Le groupe a accueilli notre sœur Ir. qui est restée,
pendant plusieurs mois, dans un "cercle extérieur". Cette phase
préparatoire, qu'elle avait elle-même souhaitée, a constitué un entraînement
bénéfique au rythme du groupe. Ir. a témoigné de sa joie d'être accueillie
et espère pouvoir servir, à sa juste place, le groupe et l'humanité.
En ce jour de Noël, le groupe s'est remémoré la
naissance du Christ, le grand Instructeur et le Sauveur de l'Humanité. A
l'heure actuelle, le Maitre K.H. serait en train de prendre la fonction
d'Instructeur de l'Humanité au sein de la Hiérarchie bien que le Christ
continuerait d'œuvrer pour elle.
Noël correspond à la naissance de la plus grande
Lumière dans notre cœur. Cette naissance est le symbole de la première
initiation. De nombreuses vies s'écouleront entre la première et la
troisième initiation ; aussi, n'ayons pas peur d'associer le temps à notre
cheminement. La nature nous enseigne une grande leçon : on ne peut pas
précipiter les choses, on doit tenir compte du temps. Le temps doit être
considéré comme un ami permettant la maturation nécessaire à tout processus
et non comme un ennemi à combattre.
Au cours de notre cheminement, c'est paradoxalement
lorsque nous commençons à penser que nous sommes dans "le désert", ne
percevant plus la petite lumière qui nous guidait jusqu'alors, que nous
sommes peut-être en train d'avancer. C'est la raison pour laquelle nous
devons continuer à avancer avec détermination, à prier, à méditer lorsque
nous sommes confrontés à ce vide qui nous fait peur.
Pour beaucoup, cette phase d'isolement et de doute
correspond à un passage vers l'âge adulte, du point de vue spirituel. Des
questionnements essentiels sont alors reposés de manière aiguë. On peut
supposer que les frères et sœurs qui sont partis du groupe se sont retrouvés
dans cette situation et ont abandonné la démarche devant les réajustements
mentaux nécessaires et les "paysages arides" perçus.
Le contexte dans lequel nous cheminons influence nos
représentations. Ainsi, faire partie de ce groupe sous-entend une
représentation particulière du cheminement spirituel. Si nous étions dans un
monastère, notre représentation de la voie à suivre serait différente. Cela
nous demande d'analyser et de simplifier le labyrinthe mental que nous
construisons pour atteindre notre but car lorsque le labyrinthe devient trop
compliqué, nous ne percevons plus le but.
Les peurs que nous nous créons sont de terribles
obstacles au cheminement (peur de soi, peur des autres, peur de ses
désirs…). Dans le quotidien, nous ne sommes pas toujours conscients de ces
peurs car elles sont souvent dissimulées derrière des mensonges. Si nous
étions contraints de dire la vérité à chaque instant, nous mènerions un
terrible combat contre nos pulsions qui ne seraient plus filtrées, censurées
par notre mental.
L'analyse ne résout pas tout car elle ne permet pas à
l'homme de dépasser sa nature égoïste, sa séparativité. Seul l'amour pour
les êtres permet d'être dans la simplicité car la personnalité n'a plus à
composer vis-à-vis d'autrui. Si l'on aime sincèrement, on n'a plus peur
d'être observé.
La naissance du Christ dans le cœur correspond à la
manifestation de la simplicité de l'Amour. C'est la raison pour laquelle on
représente le Christ à Noël comme un enfant qui vient de naître et qui
symbolise la manifestation de la lumière de l'âme dans la personnalité.
Le groupe a ensuite poursuivi la lecture de
Guérison ésotérique, Traité sur les sept Rayons, Volume IV (pp.
679 à 698) par l'étude de la Loi X.
LOI X : Prête l'oreille, ô Disciple, à l'appel que
le Fils adresse à la Mère, puis obéis. La Parole retentit et annonce que la
forme a rempli son rôle. Alors le principe mental s'organise et répète cette
Parole. La forme expectante répond en s'effaçant, et l'âme se tient libre.
