Bulletin no 193 du 17/04/2004
 

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PSYCHOLOGIE PHILOSOPHIE SPIRITUALITE

  Ne crois rien parce qu'on t'aura montré le témoignage écrit de quelque Sage ancien,
Ne crois rien sur l'autorité des Maîtres ou des Prêtres.

Mais ce qui s'accordera avec ton expérience et après une étude approfondie satisfera ta raison et tendra vers ton bien cela tu pourras l'accepter comme vrai et y conformer ta vie.

SIDDHARTA GAUTAMA (BOUDDHA)

 

Bulletin no 193

Séance du 17/04/2004

En début de rencontre, le Frère Instructeur a souligné le retour du Frère de la Rigueur dans ses fonctions. L'homme est renforcé par les épreuves, par l'exercice de l'amour. Dans "Les Noces Chymiques de Christian Rosenkreutz", la sanction est comprise comme une association à la faute des hommes. Souvent, les disciples portent le fardeau de l'humanité par miséricorde, par compassion. Cela est nécessaire à condition que celui dont la faute est portée en soit conscient et puisse le vivre comme une opportunité de transformation.

Un nouvel évènement nous a donné l'occasion de réfléchir sur la Rigueur : une sœur qui vient aux rencontres de Pleine Lune a demandé la phrase d'intégration à notre sœur My. qui la lui a communiquée juste avant l'entrée dans le groupe. Il a été demandé à chaque frère s'il aurait eu la même attitude dans les mêmes conditions : So., Sy., J.P. auraient communiqué la phrase tandis que Ma., Jo., J.D., Cl., Co., Di., Ol., Ph. ne l'auraient pas fait. Do. et Th. pensent qu'ils auraient donné la phrase à l'extérieur de la salle de préparation mais ne l'auraient pas donnée une fois entrés dans cette salle.

Il est à souligner que notre sœur My. a dépassé une forme de lâcheté en avouant son acte au Frère de la Rigueur suppléant (Ol.) avant l'entrée dans le temple. Dans une certaine confusion, ce dernier a laissé entrer notre sœur. De ce fait, My. et Ol. ont été invités à rédiger une planche afin de réfléchir à la loi sous-jacente, au symbolisme de la porte et de la phrase d'intégration, en prenant pour base le texte lu par le Frère Instructeur ("La clé est trouvée…") pour clôturer la séance de Pleine Lune.

Dans sa planche intitulée "La clé est trouvée", My. a évoqué ce que chacune des phrases de ce texte (en italique) évoquait en elle :

"La clé est trouvée ; et avec la pression des mains au service de la lumière et avec un cœur battant d'amour, la clé est tournée. La porte s'ouvre largement."

Le chemin de l'amour s'ouvre pour celui qui cherche et avance à la recherche du dépassement du soi inférieur. Par l'éveil de la conscience du cerveau à la conscience de l'âme, la personnalité s'oublie et entre dans la voie du service. Le véritable service découle d'un cœur aimant et d'un mental docile ; savoir être et rester à sa juste place.

"Marchant rapidement, celui qui se hâte vers la lumière entre par la porte et attend. Il tient la porte entrouverte pour ceux qui suivent. Ainsi en action, il attend."

La connaissance est acquise par l'expérimentation. Le disciple travaille dans le noir surtout dans les premiers stades de son développement et se dirige progressivement vers l'activité juste. En s'acquittant de son devoir de façon persévérante, il avance de l'obscurité à la lumière et découvre que l'obéissance à son soi supérieur le conduit inévitablement dans le règne de la connaissance qui se transforme finalement en sagesse.

La connaissance vient d'abord de la lutte pour avancer vers une lumière plus grande et plus claire ; puis elle vient lorsque l'aspirant apprend à s'oublier dans le service ; la sagesse remplace la connaissance quand l'aspirant se transforme en travailleur-disciple et fait partie de la Hiérarchie.

"Une voix s'élève : Mon frère, ferme la porte, car chacun doit entrer seul par cette porte."

En entrant dans l'ashram, le travailleur-disciple saura se comporter avec ceux qui n'ont pas encore le droit de partager avec lui les secrets de l'initiation, et avec ceux qui ont pénétré plus loin que lui dans les Mystères.

