Bulletin no 204 du 18/09/2004
 

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PSYCHOLOGIE PHILOSOPHIE SPIRITUALITE

  Ne crois rien parce qu'on t'aura montré le témoignage écrit de quelque Sage ancien,
Ne crois rien sur l'autorité des Maîtres ou des Prêtres.

Mais ce qui s'accordera avec ton expérience et après une étude approfondie satisfera ta raison et tendra vers ton bien cela tu pourras l'accepter comme vrai et y conformer ta vie.

SIDDHARTA GAUTAMA (BOUDDHA)

 

Bulletin no 204

Séance du 18/09/2004

Les frères et sœurs ont fait part du symbole le plus évocateur de l'enseignement spirituel et qui aurait suscité, s'ils l'avaient vu sur une porte, le désir d'entrer et d'en savoir plus :

-       un cœur enflammé, brûlant d’amour,

-       une croix au sein d’une grande lumière,

-       une rose-croix,

-       un homme avec un cœur surmonté d’une croix,

-       un triangle symbolisant la Hiérarchie,

-       un soleil, situé au sommet d’un triangle, avec des faisceaux dirigés vers le bas,

-       sur un livre, une croix baignée par la lumière du soleil,

-       l'arbre séphirotique (associé aux mystères, à l’alchimie),

-       un cœur ouvert, enflammé,

-       un cœur au sein d’une radiation solaire blanche,

-       une montagne avec un pic enneigé surmontée par un soleil,

-       un cercle qui surmonte la croix verticale et la croix horizontale : symbole ésotérique qui suggère la recherche de l’âme et de l’esprit,

-       un symbole de mondes lointains : une pyramide surmontée de plusieurs lunes et soleils. 

Notre frère Th. qui a donné ce dernier symbole est peut-être encore trop attaché à la matière, ce qui l’empêche d’accéder à l’esprit. Souvent notre frère a laissé penser qu’il serait mieux sur une autre planète mais il doit assumer, chaque jour, son incarnation sur la terre. L’ailleurs peut être recherché dans le spirituel ou bien dans l’espace-temps (intérêt pour l’ufologie, par exemple) mais la véritable libération passe par l’acquisition d’une connaissance qui dépasse le plan mental concret. 

Dans cette vie, nous ne sommes plus beaucoup impressionnés par des symboles car nous les avons souvent maniés. Dans une prochaine vie, de nouveaux symboles nous interpelleront et d’autres nous sembleront très familiers. Les symboles ésotériques n’existent que dans les yeux de ceux qui les regardent : un même symbole passera inaperçu pour celui qui se contente d’une vie matérielle ou sera évocateur pour celui qui est sensibilisé et en recherche. 

En tant que personnes cheminant sur le sentier, nous souhaitons plutôt côtoyer des organisations qui ouvrent davantage nos consciences que d’autres qui semblent dispenser un enseignement plus élémentaire. Mais chacun doit pouvoir avancer en trouvant l’enseignement qui lui correspond. Ne méprisons donc pas les démarches qui nous semblent plus élémentaires et respectons-les en ce qu’elles peuvent accompagner durant un certain temps les êtres sur le sentier. 

Les frères et sœurs ont poursuivi la réflexion sur la fonction de Frère Délégué. Les différentes attributions de ce Frère ont été énumérées :

-       Il aide ses frères à se préparer à entrer dans le temple tout en cheminant avec eux.

-       Il rappelle à ses frères les règles de la route.

-       Il porte, symboliquement, les aspirations les plus élevées et les intentions purifiées de ses frères jusqu’à la porte du temple. Le Frère de la Miséricorde porte l’eau de l’étage supérieur qui sera unie à l’eau portée par le Frère Délégué et bénie par la convergence des énergies au cours du travail.

-       Il représente la tête de cordée mais n’oublie cependant pas le dernier.

-       Il veille à l’harmonie extérieure mais également à l’harmonie intérieure.

-       Il fait une requête au nom de ses frères, est un porte-parole. 