O Ascendant, réponds à l'appel intérieur de la
sphère des obligations. Reconnais l'appel issu de l'Ashram ou de la Chambre
du Conseil où le Seigneur de la Vie Lui-Même attend. Le Son est émis. Il
faut que l'âme et la forme renoncent conjointement au principe de vie pour
permettre à la Monade d'être libérée. L'âme répond. La forme brise alors le
lien. La vie est désormais libérée, douée de la qualité de connaissance
consciente et du fruit de toute expérience. Tels sont les dons de l'âme et
de la forme associées.
Il serait intéressant que les disciples appliquent
cette Loi et démontrent son exactitude, notamment aux milieux scientifiques.
Par la masse des témoignages et le genre de mort, appelé "transfert" à ce
stade, le fait de la Hiérarchie et de Shamballa pourra être établi.
L'abstraction que nous appelons "mort" procède de trois
sources, dont il faut exclure les accidents (qui peuvent se rattacher au
karma d'autrui), la guerre (qui implique le karma planétaire) et les
catastrophes naturelles (qui sont entièrement liées au corps de
manifestation de Celui en Qui nous vivons, nous nous mouvons, et avons notre
existence).
Il s'agit d'établir une distinction entre le "Dieu
inconnu" qui s'exprime par la planète dans son ensemble et Sanat Kumara dans
Son haut lieu de Shamballa. La maîtrise de Sanat Kumara est si grande qu'Il
a besoin de toute la planète pour exprimer ce qu'Il est. Il anime la planète
de Sa vie. Il crée constamment les nouvelles formes nécessaires à
l'expression de la "vie plus abondante" et du "dessein croissant de Sa
volonté" que le progrès des âges rend cycliquement possibles. Nous vivons à
une époque et dans un cycle où Son intense activité utilise la technique de
divine destruction pour libérer la vie spirituelle. Il crée la nouvelle
structure de la civilisation qui conduira à l'expression parfaite de Sa vie
et de Son dessein divins.
Cette Dixième Loi nous permet de comprendre que la mort
elle-même fait partie du processus de synthèse.
Prête l'oreille, ô Disciple, à l'appel que le Fils
adresse à la Mère, puis obéis.
Cette phrase concerne l'abandon du corps physique mais
on peut l'interpréter comme décrivant la totalité des rapports entre l'âme
et la personnalité, impliquant la prompte obéissance de la Mère (la
personnalité) au Fils (l'âme). L'obéissance n'est pas imposée, elle est
subordonnée à l'audition, dont elle constitue une séquence naturelle.
Contrairement à ce que l'on pourrait croire, ce processus est aisé.
Le processus d'apprendre par l'ouïe est toujours
lent et constitue l'une des qualités ou l'un des aspects du stade
d'orientation. Le fait d'apprendre par la vue est relié au Sentier
des Disciples et quiconque souhaite devenir un travailleur sage et sincère
doit savoir distinguer entre ceux qui entendent et ceux qui voient.
La Parole retentit et annonce que la forme a rempli
son rôle.
Cette Parole ou "proclamation spirituelle" de l'âme
peut servir un double dessein : produire la mort ou amener l'âme à se
retirer de la triple personnalité (cas de vieillesse avancée ou de maladie
sérieuse). Dans ce dernier cas, il n'y a plus d'habitant dans le corps. Peu
de gens s'apercevront de cela si la personnalité est de très haute qualité.
Chez les enfants ce fait se traduit soit par la mort, soit par
l'imbécillité, car les véhicules de la personnalité n'ont pas eu le temps
d'être éduqués.
Le principe mental s'organise alors, puis répète
cette Parole. La forme expectante répond en s'effaçant.
La pensée agit comme agent d'autorité et transmet
l'ordre d'évacuer au cerveau, où le fil de conscience est ancré. L'homme
retransmet ensuite cet ordre au cœur, où le fil de vie est ancré. Le
processus de retrait commence alors.
La Loi des Homologies fait que la mort de tous les
hommes est caractérisée par des processus identiques. La différence ne
réside que dans le degré de conscience manifesté – conscience du processus
et de l'intention. Le résultat est le même dans tous les cas : L'âme se
tient libre.
