Bulletin no 209 du 27/11/2004
 

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PSYCHOLOGIE PHILOSOPHIE SPIRITUALITE

  Ne crois rien parce qu'on t'aura montré le témoignage écrit de quelque Sage ancien,
Ne crois rien sur l'autorité des Maîtres ou des Prêtres.

Mais ce qui s'accordera avec ton expérience et après une étude approfondie satisfera ta raison et tendra vers ton bien cela tu pourras l'accepter comme vrai et y conformer ta vie.

SIDDHARTA GAUTAMA (BOUDDHA)

 

Bulletin no 209

Séance du 27/11/2004

En début de rencontre, notre sœur So. a lu sa planche : "Dispersion et manque d'initiative".

So. constate qu'elle ne fait pas de travail de recherche si cela ne lui est pas imposé. Elle pense être motivée et déterminée dans sa démarche spirituelle mais relève sa dispersion et son manque de concentration. Elle perd du temps sur des futilités pour ne pas confronter la peur de l’échec. Elle cherche à tout faire en même temps ce qui entraîne une mauvaise direction et une mauvaise utilisation de ses énergies. Elle voudrait tout porter sur les épaules, tout organiser, tout contrôler toute seule mais s’écroule souvent sous le poids des tâches à accomplir. Pour ne pas s'effondrer devant la mauvaise image qu'elle se renvoie, son mauvais caractère reprend le dessus.

Elle comprend que les relations conflictuelles avec son entourage résultent d’un manque de cœur de sa part, d'une concentration excessive sur les émotions, et du refus de l’autre. Elle se sent inutile parmi les autres ayant peur de vivre, peur du bonheur.

Elle réalise que ses efforts doivent porter sur l’amélioration et l'oubli de soi. Elle souhaite tout harmoniser : sa vie dans le monde profane et son cheminement dans le monde spirituel. Elle a besoin de maîtriser ses forces pour les diriger vers le cœur.

Sa priorité devient aujourd'hui de servir davantage, d’éviter de se laisser envahir par les émotions, d’ouvrir son cœur afin de faire taire la révolte. La barre n’est pas trop haute, ni insurmontable quant on veut aimer sincèrement. 

A l'issue de la lecture de sa planche, notre sœur So. confirme son désir de cheminer avec le groupe et de développer un cœur aimant pour servir.

 

Notre sœur Ma. a ensuite lu sa planche : "Qu'est-ce qui fait encore obstacle ?"

Ma. relève deux caractéristiques toujours présentes en elle : l’impatience et la non-persévérance. Dans ses activités quotidiennes, elle manque de temps, ce qui la maintient dans une mauvaise tension permanente. Elle voit qu'elle met plus de résistance à effectuer les travaux les moins visibles. Bien faire ce qui ne se voit pas est, pour elle, un exercice inhabituel et difficile.

Elle comprend que ses facultés sont mises à la disposition de sa personnalité qui exige la satisfaction des désirs inférieurs et qui auto-alimente la frustration liée au manque de temps.

Elle constate que sa superficialité est associée à la désolation, l'irritation, l'apitoiement et qu'elle ne fait pas l’effort de dépasser ces états par manque de maturité ou de conscience.

A peine a-t-elle commencé un travail qu'elle souhaite déjà l'avoir achevé. Elle ne se donne pas le temps d'assimiler les données du problème et répond au besoin impérieux de "foncer tête baissée". La nécessité de passer à l’action se fait brutalement sentir comme si le maintien de la vie en dépendait, comme si elle vivait avec le postulat : "si j’agis, je vis".

Elle constate qu'elle peut mobiliser ses facultés si cela concourt au maintien d’une relation affective mais se laisse porter si l'enjeu ne la mobilise pas. Elle assimile bien souvent le travail à une recherche exécutée "au petit bonheur la chance" sans méthode, ni sérieux.

Ma. vit dans l’effort du détachement du monde profane car elle sait qu'elle doit découvrir l'état intérieur de la véritable servante qui se dégage de l’obscurité du quotidien pour se tourner vers plus de Lumière. Cet effort la conduit à découvrir que la patience et la persévérance sont des qualités inhérentes à l’âme, et que seule une tension dirigée vers l’âme lui permettra de les appréhender par le filtre d’un mental plus discipliné, mieux préparé. 

