En début de rencontre, le Frère Instructeur a souhaité au
groupe une bonne année 2005. Qu'elle puisse être illuminatrice pour tous !
A Noël, nous avons perçu la lumière du Christ ; puisse
t-elle nous aider à progresser sur le sentier, à accepter les événements et
à traverser les épreuves avec détermination. Nous pouvons chaque jour être
confrontés aux événements les plus douloureux qui soient comme actuellement
en Asie du sud.
Face à un tel événement, de nombreuses questions se
posent :
- La Hiérarchie a-t-elle souhaité que se déclenche
un tel cataclysme ou bien est-ce un simple phénomène de la nature auquel
l'humanité est confrontée ?
Nous sommes dans un monde à 3 dimensions, un monde de
matière, de forces qui cherchent à s'équilibrer. Peut-être un jour, dans
notre sagesse à venir, pourrons-nous les maîtriser. Le Christ, qui a
commandé au vent et à la mer de se calmer, nous a annoncé que nous ferons un
jour des choses semblables, voire plus grandes encore.
Pour gouverner un plan, quel qu'il soit, il nous faut
nous positionner au-dessus. C'est, par exemple, en se situant dans le cœur
que nous pouvons agir sur le plan émotionnel. Le mental peut aussi agir sur
l'émotionnel mais avec l'arbitraire qui le caractérise qui ne mène pas au
cœur.
- Lorsque nous avons vu les images des zones
dévastées, avons-nous été touchés au niveau de l'âme ou bien avons-nous été
ébranlés au niveau émotionnel ?
Face à cet événement naturel en Asie, nous observons un
élan de solidarité. La solidarité relève d'un certain égoïsme et n'est pas
encore la manifestation du véritable amour. A ce titre, elle devrait être
considérée comme une réaction normale. Nous sommes solidaires vis-à-vis d'un
voisin qui est dans l'adversité car peut-être, plus tard, nous pourrions
nous trouver dans la même situation que lui. En étant solidaire, nous
faisons en quelque sorte un investissement pour l'avenir. Nous espérons plus
ou moins consciemment qu'il interviendrait pour nous secourir si nous étions
dans le besoin. Dans l'Amour, c'est la générosité de l'âme qui se
manifeste : nous ne pouvons l'exprimer que si nous avons franchi plusieurs
étapes.
- Les forces noires ont-elles provoqué une telle
catastrophe ?
Généralement, les forces noires agissent dans le but de
susciter plus d'égoïsme, de haine, de méchanceté, de séparativité.
- La Hiérarchie a-t-elle provoqué un tel
cataclysme ?
Nous ne pouvons chercher des raisons morales ou
attribuer à Dieu une volonté spécifique dans la provocation de ce
raz-de-marée. Il est possible que dans quelques siècles nous ne subissions
plus de tels événements grâce à l'avancée de la science qui permettra de
prévenir tous les mouvements terrestres. Il nous faut donc développer la
science mais également l'intelligence du Cœur.
Le "contrat" de l'incarnation consiste à apprendre des
leçons dans un monde de causes et d'effets. Avant d'exercer la Magie, il
faut d'abord apprendre les Lois de l'univers. Seul celui qui a acquis une
grande sagesse peut exercer un pouvoir sur la nature sans danger pour
l'univers.
Il s'agit pour nous de réaliser que nous faisons partie
de la conscience du Créateur et que nous pouvons être assurés qu'Il fait ce
qui est bon pour nous. Il est Amour et cela nous permet d'avoir une totale
confiance en Lui.
- La Hiérarchie peut-elle aider dans de tels cas ?
Certains ont certainement été sauvés de manière
miraculeuse ; d'autres ont eu une intuition avant le raz-de-marée qui aura
eu une issue positive ou, au contraire, fatale…
- Comment expliquer que certains animaux ont pu fuir
à temps ?
Au cours de ce raz-de-marée, les animaux ont fait
preuve de leur instinct. Nombre d'entre eux, ayant détecté un ébranlement de
la terre, ont pu fuir à temps. Plusieurs hypothèses explicatives peuvent
être envisagées :
- La transmission du son n'a probablement pas été
un indicateur assez précoce pour les animaux dont certains ont fui vers les
montagnes bien avant l'arrivée de la vague. L'hypothèse la plus probable est
que les vibrations provoquées par le séisme ont été transmises par l'écorce
terrestre et ont été perçues par les animaux, en particulier les éléphants.
- L'inconscient collectif des animaux a pu
véhiculer l'information. Certains animaux, en danger ou en train de mourir,
ont envoyé des messages de détresse qui ont pu être captés par d'autres
animaux un peu plus loin.
- Il n'est pas exclu que des Maîtres en charge de
certaines espèces aient envoyé certains messages d'alertes aux animaux
présents dans cette région au moment du raz-de-marée.
L'instinct animal est l'équivalent, à un niveau
inférieur, de l'intuition chez les hommes. Au cours du processus
d'évolution, l'instinct animal s'atténue, voire disparaît avec l'apparition
du mental. Le mental a, dans un premier temps, la propriété de séparer, de
disséquer mais non de percevoir. Ensuite, se développe l'intuition qui
permet d'être à la fois connecté verticalement et horizontalement.
