En début de rencontre, notre frère Di. a lu sa planche
intitulée "Inertie, Résistance, Opposition". Cette planche lui a été
donnée suite à son retard lors de la dernière méditation, conséquence d’un
moment d’étourderie, de papillonnage. Suite à cela, un sentiment de révolte
et une auto-justification ont émergé. Bien souvent, cette attitude reflète
chez lui un sentiment refoulé d’opposition ou de négation. Dans le cadre
familial, cela se traduit par une obstination, une affirmation péremptoire
tandis que dans la sphère professionnelle, il tente de préserver les
relations par la compromission et le mensonge.
Ces mécanismes de personnalité sont amplifiés et
renvoyés par ses propres enfants, ce qui le met souvent en colère. En
analyse, cette inertie se traduit par des silences ou une incapacité à se
remettre en cause du fait d’une cristallisation. Di. recherche la quiétude,
tout en préservant la relation. Cette quête affective est un obstacle à la
mise en place de la discipline, de la volonté. Elle est, pour notre frère,
une échappatoire dans laquelle il se complaît. Elle est la source d’une
grande dualité entre la verticalité et le maintien de relations
horizontales.
Il y a encore trop de complaisance, trop de facilité,
de malignité dans son comportement. L’orgueil, encore trop présent, l’inhibe
dans la relation avec son âme qu’il éprouve des difficultés à invoquer.
Le thème de cette planche a interpellé notre frère Ph.
qui a évoqué son comportement oscillant entre un personnage adapté et
conciliant dans le milieu professionnel, au sein duquel il recherche de la
reconnaissance, et un personnage plus "grossier" dans le cercle familial où
sa présence est légitimée.
Notre sœur Sy. a également exprimé la différence entre
son attitude au travail et celle qu’elle adopte vis-à-vis de son fils. Elle
est bien consciente que cela repose sur l’importance de son attachement
affectif, différent selon le contexte et les personnes concernées.
L’inertie laisse fréquemment penser à de l’opposition,
plus ou moins consciente. Plutôt que de s’opposer aux autres par une forme
d’inertie, de résistance passive, il serait plus juste de dire "je n’ai pas
d’énergie, je ne suis pas motivé pour ce qui m’est demandé". Ceux que l’on
qualifie de "paresseux" sont, bien souvent, bloqués dans une sphère de
conscience qui ne leur convient pas et qui ne suscite pas de motivation, pas
d’énergie en eux. Au contraire, vivre des émotions dans un contexte
particulier permet d’avoir des énergies. S’installer dans une sphère de
conscience caractérisée par de la quiétude, de la passivité, peut aussi
empêcher de progresser dans une tension vers un but.
Certains s’interrogent : "Ai-je raison de fonctionner
dans la sphère où sont stimulées mes énergies ?" Il serait plus judicieux de
se poser les questions suivantes : "Vers quoi ces énergies tendent-elles ?
Vers quoi m’orientent-elles ? M’incitent-elles à l’élévation ou bien aux
désirs inférieurs désordonnés ?"
Ne pas avoir d’énergie signifie qu’il existe un
équilibre entre la tension vers le haut et l’attraction pour le bas.
L’inertie résulterait ainsi d’une dualité fondamentale.
Constater son manque d’énergie peut entraîner une forme
de désolation. Il s’agit, pour chacun d’entre nous, d’apprendre à ne pas se
désoler devant la difficulté car, si nous nous attristons de notre chute,
cela nous maintient dans une spirale d’échec. On devient alors créateur
d’évènements négatifs et on ne peut se perfectionner.
La capacité à se perfectionner est liée à la capacité à
percevoir l’unicité de toutes les problématiques auxquelles nous sommes
confrontés. Lorsque nous essayons de "recoller les morceaux" ici et là dans
notre vie, nous ne progressons pas. Il nous faut, au contraire, rechercher
l’essence de ce qui nous pose problème pour atteindre la synthèse et
dépasser nos limitations.
