Bulletin no 196 du 29/05/2004
 

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PSYCHOLOGIE PHILOSOPHIE SPIRITUALITE

  Ne crois rien parce qu'on t'aura montré le témoignage écrit de quelque Sage ancien,
Ne crois rien sur l'autorité des Maîtres ou des Prêtres.

Mais ce qui s'accordera avec ton expérience et après une étude approfondie satisfera ta raison et tendra vers ton bien cela tu pourras l'accepter comme vrai et y conformer ta vie.

SIDDHARTA GAUTAMA (BOUDDHA)

 

Bulletin no 196

Séance du 29/05/2004

La rencontre a commencé par la lecture de la planche de notre frère Al. : "H – 19". Lorsqu’il occupait la fonction de Frère de la Rigueur, notre frère Al. a, pour la deuxième fois consécutive, failli dans l'exercice de la Rigueur en laissant entrer une sœur dans le temple bien qu’elle soit arrivée une minute après l’heure limite convenue (19 minutes avant l'entrée dans le temple au lieu de 20). Ses réactions a posteriori ont été un mélange de culpabilité et de profonde incompréhension vis-à-vis de son manque d’attention. Il a ressenti le besoin de réparer, tout en accueillant cette nouvelle leçon avec reconnaissance et humilité. Il a réalisé que, par cette faute, il a retardé le travail du groupe et abaissé son niveau énergétique.

Il comprend maintenant que la Rigueur n’a pas à délibérer mais à agir selon la loi. En laissant entrer cette sœur, il a laissé sa personnalité s’exprimer pour répondre à son besoin impérieux d’être aimé. Il relève sa tendance à l’imprécision, cause de ses difficultés à avancer avec force dans la lumière du sentier.

La complaisance est un mensonge qui permet d’user de ses pouvoirs afin de plaire à l’autre, tandis qu’exercer la Rigueur, c’est se tenir dans la vérité. Pour notre frère Al., la Rigueur est obéissance. Elle nécessite une compréhension bien établie et une vision inclusive. La Rigueur permet d’aller à l’essentiel, sans perdre de temps, de manière déterminée.

L'ambition et l'orgueil sont de grands obstacles pour Al. car ils le détournent constamment de ses capacités supérieures. Il s’interroge aujourd’hui sur ses orientations : s'appuient-elles sur une volonté suffisamment ferme et vont-elles dans une direction verticale ? Il conçoit que l'objectif de la verticalité doit être présent dans chacun de ses choix. Il doit donc faire un tri sélectif de ses activités temporelles afin que le chemin de la spiritualité soit parcouru avec la plus grande disponibilité.

Au lieu d’utiliser une "épée tranchante", il se protège derrière un bouclier de coton qui le rend sourd aux apprentissages qu’il doit faire. Il a le plus grand mal à parler des évènements de sa vie, les ayant recouvert de brumes affectives. Il doit axer son travail actuel vers l'apaisement du corps astral en abandonnant tout aspect de sentimentalité et en se focalisant davantage au niveau du plan mental.

Notre frère comprend la Rigueur comme la mise en place d’une solitude dans l’amour, le détachement et l’impersonnalité. Il doit aspirer à cette solitude et ne pas la craindre car elle ne ferme à personne. Etre dans la Rigueur, c'est encore dépouiller sa personnalité. Faire en sorte que la personnalité devienne la plus silencieuse possible et se mettre au service de l'Ame est le but à atteindre.

Il constate avec le recul que sa vie a été jalonnée d’événements qui lui ont permis d'approcher une meilleure compréhension des Lois et d’en appréhender toute la Rigueur et la Beauté. 

Après la lecture de sa planche, notre frère a exprimé sa volonté d’échapper à une certaine gangue émotionnelle qui le rend sourd aux appels de son âme et aux recommandations du Frère Instructeur. 

