L
La rencontre de groupe a débuté par une réflexion sur
les symboles à broder sur les aubes du Frère de la Rigueur et du Frère de la
Miséricorde. Différents symboles ont été proposés :
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Symboles Rigueur |
Commentaires |
Symboles Miséricorde |
Commentaires |
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Epée vers le haut / vers le bas |
Associée au détachement, à la précision, à la garde du temple. |

Rose |
Symbolise l’Amour, la délicatesse. |
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Epée au centre d’un cône |
La cercle de base symbolise le groupe. Le cône représente le
triangle formé par le Frère Instructeur, le Frère de la Rigueur,
le Frère de la Miséricorde. Le rétrécissement du cône symbolise
aussi l’étroitesse croissante du chemin spirituel. |

Rose au centre d’un cône |
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Archange Michel
Ange à l’épée flamboyante |
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Coupe |
La coupe est versée pour ceux qui ont soif. |
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Point dans le cercle |
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Coupe entre deux piliers |
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Croix entre deux piliers |
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L’urne symbolise la protection et la croix horizontale
représente le service. |
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Crosse associée à la croix verticale de l’ascension spirituelle. |

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Main ouverte vers le ciel associée à la croix du service. |
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Ces deux symboles réunis reconstituent le symbole choisi pour le
Frère Instructeur.
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Croix horizontale et verticale |
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Croix horizontale et verticale |
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Ce symbole est le symbole choisi pour le Frère Instructeur
auquel est retranché le cercle supérieur.
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Deux piliers avec des arcs concaves vers l’intérieur |
Représente la contrainte de maintien entre les deux colonnes que
peut exercer le Frère de la Rigueur vis-à-vis de ses frères. |

Deux piliers avec deux arcs convexes vers l’extérieur |
Représente la capacité du Frère de la Miséricorde à ramener ses
frères avec douceur entre les deux colonnes. |
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Saturne |
Associée à la sagesse, la rigueur. Saturne est souvent liée aux
épreuves, au dépouillement. |

Jupiter |
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Crosse |
Bâton du berger qui ramène ses brebis dans le droit chemin
Bâton du pèlerin |

Vénus |
Compréhension, beauté. |
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Croix au-dessus d’une crosse |
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Lotus
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Bienveillance |
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Crosse entre deux piliers |
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Femme avec une urne d’huile sur la tête |
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Crosse au-dessus d’un lotus |
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Main tendue vers le bas |
Associée à la compassion. |
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Clé d’argent |
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Clé d’or |
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Saint Paul |
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Saint Pierre |
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Bouc au sommet d’une montagne |
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Mère du Monde
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Cygne, Oiseau protégeant des ses ailes ses petits |
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Un texte extrait du livre Cœur de la série Agni
Yoga évoque le symbole de l’épée :
"L'Epée de Feu est le rayon de l'armure spirituelle.
Le symbole du rayon telle une épée a traversé tous les Enseignements comme
le signe de la plus extrême rigueur. Même les symboles pacifiques ont
affirmé l'Epée. Cela a pour but de représenter la promptitude à défendre le
plus sacré, et certainement pas la contrainte. Au sein du feu qui fait rage,
se dessine une fine épée au-dessus du front du guerrier de l'esprit. Il est
dommage que la fixation de l'aura sur une plaque sensible soit encore si
imparfaite dans le monde terrestre ; ce qui produirait des preuves
indiscutables de rayons et d'autres feux."
Il semble que l’épée soit un symbole bien représentatif
de la Rigueur que doit mettre en place le disciple sur le sentier de
l’évolution. Ce symbole sera brodé sur l’aube du Frère de la Rigueur ou sur
l’étole qui lui sera affectée.
Pour le Frère de la Miséricorde, le travail de
réflexion doit être poursuivi afin de faire émerger un symbole prégnant pour
tous.
Pour la fonction de Frère Gardien extérieur, qui fait
également fonction de Frère Délégué, différents éléments y ont été
associés :
- directivité, respect des règles,
- accueil,
- intermédiaire entre le groupe et le Frère
Instructeur (dans les deux sens) au cours de la préparation à l’entrée dans
le temple.
