En début de rencontre, le groupe a été informé du départ
d'Al. qui avait occupé pendant plus de deux ans la fonction de Frère de la
Rigueur et qui faisait une pause depuis quelques mois. Notre frère Al. a dit
qu'il ne se sentait plus aligné avec le groupe et qu'il n'avait ni excuse,
ni justification à donner au sujet de son départ.
L'analyse des raisons de son départ peut-elle être une
aide pour ceux qui restent ? L’expérience montre que lorsque l'on est en
crise, le souvenir de l'analyse des causes des précédents départs de nos
frères et sœurs a très peu d'influence sur nos propres décisions. Si nous
trouvons en ce groupe un ascenseur, une cordée, alors continuons le travail
sans chercher un ailleurs illusoire. En effet, que peut-on trouver de mieux
que nos efforts personnels ?
Al. avait dû quitter la fonction de Frère de la Rigueur
pour des raisons de surdité débutante. Cette surdité a probablement été le
facteur déclenchant d'une grande crise chez notre frère. Pour Al., natif du
Cancer, arrêter d'assumer sa fonction a été un moment difficile car elle lui
permettait de remplir son espace, de combler un vide dans son existence. Le
fait d'occuper une fonction est porteur sur le plan vibratoire mais aussi
sur le plan affectif.
Une pause avait été demandée à Al., il y a quelques
mois, suite à un choix qui l'avait amené à rompre un rythme et qui était
significatif d'un éloignement de la dynamique spirituelle du groupe et d'une
remise en cause de son engagement. De plus, durant cette pause, notre frère
Al. a décidé de quitter son épouse : il n’a pas pu mettre en place un
mouvement plus subtil pour se dégager de ses difficultés.
L’important pour un disciple est d’apprendre à
conserver un lien, une fidélité à un engagement, quel qu’il soit.
L'engagement est un socle sur lequel comptent ceux qui nous entourent.
Soyons des piliers là ou nous servons, soyons fidèles et constants.
Lorsqu’on est encore plongé dans la sphère affective,
la versatilité est présente dans la personnalité : ce qui était sacré un
jour, ne l'est plus le lendemain. Il y a quelques semaines, Al. affirmait
vouloir rester dans le groupe… Tout ce qui constitue la base de notre
existence peut être remis en question si les concepts qui nous animent sont
pétris par l'affectif ou le mental concret. En effet, certains mirages
peuvent nous porter pendant des années dans une démarche spirituelle et
représenter le point d'achoppement qui nous fait quitter le groupe
lorsqu'ils sont démontés. De même, l'illusion mentale peut nous déstabiliser
si elle est attaquée. Si nos points d'ancrage se situent sur un plan
supérieur, nous serons en mesure de résister aux vents et marées vécus par
la personnalité.
Comment savoir si nous sommes dans une vraie liberté de
penser ? Sommes nous tristes, tiraillés ? Faisons nous cohabiter des
activités de "la plaine" avec celles de "la montagne" que nous commençons à
gravir ? Avons-nous des fréquentations qui nous fragilisent en nous
maintenant dans une sphère inférieure ?
Trop souvent, l'aspirant préfère vivre des émotions en
bas plutôt que de maintenir un effort en haut où un certain vide est perçu.
Qui pourra nous soutenir pour poursuivre la route si nos compagnons sont peu
dignes de confiance ?
Le Frère Instructeur observe notre conversion aux plans
supérieurs ou bien le maintien de mécanismes sexuels et sentimentaux qui
nous emprisonnent. Si nous sommes critiqués mais que nous gardons confiance,
sans orgueil, nous pourrons poursuivre le chemin. Posons-nous la question :
quel est le socle sur lequel repose ma confiance ? Puissions-nous être
éprouvés et tenir le cap. Si nous traversons les épreuves que la vie place
devant nous avec joie et confiance en Dieu, le Maître pourra dire : "il y a
dans ton cœur l'essentiel pour progresser".
La tendance du Cancer est de partir insidieusement en
diagonale, de dévier inconsciemment après avoir amorcé une ligne verticale.
Il est très difficile pour des personnes extérieures de faire prendre
conscience à un natif du Cancer de sa déviance.