Actuellement, l'homme est focalisé dans le mental et
doit faire preuve de science pour découvrir les Lois et prévoir. Lorsqu'il
sera au niveau de l'intuition, la connaissance immédiate se développera. Si
nous devons apprendre à vivre à un certain niveau (en contact avec le plan
bouddhique), il ne faut plus posséder et alimenter les pouvoirs inférieurs.
Oublier les pouvoirs médiumniques, les facultés et les prérogatives des
plans inférieurs nous permettra de tout redécouvrir à un autre niveau.
- Un cataclysme semblable à celui-ci pourrait-il
être relié à une modification de la configuration de la planète ?
Certains émettent l'hypothèse d'une future inversion
des pôles magnétiques. D'autres ont prédit un basculement de l'axe de
rotation de la Terre.
Les scientifiques observent depuis quelques décennies
une diminution notable du champ magnétique de la Terre. Il est possible que
les pôles magnétiques s'inversent comme cela a dû arriver plusieurs fois
déjà selon les déductions des scientifiques. Mais cette inversion des pôles
ne résulterait pas nécessairement d'un basculement du noyau interne de la
Terre. Le lien avec une activité sismique au niveau de la croûte terrestre
n'est donc pas évident.
Le changement de l'axe de rotation de la Terre ne
pourrait pas être la conséquence de phénomènes purement terrestres. Il ne
pourrait résulter que d'une collision avec un autre corps céleste. Les
conséquences seraient plus graves encore que celles d'un déluge car le
climat et les saisons seraient perturbées durablement. La pire des
situations serait qu'un pôle de la Terre se présente toujours face au soleil
tandis que l'autre serait toujours plongé dans la nuit.
- Quel lien peut-on faire entre les catastrophes
naturelles et le niveau d'évolution de l'humanité ?
Nous sommes incités à réfléchir sur notre
responsabilité collective face à la provocation de bouleversements
planétaires. Tant que l'humanité a des désirs de sensations, tant que les
hommes prennent du plaisir à voir des films de catastrophe, il est possible
que les cataclysmes perdurent.
Le jour où nous ne chercherons plus à nous procurer des
émotions avec des catastrophes réelles ou imaginaires, nous ne subirons
probablement plus ces catastrophes, pour au moins deux raisons :
- nous étant suffisamment mobilisés à un niveau
plus élevé, au niveau mental, nous aurons ainsi trouvé des parades à de tels
maux,
- ayant acquis une sérénité intérieure,
l'extérieur sera lui-même apaisé. Cette loi a été illustrée par l'histoire
suivante : un Maître s'était installé dans une région où le climat était
sans cesse perturbé. Il s'était mis à méditer. Rapidement, les habitants ont
constaté une régulation du climat. Interrogé par les habitants, le Maître a
expliqué qu'il s'était senti mal et qu'il avait simplement cherché à
rétablir un équilibre. Tout s'était aligné dans la sphère du Maître.
Ainsi, méditons, étudions bien notre intérieur et nous
conserverons notre équilibre, une harmonie intérieure en toutes
circonstances.
Lorsque nous percevons une ambiguïté dans les propos de
l'autre, nous avons tendance à choisir l'interprétation la plus négative, à
"mal le prendre". Même quand il s'agit d'un ami, nous avons besoin de savoir
s'il nous aime vraiment. L'hostilité attribuée à l'autre entraîne la haine ;
c'est le début de la guerre.
Nous "faisons du vent", qui va remuer l'océan des
émotions et entraîner un "raz-de-marée" en nous. Lorsque des forces sont
mises en mouvement, il est déjà trop tard. Apprenons donc à reconnaître les
prémices de l'émergence de certaines forces.
Ne pas savoir décoder un message crée une boucle
vicieuse entre le mental et l'astral. Par rétroaction, le mental formule :
"tu es troublé, ça ne va pas" ce qui entraîne un trouble émotionnel
supplémentaire. L'extérieur peut également renvoyer que cela ne va pas ce
qui suscite un déni et une émotion supplémentaire.
Lorsque le plan émotionnel est dépassé, nous ne sommes
plus dans l'attente d'une démonstration affective. Il ne s'agit pas de
blindage mais d'un état associé à une sérénité qui ne dépend plus de ce que
disent les autres. C'est l'oubli de soi qui permet de devenir et de rester
serein.
Il faut établir une distinction nette entre la sérénité
et le blindage. La sérénité permet la créativité et l'amour. Ne confondons
pas cela avec la résilience qui permet de se mettre en mouvement avec force
et violence, de serrer les poings pour avancer et faire de grandes choses
qui représentent des revanches sur le passé.
Notre analyse personnelle doit évoluer de l'analyse des
mécanismes du passé, qui expliquent ce que nous sommes, à un autre stade qui
constitue une quête de la sagesse et du dépassement de soi et nous permet
d'atteindre la sérénité.
Les hommes se mettent en colère à partir de ce qu'ils
entendent et voient, l'ouie et la vue étant les deux principaux canaux de
réception. Les autres sens (goût, odorat, toucher) sont de moindre effet sur
l'interprétation mentale. Interrogeons-nous : que faisons-nous de ce que
nous pensons ? Peut on développer une sagesse dans l'appréhension et
l'interprétation des choses que nous percevons ?
Si nous ne savons pas de quoi parle notre
interlocuteur : pourquoi cela nous rend-il mal à l'aise ?
