Bulletin no 202 du 21/08/2004
 

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PSYCHOLOGIE PHILOSOPHIE SPIRITUALITE

  Ne crois rien parce qu'on t'aura montré le témoignage écrit de quelque Sage ancien,
Ne crois rien sur l'autorité des Maîtres ou des Prêtres.

Mais ce qui s'accordera avec ton expérience et après une étude approfondie satisfera ta raison et tendra vers ton bien cela tu pourras l'accepter comme vrai et y conformer ta vie.

SIDDHARTA GAUTAMA (BOUDDHA)

 

Bulletin no 202

Séance du 21/08/2004

La rencontre de groupe a débuté par la poursuite de la réflexion sur les symboles qui seront brodés sur les étoles des Frères qui servent.

Il est apparu, lors de la précédente rencontre, que l’épée, tenue à deux mains, constituait un symbole prégnant pour le Frère de la Rigueur. Il restera cependant à définir l’orientation de cette épée (verticale ou bien oblique) selon la signification que l’on souhaitera lui donner.

La fonction de la Miséricorde a été majoritairement associée, lors de la dernière séance de groupe, à une Coupe, un Calice. Cette coupe est un symbole de l’ère du Verseau : "Je suis l’eau vive versée pour ceux qui ont soif" dit l’initié de l’ère du Verseau. Le symbole du Frère de la Miséricorde pourrait donc être une coupe penchée, tenue à deux mains, versant l’eau de Vie.

Des propositions ont également été faites pour le symbole du Frère Gardien Extérieur (FGE) qui fait aussi fonction de Frère Délégué :

-       Une épée placée verticalement, pointe en bas, devant une porte. Cela symboliserait la rigueur que doit exercer le FGE vis-à-vis de ses frères et sœurs au cours du temps préparatoire à l’entrée du temple.

-       Un triangle inscrit dans un carré. Le triangle représenterait le service du FGE qui est mis en place au sein de sa personnalité, symbolisée par le carré.

-       Des mains tenant une clé. Le FGE donne l’indication (la question d’intégration) qui permet de trouver la clé pour entrer dans le temple (réponse à la question d’intégration).

-       Une ellipse représentant le groupe rassemblé par le FGE qui montre la direction du temple.

-       Une balance et une épée.

-       Un carré surmonté d’un cercle lui-même surmonté d’une croix. Le carré symbolise l’humanité, le cercle figure le groupe et la croix représente le service.

-       Un éclaireur, un porte-flambeau : le FGE est celui qui, dans la nuit symbolique existant à l’extérieur du temple, éclaire le chemin pour ses frères et sœurs.

-       Le yin-yang symboliserait l’unification des contraires que l’on a l’occasion d’unifier à l’intérieur du temple.

-       Un chemin aboutissant dans un cercle dont part une flèche bi-directionnelle. Le cercle représente le groupe et la flèche bi-directionnelle la fonction de messager du groupe assumée par le FGE.

-       Un cercle au sommet duquel des rayons irradient depuis un point précis.

-       Un cône avec, au centre, une flèche dirigée vers le haut.

-       Des ailes protectrices au centre d’un cercle.

-       Une flèche bidirectionnelle entre un cercle et un triangle devant un pilier du temple.

-       Une clé devant la porte du temple.

-       Une porte arrondie avec une poignée.

-       Une petite épée devant une grande épée. La petite épée symbolise le premier niveau de rigueur avant d’entrer dans le temple où s’exerce celle du Frère de la Rigueur.

-       Une bougie allumée tenue par le Frère pour conduire le groupe du profane au sacré.

-       Le fanal de la neuvième lame du Tarot : la lanterne portée par le FGE pour guider ses frères et sœurs vers le temple.

-       Une main ouverte avec 3 clés représentant chacun des véhicules de la personnalité.

-       Deux cercles qui s’entrecroisent : le cercle inférieur, contenant les symboles de la miséricorde et de la rigueur, symbolise l’antichambre et le cercle supérieur représente le temple. L’intersection correspond aux fonctions du FGE.