Un jour, Svâmi Prajñânpad avait dit à un de ses
disciples qui souhaitait vivre, après plusieurs années passées dans son
ashram, avec une femme qui l'avait séduit : "si tu as raison, fais-le…" Que
peut-on dire d'autre à un être qui vit dans le mirage de la sensualité et du
sentiment amoureux ?
Lorsque nous savons que nous allons passer une grande
épreuve, nous nous y préparons et mobilisons les ressources nécessaires pour
y faire face. Mais que faisons-nous devant les centaines d'épreuves
auxquelles nous sommes confrontés dans le quotidien et que nous
n'identifions pas comme telles ? L'épreuve s'infiltre en effet dans
l'inconstance émotionnelle, dans les méandres du mental, dans nos
réactivités réitérées.
Les efforts que nous faisons habituellement sont
bâtards car ils font coexister des idées contraires, des dualités. Ils ne
correspondent pas à des choix véritables, à des efforts nets. Où que nous
allions, pensant trouver un mieux ailleurs, nous partons avec ce que nous
sommes. Il ne faudra donc pas attendre longtemps avant que les mêmes
problèmes se reposent immanquablement. Ces errances sont celles de
l'aspirant qui cherche encore à droite, à gauche, oscille entre les piliers
d'opposition afin de trouver sa voie.
Qu'est-ce que le juste milieu ? C'est un sentier étroit
et ascensionnel entre deux montagnes : l'une dans l'ombre, l'autre dans la
lumière. Pour le fouler, nous devons accéder aux concepts les plus élevés
que nous pouvons atteindre en nous libérant de nos fardeaux. Les fardeaux
sont constitués par les atomes grossiers de nos structures. Ils sont un
poids car ils évoquent des idées et des émotions en rapport avec leurs
vibrations propres.
Nous purifions-nous tous les jours ? Enlevons nous les
atomes grossiers de nos véhicules ? Il s'agit pour nous de mettre en place
un véritable sevrage car nos corps demandent encore à vibrer d'une manière
particulière afin d'alimenter la vie des atomes grossiers. Nous apprenons à
dire "non" à ces appels inférieurs car nous savons qu'ils sont la cause
fondamentale de notre souffrance, bien qu'ils se dissimulent derrière une
promesse de plaisir et de joie. De quoi sont faites nos spontanéités ?
Sont-elles rattachées à nos habitudes d'hier ou bien sont-elles déjà
l'expression de nos efforts d'aujourd'hui ?
Notre sœur Jo. a ensuite lu sa planche : "Deux
planches en un mois cela commence à faire". Elle a relaté son "oubli
volontaire" d'un travail de recherche pour le groupe. Elle s'y est prise au
dernier moment, a accumulé les retards et n'a pu accomplir son travail dans
de bonnes conditions.
Jo. n’ose pas parler de ses difficultés par peur ou par
recherche, plus ou moins consciente, de sanction. Elle traîne, hiérarchisant
mal ses priorités. Parfois, le leitmotiv de sa mère "tu n'es pas capable"
lui revient en mémoire et exerce sur elle une grande emprise.
Toute situation qui lui demande un effort de
compréhension devient une sorte de "torture" car elle est submergée par les
émotions avant même d’avoir pris connaissance de ce qu'elle devait
accomplir. Elle se met alors en danger et trouve dans l'adversité, comme par
miracle, les solutions au travail ou à la préoccupation du moment. Jo. aime
cette situation de danger, cette ébullition intérieure qui lui permet
d'avoir le sentiment d’exister.
Elle reconnaît en elle la lenteur du crabe contre
laquelle elle se rebelle : elle a des velléités mais se trouve vite
confrontée à son incapacité d'agir plus vite.
Jo. manque de confiance en elle et ne s'aime pas
vraiment. N’ayant pas un mental bien construit, elle navigue en permanence
dans le flou et fonctionne au défi pour se mouvoir. Elle sera libérée de ses
fardeaux lorsqu'elle aura pu transformer les forces qui l'animent et
reconnaître son âme vivante en elle.
Elle devra chercher à apaiser son corps émotionnel par
une surveillance constante de tous ses désirs et intentions, par la
tentative de contact avec son Soi Supérieur, par la consécration de temps à
aligner son corps émotionnel sur la plus haute vibration possible.
