Bulletin no 208 du 13/11/2004
 

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PSYCHOLOGIE PHILOSOPHIE SPIRITUALITE

  Ne crois rien parce qu'on t'aura montré le témoignage écrit de quelque Sage ancien,
Ne crois rien sur l'autorité des Maîtres ou des Prêtres.

Mais ce qui s'accordera avec ton expérience et après une étude approfondie satisfera ta raison et tendra vers ton bien cela tu pourras l'accepter comme vrai et y conformer ta vie.

SIDDHARTA GAUTAMA (BOUDDHA)

 

Bulletin no 208

Séance du 13/11/2004

En début de rencontre, le groupe a été informé du départ d'Al. qui avait occupé pendant plus de deux ans la fonction de Frère de la Rigueur et qui faisait une pause depuis quelques mois. Notre frère Al. a dit qu'il ne se sentait plus aligné avec le groupe et qu'il n'avait ni excuse, ni justification à donner au sujet de son départ. 

L'analyse des raisons de son départ peut-elle être une aide pour ceux qui restent ? L’expérience montre que lorsque l'on est en crise, le souvenir de l'analyse des causes des précédents départs de nos frères et sœurs a très peu d'influence sur nos propres décisions. Si nous trouvons en ce groupe un ascenseur, une cordée, alors continuons le travail sans chercher un ailleurs illusoire. En effet, que peut-on trouver de mieux que nos efforts personnels ?

Al. avait dû quitter la fonction de Frère de la Rigueur pour des raisons de surdité débutante. Cette surdité a probablement été le facteur déclenchant d'une grande crise chez notre frère. Pour Al., natif du Cancer, arrêter d'assumer sa fonction a été un moment difficile car elle lui permettait de remplir son espace, de combler un vide dans son existence. Le fait d'occuper une fonction est porteur sur le plan vibratoire mais aussi sur le plan affectif.

Une pause avait été demandée à Al., il y a quelques mois, suite à un choix qui l'avait amené à rompre un rythme et qui était significatif d'un éloignement de la dynamique spirituelle du groupe et d'une remise en cause de son engagement. De plus, durant cette pause, notre frère Al. a décidé de quitter son épouse : il n’a pas pu mettre en place un mouvement plus subtil pour se dégager de ses difficultés.

L’important pour un disciple est d’apprendre à conserver un lien, une fidélité à un engagement, quel qu’il soit. L'engagement est un socle sur lequel comptent ceux qui nous entourent. Soyons des piliers là ou nous servons, soyons fidèles et constants.

Lorsqu’on est encore plongé dans la sphère affective, la versatilité est présente dans la personnalité : ce qui était sacré un jour, ne l'est plus le lendemain. Il y a quelques semaines, Al. affirmait vouloir rester dans le groupe… Tout ce qui constitue la base de notre existence peut être remis en question si les concepts qui nous animent sont pétris par l'affectif ou le mental concret. En effet, certains mirages peuvent nous porter pendant des années dans une démarche spirituelle et représenter le point d'achoppement qui nous fait quitter le groupe lorsqu'ils sont démontés. De même, l'illusion mentale peut nous déstabiliser si elle est attaquée. Si nos points d'ancrage se situent sur un plan supérieur, nous serons en mesure de résister aux vents et marées vécus par la personnalité.

Comment savoir si nous sommes dans une vraie liberté de penser ? Sommes nous tristes, tiraillés ? Faisons nous cohabiter des activités de "la plaine" avec celles de "la montagne" que nous commençons à gravir ? Avons-nous des fréquentations qui nous fragilisent en nous maintenant dans une sphère inférieure ?

Trop souvent, l'aspirant préfère vivre des émotions en bas plutôt que de maintenir un effort en haut où un certain vide est perçu. Qui pourra nous soutenir pour poursuivre la route si nos compagnons sont peu dignes de confiance ?

Le Frère Instructeur observe notre conversion aux plans supérieurs ou bien le maintien de mécanismes sexuels et sentimentaux qui nous emprisonnent. Si nous sommes critiqués mais que nous gardons confiance, sans orgueil, nous pourrons poursuivre le chemin. Posons-nous la question : quel est le socle sur lequel repose ma confiance ? Puissions-nous être éprouvés et tenir le cap. Si nous traversons les épreuves que la vie place devant nous avec joie et confiance en Dieu, le Maître pourra dire : "il y a dans ton cœur l'essentiel pour progresser". 