Si nous voyons de quoi il s'agit et que cela est vrai :
pourquoi cela nous fait-il quelque chose ? Bien souvent, nous ressentons les
remarques d'autrui, si justes soient-elles, comme une menace à notre survie
parce que nous sommes solidaires des autres et que nous dépendons de leurs
énergies pour vivre. Du fait de cette dépendance, ce que nous entendons nous
fait mal (je suis en danger de rupture relationnelle avec les autres) ou
bien nous rassure (c'est une promesse de vie avec les autres). Le véritable
test aurait lieu si, tout en étant dégagés de ce lien avec les autres, nous
continuions à donner ; nous serions alors dans l'Amour.
On peut dégager deux manières de parvenir à la
sérénité :
- la philosophie Zen qui véhicule les pensées
clés suivantes : "Aujourd'hui c'est aujourd'hui", "Je suis là, calme,
serein", "Je vis l'instant présent sans peur." Dans la pensée Zen, on ne se
projette pas sur le lendemain, on ne fuit pas non plus l'événement présent,
on affronte tout, même la mort, sans peur. La philosophie Zen (pas de
trouble face à l'hypothèse du vide après la mort) peut se rapprocher de
celle de l'athée.
- la connaissance de l'âme et de l'immortalité,
sa qualité intrinsèque. Cette connaissance nous rassure face à la mort. Si
nous avons la foi, notre susceptibilité devrait diminuer et la sérénité
s'installer. Notre culture est plus imprégnée de cette connaissance que de
la philosophie Zen qui est fondamentalement agnostique.
Cette connaissance des Lois de l'univers et de notre
éternité doit dépasser le stade du mental et entrer dans une dimension de
notre être qui est source de sérénité. On peut être "Docteur es Sciences
ésotériques" et avoir encore la peur au ventre chaque jour. La maîtrise
n'est pas simple connaissance.
Si nous développons la prière du Cœur, nous devrions
être prêts à accepter la mort avec sérénité. C'est comme si l'âme
communiquait au travers du Cœur son immortalité et sa sérénité.
Que se passe t-il dans la prière ? Est-ce une demande
de consolation maternante ? Ou bien une élévation qui permet d'atteindre une
autre dimension ? La prière est à la fois une demande, comme le Notre Père,
mais elle est aussi et surtout un acte particulier d'intégration à un niveau
supérieur auquel la répétition participe. Il s'agit de développer au travers
de la prière l'amour de Dieu, des autres et de soi. Cette nouvelle dimension
irradie sur les autres l'Amour et la Joie. Le Cœur commence à vibrer et
n'est plus atteint par la peur car il n'est pas possible de ressentir la
peur là ou cet Amour existe. Cet amour devient une vibration installée, un
centre vibratoire qui se trouve désormais au cœur de notre être.
Notre sœur Ir. A lu sa planche intitulée "Vérité".
Des mots-clés tels que Dieu, Amour, Lumière, Connaissance résonnent en Ir. à
l'évocation du mot Vérité. Ir. a pris conscience récemment qu'elle disait
peu "je ne sais pas", car elle se sent en danger si elle avoue son ignorance
dans certains domaines. Les caractéristiques du signe du Lion gouvernent sa
personnalité. Notre sœur s'attribue parfois des "vérités" prononcées par
d'autres comme si elles étaient siennes. Une vérité appartient-elle à
quelqu'un ? Qu'est-ce que sa personnalité a à récupérer d'un savoir souvent
temporel ? Ir. réalise qu'elle reste prisonnière de sa structure mentale
chaque fois qu'elle affirme sa propre vision. Voulant "avoir raison", elle
étouffe l'expression de l'intelligence chez l'autre. N'écoutant pas l'autre,
elle reste dans une fixité de fausses vérités, empêchant la joie d'aimer de
s'exprimer. Face à ses enfants, elle se sent vulnérable si elle ne détient
pas la vérité.
A la lecture des ouvrages d'Alice Bailey, Ir. comprend
qu'il existe une hiérarchisation des vérités, une plus grande chassant une
plus restrictive. On ne peut progresser si on ne peut entendre la "vérité"
de l'autre. L'aspirant doit se protéger contre le fanatisme. Il doit pouvoir
remettre en question toutes les conclusions du passé afin de recevoir une
méthode nouvelle et supérieure d'aborder la Vérité. C'est avec un cœur plein
d'amour que le disciple perçoit intuitivement les Vérités fondamentales.
A travers cette planche, Ir. a découvert une structure
de son mental soudée à sa personnalité. Cette réflexion l'a déstabilisée et
elle souhaite se tourner vers plus de Lumière et d'Amour afin de ne pas se
détourner du Chemin.
Trois sœurs de notre groupe sont natives du signe du
Lion (signe solaire masculin). Ce signe n'aime généralement pas aborder les
choses par le mental. Ce dernier appréhende les lois, puis il doit grandir
et se regarder pour comprendre son fonctionnement. Cela lui permettra de se
relativiser. Etre intellectualisé nous permet-il de nous auto-définir afin
de nous connaître et de nous comprendre ? Le disciple a la capacité d'une
psychologie de connaissance de soi. Le mental doit être suffisamment
développé pour pouvoir se définir avec nuance et subtilité. Ceux qui ont un
long cursus universitaire tels que les grandes personnalités et les hommes
politiques n'ont pas forcément la capacité de s'auto-définir. Si nous
observons les hommes politiques du signe du Lion, nous constatons que tous
leurs discours tournent autour du "je".
