Bulletin no 194 du 01/05/2004
 

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PSYCHOLOGIE PHILOSOPHIE SPIRITUALITE

  Ne crois rien parce qu'on t'aura montré le témoignage écrit de quelque Sage ancien,
Ne crois rien sur l'autorité des Maîtres ou des Prêtres.

Mais ce qui s'accordera avec ton expérience et après une étude approfondie satisfera ta raison et tendra vers ton bien cela tu pourras l'accepter comme vrai et y conformer ta vie.

SIDDHARTA GAUTAMA (BOUDDHA)

 

Bulletin no 194

Séance du 01/05/2004

La rencontre a débuté par la lecture de la planche de notre sœur Si. : "Autodétermination, détachement, Hiérarchisation". Cette analyse a été demandée à notre sœur à la suite d'un nouvel oubli de la méditation de Pleine Lune. Elle distingue la détermination liée à des paramètres extérieurs et l'autodétermination rattachée à des paramètres intérieurs et qui s'apparenterait à une forme de liberté personnelle. Ses paramètres personnels déterminants sont essentiellement axés autour d’une recherche de bien être émotionnel, physique et mental, une sujétion à l'environnement et un enthousiasme pour la Beauté, la Bonté, la Sagesse, l’Amour.

Depuis plusieurs années, Si. découvre une absence de motivation personnelle qui dégage une angoisse et développe une inertie paralysante. Seul son engagement total auprès de sa fille l’amène à dépasser ses limitations. Elle perçoit cependant, en réponse au travail de groupe, l’émergence de renoncements, d’acceptations, de découvertes conceptuelles qui concourent à l'application d'une direction.

Si. décrit ce qui l’entrave dans la mise en place du détachement ("état d'esprit d'une personne n'attachant pas d'importance particulière à quelque chose") : une tendance à qualifier, un attachement très fort aux résultats, à son image… Elle vit dans une bulle affective qui entraîne un déconnection par rapport au temps et à l'espace. Elle tente néanmoins de s'affranchir de ses liens par la conscientisation de l'aspect irrationnel des mécanismes d'attachement et la pratique d'une attitude d'ouverture.

La hiérarchisation ("action d'organiser en établissant un lien de subordination entre les différents éléments") est très difficile à mettre en place pour notre sœur. Dans le quotidien, elle est écartelée entre des mouvements contradictoires multiples et ne sait comment ordonner tout ce qu’elle perçoit, bien souvent, simultanément. Elle pense que subordonner l'inférieur au Supérieur lui apportera fermeté, abnégation, générosité et sagesse. 

Pour notre sœur Si., décrocher, c’est rompre avec tout ce qui l’accapare au quotidien. Elle réalise qu’elle n’a pas, jusque là, réservé une plage de temps uniquement dédiée aux énergies supérieures et au travail spirituel.

Notre sœur Mo. est invitée téléphoner à Si. 1 heure au moins avant chaque méditation de Pleine et de Nouvelle Lune afin de lui éviter d’oublier les rencontres. Si. devra indiquer au Frère Instructeur le moment où elle jugera ne plus avoir besoin de ce "réveil" et où elle maîtrisera suffisamment sa nature émotionnelle.

Il est ensuite demandé à notre Frère Th., qui avait posé un jugement sur l’attitude du Frère Instructeur envers notre sœur Mo., de réfléchir à la précédente phrase de Nouvelle Lune : "Sagesse, courage, abnégation ne peuvent habiter un cœur obscurci. Le Guide suggèrera des actions héroïques et pareil conseil ne doit pas paraître extrême ni austère." 

Notre sœur Jo., native du signe du Cancer comme notre sœur Si., se laisse souvent envahir par les émotions : lorsqu’elle est confrontée à un problème, elle panique et ne peut réfléchir aux moyens de le résoudre. Ainsi, récemment, elle a rencontré un problème sur le plan informatique et s’est retrouvée comme paralysée, incapable de mettre en œuvre un processus de recherche pour tenter de le solutionner.

