Le groupe a salué le retour de notre sœur Pi. qui assiste
désormais à la première partie des travaux.
Notre sœur Mar. devra attendre pour rejoindre le groupe
car elle montre encore de manière très aiguë la puissante problématique du
signe de la Balance qui a des difficultés à s’engager. Pour être intégré
dans un groupe de travail spirituel, une période de probation est
nécessaire. Cette phase préparatoire peut durer toute une vie si la personne
a du mal à se déterminer de manière claire.
Les nouveaux membres ne portent pas d’aube blanche. La
remise de l’aube ne doit se faire que lorsque sa symbolique est présente
dans la conscience et bien comprise par le postulant. L’acceptation de
l’aube a eu une grande signification aux yeux des frères et sœurs qui la
portent aujourd'hui. Cela ne signifie pas pour autant qu’il existe une
correspondance exacte sur le plan subtil : ceux qui portent la robe ne sont
pas nécessairement plus avancés ou membres d’un ashram.
Notre sœur La. a ensuite lu sa planche intitulée :
"Décision quand un état se transforme".
Récemment, La. a laissé ses émotions transformer sa
perception d’une situation dans laquelle elle devait agir, ce qui a induit
une hésitation et une inhibition de toute action volontaire. Ce mécanisme
est récurrent dans sa personnalité et résulte d’une méfiance qu’elle a mise
en place par rapport à ses propres jugements. Ce processus est renforcé par
le quotidien qui lui montre que ses premières réactions sont trompeuses et
qu'il lui faut du temps pour évaluer correctement une situation.
Chaque pensée de La. est colorée d'une émotion,
positive ou négative selon qu’elle juge bonne ou mauvaise la production
d’une telle pensée. L'afflux de pensées contradictoires, caractéristique du
quatrième rayon, suscite chez La. des combats intérieurs et un état de
confusion gênant la compréhension et la possibilité de faire des choix. Pour
échapper à cet état inconfortable, son mental s’est de plus en plus crispé.
La personnalité de La. est aussi empreinte d'un
idéalisme mystique mais les tourments de son mental de rayon 4 l'en
éloignent. Cette opposition crée un niveau de confusion supplémentaire. Pour
fuir cette confusion, elle cherche à faire abstraction des mouvements de sa
pensée en s’enfermant dans une bulle, en se figeant dans une attitude
d'attente, cherchant un contact sur un niveau supérieur. Dans cette
crispation, elle se prive d'une dynamique intérieure harmonisée avec son
environnement.
Elle comprend aujourd’hui qu’elle cherche à s’abstraire
des combats de sa personnalité de façon artificielle. Une autre attitude
consisterait à accepter sa personnalité pour la faire évoluer. Un nouveau
regard devrait permettre d'accepter sa nature caractérisée par une
immaturité émotionnelle et d'admettre cette phase comme une étape
transitoire dans un processus plus vaste d’orientation dynamique vers l'âme.
Son rapport aux pensées est presque superstitieux :
elle prend au pied de la lettre l'idée que les pensées conditionnent
l'existence. Cette fixation peut tourner à l'obsession dans des moments de
fatigue où elle ne prend pas la décision de se ressaisir.
Elle constate que ses pensées, de quelque nature
qu'elles soient, sont sources de tourments et la confrontent aux limitations
du mental inférieur. Elle doit réaliser que les idées supérieures sont
recueillies par le mental mais ne sont pas le fruit de l'imagination de la
personnalité. Pour améliorer le travail vers l’âme, la pensée doit être
comprise comme un instrument de service, l'énergie de l'âme et l'emploi de
la volonté étant au premier plan.
Elle réalise que l'esprit de décision est lié au juste
emploi de la Volonté qui résulte d'un alignement sur la Volonté de son âme,
sur celle du groupe et sur la Hiérarchie.
Elle souhaite réaliser que chaque instant de la vie est
une opportunité pour le service et pour le développement d’un état éveillé
de pleine conscience.
Au cours de la lecture de sa planche, La. s’est
comportée comme une petite fille, donnant l’impression de réciter une leçon,
se trompant à plusieurs reprises, se corrigeant avec hésitation… A t-elle
décidé de dépasser ses mécanismes émotionnels qui l’inhibent ?
