Bulletin no 197 du 12/06/2004
 

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PSYCHOLOGIE PHILOSOPHIE SPIRITUALITE

  Ne crois rien parce qu'on t'aura montré le témoignage écrit de quelque Sage ancien,
Ne crois rien sur l'autorité des Maîtres ou des Prêtres.

Mais ce qui s'accordera avec ton expérience et après une étude approfondie satisfera ta raison et tendra vers ton bien cela tu pourras l'accepter comme vrai et y conformer ta vie.

SIDDHARTA GAUTAMA (BOUDDHA)

 

Bulletin no 197

Séance du 12/06/2004

En début de séance, le Frère Instructeur a lu le message de notre frère J.P qui a décidé d’abandonner le travail de groupe. Depuis quelque temps, chacun avait pu se rendre compte des difficultés de ce frère qui laissaient présager son départ. Ses choix les plus récents, sur le plan géographique et professionnel, ont constitué des obstacles supplémentaires à la poursuite de sa démarche spirituelle.

Il est si difficile de fouler le sentier et de s’y maintenir sans dévier. Soyons suffisamment vigilants pour nous détacher de ce qui nous retient dans le monde matériel. Ne nous chargeons pas inutilement d’un fardeau qui nous entrave car le sentier est plein "d’épines" et nous ne savons pas à l’avance ce qui adviendra. 

Que cherchons-nous ? Nous cherchons à atteindre l’Eternité à laquelle sont rattachées toutes les perfections que nous idéalisons (amour, humilité, sagesse…). La recherche de perfection nous habite très tôt. Ainsi, un enfant de six ans a posé la question suivante au Frère Instructeur : "Pourquoi ne peut-on bien faire les choses du premier coup ?" Derrière cela, se pose la question de l’incarnation et du caractère éphémère des manifestations terrestres. Or, dans l’éphémère, aucune perfection véritable ne peut être atteinte. 

Notre frère J.P. évoque dans son message les obstacles qu’il n’a pas pu surmonter : la perspective de porter une aube blanche, symbole de pureté, et la rédaction d’une planche sur la notion de Miséricorde.

La Miséricorde est avant tout celle que l’on s’accorde à soi-même. Il semble que notre frère ne puisse mettre en place que de la dureté envers lui-même. En effet, se juger indigne est un signe d’orgueil, non d’humilité. Le disciple doit surtout s’oublier, se décentrer de son propre progrès personnel.

La Miséricorde se manifeste en nous lorsque nous commençons à rendre grâce, à servir et à aimer les autres profondément comme des frères et sœurs. Faisons notre devoir et la lumière sera renouvelée dans la relation avec Dieu. Posons des actes d’amour sans attendre de signes, de démonstration de la présence de Dieu. Que pouvons-nous savoir de notre degré d’évolution ? Existe-t-il des signes qui pourraient nous indiquer le niveau que nous aurions atteint ? 

Notre sœur L. a ensuite lu sa planche : "Les justes rapports entre les explosions de l’individualité et l’infaillibilité de la loi donnent naissance au juste milieu lequel brille dans les profondeurs de toute conscience élargie".

L’étude des différents concepts contenus dans cette phrase (extraite du livre "Agni Yoga") lui a permis de clarifier certaines idées :

-       La loi cosmique : elle peut être comprise comme l’unique loi qui s’applique à tout ce qui existe et qui construit par unification du Feu et de la forme.

-       Les explosions de l’individualité : elles sont la conséquence de la loi, cette dernière se caractérisant par le principe de l’équilibre auquel sont subordonnés trois types de forces : le rythme, les explosions, et l’attraction magnétique.

-       L’individualité : notre sœur avait rattaché, par erreur, les mouvements de l’individualité à ceux de la personnalité. En fait, l’individualité est éternelle et devient pleinement consciente du Tout en participant harmonieusement à son mouvement.

-       Le juste milieu : il est une source lumineuse, synonyme d’équilibre et de compréhension absolue.

