Bulletin no 211 du 25/12/2004
 

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PSYCHOLOGIE PHILOSOPHIE SPIRITUALITE

  Ne crois rien parce qu'on t'aura montré le témoignage écrit de quelque Sage ancien,
Ne crois rien sur l'autorité des Maîtres ou des Prêtres.

Mais ce qui s'accordera avec ton expérience et après une étude approfondie satisfera ta raison et tendra vers ton bien cela tu pourras l'accepter comme vrai et y conformer ta vie.

SIDDHARTA GAUTAMA (BOUDDHA)

 

Bulletin no 211

Séance du 25/12/2004

Le groupe a accueilli notre sœur Ir. qui est restée, pendant plusieurs mois, dans un "cercle extérieur". Cette phase préparatoire, qu'elle avait elle-même souhaitée, a constitué un entraînement bénéfique au rythme du groupe. Ir. a témoigné de sa joie d'être accueillie et espère pouvoir servir, à sa juste place, le groupe et l'humanité. 

En ce jour de Noël, le groupe s'est remémoré la naissance du Christ, le grand Instructeur et le Sauveur de l'Humanité. A l'heure actuelle, le Maitre K.H. serait en train de prendre la fonction d'Instructeur de l'Humanité au sein de la Hiérarchie bien que le Christ continuerait d'œuvrer pour elle. 

Noël correspond à la naissance de la plus grande Lumière dans notre cœur. Cette naissance est le symbole de la première initiation. De nombreuses vies s'écouleront entre la première et la troisième initiation ; aussi, n'ayons pas peur d'associer le temps à notre cheminement. La nature nous enseigne une grande leçon : on ne peut pas précipiter les choses, on doit tenir compte du temps. Le temps doit être considéré comme un ami permettant la maturation nécessaire à tout processus et non comme un ennemi à combattre.

Au cours de notre cheminement, c'est paradoxalement lorsque nous commençons à penser que nous sommes dans "le désert", ne percevant plus la petite lumière qui nous guidait jusqu'alors, que nous sommes peut-être en train d'avancer. C'est la raison pour laquelle nous devons continuer à avancer avec détermination, à prier, à méditer lorsque nous sommes confrontés à ce vide qui nous fait peur.

Pour beaucoup, cette phase d'isolement et de doute correspond à un passage vers l'âge adulte, du point de vue spirituel. Des questionnements essentiels sont alors reposés de manière aiguë. On peut supposer que les frères et sœurs qui sont partis du groupe se sont retrouvés dans cette situation et ont abandonné la démarche devant les réajustements mentaux nécessaires et les "paysages arides" perçus.

Le contexte dans lequel nous cheminons influence nos représentations. Ainsi, faire partie de ce groupe sous-entend une représentation particulière du cheminement spirituel. Si nous étions dans un monastère, notre représentation de la voie à suivre serait différente. Cela nous demande d'analyser et de simplifier le labyrinthe mental que nous construisons pour atteindre notre but car lorsque le labyrinthe devient trop compliqué, nous ne percevons plus le but.

Les peurs que nous nous créons sont de terribles obstacles au cheminement (peur de soi, peur des autres, peur de ses désirs…). Dans le quotidien, nous ne sommes pas toujours conscients de ces peurs car elles sont souvent dissimulées derrière des mensonges. Si nous étions contraints de dire la vérité à chaque instant, nous mènerions un terrible combat contre nos pulsions qui ne seraient plus filtrées, censurées par notre mental.

L'analyse ne résout pas tout car elle ne permet pas à l'homme de dépasser sa nature égoïste, sa séparativité. Seul l'amour pour les êtres permet d'être dans la simplicité car la personnalité n'a plus à composer vis-à-vis d'autrui. Si l'on aime sincèrement, on n'a plus peur d'être observé.

La naissance du Christ dans le cœur correspond à la manifestation de la simplicité de l'Amour. C'est la raison pour laquelle on représente le Christ à Noël comme un enfant qui vient de naître et qui symbolise la manifestation de la lumière de l'âme dans la personnalité.


