Les frères et sœurs ont fait part du symbole le plus
évocateur de l'enseignement spirituel et qui aurait suscité, s'ils l'avaient
vu sur une porte, le désir d'entrer et d'en savoir plus :
- un cœur enflammé, brûlant d’amour,
- une croix au sein d’une grande lumière,
- une rose-croix,
- un homme avec un cœur surmonté d’une croix,
- un triangle symbolisant la Hiérarchie,
- un soleil, situé au sommet d’un triangle, avec
des faisceaux dirigés vers le bas,
- sur un livre, une croix baignée par la lumière
du soleil,
- l'arbre séphirotique (associé aux mystères, à
l’alchimie),
- un cœur ouvert, enflammé,
- un cœur au sein d’une radiation solaire
blanche,
- une montagne avec un pic enneigé surmontée par
un soleil,
- un cercle qui surmonte la croix verticale et la
croix horizontale : symbole ésotérique qui suggère la recherche de l’âme et
de l’esprit,
- un symbole de mondes lointains : une pyramide
surmontée de plusieurs lunes et soleils.
Notre frère Th. qui a donné ce dernier symbole est
peut-être encore trop attaché à la matière, ce qui l’empêche d’accéder à
l’esprit. Souvent notre frère a laissé penser qu’il serait mieux sur une
autre planète mais il doit assumer, chaque jour, son incarnation sur la
terre. L’ailleurs peut être recherché dans le spirituel ou bien dans
l’espace-temps (intérêt pour l’ufologie, par exemple) mais la véritable
libération passe par l’acquisition d’une connaissance qui dépasse le plan
mental concret.
Dans cette vie, nous ne sommes plus beaucoup
impressionnés par des symboles car nous les avons souvent maniés. Dans une
prochaine vie, de nouveaux symboles nous interpelleront et d’autres nous
sembleront très familiers. Les symboles ésotériques n’existent que dans les
yeux de ceux qui les regardent : un même symbole passera inaperçu pour celui
qui se contente d’une vie matérielle ou sera évocateur pour celui qui est
sensibilisé et en recherche.
En tant que personnes cheminant sur le sentier, nous
souhaitons plutôt côtoyer des organisations qui ouvrent davantage nos
consciences que d’autres qui semblent dispenser un enseignement plus
élémentaire. Mais chacun doit pouvoir avancer en trouvant l’enseignement qui
lui correspond. Ne méprisons donc pas les démarches qui nous semblent plus
élémentaires et respectons-les en ce qu’elles peuvent accompagner durant un
certain temps les êtres sur le sentier.
Les frères et sœurs ont poursuivi la réflexion sur la
fonction de Frère Délégué. Les différentes attributions de ce Frère ont été
énumérées :
- Il aide ses frères à se préparer à entrer dans
le temple tout en cheminant avec eux.
- Il rappelle à ses frères les règles de la
route.
- Il porte, symboliquement, les aspirations les
plus élevées et les intentions purifiées de ses frères jusqu’à la porte du
temple. Le Frère de la Miséricorde porte l’eau de l’étage supérieur qui sera
unie à l’eau portée par le Frère Délégué et bénie par la convergence des
énergies au cours du travail.
- Il représente la tête de cordée mais n’oublie
cependant pas le dernier.
- Il veille à l’harmonie extérieure mais
également à l’harmonie intérieure.
- Il fait une requête au nom de ses frères, est
un porte-parole.
Il apparaît que le Frère Délégué a été mandaté par ses
frères qui ont reconnu en lui son aptitude à cheminer de la manière la plus
optimale. Ainsi, il est un frère un peu plus avancé, parti en éclaireur vers
la porte du temple, qui revient vers ses frères pour les guider et leur
permettre de prendre le meilleur chemin. Il confirme, par ses paroles,
l’intuition de ses frères de l’existence d’une proximité avec le temple. Il
est un superviseur qui maintient l’ordre de progression dans une marche
dynamique. Sa mobilisation intérieure et extérieure est telle qu’il entraîne
les autres dans son sillage, même si sa vision n’est pas beaucoup plus large
que la leur. Il a sans doute plus d'intuition que ses frères de route ou
bien il possède une certaine mémoire qui lui permet d'accéder à quelque
chose de déjà connu.
