Bulletin no 210 du 11/12/2004
 

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PSYCHOLOGIE PHILOSOPHIE SPIRITUALITE

  Ne crois rien parce qu'on t'aura montré le témoignage écrit de quelque Sage ancien,
Ne crois rien sur l'autorité des Maîtres ou des Prêtres.

Mais ce qui s'accordera avec ton expérience et après une étude approfondie satisfera ta raison et tendra vers ton bien cela tu pourras l'accepter comme vrai et y conformer ta vie.

SIDDHARTA GAUTAMA (BOUDDHA)

 

Bulletin no 210

Séance du 11/12/2004

Notre sœur Sy. a lu sa planche qui consistait en une compilation sur le mot "tension" au travers des livres d'Alice A. Bailey.

Parmi les passages retenus par notre sœur, un premier traite de l'alignement. Celui-ci se produit seulement par intervalles, dans les moments de tension, dans les heures où certains efforts humains en créent le besoin, et dans les instants d’intense aspiration.

Un autre évoque la tension créée par l'activité méditative : la méditation implique de vivre chaque jour une vie à but unique. Ceci impose une tension forte sur les cellules du cerveau, car des cellules en repos sont mises en activité et la conscience du cerveau s’éveille à la lumière de l’âme. Cette tension peut être la cause de troubles du système nerveux : la folie a été trouvée chez des étudiants fervents qui s’obstinent dans une tension imprudente ou cherchent inconsidérément à éveiller le sacré par des exercices respiratoires et des pratiques similaires.

Presque tous ceux qui entreprennent la méditation sont conscients d’un effet dans le système nerveux, cela peut se traduire par de l’insomnie, de l’excitabilité, une tension d’énergie et une agitation qui ne permet aucun repos.

Dans le processus initiatique, le point de crise, qui suit toujours l’obtention de la tension, est le moment où s’exprime la décision finale. Suit alors la révélation de ce qui peut être, et l’initié sait qu’il se trouve face à la résurrection finale, et qu’après avoir été l’éternel pèlerin errant sur la planète, il devient maintenant un point fixe sur un autre plan cosmique, car il a pour toujours laissé derrière lui le plan physique.

Pour acquérir un contact conscient et précis avec l’âme, l’aspirant doit apprendre l’obéissance, par le moyen des choses qu’il endure, et il doit aussi pratiquer la tâche d’aimer. Cela n’est pas facile. Cela exige de la discipline, un effort continu, une tension incessante, pour arriver à cette conquête du soi, qui est une crucifixion quotidienne, et à cette attention vigilante qui ne quitte jamais le but du regard et qui reste toujours consciente du dessein, du progrès et de l’orientation. 

 

Notre sœur a été invitée à travailler sur ce thème car elle n'avait pas perçu le sens du mot "tension". Elle essaie aujourd'hui de faire des choix plus cohérents en rapport avec la plus grande tension. Sy. s'efforce d'accepter avec humilité les épreuves présentes et celles qu'elle imagine dans l'avenir.

En réalité, nous ne pouvons pas nous préparer à des épreuves à venir. Par définition, une épreuve est une épreuve si nous ne comprenons pas ce qui nous arrive. En effet, si nous comprenions déjà les enseignements relatifs à un évènement, nous n'aurions pas à le vivre ou bien il ne constituerait pas une épreuve pour nous… Lorsque tout devient perceptible, on commence à cheminer entre deux colonnes, en évitant de vivre des paroxysmes par provocation ou par plaisir.

Nous cheminons dans le groupe en disant, simultanément ou successivement, des petits "oui" et des petits "non". Nous savons pertinemment que certaines activités de notre quotidien ne devraient pas être poursuivies mais nous les poursuivons malgré tout alors qu'elles sont de plus en plus incompatibles avec notre démarche.

Il existe une tension entre le haut et le bas. Cette tension peut être illustrée par le fait de devoir s'étirer sur la pointe des pieds pour toucher le plafond à bout de bras. Nous devons transcender notre dimension et nous efforcer de dépasser notre nature inférieure, comme des animaux qui devrait désormais marcher debout. Il faut mettre en place une polarisation nouvelle, une tension, pour accrocher la vibration de l'âme.