 

Le groupe a ensuite poursuivi la lecture de Guérison ésotérique, Traité sur les sept Rayons, Volume IV (pp. 679 à 698) par l'étude de la Loi X. 

LOI X : Prête l'oreille, ô Disciple, à l'appel que le Fils adresse à la Mère, puis obéis. La Parole retentit et annonce que la forme a rempli son rôle. Alors le principe mental s'organise et répète cette Parole. La forme expectante répond en s'effaçant, et l'âme se tient libre.

O Ascendant, réponds à l'appel intérieur de la sphère des obligations. Reconnais l'appel issu de l'Ashram ou de la Chambre du Conseil où le Seigneur de la Vie Lui-Même attend. Le Son est émis. Il faut que l'âme et la forme renoncent conjointement au principe de vie pour permettre à la Monade d'être libérée. L'âme répond. La forme brise alors le lien. La vie est désormais libérée, douée de la qualité de connaissance consciente et du fruit de toute expérience. Tels sont les dons de l'âme et de la forme associées. 

Il serait intéressant que les disciples appliquent cette Loi et démontrent son exactitude, notamment aux milieux scientifiques. Par la masse des témoignages et le genre de mort, appelé "transfert" à ce stade, le fait de la Hiérarchie et de Shamballa pourra être établi.

L'abstraction que nous appelons "mort" procède de trois sources, dont il faut exclure les accidents (qui peuvent se rattacher au karma d'autrui), la guerre (qui implique le karma planétaire) et les catastrophes naturelles (qui sont entièrement liées au corps de manifestation de Celui en Qui nous vivons, nous nous mouvons, et avons notre existence).

Il s'agit d'établir une distinction entre le "Dieu inconnu" qui s'exprime par la planète dans son ensemble et Sanat Kumara dans Son haut lieu de Shamballa. La maîtrise de Sanat Kumara est si grande qu'Il a besoin de toute la planète pour exprimer ce qu'Il est. Il anime la planète de Sa vie. Il crée constamment les nouvelles formes nécessaires à l'expression de la "vie plus abondante" et du "dessein croissant de Sa volonté" que le progrès des âges rend cycliquement possibles. Nous vivons à une époque et dans un cycle où Son intense activité utilise la technique de divine destruction pour libérer la vie spirituelle. Il crée la nouvelle structure de la civilisation qui conduira à l'expression parfaite de Sa vie et de Son dessein divins. 

Cette Dixième Loi nous permet de comprendre que la mort elle-même fait partie du processus de synthèse. 

Prête l'oreille, ô Disciple, à l'appel que le Fils adresse à la Mère, puis obéis.

Cette phrase concerne l'abandon du corps physique mais on peut l'interpréter comme décrivant la totalité des rapports entre l'âme et la personnalité, impliquant la prompte obéissance de la Mère (la personnalité) au Fils (l'âme). L'obéissance n'est pas imposée, elle est subordonnée à l'audition, dont elle constitue une séquence naturelle. Contrairement à ce que l'on pourrait croire, ce processus est aisé.

Le processus d'apprendre par l'ouïe est toujours lent et constitue l'une des qualités ou l'un des aspects du stade d'orientation. Le fait d'apprendre par la vue est relié au Sentier des Disciples et quiconque souhaite devenir un travailleur sage et sincère doit savoir distinguer entre ceux qui entendent et ceux qui voient. 

La Parole retentit et annonce que la forme a rempli son rôle.

Cette Parole ou "proclamation spirituelle" de l'âme peut servir un double dessein : produire la mort ou amener l'âme à se retirer de la triple personnalité (cas de vieillesse avancée ou de maladie sérieuse). Dans ce dernier cas, il n'y a plus d'habitant dans le corps. Peu de gens s'apercevront de cela si la personnalité est de très haute qualité. Chez les enfants ce fait se traduit soit par la mort, soit par l'imbécillité, car les véhicules de la personnalité n'ont pas eu le temps d'être éduqués. 

Le principe mental s'organise alors, puis répète cette Parole. La forme expectante répond en s'effaçant.

