variété de difficultés lorsque l'on cherche à tracer un tableau des relations réciproques entre tous les rayons des deux intéressés.

A mesure que la psychologie ésotérique émergera en tant que science nettement rattachée à l'éducation, certains énoncés relatifs à la guérison gagneront en clarté :

1.     Le guérisseur doit déceler ses propres rayons puis procéder à son travail en se basant sur cette donnée. Lorsqu'il ne peut parvenir à leur connaissance, il devrait s'abstenir de tenter des guérisons.

2.     S'il est inapte à poursuivre le travail de guérison, qu'il se limite au rôle consistant à servir de chenal à l'énergie d'amour dirigée vers le patient.

3.     Le guérisseur trouvera bien souvent plus facile de déceler ses propres rayons, que de connaître les rayons du patient. Il y a deux raisons à cela :

a.     Le fait qu'il cherche à guérir et à secourir dénote un certain degré d'avancement nécessaire pour déceler correctement la qualité de rayon.

b.     Si le patient est évolué, il peut ne pas rechercher le secours du guérisseur, et tenter de résoudre lui-même son problème à l'aide de son âme et d'un Ashram, s'il y est affilié. Si le patient n'est pas évolué, le rayon de sa personnalité sera plus facile à déceler que le rayon de son âme, et fournira ainsi le point de contact.

4.     Lorsque le guérisseur a déterminé le ou les rayons qui conditionnent le patient, il devrait se prédisposer à l'œuvre de guérison en consacrant un minimum de cinq heures (non nécessairement consécutives) à y préparer son organe de pensée. Le guérisseur doit étudier le patient et se familiariser avec :

a.     Le problème de la maladie et sa nature particulière.

b.     Sa localisation dans le corps physique.

c.     Le centre impliqué et, si le guérisseur est un disciple illuminé, l'état de ce centre.

d.     L'acuité du trouble et les chances de cure.

e.     La présence ou l'absence du danger de mort.

f.      La condition psychologique du patient.

g.     Les rayons du patient, si c'est faisable. Si le guérisseur les connaît, ils conditionneront son approche.

5.     S'étant ainsi préparé, le guérisseur focalise son attention sur son propre rayon. Si le guérisseur ne possède pas de notions spécifiques de ses propres rayons et de ceux du patient, il lui est fréquemment possible de déceler si la tendance générale du caractère se rattache à la ligne impaire (1-3-5-7) ou à la ligne paire (2-4-6) et d'agir ensuite en conséquence.

6.     Le plus fréquemment, la relation entre le guérisseur et le patient se fait de personnalité à personnalité. L'énergie dont se sert le guérisseur est alors simplement celle du prana planétaire. Elle aura pour effet de stimuler les processus naturels du corps physique ; elle fortifiera son véhicule physique au point de pouvoir refouler la maladie. Ou, au contraire, elle aidera le patient à affronter avec confiance les processus de la mort, et à passer avec calme, compréhension et intelligence dans les domaines plus subtils d'existence.

7.     Lorsque la relation est celle de l'âme du guérisseur à la personnalité du patient, le guérisseur utilisera l'énergie des rayons, déversant l'énergie de son propre rayon dans le centre qui contrôle la région malade. Lorsque l'âme du guérisseur et celle du patient agissent en coopération, les deux énergies peuvent s'associer. Si les deux rayons sont les mêmes, l'une des énergies peut se trouver renforcée, et le travail de guérison ou de dissolution grandement accéléré.

8.     Le guérisseur doit toujours se rappeler que sa tâche consiste soit à guérir – selon la loi karmique – soit à contribuer au processus de dissolution, ce qui provoque une forme supérieure de guérison.

9.     A moins que le guérisseur ne soit un initié de haut rang, des guérisons soudaines et des arrêts dramatiques de maladies ne se produiront pas. S'il en advenait, ce serait dû à trois facteurs :

a.     La destinée du patient, dont l'heure de départ n'a pas sonné.

b.     L'interposition de l'âme du patient, qui, en dernière analyse, est l'agent du karma.

c.     L'aide du guérisseur qui s'est trouvée suffisamment adéquate pour donner au patient la confiance et la force additionnelles nécessaires pour provoquer sa propre guérison.