Le mental supérieur qui est l'aspect le plus bas de la Triade Spirituelle peut être considéré comme une porte d'accès pour la conscience de la personnalité fusionnée avec l'âme, à un domaine plus élevé de contact et de prise de conscience. Il n'y a pas de porte mais simplement un symbole indiquant les moyens d'accès. Le processus tout entier est une succession d'expansions de conscience et l'obtention par stades successifs d'une prise de conscience toujours plus inclusive.

"La lumière étincelante dans le Temple du Seigneur n'est pas pour tous au même moment ou à la même heure du jour. Chacun connaît son heure. C'est maintenant la vôtre. Ainsi donc, mon frère, fermez la porte. Souvenez-vous que ceux qui viennent derrière ne savent pas si la porte est ouverte ou si elle est fermée. Ils ne la voient pas. Gardez cette pensée, mon frère, et, passant par la porte, fermez-la avec soin et entrez dans une autre phase de la Voie, seul et pourtant pas seul." 

Le Sentier de l'Initiation révèle le mystère caché au cœur du système solaire. L'Initiation marque un point de réalisation ; elle est basée sur le degré de développement intérieur de l'initié. Chaque pas franchi sur le Sentier de l'Initiation accroît la reconnaissance du groupe. L'Initiation est essentiellement une série de reconnaissances inclusives qui fait du disciple un membre de la Hiérarchie. L'Initiation est une constante fusion de lumières dans lesquelles l'Initié pénètre progressivement, ce qui lui permet de voir plus loin, plus profondément, et plus inclusivement.

Notre sœur My. a beaucoup lu et travaillé pour rédiger cette planche et découvrir toute la richesse des concepts. Le Frère Instructeur nous rappelle qu'il nous faut respecter la porte de nos frères et les lois initiatiques. Nous devons par le respect des cycles comprendre les concepts plus élevés. Personne ne doit vivre certains processus avant l'heure. Il y a un temps pour chaque chose. Respectons ce temps et ne posons pas des actes à la place des autres. L'oubli d'une phrase est le signe d'un manque de préparation au travail de groupe auquel, de ce fait, on ne doit participer.

Quand un frère nous permet d'être éprouvé, doit-on l'accuser ou le remercier de nous avoir éprouvés ? La solidarité que nous vivons dans un groupe induit des épreuves qui nous font grandir. Nous acceptons les fautes de nos frères et nous grandissons grâce aux leçons que nous nous donnons mutuellement.

Une sainte africaine, qui avait été esclave, remerciait sans cesse ses bourreaux qui lui avaient permis, par la souffrance qu'ils lui avaient fait endurer, de cheminer et de rencontrer le Christ. Dans notre démarche, la logique habituelle est inversée : être éprouvé nous permet de nous dépasser.

La Rigueur est très belle car elle est associée à la découverte des Lois. Ainsi, le Maître, qui nous aime, ne fera pas les choses à notre place. Il nous donne plutôt l'occasion de découvrir les lois.

 

Notre frère Ol. a lu sa planche intitulée "Pourquoi je n'ai pas exercé la rigueur ?" qu'il a étayée de nombreuses citations extraites de l'enseignement des Maîtres.

Lors de la méditation de pleine lune du Bélier, Ol. a failli dans l'exercice de la Rigueur (dont il assumait la fonction par suppléance) en laissant entrer My. alors qu'elle lui avait indiqué qu'elle avait communiqué la phrase d'intégration à une autre sœur. Ses réactions premières ont été un mélange de culpabilité et de profonde incompréhension vis-à-vis de lui-même.

Le remplacement du Frère de la Rigueur a été un test pour Ol. Il a constaté sa difficulté à être vigilant à chaque instant vis-à-vis des frères et sœurs mais également vis-à-vis de ce qu'il devait faire pour le rituel. L'émotion, le manque de confiance, la peur de se tromper étaient présents. Il a manqué de lucidité en laissant entrer notre sœur My. au lieu d'en référer au Frère Instructeur et de se conformer à sa décision. Le Frère de la Rigueur n'a aucun arbitrage à faire. Il a juste à constater ce qui n'est pas conforme. Ol. a commis une faute en arbitrant et en relativisant la faute de My. Il pense avoir voulu inconsciemment protéger sa personnalité.