Notre sœur My. a évoqué sa "lâcheté" sur le plan
professionnel : elle accepte de mettre en place des compromis, difficiles à
tenir, avec la mère d’un enfant dont elle souhaite conserver la garde pour
des raisons affectives. En se définissant comme "lâche", en se qualifiant de
manière négative, My. ne résout pas son problème. Une analyse fine
apporterait un éclairage sur l’attachement dont elle ne peut se défaire. My.
devrait se dire "attachée" et non "lâche".
Notre frère Al. a ensuite évoqué ses obsessions
d’échec ; il sent son mental encombré par des actions qui ne sont pas
achevées : tâches accumulées, livres non finis, bureau non rangé… Il pense
que tant qu’il n’élague pas sa sphère d’activité, il ne peut avoir d’énergie
pour avancer et progresser.
Si notre vie est construite comme une étoile présentant
mille branches équivalentes, cela nous donne l’impression de ne pas avoir de
temps pour l’essentiel. On pourrait comparer les activités horizontales à
des "gourmands" sur un vieil arbre, à des îlots d’énergie dans le concret.
Tout jardinier sait qu’il faut élaguer les arbustes pour ne faire pousser
qu’une seule tige, bien verticale. Cet élagage pourrait être une
illustration du détachement à mettre en place dans nos vies. Prenons-nous
conscience de ce qui est fondamental ? Toutes nos activités sont-elles
subordonnées à l’axe vertical ou bien avons-nous de multiples branches
horizontales sans forme ? Avons-nous des énergies essentiellement dirigées
vers la quête ? Nos activités sont-elles déviantes ou ascensionnelles ?
Ainsi, nous devons nous interroger judicieusement avant
de poser des actes. Il nous faut savoir couper certaines branches, maintenir
l’arbre bien taillé pour maintenir un certain niveau énergétique et ne pas
risquer la dévitalisation. Le détachement peut ainsi être compris comme une
forme de maintien de la santé mentale.
Jusqu’au bout de la vie, la vigilance pour le maintien
de la branche verticale est primordiale. Allons-nous mourir "dynamiquement",
en pleine conscience ? D’une certaine manière, maintenir la volonté c’est se
faire violence. La répétition d’un acte n’est pas associée à la volonté,
mais la volonté permet de maintenir le renouvellement de nos actes.
Le groupe a poursuivi la lecture de Guérison
ésotérique, Traité sur les sept Rayons, Volume IV, pp. 607 à 623,
par la fin de l'étude de la Loi V de guérison.
Quiconque cherche à opérer selon les directives
indiquées dans l’enseignement se devra d’avancer prudemment quitte à être
inefficace. Il est en effet préférable de n'avoir aucun effet sur le patient
et son état que d'accélérer sa mort.
Il est plus facile d’aider une personne évoluée, en
agissant directement sur le ou les centres concernés, qu’une personne chez
qui le centre est normalement inactif et pour laquelle les processus de
guérison spirituelle seront plus difficiles à mettre en œuvre.
Dans la dernière phrase de la Troisième Règle, il est
question des deux et de l'un. Il s'agit de l'énergie de son âme focalisée
dans son centre coronal et de l'énergie de son "centre nécessaire", plus
l'énergie du centre qui contrôle le point de friction dans le corps du
patient. Ces énergies associées chez le guérisseur sont responsables de la
guérison, pourvu qu'il soit dans la destinée du patient d'être guéri.
LOI VI : "Lorsque les énergies constructives de
l'âme sont actives dans le corps, on y voit régner la santé, des réactions
pures, et une activité juste. Lorsque les constructeurs sont les seigneurs
lunaires et les travailleurs soumis au contrôle de la lune et aux ordres du
moi personnel, on voit apparaître la mauvaise santé, la maladie, et la mort."
Cette loi expose très simplement les idées suivantes :
1. Lorsque l'âme contrôle la forme impliquée, la
santé est présente.