Notre sœur pense que ce travail a été bénéfique pour elle car il lui a permis de travailler dans une tension et une continuité de recherche (deux planches en un mois). Elle se doit d'être plus consciente dans tous les travaux quotidiens ce qui nécessite de renforcer son activité sur le plan mental. 

Notre sœur Mi. a également témoigné de sa difficulté à surmonter la multiplicité des tâches quotidiennes et les sollicitations de ses nombreuses activités. Elle trouve cependant, depuis qu'elle est revenue dans le groupe, le temps de rédiger chaque quinzaine un travail de réflexion sur la phrase de méditation proposée. 

Lorsque le rythme de travail et de méditation que nous avions réussi à mettre en place dans nos vies nous abandonne, nous ne sommes pas loin d'abandonner le groupe. En effet, tous ceux qui sont partis du groupe ont préalablement perdu un rythme de travail et d'effort.

Le rythme est associé au renouvellement : il ne correspond pas à la répétition d'une habitude, mais à un renouvellement permanent et régulier de son intériorité. A chaque heure, nous devons évaluer ce qu'il nous faut momentanément mobiliser pour maintenir le rythme, pour conserver nos véhicules aptes au service. Il s'agit également de faire en sorte que nos exercices ne soient pas sous-tendus par un volontarisme ascétique. Que notre discipline soit alimentée par le cœur et la notion d'unité de service ! Toutes les disciplines qui ne sont pas en lien avec l'expression du cœur aboutissent à un développement des pouvoirs et de la force de la personnalité. 

Il est important d'être vigilant vis-à-vis de nos tendances que nous présentons souvent comme des vertus sur le sentier. Il est difficile d'y renoncer car elles nous valorisent et nous permettent d'avancer. Essayons de nous servir de nos énergies comme des tremplins, comme des voiles d'un bateau dirigé par le gouvernail que nous tenons fermement. Il s'agit d'utiliser avec intelligence nos énergies pour aller au-delà de notre état actuel. Il ne devrait plus y avoir de chefs mais de grands psychologues qui sauraient utiliser les forces des êtres pour leur plus grand bien.

Peut-être le Taureau se vantera-t-il pendant longtemps de sa ténacité, de sa persévérance alors qu'il s'agit d'entêtement, de manque de souplesse ou d'inertie. L'inertie, elle-même, peut être utilisée pour nous propulser plus loin et plus haut.

Le Cancer a du mal à maintenir une direction verticale car son attachement à la sphère affective peut constamment le faire dévier. Le Cancer peut cependant orienter son imagination et sa nature affective dans le sens d'une élévation mystique. La problématique du Cancer est alors que lorsque la dimension affective disparaît, l'image mystique qui est un mirage s'évanouit aussi.

La tendance des Gémeaux est le papillonnage et, même si son côté aérien peut être un facteur d'élévation, le natif des Gémeaux peut facilement s'essouffler s'il n'est pas correctement orienté. Le Lion, lui, est obsédé par l'organisation jusqu'à en oublier le ciel. Cet horizontalisme est une perte d'énergie pour l'ascension.

Notre imagination créatrice est piégeante et nos mouvements émotionnels d'appartenance sont pétris d'affectif. Il nous faut savoir que le sentier commence quand un vide est perçu au-delà de la sphère qui nous séduit, qui emplit notre conscience. Nous devons aller au-delà de la forme et sortir de nos mouvements circulaires, de nos cercles vicieux. Servons-nous de nos mouvements circulaires pour accrocher une vibration supérieure.

Que sommes-nous et comment comprenons-nous qui nous sommes ? Quel est ce mystère de la conscience ? Savons nous vraiment que nous sommes fils de Dieu ? Pouvons-nous réaliser que nous sommes aimés par Dieu ?

 

Notre sœur Do. a ensuite lu sa planche : "La vraie famille est le prototype de la vie communautaire. Elle personnifie la coopération, la Hiérarchie et toutes les conditions caractérisant la Fraternité."

Do. décrit son désir quasi-obsessionnel depuis l'enfance d'avoir des enfants. La naissance de sa première fille, il y a 15 ans, a suscité des attitudes angoissées de surprotection et la reproduction inconsciente du modèle d'éducation reçue.

