Notre sœur Sy. a lu sa planche qui consistait en une
compilation sur le mot "tension" au travers des livres d'Alice A.
Bailey.
Parmi les passages retenus par notre sœur, un premier
traite de l'alignement. Celui-ci se produit seulement par intervalles, dans
les moments de tension, dans les heures où certains efforts humains
en créent le besoin, et dans les instants d’intense aspiration.
Un autre évoque la tension créée par l'activité
méditative : la méditation implique de vivre chaque jour une vie à but
unique. Ceci impose une tension forte sur les cellules du cerveau,
car des cellules en repos sont mises en activité et la conscience du cerveau
s’éveille à la lumière de l’âme. Cette tension peut être la cause de
troubles du système nerveux : la folie a été trouvée chez des étudiants
fervents qui s’obstinent dans une tension imprudente ou cherchent
inconsidérément à éveiller le sacré par des exercices respiratoires et des
pratiques similaires.
Presque tous ceux qui entreprennent la méditation sont
conscients d’un effet dans le système nerveux, cela peut se traduire par de
l’insomnie, de l’excitabilité, une tension d’énergie et une agitation
qui ne permet aucun repos.
Dans le processus initiatique, le point de crise, qui
suit toujours l’obtention de la tension, est le moment où s’exprime
la décision finale. Suit alors la révélation de ce qui peut être, et
l’initié sait qu’il se trouve face à la résurrection finale, et qu’après
avoir été l’éternel pèlerin errant sur la planète, il devient maintenant un
point fixe sur un autre plan cosmique, car il a pour toujours laissé
derrière lui le plan physique.
Pour acquérir un contact conscient et précis avec
l’âme, l’aspirant doit apprendre l’obéissance, par le moyen des choses qu’il
endure, et il doit aussi pratiquer la tâche d’aimer. Cela n’est pas facile.
Cela exige de la discipline, un effort continu, une tension
incessante, pour arriver à cette conquête du soi, qui est une crucifixion
quotidienne, et à cette attention vigilante qui ne quitte jamais le but du
regard et qui reste toujours consciente du dessein, du progrès et de
l’orientation.
Notre sœur a été invitée à travailler sur ce thème car
elle n'avait pas perçu le sens du mot "tension". Elle essaie aujourd'hui de
faire des choix plus cohérents en rapport avec la plus grande tension. Sy.
s'efforce d'accepter avec humilité les épreuves présentes et celles qu'elle
imagine dans l'avenir.
En réalité, nous ne pouvons pas nous préparer à des
épreuves à venir. Par définition, une épreuve est une épreuve si nous ne
comprenons pas ce qui nous arrive. En effet, si nous comprenions déjà les
enseignements relatifs à un évènement, nous n'aurions pas à le vivre ou bien
il ne constituerait pas une épreuve pour nous… Lorsque tout devient
perceptible, on commence à cheminer entre deux colonnes, en évitant de vivre
des paroxysmes par provocation ou par plaisir.
Nous cheminons dans le groupe en disant, simultanément
ou successivement, des petits "oui" et des petits "non". Nous savons
pertinemment que certaines activités de notre quotidien ne devraient pas
être poursuivies mais nous les poursuivons malgré tout alors qu'elles sont
de plus en plus incompatibles avec notre démarche.
Il existe une tension entre le haut et le bas. Cette
tension peut être illustrée par le fait de devoir s'étirer sur la pointe des
pieds pour toucher le plafond à bout de bras. Nous devons transcender notre
dimension et nous efforcer de dépasser notre nature inférieure, comme des
animaux qui devrait désormais marcher debout. Il faut mettre en place une
polarisation nouvelle, une tension, pour accrocher la vibration de l'âme.
Le disciple doit chercher à se comprendre lui-même. Le
Maître n'est pas là pour tout expliquer mais pour présenter des concepts
situés au-delà de notre entendement, pour nous stimuler à l'élévation. Si
nous ne cherchons pas à comprendre ce que dit le Maître, la rupture sera
inévitable. Il adviendra une nécessaire distanciation sur le plan terrestre.