Elle réalise que les services qu'elle accomplit sont
souvent motivés par la recherche d'une compensation à sa solitude affective.
La ruse se cache partout puisqu'une bonne action peut cacher l’égoïsme du
petit soi.
Se libérer, dit-elle, c'est pouvoir se reconnaître en
tant que Triangle Sacré et faire évoluer sa compréhension, c'est travailler
tout les jours en vue de l'alignement.
Notre sœur Jo. a exprimé son étonnement devant les
émotions que lui ont suscitées l'évocation du départ de notre frère Al à la
fin de sa planche. Il y a quelque temps, elle avait été sollicitée au
téléphone par Al. qui souhaitait lui confier ses difficultés. Il lui avait
dit que le groupe ne pouvait continuer éternellement.
Jo. a maintenu une relation équivoque avec Al. en
restant dans le secret de ce contact téléphonique. Ce n'est pas parce que
nous sommes faillibles que nous pouvons excuser les faiblesses de nos
frères. Notre sœur devra analyser les raisons de sa complaisance.
Al. avait également contacté notre soeur Si. pour
l'entretenir de son problème de surdité naissante. Suite à la remarque de
Si. concernant le fait d'entretenir des relations à l'extérieur du groupe,
Al. avait esquivé la question. Il apparaît que la rébellion dans le signe du
Cancer prenne l'allure d'une gentillesse de surface recouvrant des "coups en
douce", des attitudes déviantes maintenues dans le secret. L'intéressé cache
alors de plus en plus de choses et, pour préserver sa personnalité (principe
de précaution), va étendre le champ de sa dissimulation.
La dynamique du groupe est là pour nous faire grandir,
nous faire évoluer, nous permettre de poursuivre le travail sur le sentier
de l'élévation spirituelle. Certains s'en vont parce qu'ils n'osent pas
dire : "je suis un petit, je veux encore une maman". Symboliquement, une
maman est toujours bienveillante et gentille ; les natifs du Cancer vont
donc avoir tendance à rechercher une présence féminine pour s'épancher et se
plaindre.
Que pensons-nous de la fidélité, de l'engagement ? Ceux
qui ont divorcé ou qui ont été trompés peuvent développer une philosophie du
"non-engagement". Celle-ci s'articule autour de postulats comme : "cela ne
durera pas de toutes les façons", "tu n'as rien à exiger de moi". Abandonner
les autres parce qu'on a été abandonné est un raisonnement qui nous
maintient dans un cercle vicieux. Comment peut-on, avec une telle
philosophie, donner sa parole et être digne de confiance ?
Dans ce groupe, l'engagement demandé va au-delà de
celui d'une simple psychothérapie. C'est une véritable relation
d'accompagnement, de cheminement dans la fraternité et la transparence.
Avant toute chose, la fidélité et la constance
s'exercent surtout par rapport à soi-même. Le Frère Instructeur n'est pas là
pour moraliser mais pour nous permettre de nous interroger sur les raisons
de notre comportement.
Tout frère parti peut revenir. La notion de pardon a
une grande importance : permettre à l'autre de se réhabiliter, c'est lui
permettre de se sauver lui-même. Une période de probation plus ou moins
longue peut être envisagée pour mettre à l'épreuve les intentions du
postulant. Dans ce groupe, un cercle extérieur a été créé pour que certains
vivent cette période de probation.
Si nous vivons l'inconstance, l'impermanence, nous nous
préparons à trahir, à quitter ceux avec lesquels nous nous sommes engagés.
Notre mental ne peut être occupé simultanément avec des concepts élevés et
des considérations inférieures.
Notre frère Th. a lu sa planche : "Oublis,
faiblesses et autres absences". N'ayant pas relu ses notes prises lors
de la dernière rencontre de groupe, et n'ayant pas retenu la demande du
Frère Instructeur nous invitant à prendre connaissance d'un graphique, Th.
est confronté à la défaillance de sa mémoire résultant d'un manque de
conscientisation dans sa relation avec autrui. Th. s'interroge sur le
fonctionnement de sa conscience. Il constate qu'il devient de plus en plus
absent dans sa relation avec les êtres qui l'entourent depuis que sa
personnalité a renoncé à se battre. Cette absence de combat le conduit à ne
plus s'impliquer et à se retirer de la relation. Ce qui pourrait ressembler
au renoncement sur les plans inférieurs serait plutôt une démission qui se
manifesterait par un manque de joie et de force. Th. remarque que les désirs
qui le retenaient dans la matière sont de moins en moins puissants et
attrayants. Néanmoins, la lumière sur le chemin est encore trop lointaine.
