La rencontre de groupe a débuté par la poursuite de la
réflexion sur les symboles qui seront brodés sur les étoles des Frères qui
servent.
Il est apparu, lors de la précédente rencontre, que
l’épée, tenue à deux mains, constituait un symbole prégnant pour le Frère de
la Rigueur. Il restera cependant à définir l’orientation de cette épée
(verticale ou bien oblique) selon la signification que l’on souhaitera lui
donner.
La fonction de la Miséricorde a été majoritairement
associée, lors de la dernière séance de groupe, à une Coupe, un Calice.
Cette coupe est un symbole de l’ère du Verseau : "Je suis l’eau vive versée
pour ceux qui ont soif" dit l’initié de l’ère du Verseau. Le symbole du
Frère de la Miséricorde pourrait donc être une coupe penchée, tenue à deux
mains, versant l’eau de Vie.
Des propositions ont également été faites pour le
symbole du Frère Gardien Extérieur (FGE) qui fait aussi fonction de Frère
Délégué :
- Une épée placée verticalement, pointe en
bas, devant une porte. Cela symboliserait la rigueur que doit exercer le
FGE vis-à-vis de ses frères et sœurs au cours du temps préparatoire à
l’entrée du temple.
- Un triangle inscrit dans un carré. Le
triangle représenterait le service du FGE qui est mis en place au sein de sa
personnalité, symbolisée par le carré.
- Des mains tenant une clé. Le FGE donne
l’indication (la question d’intégration) qui permet de trouver la clé pour
entrer dans le temple (réponse à la question d’intégration).
- Une ellipse représentant le groupe
rassemblé par le FGE qui montre la direction du temple.
- Une balance et une épée.
- Un carré surmonté d’un cercle lui-même
surmonté d’une croix. Le carré symbolise l’humanité, le cercle figure le
groupe et la croix représente le service.
- Un éclaireur, un porte-flambeau : le FGE
est celui qui, dans la nuit symbolique existant à l’extérieur du temple,
éclaire le chemin pour ses frères et sœurs.
- Le yin-yang symboliserait l’unification
des contraires que l’on a l’occasion d’unifier à l’intérieur du temple.
- Un chemin aboutissant dans un cercle dont
part une flèche bi-directionnelle. Le cercle représente le groupe et la
flèche bi-directionnelle la fonction de messager du groupe assumée par le
FGE.
- Un cercle au sommet duquel des rayons
irradient depuis un point précis.
- Un cône avec, au centre, une flèche dirigée
vers le haut.
- Des ailes protectrices au centre d’un cercle.
- Une flèche bidirectionnelle entre un cercle
et un triangle devant un pilier du temple.
- Une clé devant la porte du temple.
- Une porte arrondie avec une poignée.
- Une petite épée devant une grande épée.
La petite épée symbolise le premier niveau de rigueur avant d’entrer dans le
temple où s’exerce celle du Frère de la Rigueur.
- Une bougie allumée tenue par le Frère
pour conduire le groupe du profane au sacré.
- Le fanal de la neuvième lame du Tarot :
la lanterne portée par le FGE pour guider ses frères et sœurs vers le
temple.
- Une main ouverte avec 3 clés
représentant chacun des véhicules de la personnalité.
- Deux cercles qui s’entrecroisent :
le cercle inférieur, contenant les symboles de la miséricorde et de la
rigueur, symbolise l’antichambre et le cercle supérieur représente le
temple. L’intersection correspond aux fonctions du FGE.
- Une crosse : le FGE indique avec
le bâton le chemin du temple.
- Un caducée : le FGE est le gardien d’un
pré-alignement – le caducée correspond à une intégration par équilibre des
forces.
- Le bouc sur la montagne symbolisant
l’unité de groupe.
Les éléments qui doivent se dégager du symbole du Frère
Gardien Extérieur sont la représentation de l’extérieur du temple et de
l’éclairage de la route pour les frères et sœurs du groupe. Symboliquement,
les pèlerins ne voient pas "la Porte". Il n’y a que ceux qui sont prêts à
entrer dans le temple qui la voient et peuvent franchir cette frontière de
type électrique.
