Bulletin no 198 du 26/06/2004
 

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PSYCHOLOGIE PHILOSOPHIE SPIRITUALITE

  Ne crois rien parce qu'on t'aura montré le témoignage écrit de quelque Sage ancien,
Ne crois rien sur l'autorité des Maîtres ou des Prêtres.

Mais ce qui s'accordera avec ton expérience et après une étude approfondie satisfera ta raison et tendra vers ton bien cela tu pourras l'accepter comme vrai et y conformer ta vie.

SIDDHARTA GAUTAMA (BOUDDHA)

 

Bulletin no 198

Séance du 26/06/2004

En début de rencontre, notre frère Di. a lu sa planche intitulée "Inertie, Résistance, Opposition". Cette planche lui a été donnée suite à son retard lors de la dernière méditation, conséquence d’un moment d’étourderie, de papillonnage. Suite à cela, un sentiment de révolte et une auto-justification ont émergé. Bien souvent, cette attitude reflète chez lui un sentiment refoulé d’opposition ou de négation. Dans le cadre familial, cela se traduit par une obstination, une affirmation péremptoire tandis que dans la sphère professionnelle, il tente de préserver les relations par la compromission et le mensonge.

Ces mécanismes de personnalité sont amplifiés et renvoyés par ses propres enfants, ce qui le met souvent en colère. En analyse, cette inertie se traduit par des silences ou une incapacité à se remettre en cause du fait d’une cristallisation. Di. recherche la quiétude, tout en préservant la relation. Cette quête affective est un obstacle à la mise en place de la discipline, de la volonté. Elle est, pour notre frère, une échappatoire dans laquelle il se complaît. Elle est la source d’une grande dualité entre la verticalité et le maintien de relations horizontales.

Il y a encore trop de complaisance, trop de facilité, de malignité dans son comportement. L’orgueil, encore trop présent, l’inhibe dans la relation avec son âme qu’il éprouve des difficultés à invoquer. 

Le thème de cette planche a interpellé notre frère Ph. qui a évoqué son comportement oscillant entre un personnage adapté et conciliant dans le milieu professionnel, au sein duquel il recherche de la reconnaissance, et un personnage plus "grossier" dans le cercle familial où sa présence est légitimée.

Notre sœur Sy. a également exprimé la différence entre son attitude au travail et celle qu’elle adopte vis-à-vis de son fils. Elle est bien consciente que cela repose sur l’importance de son attachement affectif, différent selon le contexte et les personnes concernées. 

L’inertie laisse fréquemment penser à de l’opposition, plus ou moins consciente. Plutôt que de s’opposer aux autres par une forme d’inertie, de résistance passive, il serait plus juste de dire "je n’ai pas d’énergie, je ne suis pas motivé pour ce qui m’est demandé". Ceux que l’on qualifie de "paresseux" sont, bien souvent, bloqués dans une sphère de conscience qui ne leur convient pas et qui ne suscite pas de motivation, pas d’énergie en eux. Au contraire, vivre des émotions dans un contexte particulier permet d’avoir des énergies. S’installer dans une sphère de conscience caractérisée par de la quiétude, de la passivité, peut aussi empêcher de progresser dans une tension vers un but. 

Certains s’interrogent : "Ai-je raison de fonctionner dans la sphère où sont stimulées mes énergies ?" Il serait plus judicieux de se poser les questions suivantes : "Vers quoi ces énergies tendent-elles ? Vers quoi m’orientent-elles ? M’incitent-elles à l’élévation ou bien aux désirs inférieurs désordonnés ?"

Ne pas avoir d’énergie signifie qu’il existe un équilibre entre la tension vers le haut et l’attraction pour le bas. L’inertie résulterait ainsi d’une dualité fondamentale. 

Constater son manque d’énergie peut entraîner une forme de désolation. Il s’agit, pour chacun d’entre nous, d’apprendre à ne pas se désoler devant la difficulté car, si nous nous attristons de notre chute, cela nous maintient dans une spirale d’échec. On devient alors créateur d’évènements négatifs et on ne peut se perfectionner.

La capacité à se perfectionner est liée à la capacité à percevoir l’unicité de toutes les problématiques auxquelles nous sommes confrontés. Lorsque nous essayons de "recoller les morceaux" ici et là dans notre vie, nous ne progressons pas. Il nous faut, au contraire, rechercher l’essence de ce qui nous pose problème pour atteindre la synthèse et dépasser nos limitations. 