Le disciple doit chercher à se comprendre lui-même. Le Maître n'est pas là pour tout expliquer mais pour présenter des concepts situés au-delà de notre entendement, pour nous stimuler à l'élévation. Si nous ne cherchons pas à comprendre ce que dit le Maître, la rupture sera inévitable. Il adviendra une nécessaire distanciation sur le plan terrestre.

Il nous faut également savoir transformer les tracas quotidiens, en faire une alchimie. Le temps est nécessaire pour l'évolution, pour l'illumination et nous devons le rendre partie intégrante de notre vie. Tout problème, tout souci résulte d'une difficulté à se réconcilier avec le temps. Nous sommes fréquemment tendus car nous pensons que nous n'avons pas le temps.

Nous avons des problèmes de conscience, c'est-à-dire des problèmes de Relation. Dépasser les conflits c'est comprendre la nature de la Relation qui existe entre nous et l'univers. Cela sous-entend que nous comprenions la propriété intrinsèque de chaque être, que nous découvrions ce qui doit être résolu et ce qui est phénoménal.

Résoudre un problème, c'est comprendre le processus en cours en réalisant que l'on a le temps devant soi. Dans ce monde, nous sommes sensibles aux qualités relatives aux performances car elles sont valorisées dans notre société : capacité à résoudre un problème plus rapidement qu'un autre, accomplir un mouvement en un minimum de temps. Nous avons tellement intégré cela dans notre être, que nous sommes angoissés lorsque nous n'arrivons pas à résoudre rapidement les problèmes qui se posent à nous. Sur un autre versant, si nous sommes décontracté voire désinvolte, c'est bien souvent que nous avons recouvert l'angoisse par des couches de blindage.

Dans notre démarche, nous devons revisiter toutes les couches de l'être par l'analyse, nous inscrire dans une transformation profonde et radicale. Nous comprenons aussi qu'il y a des tensions inutiles qui ne sont pas associées à une quête supérieure.

Il ne faut pas en rajouter dans le symbolisme de nos problèmes quotidiens. Revenons à la simplicité ! A trop regarder un processus simple, on le rend compliqué. Soyons de véritables scientifiques pour résoudre le problème de relation entre deux choses car toute relation est associée à la tension ou à la compression (principes de la mécanique).

Si nous allions au plus profond d'une relation, tout nous semblerait normal. Si une chose est devenue ce qu'elle est, c'est qu'elle a été en relation avec d'autres choses qui l'ont faite évoluer. Comprendre le pourquoi permet de dépasser les phénomènes, les apparences et cela nous réconcilie avec l'univers.

Si nous voulons rester dans le sensationnel, nous ne chercherons pas à comprendre et à approfondir les choses. Les véritables initiés se sont posés des milliers de questions et ont pu y répondre, non pas seulement de manière théorique, mais de manière qui interpelle la conscience et permet d'accéder à un autre état.

Si nous ne voulons pas comprendre, nous serons pris (prisonnier) par les autres et nous ne pourrons nous libérer.

 

Le groupe a poursuivi la lecture de Guérison ésotérique, Traité sur les sept Rayons, Volume IV (pp. 656 à 679).

La guérison par radiation est provoquée par l'interpénétration des deux auras du guérisseur et du patient. L'aspect âme des deux personnes contrôlées par leur âme est alors dirigé vers une région donnée du corps physique du patient. Cela exerce un effet prodigieux sur la région malade, et le centre correspondant se charge très fortement d'énergie.

La Cinquième Règle conclut par la phrase suivante : "L'âme du patient répond par la réaction de son aura à la radiation de l'aura du guérisseur, débordante d'énergie animique." Cet afflux d'énergie animique dû à la liaison des auras est dirigé en totalité vers la région malade du corps du patient, en un seul effort unifié. Le travail se poursuit consciemment ou inconsciemment et produit soit la guérison, soit cette "stimulation des atomes gouvernée par l'âme qui conduit à la libération", c'est-à-dire l'acte de mourir.