La pensée agit comme agent d'autorité et transmet l'ordre d'évacuer au cerveau, où le fil de conscience est ancré. L'homme retransmet ensuite cet ordre au cœur, où le fil de vie est ancré. Le processus de retrait commence alors.

La Loi des Homologies fait que la mort de tous les hommes est caractérisée par des processus identiques. La différence ne réside que dans le degré de conscience manifesté – conscience du processus et de l'intention. Le résultat est le même dans tous les cas : L'âme se tient libre.

La période de dissociation se caractérise, par stades successifs, par un progrès de la clarté de pensée et par la reconnaissance de l'existence essentielle.

Le développement de la vie ésotérique se divise en trois stades à franchir par la conscience intérieure de l'homme. Ils sont parallèles à la compréhension des aspects ordinaires de la vie en forme sur les trois niveaux d'expérience :

1.     Le stade où l'on reçoit les concepts, les idées, et les principes, ce qui affirme progressivement l'existence de la pensée abstraite.

2.     Le stade de "réception de la lumière". C'est la période où la perspicacité se développe, où la vision aperçue est acceptée pour vraie, et où s'épanouit l'intuition ou "perception bouddhique". Elle comporte l'affirmation que la Hiérarchie existe.

3.     Le stade de l'abstraction. C'est la période où se produit l'orientation complète, où l'acheminement vers l'Ashram se précise, et où le disciple commence à construire l'Antahkarana entre la personnalité et la Triade Spirituelle. C'est à ce stade que l'on perçoit faiblement la nature de la volonté, ce qui implique que l'on reconnaît l'existence d'un "centre où l'on sait la volonté de Dieu".

Les hommes ont tendance à penser que la mort met fin aux choses, alors que seul ce qui est sans valeur spirituelle meurt.

Les valeurs basées sur les principes et non sur les détails apparents contiennent le principe immortel et conduisent un homme "du portail de la nativité, par les portails de la perception, au portail du dessein". 

Le dernier paragraphe de cette Loi ne concerne que le "passage au-delà" ou "le rejet des obstacles" par des disciples très évolués ou par des initiés : 

Réponds, ô Ascendant, à l'appel intérieur de la sphère des obligations.

On peut décrire en quatre mots (Instinct, Devoir, Dharma, Obligation) la totalité de l'expérience de la vie depuis la sphère de nativité jusqu'aux limites supérieures des possibilités spirituelles :

1.     La sphère de l'instinct. Elle se rapporte au fait de répondre, sous l'influence du simple instinct animal, aux obligations qui découlent de toute responsabilité assumée, même sans véritable compréhension. On en trouve un exemple dans les soins instinctifs d'une mère envers sa progéniture ou dans les relations entre mâles et femelles.

2.     La sphère du devoir. L'appel de cette sphère provient d'un domaine de conscience plus strictement humain. "L'accomplissement de son devoir" constitue le premier pas dans le développement du principe divin du sens des responsabilités. L'accomplissement du devoir, le sens de la responsabilité, et le désir de servir sont trois aspects de la vie de disciple à son stade élémentaire. Il est dur d'admettre, pour ceux qui se sentent enchaînés à leur devoir, apparemment sans signification et sans récompense, que son accomplissement est un processus scientifique les acheminant vers des phases supérieures d'expérience, et finalement jusqu'à l'Ashram du Maître.

3.     La sphère du dharma. Elle est l'aboutissement des deux premiers stades. Le disciple reconnaît en elle pour la première fois avec précision son rôle dans l'ensemble du processus des événements mondiaux et sa participation inéluctable au développement du monde. Le dharma est l'aspect du karma qui donne de la dignité à tel cycle mondial particulier et aux vies de ceux qui participent à son élaboration. Le disciple commence à percevoir que, s'il endosse sa part de responsabilité dans ce dharma cyclique et travaille intelligemment à son juste accomplissement, il débute dans le travail de groupe et commence à prendre sa juste part à l'effort pour dissiper le karma du monde, lequel se manifeste par le dharma cyclique. Le service instinctif, l'accomplissement de tous les devoirs, et une participation au dharma collectif sont associés dans sa conscience et deviennent un grand acte de service fidèle et vivant.