Un autre évènement concernant l’animation des enfants lors des rencontres de groupe a révélé la difficulté pour Jo. de maintenir une attitude droite, sans compromis. Notre sœur est influençable et s’accorde avec "le dernier qui a parlé". Jo. devra compenser financièrement le préjudice qu’elle a involontairement causé à la qualité de l’animation des enfants. 

Notre sœur Ma. est interpellée sur le fait d’avoir échangé avec notre sœur An., actuellement en pause. Notre groupe se doit de cheminer avec une certaine tension en avant, un certain rythme. Un frère ou une sœur qui ne vit pas cette tension doit être momentanément mis à l’écart pour qu’il puisse se ressaisir et que le groupe ne porte pas sa charge énergétique. Notre sœur An. continue à avoir des attitudes paradoxales. Cela se comprend car, si elle connaissait profondément les raisons pour lesquelles elle est en pause, elle n’aurait plus certaines attitudes et ferait un travail conscient de transformation.

Il nous faut apprendre, chacun à notre niveau, à faire avancer nos frères à partir des caractéristiques de leurs structures. Comme pour l’éducation de nos enfants, il ne s’agit pas de donner une sanction qui affaiblit mais de leur permettre de se ressaisir et de conserver une joie pour avancer. C’est une grande charité que de s’adapter à l’autre, à ce qu’il est profondément.

La loi du juste milieu s’accompagne d’une vigilance de chaque instant. Il n’y a pas de comportement figé. On ne peut se donner une règle de conduite inflexible pour l’éternité. 

Notre sœur Sy., dont le compagnon ne fait pas partie du groupe, exprime sa difficulté à taire la teneur du travail fait dans le groupe. Il est tentant de partager avec nos proches notre démarche mais le disciple doit apprendre à "savoir et se taire". Pour illustrer cette idée, on pourrait dire que "celui qui cherche à savoir ce que dit le chef d’orchestre n’a qu’à venir au conservatoire". Le premier pas dans la démarche spirituelle ne peut être fait via un intermédiaire. La probation du postulant doit être sans concession pour lui-même et pour le groupe.

La tension vers la lumière de celui qui fait une démarche doit être perceptible pour son entourage. La juste distance intellectuelle, mentale, émotionnelle doit être mise en place avec tous les êtres afin de se préparer à l’initiation. Dans nos relations extérieures, il nous faut préserver l’enseignement ésotérique qui doit le rester pour le plus grand nombre qui n’est pas encore prêt à le recevoir. On peut, de nouveau, faire le parallèle avec l’éducation des enfants : certaines connaissances préalables doivent être transmises avant d’aborder certains concepts qui, sans pré-requis, seraient déstabilisants. 

Notre sœur Mo. a ensuite lu sa planche : "Quand mes peurs suscitent de grandes exigences". Cette réflexion la renvoie à des évènements de son enfance qui ont induit la peur de perdre des êtres chers et la peur d’être abandonnée. Dans sa vie d’adulte, les séparations ont toujours été synonymes de la crainte de ne plus revoir la personne, de regrets ou de culpabilité de ne pas avoir su donner toute l’attention à la personne quittée.

Sur le plan professionnel, elle connaît des peurs liées à la difficulté de compréhension et de réalisation des tâches demandées, une peur de l’échec et du jugement de l’autre. Ces peurs l’incitent souvent à fuir par orgueil. Lorsqu’elle est en position de passager en voiture, son manque de confiance en l’autre fait naître en elle des peurs face aux dangers qu’elle croit percevoir.

Mo. n’a pas l’impression de beaucoup avancer dans la résolution de ses peurs. Aujourd’hui, elle arrive de plus en plus à identifier les situations générant des peurs et à observer ses réactions, ses mécanismes de compensation et les exigences indirectes qu’elle s’inflige et inflige à ses proches. Elle constate en elle les effets dévastateurs des peurs : inertie, perte de temps, manque de confiance en elle, perte d’énergie, blocages dans les trois corps pouvant générer des états de mauvaise santé.