Lorsque l’on cherche un symbole, il s’agit de faire
attention au sens implicite qu’on lui affecte. Il faut que les symboles
soient suffisamment évocateurs pour ne pas nécessiter un enseignement
préalable pour être compris.
Parmi les symboles proposés ci-dessus, cohabitent des
symboles naturels (épée, porte, lanterne…) et des symboles abstraits
(cercles, flèches…). Nous pouvons faire une nuance entre symboliser des
fonctions et symboliser des idées. Ces dernières font davantage appel à des
symboles abstraits tandis que les fonctions sont mieux représentées par des
symboles naturels.
Pour les Frères de la Rigueur, de la Miséricorde et
Gardien Extérieur, on utilisera des symboles naturels, non strictement
symboliques donc plus directement accessibles à la compréhension. Pour le
Frère Instructeur, le symbole sera strictement symbolique (cercle, croix
verticale et horizontale) donc plus hermétique, nécessitant de la part du
disciple, de chercher sa signification à partir des indications données.
Le groupe a poursuivi la lecture de Guérison
ésotérique, Traité sur les sept Rayons, Volume IV, pp. 623 à 631,
par la fin de l'étude de la Loi VII de guérison.
Ce sont les centres qui maintiennent la cohésion du
corps et en font un système énergique et actif. Au moment de la mort, le fil
de conscience se retire du centre coronal et le fil de vie du centre
cardiaque. Ce double retrait produit un effet sur chaque centre du corps qui
est maintenu en activité et qualifié par l'action des fils. C'est ainsi que
meurt le corps, cessant de former un ensemble cohérent et conscient.
La même technique générale s'applique au fil de vie,
ancré dans le centre cardiaque après être passé, associé au fil de
conscience, dans et par le centre coronal. Tant que le fil de vie est ancré
dans le cœur, il active tous les centres du corps et les maintient en
vitalité. Lorsque la mort survient, le fil de vie est recueilli par l'âme.
Il entraîne avec lui la vie de chacun des centres du corps. C'est ainsi que
meurt le corps.
Le système endocrinien ou glandulaire est relié aux
centres et modèle son activité sur leurs vibrations. Les centres sont
l'agencement majeur sur le plan physique par lequel l'âme s'active, et
exprime vie et qualité selon le point atteint dans le processus de
l'évolution. Le système glandulaire n'est qu'une expression des centres par
lesquels l'âme se manifeste. Les glandes expriment donc pleinement le point
d'évolution de l'homme, et selon ce point, elles sont responsables soit de
défauts et de limitations, soit d'avantages et de perfections atteintes.
Le comportement d'un homme sur le plan physique est
conditionné, contrôlé et déterminé par la nature de ses glandes, elles-mêmes
déterminées par la nature, la qualité et la vitalité des centres qui sont
soumis au contrôle de l’âme, d’autant plus efficacement que l'évolution
progresse. Dans les premiers temps cependant, les centres sont qualifiés,
conditionnés, et contrôlés par le corps astral puis par la pensée. Le but du
cycle évolutionnaire est de permettre le contrôle des centres par l'âme.
C'est ce système de centres associés avec leurs
extériorisations glandulaires que le guérisseur doit prendre en
considération et sur lequel il doit agir. Toute abstraction ou stimulation
énergétique transmise à un centre aura des conséquences sur la glande
associée, donc sur la sécrétion habituellement déversée dans le courant
sanguin.