Sa relation avec son conjoint est devenue secondaire face à la relation fusionnelle qu'elle entretenait avec sa fille. La personnalité Poissons asc. Gémeaux de son compagnon a fait qu'il ne s'est pas imposé en tant qu'éducateur, comme pouvant transmettre la direction à suivre et les plus hauts concepts d'Amour, de Sagesse, de recherche de la Vérité.

Elle décrypte aujourd'hui son attitude qui consiste à se reposer sur son entourage pour tout ce qu'elle ne sait pas faire, au lieu d'accéder à la connaissance qui mène à l'autonomie. Elle comprend que ses réactions de colère, si les autres ne coopèrent pas, et son exigence sont souvent basées sur son ignorance et ses peurs.

Elle a conscience que le manque d'amour et la séparativité l'empêchent de progresser. La sécurité qu'elle recherche exige que les manifestations d'amour des autres à son égard soient sans cesse renouvelées. Si ce n'est pas le cas, la peur reprend le dessus. Récemment, elle a pris conscience que lorsqu'elle avait le sentiment d'aimer sans attente de retour, elle ne ressentait pas de peur.

Elle conçoit l'idée de l'Unité de la Vie et de sa manifestation, c'est-à-dire la Fraternité existant entre toutes les formes de la Vie divine. Elle comprend que la Fraternité ne tient pas compte des différences et qu'elle conduit à l'Unité et à la Synthèse, à la libre et vraie expression de la divinité. La famille, en tant qu'archétype, évoque la Hiérarchie et la Fraternité. Do. pense que sa liberté intérieure est probablement trop étroite pour lui permettre d'envisager la famille comme un champ d'expérimentation, de créativité et d'implication qui lui permette d'assumer par la suite des responsabilités au sein d'un groupe plus étendu.

Elle comprend au travers de ses lectures que l'éducation a pour objectif de faire de l'enfant un citoyen intelligent, un parent plein de sagesse et une personnalité maîtrisée. L'éducation est l'art qui relie les parties intégrantes de l'homme, le reliant aussi à son tour à son entourage immédiat, puis au grand tout dans lequel il a un rôle à jouer.

Elle reconnaît qu'elle s'est éloignée de cette science avec ses enfants car trois parties d'elle-même s'expriment à tour de rôle : la petite fille, l'adolescente et le censeur. La combinaison de ces trois personnages a favorisé la complaisance, l'inquiétude, le laxisme, la sécheresse et l'impatience. Aujourd'hui, elle a conscience que ces rôles ne sont que l'expression de sa nature inférieure et que son travail consiste à les faire grandir et les unir afin que la personnalité alignée se prépare à l'intégration avec l'âme. 

A l'issue de la lecture de sa planche, Do. a exprimé le fait que l'éducation est un domaine très vaste qu'elle ne fait que commencer à explorer.

Si nous commençons à nous connaître et à connaître les autres, nous acquérons une plus grande liberté intérieure, nous pouvons devenir de véritables éducateurs. Chez beaucoup de parents, le manque de liberté se traduit par le protectionnisme ou l'interdit devant la tendance des adolescents à faire des mouvements erratiques. Faire comprendre à l'enfant qu'il y a des lois supérieures et que leur transgression peut entraîner de la souffrance est essentiel. Cela revient à accompagner nos enfants dans leurs mouvements pour leur faire comprendre les lois de l'univers au travers de leur souffrance. Les mouvements inférieurs sont comparables à ceux d'une boule de billard : les déviations se font en fonction des obstacles rencontrés. Cela s'apparente à une mécanique prévisible et ne relève pas de la véritable liberté.

Nous ne pouvons maintenir nos enfants dans l'inertie, dans l'interdit absolu car le mouvement est facteur d'évolution. S'il n'y a pas de mouvement, il n'y a pas d'éducation. Il faut inciter nos enfants à utiliser leur raison, leurs propres facultés pour appréhender les conséquences de leurs désirs. L'éducateur devrait être un véritable initiateur.

L'éducation est un accompagnement dans l'apprentissage de l'observation et la connaissance de soi-même, pour la construction de l'antahkarana. Le véritable éducateur ne permet pas le chaos ; il sait optimiser entre les deux colonnes et transmet le juste milieu. 

Notre sœur Cl. s'est rendue compte des excès de l'éducation qu'elle a reçue et de la souffrance que lui ont procurée ses désirs qui n'ont pas été canalisés. Elle espère éveiller la conscience de ses enfants, accompagnée par son conjoint. Elle réalise que la connaissance d'elle-même lui permettra d'être une véritable éducatrice. 