Le Frère Délégué peut, à la demande du Frère
Instructeur, restituer à un frère absent lors d’une séance le contenu du
travail de groupe. Parfois, il s’agit de laisser le frère absent s’enquérir
du travail afin qu’il puisse dépasser les obstacles de son quotidien et sa
tendance à l’apitoiement sur soi. En effet, l’amour ne consiste pas à
favoriser chez l’autre un sentiment de pitié. Si on n’éradique pas très tôt
ce sentiment d’abandon de manière définitive, il s’affirmera avec de plus en
plus de force au cours des années à venir.
Le monde extérieur déclanche en nous des mouvements qui
nous font travailler. Quoi qu’il arrive, tout ce que nous vivons est de
notre responsabilité. Ainsi, nous devons apprendre à maîtriser les
contingences extérieures. Il faut donner, servir en pensant que tous les
événements de notre vie sont judicieux pour nous faire parvenir à la
maîtrise. Notre ouverture aux évènements est proportionnelle à notre degré
de compréhension. Plus ce degré est élevé plus nous accueillons l’extérieur
avec souplesse et bienveillance. Quelle que soit la société dans laquelle
nous vivons et ce qu’elle véhicule, il nous faut travailler sur nos
tendances ancestrales : l’égoïsme, la revendication personnelle, l’inertie…
La hiérarchie, c’est comprendre où se situe, sur
l’échelle de l’évolution, celui à qui nous parlons; c’est une démarche
d’Amour et de Sagesse.
Le service, c’est la compréhension de ceux que nous
rencontrons véritablement pour les éveiller à la beauté.
Etre intelligent ne doit pas nous rendre orgueilleux,
sinon il faudra à nouveau perdre cette "qualité" pour la retrouver plus
tard, mais affranchie de l'orgueil.
Le groupe a poursuivi la lecture de Rayons et
Initiations, Traité sur les sept Rayons, Volume V (pp. 117 à
132), par l'étude de la Règle V.
L'Ancien Commentaire nous éclaire, par des phrases
symboliques, sur la vie de l'âme pendant l'expérience de l'incarnation. "La
connaissance et l'union viendront, le Dessein se révélera et alors l'âme,
chargée des richesses et des fruits d'un long labeur, s'évanouira comme la
brume, et seul Dieu, Celui qui vit, demeurera."
Trois symboles sont donnés, concernant les Fils
parfaits de Dieu, sur ce qu'ils devront traverser quand leur travail sur
terre sera terminé :
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Les entrailles
L'individualisation
La séparation. |
Conduisant à l'intégration de la personnalité et à
l'accomplissement de soi. |
Trouvant son apogée sur le Sentier de l'Initiation... la
naissance du Christ. |
Produisant l'activité intelligente. |
L'initiation. |
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La porte à deux battants
L'initiation
La conscience de groupe. |
Conduisant à l'expression de l'âme. |
Trouvant son apogée à la troisième initiation. |
Engendrant la vie aimante. |
La troisième initiation. |
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Le chas de l'aiguille
L'évolution supérieure
La conscience monadique. |
Conduisant à l'expression de la vie. |
Trouvant son apogée à la cinquième initiation. |
Engendrant la vie gouvernée par le dessein. |
La consommation. |
Tels sont les points d'entrée dans les trois centres
planétaires : l'humanité, la Hiérarchie et Shamballa. Il existe maintenant
une relation directe reconnue entre les Vies de Shamballa et l'humanité.
La première exigence de Shamballa exposée dans cette
Règle concerne l'anéantissement des lumières mineures par la plus grande
lumière. Dès que le disciple voit la lumière de la Triade spirituelle, il se
rend compte que toutes les autres lumières doivent disparaître devant le
prodigieux éclat émanant de Dieu lui-même. Il est progressivement absorbé
par cette Lumière, qui lui donne une vision occulte qui avait jusque-là
échappé à ses facultés de perception. Cette nouvelle perception lui permet
de pénétrer de plus en plus dans le dessein du Seigneur du Monde et d'y
coopérer. Plus tard, elle lui permettra de prendre place dans la Chambre du
conseil de Shamballa.