Une lecture des Règles du Sentier (données par le
Maître D.K.) nous a permis d'analyser plus finement encore la fonction du
Frère Délégué, en tenant compte des nombreux symboles que ce texte
comprend.
1. La Route est foulée dans la pleine lumière du
jour projetée sur le Sentier par ceux qui connaissent et conduisent. Rien
alors ne peut être caché et, à chaque tournant, l'homme doit faire face à
lui-même.
2. Sur la Route, ce qui est caché est révélé.
Chacun voit et connaît la vilenie des autres. (Je ne trouve aucun autre
terme mon frère, pour rendre cet ancien mot qui désigne la stupidité, la
bassesse, la grossière ignorance et l'intérêt égoïste qui sont les
caractéristiques dominantes de l'aspirant moyen). Et pourtant, malgré cette
révélation, personne ne revient en arrière ni ne s'écarte des autres, ni ne
faiblit sur la Route. La Route se poursuit dans le jour.
3. Sur la Route, on ne chemine pas seul. Il n'y
a ni précipitation, ni hâte. Et cependant, il n'y a pas de temps à perdre.
Le sachant, le Pèlerin presse le pas ; il se trouve entouré de ses
compagnons. Les uns accélèrent l'allure et il les suit. D'autres restent en
arrière, il impose le rythme. Il ne voyage pas seul.
4. Le Pèlerin doit éviter trois choses : porter
une cagoule, un voile qui dissimule sa face aux regards des autres ; porter
un pot d'eau contenant seulement ce qui lui est nécessaire ; porter sur
l'épaule un bâton non recourbé sur lequel on ne peut s'appuyer.
5. Chaque Pèlerin sur la Route doit emporter ce
dont il a besoin : un vase contenant des braises, afin de réchauffer ses
compagnons ; une lampe, afin qu'elle jette ses rayons sur son cœur et
qu'elle montre à ses compagnons la nature de sa vie cachée ; une bourse
contenant de l'or qu'il ne gaspille pas sur la Route, mais qu'il partage
avec les autres ; un vase scellé dans lequel il transporte toutes ses
aspirations pour les déposer aux pieds de Celui qui attend et l'accueillera
à la porte.
6. Le Pèlerin, cheminant sur la Route, doit
garder l'oreille attentive, la main généreuse, la langue silencieuse, le
cœur compatissant, la voix d'or, le pied rapide et l'œil ouvert qui voit la
lumière. Il sait qu'il ne voyage pas seul.
Chaque frère et sœur a été invité à exprimer le symbole
qui représenterait le mieux la fonction du Frère Délégué.
- La rose des vents, montrant la direction à
prendre, et une lampe pour éclairer le chemin.
- Des pèlerins gravissant une montagne en
direction de son sommet.
- Un chemin avec une vue en perspective ; au loin
le halo de lumière du pèlerin sur la route.
- Une main tendue à demi-ouverte contenant une
clé, et une autre main qui vient prendre la clé.
- Un pèlerin tenant un bâton sur un chemin dont
on ne voit pas la fin.
- Un chemin sur lequel on voit une main tenant
une lampe pour montrer la direction, et une autre main aidant un frère.
- Un chemin sinueux qui monte. En bas du chemin
se trouve une lanterne, en haut apparaît la porte du Temple.
- Un pèlerin tenant une bougie sur un chemin.
- Des pèlerins, symbolisés par des capuchons,
prenant le même chemin, le Frère Délégué étant distingué en ayant quelque
chose de plus que les autres.
Tout ce que porte le pèlerin sur la Route, et qu'il
partage avec ses compagnons, sont des éléments symboliques. Les braises
pourraient symboliser le cœur ardent, tandis que l'eau représenterait
l'émotionnel que l'on prend en charge et que l'on purifie par le cœur.