Notre sœur Do. s’est reconnue dans les mécanismes
d’hésitation et de doute permanent évoqués par La. Pourquoi douter ? Une
pensée fausse entraîne une réponse fausse ; il faut s’en féliciter car cela
permet un apprentissage. Si une pensée est émise dans le doute, elle ne sera
pas suivie d’action donc ne suscitera pas de réponse de l’univers et donc
pas d’apprentissage.
Aujourd’hui, Do. doute de plus en plus car elle se rend
davantage compte de l’étroitesse de sa pensée. Le doute se renforce en elle
également car elle ne souhaite pas poser des actes qui pourraient recevoir
une réponse de l’univers qu’elle interprèterait comme un rejet, un manque
d’amour. Or, retenir un mouvement est dangereux car l’impulsion créée
suscitera, tôt ou tard, une perturbation dans son cercle intérieur.
Une personnalité sous l'influence du rayon 4, d'un
signe de feu ou encore des planètes Mars ou Pluton a tendance à agir de
manière impulsive. Une telle personnalité n'avance pas en ligne droite car
chaque impulsion se heurte à un obstacle et suscite une réaction aussi bien
au sein de cette personnalité que chez autrui, ce qui peut amplifier le
problème. L'effet boomerang est d'autant plus fort que l’impulsion initiale
était forte.
A quoi aspirons-nous ? A des milliers d’années
d’errances et d’incertitudes ou bien à des actions déterminées et à des
réponses immédiates ? Choisir la deuxième option permet d’observer et
d’analyser avec finesse le retour des actes posés.
Comment déterminer l’existence d’un changement ?
Comment distinguer entre le réel et l’imaginaire ? Le doute peut s’insinuer
de manière perverse en modifiant la perception même de la réalité. Il faut
savoir traiter correctement la réalité et utiliser la déduction pour
préciser le réel par un questionnement :
- Est-ce que je perçois bien le réel ? N'y a t-il
pas de distorsion ?
- Est-ce que je sais bien traiter les
informations que j’ai enregistrées ?
- Est-ce que je peux utiliser la déduction pour
corroborer mes perceptions ?
Face à la critique d’autrui, on se sent souvent rejeté
alors que nous avons toujours la possibilité de prendre cette critique comme
une invitation à un dépassement. Face à la remarque "tu ne chantes pas
bien", nous pouvons dire : "eh bien, puisque c’est ça, je ne chante plus" ou
bien "je vais chanter jusqu’à ce que je chante juste".
Tant que l’on est dans une dépendance et une attente
affective vis-à-vis de l'autre, la critique est vécue comme une attaque
pouvant entraîner la "mort" : si l'on se sent rejeté, on risque d'être
isolé, de ne plus avoir d'argent, d'énergie vitale... Seul l’initié peut se
détacher de cette attente et transcender les mécanismes de la personnalité.
Si l’on s'identifie à son travail, on s’en rend
dépendant. "Je vaux ce que la popularité me renvoie" pensent beaucoup de
gens. Peu sont ceux qui connaissent ou désirent connaître la véritable
valeur de leur production personnelle.
Cette dépendance vis-à-vis de la société doit être
résolue. Ceux qui sont dans l'attente d’une forte reconnaissance de leur soi
sont les pires accusateurs envers eux-mêmes. Arrêtons de nous faire du mal,
de nous juger avec dureté. Les accusations que l’on craint le plus sont
celles que l’on se fait à soi-même.
Notre sœur So. a ensuite lu sa planche : "Je n’ai
pas entendu ce qu’a dit le Frère Instructeur".
Lors d’une recherche sur la signification du symbole du
Frère Instructeur à partir du CD des ouvrages d’Alice Bailey, So. a été
confrontée à ses propres jugements sur sa capacité à trouver ce qui était
demandé. Elle a constaté son ignorance "habituelle", entretenue par un
manque de curiosité, une passivité et un manque d’assurance. Les postulats
de sa personnalité ("je suis nulle", "je ne comprends rien") sont remontés
dans sa conscience, ravivant un sentiment d'infériorité.
Elle a lu quelques textes du CD mais n'a pas trouvé le
texte qui concernait directement le symbole. Elle n’en a pas parlé au Frère
Instructeur, se disant qu'elle devait être la seule à n’avoir rien compris.