Il réalise qu'il accorde trop de marge de liberté à sa personnalité qui s'adapte ou adapte trop facilement les événements à son avantage ou pour différer les efforts. C'est dans l'obéissance que la personnalité disparaît. Pour être salutaire, cette obéissance doit dépasser l'intelligence car cette dernière est l'outil que la personnalité utilise pour contourner les lois et pour survivre. L'idée d'obéir ne doit donc pas être dissociée de l'acceptation de la mort : la mort de ce qui est inférieur pour laisser se manifester la grandeur de ce qui est supérieur.

Le texte lu par le Frère Instructeur a incité Ol. à s'interroger sur la signification du symbole de la porte et de la clé. La porte représente pour lui la séparation entre deux régions, entre deux stades, entre deux états et peut symboliser un passage initiatique ou l'acceptation dans un groupe. Ce texte suggère un certain nombre de stades par lesquels l'initié est passé avant de franchir la porte. D'abord la porte n'est pas vue, puis lorsqu'elle est perçue par l'aspirant, il doit chercher à se qualifier, c'est-à-dire trouver la clé qui lui permettra d'ouvrir la porte. Une fois qu'il est qualifié, il doit ouvrir lui-même la porte et prouver ainsi qu'il est initié. Enfin, il doit comprendre qu'il ne peut pas communiquer sa découverte à ses frères moins avancés et qu'il doit rester à sa place qui est désormais derrière la porte.

Dans les premiers stades de l'aspiration spirituelle, la curiosité, la recherche de pouvoirs, le besoin d'affection, le désir de reconnaissance nous font rechercher un Maître, un enseignement de valeur, l'intégration à son groupe. Or nous ne sommes pas encore suffisamment purs pour mériter cet enseignement car nous avons un désir de paix, de connaissance et de pouvoir sans conscientisation de la nécessaire relativisation de la personnalité. Ainsi, nous ne percevons pas la porte qui doit être franchie, c'est-à-dire les conditions qui nous rendent aptes à côtoyer le Maître.

La porte est perçue à mesure que l'aspirant apprend à mettre en jeu sa propre volonté pour vivre conformément à sa nature profonde. Dans cette orientation vers le but, sa personnalité peut alors atteindre un certain degré d'intégration et l'aspirant peut s'exercer de manière plus efficace à contacter son âme. Il substitue à ces anciennes vibrations des vibrations plus élevées qui créent une plus grande affinité avec le but. Plus tard l'exercice scientifique doit se poursuivre par la construction de l'antahkarana pour établir le contact avec la Triade spirituelle.

La découverte de la clé traduit la découverte des processus qui permettent de stabiliser la conscience au niveau requis et qui autorisent donc l'ouverture de la porte.

L'initié doit prouver aux Frères Aînés qui le guident, mais aussi à lui-même, qu'il a acquis la liberté lui permettant de s'affranchir de sa sphère habituelle. Ainsi, toutes nos expériences terrestres sont des tests préparatoires qui nous qualifient progressivement aux plus grands tests qui nous attendent. Pourquoi un test s'avère-t-il donc si angoissant ? Pourquoi serait-il humiliant d'échouer à un test et par là même de montrer que l'on n'est pas encore prêt pour porter de plus lourdes charges ? Pourquoi alimenter une prétention ou une ambition à faire plus que nos capacités le permettent ? L'application de la rigueur par la Hiérarchie n'est-elle pas la preuve d'une grande sagesse et d'un grand amour ?

L'initié franchit les étapes par son propre travail. Personne ne peut passer les épreuves à sa place. Une fois qu'il est entré, lui-même apprend à laisser ses frères moins avancés cheminer. L'amour de nos frères doit se manifester par la distance que nous pouvons momentanément prendre par rapport à eux. En prenant notre véritable place, nous leur montrons par l'exemple le chemin qui les rapprochera de nous.