-       Une crosse : le FGE indique avec le bâton le chemin du temple.

-       Un caducée : le FGE est le gardien d’un pré-alignement – le caducée correspond à une intégration par équilibre des forces.

-       Le bouc sur la montagne symbolisant l’unité de groupe.

Les éléments qui doivent se dégager du symbole du Frère Gardien Extérieur sont la représentation de l’extérieur du temple et de l’éclairage de la route pour les frères et sœurs du groupe. Symboliquement, les pèlerins ne voient pas "la Porte". Il n’y a que ceux qui sont prêts à entrer dans le temple qui la voient et peuvent franchir cette frontière de type électrique.

Lorsque l’on cherche un symbole, il s’agit de faire attention au sens implicite qu’on lui affecte. Il faut que les symboles soient suffisamment évocateurs pour ne pas nécessiter un enseignement préalable pour être compris.

Parmi les symboles proposés ci-dessus, cohabitent des symboles naturels (épée, porte, lanterne…) et des symboles abstraits (cercles, flèches…). Nous pouvons faire une nuance entre symboliser des fonctions et symboliser des idées. Ces dernières font davantage appel à des symboles abstraits tandis que les fonctions sont mieux représentées par des symboles naturels.

Pour les Frères de la Rigueur, de la Miséricorde et Gardien Extérieur, on utilisera des symboles naturels, non strictement symboliques donc plus directement accessibles à la compréhension. Pour le Frère Instructeur, le symbole sera strictement symbolique (cercle, croix verticale et horizontale) donc plus hermétique, nécessitant de la part du disciple, de chercher sa signification à partir des indications données.

 

Le groupe a poursuivi la lecture de Guérison ésotérique, Traité sur les sept Rayons, Volume IV, pp. 623 à 631, par la fin de l'étude de la Loi VII de guérison.

Ce sont les centres qui maintiennent la cohésion du corps et en font un système énergique et actif. Au moment de la mort, le fil de conscience se retire du centre coronal et le fil de vie du centre cardiaque. Ce double retrait produit un effet sur chaque centre du corps qui est maintenu en activité et qualifié par l'action des fils. C'est ainsi que meurt le corps, cessant de former un ensemble cohérent et conscient.

La même technique générale s'applique au fil de vie, ancré dans le centre cardiaque après être passé, associé au fil de conscience, dans et par le centre coronal. Tant que le fil de vie est ancré dans le cœur, il active tous les centres du corps et les maintient en vitalité. Lorsque la mort survient, le fil de vie est recueilli par l'âme. Il entraîne avec lui la vie de chacun des centres du corps. C'est ainsi que meurt le corps.

Le système endocrinien ou glandulaire est relié aux centres et modèle son activité sur leurs vibrations. Les centres sont l'agencement majeur sur le plan physique par lequel l'âme s'active, et exprime vie et qualité selon le point atteint dans le processus de l'évolution. Le système glandulaire n'est qu'une expression des centres par lesquels l'âme se manifeste. Les glandes expriment donc pleinement le point d'évolution de l'homme, et selon ce point, elles sont responsables soit de défauts et de limitations, soit d'avantages et de perfections atteintes.

Le comportement d'un homme sur le plan physique est conditionné, contrôlé et déterminé par la nature de ses glandes, elles-mêmes déterminées par la nature, la qualité et la vitalité des centres qui sont soumis au contrôle de l’âme, d’autant plus efficacement que l'évolution progresse. Dans les premiers temps cependant, les centres sont qualifiés, conditionnés, et contrôlés par le corps astral puis par la pensée. Le but du cycle évolutionnaire est de permettre le contrôle des centres par l'âme.

C'est ce système de centres associés avec leurs extériorisations glandulaires que le guérisseur doit prendre en considération et sur lequel il doit agir. Toute abstraction ou stimulation énergétique transmise à un centre aura des conséquences sur la glande associée, donc sur la sécrétion habituellement déversée dans le courant sanguin.