Il nous faut également savoir transformer les tracas
quotidiens, en faire une alchimie. Le temps est nécessaire pour l'évolution,
pour l'illumination et nous devons le rendre partie intégrante de notre vie.
Tout problème, tout souci résulte d'une difficulté à se réconcilier avec le
temps. Nous sommes fréquemment tendus car nous pensons que nous n'avons pas
le temps.
Nous avons des problèmes de conscience, c'est-à-dire
des problèmes de Relation. Dépasser les conflits c'est comprendre la nature
de la Relation qui existe entre nous et l'univers. Cela sous-entend que nous
comprenions la propriété intrinsèque de chaque être, que nous découvrions ce
qui doit être résolu et ce qui est phénoménal.
Résoudre un problème, c'est comprendre le processus en
cours en réalisant que l'on a le temps devant soi. Dans ce monde, nous
sommes sensibles aux qualités relatives aux performances car elles sont
valorisées dans notre société : capacité à résoudre un problème plus
rapidement qu'un autre, accomplir un mouvement en un minimum de temps. Nous
avons tellement intégré cela dans notre être, que nous sommes angoissés
lorsque nous n'arrivons pas à résoudre rapidement les problèmes qui se
posent à nous. Sur un autre versant, si nous sommes décontracté voire
désinvolte, c'est bien souvent que nous avons recouvert l'angoisse par des
couches de blindage.
Dans notre démarche, nous devons revisiter toutes les
couches de l'être par l'analyse, nous inscrire dans une transformation
profonde et radicale. Nous comprenons aussi qu'il y a des tensions inutiles
qui ne sont pas associées à une quête supérieure.
Il ne faut pas en rajouter dans le symbolisme de nos
problèmes quotidiens. Revenons à la simplicité ! A trop regarder un
processus simple, on le rend compliqué. Soyons de véritables scientifiques
pour résoudre le problème de relation entre deux choses car toute relation
est associée à la tension ou à la compression (principes de la mécanique).
Si nous allions au plus profond d'une relation, tout
nous semblerait normal. Si une chose est devenue ce qu'elle est, c'est
qu'elle a été en relation avec d'autres choses qui l'ont faite évoluer.
Comprendre le pourquoi permet de dépasser les phénomènes, les apparences et
cela nous réconcilie avec l'univers.
Si nous voulons rester dans le sensationnel, nous ne
chercherons pas à comprendre et à approfondir les choses. Les véritables
initiés se sont posés des milliers de questions et ont pu y répondre, non
pas seulement de manière théorique, mais de manière qui interpelle la
conscience et permet d'accéder à un autre état.
Si nous ne voulons pas comprendre, nous serons pris
(prisonnier) par les autres et nous ne pourrons nous libérer.
Le groupe a poursuivi la lecture de Guérison
ésotérique, Traité sur les sept Rayons, Volume IV (pp. 656 à
679).
La guérison par radiation est provoquée par
l'interpénétration des deux auras du guérisseur et du patient. L'aspect âme
des deux personnes contrôlées par leur âme est alors dirigé vers une région
donnée du corps physique du patient. Cela exerce un effet prodigieux sur la
région malade, et le centre correspondant se charge très fortement
d'énergie.
La Cinquième Règle conclut par la phrase suivante :
"L'âme du patient répond par la réaction de son aura à la radiation de
l'aura du guérisseur, débordante d'énergie animique." Cet afflux d'énergie
animique dû à la liaison des auras est dirigé en totalité vers la région
malade du corps du patient, en un seul effort unifié. Le travail se poursuit
consciemment ou inconsciemment et produit soit la guérison, soit cette
"stimulation des atomes gouvernée par l'âme qui conduit à la libération",
c'est-à-dire l'acte de mourir.
Lorsque la destinée du patient est de mourir, le
guérisseur fait dévier toutes ses radiations vers le siège du mal. Le
patient inaugure le processus consistant à retirer toute conscience du
corps. L'intervention du guérisseur prend alors fin, il laisse le patient
seul achever de retirer le fil de conscience et le fil de vie des centres
coronal et cardiaque.
Bien que l'énergie soit une pensée, elle est également
un feu d'un point de vue plus élevé. Avant que la vraie guérison spirituelle
puisse intervenir, il faut que l'ensemble de la technique, des procédés, et
des formules ait été découvert et expérimenté et que les résultats aient été
enregistrés.