La tendance du Cancer est de partir insidieusement en diagonale, de dévier inconsciemment après avoir amorcé une ligne verticale. Il est très difficile pour des personnes extérieures de faire prendre conscience à un natif du Cancer de sa déviance.

Un jour, Svâmi Prajñânpad avait dit à un de ses disciples qui souhaitait vivre, après plusieurs années passées dans son ashram, avec une femme qui l'avait séduit : "si tu as raison, fais-le…" Que peut-on dire d'autre à un être qui vit dans le mirage de la sensualité et du sentiment amoureux ? 

Lorsque nous savons que nous allons passer une grande épreuve, nous nous y préparons et mobilisons les ressources nécessaires pour y faire face. Mais que faisons-nous devant les centaines d'épreuves auxquelles nous sommes confrontés dans le quotidien et que nous n'identifions pas comme telles ? L'épreuve s'infiltre en effet dans l'inconstance émotionnelle, dans les méandres du mental, dans nos réactivités réitérées.

Les efforts que nous faisons habituellement sont bâtards car ils font coexister des idées contraires, des dualités. Ils ne correspondent pas à des choix véritables, à des efforts nets. Où que nous allions, pensant trouver un mieux ailleurs, nous partons avec ce que nous sommes. Il ne faudra donc pas attendre longtemps avant que les mêmes problèmes se reposent immanquablement. Ces errances sont celles de l'aspirant qui cherche encore à droite, à gauche, oscille entre les piliers d'opposition afin de trouver sa voie.

Qu'est-ce que le juste milieu ? C'est un sentier étroit et ascensionnel entre deux montagnes : l'une dans l'ombre, l'autre dans la lumière. Pour le fouler, nous devons accéder aux concepts les plus élevés que nous pouvons atteindre en nous libérant de nos fardeaux. Les fardeaux sont constitués par les atomes grossiers de nos structures. Ils sont un poids car ils évoquent des idées et des émotions en rapport avec leurs vibrations propres.

Nous purifions-nous tous les jours ? Enlevons nous les atomes grossiers de nos véhicules ? Il s'agit pour nous de mettre en place un véritable sevrage car nos corps demandent encore à vibrer d'une manière particulière afin d'alimenter la vie des atomes grossiers. Nous apprenons à dire "non" à ces appels inférieurs car nous savons qu'ils sont la cause fondamentale de notre souffrance, bien qu'ils se dissimulent derrière une promesse de plaisir et de joie. De quoi sont faites nos spontanéités ? Sont-elles rattachées à nos habitudes d'hier ou bien sont-elles déjà l'expression de nos efforts d'aujourd'hui ? 

Notre sœur Jo. a ensuite lu sa planche : "Deux planches en un mois cela commence à faire". Elle a relaté son "oubli volontaire" d'un travail de recherche pour le groupe. Elle s'y est prise au dernier moment, a accumulé les retards et n'a pu accomplir son travail dans de bonnes conditions.

Jo. n’ose pas parler de ses difficultés par peur ou par recherche, plus ou moins consciente, de sanction. Elle traîne, hiérarchisant mal ses priorités. Parfois, le leitmotiv de sa mère "tu n'es pas capable" lui revient en mémoire et exerce sur elle une grande emprise.

Toute situation qui lui demande un effort de compréhension devient une sorte de "torture" car elle est submergée par les émotions avant même d’avoir pris connaissance de ce qu'elle devait accomplir. Elle se met alors en danger et trouve dans l'adversité, comme par miracle, les solutions au travail ou à la préoccupation du moment. Jo. aime cette situation de danger, cette ébullition intérieure qui lui permet d'avoir le sentiment d’exister.

Elle reconnaît en elle la lenteur du crabe contre laquelle elle se rebelle : elle a des velléités mais se trouve vite confrontée à son incapacité d'agir plus vite.

Jo. manque de confiance en elle et ne s'aime pas vraiment. N’ayant pas un mental bien construit, elle navigue en permanence dans le flou et fonctionne au défi pour se mouvoir. Elle sera libérée de ses fardeaux lorsqu'elle aura pu transformer les forces qui l'animent et reconnaître son âme vivante en elle.