Notre sœur My. a évoqué sa "lâcheté" sur le plan professionnel : elle accepte de mettre en place des compromis, difficiles à tenir, avec la mère d’un enfant dont elle souhaite conserver la garde pour des raisons affectives. En se définissant comme "lâche", en se qualifiant de manière négative, My. ne résout pas son problème. Une analyse fine apporterait un éclairage sur l’attachement dont elle ne peut se défaire. My. devrait se dire "attachée" et non "lâche". 

Notre frère Al. a ensuite évoqué ses obsessions d’échec ; il sent son mental encombré par des actions qui ne sont pas achevées : tâches accumulées, livres non finis, bureau non rangé… Il pense que tant qu’il n’élague pas sa sphère d’activité, il ne peut avoir d’énergie pour avancer et progresser.

Si notre vie est construite comme une étoile présentant mille branches équivalentes, cela nous donne l’impression de ne pas avoir de temps pour l’essentiel. On pourrait comparer les activités horizontales à des "gourmands" sur un vieil arbre, à des îlots d’énergie dans le concret. Tout jardinier sait qu’il faut élaguer les arbustes pour ne faire pousser qu’une seule tige, bien verticale. Cet élagage pourrait être une illustration du détachement à mettre en place dans nos vies. Prenons-nous conscience de ce qui est fondamental ? Toutes nos activités sont-elles subordonnées à l’axe vertical ou bien avons-nous de multiples branches horizontales sans forme ? Avons-nous des énergies essentiellement dirigées vers la quête ? Nos activités sont-elles déviantes ou ascensionnelles ?

Ainsi, nous devons nous interroger judicieusement avant de poser des actes. Il nous faut savoir couper certaines branches, maintenir l’arbre bien taillé pour maintenir un certain niveau énergétique et ne pas risquer la dévitalisation. Le détachement peut ainsi être compris comme une forme de maintien de la santé mentale.

Jusqu’au bout de la vie, la vigilance pour le maintien de la branche verticale est primordiale. Allons-nous mourir "dynamiquement", en pleine conscience ? D’une certaine manière, maintenir la volonté c’est se faire violence. La répétition d’un acte n’est pas associée à la volonté, mais la volonté permet de maintenir le renouvellement de nos actes.

 

Le groupe a poursuivi la lecture de Guérison ésotérique, Traité sur les sept Rayons, Volume IV, pp. 607 à 623, par la fin de l'étude de la Loi V de guérison. 

Quiconque cherche à opérer selon les directives indiquées dans l’enseignement se devra d’avancer prudemment quitte à être inefficace. Il est en effet préférable de n'avoir aucun effet sur le patient et son état que d'accélérer sa mort.

Il est plus facile d’aider une personne évoluée, en agissant directement sur le ou les centres concernés, qu’une personne chez qui le centre est normalement inactif et pour laquelle les processus de guérison spirituelle seront plus difficiles à mettre en œuvre.

Dans la dernière phrase de la Troisième Règle, il est question des deux et de l'un. Il s'agit de l'énergie de son âme focalisée dans son centre coronal et de l'énergie de son "centre nécessaire", plus l'énergie du centre qui contrôle le point de friction dans le corps du patient. Ces énergies associées chez le guérisseur sont responsables de la guérison, pourvu qu'il soit dans la destinée du patient d'être guéri.

 

LOI VI : "Lorsque les énergies constructives de l'âme sont actives dans le corps, on y voit régner la santé, des réactions pures, et une activité juste. Lorsque les constructeurs sont les seigneurs lunaires et les travailleurs soumis au contrôle de la lune et aux ordres du moi personnel, on voit apparaître la mauvaise santé, la maladie, et la mort." 

Cette loi expose très simplement les idées suivantes :

1.     Lorsque l'âme contrôle la forme impliquée, la santé est présente.

2.     L'âme est la bâtisseuse de la forme, la force constructive en manifestation.

3.     Ceci est vrai à la fois du microcosme et du macrocosme.

4.     Elle apporte comme résultats l'intégrité, de justes relations, et une activité correcte.

5.     Lorsque l'âme ne détient pas le commandement, et qu'en conséquence les forces de la nature en forme sont les facteurs décisifs, la maladie apparaît.

6.     Les bâtisseurs de la forme sont les "seigneurs lunaires", les élémentaux physique, astral, et mental.

7.     Ceux-ci, dans leur triple totalité, composent la personnalité.

8.     Ils sont placés ésotériquement sous la gouverne de la lune, symbole de la forme et souvent appelés la "mère de la forme".