Les sept centres majeurs et les glandes associées se
présentent de la façon suivante :
|
1. Le centre
coronal |
La glande pinéale |
|
2. Le centre
frontal |
La glande
pituitaire |
|
3. Le centre
laryngé |
La glande thyroïde |
|
4. Le centre
cardiaque |
Le thymus |
|
5. Le centre
solaire |
Le pancréas |
|
6. Le centre sacré |
Les gonades |
|
7. Le centre
coccygien |
Les glandes
surrénales |
Les guérisseurs agissent sur les sept centres majeurs
bien qu'il existe d'autres centres et de nombreuses autres glandes. Ces
dernières sont conditionnées par le centre contrôlant la région où elles se
situent.
Les sept glandes et centres déterminent l'état de santé
de l'homme, ainsi que son équipement psychologique. L'activité des glandes
et leurs sécrétions est d'ordre psychologique. L'homme du commun met
l'accent sur son véhicule physique et prête peu d'attention au
fonctionnement de son système endocrinien. Sur le plan psychique, l'homme
est le produit de son système glandulaire. Les glandes, à leur tour, ne sont
que les effets de certaines sources intérieures d'énergie. C'est pourquoi la
science médicale finira par découvrir qu'il est impossible de modifier la
personnalité et l'équipement physique d'un homme en agissant sur les glandes
elles-mêmes. Les découvertes médicales actuelles sur le système endocrinien
sont fort limitées bien que des types caractéristiques d'êtres ont été
reconnus selon leur activité ou leur passivité glandulaire. Les
connaissances médicales s'élargiront lorsque la science reconnaîtra que le
corps éthérique, avec ses sept centres, est le monde des causes des glandes
endocrines. Le guérisseur doit s'occuper non pas de la glande impliquée,
mais directement du centre qui conditionne le point de friction, la glande
étant forcément incluse dans la région traitée. Il doit former un passage
libre le long duquel la vie puisse affluer, depuis son propre centre
éthérique jusqu'au centre correspondant du patient, et de là dans le courant
sanguin via la glande associée. Le sang est la vie, et le guérisseur
doit apprendre à travailler avec le principe de vie en dégageant certains
canaux éthériques au sein de la structure du patient. Il y arrivera en
dirigeant des courants d'énergie à travers certains centres, et à agir ainsi
sur certaines glandes dans la région malade du corps physique. La pensée du
guérisseur doit être claire, cependant l'énergie déversée n'est pas d'ordre
mental. C'est l'une des sept formes d'énergie pranique circulant le long de
la ligne de force, qui coordonne tous les centres et qui les relie aux
glandes. Cet ensemble constitue un réseau interdépendant qui englobe les
systèmes suivants :
1. Le corps éthérique dans son ensemble.
2. Les sept centres en liaison.
3. Les nadis, chenaux éthériques denses.
4. Le système nerveux.
5. Le système endocrinien.
6. Le courant sanguin.
7. L'ensemble total inter communiquant qui est la
manifestation de l'homme spirituel.
Le courant de vie, agissant par le courant sanguin, et
le courant de conscience, agissant par le système nerveux, irriguent et
animent tous ces systèmes. Le guérisseur travaille avec l'aspect vie. Les
futurs guérisseurs agiront par le foyer fermé et scellé à l'intérieur du
centre, le cœur même de ce centre où se situe le foyer de vie, rayonnant
dans les pétales du lotus. L'origine de l'être humain vivant se trouve, du
point de vue physique, dans l'association de la vie centrale et de la
conscience inhérente aux pétales. A l'arrière plan se tient l'homme
spirituel.
La Grande Invocation repose sur le même concept de
grands systèmes déterminant l'humanité dans son ensemble.
La Quatrième Règle, qui accompagne la Loi VII,
correctement comprise et suivie dans sa simplicité, forme une règle de
liaison entre les méthodes subjectives et objectives de traitement des
maladies.
Quatrième Règle : On établira soigneusement
le diagnostic de la maladie en se basant sur les symptômes extérieurs
vérifiés et on le simplifiera dans la mesure suivante : lorsque l'organe
impliqué sera connu et circonscrit, on soumettra le centre du corps
éthérique qui lui est le plus étroitement lié à des méthodes de guérison
occulte, sans négliger pour autant les palliatifs et remèdes des méthodes
médicales et chirurgicales éprouvées.