Au sein de notre groupe, nous nous entraînons à mettre
un genou à terre, ce qui ne nous empêche pas de continuer à résister. Nous
maintenons une certaine routine, un confort, tout en constatant que rien ne
se passe car nous ne faisons pas ce qu'il faut. Mettre un genou à terre
n'est pas facile pour les natifs du signe du Lion, de même que pour les
autres signes fixes. Ils ne veulent pas lâcher prise et relativiser quelque
chose en eux. Nous devons pouvoir nous dire que notre mental n'est qu'un
outil. Tout ce qui nous permettait d'être fier grâce à notre mental va
s'atténuer en vieillissant. La perte des facultés touche tout le monde.
Pourtant, nous ne devenons pas forcément plus humble. L'humilité se prépare
lorsque nous sommes encore jeunes et que nous possédons toutes nos facultés.
Ne confondons pas l'humilité et l'humiliation de celui qui voit décliner ses
aptitudes.
Notre sœur Ir. a ouvert une porte qui lui a permis de
voir un mécanisme permanent : celui de l'égo. Les natifs du Lion, par souci
de perfection, sont effrayés quand ils s'aperçoivent qu'ils ne sont pas
parfaits. Ils deviennent vainement angoissés car le but recherché n'est pas
la perfection de la personnalité mais la communion avec l'âme. Dès que la
personnalité s'efface, le contact avec l'âme devient réalisable. Enlevons
tous les obstacles. Sachons dissoudre les névroses avec joie et ne les
laissons pas devenir des substituts de la personnalité.
Lorsque nous sommes interpellés dans notre groupe,
est-ce en tant que personnalité, âme, ou observateur qui se découvre ?
Qualifions-nous l'âme ou la personnalité ?
Si la tristesse s'installe en nous, c'est parce que
voulons maintenir une qualité et être aimé. Réalisons l'oubli de soi
qui ne s'appuie pas sur de l'indifférence. Ceux qui ne sentent pas aimés
commencent à développer une dureté qui leur fait dire : "je n'en ai rien à
faire". A ce stade, nous ne pouvons plus intervenir au niveau de l'amour
pour les "sauver". La pire des choses pour un égo serait d'exister à travers
la haine et le blindage car il pourrait poser des actes destructeurs en
pensant que ce n'est pas important puisque personne ne l'aime.
Le groupe a ensuite poursuivi l'étude des sept modes de
guérison dans Guérison ésotérique, Traité sur les sept Rayons,
Volume IV (pp. 699 à 709).
II. Les rayons du guérisseur
et du patient
La divergence ou l'identité entre les rayons du
guérisseur et ceux de son patient constitue un facteur d'importance. De
nombreux autres facteurs conditionnants viendront jouer dont le contraste
entre le rayon de l'âme et le rayon de la personnalité des deux parties. On
peut donc rencontrer des situations dans lesquelles :
1. Les rayons de l'âme sont identiques et les
rayons des personnalités différents.
2. Les rayons de la personnalité sont les mêmes,
mais les rayons de l'âme ne le sont pas.
3. Les rayons sont semblables dans les deux cas.
4. Ni les rayons de l'âme ni ceux de la
personnalité ne sont les mêmes.
5. Le rayon de l'âme est inconnu, mais celui de la
personnalité est apparent.
6. On ne sait rien des rayons des deux intéressés.
Les rayons des véhicules mental, astral, ou physique
ont un effet net et parfois décisif. Il est donc utile de les connaître.
Lorsqu'un guérisseur entraîné est en possession de cette connaissance, il
peut utiliser une technique secondaire à l'appui de la méthode de base. Il
se sert alors du véhicule inférieur approprié, soit le sien, soit celui du
patient, pour déverser un courant secondaire d'énergie curative qui renforce
l'action du courant primaire. Ce cas est assez rare car seul un initié d'une
certaine classe est en mesure de guérir de cette manière.
Cette étude se bornera donc à considérer les rayons de
l'âme et de la personnalité du guérisseur et du patient. Il se présente une
trop grande variété de difficultés lorsque l'on cherche à tracer un tableau
des relations réciproques entre tous les rayons des deux intéressés.
A mesure que la psychologie ésotérique émergera en tant
que science nettement rattachée à l'éducation, certains énoncés relatifs à
la guérison gagneront en clarté :
1. Le guérisseur doit déceler ses propres rayons
puis procéder à son travail en se basant sur cette donnée. Lorsqu'il ne peut
parvenir à leur connaissance, il devrait s'abstenir de tenter des guérisons.
2. S'il est inapte à poursuivre le travail de
guérison, qu'il se limite au rôle consistant à servir de chenal à l'énergie
d'amour dirigée vers le patient.