-       La profondeur de la conscience : elle désigne le lieu de communion avec les mondes subtils. En unifiant le cœur et la conscience, une compréhension bienveillante peut être développée. 

L. a réalisé que sa vision était duelle avant de rédiger cette planche : elle percevait l’individualité comme une entité inférieure progressant par chocs successifs. Les retours de ses actions négatives finissaient par engendrer en elle un comportement adapté qui lui semblait être celui du juste milieu. Elle comprenait que la Loi agissait comme un éducateur éclairé. Dans un second temps, notre sœur a compris que l’individualité participait pleinement à l’acte de création et qu’elle était, elle-même, porteuse de lumière.

Notre sœur a ensuite dégagé les principaux concepts évoqués par cette phrase :

-       le caractère juste et infaillible de la loi qui conduit les êtres vers un état de beauté et de justice,

-       le véritable pouvoir créateur que le cœur possède,

-       la possibilité de percevoir, dans les profondeurs de toute individualité, le contact avec la Hiérarchie. 

Cette compréhension nouvelle est venue éclairer plusieurs réflexions sur son propre fonctionnement. Elle reconnaît en elle des obstacles rattachés à trois types de difficultés :

-       La peur de la violence créée par les explosions : les explosions d’autrui lui apparaissent comme des réactions en chaîne destructives et non contrôlées. Face à la peur et au rejet qu’elle ressent devant ce type de manifestations, elle inhibe ses énergies. Cela se traduit par une répression de son expression orale qu’elle justifie par la nécessité d’avoir une bonne connaissance préalable avant de s’engager sur un sujet. Ses exigences peuvent ainsi créer une forte pression intérieure et rendre l’action difficile.

-       Le désir de repos : une deuxième difficulté à intégrer pleinement la réalité du rôle bénéfique du mouvement provient d’une tentation pour le repos fortement enracinée en elle. Ainsi, les explosions sont perçues comme potentiellement cause de perturbation. Or, celles-ci sont des phénomènes nécessaires ; leur caractère transitoire et le rééquilibrage produit par la loi doivent être pris en considération. Face au chaos de ce monde, le repos n’est pas souhaitable, seule la lumière est nécessaire.

-       Le sentiment d’être seul : ce sentiment, qui prend son origine dans les moments d’isolement vécus dans l’enfance, est actuellement renforcé par le sentiment d’indignité. Une problématique liée au sentiment d’infériorité la pousse à désirer prouver par son action qu’elle est digne de considération alors qu’elle se sent incapable de maîtriser les expressions de sa personnalité.

Elle pense devoir affirmer sa décision d’abandonner le repos, la disponibilité et la mobilité étant seules nécessaires pour recevoir l’énergie cosmique et la faire résonner harmonieusement dans ce plan. 

A l’issue de la lecture, notre sœur a confié au groupe qu’elle apprend aujourd’hui à accepter les explosions de son moi et de ceux de ses frères. Elle comprend progressivement que ne pas faire de mouvement revient à prendre le risque d’explosions ultérieures encore plus violentes. 

 

Notre sœur Si. a, elle, récemment donné lieu à une explosion de colère. Lors de la dernière méditation de pleine lune, notre sœur Si. est arrivée une fois de plus en retard et n’a pas eu l’autorisation d’entrer dans le Temple. Par la suite, elle a ressenti et exprimé sa colère liée à un sentiment d’injustice. Elle a pensé que ses efforts de ponctualité précédents n’avaient pas été pris en compte par les Frères qui servent et par le Frère Instructeur.

Notre sœur doit apprendre que "la Loi est la Loi" et qu’elle est la même pour tous. De plus, la raison de son retard n’était pas liée à un évènement extérieur incontrôlable mais à une mauvaise gestion de ses énergies. Au-delà des évènements, notre sœur doit s’interroger sur sa capacité à pardonner à ses frères.

De manière générale, chacun doit s’interroger sur sa façon de réagir dans la vie de tous les jours face à une injustice flagrante ? Tombons-nous dans la haine, la rébellion, la vengeance ? Nous relevons-nous ? Pardonnons-nous ? Aimons-nous ?