Elle vit toujours la peur de la petite fille qui ne veut pas montrer une
faute à son père ou à sa mère, de peur de mal faire, de décevoir. Elle a
aujourd’hui conscience qu'elle ne s'impose pas assez de rigueur, qu'elle
manque d’intelligence et dirige mal ses énergies.
Au vu de cette analyse, elle comprend qu'elle n'a pas
"voulu" entendre ce qu’avait demandé le Frère Instructeur pour dissimuler
une difficulté à ouvrir sa conscience, à s'adapter à l'outil informatique.
Elle a toujours fonctionné dans une sorte d’isolement
destructeur comme sa propre mère. Elle a besoin de prendre conscience de ses
erreurs, de ses faux pas, de ses oublis…
Elle souhaite approfondir la finalité de son
cheminement avec le groupe et travailler encore et encore dans l’oubli de
soi.
A l'issue de la lecture, notre sœur So. a fait le
constat de la longueur réduite de sa planche comparativement à celle de ses
frères et sœurs. L'essentiel n'est-il pas de dire l'Essentiel, de démonter
les postulats de sa personnalité ?
Lorsqu'on veut à tout prix se débrouiller seul, comme
cela a été le cas de So. lors de cette recherche informatique, on aboutit à
être paralysé face à un problème que l'on ne sait pas résoudre. Comment
savoir, par exemple, si c’est le CD utilisé qui ne marche pas ou bien nous
qui sommes nuls, si rien n'est fait pour résoudre le problème de manière
scientifique ?
Tout notre travail aboutit au juste milieu, à la
nuance. Il faut accepter les nuances et travailler ensemble. Acceptons de
montrer nos limitations dès à présent ; n’attendons pas d’être parfaits pour
travailler avec les autres.
Si on "voyait" les pensées, la vérité et la
transparence émergeraient en chacun. Il n’y aurait plus de place pour le
mensonge, la tromperie. Est-on prêt à se rendre dans un univers de
transparence et de vérité ou toutes nos scories seraient visibles ?
Dans la densité de ce monde, nous sommes des aveugles
qui aspirons à ce monde lumineux et plein d’amour où la valeur de l'âme est
pleinement reconnue.
Notre sœur My. a lu sa planche intitulée :
"Résistance, lâcheté, peurs, mensonge".
Ce travail lui a été demandé en raison de son
impossibilité à réaliser une recherche sur le symbole de la croix d'après le
CD des livres d'Alice Bailey. Après plusieurs vaines tentatives à lire le
CD, My., agacée, a réactivé un sentiment de peur et d'infériorité.
Cristallisation et sentiment d'échec sont réapparus. Elle a vu l'outil
informatique comme s'opposant à son vouloir. Dans le thème astrologique de
My., le Soleil conjoint à Mars en Verseau a favorisé le développement d'une
personnalité aux déterminismes forcenés. My. a enrichi sa réflexion avec les
pensées suivantes : "Se déconstruire est une manière de défaire de
l'intérieur un système de pensée dominant. La déconstruction c'est prendre
une idée ou une valeur et en comprendre les mécanismes en enlevant le ciment
qui la constitue". Les postulats que nous mettons en place très tôt
soutiennent ce ciment. Le travail demandé devient une épreuve pour celui qui
résiste. A qui et à quoi résistons-nous ? Le mental résiste en amplifiant
les difficultés, en parasitant la volonté supérieure. Dans ce contexte,
l'intelligence ne peut s'exprimer. Des sentiments de disqualification et de
solitude envahissent My. Mais à trop regarder ses errances, ne les
amplifie-t-on pas ? My. prend conscience qu'elle doit utiliser sa pensée
différemment et coopérer avec son âme. "L'homme est tel que ses pensées sont
en son cœur". My. réalise qu'elle aurait dû admettre son incapacité à faire
la recherche et demander de l'aide auprès du Frère Instructeur.
Devant ce travail qui s'est transformé en épreuve,
notre sœur My. n'a pu envisager un seul instant que le CD ne fonctionnait
pas. Son manque de nuance l'a empêchée de faire un certain nombre de tests
et d'éliminer ainsi les paramètres techniques les uns après les autres.