La rigueur qui est demandée aux frères qui servent concerne chaque membre du groupe. Il a donc été demandé à chacun ce qui changerait dans sa vie s’il occupait la fonction de Frère de la Rigueur. J.P. s’appliquerait à mettre davantage de rigueur dans son quotidien, Ma. travaillerait sur l’aspect fantaisiste de sa personnalité rattaché aux désirs qu’elle alimente, Di. mettrait en place une discipline à tous les niveaux, Si. apprendrait à ne plus récupérer les autres sur le plan affectif, Jo. se mobiliserait pour aller davantage vers l’essentiel, Mo. travaillerait pour exprimer plus d’amour, Sy. tenterait de ne plus s’apitoyer sur elle-même et chercherait à garder la foi en toutes circonstances, Do. chercherait à être plus dans l’amour, Cl. mettrait en place un plus grand détachement par rapport aux désirs, Co. chercherait à se détacher d’une certaine forme d’activisme, So. s’efforcerait de ne plus attendre d’être aimée, My. travaillerait dans l’amour, Th. chercherait à stabiliser son mental et à abandonner certaines choses, Ol. s’organiserait davantage et s’efforcerait de dépasser sa paresse, Ph, enfin, tendrait vers moins d’irritation et plus de douceur.

 

Notre frère J.P. a lu sa planche intitulée "Tensions…". Depuis quelques temps, notre frère traverse des périodes de calme associées au relâchement, négligeant les efforts, la tension et l’assiduité dans le travail spirituel. Il a oublié combien le travail entrepris au sein de ce groupe nécessitait efforts, courage et persévérance.

Dans les enseignements d’Alice Bailey, deux types de tension sont évoqués : celles produites volontairement par le disciple cheminant et celles qu’il subit en permanence, liées ou non à sa progression. Notre frère s’est interrogé sur la possibilité de maintenir une tension de relation avec l’âme alors que la personnalité semble l’ignorer. Il est écrit que la personnalité doit, par l’invocation, être à l’origine de sa propre fusion avec l’âme. Or J.P. est mal à l’aise lorsqu’il s’agit d’invocation, n’aimant pas devoir à autrui. Il préfère, bien souvent, par éducation et par orgueil se débrouiller seul plutôt que demander de l’aide. Comment, dans ce cas, obtenir une réponse de son âme s’il n’est pas demandeur ? Demander, implorer, invoquer dans le but unique de progresser sur le chemin est une rude épreuve pour sa personnalité.

Notre frère a illustré sa compréhension de la tension en la comparant à celle de la corde d’un violon. Lorsqu’elle n’est pas suffisamment tendue la corde vibre mal, émettant un son désagréable, tandis que bien tendue, elle émet un son agréable qui doit s’harmoniser avec ceux des autres instruments de l’orchestre. De plus, cette corde ne doit pas être trop enduite de colophane, la résine qui peut être symboliquement associée à la matière dont nous nous entourons et dont nous avons du mal à nous détacher.

Notre frère a réalisé combien son investissement dans ce travail de groupe est timide et les mirages de sa vie sont encore bien présents. Il pense que sa venue dans le groupe était lié à un désir de compréhension de la signification de la vie. Il espère que ce travail de réflexion soit un catalyseur pour son aspiration, une prise de conscience de la nécessité de mettre en place une tension pour son devenir. Il lui faudrait congédier la tiédeur, la demi-mesure, s’investir pleinement dans le travail entrepris et remettre en cause régulièrement ses motivations à poursuivre le travail de groupe. Il a remercié le Frère Instructeur pour son expérience, sa vigilance et la justesse de ses remarques qui le guident sur le chemin.

Influencé par le signe du Bélier, J.P. s’intéresse de manière superficielle à mille choses, recherchant les émotions engendrées par la nouveauté, alors qu’il lui est plus difficile de se concentrer sur l’essentiel. Où est le Bélier qui "avance et régit du plan mental" ? s’est t-il questionné. C’est la "dynamique du troupeau" et les "coups de bâton" du berger qui le poussent à avancer péniblement. Notre frère pense, qu’afin de servir, il doit consacrer sa personnalité tout entière et avancer dans l’humilité et l’abnégation.