10.   Nul n'est jamais ramené en deçà du portail de la mort lorsque son karma indique que son heure a sonné. Le cycle de vie sur le plan physique prend alors fin, à moins que l'intéressé ne travaille dans un Ashram et que son travail et la présence soient encore nécessaires pour achever sa tâche assignée. Dans ce cas, le Maître de l'Ashram peut adjoindre Ses connaissances et Son énergie à celles du guérisseur et du patient et provoquer un retard temporaire de son départ. Ni le guérisseur ni le patient ne doivent escompter cette intervention, car ils ne connaissent pas la totalité des circonstances qui justifieraient d'apporter un retard.

11.   Il existe certaines exigences élémentaires ou conditions nécessaires au travail du guérisseur :

a.     Un calme aussi complet que possible dans la chambre du malade.

b.     Un nombre de visiteurs restreint à ce que dictera la sagesse.

c.     Dans la mesure du possible, le malade devrait être étendu sur le dos, ou sur le côté, de manière que les centres situés le long de la colonne vertébrale soient tournés vers le guérisseur. Dans certains cas, le patient devra être étendu de manière à permettre au guérisseur de placer ses mains au-dessus de la région malade, bien qu'en aucun cas elles ne doivent prendre contact avec le corps du patient.

12.   Lorsque le calme, la paix, et le silence auront été obtenus, le guérisseur mettra en œuvre la technique appropriée.

Lorsque le guérisseur ne dispose pas de la technique appropriée ou n'est pas pénétré des formules qui vont être données plus loin, il peut assembler sa propre technique et ses règles après avoir étudié de près les présentes instructions pour guérir.

III. Les sept techniques de guérison

Ces techniques seront présentées sous forme d'anciens énoncés ou formules symboliques tirés du Livre des Règles pour les Disciples Initiés. Il n'est pas encore prudent d'indiquer la simple application physique de ces techniques des rayons car cela serait trop dangereux.

Il convient de rappeler que les initiés de la Loge Noire savent également guérir ou provoquer des maladies et la mort, et qu'ils emploient des techniques très similaires. La différence réside dans le fait qu'ils ne peuvent travailler qu'avec les rayons de la personnalité du guérisseur et du patient. Ils sont totalement incapables d'agir sur un patient orienté spirituellement si peu que ce soit, et qui est passé sous le contrôle de son âme. Ils n'ont pas non plus la faculté de recourir à l'aide d'un guérisseur orienté spirituellement.

Les forces noires ne s'intéressent pas aux personnes sans importance, sauf à celles dont la puissance ou l'influence pourrait servir leurs fins. Leur travail mauvais n'est exécutable qu'au moment où l'homme est en voie de choisir soit de s'avancer dans la vie spirituelle, soit de rester statique, soit de se tourner délibérément vers le sentier qui mène à la loge noire ce qui est fort rare.

On peut attribuer trois significations aux sept techniques se rapportant au travail de guérison et présentées ci-après. Si un étudiant moderne réfléchit de manière adéquate et mène une vie spirituelle, il peut réussir à en interpréter pour lui-même le sens inférieur.

Technique du premier rayon

"Que la force dynamique régissant les cœurs de tous ceux qui habitent Shamballa vienne à mon aide, car je suis digne de cette aide. Qu'elle descende jusqu'au troisième, passe au cinquième, et se focalise dans le septième. Ces mots ne signifient pas ce qu'ils sembleraient à première vue. Le troisième, le cinquième, et le septième sont enfouis dans le premier et sont issus du Soleil Central de vitalité spirituelle. Le supérieur s'éveille alors chez celui qui sait et chez celui qui doit être guéri, et ainsi les deux ne font qu'un. Ceci est un profond mystère. L'alliance des forces curatives effectue le travail désiré. Elle peut apporter la mort, cette grande délivrance, et rétablir ainsi le cinquième, le troisième, et le premier, mais non le septième."

L'énergie du premier rayon est généralement employée par les guérisseurs spirituels éduqués lorsqu'il devient clair pour eux que l'heure du patient a sonné. Lorsque le premier rayon est celui de l'âme du guérisseur ou du patient, il faut que l'application de cette énergie soit transférée de centre coronal à centre coronal, et de là à la région du trouble et au centre allié à sa localisation.