Il apparaît que le Frère Délégué a été mandaté par ses frères qui ont reconnu en lui son aptitude à cheminer de la manière la plus optimale. Ainsi, il est un frère un peu plus avancé, parti en éclaireur vers la porte du temple, qui revient vers ses frères pour les guider et leur permettre de prendre le meilleur chemin. Il confirme, par ses paroles, l’intuition de ses frères de l’existence d’une proximité avec le temple. Il est un superviseur qui maintient l’ordre de progression dans une marche dynamique. Sa mobilisation intérieure et extérieure est telle qu’il entraîne les autres dans son sillage, même si sa vision n’est pas beaucoup plus large que la leur. Il a sans doute plus d'intuition que ses frères de route ou bien il possède une certaine mémoire qui lui permet d'accéder à quelque chose de déjà connu. 

Une lecture des Règles du Sentier (données par le Maître D.K.) nous a permis d'analyser plus finement encore la fonction du Frère Délégué, en tenant compte des nombreux symboles que ce texte comprend. 

1.     La Route est foulée dans la pleine lumière du jour projetée sur le Sentier par ceux qui connaissent et conduisent. Rien alors ne peut être caché et, à chaque tournant, l'homme doit faire face à lui-même.

2.     Sur la Route, ce qui est caché est révélé. Chacun voit et connaît la vilenie des autres. (Je ne trouve aucun autre terme mon frère, pour rendre cet ancien mot qui désigne la stupidité, la bassesse, la grossière ignorance et l'intérêt égoïste qui sont les caractéristiques dominantes de l'aspirant moyen). Et pourtant, malgré cette révélation, personne ne revient en arrière ni ne s'écarte des autres, ni ne faiblit sur la Route. La Route se poursuit dans le jour.

3.     Sur la Route, on ne chemine pas seul. Il n'y a ni précipitation, ni hâte. Et cependant, il n'y a pas de temps à perdre. Le sachant, le Pèlerin presse le pas ; il se trouve entouré de ses compagnons. Les uns accélèrent l'allure et il les suit. D'autres restent en arrière, il impose le rythme. Il ne voyage pas seul.

4.     Le Pèlerin doit éviter trois choses : porter une cagoule, un voile qui dissimule sa face aux regards des autres ; porter un pot d'eau contenant seulement ce qui lui est nécessaire ; porter sur l'épaule un bâton non recourbé sur lequel on ne peut s'appuyer.

5.     Chaque Pèlerin sur la Route doit emporter ce dont il a besoin : un vase contenant des braises, afin de réchauffer ses compagnons ; une lampe, afin qu'elle jette ses rayons sur son cœur et qu'elle montre à ses compagnons la nature de sa vie cachée ; une bourse contenant de l'or qu'il ne gaspille pas sur la Route, mais qu'il partage avec les autres ; un vase scellé dans lequel il transporte toutes ses aspirations pour les déposer aux pieds de Celui qui attend et l'accueillera à la porte.

6.     Le Pèlerin, cheminant sur la Route, doit garder l'oreille attentive, la main généreuse, la langue silencieuse, le cœur compatissant, la voix d'or, le pied rapide et l'œil ouvert qui voit la lumière. Il sait qu'il ne voyage pas seul.

Chaque frère et sœur a été invité à exprimer le symbole qui représenterait le mieux la fonction du Frère Délégué.

-       La rose des vents, montrant la direction à prendre, et une lampe pour éclairer le chemin.

-       Des pèlerins gravissant une montagne en direction de son sommet.

-       Un chemin avec une vue en perspective ; au loin le halo de lumière du pèlerin sur la route.

-       Une main tendue à demi-ouverte contenant une clé, et une autre main qui vient prendre la clé.

-       Un pèlerin tenant un bâton sur un chemin dont on ne voit pas la fin.

-       Un chemin sur lequel on voit une main tenant une lampe pour montrer la direction, et une autre main aidant un frère.

-       Un chemin sinueux qui monte. En bas du chemin se trouve une lanterne, en haut apparaît la porte du Temple.

-       Un pèlerin tenant une bougie sur un chemin.

-       Des pèlerins, symbolisés par des capuchons, prenant le même chemin, le Frère Délégué étant distingué en ayant quelque chose de plus que les autres. 