2. L'âme est la bâtisseuse de la forme, la force
constructive en manifestation.
3. Ceci est vrai à la fois du microcosme et du
macrocosme.
4. Elle apporte comme résultats l'intégrité, de
justes relations, et une activité correcte.
5. Lorsque l'âme ne détient pas le commandement, et
qu'en conséquence les forces de la nature en forme sont les facteurs
décisifs, la maladie apparaît.
6. Les bâtisseurs de la forme sont les "seigneurs
lunaires", les élémentaux physique, astral, et mental.
7. Ceux-ci, dans leur triple totalité, composent la
personnalité.
8. Ils sont placés ésotériquement sous la gouverne
de la lune, symbole de la forme et souvent appelés la "mère de la forme".
9. L'émanation provenant de la lune contient les
germes de la mort et de la maladie, parce que la lune est une "planète
morte".
L’âme se borne durant des éons à préserver la vie et la
conscience de la forme jusqu'à ce que celle-ci ait atteint le stade où elle
peut être un instrument utile et approprié. L'âme peut alors l'employer
comme moyen d'expression et de service et le karma détermine la nature et la
qualité du corps physique.
La bonne santé ne dépend pas nécessairement du contact
conscient avec l'âme. Elle en résulte mais dans la majorité des cas, elle
dépend aussi de la vie et des intentions de la personnalité. Pour que l'âme
apporte une aide véritable, il faut attendre que la personnalité ait orienté
sa volonté vers le progrès spirituel et vers une vie plus nette et plus
pure.
Toutes les formes dans tous les règnes sont bâties par
les seigneurs lunaires sous une impulsion émanant du Logos planétaire
travaillant en coopération avec l'Esprit de la Terre, somme totale de tous
les seigneurs lunaires et des trois types de substance activée qui servent à
créer les corps physique, astral, et mental. Cette relation, sous
l'influence du mirage, est le reflet dans les trois mondes de la relation
entre l'âme et l'élémental de la personnalité. Lorsque l'âme peut assumer un
contrôle conscient dans et sur la forme, les élémentaux ont atteint le point
où ils sont prêts à s'avancer sur le sentier du retour. L'âme se sacrifie en
travaillant pour sauver la substance et faire progresser l'évolution de la
matière.
C'est là que gît le secret de la souffrance planétaire
et de la mort. Sous l'angle du macrocosme, il n'y a pas encore de véritable
équilibre entre l'esprit et la matière. Les forces d'involution sont encore
puissantes et les énergies spirituelles sont encore frustrées, mais à un
degré bien moindre qu'aux époques antérieures de l'histoire de l'humanité.
La prochaine grande race humaine atteindra un point d'équilibre qui
inaugurera un âge d'or. Les zones de frustration et de vaine activité
disparaîtront.
Le corps physique dense n'est pas un principe. Du point
de vue macrocosmique, un principe est le germe ou la semence de chaque
sous-plan qui incorpore un aspect de la conscience divine en cours de
développement. Un principe est un germe de conscience portant en lui tout le
potentiel d'une pleine conscience à un niveau donné de l'activité divine. Il
est ce qui rend possible de connaître l'ambiance et d'y réagir consciemment.
Il est ce qui implique le "déroulement" ordonné d'une activité sensible en
rendant possible et inévitable un accroissement de compréhension divine.
Au cours de la présente incarnation divine de notre
Logos, le corps physique n'est pas un but, mais simplement un corps qui
existe et qu'il faut accepter, adapter, et incorporer dans le plan général
de l'évolution. Le corps physique répond automatiquement à la conscience qui
se développe lentement dans tous les règnes de la nature. Il n'est pas
important dans le processus actif, car il est un récepteur et non un
initiateur d'activité. Lorsqu'il devient par erreur l'objet de l'attention,
cela dénote une régression. C'est pourquoi toute attention profonde portée
aux disciplines physiques, au végétarisme, aux régimes, au jeun, et à tous
les modes de guérison soi-disant mentale ou divine sont indésirables et non
conformes au dessein projeté.