Les attributs divins que l'initié découvre
progressivement se trouvent hors de la portée de la conscience humaine. Ils
commencent seulement à se manifester comme tendances entre la deuxième et la
troisième initiation, de la même manière que les instincts d'un petit enfant
sont, en réalité, les germes de futures attitudes et activités
intellectuelles. La clé se trouve dans la compréhension des trois mots –
Bonheur, Joie, Félicité. Comprenons-nous en quoi la Félicité diffère du
Bonheur et de la Joie ? La Félicité concerne l'attitude intérieure du Tout.
Tandis que le disciple construit l'antahkarana, il
découvre qu'il fait partie d'un groupe. C'est ce qui lui permet d'atteindre
l'ashram du Maître. Auparavant, l'ashram du Maître et le point focal de la
Hiérarchie se situaient sur les niveaux supérieurs du plan mental.
Aujourd'hui, ils sont sur le plan de l'amour spirituel, de l'intuition et de
buddhi. La Hiérarchie effectue simultanément un double mouvement, se
retirant vers le centre supérieur Shamballa et s'avance vers le centre
inférieur, l'humanité. Ces deux activités ont été rendues possibles par
l'homme lui-même. D'une part, la Hiérarchie reconnaît la perception
intuitive croissante des couches supérieures de l'humanité qui leur permet
de fonctionner sur le Sentier du Disciple, et sur des plans plus élevés que
jamais. D'autre part, l'aspiration croissante des masses attire les Maîtres
plus près de l'humanité que jamais.
La deuxième exigence de Shamballa est que le sens de la
synthèse soit le but de l'entraînement donné aux postulants de l'âge
nouveau. La synthèse est un attribut de la volonté divine. L'intelligence et
l'amour ont été les deux premiers aspects divins amenés à se développer car
ils rendent possible la manifestation de la volonté divine. L'énergie de
Shamballa a un impact direct sur la conscience humaine et produit des
résultats par la manifestation du premier Rayon dans son aspect destructeur
(notamment durant la guerre mondiale, au moyen du règne minéral). En même
temps, le second attribut de la volonté, la synthèse, suscite une réponse et
produit un effet sur les masses.
Les trois aspects divins : Vie, Qualité et Apparence,
sont en train d'apparaître sous leur forme définitive. La synthèse dicte
aujourd'hui la tendance de tous les processus évolutifs, en allant vers des
blocs unifiés plus vastes, vers la fusion. Les formes par
l'intermédiaire desquelles ces idées nouvelles doivent se manifester ne sont
pas encore créées, car c'est par le pouvoir de la pensée qu'elles seront
construites et parce que le processus d'éducation de la conscience publique
prend du temps. Les nouvelles écoles d'ésotérisme développeront chez leurs
étudiants le sens de la synthèse car ces derniers formeront la future
opinion politique. Elles s'essayeront à relier la Monade à la personnalité
et à susciter chez l'étudiant le véritable sens de la synthèse. La
coordination physique, l'intégrité personnelle et l'intégration de la
personnalité seront les premiers pas fondamentaux. Suivront la fusion de la
personnalité avec l'âme, du soi inférieur avec le Soi supérieur. A ce stade,
la phase ésotérique d'éducation sera tentée. L'amour intelligent et un sens
de confraternité s'exprimeront par ceux qui sont dans ces écoles et qui
commencent à fonctionner en tant qu'âme. Les stades préliminaires du
programme d'études ésotériques seront la science de la Méditation et la
construction de l'antahkarana. Aujourd'hui, c'est l'enseignement le plus
avancé qui soit. Cependant, l'humanité est prête à un développement rapide
en raison de la stimulation provoquée par l'après-guerre et de l'arrivée
d'âmes très avancées. Le travail des écoles préparatoires doit se poursuivre
pour que les véritables écoles ésotériques apparaissent et soient reconnues
comme faisant partie de l'extériorisation de la Hiérarchie. Ceci conduira à
l'administration de la première initiation en public, s'intégrant dans le
rituel de la religion universelle qui prédominera alors. Les êtres les plus
avancés de l'humanité seront clairvoyants et verront la lumière chez les
candidats à la première initiation. La clé de tout ce travail ésotérique
demandé par Shamballa se trouve dans le développement de l'Art de la
Visualisation. Trois expressions de la conscience humaine deviendront alors
possibles :
1. La construction de l'Antahkarana et la vision de
l'éclat de la Triade, par le développement du sens de la vision.