Les sept centres majeurs et les glandes associées se présentent de la façon suivante :

 

1. Le centre coronal

La glande pinéale

2. Le centre frontal

La glande pituitaire

3. Le centre laryngé

La glande thyroïde

4. Le centre cardiaque

Le thymus

5. Le centre solaire

Le pancréas

6. Le centre sacré

Les gonades

7. Le centre coccygien

Les glandes surrénales

 

Les guérisseurs agissent sur les sept centres majeurs bien qu'il existe d'autres centres et de nombreuses autres glandes. Ces dernières sont conditionnées par le centre contrôlant la région où elles se situent.

Les sept glandes et centres déterminent l'état de santé de l'homme, ainsi que son équipement psychologique. L'activité des glandes et leurs sécrétions est d'ordre psychologique. L'homme du commun met l'accent sur son véhicule physique et prête peu d'attention au fonctionnement de son système endocrinien. Sur le plan psychique, l'homme est le produit de son système glandulaire. Les glandes, à leur tour, ne sont que les effets de certaines sources intérieures d'énergie. C'est pourquoi la science médicale finira par découvrir qu'il est impossible de modifier la personnalité et l'équipement physique d'un homme en agissant sur les glandes elles-mêmes. Les découvertes médicales actuelles sur le système endocrinien sont fort limitées bien que des types caractéristiques d'êtres ont été reconnus selon leur activité ou leur passivité glandulaire. Les connaissances médicales s'élargiront lorsque la science reconnaîtra que le corps éthérique, avec ses sept centres, est le monde des causes des glandes endocrines. Le guérisseur doit s'occuper non pas de la glande impliquée, mais directement du centre qui conditionne le point de friction, la glande étant forcément incluse dans la région traitée. Il doit former un passage libre le long duquel la vie puisse affluer, depuis son propre centre éthérique jusqu'au centre correspondant du patient, et de là dans le courant sanguin via la glande associée. Le sang est la vie, et le guérisseur doit apprendre à travailler avec le principe de vie en dégageant certains canaux éthériques au sein de la structure du patient. Il y arrivera en dirigeant des courants d'énergie à travers certains centres, et à agir ainsi sur certaines glandes dans la région malade du corps physique. La pensée du guérisseur doit être claire, cependant l'énergie déversée n'est pas d'ordre mental. C'est l'une des sept formes d'énergie pranique circulant le long de la ligne de force, qui coordonne tous les centres et qui les relie aux glandes. Cet ensemble constitue un réseau interdépendant qui englobe les systèmes suivants :

1.     Le corps éthérique dans son ensemble.

2.     Les sept centres en liaison.

3.     Les nadis, chenaux éthériques denses.

4.     Le système nerveux.

5.     Le système endocrinien.

6.     Le courant sanguin.

7.     L'ensemble total inter communiquant qui est la manifestation de l'homme spirituel.

Le courant de vie, agissant par le courant sanguin, et le courant de conscience, agissant par le système nerveux, irriguent et animent tous ces systèmes. Le guérisseur travaille avec l'aspect vie. Les futurs guérisseurs agiront par le foyer fermé et scellé à l'intérieur du centre, le cœur même de ce centre où se situe le foyer de vie, rayonnant dans les pétales du lotus. L'origine de l'être humain vivant se trouve, du point de vue physique, dans l'association de la vie centrale et de la conscience inhérente aux pétales. A l'arrière plan se tient l'homme spirituel.

La Grande Invocation repose sur le même concept de grands systèmes déterminant l'humanité dans son ensemble.

La Quatrième Règle, qui accompagne la Loi VII, correctement comprise et suivie dans sa simplicité, forme une règle de liaison entre les méthodes subjectives et objectives de traitement des maladies. 