9.     L'émanation provenant de la lune contient les germes de la mort et de la maladie, parce que la lune est une "planète morte".

L’âme se borne durant des éons à préserver la vie et la conscience de la forme jusqu'à ce que celle-ci ait atteint le stade où elle peut être un instrument utile et approprié. L'âme peut alors l'employer comme moyen d'expression et de service et le karma détermine la nature et la qualité du corps physique.

La bonne santé ne dépend pas nécessairement du contact conscient avec l'âme. Elle en résulte mais dans la majorité des cas, elle dépend aussi de la vie et des intentions de la personnalité. Pour que l'âme apporte une aide véritable, il faut attendre que la personnalité ait orienté sa volonté vers le progrès spirituel et vers une vie plus nette et plus pure.

Toutes les formes dans tous les règnes sont bâties par les seigneurs lunaires sous une impulsion émanant du Logos planétaire travaillant en coopération avec l'Esprit de la Terre, somme totale de tous les seigneurs lunaires et des trois types de substance activée qui servent à créer les corps physique, astral, et mental. Cette relation, sous l'influence du mirage, est le reflet dans les trois mondes de la relation entre l'âme et l'élémental de la personnalité. Lorsque l'âme peut assumer un contrôle conscient dans et sur la forme, les élémentaux ont atteint le point où ils sont prêts à s'avancer sur le sentier du retour. L'âme se sacrifie en travaillant pour sauver la substance et faire progresser l'évolution de la matière.

C'est là que gît le secret de la souffrance planétaire et de la mort. Sous l'angle du macrocosme, il n'y a pas encore de véritable équilibre entre l'esprit et la matière. Les forces d'involution sont encore puissantes et les énergies spirituelles sont encore frustrées, mais à un degré bien moindre qu'aux époques antérieures de l'histoire de l'humanité. La prochaine grande race humaine atteindra un point d'équilibre qui inaugurera un âge d'or. Les zones de frustration et de vaine activité disparaîtront. 

Le corps physique dense n'est pas un principe. Du point de vue macrocosmique, un principe est le germe ou la semence de chaque sous-plan qui incorpore un aspect de la conscience divine en cours de développement. Un principe est un germe de conscience portant en lui tout le potentiel d'une pleine conscience à un niveau donné de l'activité divine. Il est ce qui rend possible de connaître l'ambiance et d'y réagir consciemment. Il est ce qui implique le "déroulement" ordonné d'une activité sensible en rendant possible et inévitable un accroissement de compréhension divine.

Au cours de la présente incarnation divine de notre Logos, le corps physique n'est pas un but, mais simplement un corps qui existe et qu'il faut accepter, adapter, et incorporer dans le plan général de l'évolution. Le corps physique répond automatiquement à la conscience qui se développe lentement dans tous les règnes de la nature. Il n'est pas important dans le processus actif, car il est un récepteur et non un initiateur d'activité. Lorsqu'il devient par erreur l'objet de l'attention, cela dénote une régression. C'est pourquoi toute attention profonde portée aux disciplines physiques, au végétarisme, aux régimes, au jeun, et à tous les modes de guérison soi-disant mentale ou divine sont indésirables et non conformes au dessein projeté.

Les glandes endocrines sont une partie tangible, puissante et efficace, du corps physique. Il est essentiel de les considérer comme des effets, et non comme des causes d'événements, d'incidents, et de conditions dans le corps.

 

Loi VII : Lorsque la vie ou l'énergie se répandent sans obstacles et selon une juste gouverne vers leur précipité (la glande connexe), la forme obéit et la mauvaise santé disparaît. 

La doctrine des intermédiaires est un facteur que l'on retrouve dans tout l'enseignement occulte. Bien que faussement interprétée, l'enseignement chrétien l'a mise en valeur concernant le Christ, le présentant comme un intermédiaire entre un Dieu courroucé et une humanité ignorante.

Il en est de même concernant l'âme, intermédiaire entre la monade et la personnalité. Cette idée se retrouve dans d'autres représentations religieuses, comme le Bouddha, intermédiaire entre Shamballa et la Hiérarchie.

Tout le système de la révélation occulte est basé sur la doctrine d'interdépendance. Il y a partout circulation, transmission et transfert d'énergies par un mécanisme approprié.