Elle devra chercher à apaiser son corps émotionnel par une surveillance constante de tous ses désirs et intentions, par la tentative de contact avec son Soi Supérieur, par la consécration de temps à aligner son corps émotionnel sur la plus haute vibration possible.

Elle réalise que les services qu'elle accomplit sont souvent motivés par la recherche d'une compensation à sa solitude affective. La ruse se cache partout puisqu'une bonne action peut cacher l’égoïsme du petit soi.

Se libérer, dit-elle, c'est pouvoir se reconnaître en tant que Triangle Sacré et faire évoluer sa compréhension, c'est travailler tout les jours en vue de l'alignement. 

Notre sœur Jo. a exprimé son étonnement devant les émotions que lui ont suscitées l'évocation du départ de notre frère Al à la fin de sa planche. Il y a quelque temps, elle avait été sollicitée au téléphone par Al. qui souhaitait lui confier ses difficultés. Il lui avait dit que le groupe ne pouvait continuer éternellement.

Jo. a maintenu une relation équivoque avec Al. en restant dans le secret de ce contact téléphonique. Ce n'est pas parce que nous sommes faillibles que nous pouvons excuser les faiblesses de nos frères. Notre sœur devra analyser les raisons de sa complaisance.

Al. avait également contacté notre soeur Si. pour l'entretenir de son problème de surdité naissante. Suite à la remarque de Si. concernant le fait d'entretenir des relations à l'extérieur du groupe, Al. avait esquivé la question. Il apparaît que la rébellion dans le signe du Cancer prenne l'allure d'une gentillesse de surface recouvrant des "coups en douce", des attitudes déviantes maintenues dans le secret. L'intéressé cache alors de plus en plus de choses et, pour préserver sa personnalité (principe de précaution), va étendre le champ de sa dissimulation. 

La dynamique du groupe est là pour nous faire grandir, nous faire évoluer, nous permettre de poursuivre le travail sur le sentier de l'élévation spirituelle. Certains s'en vont parce qu'ils n'osent pas dire : "je suis un petit, je veux encore une maman". Symboliquement, une maman est toujours bienveillante et gentille ; les natifs du Cancer vont donc avoir tendance à rechercher une présence féminine pour s'épancher et se plaindre. 

Que pensons-nous de la fidélité, de l'engagement ? Ceux qui ont divorcé ou qui ont été trompés peuvent développer une philosophie du "non-engagement". Celle-ci s'articule autour de postulats comme : "cela ne durera pas de toutes les façons", "tu n'as rien à exiger de moi". Abandonner les autres parce qu'on a été abandonné est un raisonnement qui nous maintient dans un cercle vicieux. Comment peut-on, avec une telle philosophie, donner sa parole et être digne de confiance ?

Dans ce groupe, l'engagement demandé va au-delà de celui d'une simple psychothérapie. C'est une véritable relation d'accompagnement, de cheminement dans la fraternité et la transparence.

Avant toute chose, la fidélité et la constance s'exercent surtout par rapport à soi-même. Le Frère Instructeur n'est pas là pour moraliser mais pour nous permettre de nous interroger sur les raisons de notre comportement.

Tout frère parti peut revenir. La notion de pardon a une grande importance : permettre à l'autre de se réhabiliter, c'est lui permettre de se sauver lui-même. Une période de probation plus ou moins longue peut être envisagée pour mettre à l'épreuve les intentions du postulant. Dans ce groupe, un cercle extérieur a été créé pour que certains vivent cette période de probation.

Si nous vivons l'inconstance, l'impermanence, nous nous préparons à trahir, à quitter ceux avec lesquels nous nous sommes engagés. Notre mental ne peut être occupé simultanément avec des concepts élevés et des considérations inférieures. 