3. Le guérisseur trouvera bien souvent plus facile
de déceler ses propres rayons, que de connaître les rayons du patient. Il y
a deux raisons à cela :
a. Le fait qu'il cherche à guérir et à secourir
dénote un certain degré d'avancement nécessaire pour déceler correctement la
qualité de rayon.
b. Si le patient est évolué, il peut ne pas
rechercher le secours du guérisseur, et tenter de résoudre lui-même son
problème à l'aide de son âme et d'un Ashram, s'il y est affilié. Si le
patient n'est pas évolué, le rayon de sa personnalité sera plus facile à
déceler que le rayon de son âme, et fournira ainsi le point de contact.
4. Lorsque le guérisseur a déterminé le ou les
rayons qui conditionnent le patient, il devrait se prédisposer à l'œuvre de
guérison en consacrant un minimum de cinq heures (non nécessairement
consécutives) à y préparer son organe de pensée. Le guérisseur doit étudier
le patient et se familiariser avec :
a. Le problème de la maladie et sa nature
particulière.
b. Sa localisation dans le corps physique.
c. Le centre impliqué et, si le guérisseur est un
disciple illuminé, l'état de ce centre.
d. L'acuité du trouble et les chances de cure.
e. La présence ou l'absence du danger de mort.
f. La condition psychologique du patient.
g. Les rayons du patient, si c'est faisable. Si le
guérisseur les connaît, ils conditionneront son approche.
5. S'étant ainsi préparé, le guérisseur focalise
son attention sur son propre rayon. Si le guérisseur ne possède pas de
notions spécifiques de ses propres rayons et de ceux du patient, il lui est
fréquemment possible de déceler si la tendance générale du caractère se
rattache à la ligne impaire (1-3-5-7) ou à la ligne paire (2-4-6) et d'agir
ensuite en conséquence.
6. Le plus fréquemment, la relation entre le
guérisseur et le patient se fait de personnalité à personnalité. L'énergie
dont se sert le guérisseur est alors simplement celle du prana planétaire.
Elle aura pour effet de stimuler les processus naturels du corps physique ;
elle fortifiera son véhicule physique au point de pouvoir refouler la
maladie. Ou, au contraire, elle aidera le patient à affronter avec confiance
les processus de la mort, et à passer avec calme, compréhension et
intelligence dans les domaines plus subtils d'existence.
7. Lorsque la relation est celle de l'âme du
guérisseur à la personnalité du patient, le guérisseur utilisera l'énergie
des rayons, déversant l'énergie de son propre rayon dans le centre qui
contrôle la région malade. Lorsque l'âme du guérisseur et celle du patient
agissent en coopération, les deux énergies peuvent s'associer. Si les deux
rayons sont les mêmes, l'une des énergies peut se trouver renforcée, et le
travail de guérison ou de dissolution grandement accéléré.
8. Le guérisseur doit toujours se rappeler que sa
tâche consiste soit à guérir – selon la loi karmique – soit à contribuer au
processus de dissolution, ce qui provoque une forme supérieure de guérison.
9. A moins que le guérisseur ne soit un initié de
haut rang, des guérisons soudaines et des arrêts dramatiques de maladies ne
se produiront pas. S'il en advenait, ce serait dû à trois facteurs :
a. La destinée du patient, dont l'heure de départ
n'a pas sonné.
b. L'interposition de l'âme du patient, qui, en
dernière analyse, est l'agent du karma.
c. L'aide du guérisseur qui s'est trouvée
suffisamment adéquate pour donner au patient la confiance et la force
additionnelles nécessaires pour provoquer sa propre guérison.
10. Nul n'est jamais ramené en deçà du portail de la
mort lorsque son karma indique que son heure a sonné. Le cycle de vie sur le
plan physique prend alors fin, à moins que l'intéressé ne travaille dans un
Ashram et que son travail et la présence soient encore nécessaires pour
achever sa tâche assignée. Dans ce cas, le Maître de l'Ashram peut adjoindre
Ses connaissances et Son énergie à celles du guérisseur et du patient et
provoquer un retard temporaire de son départ. Ni le guérisseur ni le patient
ne doivent escompter cette intervention, car ils ne connaissent pas la
totalité des circonstances qui justifieraient d'apporter un retard.
11. Il existe certaines exigences élémentaires ou
conditions nécessaires au travail du guérisseur :
a. Un calme aussi complet que possible dans la
chambre du malade.
b. Un nombre de visiteurs restreint à ce que
dictera la sagesse.
c. Dans la mesure du possible, le malade devrait
être étendu sur le dos, ou sur le côté, de manière que les centres situés le
long de la colonne vertébrale soient tournés vers le guérisseur. Dans
certains cas, le patient devra être étendu de manière à permettre au
guérisseur de placer ses mains au-dessus de la région malade, bien qu'en
aucun cas elles ne doivent prendre contact avec le corps du patient.
12. Lorsque le calme, la paix, et le silence auront
été obtenus, le guérisseur mettra en œuvre la technique appropriée.
Lorsque le guérisseur ne dispose pas de la technique
appropriée ou n'est pas pénétré des formules qui vont être données plus
loin, il peut assembler sa propre technique et ses règles après avoir étudié
de près les présentes instructions pour guérir.
III. Les sept techniques de guérison
Ces techniques seront présentées sous forme d'anciens
énoncés ou formules symboliques tirés du Livre des Règles pour les
Disciples Initiés. Il n'est pas encore prudent d'indiquer la simple
application physique de ces techniques des rayons car cela serait trop
dangereux.