Etait-ce le lecteur de CD qui ne fonctionnait pas ou le CD lui-même ? Le
lecteur pouvait-il lire d'autres CD ? Notre raisonnement doit reposer sur
des déductions et sur des statistiques nécessaires pour comprendre une loi.
Ayons un esprit scientifique et sachons nous adapter. Tout est mouvant. Un
CD peut s'abîmer car la matière n'est pas figée, ni cristallisée pour
l'infini. Cela permet aux atomes qui la constituent de poursuivre leur
propre évolution. Essayons-nous d'être rationnel et logique en ne prêtant
pas d'intention aux objets ? Vivons-nous dans un monde magique ou dans un
univers sous-tendu par la Loi de causes à effets ? Nous pouvons vivre une
expérience plusieurs fois jusqu'à en déduire une loi. La loi étant comprise,
nous pouvons modifier notre façon d'appréhender les éléments.
Lorsque nous sommes en difficulté et que nous essayons
de le cacher, nous ne sommes plus dans une réponse réelle. Le processus
d'évolution est bloqué car nous ne pouvons pas tirer de conséquences
logiques de la réponse que nous venons de recevoir. Nous nous mouvons dans
une boucle dont nous ne pourrons sortir qu'avec l'aide d'une autre personne.
Le groupe a poursuivi la lecture de Rayons et
Initiations, Traité sur les sept Rayons, Volume V (pp. 155 à
169).
L'initié, placé devant le problème du travail dans le
cadre individuel, atteint le point où il comprend que la voie conduisant au
Centre intérieur est fermement gardée. Il doit faire la preuve d'une
véritable maîtrise de l'énergie et de la pureté de ses motifs (ce que
l'adepte noir peut aussi avoir), d'un amour profond pour l'humanité (ce que
n'a jamais l'adepte noir), d'altruisme, de volonté de suivre la lumière,
d'une foi inébranlable en l'avenir. Il peut alors avancer davantage sur la
Voie et marcher sans danger dans une lumière plus grande. Ayant atteint son
point suivant d'épreuve, il doit prouver qu'il peut travailler dans un cadre
encore plus grand, en formation de groupe. Il comprend que le groupe le
protège sur la voie montante et qu'il est aussi son champ de service. Il
apprend à travailler avec le groupe en un rythme unifié. La
Hiérarchie l'aide jusqu'à ce que le mirage ne puisse plus l'atteindre. Sa
sécurité individuelle est atteinte entre la deuxième et troisième
initiation. A ce stade, il ne peut pas régresser de façon permanente.
L'écueil le plus fréquent de l'initié moyen est l'indolence et le manque de
rapidité.
La réussite de l'initié dépend plus d'évènements
spirituels et de série d'éveils de conscience que des entreprises se
rapportant à son caractère ou à des contacts avec son âme, si nécessaires
sur le Sentier de Probation et le Sentier du Disciple.
L'interprétation de la loi des Sept Supplémentaires est
importante. Les lois de la Nature sont imposées aux hommes et ne
peuvent être évitées. Elles ont pour but de sauvegarder la personnalité dans
laquelle l'âme s'incarne. L'homme passe du stade de l'opposition à celui de
la reconnaissance divine de ces lois, qui alors le gouvernent
automatiquement. L'homme passe ensuite sous l'influence des lois de l'Ame
qui érigent la grande Fraternité de l'Univers et qui concernent la
reconnaissance de justes relations de groupe. Ces dernières sont basées sur
la compréhension du mode hiérarchique de travail.
Les lois de la Nature concernent les activités de l'âme
dans la forme ; elles sont impératives. Les lois de l'Ame se rapportent à la
vie de l'âme sur son propre plan et aux relations avec les autres âmes et la
Hiérarchie ; elles sont consciemment et volontairement obéies, elles
engendrent une relation croissante entre la Hiérarchie des âmes et
l'humanité.
L'initié travaille avec la loi des Sept Supplémentaires
qui est une grande loi de Synthèse, Loi de la Vie ou loi de l'Esprit.