Ses peurs se situent au niveau émotionnel et la maintiennent dans la tristesse. Elle s’efforce, au quotidien, d’élever ses pensées, de poser des actes empreints de beauté et d’amour, de maintenir le rythme des méditations. Elle sait qu’elle ne reconnaît pas suffisamment la présence du Maître à ses côtés, et peut-être même s’en éloigne t-elle pensant être indigne d’être aidée.

Dans les enseignements, il est dit de ne pas refouler la peur mais de chercher à la faire disparaître par le pouvoir dynamique de la substitution. Substituer à l’obscurité, générée par les peurs, la lumière de l’âme. Il est également suggéré de méditer en employant le concept de la vérité pratiquée et vécue comme pensée-semence dans les méditations accompagnée de la prière suivante : "Que la réalité domine chacune de mes pensées et que la vérité dirige ma vie". 

Notre sœur Mo. doit prendre la décision d’ouvrir une porte pour éviter d’inutiles dépenses d’énergie. La décision dépend de sa compréhension du détachement. Les détachements progressifs nous portent vers l’avant. On est, dans le quotidien, attachés par des milliards de fils que l’on doit couper pour progresser. Le Maître dit ainsi à son disciple : "viens et suis-moi mais laisse tout ce que tu as". Il faut décider de passer la porte, de ne plus rester dans l’antichambre qui est emplie de peurs et de mirages. 

Une certaine confusion a été constatée dans les tableaux sur les qualités et les défauts correspondants que les frères et sœurs ont proposés. Nous faisons l'analyse du tableau de notre sœur Do., qui a trouvé difficile de s'attribuer des qualités, notant ce que le monde profane lui renvoyait. Nous constatons plusieurs maladresses sur les associations que fait notre sœur entre une qualité et un défaut. Notamment, pourquoi faire correspondre la compréhension avec le laxisme ? Pourquoi la compréhension aboutirait-elle au laxisme ? Elle peut induire de la rigueur et/ou de la miséricorde selon les paramètres situationnels. De même, notre sœur Do. fait concorder jovialité et provocation. La jovialité, la renvoyant à l’attitude d’une petite fille qui se comporterait n’importe comment, ne serait-elle pas plutôt de l’exubérance ? Une certaine forme d’exaltation peut conduire notre sœur Do. à un sentiment d’instabilité, par une polarisation excessive sur ses centres inférieurs et sur le plan astral.

Peut-être faudrait-il lister des facultés, des caractéristiques de notre personnalité, et se demander si elles correspondent davantage à des qualités ou bien à des défauts, selon que leur manifestation est bien ou mal vécue au quotidien. Comment la personnalité se nourrit-elle de ces facultés ? Certaines facultés servent-elles la personnalité dans un sens morbide ? Avons-nous des qualités qui permettent de faire mourir la personnalité (qualités d’âme) ou bien de la maintenir en vie (petites qualités qui nous permettent d’exister dans des domaines spécialisés) ?

Si l’on prend l’exemple de la caractéristique "dire la vérité", qu’est-ce que cela recouvre ? Dit-on la vérité au point de compromettre son existence comme le Christ a pu le faire ? Avons-nous des facultés qui servent un plus grand but que la vie du soi inférieur ?

Apprenons à faire une critique sereine, constructive. Le disciple se doit d’avoir une réflexion subtile qui dépasse le "il faut, il ne faut pas".

Nous analysons également le tableau de notre frère Th. L’excès de fluidité le conduit à l’inconsistance, l’éclectisme à la dispersion. Son sens de l’esthétisme, orientée vers la forme, le mène à la superficialité. La franchise de Th., qui serait plutôt une spontanéité non réfléchie, le rend indélicat. Son intelligence serait détournée par un esprit malin. Mais n’est-ce pas plutôt un manque d’intelligence qui conduit à la ruse ? Son courage sur le plan physique le pousse à adopter une attitude téméraire et inconsciente. Son dynamisme peut, à l’excès, l’amener à la dispersion. Ce "défaut" n’est-il pas habituellement associé à un manque de concentration ?