L'Avatar est un Agent transmetteur d'énergies ; c'est un Etre qui travaille avec des énergies transmises par le corps éthérique d'une planète ou du système solaire. Cela fut manifesté d'une manière originale par le Christ qui transmit pour la première fois dans l'histoire de la planète l'énergie cosmique d'amour au plan physique de notre terre et au règne humain. Quatre qualités du second aspect furent alors transmises, les seules que l'humanité pouvaient absorber, dont une seule commence à s'exprimer : la bonne volonté. Parmi les trois autres qualités qui seront révélées ultérieurement, l'une d'elle est reliée à la qualité curative de l'amour, que le Christ appela une vertu. Ceci est en relation avec la septième loi, qui met l'accent sur le fait que le corps physique dense, sous l'impact d'énergies subjectives, produit "une structure de transmission" et reproduit l'activité du corps éthérique.

Le corps médical connaît peu de choses sur les rapports des glandes entre elles, cependant elles constituent un système directeur entrecroisé d'une importance vitale. Elles sont reliées et régies par les sept centres éthériques, contrôlant toutes les régions du corps et étroitement reliées à l'art de guérir. Lorsque l'énergie curative est distribuée par l'intermédiaire du centre conditionnant la région malade, la glande associée est stimulée et cela accroît son activité. Les glandes sont également des intermédiaires entre le guérisseur et le patient.

Les centres agissent sur le système endocrinien par impact direct, au moyen d'un courant d'énergie émanant du point central du centre. Par ce moyen, les centres conditionnent et régissent des régions entières du corps. Ils y parviennent par les aspects du centre que nous appelons symboliquement "les pétales du lotus".

La force de vie, qui est essentiellement neutre, est focalisée en un point situé au centre même du lotus, et lorsqu'elle en sort pour pénétrer la glande associée, elle se charge de la qualité d'énergie dont le centre est responsable. Le rayon de vie, si l'on peut l'appliquer ainsi, et que l'on trouve au cœur de chaque centre, est monadiquement identifié avec sa source. Lorsqu'il est mis en contact avec ses pétales, il possède une qualité majeure innée d'énergie d'attraction. Toute l'énergie émanant de la source unique de notre système solaire est reliée à l'énergie que nous appelons Amour, et cette énergie est l'attraction magnétique. Les pétales du lotus et la zone d'énergie environnante qui constitue la forme du lotus sont qualifiés par l'un des sept types subsidiaires d'énergie. Ceux-ci émanent des sept Rayons qui eux émanent de la Source unique pour représenter le Créateur multiple.
 

Sur notre Terre, il existe sept centres qui, au cours de l'évolution, deviennent les récepteurs des sept qualités de rayon des sept planètes sacrés. Trois de ces centres sont connus :

 

1. Shamballa

Le rayon de pouvoir ou de dessein.

Le premier aspect.

L'énergie de volonté.

2. La Hiérarchie

Le rayon d'amour-sagesse.

Le second aspect.

L'énergie d'amour.

3. L'Humanité

Le rayon d'intelligence active.

Le troisième aspect.

L'énergie de pensée.

Il existe quatre autres centres par lesquels le Seigneur du monde, Sanat Kumara, exécute Ses desseins sur notre planète.

L'homme possède également sept centres majeurs, récepteurs de l'énergie émanant des sept centres planétaires qui conditionnent l'expression de l'homme dans les trois mondes. La méditation est l'établissement d'une voie de communication directe entre la monade et la personnalité purifiée, et entre les sept centres du véhicule éthérique humain. Le résultat de la méditation consiste en un alignement correct pour la circulation des sept énergies aboutissant à une pleine expression de la divinité.

Le Christ avait effectué la "complète reddition ésotérique des sept" aux énergies spirituelles affluentes, générant un système endocrinien parfait. Cela fit de Lui une expression de la perfection divine pour le monde entier. Il fut le premier de notre humanité à parvenir à ce point d'évolution. Saint Paul a dit de lui qu'il fut "L'Aîné dans une grande famille de frères".

Ce sont les centres qui maintiennent la cohésion du corps et en font un système énergique et actif. Au moment de la mort, le fil de conscience se retire du centre coronal et le fil de vie du centre cardiaque. Ce double retrait produit un effet sur chaque centre du corps qui sont maintenus en activité et qualifiés par l'action des fils. C'est ainsi que meurt le corps, cessant de former un ensemble cohérent et conscient. 