Les glandes endocrines sont une partie tangible,
puissante et efficace, du corps physique. Il est essentiel de les considérer
comme des effets, et non comme des causes d'événements, d'incidents, et de
conditions dans le corps.
Loi VII : Lorsque la vie ou l'énergie se répandent
sans obstacles et selon une juste gouverne vers leur précipité (la glande
connexe), la forme obéit et la mauvaise santé disparaît.
La doctrine des intermédiaires est un facteur
que l'on retrouve dans tout l'enseignement occulte. Bien que faussement
interprétée, l'enseignement chrétien l'a mise en valeur concernant le
Christ, le présentant comme un intermédiaire entre un Dieu courroucé et une
humanité ignorante.
Il en est de même concernant l'âme, intermédiaire entre
la monade et la personnalité. Cette idée se retrouve dans d'autres
représentations religieuses, comme le Bouddha, intermédiaire entre Shamballa
et la Hiérarchie.
Tout le système de la révélation occulte est basé sur
la doctrine d'interdépendance. Il y a partout circulation, transmission et
transfert d'énergies par un mécanisme approprié.
L'Avatar est un Agent transmetteur d'énergies ; c'est
un Etre qui travaille avec des énergies transmises par le corps éthérique
d'une planète ou du système solaire. Cela fut manifesté d'une manière
originale par le Christ qui transmit pour la première fois dans l'histoire
de la planète l'énergie cosmique d'amour au plan physique de notre terre et
au règne humain. Quatre qualités du second aspect furent alors transmises,
les seules que l'humanité pouvaient absorber, dont une seule commence à
s'exprimer : la bonne volonté. Parmi les trois autres qualités qui seront
révélées ultérieurement, l'une d'elle est reliée à la qualité curative de
l'amour, que le Christ appela une vertu. Ceci est en relation avec la
septième loi, qui met l'accent sur le fait que le corps physique dense, sous
l'impact d'énergies subjectives, produit "une structure de transmission" et
reproduit l'activité du corps éthérique.
Le corps médical connaît peu de choses sur les rapports
des glandes entre elles, cependant elles constituent un système directeur
entrecroisé d'une importance vitale. Elles sont reliées et régies par les
sept centres éthériques, contrôlant toutes les régions du corps et
étroitement reliées à l'art de guérir. Lorsque l'énergie curative est
distribuée par l'intermédiaire du centre conditionnant la région malade, la
glande associée est stimulée et cela accroît son activité. Les glandes sont
également des intermédiaires entre le guérisseur et le patient.
Les centres agissent sur le système endocrinien par
impact direct, au moyen d'un courant d'énergie émanant du point central du
centre. Par ce moyen, les centres conditionnent et régissent des régions
entières du corps. Ils y parviennent par les aspects du centre que nous
appelons symboliquement "les pétales du lotus".
La force de vie, qui est essentiellement neutre, est
focalisée en un point situé au centre même du lotus, et lorsqu'elle en sort
pour pénétrer la glande associée, elle se charge de la qualité d'énergie
dont le centre est responsable. Le rayon de vie, si l'on peut l'appliquer
ainsi, et que l'on trouve au cœur de chaque centre, est monadiquement
identifié avec sa source. Lorsqu'il est mis en contact avec ses pétales, il
possède une qualité majeure innée d'énergie d'attraction. Toute l'énergie
émanant de la source unique de notre système solaire est reliée à l'énergie
que nous appelons Amour, et cette énergie est l'attraction magnétique. Les
pétales du lotus et la zone d'énergie environnante qui constitue la forme du
lotus sont qualifiés par l'un des sept types subsidiaires d'énergie. Ceux-ci
émanent des sept Rayons qui eux émanent de la Source unique pour représenter
le Créateur multiple.