Loi IX
Cette Loi pourrait s'appeler "Loi de Perfection" et
traite des énergies internes responsables de l'œuvre de la Loi d'Evolution.
Loi IX : La perfection attire l'imperfection à la
surface. Le bien élimine le mal de la forme humaine dans le temps et
l'espace. La méthode utilisée par le Parfait et celle qu'emploie le Bien est
l'innocuité. Ce n'est pas une attitude négative mais un parfait équilibre,
un point de vue intégral, et une compréhension divine.
On peut interpréter cette loi de deux manières :
1. Elle décrit la méthode ou loi par laquelle
l'homme se dégage de l'emprise latente de la matière, après quoi il est
libre.
2. Le guérisseur a pour effet d'amener la maladie à
la surface. Il peut en résulter soit que la maladie est éliminée, soit que
se dessine la probabilité que le patient va mourir.
La méthode employée sous l'égide de la Loi de
Perfection s'appelle la "parfaite innocuité".
La guerre de 1914-1945 a eu deux conséquences majeures
de nature spirituelle conformes à la Loi de Perfection:
1. Des âmes furent libérées d'une civilisation
arriérée et décadente et retourneront dans des corps meilleurs, vers une
civilisation et une culture plus conformes aux besoins de l'homme spirituel.
2. Du riche au pauvre et de l'instruit à
l'ignorant, une chose est maintenant clairement saisie, c'est que le bonheur
et le succès ne dépendent ni de la possession d'objets, ni des biens
matériels.
La maladie de l'humanité résulte de millénaires de vie
défectueuse, de desseins égoïstes, et de cupidité qui ont produit une
accumulation de maux physiques. Lorsque le mal qui a fait sentir sa présence
et les imperfections attirées à la surface auront été guéris ou refoulés à
leur propre place, alors les maladies physiques prendront fin ou céderont
facilement devant un traitement convenable.
La guérison de l'humanité sera accomplie par le Nouveau
Groupe des Serviteurs du Monde et par les hommes de bonne volonté aidés par
la Hiérarchie, ce centre planétaire d'où seront tirées les énergies
curatives.
Il existe deux méthodes d'évolution : le long et
pénible chemin dans lequel on prend des éons pour arriver à des résultats
relativement modestes (mode par lequel le bien n'est compris que lentement
et le mal éliminé très lentement), et le chemin court encore plus dur, mais
bien plus rapide de l'initiation.
Au cours des deux derniers siècles, des individus en
nombre approprié atteignirent l'initiation et entrèrent dans les Ashrams des
Maîtres. La décision fut prise par eux au nom de l'humanité qu'il fallait
s'engager dans la voie ardue et rapide. Depuis lors, trois facteurs ont
constamment joué :
1. Un prodigieux progrès dans l'élévation de la
conscience de l'humanité en masse à des niveaux intellectuels très
supérieurs.
2. Le facteur résultant de la détresse du monde,
des désastres économiques, des guerres mondiales, des cataclysmes naturels,
et des myriades d'événements et de difficultés qui rendent si dure de nos
jours la vie individuelle, la vie nationale, et la vie planétaire.
3. L'accroissement des connaissances concernant la
Hiérarchie, et le Dessein spirituel.
Durant les deux cents dernières années, les progrès des
hommes furent si considérables que la Chambre du Conseil à Shamballa fut
obligée d'en tenir compte. Par suite, deux événements se produisirent :
1. L'aspect volonté de la divinité prit son premier
contact direct et défini avec la pensée humaine.
2. Simultanément, la volonté-de-bien de Shamballa
évoqua la bonne volonté latente chez les hommes.
La venue au jour des imperfections et les efforts
planifiés du mal ont eu leur parallèle dans l'apparition du Nouveau Groupe
de Serviteurs du Monde et dans les préparatifs que la Hiérarchie accomplit
pour s'extérioriser sur le plan physique. La Hiérarchie est actuellement
extrêmement puissante. Ses Ashrams sont peuplés d'initiés et de disciples.
Sa périphérie ou son champ magnétique attirent vers elle des milliers
d'aspirants.