Il passe de l'acceptation des lois de la nature et de l'obéissance aux lois
de l'âme à la compréhension de la loi de la Vie. Elle concerne le maniement
de l'énergie dans le monde de la Triade Spirituelle, le monde des causes. La
juste utilisation de cette loi occasionne l'activité, le mouvement, et la
distribution de ces forces dans les trois mondes inférieurs, qui sont les
reflets directs des trois mondes supérieurs. Cette loi des Sept
Supplémentaires concerne l'afflux d'énergie des sept centres planétaires aux
sept types d'hommes, via les sept groupes de la Hiérarchie. Les sept centres
de l'initié sont utilisés comme agents récepteurs des sept types d'énergie
planétaire reçus à l'état pur et déversés dans le monde des hommes en tant
que forces constructrices de régénération. C'est la force salvatrice.
La loi des Sept Supplémentaires est appliquée par les
initiés en dessous du rang de Maître, qui travaillent avec les sept centres
de la Forme de Celui en qui nous avons la vie, le mouvement et l'être. Ils
s'occupent de la circulation de l'énergie entre Shamballa, la Hiérarchie et
l'humanité. Shamballa est en contact avec l'humanité par impact, et la
circulation n'est pas complètement établie. Le diagramme suivant clarifie ce
point :

Un véritable tourbillon de force s'établira entre les
trois centres et son activité sera telle qu'elle entrera en contact avec la
radiation des quatre autres centres de la vie planétaire. Ils comprennent
les trois règnes inférieurs de la nature et un centre fondamental
(correspondant au centre coccygien chez l'homme) au sujet duquel on ne sait
encore rien.
La force salvatrice rayonne de l'humanité sous
forme d'impulsion créatrice de groupe, englobant et reliant progressivement
toutes les formes de vie dans le champ de sa puissance, à la Hiérarchie et à
Shamballa. Ceci explique les mots donnés précédemment :
1. Le groupe doit comprendre la nature des Trois.
Cela se rapporte aux trois centres majeurs.
2. La nature de l'Un doit être saisi. Notre
vie planétaire est un centre d'une Vie encore plus grande. Elle est l'un des
trois centres planétaires qui seront à cette plus grande Vie ce que
Shamballa, la Hiérarchie et l'humanité sont au Logos planétaire.
3. Le groupe doit travailler par le moyen du
souffle uni. C'est le processus de circulation.
4. Le groupe doit atteindre un rythme unifié.
Ceci concerne le travail d'un groupe de centres de vie, tel celui d'un
centre majeur ou tout le groupe des sept centres.
Le mot "supplémentaire" est d'un grand intérêt sous
l'angle de l'initiation. Quand l'Antahkarana est construit, un libre échange
d'énergie existe entre la Triade spirituelle et la personnalité. Le corps de
l'âme disparaît à la quatrième initiation. Cette disparition correspond dans
les trois mondes à celle du corps astral, libérant la personnalité de sa
domination. Le corps astral et le corps causal sont supplémentaires à la
réalité. Ils ont eu une réalité temporaire, ont joué leurs rôles avant de
disparaître, laissant l'initié avec une conscience pleinement éveillée. Il
en est de même pour le Logos planétaire. Lorsque la Hiérarchie, au cours
d'un cycle mondial, a réalisé certains buts de l'évolution, elle devient
supplémentaire et est absorbée par Shamballa. Un grand retrait ou processus
d'abstraction survient. Les hommes deviennent des disciples, puis des
initiés qui choisissent de travailler avec les forces planétaires
d'évolution ou de passer dans la Chambre du Grand Conseil ou encore de
sortir complètement de notre cercle planétaire. La loi des Sept
Supplémentaires est continuellement en vigueur. Elle s'exerce dans les sept
centres de l'homme, recueillant l'énergie d'un centre dans un autre, jusqu'à
ce qu'ils soient tous dirigés dans la tête. Les processus d'abstraction sont
reliés à l'aspect vie et constituent le "principe de résurrection que recèle
le travail du Destructeur". La manifestation la plus basse de ce principe
est observée dans le processus de la mort, méthode d'abstraction du principe
de vie. La synthèse apparaît, la mort étant en réalité un processus de vie.
L'initié a affaire à cet aspect de la loi de la Vie quand il manie la loi
des Sept Supplémentaires.