Quatrième Règle : On établira soigneusement le diagnostic de la maladie en se basant sur les symptômes extérieurs vérifiés et on le simplifiera dans la mesure suivante : lorsque l'organe impliqué sera connu et circonscrit, on soumettra le centre du corps éthérique qui lui est le plus étroitement lié à des méthodes de guérison occulte, sans négliger pour autant les palliatifs et remèdes des méthodes médicales et chirurgicales éprouvées.

Les instructions dans cette règle sont les suivantes :

1.     Le diagnostic doit être soigné et basé sur des symptômes extérieurs vérifiés.

2.     L'organe où se situe le trouble doit être localisé.

Ces deux activités concernent le corps physique dense.

3.     L'attention doit se porter sur le centre du corps éthérique le plus proche de la région malade.

4.     Des méthodes de guérison occulte seront employées pour stimuler ou freiner le centre impliqué.

5.     Toutes les méthodes orthodoxes seront utilisées simultanément.

La plupart des guérisseurs modernes n'ont pas de connaissances suffisantes du corps physique, de la pathologie des maladies ni même des symptômes. La formation médicale et l'équipement psychique nécessaire leur font défaut pour établir un diagnostic par des moyens occultes. Ils prennent en compte le fait que le patient est malade et que la guérison pourra être obtenue si le patient a foi dans le guérisseur.

Au vu de la lecture, nous comprenons que les "bonnes pensées" ne sont pas suffisantes pour engager la guérison, il faut aussi des émissions d'énergies praniques.

Lorsqu'un guérisseur soigne un patient, il le "dépanne". Le malade doit aussi être éduqué, cependant le fait de sa maladie est déjà un effet karmique d'où il peut tirer un enseignement.

Parfois le Frère Instructeur reprend nos comportements qui des aspects secondaires, mais il nous interpelle autant que possible à un niveau supérieur, nous laissant le soin de d'entrevoir nous-mêmes les multiples répercussions sur des niveaux plus bas. Sachons entendre au niveau le plus élevé, et ne nous contentons pas de l'effet correctif que nous pouvons réaliser sur le plan physique.

Demandons-nous pourquoi nous souffrons autant ? Sommes-nous immatures, en découverte des lois supérieures, ou bien sommes-nous dans un processus de liquidation de notre karma, passant par un cycle d'épreuves continues.

Lorsque nous ne comprenons pas quelque chose, quel que soit le domaine d'application, et que nous y apportons toujours la même réponse, nous entrons en interaction avec le système que nous tentons de résoudre et nous sommes en prise avec lui émotionnellement. Bien souvent, nous n'essayons pas de solutionner des problèmes avec notre intelligence mais avec des réactions physiques ou émotionnelles. Sur le plan psychologique, certains répètent la même épreuve en se mariant plusieurs fois, revivant la douleur de la séparation et de l'échec. L'épreuve est une problématique non résolue. Il faut la résoudre en envisageant des solutions sur le plan mental jusqu'à la compréhension. Lorsque nous comprenons la Loi, l'épreuve est terminée. Si nous abandonnons certains désirs, nous ne vivrons pas les épreuves qui les accompagnent. Les désirs font donc école.

Dans la phrase de quinzaine que nous avions à méditer : "L'épreuve des hommes est continue. Les épreuves doivent se répéter jusqu'à ce qu'un dessin se fixe dans le cerveau", nous aurions pu remplacer le mot "dessin" par "processus" ou "image". Comment la compréhension se fait-elle et comment notre cerveau imprime-t-il ? Si nous pouvions pénétrer dans le cerveau, nous verrions sans doute un nouveau circuit en train de se créer, un chemin qui s'ouvre. Ce qui est vrai pour notre cerveau l'est aussi pour notre mental. Certains auront plus de mal que d'autres à créer de nouveaux circuits. Le fait de transmettre une figure géométrique peut faciliter la compréhension.

 

Le groupe a continué la lecture de Rayons et Initiations, Traité sur les sept Rayons, Volume V, pp. 132 à 140, en terminant l'étude de la Règle VI.