Les instructions dans cette règle sont les suivantes :
1. Le diagnostic doit être soigné et basé sur des
symptômes extérieurs vérifiés.
2. L'organe où se situe le trouble doit être
localisé.
Ces deux activités concernent le corps physique dense.
3. L'attention doit se porter sur le centre du
corps éthérique le plus proche de la région malade.
4. Des méthodes de guérison occulte seront
employées pour stimuler ou freiner le centre impliqué.
5. Toutes les méthodes orthodoxes seront utilisées
simultanément.
La plupart des guérisseurs modernes n'ont pas de
connaissances suffisantes du corps physique, de la pathologie des maladies
ni même des symptômes. La formation médicale et l'équipement psychique
nécessaire leur font défaut pour établir un diagnostic par des moyens
occultes. Ils prennent en compte le fait que le patient est malade et que la
guérison pourra être obtenue si le patient a foi dans le guérisseur.
Au vu de la lecture, nous comprenons que les "bonnes
pensées" ne sont pas suffisantes pour engager la guérison, il faut aussi des
émissions d'énergies praniques.
Lorsqu'un guérisseur soigne un patient, il le
"dépanne". Le malade doit aussi être éduqué, cependant le fait de sa maladie
est déjà un effet karmique d'où il peut tirer un enseignement.
Parfois le Frère Instructeur reprend nos comportements
qui des aspects secondaires, mais il nous interpelle autant que possible à
un niveau supérieur, nous laissant le soin de d'entrevoir nous-mêmes les
multiples répercussions sur des niveaux plus bas. Sachons entendre au niveau
le plus élevé, et ne nous contentons pas de l'effet correctif que nous
pouvons réaliser sur le plan physique.
Demandons-nous pourquoi nous souffrons autant ?
Sommes-nous immatures, en découverte des lois supérieures, ou bien
sommes-nous dans un processus de liquidation de notre karma, passant par un
cycle d'épreuves continues.
Lorsque nous ne comprenons pas quelque chose, quel que
soit le domaine d'application, et que nous y apportons toujours la même
réponse, nous entrons en interaction avec le système que nous tentons de
résoudre et nous sommes en prise avec lui émotionnellement. Bien souvent,
nous n'essayons pas de solutionner des problèmes avec notre intelligence
mais avec des réactions physiques ou émotionnelles. Sur le plan
psychologique, certains répètent la même épreuve en se mariant plusieurs
fois, revivant la douleur de la séparation et de l'échec. L'épreuve est une
problématique non résolue. Il faut la résoudre en envisageant des solutions
sur le plan mental jusqu'à la compréhension. Lorsque nous comprenons
la Loi, l'épreuve est terminée. Si nous abandonnons certains désirs, nous ne
vivrons pas les épreuves qui les accompagnent. Les désirs font donc école.
Dans la phrase de quinzaine que nous avions à méditer :
"L'épreuve des hommes est continue. Les épreuves doivent se répéter
jusqu'à ce qu'un dessin se fixe dans le cerveau", nous aurions pu
remplacer le mot "dessin" par "processus" ou "image". Comment la
compréhension se fait-elle et comment notre cerveau imprime-t-il ? Si nous
pouvions pénétrer dans le cerveau, nous verrions sans doute un nouveau
circuit en train de se créer, un chemin qui s'ouvre. Ce qui est vrai pour
notre cerveau l'est aussi pour notre mental. Certains auront plus de mal que
d'autres à créer de nouveaux circuits. Le fait de transmettre une figure
géométrique peut faciliter la compréhension.
Le groupe a continué la lecture de Rayons et
Initiations, Traité sur les sept Rayons, Volume V, pp. 132 à 140,
en terminant l'étude de la Règle VI.