Il convient de rappeler que les initiés de la Loge
Noire savent également guérir ou provoquer des maladies et la mort, et
qu'ils emploient des techniques très similaires. La différence réside dans
le fait qu'ils ne peuvent travailler qu'avec les rayons de la personnalité
du guérisseur et du patient. Ils sont totalement incapables d'agir sur un
patient orienté spirituellement si peu que ce soit, et qui est passé sous le
contrôle de son âme. Ils n'ont pas non plus la faculté de recourir à l'aide
d'un guérisseur orienté spirituellement.
Les forces noires ne s'intéressent pas aux personnes
sans importance, sauf à celles dont la puissance ou l'influence pourrait
servir leurs fins. Leur travail mauvais n'est exécutable qu'au moment où
l'homme est en voie de choisir soit de s'avancer dans la vie spirituelle,
soit de rester statique, soit de se tourner délibérément vers le sentier qui
mène à la loge noire ce qui est fort rare.
On peut attribuer trois significations aux sept
techniques se rapportant au travail de guérison et présentées ci-après. Si
un étudiant moderne réfléchit de manière adéquate et mène une vie
spirituelle, il peut réussir à en interpréter pour lui-même le sens
inférieur.
Technique du premier rayon
"Que la force dynamique régissant les cœurs de tous
ceux qui habitent Shamballa vienne à mon aide, car je suis digne de cette
aide. Qu'elle descende jusqu'au troisième, passe au cinquième, et se
focalise dans le septième. Ces mots ne signifient pas ce qu'ils sembleraient
à première vue. Le troisième, le cinquième, et le septième sont enfouis dans
le premier et sont issus du Soleil Central de vitalité spirituelle. Le
supérieur s'éveille alors chez celui qui sait et chez celui qui doit être
guéri, et ainsi les deux ne font qu'un. Ceci est un profond mystère.
L'alliance des forces curatives effectue le travail désiré. Elle peut
apporter la mort, cette grande délivrance, et rétablir ainsi le cinquième,
le troisième, et le premier, mais non le septième."
L'énergie du premier rayon est généralement employée
par les guérisseurs spirituels éduqués lorsqu'il devient clair pour eux que
l'heure du patient a sonné. Lorsque le premier rayon est celui de l'âme du
guérisseur ou du patient, il faut que l'application de cette énergie soit
transférée de centre coronal à centre coronal, et de là à la région du
trouble et au centre allié à sa localisation.
Lorsque la guérison est possible, il peut en résulter
une aggravation temporaire du mal en raison du fait que l'énergie arrivante
"expulse dynamiquement" le germe même de la maladie. Il peut se produire une
élévation de température ou un effondrement auxquels le guérisseur, le
patient, et le médecin consultant doivent être préparés. Ils doivent alors
prendre les mesures physiques nécessaires telles que le corps médical
orthodoxe les recommande.
Lorsque le premier rayon est le rayon de la
personnalité du patient, le guérisseur doit prendre de grandes précautions
pour appliquer l'énergie du premier rayon et agir très lentement et
progressivement par le centre de la ligne impaire 1-3-5-7 le plus proche du
siège du trouble. Il fera passer l'énergie par ce centre et de là au centre
qui se trouve à l'endroit de la maladie. S'il advient que ce centre se
trouve sur la ligne 3-5-7, il faudra que le guérisseur prenne des soins
particuliers, faute de quoi l'énergie dynamique du premier rayon détruirait
au lieu de guérir.
Technique du deuxième rayon
"Que l'énergie de guérison descende en apportant la
dualité de ses lignes de vie et sa force magnétique. Que la force magnétique
vivante se retire et aille s'ajouter à celle qui est présente dans le
septième, opposant quatre et six à trois et sept, mais ne s'occupant pas de
cinq. Le tourbillon circulaire et inclusif – descendant jusqu'au foyer –
dérange, enlève, puis fournit, et le travail est ainsi accompli.
Le cœur tourne sur lui-même. Deux cœurs tournent comme
un seul. Les douze dans le véhicule, les douze dans la tête, et les douze
sur le plan de l'âme fournissent leur effort, coopèrent comme un seul, et le
travail est ainsi accompli. Deux énergies achèvent cette exécution, et les
trois dont le nombre est un douze répondent au plus grand douze. La vie est
connue et les années sont prolongées."
En lisant cet énoncé à la lumière des connaissances sur
les centres, l'interprétation primaire ne tardera pas à apparaître.
Technique du troisième rayon
"Le guérisseur se tient debout et tisse. Il prend dans
le trois, le cinq, et le sept ce dont le cœur de la vie a besoin. Il réunit
les énergies et les fait servir le troisième. Il crée un tourbillon dans
lequel l'affligé doit descendre, et le guérisseur l'accompagne. Ils restent
pourtant tous deux dans la paix et le calme. C'est ainsi que l'Ange du
Seigneur doit descendre dans l'étang pour apporter la vie guérissante."
Il est fait référence ici à "l'étang des eaux", en tant
que cause majeure de bien des maladies. Le troisième aspect de la divinité
doit commander la nature émotionnelle.
Le groupe a ensuite poursuivi la lecture de Rayons
et Initiations, Traité sur les sept Rayons, Volume V (pp. 203 à
215) par l'étude de la Règle X destinée aux disciples et aux initiés.