Pouvons nous régner à un autre niveau de l'être où les concepts supérieurs peuvent advenir ? D’où vient le mouvement que nous initions par rapport aux êtres et aux choses ? Comment mettons-nous en place un mouvement par rapport aux enfants que nous devons initier ? Quels sont nos véritables motifs ? 

 

Notre sœur Si. a lu sa planche : Vie phénoménale ou/et vie spirituelle ?

Si. perçoit une dualité de plus en plus forte entre d'une part, les exigences de sa personnalité dominée par son signe ascendant, le Sagittaire, et d'autre part, les difficultés inhérentes à son signe de naissance, le Cancer. Sa surdité l'a conduite à interpréter subjectivement chaque situation. Au sein de notre groupe, ses dysfonctionnements semblent s'amplifier et aller dans le sens d'une disharmonie. Au fond d'elle-même, Si. sait que les énergies salvatrices ne s'arrêtent pas devant une structure imparfaite. L'harmonie dans notre groupe est essentielle pour entrer en relation avec les centres supérieurs. Si. réalise que malgré la présence d'atomes indésirables dans ses structures, la communion avec ses frères peut s'accomplir à un niveau supérieur. Elle reconnaît que la puissance de son âme triomphera de la haine qui est encore en elle.

En finissant sa planche par le mot haine, Si. ne donne-t-elle pas le sentiment de n'avoir pas perçu comment intégrer plus d'amour. Elle a conscience qu'elle doit basculer complètement dans la vie de l'âme. Si. pense qu'elle peut percevoir en même temps la manifestation de l'amour et de la haine. Mais peut-on faire 180 degrés si vite ?

Beaucoup d'hommes ont des désirs de revanche, des points d'appui qui se fondent sur des structures revanchardes. Cela peut leur permettre de faire de grandes choses, mais il est préférable de construire sur l'amour afin d'établir des fondations saines. Si ce n'est pas le cas, nous devrons tout refaire. Le vieil homme savant doit redevenir un enfant innocent et tout connaître dans l'amour. Une vie de conversion est nécessaire pour refaire tout le chemin. Qu'est-ce qui fait que l'on choisit à un moment donné de se convertir ? Peut-être parce que nous avons pris conscience que nous étions dans la haine. Nous avons un choix à faire. Décidons-nous d'aimer ou de ne pas aimer cette personne qui ne nous apprécie pas ? Comment qualifier la relation que nous avons avec quelqu'un ? En ne répondant pas à la haine ou à la méchanceté d'autrui, nous faisons un effort d'amour qui conduit à faire tomber les défenses du vieil homme.

 

Le groupe a poursuivi la lecture de Guérison ésotérique, Traité sur les sept Rayons, Volume IV (pp. 644 à 656).

Les résultats obtenus par le guérisseur dépendent beaucoup de sa compréhension et de ses facultés de perception. Le guérisseur doit être éduqué afin que la quantité de prana mise en œuvre ne provoque pas la mort. Il apprendra à doser la juste quantité d'énergie à émettre. Cette habilité est requise tout particulièrement pour le guérisseur spirituel qui agit sur les centres situés au-dessus du diaphragme et contrôle tous les centres du corps. Ce travail est plus délicat que celui du guérisseur magnétique qui s'occupent généralement des maladies résidant au-dessous du diaphragme. Le guérisseur initié emploie les deux méthodes. 

En plus des deux principaux groupes de guérisseurs (ceux qui manient le fluide éthérique appelé prana et ceux qui peuvent faire descendre l'énergie de l'âme dans leur personnalité et stimuler ainsi l'aura du patient), le Maître D.K. mentionne l'existence de autres groupes de guérisseurs employant des pratiques très différentes :

1.     Le premier groupe a établi une relation avec l'Esprit de la Terre, Chef de tous les seigneurs lunaires et lui donne des ordres. Ce sont des initiés de haut grade qui utilisent cette aide dans des cas exceptionnels.

2.     Le deuxième groupe travaille en collaboration avec un déva guérisseur. Ils sont aux seigneurs lunaires de l'involution ce que les grandes Vies de Shamballa sont par rapport à nous. Les relations s'établissent sur l'initiative du déva. Seuls les guérisseurs de rang supérieur peuvent attirer ces anges, accroissant ainsi leur pouvoir de guérison. Ils ne tenteront pas de guérir des patients qui n'ont aucune chance de se rétablir.