Lorsque la destinée du patient est de mourir, le guérisseur fait dévier toutes ses radiations vers le siège du mal. Le patient inaugure le processus consistant à retirer toute conscience du corps. L'intervention du guérisseur prend alors fin, il laisse le patient seul achever de retirer le fil de conscience et le fil de vie des centres coronal et cardiaque.

Bien que l'énergie soit une pensée, elle est également un feu d'un point de vue plus élevé. Avant que la vraie guérison spirituelle puisse intervenir, il faut que l'ensemble de la technique, des procédés, et des formules ait été découvert et expérimenté et que les résultats aient été enregistrés. 

Loi IX

Cette Loi pourrait s'appeler "Loi de Perfection" et traite des énergies internes responsables de l'œuvre de la Loi d'Evolution.

Loi IX : La perfection attire l'imperfection à la surface. Le bien élimine le mal de la forme humaine dans le temps et l'espace. La méthode utilisée par le Parfait et celle qu'emploie le Bien est l'innocuité. Ce n'est pas une attitude négative mais un parfait équilibre, un point de vue intégral, et une compréhension divine. 

On peut interpréter cette loi de deux manières :

1.     Elle décrit la méthode ou loi par laquelle l'homme se dégage de l'emprise latente de la matière, après quoi il est libre.

2.     Le guérisseur a pour effet d'amener la maladie à la surface. Il peut en résulter soit que la maladie est éliminée, soit que se dessine la probabilité que le patient va mourir. 

La méthode employée sous l'égide de la Loi de Perfection s'appelle la "parfaite innocuité".
 

La guerre de 1914-1945 a eu deux conséquences majeures de nature spirituelle conformes à la Loi de Perfection:

1.     Des âmes furent libérées d'une civilisation arriérée et décadente et retourneront dans des corps meilleurs, vers une civilisation et une culture plus conformes aux besoins de l'homme spirituel.

2.     Du riche au pauvre et de l'instruit à l'ignorant, une chose est maintenant clairement saisie, c'est que le bonheur et le succès ne dépendent ni de la possession d'objets, ni des biens matériels.

La maladie de l'humanité résulte de millénaires de vie défectueuse, de desseins égoïstes, et de cupidité qui ont produit une accumulation de maux physiques. Lorsque le mal qui a fait sentir sa présence et les imperfections attirées à la surface auront été guéris ou refoulés à leur propre place, alors les maladies physiques prendront fin ou céderont facilement devant un traitement convenable.

La guérison de l'humanité sera accomplie par le Nouveau Groupe des Serviteurs du Monde et par les hommes de bonne volonté aidés par la Hiérarchie, ce centre planétaire d'où seront tirées les énergies curatives.

Il existe deux méthodes d'évolution : le long et pénible chemin dans lequel on prend des éons pour arriver à des résultats relativement modestes (mode par lequel le bien n'est compris que lentement et le mal éliminé très lentement), et le chemin court encore plus dur, mais bien plus rapide de l'initiation.

Au cours des deux derniers siècles, des individus en nombre approprié atteignirent l'initiation et entrèrent dans les Ashrams des Maîtres. La décision fut prise par eux au nom de l'humanité qu'il fallait s'engager dans la voie ardue et rapide. Depuis lors, trois facteurs ont constamment joué :

1.     Un prodigieux progrès dans l'élévation de la conscience de l'humanité en masse à des niveaux intellectuels très supérieurs.

2.     Le facteur résultant de la détresse du monde, des désastres économiques, des guerres mondiales, des cataclysmes naturels, et des myriades d'événements et de difficultés qui rendent si dure de nos jours la vie individuelle, la vie nationale, et la vie planétaire.

3.     L'accroissement des connaissances concernant la Hiérarchie, et le Dessein spirituel. 

Durant les deux cents dernières années, les progrès des hommes furent si considérables que la Chambre du Conseil à Shamballa fut obligée d'en tenir compte. Par suite, deux événements se produisirent :

1.     L'aspect volonté de la divinité prit son premier contact direct et défini avec la pensée humaine.

2.     Simultanément, la volonté-de-bien de Shamballa évoqua la bonne volonté latente chez les hommes. 

La venue au jour des imperfections et les efforts planifiés du mal ont eu leur parallèle dans l'apparition du Nouveau Groupe de Serviteurs du Monde et dans les préparatifs que la Hiérarchie accomplit pour s'extérioriser sur le plan physique. La Hiérarchie est actuellement extrêmement puissante. Ses Ashrams sont peuplés d'initiés et de disciples. Sa périphérie ou son champ magnétique attirent vers elle des milliers d'aspirants.