Il en arrive au point de pouvoir aborder le Sentier des Disciples, où l'on perd complètement de vue le Sentier des Epreuves. 

Ces trois aspects d'activité vivante sont l'expression embryonnaire des trois aspects divins dans la vie du disciple :

1.     Vie instinctive - application intelligente.

2.     Devoir - amour responsable.

3.     Dharma - Volonté, exprimée par le plan. 

4.     La sphère des obligations régit les réactions de l'initié, qui a réussi à se libérer, durant deux phases de sa vie :

a.     Dans l'Ashram, où il est gouverné par le Plan et où la vie de la Triade Spirituelle se substitue progressivement à celle de la personnalité gouvernée par l'âme.

b.     A Shamballa, où ressort le Dessein de Sanat Kumara, et où la vie de la Monade remplace toutes autres expressions de la Réalité. 

Reconnais l'appel issu de l'Ashram ou de la Chambre du Conseil où le Seigneur de la Vie Lui-même attend.

Les deux centres supérieurs de l'Existence divine (Shamballa et la Hiérarchie) invoquent continuellement le centre inférieur (l'humanité). L'habileté des Grandes Vies à évoquer une réponse dans les trois mondes de la forme est l'un des facteurs gouvernant le processus créateur.

Il est alors important pour chaque serviteur de connaître la place qu'il occupe sur le Sentier de l'évolution afin d'interpréter correctement l'appel et de pouvoir reconnaître la source d'où émane le son. L'appel auquel renvoie la loi X provient des sources les plus élevées et ne peut être confondu avec les petites voix des hommes. 

Le SON est émis.

Le Son, en tant qu'activité créatrice du Logos Planétaire, contient tous les autres sons, accords, tonalités et dissonances, dont certains sont encore inconnus de l'homme moderne. "L'Ascendant" doit apprendre à le reconnaître et à y répondre par une réaction de tous les aspects en forme dans les trois mondes.

Lors de la "destruction du temple de Salomon" au moment de la quatrième initiation, ses qualités sont absorbées par les véhicules que l'initié utilise pour tous Ses contacts dans les trois mondes. Il perçoit la totalité du plan mental comme l'un des trois sous-plans qui constitue le plan cosmique physique dense. La disparition du corps égoïque devient nécessaire pour les initiés du quatrième degré et ceux des degrés supérieurs. Le Son se répercute à travers les quatre sous-plans supérieurs du plan physique cosmique, qui sont les correspondants, sur les rangs inférieurs, des quatre niveaux éthériques du plan physique dans les trois mondes. Celui-ci est composé de trois niveaux denses et de quatre niveaux éthériques.

Partant du silence sonore, de la note réverbérante de Shamballa, le son se focalise, selon la position de l'initié, soit dans la Triade Spirituelle soit dans l'Ashram. Dans le premier cas, le centre cardiaque répond au son et l'initié a élargi tous les types de connaissance conciliables avec la nature en forme, âme et corps. Dans le second cas, l'identification doit remplacer la conscience et produit une unité complète avec toutes les expressions spirituelles de vie. L'initié est alors confronté aux Sept Sentiers qui permettent de pénétrer des domaines de compréhension qui sont en dehors de la sphère de notre planète. La connaissance des Sept Sentiers doit être réalisée par la différenciation des sept sons composant le Son unique. 

Il faut que l'âme et la forme renoncent conjointement au principe de vie pour permettre à la Monade d'être libérée. L'âme répond. La forme brise alors le lien.

Durant cette crise, l'initié est à l'intérieur de l'Ashram. Il contient en lui-même l'essentiel du bien accumulé dans le corps causal avant sa destruction et récapitule la connaissance et la sagesse acquises au fil du temps. A ce stade, l'âme est un simple intermédiaire entre la personnalité et l'initié. Elle disparaît en témoignage de réponse lors de la réverbération du Son. Sa substance devient partie intégrante du plan Bouddhique. Le principe de vie, abandonné, retourne au réservoir de la vie universelle.