Le danger est de s'écarter de la société sous prétexte d'un sentiment d'injustice. Pensons toujours à l'exemple du Christ. Quel est notre degré de courage, notre capacité d'intégrité ? Si nous nous trouvions dans des situations particulières telles la résistance pendant la seconde guerre mondiale, nous serions étonnés par notre comportement. Nous pourrions exprimer la lâcheté et la compromission. Tous les moyens sont bons pour rester en vie. Sommes-nous prêt à mourir dans l'honneur sans avoir tué ni trahi personne ? Connaissons-nous bien notre nature ? Qu'est-ce qui nous pousse ? Est-ce l'héroïsme ou la Volonté Supérieure qui nous permet d'arriver à une fin noble ? 

Quels que soient les évènements, nous avons l’opportunité de vivre des épreuves de fond derrière des épreuves de forme, de saisir des occasions de grandir.

La phrase de méditation de la quinzaine précédente ("C'est une tâche difficile que de ne pas se faire d'ennemis. On devrait voir les pierres près du seuil sans en être affligé.") a permis de réfléchir sur nos réactions face aux attaques d’autrui, face aux "pierres" qui nous sont lancées. Il s’agit d’être équilibré en toutes circonstances et de ne pas mésinterpréter ce qui nous arrive. C’est, en premier lieu, une tâche difficile de ne pas se faire ennemi de soi-même devant la difficulté à contrecarrer la problématique, les déterminismes de notre signe natal. Seule la mise en place de la volonté supérieure permet se détacher de notre nature inférieure.

Evitons la dramatisation nombriliste de notre vie et profitons de chaque épreuve pour chercher les fonctionnements de fond de notre personnalité et les dépasser.

Faisons-nous tous les jours ce que nous avons à faire ou maintenons-nous la dualité ? Pourquoi mentons-nous ? Que défendons-nous dans le mensonge ? Quel mécanisme nous pousse à ne plus mentir ? Est-ce de l'impulsivité et de la témérité ou bien le juste milieu, qui n'est plus un système mais une Loi d'Equilibre ?

Sur quoi nous appuyons-nous pour être dans la véritable bonté ? Pouvons-nous regarder l'autre et ne plus le condamner ? Avons-nous la capacité de transmettre des vérités aux autres ? Observons bien nos fluctuations. 

La façon dont nous nous levons chaque matin résume la condition humaine et met en évidence nos attitudes fondamentales. Le lever du matin est la symbolique de notre naissance. Il y a une articulation énergétique entre l'âme et le corps. Comment l'âme s'approprie-t-elle notre corps ? Quelle attitude mettons-nous en place vis-à-vis de nous-mêmes ? Sommes-nous dans la dureté ou bien dans la dualité, la paresse ? Par quoi les actes que nous posons sont-ils alimentés ? Quelles sont les premières pensées qui nous animent au réveil ? Sommes-nous intéressés par ce que nous allons faire dans la journée ?

Ceux qui sont influencés par des signes de feu auront tendance à se lever immédiatement, sans transiger. Cela traduit-il de l'enthousiasme ou bien une fuite en avant (se dépêcher de faire tout ce qu'il y a à faire) ? Est-ce le signe d’une rigueur, d’une juste discipline ou cela cache t-il des peurs (de se rendormir), des angoisses (générées par les rêves), des manifestations du surmoi (principes, règles à respecter) ?

Exerçons-nous à nous réveiller quelques secondes avant que le réveil ne sonne. Ce travail nous prouvera que notre âme redescend prendre possession de notre corps et que nous en avons conscience.

Il faut mobiliser nos énergies pour rester dynamique tandis que nos structures vieillissent. Maintenons la relation entre l'Esprit et la matière. 