2. La visualisation de vastes ensembles par le
développement du sens de la synthèse.
3. L'évolution de l'art créateur par le
développement du sens de la présence de la vie dans la forme.
Règle VI – Le groupe avance dans la vie
"Que le groupe sache que la vie est une et que rien
ne pourra jamais prendre ou atteindre cette vie. Que le groupe connaisse la
Vie éclatante, flamboyante, pénétrante, qui inonde le quatrième quand le
cinquième est connu. Le cinquième se nourrit du quatrième. Que le groupe –
fondu dans le cinquième – se nourrisse du sixième et du septième ; qu'il
comprenne que les règles mineures sont des règles du temps et de l'espace,
et ne peuvent retenir le groupe. Il continue d'avancer dans la vie."
La signification de cette règle est difficile à
exprimer car l'idée et la question de la vie sont des vérités non comprises
pour la plupart des hommes. Les instructions données dans cette règle sont
destinées aux disciples se préparant à la troisième initiation, ayant une
compréhension de la Monade qui leur permet de percevoir clairement
l'intention divine fondamentale.
La Règle VI est l'opposé polaire de la règle destinée
aux postulants. Cette dernière met l'accent sur la purification physique en
conseillant un régime végétarien. Les raisons sont d'une part la
purification, d'autre part la nécessité de ne pas s'associer à la
"destruction de la vie". Cette règle concerne surtout l'aptitude des
postulants à accepter une discipline qu'ils s'imposent à eux-mêmes et à
maîtriser la nature physique et astrale. Le maintien de cette discipline, et
le sentiment de supériorité que cela confère aux postulants, indiquent une
faiblesse qui peut conduire le postulant à une forme de fanatisme. Plus
tard, il comprendra qu'il doit commencer le travail par ce qui est intérieur
et d'accès moins aisé. Au sens spirituel, on ne peut pas détruire la vie,
mais les Maîtres permettent aux disciples de corriger eux-mêmes leurs
interprétations erronées de la vérité. Le disciple en probation qui s'impose
cette discipline ne sait pas qu'il respecte les "règles mineures du temps et
de l'espace", et qu'après s'être prouvé qu'il peut les observer, il en est
libéré et n'en a plus besoin. Le disciple, candidat à la troisième
initiation, sait que la vie est une avec tous les règnes. La vie est
imprenable, elle passe de forme en forme, jusqu'à ce que la volonté parfaite
de Dieu soit exprimée par elle. Le vrai disciple accomplit automatiquement
ce qui est correct physiquement, et ses habitudes spirituelles neutralisent
toutes les tendances physiques inférieures. Le disciple qui se laisse
dominer par ses appétits physiques ne peut approcher l'ashram. Ceci
s'applique à ceux qui se préparent à la première initiation. Ceux qui se
préparent à la deuxième initiation doivent montrer qu'ils sont libres de
l'esclavage des idées. Le candidat à la troisième initiation doit montrer un
certain niveau de conscience et il sait que :
1. La vie est une et rien ne pourra jamais
prendre ou atteindre cette vie.
Il regarde en avant et vers l'âme, non vers la forme.
Le disciple est tempéré en toute chose, il utilise sagement toutes les
formes entretenant la vie dans l'oubli de soi.
Beaucoup de disciples encore trop zélés quant aux
disciplines physiques négligent les disciplines de l'âme, s'attardant dans
la Salle de la Connaissance alors qu'ils devraient se trouver dans la Salle
de la Sagesse. Les postulants doivent apprendre la signification des termes
de la Règle VI destiné aux disciples : "les règles mineures sont des règles
du temps et de l'espace qui ne peuvent pas retenir le groupe." Les membres
de la Hiérarchie avancent dans la vie, la forme étant une chose
qu'ils ont laissée complètement en arrière. Ceux qui travaillent "dans les
rangs" de la Hiérarchie sont divisés en deux groupes : ceux qui œuvrent au
développement de la conscience d'initié chez les disciples et ceux, plus
avancés, qui travaillent avec l'aspect vie et son expression dans la vie des
initiés.