L'âme peut "avancer dans la vie" et l'évolution continue selon des lignes nouvelles, produisant des résultats très différents de ceux enregistrés actuellement. Une nouvelle expression de vie libérée de toute forme apparaît, cependant encore soumise à des limitations "dans le cercle d'influence de la plus grande Vie". Les Triades se déplacent librement dans la sphère d'activité du dessein du Logos planétaire, poussées vers l'avant vers des états d'Existence plus élevés. Cette réalité concerne des processus de vie et non l'expérience dans la forme.

Règle VII : Parole d'Invocation.

Cette règle concerne la vie de Shamballa et les desseins du Grand Conseil. Beaucoup de choses ont été communiquées au sujet des Maîtres, et l'existence de la Hiérarchie est un fait établi pour beaucoup de penseurs. Ces connaissances sont à la portée d'un grand nombre d'hommes et plus seulement confiées aux seuls étudiants de l'occultisme. Cette diffusion dans la conscience des masses a eu pour effet d'engendrer curiosité, espoir, spéculation, sensibilité à la vérité ou crédulité, en fonction du genre de mental qui la reçoit. La croyance dans l'existence d'une Hiérarchie planétaire a placé un levain dans la pensée humaine, suscitant l'espoir et un champ de travail pour tous les disciples dans les prochaines décennies. L'homme moyen doit connaître les règles par lesquelles il pourra atteindre la Hiérarchie et découvrir la nature du Plan divin. La synthèse des Existences hiérarchiques doit être énoncée et l'interrelation entre chaque unité de vie divine prouvée. Cela conduira à l'établissement de l'unité d'effort s'exprimant par la fusion des quatrième et cinquième règnes, et à l'établissement de la fraternité constituant le germe de la manifestation physique de la Hiérarchie en tant que Cœur de Dieu, relié au Cœur du Soleil. L'unité de tous les règnes de la nature favorisera une expérience spirituelle reconnue, et la manifestation de certaines caractéristiques et aspects divins jusque là en attente. Notre époque a connu un grand bouleversement de tous les règnes de la nature, caractérisé par la destruction de toutes les formes de vie divine. Ce coup porté à notre civilisation sera reconnu comme apportant la libération et l'apparition de ce qui est le plus adapté pour l'esprit en évolution. Un conflit entre de grandes énergies et les forces qu'elles ont suscitées a permis d'élever le règne minéral au ciel et de faire descendre le feu du ciel. Des corps ont été détruits, des formes et forces ont été désintégrées. La vie de toutes les formes planétaires a été momentanément rendue incohérente. Tout ce bouleversement du "sol" du monde devait avoir lieu avant que la Hiérarchie ne puisse faire son apparition dans la conscience publique. Cela devait aussi agir sur l'âme des hommes avant que le nouvel âge ne puisse survenir, amenant avec lui la Restauration des Mystères et la réhabilitation des peuples de la terre. Les circonstances chaotiques existantes depuis cinq siècles ont finalement pu créer des conditions physiques parallèles marquant le début de la construction d'un monde meilleur, de formes mieux adaptées à la vie, et d'attitudes humaines plus correctes orientées vers la réalité.

Une culture plus spirituelle va prendre rapidement la place sur notre civilisation matérialiste. L'enseignement de la Hiérarchie, clair et non dogmatique, se substituera aux organisations religieuses. La Hiérarchie a été invoquée et ses membres sont prêts à un grand "acte d'évocation" et "d'orientation". La période d'orientation prendra fin quand une Hiérarchie terrestre gouvernera sur terre, engendrant l'expression du Plan divin par l'intermédiaire des membres aînés de la Hiérarchie qui invoquent les "lumières qui exécutent la volonté de Dieu". Ils sont eux-mêmes invoqués par les Maîtres, qui sont à leur tour invoqués par les aspirants et les disciples. La chaîne de la Hiérarchie est une ligne de vie le long de laquelle se répand l'amour et la vie de Dieu, de Lui à nous et de nous à Lui.