Lorsque la guérison est possible, il peut en résulter une aggravation temporaire du mal en raison du fait que l'énergie arrivante "expulse dynamiquement" le germe même de la maladie. Il peut se produire une élévation de température ou un effondrement auxquels le guérisseur, le patient, et le médecin consultant doivent être préparés. Ils doivent alors prendre les mesures physiques nécessaires telles que le corps médical orthodoxe les recommande.

Lorsque le premier rayon est le rayon de la personnalité du patient, le guérisseur doit prendre de grandes précautions pour appliquer l'énergie du premier rayon et agir très lentement et progressivement par le centre de la ligne impaire 1-3-5-7 le plus proche du siège du trouble. Il fera passer l'énergie par ce centre et de là au centre qui se trouve à l'endroit de la maladie. S'il advient que ce centre se trouve sur la ligne 3-5-7, il faudra que le guérisseur prenne des soins particuliers, faute de quoi l'énergie dynamique du premier rayon détruirait au lieu de guérir.

Technique du deuxième rayon

"Que l'énergie de guérison descende en apportant la dualité de ses lignes de vie et sa force magnétique. Que la force magnétique vivante se retire et aille s'ajouter à celle qui est présente dans le septième, opposant quatre et six à trois et sept, mais ne s'occupant pas de cinq. Le tourbillon circulaire et inclusif – descendant jusqu'au foyer – dérange, enlève, puis fournit, et le travail est ainsi accompli.

Le cœur tourne sur lui-même. Deux cœurs tournent comme un seul. Les douze dans le véhicule, les douze dans la tête, et les douze sur le plan de l'âme fournissent leur effort, coopèrent comme un seul, et le travail est ainsi accompli. Deux énergies achèvent cette exécution, et les trois dont le nombre est un douze répondent au plus grand douze. La vie est connue et les années sont prolongées."

En lisant cet énoncé à la lumière des connaissances sur les centres, l'interprétation primaire ne tardera pas à apparaître.

Technique du troisième rayon

"Le guérisseur se tient debout et tisse. Il prend dans le trois, le cinq, et le sept ce dont le cœur de la vie a besoin. Il réunit les énergies et les fait servir le troisième. Il crée un tourbillon dans lequel l'affligé doit descendre, et le guérisseur l'accompagne. Ils restent pourtant tous deux dans la paix et le calme. C'est ainsi que l'Ange du Seigneur doit descendre dans l'étang pour apporter la vie guérissante."

Il est fait référence ici à "l'étang des eaux", en tant que cause majeure de bien des maladies. Le troisième aspect de la divinité doit commander la nature émotionnelle.

 

Le groupe a ensuite poursuivi la lecture de Rayons et Initiations, Traité sur les sept Rayons, Volume V (pp. 203 à 215) par l'étude de la Règle X destinée aux disciples et aux initiés.

4. Entendre le O.M. tel que le fait résonner celui qui, dressé au centre même de la Chambre du Conseil du Seigneur, attend.

Le lecteur doit admettre que la plus haute initiation sur notre planète marque le commencement de la signification. L'initié (tel Le Bouddha et Le Christ) est libéré du plan physique cosmique en vue d'événements plus importants. Le vrai but de l'existence de la grande Loge Blanche apparaît dans leur conscience.

Il est important que le lecteur saisisse la continuité de la révélation et l'avenir se déroulant devant l'initié, même s'il n'a pas la moindre idée quant à ces domaines de réalisation. Le mécanisme de la pensée humaine est incapable d'enregistrer ces concepts car, aujourd'hui, l'objectif de ceux qui lisent ces lignes est le contact avec l'âme, la reconnaissance de la Hiérarchie et l'initiation. Il est dès lors plus profitable d'expliciter le sens des mots "la Chambre du Conseil du Seigneur", à partir des trois concepts suivants :

1.     L'humanité existe dans la substance de la Vie planétaire en tant que grand centre d'énergie intelligente.

2.     Le centre spirituel où l'énergie d'attraction est focalisée, jaillissant d'une part vers les trois mondes et les quatre règnes de la nature, et d'autre part vers Shamballa et les deux règnes supérieurs en manifestation, est ce que nous appelons communément la Hiérarchie.

3.     Il existe un autre centre, Shamballa, ni spirituel ni humain, mais cependant caractérisé par la divinité. Il est l'expression de la volonté de Celui en qui nous avons la vie, le mouvement et l'être. 