Notre frère Th. a lu sa planche : "Oublis, faiblesses et autres absences". N'ayant pas relu ses notes prises lors de la dernière rencontre de groupe, et n'ayant pas retenu la demande du Frère Instructeur nous invitant à prendre connaissance d'un graphique, Th. est confronté à la défaillance de sa mémoire résultant d'un manque de conscientisation dans sa relation avec autrui. Th. s'interroge sur le fonctionnement de sa conscience. Il constate qu'il devient de plus en plus absent dans sa relation avec les êtres qui l'entourent depuis que sa personnalité a renoncé à se battre. Cette absence de combat le conduit à ne plus s'impliquer et à se retirer de la relation. Ce qui pourrait ressembler au renoncement sur les plans inférieurs serait plutôt une démission qui se manifesterait par un manque de joie et de force. Th. remarque que les désirs qui le retenaient dans la matière sont de moins en moins puissants et attrayants. Néanmoins, la lumière sur le chemin est encore trop lointaine. Son manque de courage et de volonté le maintient à la périphérie d'un plus grand service. Torpeur, tiédeur et vide résultent de cette absence de détermination.

Th. identifie les différentes armes qui le conduiraient à dépasser les obstacles qui entretiennent la survie du vieil homme. La première arme est la distanciation qu'il a mise en place, sachant qu'elle peut toutefois le trahir en le menant à l'indifférence. La seconde est la plus grande compréhension des enseignements et la dernière est la foi. Il reconnaît l'illusion qui lui a fait croire que ses obligations professionnelles et familiales étaient un frein au Service. Les seuls freins réels sont le manque d'amour et de confiance.

Devant l'émotion de Th., le Frère Instructeur lui demande de relire les passages de sa planche qui sont à l'origine de cette émotion. Th. n'est-il pas encore trop dans une phase émotionnelle ? Le concept de beauté, qui semble le faire avancer, peut engendrer des oscillations car il est basé sur une qualification aléatoire. Th. est incité à faire des mathématiques supérieures afin de trouver une rigueur.

A quoi s'accrocher s'il y a un vide devant nous ? Même correctement orienté et dans l'attente du contact avec le Maître, il peut y avoir momentanément du vide. Il y a un désert à traverser dans lequel il n'y a plus de certitudes et où nous pouvons douter de l'amour de Dieu à notre égard. Prenons le temps de réfléchir à ce qu'est véritablement la démarche et à ce que nous en attendons. Que pouvons-nous faire ? Prier inlassablement afin de renforcer un contact, et se réconcilier avec soi-même.

Pourquoi notre frère Th. ne peut-il pas se réconcilier avec lui-même ? N'attend-il pas un autre père qui le pousserait avec confiance dans la vie ? Dans notre démarche, essayons de ne pas faire de transfert et cherchons Dieu au-delà du Frère Instructeur. Sommes-nous capable d'avoir un dialogue avec le Frère Instructeur au niveau souhaité ? Le Frère Instructeur descend souvent à un niveau très bas pour nous rencontrer. Les réponses parfois irrationnelles, arbitraires, réactives ou affirmatives de Th. ressemblent à celles d'un adolescent. Toutefois, Th. commence à s'observer et à faire taire la structure qui dit "je sais". Il doit briser les habitudes éducatives transmises par son père pour pouvoir agir différemment avec ses propres enfants.

Le groupe a poursuivi la lecture de Rayons et Initiations, Traité sur les sept Rayons, Volume V (pp. 180 à 192).

 

Les Trois Bouddhas d'Activité gouvernent les dévas. Ils sont "l'œil dans le Triangle" et l'expression active de "l'œil qui voit tout". C'est à travers eux que Dieu régit le processus créateur. Les Trois Bouddhas d'activité sont la correspondance des trois rayons majeurs dans l'orbite du troisième aspect. Ils sont issus du plan mental cosmique.

 

Caractéristiques de l'évolution des dévas

Dieu est mental

Dieu est fonction intelligente

Dieu est activité créatrice

Caractéristiques de l'évolution christique

Dieu est amour

Dieu est relation

Dieu est conscience

Caractéristiques de l'aspect esprit

Dieu est vie

Dieu est feu

Dieu est existence pure

 

L'initié doit maîtriser l'illusion lorsqu'il "s'échappe", via le plan mental, des trois mondes. Il se trouve dès lors sur le Sentier de l'Evolution Supérieure. Sur le plan astral, le disciple doit dissiper le mirage en "s'échappant" sur le Sentier de l'initiation. Il en est de même pour le disciple en probation qui doit surmonter Maya lorsqu'il "s'échappe" de l'assujettissement au plan physique, foulant ainsi le Sentier du Disciple.