Notre sœur Co. est interpellée sur la question suivante : Est-ce que les natifs du signe du Capricorne sont mieux lotis que les natifs du signe du Cancer pour découvrir la Volonté Supérieure ? La première réponse de notre sœur serait de dire que le rapport âme-personnalité dépend de notre niveau d'évolution. Dans un second temps, Co. aurait tendance à penser que les structures propres au Capricorne sont plus propices que celles du Cancer pour invoquer la Volonté Supérieure.

Cependant, il n'est pas certain que les signes "forts" puissent invoquer plus facilement la Volonté Supérieure. En effet, on peut se demander ce que cherche le Capricorne, ce qui l'anime. Ses principes ne le figent-t-il pas ?

Les natifs des signes du Cancer et du Poissons sont peut-être paradoxalement les plus à même d'invoquer la Volonté Supérieure. Noyés dans les eaux, ils ont l'opportunité d'invoquer le Supérieur. Les natifs du signe du Scorpion doivent quant à eux devenir plus doux. Ils ont eux aussi la possibilité d'invoquer une qualité supérieure. 

Le groupe s'est interrogé sur le nom à donner à l'organigramme des qualités-défauts de la personnalité. Les frères et sœurs ont attribué différents titres tels que : Travail sur les qualités – Arborescence de la personnalité – Diagramme sur les manifestations apparentes de la personnalité – Diagramme des qualités-défauts… Le contenu de ces schémas représente le "je" de notre personnalité qui résiste. 

 

Le groupe a poursuivi la lecture de Rayons et Initiations, Traité sur les sept Rayons, Volume V, (pp. 89 à 102), par l'étude de la Règle IV, évocation de la Volonté. 

Chaque année, lors de la pleine lune de juin, l'amour de Dieu atteint le point culminant de son expression, et ceci grâce au concours de la Hiérarchie et du Christ, l'un des Grands Fils de Dieu. C'est toujours lors de la pleine lune du signe des Gémeaux qu'un Christ atteint le but de sa réalisation, car c'est le moment propice pour célébrer la victoire de l'esprit sur la matière. L'amour de Dieu, concentré dans le Christ, cherche à s'exprimer par un acte utile au service de l'humanité, qui s'est manifesté sous différentes formes au cours des âges. Le Christ a été révélé dans son rôle de Dieu-Sauveur, se sacrifiant par pur amour. Il satisfait ainsi à la nécessité et renforce la chaîne reliant la Hiérarchie à l'humanité ; la tâche du Christ est d'établir des relations. Lorsque ceci est fait, en tant que représentant de l'humanité et de la Hiérarchie, il peut les relier toutes deux à Shamballa par un acte d'évocation. L'aspect sagesse de sa nature lui permet d'accomplir cet acte, l'amour-sagesse étant l'agent de liaison dans l'univers. L'amour relie la Hiérarchie à l'humanité et la sagesse relie la Hiérarchie à Shamballa. L'énergie de Shamballa peut affluer par l'intermédiaire des deux autres centres lorsque ces derniers, la Hiérarchie et l'humanité, travaillent ensemble. Pour favoriser ce processus de perfectionnement, l'aide du Bouddha doit être invoquée et acceptée. Le travail du Christ en tant que Dieu-Préservateur exige l'union des deux représentants les plus élevés du second aspect divin, lorsqu'Ils sont présents ensemble sur terre comme c'est le cas aujourd'hui pour le Bouddha et le Christ. Leur activité conjuguée permet d'effectuer une approche étroite entre le Seigneur du Monde et la Hiérarchie, via ses quatre représentants : le Bouddha, le Christ, le Manu et le Mahachohan, ces cinq points d'énergie créant l'étoile à cinq branches de l'humanité.