La distinction entre les mots spirituel et divin est importante. Ce qui caractérise la spiritualité est l'Amour alors que la caractéristique de la divinité est la Volonté. Le principe les reliant est la Sagesse, exprimée par le Bouddha dans le temps et l'espace, et donc de manière relative et limitée. Sa réalisation est passée par la reconnaissance de la distinction entre amour et volonté (âme et Monade), et Sa capacité à exprimer l'énergie qui les unit. Au même moment, le Christ donna l'exemple de l'union entre l'amour et l'intelligence (âme et personnalité). Il existe donc un groupe de Vies qui incarnent la divinité et entourent Sanat Kumara. Le Seigneur du Monde est au Logos planétaire ce que la personnalité et l'âme sont au disciple. Il est la force qui maintient toutes les formes et substances de façon à ce qu'elles constituent un tout cohérent, fonctionnant, chargé d'énergie. A une échelle inférieure, on peut voir une analogie à travers le rôle du Christ vis-à-vis de l'Eglise Chrétienne.

Le travail du disciple mondial est intermédiaire entre la volonté et l'amour unis en manifestation. La cohérence concernant les vies est une expression de la volonté, motivés par l'amour et mis en œuvre intelligemment par l'exécution des plans. Cependant, la puissance individuelle de Sanat Kumara est amplifiée par la compétence d'un groupe de Vies qui constitue le cercle intérieur de la Chambre du Conseil du Seigneur du Monde. Elles sont en rapport avec le Logos planétaire sur son propre plan, le mental cosmique, et leurs caractéristiques sont la Volonté et le Dessein. Quand le Logos planétaire est en incarnation, il fonctionne sur le plan physique cosmique, incarnant les sept principes que nous connaissons. Les trois Bouddhas d'Activité ainsi que les Sept Esprits devant le trône de Dieu sont membres du Conseil. Chacun des Sept Esprits est en rapport avec une des sept planètes sacrées de notre système solaire, puisant dans les énergies qu'elles incarnent.

Les membres participant au Grand Conseil et pouvant répondre au O, que Sanat Kumara fait résonner tous les 100 ans, sont peu nombreux. Le dernier Conseil pour notre humanité eu lieu en 1925. Des décisions sont prises quant au développement futur, et des énergies sont mises à disposition à cette fin. Les responsables du développement planétaire sont attentifs à l'évolution de la conscience des trois règnes subhumains dans les trois mondes. L'initié qui avance sur le Sentier de l'Initiation perçoit lentement ces grands objectifs. L'initiation peut être considérée comme la reconnaissance des objectifs mis en œuvre via Shamballa. Elle n'est que préparatoire au Sentier de l'Evolution Supérieure.

Rien de plus ne peut être dit sur cette règle, hormis le souhait que la faculté de pensée du lecteur progresse et que sa vision s'élargisse.

Règle Onze : Les quatre grands Cycles de Réalisation

Le thème de l'initiation de groupe sera traité maintenant à travers les règles que les groupes, cherchant l'expansion de conscience, devront apprendre. Parmi les sept grandes initiations solaires, cinq concernent l'humanité ordinaire. L'initiation de groupe constitue une expérience nouvelle et elle n'est pas une réalisation facile. La Hiérarchie avait envisagé ce travail depuis déjà fort longtemps mais il a fallu des millénaires avant que l'évolution de l'humanité le permette, à titre d'expérimentation. Le premier objectif est de voir si des disciples peuvent travailler ensemble et réaliser une fusion intérieure. Cela ne fut guère probant jusqu'à maintenant car il a été difficile de trouver des disciples à peu près au même point d'évolution et qui pouvaient maintenir une certaine cohérence, en neutralisant leurs différences personnelles. Ce fut un échec du point de vue du but poursuivi, mais pas vraiment du point de vue du développement de certains disciples.

Il est intéressant de noter ce qu'implique l'initiation de groupe.

En premier lieu, éliminer les réactions émotionnelles est une des préoccupations de la Hiérarchie. Les sentiments d'approbation ou de désapprobation que les membres du groupe peuvent ressentir les uns envers les autres perturbent l'équilibre du groupe, empêchant la fusion de groupe. A ce stade, l'impersonnalité n'est pas encore un objectif à atteindre. Elle n'est possible que pour le disciple qui aime vraiment et qui voit la vie à travers la lumière de la Triade Spirituelle. La Règle XI y fait référence. Les vraies relations de groupe reposent sur la compréhension de la divine indifférence et d'un amour permanent. Celui qui aspire à participer à l'initiation de groupe doit s'efforcer de comprendre ces attitudes de base.