Tout ce que porte le pèlerin sur la Route, et qu'il partage avec ses compagnons, sont des éléments symboliques. Les braises pourraient symboliser le cœur ardent, tandis que l'eau représenterait l'émotionnel que l'on prend en charge et que l'on purifie par le cœur.

La lumière projetée sur le Sentier par ceux qui savent est illuminatrice. Que révèle-t-elle ? Les misères et problématiques que nous tentons encore de cacher. Chaque frère doit connaître l'autre avec ses limitations et ses méfaits afin que le groupe avance dans la transparence et l'unité. Nous partageons avec nos frères ce que nous sommes vraiment afin de ne pas nous couper de la lumière. Celui qui progresse vers la lumière ne pourra rien cacher aux autres car la lumière est révélatrice. Si un frère a un dessein obscur, il ne pourra pas rester longtemps dans un groupe. Il adoptera progressivement une attitude négative et prononcera des propos contradictoires. Un tel frère peut gêner le groupe mais la lumière est plus puissante. La dualité trop forte de ce frère le mettra un jour face à sa vérité, déjà perçue par certains de ses frères. Il ne se sentira alors pas libre et tout ce qu'il trouvait positif dans son groupe sera désormais critiqué. Il ne supportera pas que ses frères le voient tel qu'il est, et il quittera le groupe.

Les "oui, mais…" cachent des vecteurs qui nous font descendre et quitter notre groupe. Tant que nous ne sommes pas passés complètement dans le royaume de l'âme, notre mental est encombré d'idées noires, de désir de reconnaissance. Progressivement, nous arriverons à faire le choix, à sortir des mirages et de l'ambition du pouvoir.

Cherchons les causes profondes de nos mécanismes. C'est parce que nous ne les trouvons pas que nous commençons à critiquer. Ceux qui savent et qui conduisent tiennent la lumière, rien alors ne peut être caché. Apprenons à connaître ce qui est bien ou mal en nous et ne nous jugeons pas durement. Dieu ne nous juge pas, Il nous aime.

Pensons-nous que ce qui est obscur en nous nous empêche d'aller vers la lumière ? La lumière procède par étape, elle éclaire, puis dissout les zones d'ombre.

Si nous tentons de cacher tout ce qui fait partie de notre vie dans le monde profane, nous finirons par trouver le psychanalyste et le Frère Instructeur gênant, car il lit dans notre cœur. Quel que soit le groupe que nous fréquentons, la lumière finira par révéler ce que nous voulons cacher. Il est un éclairage donné par nos pairs au sein même du groupe. Nous pouvons éclairer le cellier de notre pensée par la conscience ; c'est la lumière de ceux qui savent.

Nous sommes mis à l'épreuve parce que nous cachons quelque chose, parce que nous ne parlons pas, et non à cause de notre attitude négative.

Les règles de la route peuvent se résumer en deux instructions :

-       Ne rien cacher.

-       Penser aux autres.

Acceptons-nous de demander à la Hiérarchie de nous transformer complètement ?

Chaque frère et sœur est invité à poursuivre la recherche sur le symbole du Frère Délégué. 

 

Le groupe a poursuivi la lecture de Rayons et Initiations, Traité sur les sept Rayons, Volume V (pp. 140 à 144), par l'énonciation des trois portes permettant, au sens figuré, d'entrer à Shamballa. 

1.     Le Christ a donné la clé de la porte de la raison quand il a dit : "Je suis la Voie, la Vérité et la Vie". Beaucoup d'enseignements ont été donnés au sujet de la voie ; quand ils sont mis en pratique, l'homme devient une partie de la Hiérarchie. En tant qu'aspirants, nous savons peu de choses de cette vérité ; les vérités sont :

a.     La manifestation de la divinité sur le plan physique.

b.     La doctrine des Avatars.

c.     La nature de la conscience.

d.     La doctrine de la Trinité.

Ces quatre expressions de la vérité donnent toute la connaissance que l'initié doit détenir lorsqu'il gravit le Mont de la transfiguration lors de la troisième initiation.

Ceux qui peuvent circuler à volonté dans Shamballa connaissent la signification de cette vie. Nous n'en connaissons que son stade le plus bas, ce qui nous permet d'étudier l'impulsion permettant à toutes les formes de vie de fonctionner. 