La guerre a comporté une signification spirituelle bien
plus grande qu'on ne l'a compris. Elle a marqué un tournant, réorienté
l'humanité vers le bien, et refoulé les Forces du Mal. La distinction entre
le bien et le mal est devenue nettement évidente, le monde des hommes s'est
éveillé à la notion d'exploitation matérialiste, d'absence de vraie liberté,
et des droits individuels non encore revendiqués. L'aptitude des hommes à
résister à l'esclavage s'est fait jour de tous côtés.
On pourrait décrire ce qui se passera lorsque
l'imperfection de la matière sera connue et corrigée, et que l'intérêt et
l'attention de l'humanité se détourneront des conditions matérielles. Alors,
il ne restera rien dans les trois mondes sur quoi les Forces du Mal aient le
pouvoir d'agir. La signification de ces paroles est reliée à la strophe de
la Grande Invocation où il est question de "murer la porte de la demeure du
mal".
Il ne faut pas confondre le mal avec les activités des
gangsters et des criminels. Les hommes vraiment nocifs sont ceux qui veulent
imposer par la force un retour à d'anciens errements. Ils sont généralement
réputés à cause de leur fortune et de leur influence. Ils pèchent contre la
lumière, et non par ignorance, car leurs buts sont matériels et non
spirituels. C'est par eux qu'agissent les Forces du Mal, empêchant le
progrès, répandant la pauvreté, nourrissant la haine et la lutte des
classes, entretenant les conflits de races pour leurs propres fins, et
maintenant l'ignorance au pouvoir. Ils travaillent contre l'Organisation des
Nations Unies en voulant s'approprier toutes les ressources de la terre et
en perpétuant la faiblesse et la sous-alimentation des peuples. Ces hommes
se trouvent dans toutes les nations, travaillant ensemble aux dépens de
l'humanité.
Ce problème est en passe d'être résolu par la Loge
Blanche et il est relié à l'aspect volonté. Seule la volonté de bien peut
neutraliser la volonté de mal. La bonne volonté de l'humanité n'est pas
suffisante pour vaincre les forces du mal bien que la formulation de la
Grande Invocation aide à murer la porte de la demeure du mal. Les Membres de
la Hiérarchie utilisent des procédés pour protéger l'humanité contre les
forces du mal mobilisées derrière cette porte qui ne peuvent être
appréhendés que par ceux qui se trouvent sur le Chemin de l'Evolution
Supérieure.
L'innocuité appliquée par la Hiérarchie est un
état d'esprit qui suppose parfois fermeté et rigueur et implique la
décision de prendre la bonne volonté comme mobile de tous les actes. Sur un
niveau plus élevé, la Hiérarchie emploie l'innocuité en relation avec la
volonté de bien, utilisant l'énergie électrique dynamique sous la direction
de l'intuition. Cette énergie réunit la volonté de sacrifice, la volonté de
bien et la volonté de pouvoir. Les hommes ne peuvent pas encore l'utiliser.
Elle produit un effet d'expulsion et son impact est annihilant lorsqu'elle
touche aux Forces du Mal.
Le Christ exprima cette innocuité supérieure face aux
trois tentations que le représentant du mal lui soumit. Si le Christ n'avait
pas réagi comme Il l'a fait, le cours de l'histoire et du progrès de
l'humanité aurait été modifié de façon tragique. Les cinq initiations
résumées dans l'Evangile concernent les progrès du Maître Jésus alors que
les trois tentations sont en rapport avec la sixième initiation qu'allait
prendre le Christ, lui consacrant la domination complète du mal et non la
maîtrise des imperfections car Il était le Parfait.
Trois conditions sont nécessaires pour cette
initiation : un parfait équilibre, un point de vue complété et
une compréhension divine. Lorsque l'on comprend l'interaction entre
ces qualités et les trois tentations, on découvre la nature du Christ et du
cycle d'évolution qu'Il initia sous la Loi de Perfection. Les conditions
fondamentales de la Loi IX ont leurs homologues sur des spires inférieures
de la spirale et peuvent être appliquées par des disciples ayant pris la
troisième initiation.