La première phrase de la règle IV donne un ordre important au guérisseur : Il faut que le guérisseur cherche à relier son âme, son cœur, son cerveau et ses mains. Cela lui permet de projeter sur le patient la force vitale curative.

La technique de guérison magnétique est la technique la moins élevée qu'utilisent les vrais guérisseurs spirituels, par l'emploi du cerveau et des mains. Le guérisseur opère par un triangle et deux lignes d'énergie.

Quand le guérisseur est relié à son âme, il attire l'énergie animique vers son centre cardiaque, puis la transfère au cerveau. Ensuite, se servant du centre ajna en tant que centre distributeur, il utilise ses mains pour diriger l'énergie sur la région du corps malade du patient. Ce faisant, l'énergie passe dans le centre du patient régissant la région malade en se diffusant un peu tout autour.

Le guérisseur utilise deux méthodes :

1.     L'imposition des mains est employée quand la région malade est localisée. Le guérisseur pose la main droite sur le centre céphalique ou vertébral qui régit la zone malade, et la main gauche sur la partie du corps située en avant de la zone précédemment citée. Le flux d'énergie accomplit un mouvement de va-et-vient entre les deux mains dans la région malade. Quand cette activité réussit, elle brûle et absorbe les forces causant le trouble sans pénétrer le corps du guérisseur.

2.     L'utilisation active des mains permet de créer une circulation d'énergie allant du centre du patient qui contrôle la région malade à la région malade elle-même, et de là vers lui. Le guérisseur utilise la main droite au-dessus de la région malade puis il la retire vers lui. Un mouvement similaire de la main gauche s'ensuit. Les deux mains sont utilisées positivement. Les forces sont extraites par l'action de l'énergie passant par les mains sans s'y focaliser. Les atomes malades du patient sont extraits par la région qui a réagi à la maladie.

 

La guérison magnétique ou imposition des mains est habituellement employée par les guérisseurs des deuxième, troisième et cinquième rayons. Les guérisseurs des premier, quatrième et septième rayons emploient la méthode de l'utilisation active des mains ou l'immersion des mains. Les guérisseurs du sixième rayon sont rares. Il est conseillé aux guérisseurs de s'assurer de leur appartenance à un rayon afin d'adopter la méthode appropriée à ce rayon, puis, cela étant maîtrisé, de découvrir les méthodes de guérison moins adaptées à leur rayon. Les personnes appartenant au sixième rayon devraient s'abstenir de l'art de la guérison tant qu'elles n'ont pas atteint le rang d'initié. Le guérisseur peut utiliser alternativement les deux modes de guérison dès qu'ils ont été maîtrisés.

Le scellement du triangle prend place à la fin de la période de guérison. L'énergie est dirigée vers l'âme par un acte de volonté. La force de guérison n'est plus disponible. Le guérisseur respecte le silence pendant la cure ; il maintient une attitude de concentration sur le triangle qui existe en lignes vivantes d'énergies dans sa propre aura. L'âme, le cœur et le cerveau du guérisseur doivent être reliés d'une façon si lumineuse qu'un clairvoyant pourrait y voir un triangle brillant dans son aura. Ce mode de cure, en fonction du savoir du guérisseur, guérit la maladie ou accroît la mauvaise santé du patient. La responsabilité du guérisseur est plus grande que dans le cas de la guérison par radiation, où la responsabilité est supportée par l'âme. Dans le cas de guérison magnétique, le guérisseur devrait coopérer avec le médecin du patient qui, par son savoir, le préservera de certaines erreurs. Quand les "signes de mort" sont constatés, le guérisseur peut poursuivre son travail et accélérer ainsi la mort du patient. Il n'est pas souhaitable que la vie du corps se prolonge après que l'âme ait choisi le retrait de la vie animique. Ce laps de temps peut être occupé à préparer le patient à un retrait bénéfique et heureux de l'âme avec la participation de sa famille et de ses amis. C'est ainsi que l'on éduquera les consciences au sujet de la mort. L'accent sera mis sur le retrait conscient libératoire. Toutefois, le travail magnétique entraînera la guérison du patient si sa destinée l'indique.