Quand la sphère d'activité des dévas rencontre l'intelligence humaine, les hommes qui n'ont pas atteint la maîtrise sont contraints d'errer dans le domaine de maya. C'est le problème ancien de la dualité. L'évolution dévique affecte l'humanité en tant qu'expression de l'aspect volonté de Shamballa. La Hiérarchie offre un sanctuaire à ceux qui se sont dégagés de l'aura de l'évolution des dévas.

 

Etude de la Règle X

"Les règles du travail, au sein des voiles de maya, sont connues et ont été utilisées. Que le groupe agrandisse les déchirures de ces voiles et laisse ainsi entrer la lumière. Qu'il n'entende plus l'Armée de la Voix, et que les frères avancent dans le Son. Qu'ils connaissent alors le sens du O.M., et qu'ils entendent le O.M. tel que le fait résonner celui qui, dressé au centre même de la Chambre du Conseil du Seigneur, attend." 

Le travail considéré ici est celui que l'initié doit accomplir en partant de "l'intérieur du cercle" ou domaine de maya. Cela est différent de l'effort de l'aspirant qui se bat pour manier les forces qui se sont manifestées physiquement. L'aspirant doit travailler de l'extérieur vers l'intérieur s'il ne veut pas être dominé par ces forces.

L'initié est en mesure de connaître le type d'énergie qui se manifeste et dominer de la sorte le plan éthérique. Il dirige les énergies qu'il projette dans le monde de maya à partir des centres de son corps et plus particulièrement à partir du "joyau central dans le lotus". La réussite du travail "au sein des voiles de maya" suppose l'utilisation de l'aspect volonté et l'emploi de force de Shamballa que l'initié peut s'approprier en tant qu'instrument focalisant la Triade spirituelle. Cette force afflue le long de l'antahkarana. Il existe quatre voiles de maya constitués de sept forces générant l'Illusion sous ses trois aspects : l'illusion, le mirage et maya. L'initié travaille principalement avec l'énergie du septième rayon.

Le travail accompli dans maya produit les formes par lesquelles les plans de la Hiérarchie peuvent se concrétiser. Il ne s'agit pas de détruire maya car c'est un aspect du temps d'où découlent, pour l'initié, les forces avec lesquelles il doit travailler. La forme engendrée symbolise, dans l'instant présent, le point d'évolution dans la vie phénoménale atteint par la vie de Dieu. L'initié transforme les formes présentes en des formes plus appropriées, ordonnées par la vie qui descend.

Il est question ici de la relation entre l'Armée de la Voix et du SON, et du travail de surveillance de la Hiérarchie. Ce travail consiste à faire entrer la lumière en construisant le corps planétaire formé de substance-lumière et qui révèlera la nature de la divinité. Il est créé par l'énergie de la Volonté qui s'exprime à travers le point central des sept chakras. Les règles destinées à l'initié concernent essentiellement l'utilisation de la volonté ou premier aspect. L'étudiant doit se souvenir :

1.     Des sept types de rayons.

2.     De la Monade, la Triade spirituelle et la personnalité triple, en tant que tout constituant un autre septénaire.

3.     Des sept groupes de Maîtres.

4.     Des quatre voiles de maya.

La Règle X est étudiée phrase par phrase :

1. Les règles du travail, au sein des voiles de maya, sont connues et ont été utilisées.

Il est important de se rappeler que le travail de la Hiérarchie est déterminé par le point d'évolution de la hiérarchie humaine. Au commencement de l'humanité, la pensée, quasi inexistante, ne pouvait donc pas agir sur les forces et énergies du plan éthérique. Tout effet provenant des hommes était dû à une impression de masse. Le plan éthérique figurait davantage la nature d'une matrice enveloppant une création précieuse. Durant la période de l'Atlantide, la nature émotionnelle de l'humanité devint dominante, provoquant les difficultés dans le règne de maya. Jusque là, seule l'énergie de la vie même et l'énergie de la Hiérarchie s'étaient exprimées sur le plan éthérique. Puis une troisième force produite par l'humanité influa sur les forces éthériques. Le désir des hommes n'était plus purement animal ; il représentait le reflet inférieur, dans la conscience humaine, de l'aspect volonté. Les réactions instinctives des hommes de cette époque attirèrent l'attention de certaines énergies qui en profitèrent pour satisfaire leur désir de pouvoir, fondant la Loge Noire. Elle décupla la croissance du désir et créa une fausse échelle de valeurs. Le règne de maya vit les énergies suivantes se développer :

1.     La force instinctive du désir animal. Elle est maîtrisée avec le temps.

2.     Le flux de la vie descendante sous deux aspects :

a.     L'aspect vie donnant la vie.

b.     l'aspect vie entretenant la forme.