Son manque de courage et de volonté le maintient à la périphérie d'un plus
grand service. Torpeur, tiédeur et vide résultent de cette absence de
détermination.
Th. identifie les différentes armes qui le conduiraient
à dépasser les obstacles qui entretiennent la survie du vieil homme. La
première arme est la distanciation qu'il a mise en place, sachant qu'elle
peut toutefois le trahir en le menant à l'indifférence. La seconde est la
plus grande compréhension des enseignements et la dernière est la foi. Il
reconnaît l'illusion qui lui a fait croire que ses obligations
professionnelles et familiales étaient un frein au Service. Les seuls freins
réels sont le manque d'amour et de confiance.
Devant l'émotion de Th., le Frère Instructeur lui
demande de relire les passages de sa planche qui sont à l'origine de cette
émotion. Th. n'est-il pas encore trop dans une phase émotionnelle ? Le
concept de beauté, qui semble le faire avancer, peut engendrer des
oscillations car il est basé sur une qualification aléatoire. Th. est incité
à faire des mathématiques supérieures afin de trouver une rigueur.
A quoi s'accrocher s'il y a un vide devant nous ? Même
correctement orienté et dans l'attente du contact avec le Maître, il peut y
avoir momentanément du vide. Il y a un désert à traverser dans lequel il n'y
a plus de certitudes et où nous pouvons douter de l'amour de Dieu à notre
égard. Prenons le temps de réfléchir à ce qu'est véritablement la démarche
et à ce que nous en attendons. Que pouvons-nous faire ? Prier inlassablement
afin de renforcer un contact, et se réconcilier avec soi-même.
Pourquoi notre frère Th. ne peut-il pas se réconcilier
avec lui-même ? N'attend-il pas un autre père qui le pousserait avec
confiance dans la vie ? Dans notre démarche, essayons de ne pas faire de
transfert et cherchons Dieu au-delà du Frère Instructeur. Sommes-nous
capable d'avoir un dialogue avec le Frère Instructeur au niveau souhaité ?
Le Frère Instructeur descend souvent à un niveau très bas pour nous
rencontrer. Les réponses parfois irrationnelles, arbitraires, réactives ou
affirmatives de Th. ressemblent à celles d'un adolescent. Toutefois, Th.
commence à s'observer et à faire taire la structure qui dit "je sais". Il
doit briser les habitudes éducatives transmises par son père pour pouvoir
agir différemment avec ses propres enfants.
Le groupe a poursuivi la lecture de Rayons et
Initiations, Traité sur les sept Rayons, Volume V (pp. 180 à
192).
Les Trois Bouddhas d'Activité gouvernent les
dévas. Ils sont "l'œil dans le Triangle" et l'expression active de "l'œil
qui voit tout". C'est à travers eux que Dieu régit le processus créateur.
Les Trois Bouddhas d'activité sont la correspondance des trois rayons
majeurs dans l'orbite du troisième aspect. Ils sont issus du plan mental
cosmique.
|
Caractéristiques de l'évolution des dévas |
Dieu est mental |
Dieu est fonction intelligente |
Dieu est activité créatrice |
|
Caractéristiques de l'évolution christique |
Dieu est amour |
Dieu est relation |
Dieu est conscience |
|
Caractéristiques de l'aspect esprit |
Dieu est vie |
Dieu est feu |
Dieu est existence pure |
L'initié doit maîtriser l'illusion lorsqu'il
"s'échappe", via le plan mental, des trois mondes. Il se trouve dès lors sur
le Sentier de l'Evolution Supérieure. Sur le plan astral, le disciple doit
dissiper le mirage en "s'échappant" sur le Sentier de l'initiation. Il en
est de même pour le disciple en probation qui doit surmonter Maya lorsqu'il
"s'échappe" de l'assujettissement au plan physique, foulant ainsi le Sentier
du Disciple.