En deuxième lieu, le groupe doit saisir la nécessité d'utiliser la force de destruction. L'aspiration commune et un but entrevu ensemble suffisent pour réunir quelques personnes. L'égoïsme spirituel est souvent la caractéristique d'un tel groupe dans le sens où ce n'est pas l'amour divin pour l'humanité mais le désir de réalisation personnelle qui conduit chaque membre au sein du groupe. Dès lors, l'injonction "Tuez le désir" doit être la première activité destructrice du disciple. Il la réalise par un processus d'attrition c'est-à-dire qu'il cesse de le reconnaître. Le désir n'est plus alimenté par la pensée. Le disciple est préoccupé par le service qu'il peut rendre et, sans qu'il s'en aperçoive, le désir meurt d'attrition. Tant que chaque membre du groupe ne se sera pas libéré du désir, le groupe ne pourra avancer sur la voie de l'Initiation.

Par la suite, il faudra rompre les liens qui rattachent les personnalités des membres du groupe. Les relations doivent être basées sur l'activité de l'âme, l'engagement commun vis-à-vis du Maître et le service à l'humanité. Un point de liberté dans la relation de groupe se manifestera et indiquera que l'activité du groupe correspond à celle du disciple consacré. Un enseignement plus poussé sera alors transmis à un tel groupe et intensifiera sa puissance, rendant la relation avec le Maître plus étroite. C'est le groupe qui accomplit lui-même ce travail car la vie de l'âme s'est fait sentir. La destruction du désir et la rupture de tous les liens de la personnalité sont les deux premiers résultats essentiels de la vraie vie de groupe.

Le désir de reconnaissance en général doit être détruit. Le Maître ne reçoit aucune reconnaissance pour le travail de ses disciples, bien qu'Il ait donné la première impulsion. Le disciple exécute le Plan, accepte la responsabilité, paie le prix du résultat engendré par l'activité, et gagne la reconnaissance des foules. Mais tant qu'il est en attente de cette reconnaissance, il ralentit son pas vers les initiations supérieures. Demander et rechercher la reconnaissance retarde l'absorption du groupe dans l'ashram intérieur.

Cependant, si le groupe lutte ensemble afin de s'absorber dans le service, il peut être à la hauteur de la nécessité occulte. Les réactions non essentielles disparaissent quand un groupe arrive à un point correct de tension dans l'union.

Ces trois types de travail dans la ligne de la destruction nécessitent l'utilisation de la volonté de groupe dans le cadre de la loi de Continuité Occulte, si le groupe exprime l'amour.

En troisième lieu, l'initiation de groupe implique la diversité dans l'unité. Chaque membre n'est pas préparé à la même initiation, et la diversité des caractéristiques tend à rendre efficace la manifestation sur le plan extérieur. Le groupe est un reflet de la Hiérarchie en miniature, ce qui permet un vaste éventail de relations efficaces.

L'étude des conditions de l'initiation de groupe permet de comprendre qu'il est indispensable d'éliminer les réactions de la personnalité afin que chaque membre reconnaisse pleinement son rang sans ressentir de jalousie ou un manque de considération. Les membres les plus avancés apportent la stimulation du Plan tels qu'ils la reçoivent du Maître. Les disciples les plus expérimentés coordonnent le Plan au sein du groupe. Les néophytes l'exécutent sur le plan physique. De ceci découle une coordination souple et efficace. Cela n'est pas facile pour un groupe car les disciples sont fortement individualistes.

L'observance du silence est un facteur important dans la préparation du groupe à l'initiation. Cela ne veut pas dire que s'abstenir de parler conduira plus rapidement au rang d'initiés. Le silence dont il est question est l'impartialité de certaines lignes de pensée et l'élimination de la rêverie. La parole doit être contrôlée à sa source. La parole est la précipitation d'idées et de pensées qui débordent sur le plan physique. Le fait de les retenir peut entraîner à terme un torrent de mots encore plus violents et des déséquilibres dans le corps astral. Le silence de la pensée doit être cultivé c'est-à-dire que certaines habitudes de pensée doivent être extirpées.

Précédente Remonter Suivante

 

 

Pour toute information s'adresser à : info@girolle.org