Dans le cas de la guérison par radiation, le patient, qui a établi un premier contact avec son âme, travaille avec le guérisseur consciemment ou non. Celui-ci sait qu'il peut évoquer l'intérêt de l'âme du patient sur le plan physique. Le guérisseur sait aussi que la guérison dépend de l'aptitude de son âme à établir une relation avec l'âme du patient et à tirer profit de l'harmonisation et du contact reconnu. L'inconscience du patient n'est pas un obstacle à la guérison et peut même être un atout dans le cas où le patient se montrerait trop insistant et impatient et neutraliserait ainsi l'action paisible du guérisseur. Une fois le courant établi, la tâche du guérisseur consiste à fixer la relation réciproque en ne permettant aucune interférence. Le corps causal du Maître Jésus ayant été détruit, il ne pouvait utiliser sur la Croix ses pouvoirs pour sauver Son corps physique, en supposant qu'Il l'eût désiré. Il avait cependant la possibilité de se créer un corps à volonté afin de faire face aux nécessités. Ses apôtres ne se sont pas suffisamment intéressés à ce processus, se privant ainsi des révélations qu'ils auraient reçues sur l'immortalité de l'âme.

Dans la technique de guérison irradiante, il est dit que le guérisseur doit chercher à relier son âme, son cerveau, son cœur, et l'émanation de son aura. Cette recommandation diffère de celle qui intéressait la guérison magnétique en deux points :

1.     L'ordre du triangle d'énergies créé est différent.

2.     Le moyen de contact est subtil et impalpable.

Le guérisseur démarre avec un triangle fermé ; l'énergie libérée suit une ligne de contact direct avec le cerveau.

Il n'y a pas de contact physique comme dans la guérison magnétique. Cela a pour conséquence une constante circulation des forces partant de l'âme et y retournant, stimulant la personnalité du guérisseur. Un clairvoyant verrait son aura plus grande, en mouvement dans la direction du patient et stimulant les trois véhicules de la personnalité de ce dernier. Le guérisseur se tient du côté où est situé le trouble du patient. Cependant, si le patient a une forte vitalité, il s'étendra sur le côté et le guérisseur fera face à son dos, facilitant ainsi l'entrée dans les centres nécessaires du patient. Si le patient est très évolué, le guérisseur se tiendra près de sa tête, créant une zone paisible d'activité autour du centre coronal. Dans ce cas, le guérisseur ne doit pas toucher le patient. Ceci est synthétisé par la phrase suivante : "C'est ainsi que sa présence peut nourrir la vie de l'âme du patient. Telle est l'œuvre de la radiation. Point n'est besoin des mains." 

Le groupe a ensuite poursuivi la lecture de Rayons et Initiations, Traité sur les sept Rayons, Volume V (pp. 191 à 197) par l'éclaircissement de la deuxième phrase de la règle X.

2. Que le groupe agrandisse les déchirures de ces voiles et laisse entrer la lumière.

L'aide du groupe est invoquée presque comme un ordre. Le travail des groupes sous la direction du nouveau groupe des serviteurs du monde, et dans l'ère nouvelle, le travail de l'humanité, est nécessaire. Le groupe doit percevoir ce que cache chaque voile, purifier et distribuer l'énergie spirituelle descendante, repoussant ainsi les forces du mal sur le plan astral. Il travaillera avec les trois aspects du premier rayon qui sont symbolisés par la Voix, le O.M. (le Mot de Vie) et le Son. Ces recommandations représentent une méthode de purification et de réorganisation des forces actives dans le monde qui sont aujourd'hui sous la domination de la Loge Noire qui utilise les voix mensongères, le Mot de mort et le Son de l'aspect le plus dense de la manifestation.

Ceci crée un rassemblement sur le plan éthérique des forces du bien et des forces du mal. Le travail de tous les groupes travaillant sous la direction des Maîtres de Sagesse est de faire pénétrer la lumière en utilisant les déchirures déjà présentes dans les voiles de maya.