Quand la sphère d'activité des dévas rencontre
l'intelligence humaine, les hommes qui n'ont pas atteint la maîtrise sont
contraints d'errer dans le domaine de maya. C'est le problème ancien de la
dualité. L'évolution dévique affecte l'humanité en tant qu'expression de
l'aspect volonté de Shamballa. La Hiérarchie offre un sanctuaire à ceux qui
se sont dégagés de l'aura de l'évolution des dévas.
Etude de la Règle X
"Les règles du travail, au sein des voiles de maya,
sont connues et ont été utilisées. Que le groupe agrandisse les déchirures
de ces voiles et laisse ainsi entrer la lumière. Qu'il n'entende plus
l'Armée de la Voix, et que les frères avancent dans le Son. Qu'ils
connaissent alors le sens du O.M., et qu'ils entendent le O.M. tel que le
fait résonner celui qui, dressé au centre même de la Chambre du Conseil du
Seigneur, attend."
Le travail considéré ici est celui que l'initié doit
accomplir en partant de "l'intérieur du cercle" ou domaine de maya. Cela est
différent de l'effort de l'aspirant qui se bat pour manier les forces qui se
sont manifestées physiquement. L'aspirant doit travailler de l'extérieur
vers l'intérieur s'il ne veut pas être dominé par ces forces.
L'initié est en mesure de connaître le type d'énergie
qui se manifeste et dominer de la sorte le plan éthérique. Il dirige les
énergies qu'il projette dans le monde de maya à partir des centres de son
corps et plus particulièrement à partir du "joyau central dans le lotus". La
réussite du travail "au sein des voiles de maya" suppose l'utilisation de
l'aspect volonté et l'emploi de force de Shamballa que l'initié peut
s'approprier en tant qu'instrument focalisant la Triade spirituelle. Cette
force afflue le long de l'antahkarana. Il existe quatre voiles de maya
constitués de sept forces générant l'Illusion sous ses trois aspects :
l'illusion, le mirage et maya. L'initié travaille principalement avec
l'énergie du septième rayon.
Le travail accompli dans maya produit les formes par
lesquelles les plans de la Hiérarchie peuvent se concrétiser. Il ne s'agit
pas de détruire maya car c'est un aspect du temps d'où découlent, pour
l'initié, les forces avec lesquelles il doit travailler. La forme engendrée
symbolise, dans l'instant présent, le point d'évolution dans la vie
phénoménale atteint par la vie de Dieu. L'initié transforme les formes
présentes en des formes plus appropriées, ordonnées par la vie qui descend.
Il est question ici de la relation entre l'Armée de la
Voix et du SON, et du travail de surveillance de la Hiérarchie. Ce travail
consiste à faire entrer la lumière en construisant le corps
planétaire formé de substance-lumière et qui révèlera la nature de la
divinité. Il est créé par l'énergie de la Volonté qui s'exprime à travers le
point central des sept chakras. Les règles destinées à l'initié concernent
essentiellement l'utilisation de la volonté ou premier aspect. L'étudiant
doit se souvenir :
1. Des sept types de rayons.
2. De la Monade, la Triade spirituelle et la
personnalité triple, en tant que tout constituant un autre septénaire.
3. Des sept groupes de Maîtres.
4. Des quatre voiles de maya.
La Règle X est étudiée phrase par phrase :
1. Les règles du travail, au sein des voiles de
maya, sont connues et ont été utilisées.
Il est important de se rappeler que le travail de la
Hiérarchie est déterminé par le point d'évolution de la hiérarchie humaine.
Au commencement de l'humanité, la pensée, quasi inexistante, ne pouvait donc
pas agir sur les forces et énergies du plan éthérique. Tout effet provenant
des hommes était dû à une impression de masse. Le plan éthérique figurait
davantage la nature d'une matrice enveloppant une création précieuse. Durant
la période de l'Atlantide, la nature émotionnelle de l'humanité devint
dominante, provoquant les difficultés dans le règne de maya. Jusque là,
seule l'énergie de la vie même et l'énergie de la Hiérarchie s'étaient
exprimées sur le plan éthérique. Puis une troisième force produite par
l'humanité influa sur les forces éthériques. Le désir des hommes n'était
plus purement animal ; il représentait le reflet inférieur, dans la
conscience humaine, de l'aspect volonté. Les réactions instinctives des
hommes de cette époque attirèrent l'attention de certaines énergies qui en
profitèrent pour satisfaire leur désir de pouvoir, fondant la Loge Noire.