Les disciples "qui coopèrent" avec la Hiérarchie sont
aussi divisés en deux groupes : ceux qui s'occupent des postulants et
veillent à ce que soient imposées les disciplines physiques et ceux qui
s'efforcent de substituer la compréhension et le service aux disciplines
physiques et aux buts antérieurs.
Les disciplines physiques ont leur place dans le temps
et dans l'espace et ne préoccupent plus le disciple qui est entré dans le
monde de l'âme.
2. Que le groupe connaisse la Vie éclatante,
flamboyante, pénétrante, qui inonde le quatrième quand le cinquième est
connu.
C'est le sacrifice du quatrième règne au cinquième, de
l'être humain à l'âme. L'inférieur se sacrifie toujours au supérieur et ceci
se répète jusqu'au bas de l'échelle. Le disciple doit ainsi décider s'il est
postulant et donc dominé par les règles "dans le temps et dans l'espace", ou
s'il est candidat à l'initiation, sachant que la vie est une et que la forme
n'a de véritable signification que dans le champ d'expérience de l'âme.
3. Que le groupe – fondu dans le cinquième – se
nourrisse du sixième et du septième.
Cette phrase peut être formulée de la façon suivante :
"Que le groupe – qui est identifié à l'âme – trouve ses moyens de
subsistance et sa vitalité dans l'afflux d'intuition et de volonté
spirituelle, émanant de la Triade spirituelle." Lorsque la famille humaine
(le quatrième règne) est absorbé par le royaume de Dieu (le cinquième
règne), elle peut de plus en plus entrer en rapport avec les sixième et
septième règnes. Le sixième règne est celui des "Triades adombrantes",
agrégat de Vies libérées incluant les initiés supérieurs de la Hiérarchie.
Le septième règne est celui des Vies qui coopèrent en pleine compréhension
avec le groupe d'Etres qui sont le noyau du Conseil de Shamballa et qui a
pour pivot le Seigneur du Monde. La relation des membres de la Hiérarchie
avec les trois grands Seigneurs – le Christ, le Manu et le Mahachohan –
paraît semblable mais est cependant différente de la relation de ces Vies
avec le Seigneur du Monde. L'énergie venant de Shamballa se déverse par
l'intermédiaire des trois Seigneurs, transmettant le dessein et constituant
le motif du plan de Sanat Kumara, son plan de Vie. Le Plan est la
réponse de la Hiérarchie à la volonté du Seigneur du Monde. De Sanat Kumara,
se déverse l'énergie inconnue dont les trois aspects du divin sont
l'expression.
Ces indications indiquent un horizon plus vaste et
transmettent aux personnes éclairées le sens de la synthèse, leur permettant
d'être inébranlables devant les évènements mondiaux et de coopérer
résolument aux actions des Etres au Mental Illuminé et organisé, la
Hiérarchie. C'est cette illumination qui est nécessaire actuellement, d'où
l'enseignement transmis quant à la construction de l'antahkarana. C'est par
ce fil que le disciple pourra quitter les trois mondes, être en rapport avec
la Triade Spirituelle, et fouler finalement le Sentier de l'Evolution
Supérieure. L'antahkarana est un fil tressé de sept brins, correspondant
aux sept types de rayons des aspirants, disciples et initiés qui le
construisent. C'est le premier stade du Sentier de l'Evolution Supérieure.
L'Antahkarana est à ce sentier ce que l'expérience dans le règne minéral de
la vie de Dieu, est à cette même Vie quand elle atteint le règne humain. La
loi d'Analogie est la clé qui ouvre la porte de toute compréhension. Tout
disciple connaît un jour ou l'autre le pouvoir révélateur de l'intuition. Ce
pouvoir indique une future réceptivité à des vérités jusqu'alors confusément
perçues. Il est lié à tous les phénomènes de prévision. Il fournit au
disciple un témoignage de l'existence de connaissances dont beaucoup encore
n'ont pas conscience. Cela remplace progressivement la connaissance de
l'âme. L'énergie émanant de la Triade spirituelle et qui se déverse dans sa
conscience est celle qui provoquera finalement la destruction du corps
causal, du Temple de Salomon, et la libération de la vie.