Il existe trois déchirures majeures au sein de ces voiles :

La première déchirure fut faite par l'établissement de la Loi de Dieu illustré dans l'Ancien Testament par l'histoire de Moïse, gravissant la Montagne de Dieu pour y recevoir les Dix Commandements. Moïse pénétra dans l'une des salles à l'intérieur des voiles de Maya, se trouvant face à la gloire du Seigneur. Il est dit : "Celui qui, parmi les premiers, pénétra dans les voiles, absorba la lumière et ne sut pas comment la transmettre. Ni lui, ni eux n'étaient prêts, mais la lumière était là, de même que les deux yeux directeurs. Mais un seul peut utiliser, projeter et envoyer la lumière vers sa mission. L'autre doit être aveuglé, et cela, le donneur de la Loi le savait. Il voila donc la lumière en se servant d'un fragment de ce qu'il avait aidé à détruire, et descendit du sommet de la montagne, se replongeant dans l'obscurité de la terre."

La seconde déchirure fut faite quand le Christ soumit le Maître Jésus à la quatrième initiation, triomphant de la mort. Le voile du Temple se déchira en deux, de haut en bas.

La Loi définit l'attitude de l'homme sur le plan mental et provoque une déchirure dans le voile éthérique qui sépare le véhicule éthérique de la forme physique dense. Lors de la Crucifixion, la déchirure du second voile laissa passer la lumière sur le deuxième niveau du plan éthérique. La Loi et l'Amour pénétrèrent dans la conscience de l'humanité par leurs aspects les plus bas.

La troisième déchirure se présenta quand Saul de Tarse, voyant la Gloire du Seigneur, se transforma en l'apôtre Paul. Son mouvement en avant l'obligea à traverser un voile, et la déchirure ainsi faite lui apporta une révélation. Il fut aveugle pendant trois jours. Il comprit la nature de la Loi et fut conduit aux pieds de l'Initiateur par l'effet de l'amour. Il écrivit alors l'Epître aux Hébreux. La déchirure du troisième voile exprime le premier aspect, la synthèse, la Communion des Saints.

Loi, Amour, Union ou Synthèse sont descendus dans la conscience des hommes par l'intermédiaire de trois grands Fils de Dieu et sont le socle aujourd'hui de la nouvelle civilisation. Ils servirent l'humanité en les aidant à s'avancer sur le "Chemin de Lumière", traversant les salles de maya, aidé par la lumière passant à travers les déchirures.

Une quatrième déchirure reste à faire par l'humanité elle-même quand la Hiérarchie s'extériorisera de nouveau sur terre.

La nature des voiles est composée de forces et d'énergies d'opposition pour l'homme qui avance sur le Sentier de l'Evolution. Il ne les perçoit généralement pas. Ces forces et énergies s'interposent entre l'homme intérieur subtil, mental et astral, et son cerveau physique, l'empêchant d'enregistrer les impressions venant de l'âme. Les voiles sont comme des rideaux tirés devant les fenêtres de la vision, empêchant la lumière de pénétrer.

Les voiles que les trois Fils de Dieu déchirèrent ne concernaient pas leur vie ni leurs forces intérieures. Ils rendirent un service à l'humanité en déchirant le voile qui séparait celle-ci de l'expérience spirituelle supérieure et de l'enregistrement du fait l'existence de la Hiérarchie. L'afflux de lumière permet de voir les obstacles à la lumière. Le Christ fut le premier à réaliser la déchirure des voiles "de haut en bas" car Il a agi en tant que Sauveur du Monde, extérieur à l'humanité. Il était hors de l'aura de la famille humaine. A ce sujet l'Ancien Commentaire dit :

"Il travailla d'en haut, et c'est à partir de l'autre côté qu'il fit surgir la force qui traversa, en les déchirant, les forces de séparation, les chassant dans une triple direction, depuis le point le plus élevé, vers la gauche et vers la droite, faisant ainsi pénétrer le courant de force qui se résolut en lumière, en amour, en énergie qui élève. C'est ainsi que travailla Celui que tous les hommes doivent attendre. C'est un homme, mais Il ne travaille pas comme un homme. Il travaille en tant que lumière divine, énergie suprême et comme le Sauveur du monde des hommes."

"Tout près du plan terrestre se trouve le Voile de l'Impulsion, puis la Salle de la Concentration. A cela succède le Voile de la Distorsion, relié au monde du mirage, comme l'impulsion l'est à la force. Au-delà de ce voile, se trouve la Salle du Choix. Puis nous trouvons un autre voile, le Voile de la Séparation, et au-delà se trouve la Salle des Hommes aveuglés – aveuglés par la lumière, mais tournés vers le dernier voile, le Voile de l'Aspiration. Quatre voiles, trois salles et beaucoup d'hommes."

 

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