La guerre a comporté une signification spirituelle bien plus grande qu'on ne l'a compris. Elle a marqué un tournant, réorienté l'humanité vers le bien, et refoulé les Forces du Mal. La distinction entre le bien et le mal est devenue nettement évidente, le monde des hommes s'est éveillé à la notion d'exploitation matérialiste, d'absence de vraie liberté, et des droits individuels non encore revendiqués. L'aptitude des hommes à résister à l'esclavage s'est fait jour de tous côtés.

On pourrait décrire ce qui se passera lorsque l'imperfection de la matière sera connue et corrigée, et que l'intérêt et l'attention de l'humanité se détourneront des conditions matérielles. Alors, il ne restera rien dans les trois mondes sur quoi les Forces du Mal aient le pouvoir d'agir. La signification de ces paroles est reliée à la strophe de la Grande Invocation où il est question de "murer la porte de la demeure du mal".

Il ne faut pas confondre le mal avec les activités des gangsters et des criminels. Les hommes vraiment nocifs sont ceux qui veulent imposer par la force un retour à d'anciens errements. Ils sont généralement réputés à cause de leur fortune et de leur influence. Ils pèchent contre la lumière, et non par ignorance, car leurs buts sont matériels et non spirituels. C'est par eux qu'agissent les Forces du Mal, empêchant le progrès, répandant la pauvreté, nourrissant la haine et la lutte des classes, entretenant les conflits de races pour leurs propres fins, et maintenant l'ignorance au pouvoir. Ils travaillent contre l'Organisation des Nations Unies en voulant s'approprier toutes les ressources de la terre et en perpétuant la faiblesse et la sous-alimentation des peuples. Ces hommes se trouvent dans toutes les nations, travaillant ensemble aux dépens de l'humanité.

Ce problème est en passe d'être résolu par la Loge Blanche et il est relié à l'aspect volonté. Seule la volonté de bien peut neutraliser la volonté de mal. La bonne volonté de l'humanité n'est pas suffisante pour vaincre les forces du mal bien que la formulation de la Grande Invocation aide à murer la porte de la demeure du mal. Les Membres de la Hiérarchie utilisent des procédés pour protéger l'humanité contre les forces du mal mobilisées derrière cette porte qui ne peuvent être appréhendés que par ceux qui se trouvent sur le Chemin de l'Evolution Supérieure.

L'innocuité appliquée par la Hiérarchie est un état d'esprit qui suppose parfois fermeté et rigueur et implique la décision de prendre la bonne volonté comme mobile de tous les actes. Sur un niveau plus élevé, la Hiérarchie emploie l'innocuité en relation avec la volonté de bien, utilisant l'énergie électrique dynamique sous la direction de l'intuition. Cette énergie réunit la volonté de sacrifice, la volonté de bien et la volonté de pouvoir. Les hommes ne peuvent pas encore l'utiliser. Elle produit un effet d'expulsion et son impact est annihilant lorsqu'elle touche aux Forces du Mal.

Le Christ exprima cette innocuité supérieure face aux trois tentations que le représentant du mal lui soumit. Si le Christ n'avait pas réagi comme Il l'a fait, le cours de l'histoire et du progrès de l'humanité aurait été modifié de façon tragique. Les cinq initiations résumées dans l'Evangile concernent les progrès du Maître Jésus alors que les trois tentations sont en rapport avec la sixième initiation qu'allait prendre le Christ, lui consacrant la domination complète du mal et non la maîtrise des imperfections car Il était le Parfait.

Trois conditions sont nécessaires pour cette initiation : un parfait équilibre, un point de vue complété et une compréhension divine. Lorsque l'on comprend l'interaction entre ces qualités et les trois tentations, on découvre la nature du Christ et du cycle d'évolution qu'Il initia sous la Loi de Perfection. Les conditions fondamentales de la Loi IX ont leurs homologues sur des spires inférieures de la spirale et peuvent être appliquées par des disciples ayant pris la troisième initiation.