La règle IV, telle qu'elle est présentée aux postulants et disciples en probation, donne du travail du Christ la définition suivante : "Que le disciple entretienne l'évocation du feu, alimente les vies mineures et maintienne ainsi la roue en révolution". Cet énoncé communique à tous ceux qui s'approchent du Sentier la vie du Chef de la Hiérarchie, l'Initiateur qu'ils prendront comme modèle de vie. Quand ils saisiront la nature du travail du Christ, ils pourront comprendre la nature du service de groupe et satisfaire à des exigences semblables en formation de groupe. Cela est rendu possible grâce à l'avancement des membres de la Hiérarchie. Le Christ, il y a deux mille ans, incarna non seulement le principe d'amour au sens planétaire mais aussi au sens cosmique, du fait que la famille humaine avait atteint un point où elle pouvait produire l'homme parfait, le Verbe fait chair. Aujourd'hui, sa tâche est triple :

1.     Il entretient l'évocation du feu. Il évoque le feu électrique de Shamballa de telle façon que la Hiérarchie puisse être attirée plus près de la source de Vie, et que l'humanité puisse profiter de cette approche. Ayant relié l'humanité à la Hiérarchie, Il s'efforce maintenant de relier, avec l'aide du Bouddha, la Hiérarchie à Shamballa, le feu électrique au feu solaire.

2.     Il nourrit les vies mineures. Il veille sur les petits, conduisant l'humanité jusqu'à la lumière avec l'aide de tous les Maîtres.

3.     Il maintient la roue en révolution. C'est la grande roue des renaissances qui fait descendre les âmes en incarnation et permet aux êtres humains d'apprendre les leçons nécessaires afin de parvenir à la perfection. Ceci se fait sous la direction du Christ, assisté par le Manu et le Seigneur de la Civilisation, tous trois représentant les trois aspects divins de la Hiérarchie. Avec les quatre Seigneurs du Karma, Ils constituent les Sept, dirigeant tout le processus de l'incarnation. 

Le Christ alors était préoccupé dans sa tâche de Sauveur du Monde et son travail en tant que Préservateur et Chef de la Hiérarchie n'avait pas encore commencé. Sa tâche actuelle est de hâter la venue de l'Avatar. Quand le moment sera venu, le Christ et le Bouddha, associés à la demande de l'humanité, libéreront un Son d'évocation extra-planétaire. Alors, l'Avatar viendra, précédé par le Christ qui arrivera pour les membres les plus avancés de l'humanité qui le reconnaîtront. En ce qui concerne l'Avatar, il s'agira d'un processus de reconnaissance hiérarchique d'une Présence adombrante. Une énergie de lumière et de guérison descendra sur la terre par l'intermédiaire du Christ. Quand l'Avatar aura fait son apparition, les "Fils des hommes qui sont maintenant les Fils de Dieu détourneront la face de la lumière brillante et feront rayonner cette lumière sur les fils des hommes qui ne savent pas encore qu'ils sont les Fils de Dieu". Une vie nouvelle circulera dans les veines des hommes. La paix et la volonté de bien s'épanouiront sur terre. Les hommes doivent se préparer à ce temps-là. La dernière Stance de la Grande Invocation (donnée en 1945), servira à faire reconnaître Celui qui vient comme le Sauveur Mondial, fortifié et soutenu par l'Avatar silencieux. Le travail actuel de Shamballa et de la Hiérarchie tend à développer la conscience de groupe et la formation de nombreux groupes, véritables organismes vivants. 

La règle IV, liée à la quatrième Hiérarchie Créatrice, est ainsi formulée : 

Que le groupe veille à ce que meurent les dix-huit feux, et à ce que les vies mineures retournent au réservoir de vie. Il doit y parvenir par l'évocation de la Volonté. Les roues mineures ne doivent plus jamais tourner dans l'espace et dans le temps. Seule la grande Roue doit continuer d'avancer et de tourner. 

Cette règle est également liée à la "personnalité", composée des corps éthérique, émotionnel et mental, auxquels s'ajoute la personnalité intégrée. Elle révèle la nature du quatrième plan, buddhi ou intuition. Pour l'initié de haut degré, elle est liée à l'activité de la Monade, de l'âme et du corps au sein de la vie planétaire.

La règle IV se rapporte aux quaternaires majeurs suivants :

1.     La Monade relie l'initié à la volonté de Dieu, au Conseil de Shamballa, à des forces actives sur Pluton et sur une planète non révélé. Elle relie aussi l'initié au Soleil Spirituel Central.