La période de dissociation se caractérise, par stades
successifs, par un progrès de la clarté de pensée et par la reconnaissance
de l'existence essentielle.
Le développement de la vie ésotérique se divise en
trois stades à franchir par la conscience intérieure de l'homme. Ils sont
parallèles à la compréhension des aspects ordinaires de la vie en forme sur
les trois niveaux d'expérience :
1. Le stade où l'on reçoit les concepts, les idées,
et les principes, ce qui affirme progressivement l'existence de la pensée
abstraite.
2. Le stade de "réception de la lumière". C'est la
période où la perspicacité se développe, où la vision aperçue est acceptée
pour vraie, et où s'épanouit l'intuition ou "perception bouddhique". Elle
comporte l'affirmation que la Hiérarchie existe.
3. Le stade de l'abstraction. C'est la période où
se produit l'orientation complète, où l'acheminement vers l'Ashram se
précise, et où le disciple commence à construire l'Antahkarana entre la
personnalité et la Triade Spirituelle. C'est à ce stade que l'on perçoit
faiblement la nature de la volonté, ce qui implique que l'on reconnaît
l'existence d'un "centre où l'on sait la volonté de Dieu".
Les hommes ont tendance à penser que la mort met fin
aux choses, alors que seul ce qui est sans valeur spirituelle meurt.
Les valeurs basées sur les principes et non sur les
détails apparents contiennent le principe immortel et conduisent un homme
"du portail de la nativité, par les portails de la perception, au portail du
dessein".
Le dernier paragraphe de cette Loi ne concerne que le
"passage au-delà" ou "le rejet des obstacles" par des disciples très évolués
ou par des initiés :
Réponds, ô Ascendant, à l'appel intérieur de la
sphère des obligations.
On peut décrire en quatre mots (Instinct, Devoir,
Dharma, Obligation) la totalité de l'expérience de la vie depuis la sphère
de nativité jusqu'aux limites supérieures des possibilités spirituelles :
1. La sphère de l'instinct. Elle se rapporte
au fait de répondre, sous l'influence du simple instinct animal, aux
obligations qui découlent de toute responsabilité assumée, même sans
véritable compréhension. On en trouve un exemple dans les soins instinctifs
d'une mère envers sa progéniture ou dans les relations entre mâles et
femelles.
2. La sphère du devoir. L'appel de cette
sphère provient d'un domaine de conscience plus strictement humain.
"L'accomplissement de son devoir" constitue le premier pas dans le
développement du principe divin du sens des responsabilités.
L'accomplissement du devoir, le sens de la responsabilité, et le désir de
servir sont trois aspects de la vie de disciple à son stade élémentaire. Il
est dur d'admettre, pour ceux qui se sentent enchaînés à leur devoir,
apparemment sans signification et sans récompense, que son accomplissement
est un processus scientifique les acheminant vers des phases supérieures
d'expérience, et finalement jusqu'à l'Ashram du Maître.
3. La sphère du dharma. Elle est
l'aboutissement des deux premiers stades. Le disciple reconnaît en elle pour
la première fois avec précision son rôle dans l'ensemble du processus des
événements mondiaux et sa participation inéluctable au développement du
monde. Le dharma est l'aspect du karma qui donne de la dignité à tel cycle
mondial particulier et aux vies de ceux qui participent à son élaboration.
Le disciple commence à percevoir que, s'il endosse sa part de responsabilité
dans ce dharma cyclique et travaille intelligemment à son juste
accomplissement, il débute dans le travail de groupe et commence à prendre
sa juste part à l'effort pour dissiper le karma du monde, lequel se
manifeste par le dharma cyclique. Le service instinctif, l'accomplissement
de tous les devoirs, et une participation au dharma collectif sont associés
dans sa conscience et deviennent un grand acte de service fidèle et vivant.
Il en arrive au point de pouvoir aborder le Sentier
des Disciples, où l'on perd complètement de vue le Sentier des Epreuves.