 

Le groupe a poursuivi la lecture de Rayons et Initiations, Traité sur les sept Rayons, Volume V, (pp. 102 à 117) par l'étude de la Règle IV destinée aux disciples et aux initiés. 

Deux idées principales se trouvent dans la Règle IV : la pensée de la mort et la nature de la volonté, qui auront toutes deux au siècle prochain un sens nouveau pour l'humanité. Pour l'homme moyen la mort est la fin de tout ce que l'on a aimé, un point de crise catastrophique. Si vraie que soit la foi dans les valeurs spirituelles, le sens de l'éternité et de la continuité repose encore sur une probabilité et une base instable. La pensée qui revient avec insistance sur cette question concerne le "Je" central, intégrité de la divinité. L'accent passe du "Je" aux parties constituantes du vêtement du Soi, que le disciple est invité à détruire. Il est demandé au disciple de reconnaître qu'il est l'aspect Père lui-même, la volonté créatrice. La vie de groupe l'aidera à pénétrer l'aspect vie et volonté. Quand ce processus est engagé, il se rend compte que la forme et sa conscience de la forme ont produit une forme-pensée résumant sa relation avec la forme, la matière, le désir et tout ce que l'incarnation lui a apporté. Le fait de se détacher de cette forme-pensée le confronte à la Mort, jusqu'à la quatrième initiation où il comprend que la mort est la rupture d'un fil qui le relie au cercle infranchissable. C'est la volonté qui produit l'orientation, le monde de la forme et par-dessus tout le monde de l'âme.

L'initié et le Maître, focalisés dans le monde de l'Etre, sont la volonté illuminée par l'amour les reliant au monde de l'âme et ils sont l'activité intelligente qui les relie au monde de la forme. Maintenant, pour l'initié, ces qualités sont tombées en dessous du seuil de la conscience. Son effort est dirigé vers la réalisation d'un état d'Etre immuable, exprimé par les mots : "Je suis cela et cela c'est moi".

Les dix-huit feux doivent mourir et les vies mineures doivent retourner au réservoir de vie. L'injonction est :

Il doit y parvenir par l'évocation de la Volonté.

Ce genre de mort est toujours engendré par un groupe dès que l'expérience dans la forme a rempli son office, la perfection étant pratiquement obtenue. Ceci est consommé à la quatrième initiation. Le disciple trouve son groupe dans l'ashram du Maître et consciemment il se rend maître de la mort.

La méthode d'évocation de l'aspect Volonté et le processus de reconnaissance de l'aspect Vie sont examinés dans les deux dernières phrases de la Règle IV :

Les roues mineures ne doivent plus jamais tourner dans le temps et l'espace. Seule la grande Roue doit continuer d'avancer et de tourner.

Il est rappelé à l'aspirant que le temps est de nature et de manifestation cycliques et que "l'espace est une entité". L'espace et la substance sont des termes synonymes. La substance est l'agrégat des vies atomiques dont toutes les formes sont construites. Elle n'est vraiment connue que de l'âme. Quand le corps de l'âme disparaît après la quatrième initiation, il reste un point de lumière conscient, immuable, qui perçoit les deux extrêmes de l'expression divine : le sens de l'individualité et celui de l'universalité. Ils sont fusionnés et mêlés dans l'Un. Il n'est fait aucune différence entre les deux au niveau monadique. L'identification à la fois avec la partie et le tout connaît son point de tension dans la volonté d'être, qualifiée par la volonté de bien et développée par la volonté de savoir. Ces trois aspects de la volonté divine existent dans leur perfection chez le Logos solaire, et trouvent un moyen d'expression chez le Logos planétaire. Cette volonté agit de sept façons, par les qualités propres aux sept Logoï planétaires qui s'expriment au moyen des sept planètes sacrées.

L'espace est le domaine dans lequel les états de l'Existence sont amenés au stade de reconnaissance. Quand ce stade a été atteint et que l'âme est pleinement consciente, intervient le facteur Temps, relié à la Vie monadique. Du point de vue du Père, ces apparitions dans le temps et dans l'espace ne sont pas la vie. Le disciple apprend qu'il est la Vie même, l'amour intelligent, l'âme. Plus tard, il découvre qu'il n'est pas l'âme mais la Volonté, gouvernant le temps et organisant dans le temps l'espace.