 

Cette planche a demandé beaucoup d’heures de travail à notre frère J.P. Il a réalisé que ce n’est pas tant dans le résultat que dans les efforts de recherche, de tension et d’attention que le véritable travail de transformation s’est fait. Il accepte mieux aujourd’hui le regard de ses frères de groupe qu’il sait bienveillant.

 

A chaque étape de notre vie, nous devons reconnaître la "pierre d’achoppement", l’aspect de notre personnalité qui nous fait chuter, les éléments qui nous font penser que nous ne sommes pas dignes. C’est assurément la partie négative de notre mental, sa dualité intrinsèque, qui nous pousse à abandonner nos efforts vers la lumière. Cette tendance est renforcée par ce que nous renvoie le monde extérieur et pourrait induire en nous un profond découragement (exemple des informations télévisées qui exposent tout ce qui ne va pas sur la planète). Ainsi, c’est à l’intérieur de nous-mêmes que le travail doit se faire. Ce travail est étroitement associé à la recherche d’une certaine solitude (la solitude du disciple) qui résulte de décisions que les autres ne perçoivent pas.

Dans notre subjectivité, les évènements qui nous assaillent subissent une interprétation mélodramatique. Le travail sur les programmations de la personnalité que nous faisons actuellement nous révèle les dualités qui nous habitent et qui ne permettent pas la formulation de justes réponses dans notre quotidien. Les véritables "Qualités" viennent d’en haut, de l’âme. Dans le monde de la matière, nous vivons de manière idiosyncrasique, avec des instances programmées, conditionnées par le milieu qui nous entoure.

L’équilibre se trouve dans un cadre qui permet le maintien d’une tension et la mise en place de la solitude du disciple délié de ses attaches affectives. Au fond de lui, chacun sait ce qu’il doit faire, entre rigueur et miséricorde, pour favoriser sa propre élévation.

Notre amour permet d’accomplir des mouvements de bas en haut. Ainsi, dans la société, avec nos enfants, sachons imprimer ces mouvements élévateurs ! Prendre en charge des êtres nous incite à grandir, à nous dépasser. Les adolescents que nous avons sous notre responsabilité ont conscience de leurs désirs mais n'ont pas la sagesse pour les circonscrire. C’est aux adultes de leur transmettre les valeurs qui leur permettront de le faire. Or, bien souvent, les adultes sont encore enchaînés à leurs propres désirs et se réservent le privilège de l’indiscipline, ce qui compromet toute possibilité d’accompagnement des plus jeunes.

 


 

Notre frère Th. a lu sa planche intitulée : "Sagesse, courage, abnégation ne peuvent habiter un cœur obscurci. Le guide suggèrera des actions héroïques et pareil conseil ne doit pas paraître extrême ni austère." Cette réflexion lui avait été demandée suite à un jugement qu'il avait posé sur l’attitude du Frère Instructeur envers notre sœur Mo. Cette analyse fait poser à Th. de nombreuses questions : Que peut un cœur obscurci ? Que fait-il d'autre que de céder indéfiniment à un vouloir inférieur ? Comment qualifier l'action héroïque ? Si l'héroïsme consiste à mourir, qu'est-ce qui doit mourir ? Notre frère est conscient de rester à la surface des choses, par complaisance ou par faiblesse, baignant dans des émotions et sensations de toutes sortes sans connaître véritablement la joie. Th. pense décrypter les signes qui jalonnent sa route, mais sa vue est-elle bien orientée ? Dans le service, il investit surtout de sa personne au profit d'une autre personnalité. Th. peut-il demeurer dans des indécisions et des aller-retour, en se faisant pardonner éternellement ? Ses composantes "Poissons-Gémeaux" l'entraînent à prendre mille décisions sans réflexion ni constance. Comment avancer en toute intelligence ? Comment vivre dans le monde profane en restant connecté au point le plus sacré de notre être ?