Elle décupla la croissance du désir et créa une fausse échelle de valeurs.
Le règne de maya vit les énergies suivantes se développer :
1. La force instinctive du désir animal. Elle est
maîtrisée avec le temps.
2. Le flux de la vie descendante sous deux
aspects :
a. L'aspect vie donnant la vie.
b. l'aspect vie entretenant la forme.
3. L'impact du pouvoir d'attraction de l'âme qui
croît avec le temps.
4. Le pouvoir d'impulsion du désir matériel
rassemblé dans la Loge Noire.
5. Le développement astral humain s'exprimant par :
a. Le désir de possession matériel.
b. L désir de posséder ce qui est aux autres.
c. Les buts et ambitions de la personnalité.
d. L'aspiration.
e. L'initiation (les deux premières se prennent
sur le plan astral et apportent la libération du règne de maya).
Pendant ce temps, l'organisation du plan éthérique se
poursuivait en recevant l'impact des forces ci-dessus. La puissance de la
Grande Loge Blanche et de la Loge Noire s'amplifia. Les quatre voiles de
maya – ou les sept énergies de séparation – furent nettement précisés. Deux
évènements planétaires se produisirent :
1. Les sept centres du corps humain prirent forme
et pouvaient être vus par les clairvoyants.
2. Les sept ashrams des Maîtres apparurent,
s'organisant sur les niveaux supérieurs du plan mental.
Simultanément, le mirage naquit sur le plan astral.
Lorsque l'intelligence humaine se fit sentir, le mirage commença à
influencer le plan mental, donnant naissance à l'illusion. L'humanité
avancée vit la distinction entre le Sentier de gauche et le Sentier de
l'Initiation. Le choix intellectuel se présenta à l'humanité et la race
aryenne – humanité intelligente – apparut. Au fil du temps, de plus en plus
d'hommes cherchèrent le Sentier de la Libération, passant ainsi dans la
Hiérarchie. Une de leur tâche consiste à détruire les quatre voiles,
dissiper le mirage et chasser l'illusion. La coopération de l'humanité
devint utile à la Hiérarchie, menaçant la sécurité de la Loge Noire. De plus
en plus de disciples furent envoyés dans le monde des hommes, pesant de leur
pouvoir sur le problème de maya et du mirage. Aujourd'hui (1944) il en
existe dans tous les pays bien que très peu en Allemagne à cause de la
concentration du pouvoir de la Loge Noire.
Ce sont ces disciples et ces groupes qui mèneront le
monde de l'après-guerre jusque dans l'âge nouveau. Ils font pénétrer la
lumière, faisant disparaître la Loge Noire qui utilise comme protection les
voiles de maya. Seule la Hiérarchie peut distinguer ces voiles, transitoires
et variables. Leur destruction doit venir du plan physique dense par des
personnalités incarnées. Voici un aperçu des anciennes règles que les
disciples emploient pour ce travail :
1. Concentrez la force au point dans le joyau, et
trouvez le voile qu'elle peut toucher.
2. Faites passer la force d'un point à un autre,
puis projetez-la.
3. Cherchez l'énergie en forme derrière le voile
attaqué. Il existe une déchirure dans le voile. Trouvez-la et regardez.
4. Un sentier traverse les voiles donnant accès aux
nombreuses cours. Suivez ce sentier, en apportant la destruction et en
débarrassant la cour de ce qui est rejeté. La cour des changeurs d'argent
est la dernière.
5. Allez à la rencontre des forces descendantes, et
découvrez le courant qui est le vôtre.
6. Surveillez le flot mauvais de force, qui cherche
à réparer les déchirures. Projetez sur ce flot l'énergie que vous
connaissez. Elle vous a conduit de l'ashram jusque dans les voiles.
Utilisez-la et repoussez le mal sur le plan astral.
7. Travaillez avec le Son et sachez que c'est la
source du pouvoir. Utilisez d'abord la Voix ; puis le O.M., et plus tard le
Son. Les trois ensembles suffisent.
Ces règles doivent être interprétées à l'aide de la
conscience de l'initié.