C'est la Forme qui brise le lien et apporte la libération complète. Les éléments qui composaient ses trois véhicules plus le principe de vie formeront la substance atomique du corps de manifestation d'une âme cherchant à s'incarner pour la première fois. Le Seigneur lunaire de la personnalité a atteint son but. C'est pour lui un instant d'initiation car il dispose dès lors des qualités qui le rendent substantiel au sens ésotérique. 

Les phrases restantes de la Loi X ne nécessitent aucune explication.

La vie est désormais libérée, douée de la qualité de connaissance consciente et du fruit de toute expérience. Tels sont les dons de l'âme et de la forme associées. 

Le groupe a ainsi terminé la lecture du chapitre 8 consacré aux Lois et aux Règles fondamentales de guérison et a commencé la lecture du chapitre 9 consacré aux Sept modes de guérison

Les techniques correspondant aux sept modes de guérison sont attachées aux énergies des sept rayons. Peu de guérisseurs actuellement sont compétents pour les utiliser. Cependant, pour la première fois, l'humanité dispose d'ouvertures pour avoir la vision du nouvel avenir et préparer des plans à son sujet. Tant que l'âme n'exerce pas un contrôle suffisant, les techniques des rayons ne pourront être utilisées. Les étudiants doivent maintenir une sage attitude d'expectative. Beaucoup de mantras, Paroles de Pouvoir et usage du OM ont été utilisés au cours du siècle écoulé sans provoquer de grands dommages car le faible degré d'évolution des guérisseurs les a protégés. Des guérisons ont été néanmoins réalisées grâce à la réceptivité du patient à la suggestion et à sa confiance envers le guérisseur, mais aucune ne relève des méthodes scientifiques de l'occultisme.

Les Paroles des Rayons telles que les emploient les guérisseurs expérimentés doivent être accompagnées d'un entraînement à l'exercice de la volonté spirituelle. Chez les guérisseurs ordinaires, seule la volonté personnelle s'exprime, basée sur des désirs égoïstes. 

Ce qui suit a pour but de poser les fondations d'une structure de connaissances appropriées pour l'avenir où les Points focaux, les Paroles organisatrices et les Intentions exprimées pourront être transmis sans danger aux guérisseurs occultes. Ces derniers trouveront dans les énoncés suivants un cahier de référence sur lequel ils pourront s'appuyer pour accomplir des cures correctes. Ces énoncés se décomposent en trois parties :

I.      Les Energies des Sept Rayons.

II.    Les Rayons du Guérisseur et du Patient.

III.   Les Sept Techniques de Guérison.

Ils apporteront des éclaircissements aux disciples initiés et quelque peu aux aspirants. Toutefois, le guérisseur doit se perfectionner lui-même et pénétrer seul les significations profondes de la Sagesse Eternelle. 

I. Quinze énoncés concernent les Energies des Sept Rayons

1.     Les sept rayons incorporent et expriment la totalité des énergies qui circulent dans notre forme planétaire. 

2.     Ces sept énergies de rayons sont les sept forces dont la réunion compose le Rayon primaire d'Amour Sagesse. Celui-ci est le second rayon de notre système solaire et le rayon dominant de chaque expression planétaire dans le système solaire. Les sept rayons sont tous des rayons subsidiaires de ce grand rayon cosmique. 

3.     Quel que soit le rayon sur lequel se trouve le guérisseur, il faut toujours qu'il agisse par le second sous-rayon de ce rayon, le rayon d'amour sagesse dans chaque rayon. Grâce à lui, il est mis en rapport avec les rayons de l'âme et de la personnalité. Le second rayon a la capacité de tout inclure. 

4.     Le second rayon et le second sous-rayon de tous les rayons expriment eux-mêmes une dualité. Il faut que le guérisseur apprenne à travailler par l'aspect amour et non par l'aspect sagesse. Ceci demande beaucoup d'entraînement dans la pratique de la différenciation spirituelle. 