Sur notre Terre, il existe sept centres qui, au cours
de l'évolution, deviennent les récepteurs des sept qualités de rayon des
sept planètes sacrés. Trois de ces centres sont connus :
|
1. Shamballa |
Le rayon de pouvoir ou de dessein.
Le premier aspect.
L'énergie de volonté. |
|
2. La Hiérarchie |
Le rayon d'amour-sagesse.
Le second aspect.
L'énergie d'amour. |
|
3. L'Humanité |
Le rayon d'intelligence active.
Le troisième aspect.
L'énergie de pensée. |
Il existe quatre autres centres par lesquels le
Seigneur du monde, Sanat Kumara, exécute Ses desseins sur notre planète.
L'homme possède également sept centres majeurs,
récepteurs de l'énergie émanant des sept centres planétaires qui
conditionnent l'expression de l'homme dans les trois mondes. La méditation
est l'établissement d'une voie de communication directe entre la monade et
la personnalité purifiée, et entre les sept centres du véhicule éthérique
humain. Le résultat de la méditation consiste en un alignement correct pour
la circulation des sept énergies aboutissant à une pleine expression de la
divinité.
Le Christ avait effectué la "complète reddition
ésotérique des sept" aux énergies spirituelles affluentes, générant un
système endocrinien parfait. Cela fit de Lui une expression de la perfection
divine pour le monde entier. Il fut le premier de notre humanité à parvenir
à ce point d'évolution. Saint Paul a dit de lui qu'il fut "L'Aîné dans une
grande famille de frères".
Ce sont les centres qui maintiennent la cohésion du
corps et en font un système énergique et actif. Au moment de la mort, le fil
de conscience se retire du centre coronal et le fil de vie du centre
cardiaque. Ce double retrait produit un effet sur chaque centre du corps qui
sont maintenus en activité et qualifiés par l'action des fils. C'est ainsi
que meurt le corps, cessant de former un ensemble cohérent et conscient.
Le groupe a poursuivi la lecture de Rayons et
Initiations, Traité sur les sept Rayons, Volume V, (pp. 102 à 117) par
l'étude de la Règle IV destinée aux disciples et aux initiés.
Deux idées principales se trouvent dans la Règle IV :
la pensée de la mort et la nature de la volonté, qui auront toutes deux au
siècle prochain un sens nouveau pour l'humanité. Pour l'homme moyen la mort
est la fin de tout ce que l'on a aimé, un point de crise catastrophique. Si
vraie que soit la foi dans les valeurs spirituelles, le sens de l'éternité
et de la continuité repose encore sur une probabilité et une base instable.
La pensée qui revient avec insistance sur cette question concerne le "Je"
central, intégrité de la divinité. L'accent passe du "Je" aux parties
constituantes du vêtement du Soi, que le disciple est invité à détruire. Il
est demandé au disciple de reconnaître qu'il est l'aspect Père lui-même, la
volonté créatrice. La vie de groupe l'aidera à pénétrer l'aspect vie et
volonté. Quand ce processus est engagé, il se rend compte que la forme et sa
conscience de la forme ont produit une forme-pensée résumant sa relation
avec la forme, la matière, le désir et tout ce que l'incarnation lui a
apporté. Le fait de se détacher de cette forme-pensée le confronte à la
Mort, jusqu'à la quatrième initiation où il comprend que la mort est la
rupture d'un fil qui le relie au cercle infranchissable. C'est la volonté
qui produit l'orientation, le monde de la forme et par-dessus tout le monde
de l'âme.
L'initié et le Maître, focalisés dans le monde de l'Etre,
sont la volonté illuminée par l'amour les reliant au monde de l'âme et ils
sont l'activité intelligente qui les relie au monde de la forme. Maintenant,
pour l'initié, ces qualités sont tombées en dessous du seuil de la
conscience. Son effort est dirigé vers la réalisation d'un état d'Etre
immuable, exprimé par les mots : "Je suis cela et cela c'est moi".