C'est par l'utilisation du "souffle uni" du groupe que
l'initié augmente sa propre volonté. Le souffle est la vie, et c'est cette
loi que le Christ ressuscité a maniée. Dans l'initiation de l'ascension, le
Christ ressuscité s'abstrait et entre consciemment dans Shamballa. La
résurrection et l'ascension sont le résultat de la destruction du corps
causal.
Cette loi doit maintenant être interprétée phrase par
phrase :
1. La loi exige la pénétration de ce qui peut
effectuer un changement. Ce qui doit pénétrer est la volonté vitale qui,
mise en mouvement chez un individu ou une nation, provoque une impulsion
nouvelle. L'initié connaît les changements qui s'opèrent dans les centres
quand le corps physique meurt. L'initié voit s'il est permis de guérir ou
non le corps physique. Le même processus est observable pour les
organisations dont l'aspect forme est en cours de destruction afin d'en
extraire la vie pour reconstruire une forme plus adéquate. Le changement est
produit par une décharge d'énergie-volonté dirigée. Elle attire à
elle la vie des centres, entraînant la dissolution de la forme et la
libération de la vie. Quand la volonté de vivre dans un corps physique est
remplacée par la volonté d'abstraction, la "mort" survient.
2. La Loi exige qu'une juste direction guide alors
les forces pénétrantes. Elles sont d'abord dirigées vers le centre de la
tête, puis le centre ajna et enfin vers le centre qui a été le plus actif
pendant l'incarnation. Il est variable selon le point d'évolution atteint et
selon le rayon de la personnalité. Pour l'initié, le principe d'abstraction
est focalisé dans la tête, rassemblant l'énergie des autres centres par sa
puissance magnétique. Cela est vrai pour toutes les formes. Le Christ y a
fait allusion lorsqu'il a dit : "Quand j'aurai été élevé de la terre,
j'attirerai tous les hommes à moi".
3. La Loi exige que les changements ainsi effectués
rejettent la forme, jettent la lumière sur la qualité et mettent l'accent
sur la vie. Forme, qualité et vie sont mis en relation, jetant la
lumière sur le but de l'évolution : la Vie. La forme disparaît. La
qualité, attribut divin, devient consciente d'elle-même, n'ayant pas de
forme où se manifester. Seul l'aspect vie, l'esprit sur son propre plan,
devient le facteur dominant. Le seul facteur qui pourrait maintenir les
initiés à l'intérieur du cercle infranchissable est leur engagement à servir
temporairement en continuant à travailler avec l'aspect conscience au lieu
de travailler sur l'aspect vie.
4. La loi exige que cela soit engendré par l'Un,
agissant par l'intermédiaire des Trois, apportant l'énergie aux Sept, créant
une ligne droite de l'Un aux Sept, et se terminant en un point qui ignore
les Trois. La volonté dirigée Unique et les grands Seigneurs de
Shamballa, agissant par les trois centres majeurs, envoient l'énergie aux
sept centres, en utilisant l'antahkarana du haut en bas, rassemblant tout
vers le haut, en un point en dehors de la manifestation. L'abstraction est
complète.
Règle neuf – L'Unique Initiateur
Cette loi ne peut être justement comprise que par la
conscience d'un initié. C'est parce que le mental abstrait est développé et
l'antahkarana construit que la compréhension de ce qui suit est possible.
Que le disciple se fonde dans le cercle des autres
soi. Qu'une seule couleur les unisse, et que leur unité apparaisse. C'est
seulement quand le groupe est connu et perçu que l'énergie peut en émaner
avec sagesse.
Trois idées apparaissent :
1. L'identité complète avec tous les autres soi.
2. L'uniformité de leur présentation spirituelle au
monde.
3. La force du groupe peut être utilisée en tant
qu'énergie focalisée.
Le néophyte essaie ardemment de vérifier quel est son
groupe et de s'y fondre, malgré la présence en lui du concept de dualité :
lui-même et le groupe. Néanmoins, dans la réalité, quand la fusion est
complète, on ne distingue pas l'activité individuelle au sein du groupe. Le
postulant devient spontanément un canal au service de l'activité de groupe
quand la vraie unité est présente. Les résultats sont produits par
l'utilisation consciente de la volonté, synthèse divine en action. Le groupe
dont il est question est celui de tous les ashrams exécutant le Plan.