La Règle VII sous ses deux formes évoque cette double pensée de relation entre l'humanité et la Hiérarchie d'une part, et d'autre part entre la Hiérarchie et Shamballa.
 

Règle VII

Aux postulants : Que le disciple porte son attention sur l'énonciation des sons qui font écho dans la salle où circule le Maître. Qu'il ne fasse pas résonner les notes mineures, qui éveillent la vibration des salles de Maya.

Aux disciples et aux initiés : Que le groupe énonce la Parole d'invocation, et évoque ainsi la réponse de ces lointains ashrams où se meuvent les chohans de la race des hommes. Ce ne sont plus des hommes comme le sont les Maîtres, mais, ayant dépassé ce stade mineur, Ils sont reliés au Grand Conseil dans le Lieu Secret le plus élevé. Que le groupe fasse résonner un double accord, se réfléchissant dans les salles où circulent les Maîtres, mais trouvant temps de pause et de prolongation dans ces salles radieuses où se meuvent les "Lumières qui accomplissent la Volonté de Dieu".

Dans les instructions données aux postulants, on s'adresse à eux comme à des individus, leur demandant d'énoncer "les sons" qui seront entendus par le Maître dans son ashram.

L'initié, lui, fonctionne dans un groupe, parvenant rapidement à la conscience de groupe. La Parole doit être énoncée à l'unisson avec son groupe. C'est une seule et claire Parole d'invocation, et non un mélange de sons. Lorsque le disciple a résolu les nombreux sons en un seul, la Parole, il commence à agir avec le groupe, dont dépend toute activité. Dans le passé, l'initié était considéré en tant qu'individu, et l'attention se portait sur ce qu'il devait faire pour prendre l'initiation. Aujourd'hui, l'accent est mis sur le travail et l'activité de groupe, sur l'initiation de groupe et son approche vers le Centre de Vie. La pensée qui fera de l'initié ce qu'il devrait être doit être encouragée. "L'homme est tel que sont les pensées dans son cœur." Le mental inférieur devrait être l'organe d'expression du cœur, et ceci de manière automatique. Le mental supérieur doit devenir le champ de l'effort de l'initié, ceci impliquant la construction de l'antahkarana.

Cette règle aborde le travail que doit accomplir ensemble un groupe de disciples et d'initiés pour aborder Shamballa. Cela concerne la relation de grands centres de force. Ce point, correctement saisi par les étudiants de l'ésotérisme, jettera la lumière sur la Voie de l'Evolution Supérieure. Du côté subjectif de la vie, de grands mouvements ont toujours existé, rendant difficile pour les disciples la compréhension de la vérité et de la situation régnant entre la Hiérarchie et Shamballa. Cet enseignement ne peut être rendu compréhensible que pour peu d'initiés, et les affirmations énoncées doivent être acceptées en toute confiance, car peu vérifiables pour le moment.

L'objectif de tout entraînement est de faire passer la conscience du disciple du point où elle se trouve à des niveaux plus élevés que ceux des trois mondes de l'évolution humaine. L'objectif est aussi de lui apprendre à fonctionner sur des plans de conscience encore si subjectifs qu'il ne peut accepter leur existence qu'en théorie. L'initié sait que les trois mondes de l'expression quotidienne doivent exister en dessous du seuil de la conscience et peuvent être recouvrés si nécessaire pour le service de l'humanité. Ils sont autant en dessous du seuil de la conscience que le sont pour l'homme moyen les réactions émotionnelles ordinaires. Celles-ci peuvent être recouvrés si c'est particulièrement important. La vie émotionnelle du disciple doit devenir de plus en plus subconsciente. Il participe au grand effort hiérarchique dirigé vers le haut et vers le "Lieu de la Claire Lumière Electrique", dont la lumière claire et froide de la raison est la première clé pour la première porte.

 

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