5.     Lorsque le guérisseur pratique son art, il lui faut utiliser les véhicules de la nature en forme qui se trouvent sur la ligne 2-4-6. S'il n'a pas de véhicule ou de corps sur cette ligne d'énergie fondamentale, il sera inapte à guérir. Il est rare que l'on comprenne ce fait, mais il est également rare de rencontrer un équipement manquant de tout exutoire pour l'énergie du second rayon. 

6.     Ceux dont l'âme se trouve sur le second rayon ou qui possèdent un puissant véhicule sur ce rayon sont habituellement de grands guérisseurs. Le Christ, qui fut le représentant le plus caractéristique du second rayon que la Terre ait jamais connu, fut le plus grand des fils guérisseurs de Dieu.

7.     Le rayon de l'âme conditionne et détermine la technique à employer. Le rayon des véhicules de la personnalité par lequel l'énergie curative doit passer est celui qui est le plus étroitement associé au second rayon. 

8.     Le second sous-rayon du rayon de l'âme détermine l'approche du problème de cure auquel le guérisseur doit immédiatement faire face. Cette énergie est transformée en force curative lorsqu'elle passe par le véhicule approprié de la personnalité. Pour qu'il soit approprié, il faut qu'il se trouve sur la ligne 2-4-6. 

9.     Le véhicule approprié peut être soit le corps mental soit le corps émotionnel. La majorité des hommes étant centrés dans leur nature astrale, la guérison aura généralement les meilleures chances de succès si le canal de transmission du guérisseur est également le corps astral. 

10.   Un triangle d'énergies est donc formé par les éléments suivants :

a.     L'énergie de l'âme.

b.     Le véhicule approprié.

c.     Le corps éthérique, soit par son centre cardiaque soit par son centre solaire. 

11.   A l'intérieur du corps éthérique, un triangle secondaire se forme pour la circulation de l'énergie entre :

a.     le centre coronal, centre de réception,

b.     le centre frontal, pour la distribution dirigée,

c.     le centre qui constitue la ligne de moindre résistance pour enregistrer l'énergie de l'âme, quel que soit celui des sept rayons qui la caractérise. 

12.   Ce triangle secondaire est relié au triangle primaire par un "acte délibéré". Ceci est une partie de la technique à ne pas dévoiler encore. 

13.   A défaut de la formule ésotérique produisant la connexion entre les deux triangles, un guérisseur sincère et expérimenté peut faire beaucoup pour établir certaines relations définies par un acte délibéré de foi et l'affirmation énergique de son intention fixe

14.   C'est le triangle supérieur qui agit sur le guérisseur et en fait un agent de transmission. Le triangle inférieur est celui qui produit son effet sur le patient et par lequel le guérisseur travaille sur le plan physique. 

15.   La manière de procéder du guérisseur se divisera donc en trois phases précédant l'acte conscient de guérison. 

 

Le groupe a poursuivi la lecture de Rayons et Initiations, Traité sur les sept Rayons, Volume V (pp. 197 à 203). 

La concentration est une chose très différente pour l'aspirant et pour l'initié. La force aveuglante dont il est question peut s'étendre de la profonde obscurité dans laquelle l'homme moyen est plongé jusqu'à la cécité vécue par Saul de Tarse dans l'attente d'entrer dans la Chambre du Conseil du Seigneur. C'est à la plus haute initiation que la cécité prend fin totalement.

Aux premiers stades de l'évolution, la cécité est naturelle et impénétrable. A un moment donné, elle devient une protection. Dès que l'homme a un faible aperçu de "quelque chose d'autre", l'âme impose la cécité afin que les leçons puissent être assimilés sans précipitation. La cécité occulte permet la profondeur, elle est le lieu où l'on apprend. Elle est différente de l'état normal de vision confuse et de tâtonnements que connaît l'aspirant. La cécité occulte est causée spirituellement et masque la gloire et la récompense promises.