2.     L'âme relie l'initié à l'amour de Dieu, à l'aspect conscience de la divinité, à la Hiérarchie, aux planètes Vénus et Mercure, au Soleil Sirius et au Cœur du Soleil.

3.     La personnalité relie l'initié au Mental de Dieu, au principe intelligent de la vie planétaire, à l'humanité dans son ensemble, aux planètes Saturne et Mars, et au Soleil physique.

4.     L'aspect vie de la planète relie l'initié à la vie agissant par l'intermédiaire de Shamballa, de la Hiérarchie et de l'humanité. 

La règle IV peut maintenant être étudiée phrase par phrase : 

1. Que le groupe veille à ce que meurent les dix-huit feux et à ce que les vies mineures retournent au réservoir de vie.

Ces mots se rapportent à la personnalité du groupe, composée de toutes les personnalités de ses membres. Aucun groupe n'est plus développé que l'ensemble de vies de groupe qui le composent. Les individus composant un groupe sont à divers points d'évolution, mais aucun n'est en dessous du niveau de disciple. L'ashram d'un Maître ne comporte aucun disciple en probation. Le disciple doit faire que sa vie soit de nature à servir le dessein du groupe et à exécuter les plans des Maîtres. Lors de l'incorporation dans l'ashram, il reçoit un impact de force égoïque et la radiation du groupe commençe son travail bénéfique sur lui, opérant de grands changements. L'effet de la vie de l'ashram sur le groupe peut être décrit de la façon suivante :

1.     La vie de la personnalité est affaiblie et l'âme commence à dominer.

2.     La nécessité de l'incarnation s'amoindrit car toutes les leçons ont été apprises et l'objectif de l'âme atteint.

3.     La volonté de la Monade est pressentie.

4.     Les buts ont été atteints et sont remplacés par quelque chose que nous ne concevons pas encore et qui s'exprime après la troisième initiation.

5.     Le Tout a une importance plus vitale que la partie.

Pour interpréter correctement ces règles, il est nécessaire de voir la vie comme la voit la Hiérarchie, c'est-à-dire du point de vue de l'Observateur. Celui-ci est différent de l'Observateur sur le Sentier de Probation, qui participe à l'expérimentation et à l'expérience dans les trois mondes. Ceux qui forment l'ashram vivent dans les trois mondes de l'expérience mais le point focal de leur attention n'est pas là. Certains aspects de la nature inférieure sont maîtrisés et purifiés, ils n'en ont plus conscience. Ceci est relié au processus de la mort et détient la clé des mots : "le réservoir de vie". La mort est l'absence de conscience de ce qui peut fonctionner sous une forme dont l'entité spirituelle est totalement inconsciente. Le réservoir de vie est le lieu de la mort. Les dix-huit feux se rapportent aux dix-huit états de la matière qui constituent la personnalité et qui sont : les sept états physiques de la matière, les sept états émotionnels, les quatre états de la matière sur le plan du mental concret. La première phase de cette règle se rapporte au détachement de l'âme vis-à-vis du corps. C'est la rupture scientifique de tous les liens et la fin des contacts qui s'opposent à la libération. C'est la fin du karma du disciple, membre de l'ashram d'un Maître, qui se prépare à la quatrième initiation par l'accomplissement constant du devoir sous l'angle du service. Tout ce que possède un Maître est sa nature divine. Sa forme est une image créée, et non le résultat du désir comme c'est le cas pour les êtres humains. L'âme et le corps causal n'existent plus lors de la quatrième initiation. Reste la Monade et l'antahkarana, tissé à partir de sa propre vie, qu'elle peut focaliser sur le plan physique, créant un corps de lumière répondant à ce qui peut être nécessaire au Maître. Nulle vie mineure n'y participe. Lorsque le disciple saisit la signification de la règle IV, il lui est proposé de réfléchir sur la pensée : Chez le Maître, il ne reste aucun désir.

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