Les dix-huit feux doivent mourir et les vies mineures
doivent retourner au réservoir de vie. L'injonction est :
Il doit y parvenir par l'évocation de la Volonté.
Ce genre de mort est toujours engendré par un groupe
dès que l'expérience dans la forme a rempli son office, la perfection étant
pratiquement obtenue. Ceci est consommé à la quatrième initiation. Le
disciple trouve son groupe dans l'ashram du Maître et consciemment il se
rend maître de la mort.
La méthode d'évocation de l'aspect Volonté et le
processus de reconnaissance de l'aspect Vie sont examinés dans les deux
dernières phrases de la Règle IV :
Les roues mineures ne doivent plus jamais tourner
dans le temps et l'espace. Seule la grande Roue doit continuer d'avancer et
de tourner.
Il est rappelé à l'aspirant que le temps est de nature
et de manifestation cycliques et que "l'espace est une entité". L'espace et
la substance sont des termes synonymes. La substance est l'agrégat des vies
atomiques dont toutes les formes sont construites. Elle n'est vraiment
connue que de l'âme. Quand le corps de l'âme disparaît après la quatrième
initiation, il reste un point de lumière conscient, immuable, qui perçoit
les deux extrêmes de l'expression divine : le sens de l'individualité et
celui de l'universalité. Ils sont fusionnés et mêlés dans l'Un. Il n'est
fait aucune différence entre les deux au niveau monadique. L'identification
à la fois avec la partie et le tout connaît son point de tension dans la
volonté d'être, qualifiée par la volonté de bien et développée par la
volonté de savoir. Ces trois aspects de la volonté divine existent dans leur
perfection chez le Logos solaire, et trouvent un moyen d'expression chez le
Logos planétaire. Cette volonté agit de sept façons, par les qualités
propres aux sept Logoï planétaires qui s'expriment au moyen des sept
planètes sacrées.
L'espace est le domaine dans lequel les états de
l'Existence sont amenés au stade de reconnaissance. Quand ce stade a été
atteint et que l'âme est pleinement consciente, intervient le facteur Temps,
relié à la Vie monadique. Du point de vue du Père, ces apparitions dans le
temps et dans l'espace ne sont pas la vie. Le disciple apprend qu'il est la
Vie même, l'amour intelligent, l'âme. Plus tard, il découvre qu'il n'est pas
l'âme mais la Volonté, gouvernant le temps et organisant dans le temps
l'espace.
Les deux dernières phrases de la Loi IV signifient que
l'évocation de la volonté implique l'identité avec le dessein plus large.
Quand le sentier de l'évolution aura été parcouru jusqu'au bout, il restera
le dessein divin et la Vie qui enveloppe tout, en matérialisant le plan dans
le temps et dans l'espace. Ceci découle de la révolution de la plus grande
Roue de la vie qui fait tourner toutes les vies mineures dans le temps et
dans l'espace. Ayant épuisé tous les buts tangibles, l'homme se tourne vers
l'intangible. Il découvre une volonté plus grande que la sienne et s'y
identifie lentement. En exécutant le plan, le disciple apprend la nature du
dessein au fur et à mesure que se développe sa conscience monadique.
Le Maître D.K. précise que ses enseignements sont
destinés d'une part à faire descendre des concepts chez les penseurs, et
d'autre part pour la génération à venir dans l'ère du Verseau. Cette ère
sera dominée par l'interdépendance et la conscience de groupe. L'égoïsme va
disparaître progressivement. Le danger éventuel serait que le groupe, en
tant que concentration d'énergies focalisées, renforce le matérialisme sur
terre et donne plus de pouvoir aux forces du mal. C'est pourquoi il est
urgent de développer la volonté de bien sur terre et de stimuler la bonne
volonté dans la masse.