Th. reconnaît que le besoin d'être aimé et reconnu, ainsi que le problème de la fragilité du confort matériel le maintiennent dans le désir et la peur. Il doit mobiliser sa volonté pour entamer l'étape suivante sans frustration. Notre frère perçoit un décalage entre une action posée et la compréhension des conséquences qui s'en suivent. Cela le conduit à penser qu'il n'est pas fiable pour le service de groupe et accepte sans vexation que le Frère Instructeur ne lui confie que ce qu'il peut assumer, et qui ne soit pas préjudiciable à l'intérêt du groupe.

Th. pense que l'effort qu'il doit fournir maintenant est de transcender sa relation avec les arts, et la musique en particulier, ainsi qu'avec le monde profane, afin de ne descendre que pour sauver ceux qu'il cherche à aider.

La deuxième partie de cette analyse est une compilation sur les mots-clés du titre de la planche, tirée des Enseignements.

Au sujet de la sagesse, il est dit qu' "elle est la science de l'Esprit, tout comme la connaissance est la science de la matière. La connaissance est séparative et objective, tandis que la sagesse est synthétique et subjective ou intérieure. La connaissance divise, la sagesse unit. La Sagesse se rapporte au Moi, la connaissance concerne le non-moi, tandis que la compréhension est le point de vue de l'Ego ou Penseur, ou sa relation entre eux. La sagesse supplante la connaissance, mais exige cependant cette connaissance comme un pas préliminaire. Vous devez vous rappeler que le serviteur passe par la Salle de l'Enseignement avant d'entrer dans la Salle de la Sagesse. La sagesse doit avoir pour base manas ou le mental intelligent, il est la totalité de l'intelligence, évoluant afin de développer l'Amour."

Le courage dont il est fait référence dans les Enseignements "est le grand courage moral parmi tous les courages, qui surmonte toute chose subtile et pénètre toute chose solide. C'est ainsi que le monde fut créé. Il est donc recommandé aux étudiants de poursuivre, pendant leur période d'entraînement, avec courage et joie, conscients de faire partie d'un groupe de disciples, conscients de ne pas être seuls, mais de participer à la force du groupe ainsi qu'à sa connaissance, à mesure que se développe en chacun la capacité d'y atteindre ; ils savent aussi que l'amour, la sagesse et la compréhension des Frères Aînés qui veillent soutiennent tout fils de Dieu aspirant, même si apparemment il est abandonné à soi-même pour lutter pour la conquête de la lumière par la force de sa propre âme omnipotente. Prenez courage grâce à la certitude que l'amour régit toute chose et que la Hiérarchie demeure. Le vrai chercheur est celui qui a un courage d'une espèce rare, qui permet de demeurer debout et de faire résonner sa propre note clairement dans la tourmente. Ses yeux sont habitués à percer au-delà des brouillards et des miasmes de la terre, jusqu'au centre de paix qu'aucun événement de la terre ne peut troubler. Son oreille ayant capté le son de la Voix du Silence est maintenue en syntonie avec cette haute vibration et demeure sourde à des voix moins attirantes. Ainsi naît la solitude et la distance que les âmes moins évoluées ressentent en la présence de ceux qui progressent."