Le Parfait Equilibre signifie une maîtrise complète du plan astral. A un rang supérieur, cette qualité indique une disposition à fonctionner librement sur les niveaux bouddhiques. Cette qualité d'équilibre implique un état d'esprit abstrait que rien ne peut troubler. Il existe une différence entre le parfait équilibre d'un disciple initié et celui d'un Maître dans le sens ou l'un concerne l'effet ou son absence dans les trois mondes, et l'autre indique l'adaptabilité au rythme de la Triade Spirituelle. Pour accéder à ce parfait équilibre, il est nécessaire d'éliminer les pressions et attractions inhérentes à la nature astrale et pratiquer la Divine Indifférence.

Un point de vue complété indique le point de vue universel de la Monade. A un degré inférieur de l'évolution, il se réfère à la fonction de l'âme en tant qu'Observateur dans les trois mondes. Le détachement et la discrimination sont à l'origine de son développement. Sur le Chemin de l'Evolution Supérieure, ces deux qualités se transforment en Attraction et Volonté de bien. Sur le plan de l'âme, le disciple est libéré de l'illusion de la séparation. L'amour pur afflue via le chenal que le disciple a créé, supprimant tous les facteurs émotionnels et préparant ainsi l'Observateur à voir véritablement.

La Divine Compréhension, du point de vue de l'âme, permet de maintenir fermement la pensée dans la lumière et donc de refléter le pur amour. Sur le Chemin supérieur, elle remplace la conscience individualiste par l'identification. L'initié voit les choses telles qu'elles sont et comprend le Dessein émanant de Shamballa. 

Ces trois qualités sont essentielles au développement de l'initié-guérisseur.

Il doit savoir que les réactions émotionnelles créent une barrière entre l'écoulement de la force guérissante et le patient, et qu'il en est la cause. Les émotions du patient ne doivent pas atteindre le guérisseur.

Un point de vue complété suppose que le guérisseur ait fait un effort pour pénétrer le monde des causes et connaître celle qui est responsable de la maladie du patient. Cela est possible si le disciple éprouve suffisamment d'amour, qui engendre la compréhension divine.

Dans le nouvel âge à venir, la collaboration du guérisseur avec le médecin du patient sera indispensable.

Lorsque ces trois conditions divines s'adaptent à l'utilisation par les disciples du monde moderne, elles présentent une méthode de discipline de soi.

Les trois conditions essentielles à la sixième initiation apportent le lien entre la Loi IX et la Sixième Règle.

Sixième Règle : Le guérisseur ou le groupe guérisseur doit tenir sa volonté en laisse. Ce n'est pas la volonté qu'il faut employer, mais l'amour. 

De quelle volonté s'agit-il dans les mots "tenir la volonté en laisse" ? Ce n'est ni la volonté de bien en tant qu'énergie dynamique produisant un effet collectif et qui, par sa puissance, serait destructrice pour la patient, ni la bonne volonté s'exprimant dans la vie quotidienne de service. La volonté qu'il faut "tenir en laisse" est celle de la personnalité ainsi que l'énergie de l'âme découlant des pétales de sacrifice dans le lotus égoïque. Les véritables guérisseurs ont à créer une forme-pensée par laquelle ils agissent et de laquelle il faut dégager une trop grande influence de la volonté qui romprait le rapport initial avec le patient. Seul un Christ peut guérir par la volonté. Lorsqu'Il guérissait, c'était essentiellement pour démontrer cette possibilité et Il ne donna aucune instruction précise à ce sujet. La volonté propre du guérisseur est observable chez les non initiés, qui peuvent alors absorber les troubles du patient et souffrir sans vraiment leur apporter de l'aide. C'est l'amour qui doit être utilisé, dégagé de son caractère émotionnel pour le faire affluer dans son état pur. Cela est réalisable si le guérisseur a cultivé les trois conditions, se transformant alors en pur canal. Il doit pour cela les méditer et les vivre intérieurement car "selon ce qu'un homme pense dans son cœur, tel il est". Alors l'amour pur se déversera en lui, guérissant le patient.

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