Ces trois aspects d'activité vivante sont
l'expression embryonnaire des trois aspects divins dans la vie du disciple :
1. Vie instinctive - application intelligente.
2. Devoir - amour responsable.
3. Dharma - Volonté, exprimée par le plan.
4. La sphère des obligations régit les
réactions de l'initié, qui a réussi à se libérer, durant deux phases de sa
vie :
a. Dans l'Ashram, où il est gouverné par le Plan
et où la vie de la Triade Spirituelle se substitue progressivement à celle
de la personnalité gouvernée par l'âme.
b. A Shamballa, où ressort le Dessein de Sanat
Kumara, et où la vie de la Monade remplace toutes autres expressions de la
Réalité.
Reconnais l'appel issu de l'Ashram ou de la Chambre
du Conseil où le Seigneur de la Vie Lui-même attend.
Les deux centres supérieurs de l'Existence divine (Shamballa
et la Hiérarchie) invoquent continuellement le centre inférieur
(l'humanité). L'habileté des Grandes Vies à évoquer une réponse dans les
trois mondes de la forme est l'un des facteurs gouvernant le processus
créateur.
Il est alors important pour chaque serviteur de
connaître la place qu'il occupe sur le Sentier de l'évolution afin
d'interpréter correctement l'appel et de pouvoir reconnaître la source d'où
émane le son. L'appel auquel renvoie la loi X provient des sources les plus
élevées et ne peut être confondu avec les petites voix des hommes.
Le SON est émis.
Le Son, en tant qu'activité créatrice du Logos
Planétaire, contient tous les autres sons, accords, tonalités et
dissonances, dont certains sont encore inconnus de l'homme moderne.
"L'Ascendant" doit apprendre à le reconnaître et à y répondre par une
réaction de tous les aspects en forme dans les trois mondes.
Lors de la "destruction du temple de Salomon" au moment
de la quatrième initiation, ses qualités sont absorbées par les véhicules
que l'initié utilise pour tous Ses contacts dans les trois mondes. Il
perçoit la totalité du plan mental comme l'un des trois sous-plans qui
constitue le plan cosmique physique dense. La disparition du corps égoïque
devient nécessaire pour les initiés du quatrième degré et ceux des degrés
supérieurs. Le Son se répercute à travers les quatre sous-plans supérieurs
du plan physique cosmique, qui sont les correspondants, sur les rangs
inférieurs, des quatre niveaux éthériques du plan physique dans les trois
mondes. Celui-ci est composé de trois niveaux denses et de quatre niveaux
éthériques.
Partant du silence sonore, de la note réverbérante
de Shamballa, le son se focalise, selon la position de l'initié, soit
dans la Triade Spirituelle soit dans l'Ashram. Dans le premier cas, le
centre cardiaque répond au son et l'initié a élargi tous les types de
connaissance conciliables avec la nature en forme, âme et corps. Dans le
second cas, l'identification doit remplacer la conscience et produit une
unité complète avec toutes les expressions spirituelles de vie. L'initié est
alors confronté aux Sept Sentiers qui permettent de pénétrer des domaines de
compréhension qui sont en dehors de la sphère de notre planète. La
connaissance des Sept Sentiers doit être réalisée par la différenciation des
sept sons composant le Son unique.
Il faut que l'âme et la forme renoncent
conjointement au principe de vie pour permettre à la Monade d'être libérée.
L'âme répond. La forme brise alors le lien.
Durant cette crise, l'initié est à l'intérieur de
l'Ashram. Il contient en lui-même l'essentiel du bien accumulé dans le corps
causal avant sa destruction et récapitule la connaissance et la sagesse
acquises au fil du temps. A ce stade, l'âme est un simple intermédiaire
entre la personnalité et l'initié. Elle disparaît en témoignage de réponse
lors de la réverbération du Son. Sa substance devient partie intégrante du
plan Bouddhique. Le principe de vie, abandonné, retourne au réservoir de la
vie universelle.