La lumière projetée sur le Sentier par ceux qui savent
est illuminatrice. Que révèle-t-elle ? Les misères et problématiques que
nous tentons encore de cacher. Chaque frère doit connaître l'autre avec ses
limitations et ses méfaits afin que le groupe avance dans la transparence et
l'unité. Nous partageons avec nos frères ce que nous sommes vraiment afin de
ne pas nous couper de la lumière. Celui qui progresse vers la lumière ne
pourra rien cacher aux autres car la lumière est révélatrice. Si un frère a
un dessein obscur, il ne pourra pas rester longtemps dans un groupe. Il
adoptera progressivement une attitude négative et prononcera des propos
contradictoires. Un tel frère peut gêner le groupe mais la lumière est plus
puissante. La dualité trop forte de ce frère le mettra un jour face à sa
vérité, déjà perçue par certains de ses frères. Il ne se sentira alors pas
libre et tout ce qu'il trouvait positif dans son groupe sera désormais
critiqué. Il ne supportera pas que ses frères le voient tel qu'il est, et il
quittera le groupe.
Les "oui, mais…" cachent des vecteurs qui nous font
descendre et quitter notre groupe. Tant que nous ne sommes pas passés
complètement dans le royaume de l'âme, notre mental est encombré d'idées
noires, de désir de reconnaissance. Progressivement, nous arriverons à faire
le choix, à sortir des mirages et de l'ambition du pouvoir.
Cherchons les causes profondes de nos mécanismes. C'est
parce que nous ne les trouvons pas que nous commençons à critiquer. Ceux qui
savent et qui conduisent tiennent la lumière, rien alors ne peut être caché.
Apprenons à connaître ce qui est bien ou mal en nous et ne nous jugeons pas
durement. Dieu ne nous juge pas, Il nous aime.
Pensons-nous que ce qui est obscur en nous nous empêche
d'aller vers la lumière ? La lumière procède par étape, elle éclaire, puis
dissout les zones d'ombre.
Si nous tentons de cacher tout ce qui fait partie de
notre vie dans le monde profane, nous finirons par trouver le psychanalyste
et le Frère Instructeur gênant, car il lit dans notre cœur. Quel que soit le
groupe que nous fréquentons, la lumière finira par révéler ce que nous
voulons cacher. Il est un éclairage donné par nos pairs au sein même du
groupe. Nous pouvons éclairer le cellier de notre pensée par la conscience ;
c'est la lumière de ceux qui savent.
Nous sommes mis à l'épreuve parce que nous cachons
quelque chose, parce que nous ne parlons pas, et non à cause de notre
attitude négative.
Les règles de la route peuvent se résumer en deux
instructions :
- Ne rien cacher.
- Penser aux autres.
Acceptons-nous de demander à la Hiérarchie de nous
transformer complètement ?
Chaque frère et sœur est invité à poursuivre la
recherche sur le symbole du Frère Délégué.
Le groupe a poursuivi la lecture de Rayons et
Initiations, Traité sur les sept Rayons, Volume V (pp. 140 à
144), par l'énonciation des trois portes permettant, au sens figuré,
d'entrer à Shamballa.
1. Le Christ a donné la clé de la porte de la
raison quand il a dit : "Je suis la Voie, la Vérité et la Vie". Beaucoup
d'enseignements ont été donnés au sujet de la voie ; quand ils sont
mis en pratique, l'homme devient une partie de la Hiérarchie. En tant
qu'aspirants, nous savons peu de choses de cette vérité ; les vérités
sont :
a. La manifestation de la divinité sur le plan
physique.
b. La doctrine des Avatars.
c. La nature de la conscience.
d. La doctrine de la Trinité.
Ces quatre expressions de la vérité donnent toute la
connaissance que l'initié doit détenir lorsqu'il gravit le Mont de la
transfiguration lors de la troisième initiation.
Ceux qui peuvent circuler à volonté dans Shamballa
connaissent la signification de cette vie. Nous n'en connaissons que
son stade le plus bas, ce qui nous permet d'étudier l'impulsion permettant à
toutes les formes de vie de fonctionner.