L'âme peut "avancer dans la vie" et l'évolution
continue selon des lignes nouvelles, produisant des résultats très
différents de ceux enregistrés actuellement. Une nouvelle expression de vie
libérée de toute forme apparaît, cependant encore soumise à des limitations
"dans le cercle d'influence de la plus grande Vie". Les Triades se déplacent
librement dans la sphère d'activité du dessein du Logos planétaire, poussées
vers l'avant vers des états d'Existence plus élevés. Cette réalité concerne
des processus de vie et non l'expérience dans la forme.
Règle VII : Parole d'Invocation.
Cette règle concerne la vie de Shamballa et les
desseins du Grand Conseil. Beaucoup de choses ont été communiquées au sujet
des Maîtres, et l'existence de la Hiérarchie est un fait établi pour
beaucoup de penseurs. Ces connaissances sont à la portée d'un grand nombre
d'hommes et plus seulement confiées aux seuls étudiants de l'occultisme.
Cette diffusion dans la conscience des masses a eu pour effet d'engendrer
curiosité, espoir, spéculation, sensibilité à la vérité ou crédulité, en
fonction du genre de mental qui la reçoit. La croyance dans l'existence
d'une Hiérarchie planétaire a placé un levain dans la pensée humaine,
suscitant l'espoir et un champ de travail pour tous les disciples dans les
prochaines décennies. L'homme moyen doit connaître les règles par lesquelles
il pourra atteindre la Hiérarchie et découvrir la nature du Plan divin. La
synthèse des Existences hiérarchiques doit être énoncée et l'interrelation
entre chaque unité de vie divine prouvée. Cela conduira à l'établissement de
l'unité d'effort s'exprimant par la fusion des quatrième et cinquième
règnes, et à l'établissement de la fraternité constituant le germe de
la manifestation physique de la Hiérarchie en tant que Cœur de Dieu,
relié au Cœur du Soleil. L'unité de tous les règnes de la nature favorisera
une expérience spirituelle reconnue, et la manifestation de certaines
caractéristiques et aspects divins jusque là en attente. Notre époque a
connu un grand bouleversement de tous les règnes de la nature, caractérisé
par la destruction de toutes les formes de vie divine. Ce coup porté à notre
civilisation sera reconnu comme apportant la libération et l'apparition de
ce qui est le plus adapté pour l'esprit en évolution. Un conflit entre de
grandes énergies et les forces qu'elles ont suscitées a permis d'élever le
règne minéral au ciel et de faire descendre le feu du ciel. Des corps ont
été détruits, des formes et forces ont été désintégrées. La vie de toutes
les formes planétaires a été momentanément rendue incohérente. Tout ce
bouleversement du "sol" du monde devait avoir lieu avant que la Hiérarchie
ne puisse faire son apparition dans la conscience publique. Cela devait
aussi agir sur l'âme des hommes avant que le nouvel âge ne puisse survenir,
amenant avec lui la Restauration des Mystères et la réhabilitation des
peuples de la terre. Les circonstances chaotiques existantes depuis cinq
siècles ont finalement pu créer des conditions physiques parallèles marquant
le début de la construction d'un monde meilleur, de formes mieux adaptées à
la vie, et d'attitudes humaines plus correctes orientées vers la réalité.
Une culture plus spirituelle va prendre rapidement la
place sur notre civilisation matérialiste. L'enseignement de la Hiérarchie,
clair et non dogmatique, se substituera aux organisations religieuses. La
Hiérarchie a été invoquée et ses membres sont prêts à un grand "acte
d'évocation" et "d'orientation". La période d'orientation prendra fin quand
une Hiérarchie terrestre gouvernera sur terre, engendrant l'expression du
Plan divin par l'intermédiaire des membres aînés de la Hiérarchie qui
invoquent les "lumières qui exécutent la volonté de Dieu". Ils sont
eux-mêmes invoqués par les Maîtres, qui sont à leur tour invoqués par les
aspirants et les disciples. La chaîne de la Hiérarchie est une ligne de vie
le long de laquelle se répand l'amour et la vie de Dieu, de Lui à nous et de
nous à Lui.