C'est la Forme qui brise le lien et apporte la
libération complète. Les éléments qui composaient ses trois véhicules plus
le principe de vie formeront la substance atomique du corps de manifestation
d'une âme cherchant à s'incarner pour la première fois. Le Seigneur
lunaire de la personnalité a atteint son but. C'est pour lui un instant
d'initiation car il dispose dès lors des qualités qui le rendent
substantiel au sens ésotérique.
Les phrases restantes de la Loi X ne nécessitent aucune
explication.
La vie est désormais libérée, douée de la qualité de
connaissance consciente et du fruit de toute expérience. Tels sont les dons
de l'âme et de la forme associées.
Le groupe a ainsi terminé la lecture du chapitre 8
consacré aux Lois et aux Règles fondamentales de guérison et a commencé la
lecture du chapitre 9 consacré aux Sept modes de guérison.
Les techniques correspondant aux sept modes de guérison
sont attachées aux énergies des sept rayons. Peu de guérisseurs actuellement
sont compétents pour les utiliser. Cependant, pour la première fois,
l'humanité dispose d'ouvertures pour avoir la vision du nouvel avenir et
préparer des plans à son sujet. Tant que l'âme n'exerce pas un contrôle
suffisant, les techniques des rayons ne pourront être utilisées. Les
étudiants doivent maintenir une sage attitude d'expectative. Beaucoup de
mantras, Paroles de Pouvoir et usage du OM ont été utilisés au cours du
siècle écoulé sans provoquer de grands dommages car le faible degré
d'évolution des guérisseurs les a protégés. Des guérisons ont été néanmoins
réalisées grâce à la réceptivité du patient à la suggestion et à sa
confiance envers le guérisseur, mais aucune ne relève des méthodes
scientifiques de l'occultisme.
Les Paroles des Rayons telles que les emploient les
guérisseurs expérimentés doivent être accompagnées d'un entraînement à
l'exercice de la volonté spirituelle. Chez les guérisseurs ordinaires, seule
la volonté personnelle s'exprime, basée sur des désirs égoïstes.
Ce qui suit a pour but de poser les fondations d'une
structure de connaissances appropriées pour l'avenir où les Points focaux,
les Paroles organisatrices et les Intentions exprimées
pourront être transmis sans danger aux guérisseurs occultes. Ces derniers
trouveront dans les énoncés suivants un cahier de référence sur lequel ils
pourront s'appuyer pour accomplir des cures correctes. Ces énoncés se
décomposent en trois parties :
I. Les Energies des Sept Rayons.
II. Les Rayons du Guérisseur et du Patient.
III. Les Sept Techniques de Guérison.
Ils apporteront des éclaircissements aux disciples
initiés et quelque peu aux aspirants. Toutefois, le guérisseur doit se
perfectionner lui-même et pénétrer seul les significations profondes de la
Sagesse Eternelle.
I. Quinze énoncés concernent les Energies des
Sept Rayons.
1. Les sept rayons incorporent et expriment la
totalité des énergies qui circulent dans notre forme planétaire.
2. Ces sept énergies de rayons sont les sept forces
dont la réunion compose le Rayon primaire d'Amour Sagesse. Celui-ci est le
second rayon de notre système solaire et le rayon dominant de chaque
expression planétaire dans le système solaire. Les sept rayons sont tous des
rayons subsidiaires de ce grand rayon cosmique.
3. Quel que soit le rayon sur lequel se trouve le
guérisseur, il faut toujours qu'il agisse par le second sous-rayon de ce
rayon, le rayon d'amour sagesse dans chaque rayon. Grâce à lui, il est mis
en rapport avec les rayons de l'âme et de la personnalité. Le second rayon a
la capacité de tout inclure.
4. Le second rayon et le second sous-rayon de tous
les rayons expriment eux-mêmes une dualité. Il faut que le guérisseur
apprenne à travailler par l'aspect amour et non par l'aspect sagesse. Ceci
demande beaucoup d'entraînement dans la pratique de la différenciation
spirituelle.
5. Lorsque le guérisseur pratique son art, il lui
faut utiliser les véhicules de la nature en forme qui se trouvent sur la
ligne 2-4-6. S'il n'a pas de véhicule ou de corps sur cette ligne d'énergie
fondamentale, il sera inapte à guérir. Il est rare que l'on comprenne ce
fait, mais il est également rare de rencontrer un équipement manquant de
tout exutoire pour l'énergie du second rayon.