3.     L'impact du pouvoir d'attraction de l'âme qui croît avec le temps.

4.     Le pouvoir d'impulsion du désir matériel rassemblé dans la Loge Noire.

5.     Le développement astral humain s'exprimant par :

a.     Le désir de possession matériel.

b.     L désir de posséder ce qui est aux autres.

c.     Les buts et ambitions de la personnalité.

d.     L'aspiration.

e.     L'initiation (les deux premières se prennent sur le plan astral et apportent la libération du règne de maya).

Pendant ce temps, l'organisation du plan éthérique se poursuivait en recevant l'impact des forces ci-dessus. La puissance de la Grande Loge Blanche et de la Loge Noire s'amplifia. Les quatre voiles de maya – ou les sept énergies de séparation – furent nettement précisés. Deux évènements planétaires se produisirent :

1.     Les sept centres du corps humain prirent forme et pouvaient être vus par les clairvoyants.

2.     Les sept ashrams des Maîtres apparurent, s'organisant sur les niveaux supérieurs du plan mental.

Simultanément, le mirage naquit sur le plan astral. Lorsque l'intelligence humaine se fit sentir, le mirage commença à influencer le plan mental, donnant naissance à l'illusion. L'humanité avancée vit la distinction entre le Sentier de gauche et le Sentier de l'Initiation. Le choix intellectuel se présenta à l'humanité et la race aryenne – humanité intelligente – apparut. Au fil du temps, de plus en plus d'hommes cherchèrent le Sentier de la Libération, passant ainsi dans la Hiérarchie. Une de leur tâche consiste à détruire les quatre voiles, dissiper le mirage et chasser l'illusion. La coopération de l'humanité devint utile à la Hiérarchie, menaçant la sécurité de la Loge Noire. De plus en plus de disciples furent envoyés dans le monde des hommes, pesant de leur pouvoir sur le problème de maya et du mirage. Aujourd'hui (1944) il en existe dans tous les pays bien que très peu en Allemagne à cause de la concentration du pouvoir de la Loge Noire.

Ce sont ces disciples et ces groupes qui mèneront le monde de l'après-guerre jusque dans l'âge nouveau. Ils font pénétrer la lumière, faisant disparaître la Loge Noire qui utilise comme protection les voiles de maya. Seule la Hiérarchie peut distinguer ces voiles, transitoires et variables. Leur destruction doit venir du plan physique dense par des personnalités incarnées. Voici un aperçu des anciennes règles que les disciples emploient pour ce travail :

1.     Concentrez la force au point dans le joyau, et trouvez le voile qu'elle peut toucher.

2.     Faites passer la force d'un point à un autre, puis projetez-la.

3.     Cherchez l'énergie en forme derrière le voile attaqué. Il existe une déchirure dans le voile. Trouvez-la et regardez.

4.     Un sentier traverse les voiles donnant accès aux nombreuses cours. Suivez ce sentier, en apportant la destruction et en débarrassant la cour de ce qui est rejeté. La cour des changeurs d'argent est la dernière.

5.     Allez à la rencontre des forces descendantes, et découvrez le courant qui est le vôtre.

6.     Surveillez le flot mauvais de force, qui cherche à réparer les déchirures. Projetez sur ce flot l'énergie que vous connaissez. Elle vous a conduit de l'ashram jusque dans les voiles. Utilisez-la et repoussez le mal sur le plan astral.

7.     Travaillez avec le Son et sachez que c'est la source du pouvoir. Utilisez d'abord la Voix ; puis le O.M., et plus tard le Son. Les trois ensembles suffisent.

Ces règles doivent être interprétées à l'aide de la conscience de l'initié.

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