Nos qualités montent à notre conscience par bribes. Un morceau d'enthousiasme s'exprime, et il peut nous conduire à l'imprudence car nous n'avons pas fait "monter" en même temps un peu de pondération. Progressivement, lorsque notre conscience s'élargit, nous pouvons faire intervenir plusieurs aptitudes. Si la conscience est trop étroite, la qualité qui va se manifester à un moment donné sera excessive et deviendra un défaut.

Il est difficile pour le disciple de se trouver des qualités car tout est fondu en lui. Il utilise plusieurs paramètres simultanément. Elargir notre conscience et fusionner avec notre âme est plus important que nos qualités et nos défauts. Nous pouvons considérer nos qualités comme des énergies qui s'expriment dans des moments d'attention et de vigilance. La conscience du Tout serait la plus grande qualité que nous pourrions acquérir. Recherchons la capacité à gérer l'instant présent en utilisant la loi du juste milieu qui est mouvante. Les qualités nous figent et ne nous permettent pas d'être en réponse à notre milieu. Si nous sommes attachés à nos qualités, nous sommes aussi attachés à un défaut ou une maladresse, une exagération de comportement.

Notre frère Ol. voit dans la mise en place de ses qualités une intention de sa personnalité pour sa survie. Nous tenons à nos qualités qui nous permettent d'exister aux yeux d'autrui. Lorsque nous sommes dans une relation qui nous exalte, nous n'entendons pas notre conscience qui pourrait nous faire dire : j'arrête cette relation et je me détache. Tout ce qui nous attache nous empêche de vivre un rythme que nous savons nécessaire pour notre démarche. Qu'est-ce qui nous empêche de couper ? Lorsque nous constatons une émotion, par exemple de la colère, tentons dans les secondes qui suivent de retourner la situation en souriant. Chaque fois que notre personnalité déborde, nous sommes dans un processus d'horizontalité.

Dans Fragments d'un Enseignement inconnu, Oupensky relate la pratique du "stop" utilisée par Gurdjeff qui demandait de manière inopinée à ses disciples de figer leur attitude dès qu'il prononçait ce mot afin qu'ils prennent conscience de ce qui se passe. Le détachement devient alors possible. Nous devenons des observateurs, des disciples intelligents, comprenant tous les mécanismes de la personnalité et de l'écoulement des énergies. 

 

Le groupe a poursuivi la lecture de Rayons et Initiations, Traité sur les sept Rayons, Volume V, (pp. 72 à 82) par un extrait de la règle 3 : 

1. Double est le mouvement en avant. La Porte est laissée en arrière. C'est un évènement du passé.

Cette phrase définit l'état de l'initié. Il va de l'avant, dans la dualité de sa nature âme-personnalité. Son point de tension est issu de la fusion de ses deux aspects divins qui constituent une unité intégrée. Il est passé par la porte. Un Mot lui est renvoyé, en réponse à son cri invocatoire : "Acceptés en tant que groupe". Le passé est laissé en arrière : "Qu'il n'y ait plus de souvenir". La porte se referme derrière l'initié, membre accepté de son groupe. Le bruit qu'elle fait en se refermant indique au monde que l'initié est passé dans un lieu secret, exprimant l'idée de l'initiation personnelle engendrée par soi-même. Il avance dans la solitude, ne comprenant pas encore tout ce que son groupe comprend, lui-même n'étant pas compris par ceux qui sont laissés derrière la porte. Il devient de plus en plus conscient de l'impersonnalité spirituelle de son groupe. Ceux qui sont en arrière le méprisent et cette attitude suscite en lui ressentiment et critique. L'initié souffre. Au début, il se protège en se retirant et en observant le silence. Il apprend à pénétrer dans la conscience de son groupe en s'efforçant de cultiver l'impersonnalité spirituelle. Lorsqu'il y parvient, il comprend que cette impersonnalité repose sur une compréhension profonde et sur le sens du détachement qui rend possible une aide véritable. L'initié Paul avait exprimé cette idée lorsqu'il a dit : "Oubliant ce qui est en arrière, hâtez-vous vers le prix de votre vocation élevée en Christ".
 