4. Entendre le O.M. tel que le fait résonner celui
qui, dressé au centre même de la Chambre du Conseil du Seigneur, attend.
Le lecteur doit admettre que la plus haute initiation
sur notre planète marque le commencement de la signification. L'initié (tel
Le Bouddha et Le Christ) est libéré du plan physique cosmique en vue
d'événements plus importants. Le vrai but de l'existence de la grande Loge
Blanche apparaît dans leur conscience.
Il est important que le lecteur saisisse la continuité
de la révélation et l'avenir se déroulant devant l'initié, même s'il n'a pas
la moindre idée quant à ces domaines de réalisation. Le mécanisme de la
pensée humaine est incapable d'enregistrer ces concepts car, aujourd'hui,
l'objectif de ceux qui lisent ces lignes est le contact avec l'âme, la
reconnaissance de la Hiérarchie et l'initiation. Il est dès lors plus
profitable d'expliciter le sens des mots "la Chambre du Conseil du
Seigneur", à partir des trois concepts suivants :
1. L'humanité existe dans la substance de la Vie
planétaire en tant que grand centre d'énergie intelligente.
2. Le centre spirituel où l'énergie d'attraction
est focalisée, jaillissant d'une part vers les trois mondes et les quatre
règnes de la nature, et d'autre part vers Shamballa et les deux règnes
supérieurs en manifestation, est ce que nous appelons communément la
Hiérarchie.
3. Il existe un autre centre, Shamballa, ni
spirituel ni humain, mais cependant caractérisé par la divinité. Il est
l'expression de la volonté de Celui en qui nous avons la vie, le mouvement
et l'être.
La distinction entre les mots spirituel et
divin est importante. Ce qui caractérise la spiritualité est l'Amour
alors que la caractéristique de la divinité est la Volonté. Le principe les
reliant est la Sagesse, exprimée par le Bouddha dans le temps et l'espace,
et donc de manière relative et limitée. Sa réalisation est passée par la
reconnaissance de la distinction entre amour et volonté (âme et Monade), et
Sa capacité à exprimer l'énergie qui les unit. Au même moment, le Christ
donna l'exemple de l'union entre l'amour et l'intelligence (âme et
personnalité). Il existe donc un groupe de Vies qui incarnent la divinité et
entourent Sanat Kumara. Le Seigneur du Monde est au Logos planétaire ce que
la personnalité et l'âme sont au disciple. Il est la force qui maintient
toutes les formes et substances de façon à ce qu'elles constituent un tout
cohérent, fonctionnant, chargé d'énergie. A une échelle inférieure, on peut
voir une analogie à travers le rôle du Christ vis-à-vis de l'Eglise
Chrétienne.
Le travail du disciple mondial est intermédiaire entre
la volonté et l'amour unis en manifestation. La cohérence concernant les
vies est une expression de la volonté, motivés par l'amour et mis en œuvre
intelligemment par l'exécution des plans. Cependant, la puissance
individuelle de Sanat Kumara est amplifiée par la compétence d'un groupe de
Vies qui constitue le cercle intérieur de la Chambre du Conseil du Seigneur
du Monde. Elles sont en rapport avec le Logos planétaire sur son propre
plan, le mental cosmique, et leurs caractéristiques sont la Volonté et le
Dessein. Quand le Logos planétaire est en incarnation, il fonctionne sur le
plan physique cosmique, incarnant les sept principes que nous connaissons.
Les trois Bouddhas d'Activité ainsi que les Sept Esprits devant le trône de
Dieu sont membres du Conseil. Chacun des Sept Esprits est en rapport avec
une des sept planètes sacrées de notre système solaire, puisant dans les
énergies qu'elles incarnent.
Les membres participant au Grand Conseil et pouvant
répondre au O, que Sanat Kumara fait résonner tous les 100 ans, sont peu
nombreux. Le dernier Conseil pour notre humanité eu lieu en 1925. Des
décisions sont prises quant au développement futur, et des énergies sont
mises à disposition à cette fin. Les responsables du développement
planétaire sont attentifs à l'évolution de la conscience des trois règnes
subhumains dans les trois mondes. L'initié qui avance sur le Sentier de
l'Initiation perçoit lentement ces grands objectifs. L'initiation peut être
considérée comme la reconnaissance des objectifs mis en œuvre via Shamballa.
Elle n'est que préparatoire au Sentier de l'Evolution Supérieure.
Rien de plus ne peut être dit sur cette règle, hormis
le souhait que la faculté de pensée du lecteur progresse et que sa vision
s'élargisse.
Règle Onze : Les quatre grands Cycles de Réalisation
Le thème de l'initiation de groupe sera traité
maintenant à travers les règles que les groupes, cherchant l'expansion de
conscience, devront apprendre. Parmi les sept grandes initiations solaires,
cinq concernent l'humanité ordinaire. L'initiation de groupe constitue une
expérience nouvelle et elle n'est pas une réalisation facile. La Hiérarchie
avait envisagé ce travail depuis déjà fort longtemps mais il a fallu des
millénaires avant que l'évolution de l'humanité le permette, à titre
d'expérimentation. Le premier objectif est de voir si des disciples peuvent
travailler ensemble et réaliser une fusion intérieure. Cela ne fut guère
probant jusqu'à maintenant car il a été difficile de trouver des disciples à
peu près au même point d'évolution et qui pouvaient maintenir une certaine
cohérence, en neutralisant leurs différences personnelles. Ce fut un échec
du point de vue du but poursuivi, mais pas vraiment du point de vue du
développement de certains disciples.