L'aspect volonté de la divinité ne peut s'exprimer que
par l'intermédiaire de l'humanité. La volonté de bien – aspect Père – doit
se développer chez les disciples pour que la bonne volonté
– aspect Mère – s'exprime dans l'humanité moyenne. A
partir de ces deux aspects la nouvelle civilisation peut être fondée. La
volonté est dynamique, basée sur la compréhension du plan et la réaction au
dessein, tels que le perçoivent les initiés en contact avec Shamballa et les
disciples faisant partie de la Hiérarchie.
Règle V : Le Tout macrocosmique.
L'ère prochaine d'expansion spirituelle verra un
facteur nouveau apparaître : l'initiation de Groupe, au vu du nombre
considérable d'âmes en incarnation devant atteindre le but, et au vu du
cycle du Logos planétaire. Jusqu'alors, la Porte de l'Initiation était
franchie par les membres de la famille humaine un par un.
Le point de vue du soi séparé disparaissant, de plus en
plus de personnes fonctionnent en tant qu'âmes. La relation de groupe
remplace la relation et l'intérêt personnel. A mesure que les disciples
parviendront à la réalisation de groupe, la Hiérarchie pourra admettre de
tels disciples en formation de groupe. Cela rend nécessaire le
rétablissement des anciens Mystères sur terre. La relation de groupe doit se
manifester dans les trois mondes, et s'exprimer chez les disciples dans leur
vie de groupe sur le plan physique. D'où l'extériorisation des ashrams. Des
difficultés surgiront en raison de l'astralisme et des ambitions des
personnalités. Des chefs égoïstes prétendront être des Maîtres.
Les Maîtres devaient d'une part faire face au mirage de
la majorité des gens et d'autre part au progrès rapide de l'humanité dans le
domaine des relations de groupe. La Hiérarchie entreprit d'entraîner ceux
dont le mental et le cœur sont prêts à franchir la Porte de Lumière. Des
tentatives expérimentales ont été menées.
Règle V : Qu'à l'unisson le groupe perçoive le
rayonnement de la Triade, qui fait pâlir la lumière de l'âme et efface la
lumière de la forme. Le Tout macrocosmique est tout ce qui existe. Que le
groupe perçoive ce Tout et ne pense jamais plus "mon âme et la tienne".
La première demande de Shamballa est que les groupes
préparés à l'initiation soient composés de disciples en train de construire
l'antahkarana. La deuxième demande est qu'ils montrent certains signes du
sens de la synthèse, lié à l'aspect volonté. Dans l'ère de l'occultisme, le
néophyte apprendra à voir le tableau dans son ensemble, à pénétrer un état
de conscience plus grand qui "ne voit pas la différence". Le résultat est
l'union du mode de vie vertical avec celui horizontal du service. Pour cela,
ceux qui veulent rechercher ensemble l'initiation sont entraînés pour se
présenter ensemble à l'Unique Initiateur en tant "qu'unité de lumière". Ce
sens de la synthèse ne peut se trouver que chez ceux qui ont construit le
pont reliant l'unité mentale et l'atome permanent manasique.
Dans Initiation Humaine et Solaire, le but du
Sentier de Probation est ainsi défini dans la Règle V :
"Que le postulant veille à ce que l'Ange Solaire fasse
pâlir la lumière des anges lunaires, et demeure le seul luminaire du ciel
microcosmique. Pour l'aspirant en probation, l'âme doit apparaître comme le
Soleil de la vie. Toutes les lumières mineures doivent être éteintes par la
lumière du luminaire central ; tous les petits feux doivent être effacés par
le feu solaire. L'Ange solaire gouverne la vie de la personnalité et ses
forces."
Ceci, dans le nouvel âge, est le but du Sentier de
probation et du postulant à l'état de disciple. Une compréhension plus
claire du Sentier du disciple sera nécessaire, et l'enseignement principal
se rapportera à :
1. La construction de l'antahkarana.
2. La nature de l'intuition et son développement.
3. La nature de la vie telle que l'exprime la
Monade.