L'abnégation "c'est le fait de rendre sacré le soi. Le disciple et l'aspirant sur le sentier, ainsi que l'Initié sur son "Chemin éclairé", n'ont pas de meilleur terrain d'entraînement que le mariage, normalement utilisé et réellement compris. Le fait d'amener la nature animale à une discipline rythmée, l'élévation de la nature émotionnelle et instinctive sur l'autel du sacrifice et l'abnégation de soi requise dans la vie de famille sont de puissants procédés de purification et de développement. Les caractéristiques de l'homme immergé dans la vie de la forme et sous l'emprise de la matière sont : la peur, la compétition et la cupidité. Elles doivent être remplacées par la confiance, la coopération, la conscience de groupe et l'abnégation. Dans cette expression de l'esprit d'abnégation, on voit apparaître la vérité la plus profonde de toute religion et la justification du message chrétien. Le Christ, dans sa haute demeure, se soucie peu de voir les hommes accepter ou non les interprétations théologiques des savants et des hommes d'Eglise ; ce qui lui tient à cœur, c'est que la note-clé de sa vie de sacrifice et de service soit reproduite parmi les hommes."

Th. termine sa réflexion par une citation de A. Bailey : "Nous connaissons encore fort peu le travail de groupe. Pouvez-vous imaginer un groupe tellement uni sur le niveau spirituel que les lettres, les brochures, les livres puissent être supprimés parce que la communication mentale entre les membres du groupe est parfaite ? C'est là le groupe du Verseau ; il n'existe pas encore."

 

Dans un groupe de disciples, il y aura toujours des êtres représentant un jalon à atteindre. Durant l'ère des Poissons, le chef de groupe s'adressait sans doute à des êtres sans grande intelligence propre. Aujourd'hui, dans l'ère du Verseau, ce n'est plus le cas. Dans notre groupe, le travail de réflexion qui nous est demandé sous forme de planche nous incite à avoir une plus grande compréhension, à devenir notre propre Frère Instructeur face au groupe. Remercions la Hiérarchie de nous permettre d'avancer en groupe sous Son regard.

Le groupe peut être fragilisé si chaque membre s'appuie sur lui, attendant que la force émane des autres frères. Adoptons une attitude responsable, cela évitera l'illusion et la stagnation. Dans un premier temps, nous devons être vigilant par rapport aux mirages de groupe qui prennent racine dans la sphère émotionnelle. Certains frères peuvent apporter à l'égrégore du groupe une note trop affective.

Trouvons le courage qui ne s'appuie pas sur de la colère mais sur une qualité d'âme. Le courage vient d'en haut. Ne cessons pas de regarder notre âme. Se réorienter vers l'âme demande un effort constant. Pour cela, ayons la volonté et le courage de nous isoler pour regarder à nouveau vers le royaume de l'âme.

 

Notre sœur My. a ensuite lu sa planche : "De la culpabilité à la responsabilité". My. se sent coupable de ne pas avoir aimé son frère cadet depuis sa naissance car il attirait, du fait de sa fragilité, toute l'attention de leur mère. Cette culpabilité s'est aggravée lorsqu'elle a assisté à l'accident de son frère sans pouvoir le secourir. My. se demande si ce sentiment de culpabilité est rattaché à l'accident lui-même ou bien aux pensées négatives qu'elle entretenait envers son frère. Son désir de le voir disparaître était en train de se réaliser, cependant elle ne souhaitait pas sa mort. Les évènements dépassant ses désirs, My. ne maîtrisait plus le conflit de forces et d'énergies qui se présentait. My. souffre de ses pensées, et devient à la fois le bourreau et la victime, développant le sentiment de pitié de soi. Le Maître D.K. nous enseigne que "le problème émotionnel est le plus ardu. Lorsque l'identification de l'âme à la substance cesse, la douleur, la maladie et la mort perdent leur emprise sur le disciple." H. Roerich souligne "qu’un organisme purifié ne supporte pas l’atmosphère suffocante des pensées mesquines. Oubliez toutes les condamnations et cherchez dans chacun ce qu’il y a de meilleur." Les Maîtres nous apprennent que "nos pensées et nos actions doivent être transparentes. Pour cela, nous devons purifier nos véhicules. La Lumière dissout les mirages. La connaissance et la compréhension nous rendent responsables. Chaque âme croît dans la voie de la lumière par les services rendus, par l’expérience acquise, par les erreurs faites et par les leçons apprises : c’est notre responsabilité personnelle. Chassez toute pensée impure. Remplacez-la par une pensée de bienveillance. Les chaînes de l’amour unissant le monde des hommes et le monde des formes, constituent la grande Chaîne de la Hiérarchie."