Les deux dernières phrases de la Loi IV signifient que l'évocation de la volonté implique l'identité avec le dessein plus large. Quand le sentier de l'évolution aura été parcouru jusqu'au bout, il restera le dessein divin et la Vie qui enveloppe tout, en matérialisant le plan dans le temps et dans l'espace. Ceci découle de la révolution de la plus grande Roue de la vie qui fait tourner toutes les vies mineures dans le temps et dans l'espace. Ayant épuisé tous les buts tangibles, l'homme se tourne vers l'intangible. Il découvre une volonté plus grande que la sienne et s'y identifie lentement. En exécutant le plan, le disciple apprend la nature du dessein au fur et à mesure que se développe sa conscience monadique.

Le Maître D.K. précise que ses enseignements sont destinés d'une part à faire descendre des concepts chez les penseurs, et d'autre part pour la génération à venir dans l'ère du Verseau. Cette ère sera dominée par l'interdépendance et la conscience de groupe. L'égoïsme va disparaître progressivement. Le danger éventuel serait que le groupe, en tant que concentration d'énergies focalisées, renforce le matérialisme sur terre et donne plus de pouvoir aux forces du mal. C'est pourquoi il est urgent de développer la volonté de bien sur terre et de stimuler la bonne volonté dans la masse.

L'aspect volonté de la divinité ne peut s'exprimer que par l'intermédiaire de l'humanité. La volonté de bien – aspect Père – doit se développer chez les disciples pour que la bonne volonté aspect Mère – s'exprime dans l'humanité moyenne. A partir de ces deux aspects la nouvelle civilisation peut être fondée. La volonté est dynamique, basée sur la compréhension du plan et la réaction au dessein, tels que le perçoivent les initiés en contact avec Shamballa et les disciples faisant partie de la Hiérarchie.

Règle V : Le Tout macrocosmique.

L'ère prochaine d'expansion spirituelle verra un facteur nouveau apparaître : l'initiation de Groupe, au vu du nombre considérable d'âmes en incarnation devant atteindre le but, et au vu du cycle du Logos planétaire. Jusqu'alors, la Porte de l'Initiation était franchie par les membres de la famille humaine un par un.

Le point de vue du soi séparé disparaissant, de plus en plus de personnes fonctionnent en tant qu'âmes. La relation de groupe remplace la relation et l'intérêt personnel. A mesure que les disciples parviendront à la réalisation de groupe, la Hiérarchie pourra admettre de tels disciples en formation de groupe. Cela rend nécessaire le rétablissement des anciens Mystères sur terre. La relation de groupe doit se manifester dans les trois mondes, et s'exprimer chez les disciples dans leur vie de groupe sur le plan physique. D'où l'extériorisation des ashrams. Des difficultés surgiront en raison de l'astralisme et des ambitions des personnalités. Des chefs égoïstes prétendront être des Maîtres.

Les Maîtres devaient d'une part faire face au mirage de la majorité des gens et d'autre part au progrès rapide de l'humanité dans le domaine des relations de groupe. La Hiérarchie entreprit d'entraîner ceux dont le mental et le cœur sont prêts à franchir la Porte de Lumière. Des tentatives expérimentales ont été menées. 

Règle V : Qu'à l'unisson le groupe perçoive le rayonnement de la Triade, qui fait pâlir la lumière de l'âme et efface la lumière de la forme. Le Tout macrocosmique est tout ce qui existe. Que le groupe perçoive ce Tout et ne pense jamais plus "mon âme et la tienne". 

La première demande de Shamballa est que les groupes préparés à l'initiation soient composés de disciples en train de construire l'antahkarana. La deuxième demande est qu'ils montrent certains signes du sens de la synthèse, lié à l'aspect volonté. Dans l'ère de l'occultisme, le néophyte apprendra à voir le tableau dans son ensemble, à pénétrer un état de conscience plus grand qui "ne voit pas la différence". Le résultat est l'union du mode de vie vertical avec celui horizontal du service. Pour cela, ceux qui veulent rechercher ensemble l'initiation sont entraînés pour se présenter ensemble à l'Unique Initiateur en tant "qu'unité de lumière". Ce sens de la synthèse ne peut se trouver que chez ceux qui ont construit le pont reliant l'unité mentale et l'atome permanent manasique.