2. Que le cri invocatoire soit diffusé à partir du centre profond de la claire et froide lumière du groupe.

L'initié perçoit la lumière de l'ashram et celle de la Hiérarchie qui embrasse tout. La lumière individuelle dans la tête a révélé ces deux aspects de la lumière de l'âme. Elle est créée par la fusion de la lumière de l'âme avec la lumière de la substance même. Dans les Ecritures du monde, il est dit : "dans cette lumière nous verrons la Lumière". C'est cette Lumière qui ne peut être perçue que lorsque l'initié a fermé la porte derrière lui. Elle est composée de la lumière de buddhi et de la lumière d'atma, c'est-à-dire respectivement de la lumière de la raison pure et de la lumière de la volonté spirituelle. La première est focalisée dans l'ashram et la seconde dans la Hiérarchie.

Il y a donc trois grandes lumières focalisées sur le plan mental :

1.     La lumière unifiée de l'âme et de la personnalité.

2.     La lumière du groupe égoïque, incarnant la lumière de buddhi.

3.     La lumière de la Hiérarchie, incarnant la volonté spirituelle.

Tous ces aspects de la lumière peuvent être exposés de la façon suivante :

1.     La lumière mineure qui est projetée vers le haut.

2.     La lumière que reflète la Triade Spirituelle sur le plan mental.

3.     La lumière focalisée produite par la fusion des deux.

Au-delà du plan mental, la note initiatique est mise sur l'aspect Vie. La lumière et la révélation sont la cause et l'effet. La révélation future que tous les hommes attendent et qui apparaîtra quand les conditions seront réunies, concerne la communication à la conscience humaine de la signification et du dessein de la vie. Ceci se fera en une succession d'évènements spirituels qui engendreront pour l'humanité une période de réalisation constituant à la fois un point de crise et un point de tension. Cette réalisation se manifestera par la consommation de l'activité de la conscience Christique. C'est l'état dont on parle quand on dit du Christ : "Il verra l'œuvre de son âme et sera satisfait."

Pendant cette crise, l'humanité dira, à son point de tension le plus élevé : "Voyez ! Toutes choses sont devenues nouvelles." Ce sera le premier pas vers le point éloigné auquel elle est reliée et qui sera connu à mesure que l'accent sera mis sur l'invocation des énergies et l'évocation de la "vie plus abondante".

L'impact des énergies sur les formes produit des résultats dépendant de la qualité de ces formes. La loi de Destruction peut s'appliquer pour détruire des formes inadéquates. L'un des objectifs de la Hiérarchie est de faire sortir le bien du mal que les hommes ont fait et de diriger les évènements vers des horizons plus vastes. La science de l'Invocation et de l'Evocation constitue un effort réciproque de la part de la Hiérarchie et de l'humanité. Si la Hiérarchie n'évoquait pas l'esprit de l'homme, l'humanité ne pourrait pas être invocatoire. Actuellement, l'homme a la responsabilité d'invoquer les Seigneurs de Libération et l'Esprit de la Paix. Ces Etres ont le pouvoir d'élever l'humanité dès qu'elle aura adopté l'attitude correcte. Leur réponse au cri de l'humanité dépend essentiellement de la qualité de ce cri.

Pour les initiés, les groupes de disciples et les ashrams, la phrase "émane du centre profond de la claire et froide lumière du groupe" a un sens. La clarté caractérise la lumière de l'âme qui permet à l'initié de voir la Lumière. La froideur se rapporte à la lumière de la substance qui n'est plus échauffée par le désir. Elle est donc froide vis-à-vis de tout ce qui limite et entrave. La claire lumière de l'âme et la froide lumière de la personnalité s'unissent au point de conscience le plus profond de la nature du disciple. Grâce à la tension produite, le cri invocatoire est lancé avec puissance et efficacité. Ceci est vrai pour tout groupe d'aspirants sincères et altruistes, servant l'humanité dans le cadre du Plan. Le cri peut évoquer une réponse.