Le Parfait Equilibre signifie une maîtrise
complète du plan astral. A un rang supérieur, cette qualité indique une
disposition à fonctionner librement sur les niveaux bouddhiques. Cette
qualité d'équilibre implique un état d'esprit abstrait que rien ne peut
troubler. Il existe une différence entre le parfait équilibre d'un disciple
initié et celui d'un Maître dans le sens ou l'un concerne l'effet ou son
absence dans les trois mondes, et l'autre indique l'adaptabilité au rythme
de la Triade Spirituelle. Pour accéder à ce parfait équilibre, il est
nécessaire d'éliminer les pressions et attractions inhérentes à la nature
astrale et pratiquer la Divine Indifférence.
Un point de vue complété indique le point de vue
universel de la Monade. A un degré inférieur de l'évolution, il se réfère à
la fonction de l'âme en tant qu'Observateur dans les trois mondes. Le
détachement et la discrimination sont à l'origine de son développement. Sur
le Chemin de l'Evolution Supérieure, ces deux qualités se transforment en
Attraction et Volonté de bien. Sur le plan de l'âme, le disciple est libéré
de l'illusion de la séparation. L'amour pur afflue via le chenal que le
disciple a créé, supprimant tous les facteurs émotionnels et préparant ainsi
l'Observateur à voir véritablement.
La Divine Compréhension, du point de vue de
l'âme, permet de maintenir fermement la pensée dans la lumière et donc de
refléter le pur amour. Sur le Chemin supérieur, elle remplace la conscience
individualiste par l'identification. L'initié voit les choses telles
qu'elles sont et comprend le Dessein émanant de Shamballa.
Ces trois qualités sont essentielles au développement
de l'initié-guérisseur.
Il doit savoir que les réactions émotionnelles créent
une barrière entre l'écoulement de la force guérissante et le patient, et
qu'il en est la cause. Les émotions du patient ne doivent pas atteindre le
guérisseur.
Un point de vue complété suppose que le guérisseur ait
fait un effort pour pénétrer le monde des causes et connaître celle qui est
responsable de la maladie du patient. Cela est possible si le disciple
éprouve suffisamment d'amour, qui engendre la compréhension divine.
Dans le nouvel âge à venir, la collaboration du
guérisseur avec le médecin du patient sera indispensable.
Lorsque ces trois conditions divines s'adaptent à
l'utilisation par les disciples du monde moderne, elles présentent une
méthode de discipline de soi.
Les trois conditions essentielles à la sixième
initiation apportent le lien entre la Loi IX et la Sixième Règle.
Sixième Règle : Le guérisseur ou le groupe
guérisseur doit tenir sa volonté en laisse. Ce n'est pas la volonté qu'il
faut employer, mais l'amour.
De quelle volonté s'agit-il dans les mots "tenir la
volonté en laisse" ? Ce n'est ni la volonté de bien en tant qu'énergie
dynamique produisant un effet collectif et qui, par sa puissance,
serait destructrice pour la patient, ni la bonne volonté s'exprimant dans la
vie quotidienne de service. La volonté qu'il faut "tenir en laisse" est
celle de la personnalité ainsi que l'énergie de l'âme découlant des pétales
de sacrifice dans le lotus égoïque. Les véritables guérisseurs ont à créer
une forme-pensée par laquelle ils agissent et de laquelle il faut dégager
une trop grande influence de la volonté qui romprait le rapport initial avec
le patient. Seul un Christ peut guérir par la volonté. Lorsqu'Il guérissait,
c'était essentiellement pour démontrer cette possibilité et Il ne donna
aucune instruction précise à ce sujet. La volonté propre du guérisseur est
observable chez les non initiés, qui peuvent alors absorber les troubles du
patient et souffrir sans vraiment leur apporter de l'aide. C'est l'amour qui
doit être utilisé, dégagé de son caractère émotionnel pour le faire affluer
dans son état pur. Cela est réalisable si le guérisseur a cultivé les trois
conditions, se transformant alors en pur canal. Il doit pour cela les
méditer et les vivre intérieurement car "selon ce qu'un homme pense dans son
cœur, tel il est". Alors l'amour pur se déversera en lui, guérissant le
patient.