6. Ceux dont l'âme se trouve sur le second rayon ou
qui possèdent un puissant véhicule sur ce rayon sont habituellement de
grands guérisseurs. Le Christ, qui fut le représentant le plus
caractéristique du second rayon que la Terre ait jamais connu, fut le plus
grand des fils guérisseurs de Dieu.
7. Le rayon de l'âme conditionne et détermine la
technique à employer. Le rayon des véhicules de la personnalité par lequel
l'énergie curative doit passer est celui qui est le plus étroitement associé
au second rayon.
8. Le second sous-rayon du rayon de l'âme détermine
l'approche du problème de cure auquel le guérisseur doit immédiatement faire
face. Cette énergie est transformée en force curative lorsqu'elle passe par
le véhicule approprié de la personnalité. Pour qu'il soit approprié, il faut
qu'il se trouve sur la ligne 2-4-6.
9. Le véhicule approprié peut être soit le corps
mental soit le corps émotionnel. La majorité des hommes étant centrés dans
leur nature astrale, la guérison aura généralement les meilleures chances de
succès si le canal de transmission du guérisseur est également le corps
astral.
10. Un triangle d'énergies est donc formé par les
éléments suivants :
a. L'énergie de l'âme.
b. Le véhicule approprié.
c. Le corps éthérique, soit par son centre
cardiaque soit par son centre solaire.
11. A l'intérieur du corps éthérique, un triangle
secondaire se forme pour la circulation de l'énergie entre :
a. le centre coronal, centre de réception,
b. le centre frontal, pour la distribution
dirigée,
c. le centre qui constitue la ligne de moindre
résistance pour enregistrer l'énergie de l'âme, quel que soit celui des sept
rayons qui la caractérise.
12. Ce triangle secondaire est relié au triangle
primaire par un "acte délibéré". Ceci est une partie de la technique à ne
pas dévoiler encore.
13. A défaut de la formule ésotérique produisant la
connexion entre les deux triangles, un guérisseur sincère et expérimenté
peut faire beaucoup pour établir certaines relations définies par un acte
délibéré de foi et l'affirmation énergique de son intention fixe.
14. C'est le triangle supérieur qui agit sur le
guérisseur et en fait un agent de transmission. Le triangle inférieur est
celui qui produit son effet sur le patient et par lequel le guérisseur
travaille sur le plan physique.
15. La manière de procéder du guérisseur se divisera
donc en trois phases précédant l'acte conscient de guérison.
Le groupe a poursuivi la lecture de Rayons et
Initiations, Traité sur les sept Rayons, Volume V (pp. 197 à 203).
La concentration est une chose très différente pour
l'aspirant et pour l'initié. La force aveuglante dont il est question peut
s'étendre de la profonde obscurité dans laquelle l'homme moyen est plongé
jusqu'à la cécité vécue par Saul de Tarse dans l'attente d'entrer dans la
Chambre du Conseil du Seigneur. C'est à la plus haute initiation que la
cécité prend fin totalement.
Aux premiers stades de l'évolution, la cécité est
naturelle et impénétrable. A un moment donné, elle devient une protection.
Dès que l'homme a un faible aperçu de "quelque chose d'autre", l'âme impose
la cécité afin que les leçons puissent être assimilés sans précipitation. La
cécité occulte permet la profondeur, elle est le lieu où l'on
apprend. Elle est différente de l'état normal de vision confuse et de
tâtonnements que connaît l'aspirant. La cécité occulte est causée
spirituellement et masque la gloire et la récompense promises.
Tout ce que le disciple peut voir, ce sont ses propres
limitations. Le prophète Isaïe décrit ce stade quand il suggère de donner à
l'aspirant en lutte "les trésors de l'obscurité". Les mouvements en avant,
plongeant dans l'obscurité apparemment impénétrable, seront "récompensés"
par la beauté et la gloire des possibilités offertes. Cette cécité est
encore plus ésotérique pour l'initié à qui il ne reste aucune lumière
d'aucune sorte. Elle indique un stade de développement très élevé. Le Christ
pénétra dans cette obscurité quand Il adombra le Maître Jésus sur la croix.