De nouvelles vérités se dessinent dans le champ du mental humain et produiront deux choses : l'humanité sera amené au point de tension nécessaire et un processus de réorientation se poursuivra. Il existe une grande agitation en réponse à l'influx d'énergie spirituelle.

La nature de ce qui est évoqué sera examinée et donnera un aperçu de l'interrelation existant entre les trois grands centres planétaires : le centre humain, le centre hiérarchique et Shamballa. Chacun de ces centres est invocatoire avec celui qui lui est "inférieur" et celui qui lui est "supérieur", bien qu'il n'existe, fondamentalement, qu'interpénétration de substances qui sont des expressions de la matière. L'humanité est le résultat de toutes les formes subhumaines d'expression et d'expérience et de l'activité d'êtres suprahumains. Ils ont transcendé tout ce que l'homme peut connaître. Ils vivent, ils sont l'énergie même. 

3. Qu'il évoque une réponse du centre éclatant qui est loin en avant.

Ce centre est Shamballa, dont les lettres composantes sont numériquement : 1.8.1.4.2.1.3.3.1. Ce mot correspond au nombre 24, qui à son tour est égal à 6. Ce mot comporte 9 lettres, 9 étant le nombre de l'initiation. Le 6 est le nombre de la forme ou manifestation, moyen par lequel l'humanité réalise le dessein divin, et par lequel la conscience s'épanouit pour préparer la troisième initiation. Celle-ci est liée à Shamballa, qui est le troisième centre majeur du point de vue humain, et le premier au vu de la divinité. De plus, le 6 est le nombre du sixième rayon, nombre de l'idéalisme qui fait se hâter l'humanité vers la lumière. Mais comme toutes les autres caractéristiques divines, elle a sa contrepartie matérielle ; c'est pourquoi le nombre 666 est considéré comme le nombre de la Bête ou matérialisme. Dans un livre ancien sur les nombres, l'initié est défini comme "celui qui a fait l'expérience et a exprimé 666, et découvert que ce n'était rien ; qui s'est débarrassé du 6, est devenu le 66, et s'est ainsi trouvé sur la VOIE. Encore plus tard, il se débarrasse du 6 et devient le 6 parfait – la forme, l'instrument et l'expression de l'esprit."

Le nombre 24 exprime le double 12, le zodiaque majeur et mineur. De même que le 6 exprime l'espace, le 24 exprime le temps, clé du grand cycle de manifestation. Ses deux chiffres définissent la méthode d'évolution : le 2 est la qualité amour-sagesse et le nombre de la hiérarchie spirituelle, le 4 indique la réalisation de l'harmonie par le conflit et est aussi le nombre de la hiérarchie humaine. Jusqu'à la troisième initiation, l'initié "s'occupe de la relation entre le 2 et le 4 ; ces chiffres, placés côte à côte indiquent la relation ; placés l'un au dessus de l'autre, l'initié passe du 4 au 2."

Les sons composant le mot Shamballa sont sur la ligne de la volonté, celle de l'énergie de premier rayon. Le nombre donne la clé de la forme et du dessein de la vie. A la troisième initiation majeure (première initiation solaire), le disciple libéré invoque seul pour la première fois Shamballa car il vibre avec la Monade. Il peut entrer en contact avec "le centre éclatant, qui se trouve loin en avant." Il fait ses débuts sur la voie du développement supérieur, ce qui implique la fusion de sa volonté individuelle et spirituelle avec la Volonté de Dieu. A la troisième initiation, il se dresse devant le Seigneur du Monde. "Il entend le son et voit sa forme. Celui qui se tient pour la troisième fois au sommet de la montagne, entend une note claire et la reconnaît comme la sienne, la nôtre, la vôtre, et pourtant c'est la note que personne n'a fait résonner."

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