A la lecture de sa planche, My. réalise que la responsabilité est l'antidote de la culpabilité. Nous ne pouvons pas revenir sur ce qui a été fait, cependant nous pouvons réparer. Nous sommes les premiers à nous accabler car nous avons une haute opinion de nous-même et un aperçu de ce qu'est la perfection. Il faut du temps, de la tolérance et de l'amour pour atteindre la perfection et supporter ceux qui ne l'ont pas encore atteinte. Incitons ceux que nous rencontrons à progresser.

 

Le groupe a passé en revue les diagrammes des caractéristiques de la personnalité de certains frères et sœurs.

Lorsque nous observons le fonctionnement de nos qualités/défauts, nous comprenons que nous ne devons pas nous en préoccuper. Dans notre société, nous promouvons notre personnalité par nos qualités. Le disciple doit les relativiser. Les adolescents développent des qualités pour plaire à leur groupe de référence. Quel est notre référent ? Fréquenter plusieurs groupes est un exercice difficile car nous devons composer en permanence et lutter contre notre nature.

Comment les choses s'articulent et peuvent être séparées dans notre sphère émotionnelle et notre sphère mentale ? Ces deux sphères sont sans doute encore très liées pour la plupart d'entre nous car une pensée suscite des émotions.

Avons-nous besoin de solitude ou de tranquillité ? Ph. exprime que, faute de ne pas avoir de tranquillité, il a envie d'être seul. Mais il a aussi envie d'être aimé. Son désir d'être reconnu s'oppose à son besoin de solitude. Son désir de paix est en opposition avec la nécessité de maîtriser le monde extérieur.

La difficulté que nous avons est de ramener tous ces fonctionnements à des causes premières, des phénomènes essentiels. L'analyse que nous faisons finira-t-elle par dissoudre complètement les éléments composant notre organigramme ou bien la véritable transformation ne sera-t-elle possible qu'avec les énergies de l'âme ?

Notre sœur Co. situe dans la strate "instinct animal" de son organigramme l'instinct de conservation, le besoin de réalisation et le besoin de sexualité. Ces blocs sont-ils irréductibles ou pouvons-nous les détacher ? Pouvons-nous dissocier la sexualité de l'instinct de conservation ? La sexualité pour Co. prend racine dans le désir d'être aimé et reconnu. Mais est-ce bien vraiment ainsi ? L'exigence de Co. envers ses enfants suscite en elle des colères lorsqu'elle n'est pas satisfaite. Où se situe la cause entre exigence et colère ?

Nous ne pouvons pas être complaisant envers notre personnalité lorsque nous pratiquons une analyse et que nous réalisons ce diagramme. Si nous renonçons à notre peur de mourir, nous pouvons faire disparaître tous les besoins et les désirs qui nous attachent dans les différentes strates de notre personnalité. Lorsque nous n'avons plus de désirs et que l'âme n'a pas encore pris le contrôle de notre personnalité, il en résultera apathie et mort.

Si notre frère Ol. démonte son désir de reconnaissance, est-ce que la vivacité intellectuelle, découlant de ce désir, disparaîtra complètement ? Si non, cela voudrait dire qu'elle est alimentée aussi par un autre facteur.

Le désir d'être aimé de notre sœur Cl. génère la peur du rejet, la non acceptation de la remise en cause de sa personnalité par autrui. Cela la conduit à adopter une attitude compatissante, serviable, humble. Ces comportements ne découlent-ils pas d'une certaine sagesse "culturelle" plutôt que d'un état résultant d'une réalisation intérieure ?

Chaque frère du groupe est invité à parfaire le schéma des vecteurs de sa personnalité.

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