La Règle VII sous ses deux formes évoque cette double
pensée de relation entre l'humanité et la Hiérarchie d'une part, et d'autre
part entre la Hiérarchie et Shamballa.
Règle VII
Aux postulants : Que le disciple porte
son attention sur l'énonciation des sons qui font écho dans la salle où
circule le Maître. Qu'il ne fasse pas résonner les notes mineures, qui
éveillent la vibration des salles de Maya.
Aux disciples et aux initiés : Que le
groupe énonce la Parole d'invocation, et évoque ainsi la réponse de ces
lointains ashrams où se meuvent les chohans de la race des hommes. Ce ne
sont plus des hommes comme le sont les Maîtres, mais, ayant dépassé ce stade
mineur, Ils sont reliés au Grand Conseil dans le Lieu Secret le plus élevé.
Que le groupe fasse résonner un double accord, se réfléchissant dans les
salles où circulent les Maîtres, mais trouvant temps de pause et de
prolongation dans ces salles radieuses où se meuvent les "Lumières qui
accomplissent la Volonté de Dieu".
Dans les instructions données aux postulants, on
s'adresse à eux comme à des individus, leur demandant d'énoncer "les sons"
qui seront entendus par le Maître dans son ashram.
L'initié, lui, fonctionne dans un groupe, parvenant
rapidement à la conscience de groupe. La Parole doit être énoncée à
l'unisson avec son groupe. C'est une seule et claire Parole d'invocation, et
non un mélange de sons. Lorsque le disciple a résolu les nombreux sons en un
seul, la Parole, il commence à agir avec le groupe, dont dépend toute
activité. Dans le passé, l'initié était considéré en tant qu'individu, et
l'attention se portait sur ce qu'il devait faire pour prendre l'initiation.
Aujourd'hui, l'accent est mis sur le travail et l'activité de groupe,
sur l'initiation de groupe et son approche vers le Centre de Vie. La
pensée qui fera de l'initié ce qu'il devrait être doit être encouragée.
"L'homme est tel que sont les pensées dans son cœur." Le mental inférieur
devrait être l'organe d'expression du cœur, et ceci de manière automatique.
Le mental supérieur doit devenir le champ de l'effort de l'initié, ceci
impliquant la construction de l'antahkarana.
Cette règle aborde le travail que doit accomplir
ensemble un groupe de disciples et d'initiés pour aborder Shamballa.
Cela concerne la relation de grands centres de force. Ce point, correctement
saisi par les étudiants de l'ésotérisme, jettera la lumière sur la Voie de
l'Evolution Supérieure. Du côté subjectif de la vie, de grands mouvements
ont toujours existé, rendant difficile pour les disciples la compréhension
de la vérité et de la situation régnant entre la Hiérarchie et Shamballa.
Cet enseignement ne peut être rendu compréhensible que pour peu d'initiés,
et les affirmations énoncées doivent être acceptées en toute confiance, car
peu vérifiables pour le moment.
L'objectif de tout entraînement est de faire passer la
conscience du disciple du point où elle se trouve à des niveaux plus élevés
que ceux des trois mondes de l'évolution humaine. L'objectif est aussi de
lui apprendre à fonctionner sur des plans de conscience encore si subjectifs
qu'il ne peut accepter leur existence qu'en théorie. L'initié sait que les
trois mondes de l'expression quotidienne doivent exister en dessous du seuil
de la conscience et peuvent être recouvrés si nécessaire pour le service de
l'humanité. Ils sont autant en dessous du seuil de la conscience que le sont
pour l'homme moyen les réactions émotionnelles ordinaires. Celles-ci peuvent
être recouvrés si c'est particulièrement important. La vie émotionnelle du
disciple doit devenir de plus en plus subconsciente. Il participe au grand
effort hiérarchique dirigé vers le haut et vers le "Lieu de la Claire
Lumière Electrique", dont la lumière claire et froide de la raison est la
première clé pour la première porte.