2.     La porte de la volonté relie le Plan au Dessein, par un pouvoir de pénétration qui a la faculté de persistance cohérente. Cette persistance ne dépend pas du contenu de la forme mais du dessein latent dans la conscience de l'Etre planétaire qui demeure "plus ferme dans son intention" qu'aucune de ses créations. Ceux qui n'appartiennent pas à notre humanité ont une claire perception de Son dessein divin ; Ils vinrent avec Lui sur cette planète, "prisonniers d'une intention aimante", jusqu'à ce que le "dernier pèlerin fatigué ait trouvé le chemin de la maison du Père". L'humanité ne sait rien de cette volonté spirituelle car elle est voilée par la volonté personnelle de l'individu et par la volonté de groupe de l'âme. A la troisième initiation, quand la fusion de ces deux volontés est opérée, l'initié entre en contact avec la volonté universelle et il peut dire : "Père que ta volonté soit faite, et non la mienne". 

3.     La porte du sens monadique de la dualité essentielle exprime le stade de la dualité finale entre esprit et matière, jusqu'à ce qu'elle soit résolue en "unité isolée" et "synthèse universelle". Le terme de "systèmes d'expansions" semble apporter l'illumination jusqu'à la quatrième initiation ; au-delà, le terme "système d'identification" semble plus approprié. 

Quand l'initié est passé par les trois portes, le mystère des relations lui est révélé. Le plan de l'évolution et de l'intention de Celui en qui il a la vie, le mouvement et l'être se fait clair à ses yeux. Il est identifié avec "l'unité isolée" caractérisant Sanat Kumara. Seul un petit nombre des Grandes Vies composant le groupe intérieur de la Chambre du Conseil de Shamballa est plus avancé que lui. Ce sont tous les initiés du sixième degré et certains Maîtres du premier Rayon. Cependant, certains parmi eux quittent complètement notre vie planétaire après avoir servi.
 

La pleine expression de la Lumière est le but de vie de notre Logos planétaire. Elle sous-tend tout notre dessein planétaire. Elle est l'entreprise majeure dans les trois mondes de l'évolution humaine. La lumière de la connaissance stimule toutes les grandes écoles de savoir dans tous les pays. Le mystère de l'électricité se révèle progressivement et la nature électrique de l'homme est en voie d'être reconnue. Plus tard, il sera démontré scientifiquement que la structure humaine est composée d'atomes de lumière et que la lumière dans la tête, connue des ésotéristes, n'est pas une invention, mais qu'elle est issue de la fusion entre la lumière inhérente à la substance avec celle de l'âme.

Le symbolisme de la lumière gouverne la pensée de l'homme et sa manière d'approcher Dieu. Le Christ a dit : "Je suis la Lumière du monde". Tous les disciples cherchent la lumière afin d'en devenir des porteurs. L'idée d'éclairer détermine l'instruction donnée à la jeunesse. C'est de Sanat Kumara que jaillit la Lumière de Vie. Lumière et Vie sont des termes interchangeables à l'intérieur de l'espace formé par le cercle infranchissable. La lumière peut être envisagée comme un symptôme, une réaction issue de la rencontre et de la fusion entre esprit et matière. La lumière se manifeste là où ce grand point de fusion apparaît dans le temps et l'espace. Elle est d'une telle intensité que seuls ceux qui connaissent la lumière de l'âme pourront supporter celle de la Hiérarchie. Ils pourront être entraînés en vue de pénétrer dans la lumière de Shamballa.

C'est seulement quand la volonté de la personnalité et celle de l'âme se rencontrent que la lumière de l'âme domine. De même, quand la volonté de la Monade et celle de la Hiérarchie des âmes se rencontrent, la lumière radieuse de Vie peut dominer les lumières de la Hiérarchie et de l'humanité confondues. Le contact du rayonnement de Shamballa apporte la révélation universelle du mal, mettant le bien et le mal vis-à-vis l'un de l'autre, et conditionne les idées dominant ce qu'il y a de meilleur actuellement dans la pensée humaine.

 

 

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