2. La porte de la volonté relie le Plan au
Dessein, par un pouvoir de pénétration qui a la faculté de persistance
cohérente. Cette persistance ne dépend pas du contenu de la forme mais du
dessein latent dans la conscience de l'Etre planétaire qui demeure "plus
ferme dans son intention" qu'aucune de ses créations. Ceux qui
n'appartiennent pas à notre humanité ont une claire perception de Son
dessein divin ; Ils vinrent avec Lui sur cette planète, "prisonniers d'une
intention aimante", jusqu'à ce que le "dernier pèlerin fatigué ait trouvé le
chemin de la maison du Père". L'humanité ne sait rien de cette volonté
spirituelle car elle est voilée par la volonté personnelle de l'individu et
par la volonté de groupe de l'âme. A la troisième initiation, quand la
fusion de ces deux volontés est opérée, l'initié entre en contact avec la
volonté universelle et il peut dire : "Père que ta volonté soit faite, et
non la mienne".
3. La porte du sens monadique de la dualité
essentielle exprime le stade de la dualité finale entre esprit et
matière, jusqu'à ce qu'elle soit résolue en "unité isolée" et "synthèse
universelle". Le terme de "systèmes d'expansions" semble apporter
l'illumination jusqu'à la quatrième initiation ; au-delà, le terme "système
d'identification" semble plus approprié.
Quand l'initié est passé par les trois portes, le
mystère des relations lui est révélé. Le plan de l'évolution et de
l'intention de Celui en qui il a la vie, le mouvement et l'être se fait
clair à ses yeux. Il est identifié avec "l'unité isolée" caractérisant Sanat
Kumara. Seul un petit nombre des Grandes Vies composant le groupe intérieur
de la Chambre du Conseil de Shamballa est plus avancé que lui. Ce sont tous
les initiés du sixième degré et certains Maîtres du premier Rayon.
Cependant, certains parmi eux quittent complètement notre vie planétaire
après avoir servi.
La pleine expression de la Lumière est le but de
vie de notre Logos planétaire. Elle sous-tend tout notre dessein planétaire.
Elle est l'entreprise majeure dans les trois mondes de l'évolution humaine.
La lumière de la connaissance stimule toutes les grandes écoles de savoir
dans tous les pays. Le mystère de l'électricité se révèle progressivement et
la nature électrique de l'homme est en voie d'être reconnue. Plus tard, il
sera démontré scientifiquement que la structure humaine est composée
d'atomes de lumière et que la lumière dans la tête, connue des ésotéristes,
n'est pas une invention, mais qu'elle est issue de la fusion entre la
lumière inhérente à la substance avec celle de l'âme.
Le symbolisme de la lumière gouverne la pensée de
l'homme et sa manière d'approcher Dieu. Le Christ a dit : "Je suis la
Lumière du monde". Tous les disciples cherchent la lumière afin d'en devenir
des porteurs. L'idée d'éclairer détermine l'instruction donnée à la
jeunesse. C'est de Sanat Kumara que jaillit la Lumière de Vie. Lumière et
Vie sont des termes interchangeables à l'intérieur de l'espace formé par le
cercle infranchissable. La lumière peut être envisagée comme un symptôme,
une réaction issue de la rencontre et de la fusion entre esprit et matière.
La lumière se manifeste là où ce grand point de fusion apparaît dans le
temps et l'espace. Elle est d'une telle intensité que seuls ceux qui
connaissent la lumière de l'âme pourront supporter celle de la Hiérarchie.
Ils pourront être entraînés en vue de pénétrer dans la lumière de Shamballa.
C'est seulement quand la volonté de la personnalité et
celle de l'âme se rencontrent que la lumière de l'âme domine. De même, quand
la volonté de la Monade et celle de la Hiérarchie des âmes se rencontrent,
la lumière radieuse de Vie peut dominer les lumières de la Hiérarchie et de
l'humanité confondues. Le contact du rayonnement de Shamballa apporte la
révélation universelle du mal, mettant le bien et le mal vis-à-vis l'un de
l'autre, et conditionne les idées dominant ce qu'il y a de meilleur
actuellement dans la pensée humaine.