La nouvelle révélation est cachée dans ces trois
vérités. L'enseignement donné aux néophytes et aux disciples portera sur
l'aspect vie et plus tellement sur l'aspect amour car ils l'exprimeront
déjà. La nature de la vie et l'expérience monadique constitueront la
révélation suivante pour ceux qui s'efforcent de vivre en tant qu'âmes et
qui se trouvent à la périphérie de la Hiérarchie.
Les deux parties de cette règle expriment les nouvelles
exigences demandées aux disciples et non aux postulants. Le microcosme se
rapporte au postulant tandis que le macrocosme est proposé au disciple. Ces
exigences sont exprimées dans la Règle V comme suit :
1. "Qu'à l'unisson le groupe perçoive le
rayonnement de la Triade, qui fait pâlir la lumière de l'âme et efface la
lumière de la forme". C'est la construction de l'antahkarana.
2. Le Tout macrocosmique est tout ce qui existe.
Que le groupe perçoive ce Tout et ne pense jamais plus, "mon âme et la
tienne". C'est le sens de la synthèse en tant que vision occulte.
Le but proposé aux membres de la Hiérarchie est
l'admission à Shamballa et à l'expression divine. Ils sont eux aussi sur la
voie de l'évolution, devant passer par le "chas de l'aiguille" sur le chemin
de l'évolution supérieure qui s'ouvre devant le Maître de sagesse.
L'exigence demandée peut être explicitée par un épisode
du Nouveau Testament. Le Christ indiqua au "jeune homme riche", riche par
l'envergure de sa conscience, qu'il devait se préparer à une grande
renonciation et à un pas en avant, ce que la Règle V appelle "le rayonnement
de la Triade" c'est-à-dire le développement de la conscience monadique et la
quatrième initiation. Le corps causal en sera détruit, et cela permettra à
l'initié de pénétrer dans la Chambre du Conseil du Très-Haut. La volonté du
"jeune homme riche", bien qu'initié, ne répondait pas encore aux exigences,
de sorte qu'il s'en alla. Il devait continuer à se préparer à la quatrième
initiation, la Crucifixion, et ainsi passer par le "chas de l'aiguille".
L'Ancien Commentaire contient des phrases symboliques
nous éclairant sur les occasions offertes à l'âme tandis qu'elle fait
l'expérience de l'incarnation :
"Au sein du temps,
circonscrite par l'espace et limitée par l'obscurité – bien que toujours
soutenue par la chaleur – la vie évolue. Elle développe des facultés. Elle
devient en miniature ce qu'elle est. Elle prend forme et connaît la divinité
de la séparation. Tel est son but. Réfléchissez. La connaissance va venir.
"Au-delà de la
porte, se trouve la plus grande lumière et la plus grande vie. Elle se
connaît pour ce qu'elle est. Elle ne se suffit pas à elle-même et sait
qu'elle est cela – la partie du Tout, divinement une avec les autres.
Réfléchissez. L'union viendra.
"Devant le rempart
du lieu où Dieu lui-même se trouve, un Fils de Dieu s'avance. Il se tient
devant le "chas de l'aiguille" et cherche à franchir le mur protecteur. Il
n'est pas circonscrit par le temps et l'espace, et la lumière et la vie lui
appartiennent. Il comprend la beauté et sait que cela existe.
"Au lieu d'être
riche de temps, d'espace et de tous les chatoyants aspects de la forme, il
se sait riche en amour, en connaissance, en sagesse, en pénétration, et de
toute la "panoplie" de Dieu (telle qu'il la saisit), il ne lui manque qu'une
chose. Réfléchissez. Le Dessein va se révéler, le Tout se révélera, et alors
l'âme – chargée des richesses et des fruits d'un long labeur – s'évanouira
comme la brume, et seul Dieu, Celui qui vit, demeurera."