Ainsi, Il participe avec une grande facilité à l'expérience des disciples
qu'Il a préparés à l'initiation. Sa position vis-à-vis de l'initié est celle
du Maître vis-à-vis du disciple. Cette phase de participation identique
permet au Christ lui-même de se trouver devant une autre zone d'obscurité
voilant une gloire encore plus grande. Ceci sera compris par ceux dont les
yeux sont ouverts pour être aveuglés. La Loi révèle que c'est par
l'obscurité qu'il faut aborder la gloire, les quatre voiles du plan
éthérique n'étant que la correspondance inférieure de zones d'expression
divine.
|
Voile I : |
C'est celui qu'affronte
le disciple quand il lutte avec le Gardien du Seuil et qu'il prend
conscience de l'Ange de la Présence. |
|
Voile II : |
C'est celui que
l'initié rencontre à la quatrième initiation et qui le contraint à
crier : "Mon Dieu, pourquoi m'as-tu abandonné". |
|
Voile III : |
C'est celui que
l'initié rencontre à la sixième et septième initiation le mettant
face à la Monade, poussé par la "Volonté dévastatrice" du premier
aspect. |
|
Voile IV : |
C'est le "vide
impénétrable et inconnu, l'obscurité absolue du refus" qu'affrontent
Ceux se trouvant dans la Chambre du Conseil du Seigneur du Monde
lorsqu'ils doivent rejeter complètement notre expérience planétaire,
pénétrant dans des phases de Vie que l'homme ne peut concevoir, se
situant alors sur le plan astral cosmique qu'ils rejetteront à son
tour. |
Ainsi la cécité protège à condition qu'elle soit
naturelle et imposée par l'âme.
Progressivement, ceux qui foulent consciemment la Voie
Lumineuse ne sont plus attirés par la séduction de la forme. Les voiles ne
cachent plus leur vision et n'entravent pas leur progrès. Ils comprennent la
signification de la troisième phrase de la Règle X :
3. Qu'il n'entende plus l'Armée de la Voix et que
les frères avancent dans le Son.
Les voix et la Voix disparaissent, le A.U.M. est
remplacé par le O.M. au centre duquel se tient le frère. L'initié ne répond
plus aux nombreuses voix du monde. Il ne reste que le Son retentissant dans
les mondes sans forme.
Celui qui se tient au centre de la Chambre du Conseil
de Shamballa fait retentir tous les mots et émet le Son. Il entonne le
A.U.M. et tout vient à la vie. Il prononce le O.M. et Dieu incarné se
manifeste sur terre. Le rythme cyclique du processus créateur apparaît et Il
y mettra fin un jour, portant le Son vers d'autres points de l'espace afin
d'apporter un nouveau champ d'expérience pour les Vies qui cherchent à se
manifester.
La question de l'incarnation se trouve dans la
compréhension du Son et de sa différenciation en O.M. et A.U.M. L'initié
devient un Christ dès qu'il peut identifier le Son. Il contient et utilise
les énergies préservées par la Triade Spirituelle qui sont l'expression de
la Volonté de Dieu. Il se prépare aux processus d'évolution qui lui
ouvriront le plan astral cosmique et lui permettront de percer le mirage
cosmique, lui donnant la clé du monde du sentiment et de la sensibilité.
L'initié de haut rang a appris sur terre que le plan astral n'existe pas.
Les épreuves et initiations de l'existence planétaire préparent le disciple
à entrer en contact avec la Loge Noire sans en être affecté et à prendre
part à sa fin. Actuellement, les racines de la Loge Noire sont sur le plan
astral cosmique alors que celles de la Loge Blanche se situent sur le plan
mental cosmique.
La Voie de l'Evolution Supérieure mène au plan
astral cosmique. La vision transcendantale est le but de l'homme. Il voyage
sur les ailes du Son.