Dans Initiation Humaine et Solaire, le but du Sentier de Probation est ainsi défini dans la Règle V :

"Que le postulant veille à ce que l'Ange Solaire fasse pâlir la lumière des anges lunaires, et demeure le seul luminaire du ciel microcosmique. Pour l'aspirant en probation, l'âme doit apparaître comme le Soleil de la vie. Toutes les lumières mineures doivent être éteintes par la lumière du luminaire central ; tous les petits feux doivent être effacés par le feu solaire. L'Ange solaire gouverne la vie de la personnalité et ses forces."

 Ceci, dans le nouvel âge, est le but du Sentier de probation et du postulant à l'état de disciple. Une compréhension plus claire du Sentier du disciple sera nécessaire, et l'enseignement principal se rapportera à :

1.     La construction de l'antahkarana.

2.     La nature de l'intuition et son développement.

3.     La nature de la vie telle que l'exprime la Monade.

La nouvelle révélation est cachée dans ces trois vérités. L'enseignement donné aux néophytes et aux disciples portera sur l'aspect vie et plus tellement sur l'aspect amour car ils l'exprimeront déjà. La nature de la vie et l'expérience monadique constitueront la révélation suivante pour ceux qui s'efforcent de vivre en tant qu'âmes et qui se trouvent à la périphérie de la Hiérarchie.

Les deux parties de cette règle expriment les nouvelles exigences demandées aux disciples et non aux postulants. Le microcosme se rapporte au postulant tandis que le macrocosme est proposé au disciple. Ces exigences sont exprimées dans la Règle V comme suit :

1.     "Qu'à l'unisson le groupe perçoive le rayonnement de la Triade, qui fait pâlir la lumière de l'âme et efface la lumière de la forme". C'est la construction de l'antahkarana.

2.     Le Tout macrocosmique est tout ce qui existe. Que le groupe perçoive ce Tout et ne pense jamais plus, "mon âme et la tienne". C'est le sens de la synthèse en tant que vision occulte.

Le but proposé aux membres de la Hiérarchie est l'admission à Shamballa et à l'expression divine. Ils sont eux aussi sur la voie de l'évolution, devant passer par le "chas de l'aiguille" sur le chemin de l'évolution supérieure qui s'ouvre devant le Maître de sagesse.

L'exigence demandée peut être explicitée par un épisode du Nouveau Testament. Le Christ indiqua au "jeune homme riche", riche par l'envergure de sa conscience, qu'il devait se préparer à une grande renonciation et à un pas en avant, ce que la Règle V appelle "le rayonnement de la Triade" c'est-à-dire le développement de la conscience monadique et la quatrième initiation. Le corps causal en sera détruit, et cela permettra à l'initié de pénétrer dans la Chambre du Conseil du Très-Haut. La volonté du "jeune homme riche", bien qu'initié, ne répondait pas encore aux exigences, de sorte qu'il s'en alla. Il devait continuer à se préparer à la quatrième initiation, la Crucifixion, et ainsi passer par le "chas de l'aiguille".

 

L'Ancien Commentaire contient des phrases symboliques nous éclairant sur les occasions offertes à l'âme tandis qu'elle fait l'expérience de l'incarnation :

"Au sein du temps, circonscrite par l'espace et limitée par l'obscurité – bien que toujours soutenue par la chaleur – la vie évolue. Elle développe des facultés. Elle devient en miniature ce qu'elle est. Elle prend forme et connaît la divinité de la séparation. Tel est son but. Réfléchissez. La connaissance va venir.

"Au-delà de la porte, se trouve la plus grande lumière et la plus grande vie. Elle se connaît pour ce qu'elle est. Elle ne se suffit pas à elle-même et sait qu'elle est cela – la partie du Tout, divinement une avec les autres. Réfléchissez. L'union viendra.

"Devant le rempart du lieu où Dieu lui-même se trouve, un Fils de Dieu s'avance. Il se tient devant le "chas de l'aiguille" et cherche à franchir le mur protecteur. Il n'est pas circonscrit par le temps et l'espace, et la lumière et la vie lui appartiennent. Il comprend la beauté et sait que cela existe.

"Au lieu d'être riche de temps, d'espace et de tous les chatoyants aspects de la forme, il se sait riche en amour, en connaissance, en sagesse, en pénétration, et de toute la "panoplie" de Dieu (telle qu'il la saisit), il ne lui manque qu'une chose. Réfléchissez. Le Dessein va se révéler, le Tout se révélera, et alors l'âme – chargée des richesses et des fruits d'un long labeur – s'évanouira comme la brume, et seul Dieu, Celui qui vit, demeurera."

 

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