Il est intéressant de noter ce qu'implique l'initiation
de groupe.
En premier lieu, éliminer les réactions émotionnelles
est une des préoccupations de la Hiérarchie. Les sentiments d'approbation ou
de désapprobation que les membres du groupe peuvent ressentir les uns envers
les autres perturbent l'équilibre du groupe, empêchant la fusion de groupe.
A ce stade, l'impersonnalité n'est pas encore un objectif à atteindre. Elle
n'est possible que pour le disciple qui aime vraiment et qui voit la vie à
travers la lumière de la Triade Spirituelle. La Règle XI y fait référence.
Les vraies relations de groupe reposent sur la compréhension de la divine
indifférence et d'un amour permanent. Celui qui aspire à participer à
l'initiation de groupe doit s'efforcer de comprendre ces attitudes de base.
En deuxième lieu, le groupe doit saisir la nécessité
d'utiliser la force de destruction. L'aspiration commune et un but entrevu
ensemble suffisent pour réunir quelques personnes. L'égoïsme spirituel est
souvent la caractéristique d'un tel groupe dans le sens où ce n'est pas
l'amour divin pour l'humanité mais le désir de réalisation personnelle qui
conduit chaque membre au sein du groupe. Dès lors, l'injonction "Tuez le
désir" doit être la première activité destructrice du disciple. Il la
réalise par un processus d'attrition c'est-à-dire qu'il cesse de le
reconnaître. Le désir n'est plus alimenté par la pensée. Le disciple est
préoccupé par le service qu'il peut rendre et, sans qu'il s'en aperçoive, le
désir meurt d'attrition. Tant que chaque membre du groupe ne se sera pas
libéré du désir, le groupe ne pourra avancer sur la voie de l'Initiation.
Par la suite, il faudra rompre les liens qui rattachent
les personnalités des membres du groupe. Les relations doivent être basées
sur l'activité de l'âme, l'engagement commun vis-à-vis du Maître et le
service à l'humanité. Un point de liberté dans la relation de groupe se
manifestera et indiquera que l'activité du groupe correspond à celle du
disciple consacré. Un enseignement plus poussé sera alors transmis à un tel
groupe et intensifiera sa puissance, rendant la relation avec le Maître plus
étroite. C'est le groupe qui accomplit lui-même ce travail car la vie de
l'âme s'est fait sentir. La destruction du désir et la rupture de tous les
liens de la personnalité sont les deux premiers résultats essentiels de la
vraie vie de groupe.
Le désir de reconnaissance en général doit être
détruit. Le Maître ne reçoit aucune reconnaissance pour le travail de ses
disciples, bien qu'Il ait donné la première impulsion. Le disciple exécute
le Plan, accepte la responsabilité, paie le prix du résultat engendré par
l'activité, et gagne la reconnaissance des foules. Mais tant qu'il est en
attente de cette reconnaissance, il ralentit son pas vers les initiations
supérieures. Demander et rechercher la reconnaissance retarde l'absorption
du groupe dans l'ashram intérieur.
Cependant, si le groupe lutte ensemble afin de
s'absorber dans le service, il peut être à la hauteur de la nécessité
occulte. Les réactions non essentielles disparaissent quand un groupe arrive
à un point correct de tension dans l'union.
Ces trois types de travail dans la ligne de la
destruction nécessitent l'utilisation de la volonté de groupe dans le cadre
de la loi de Continuité Occulte, si le groupe exprime l'amour.
En troisième lieu, l'initiation de groupe implique la
diversité dans l'unité. Chaque membre n'est pas préparé à la même
initiation, et la diversité des caractéristiques tend à rendre efficace la
manifestation sur le plan extérieur. Le groupe est un reflet de la
Hiérarchie en miniature, ce qui permet un vaste éventail de relations
efficaces.
L'étude des conditions de l'initiation de groupe permet
de comprendre qu'il est indispensable d'éliminer les réactions de la
personnalité afin que chaque membre reconnaisse pleinement son rang sans
ressentir de jalousie ou un manque de considération. Les membres les plus
avancés apportent la stimulation du Plan tels qu'ils la reçoivent du Maître.
Les disciples les plus expérimentés coordonnent le Plan au sein du groupe.
Les néophytes l'exécutent sur le plan physique. De ceci découle une
coordination souple et efficace. Cela n'est pas facile pour un groupe car
les disciples sont fortement individualistes.
L'observance du silence est un facteur important dans
la préparation du groupe à l'initiation. Cela ne veut pas dire que
s'abstenir de parler conduira plus rapidement au rang d'initiés. Le silence
dont il est question est l'impartialité de certaines lignes de pensée et
l'élimination de la rêverie. La parole doit être contrôlée à sa source. La
parole est la précipitation d'idées et de pensées qui débordent sur le plan
physique. Le fait de les retenir peut entraîner à terme un torrent de mots
encore plus violents et des déséquilibres dans le corps astral. Le silence
de la pensée doit être cultivé c'est-à-dire que certaines habitudes de
pensée doivent être extirpées.