Tout ce que le disciple peut voir, ce sont ses propres limitations. Le prophète Isaïe décrit ce stade quand il suggère de donner à l'aspirant en lutte "les trésors de l'obscurité". Les mouvements en avant, plongeant dans l'obscurité apparemment impénétrable, seront "récompensés" par la beauté et la gloire des possibilités offertes. Cette cécité est encore plus ésotérique pour l'initié à qui il ne reste aucune lumière d'aucune sorte. Elle indique un stade de développement très élevé. Le Christ pénétra dans cette obscurité quand Il adombra le Maître Jésus sur la croix. Ainsi, Il participe avec une grande facilité à l'expérience des disciples qu'Il a préparés à l'initiation. Sa position vis-à-vis de l'initié est celle du Maître vis-à-vis du disciple. Cette phase de participation identique permet au Christ lui-même de se trouver devant une autre zone d'obscurité voilant une gloire encore plus grande. Ceci sera compris par ceux dont les yeux sont ouverts pour être aveuglés. La Loi révèle que c'est par l'obscurité qu'il faut aborder la gloire, les quatre voiles du plan éthérique n'étant que la correspondance inférieure de zones d'expression divine.

Voile I :

C'est celui qu'affronte le disciple quand il lutte avec le Gardien du Seuil et qu'il prend conscience de l'Ange de la Présence.

Voile II :

C'est celui que l'initié rencontre à la quatrième initiation et qui le contraint à crier : "Mon Dieu, pourquoi m'as-tu abandonné".

Voile III :

C'est celui que l'initié rencontre à la sixième et septième initiation le mettant face à la Monade, poussé par la "Volonté dévastatrice" du premier aspect.

Voile IV :

C'est le "vide impénétrable et inconnu, l'obscurité absolue du refus" qu'affrontent Ceux se trouvant dans la Chambre du Conseil du Seigneur du Monde lorsqu'ils doivent rejeter complètement notre expérience planétaire, pénétrant dans des phases de Vie que l'homme ne peut concevoir, se situant alors sur le plan astral cosmique qu'ils rejetteront à son tour.

Ainsi la cécité protège à condition qu'elle soit naturelle et imposée par l'âme.

Progressivement, ceux qui foulent consciemment la Voie Lumineuse ne sont plus attirés par la séduction de la forme. Les voiles ne cachent plus leur vision et n'entravent pas leur progrès. Ils comprennent la signification de la troisième phrase de la Règle X : 

3. Qu'il n'entende plus l'Armée de la Voix et que les frères avancent dans le Son.

Les voix et la Voix disparaissent, le A.U.M. est remplacé par le O.M. au centre duquel se tient le frère. L'initié ne répond plus aux nombreuses voix du monde. Il ne reste que le Son retentissant dans les mondes sans forme.

Celui qui se tient au centre de la Chambre du Conseil de Shamballa fait retentir tous les mots et émet le Son. Il entonne le A.U.M. et tout vient à la vie. Il prononce le O.M. et Dieu incarné se manifeste sur terre. Le rythme cyclique du processus créateur apparaît et Il y mettra fin un jour, portant le Son vers d'autres points de l'espace afin d'apporter un nouveau champ d'expérience pour les Vies qui cherchent à se manifester.

La question de l'incarnation se trouve dans la compréhension du Son et de sa différenciation en O.M. et A.U.M. L'initié devient un Christ dès qu'il peut identifier le Son. Il contient et utilise les énergies préservées par la Triade Spirituelle qui sont l'expression de la Volonté de Dieu. Il se prépare aux processus d'évolution qui lui ouvriront le plan astral cosmique et lui permettront de percer le mirage cosmique, lui donnant la clé du monde du sentiment et de la sensibilité. L'initié de haut rang a appris sur terre que le plan astral n'existe pas. Les épreuves et initiations de l'existence planétaire préparent le disciple à entrer en contact avec la Loge Noire sans en être affecté et à prendre part à sa fin. Actuellement, les racines de la Loge Noire sont sur le plan astral cosmique alors que celles de la Loge Blanche se situent sur le plan mental cosmique.

La Voie de l'Evolution Supérieure mène au plan astral cosmique. La vision transcendantale est le but de l'homme. Il voyage sur les ailes du Son.

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