C'est dans l'épreuve de la solitude que nous trouvons la porte.

De cette réflexion, Ol. a enrichi  sa compréhension de la Rigueur à tel point qu'elle se rapproche de plus en plus dans son esprit de celle de la Miséricorde. Il conçoit que ces deux expressions de l'âme ont une vertu protectrice. En effet, la Rigueur protège aussi bien le Temple consacré que le postulant qui n'est pas prêt.

Les expressions de l'amour doivent être diverses et ne peuvent pas se limiter à la gentillesse. Pour aimer, il ne faut pas s'abaisser. Faire grandir nous oblige à assumer une solitude, une sévérité, la possibilité d'être désagréable à l'autre.

Il apprend, en tant que disciple, à ne pas craindre la rigueur du Maître et la mise à l'épreuve. La compréhension des processus doit remplacer les craintes et les souffrances suscitées par le désir de reconnaissance. Le Maître offre d'une manière calculée les opportunités au disciple pour prendre un nouvel élan. L'humilité est la vertu qui permet de vivre le processus initiatique de manière optimale. L'assimilation de cette vertu lui permet d'acquérir une vision de plus en plus sereine de la progression sur le sentier.

 

Notre frère J.P. a été interpellé par une phrase de la planche de Ol. : "aimer ce n'est pas s'abaisser". "S'abaisser" doit être compris dans le sens de "rester au niveau de la personnalité" et non dans le sens de "se mettre à la portée des plus petits". Les phrases se corrigent entre elles pour parvenir à la vérité qui se trouve dans la subtilité. Il s'agit d'être le plus petit parmi les hommes sans s'abaisser et assumer pleinement ses fonctions dans le temple. C'est au travers de nos actes de courage, de franchise que nous montrerons nos vertus, sans que cela soit le but recherché.

Il existe un paradoxe : être petit parmi les hommes et être très grand parmi les disciples du Maître. Le Maître n'apparaît que lorsque le disciple est prêt et peut alors dispenser l'enseignement. La quête doit être verticale. Avons-nous vraiment envie de rencontrer le Maître ? Comment portons-nous le Maître en nous lorsque nous rencontrons le monde profane ? Fonctionnons-nous encore comme des personnalités qui cherchent à se justifier ?

Les vieilles tendances ne peuvent être modifiées par le monde profane mais par les évènements qui nous incitent à nous comporter différemment qu'à l'accoutumée. Notre démarche n'est pas une quête mue par la curiosité mais un véritable processus de transformation.

Soyons prudents et mettons en œuvre l'analyse qui nous permet de trouver notre propre réponse en écho aux évènements de la vie. Nous sommes trop habitués aux fonctionnements de la société : piston, tromperie, trahison… Dans le domaine spirituel, il en va tout autrement. Lorsque la troisième initiation est passée, l'initié est sûr de ne pas avoir atteint ce stade d'évolution grâce à la trahison d'un autre. La véritable solidarité ne consiste pas à trahir en cachette la confiance du Maître.

L'action et la méditation sont liées l'une à l'autre : la qualité des actes se répercute sur la qualité de la méditation et inversement. Cependant, il y a un temps pour tout : pour méditer et pour agir. Aussi, il s'agit de bien distinguer les tâches et de ne pas tout mélanger en hiérarchisant les activités.

Comment se fait-il qu'une bonne partie des frères et sœurs ne soient toujours pas capables d'énoncer correctement le mantram qui clôture les entretiens individuels d'analyse avec le Frère Instructeur ?

"Que la pure lumière de la raison et de la compréhension

dissipe les brouillards dans lesquels j'ai cheminé depuis longtemps.

Que les brumes se dissipent,

que les nuages du souci se dispersent

au sein de la lumière radieuse du soleil

qui brille toujours dans le brouillard.

Ce soleil se trouve au sein de mon mental.

Au sein de ce soleil, je demeure."

Jusqu'à quand faudra-t-il que le Frère Instructeur nous aide à l'énoncer ? Le fait que nous nous trompions en l'énonçant résulte probablement des émotions ressenties lors de l'entretien mais prouve aussi que nous ne rendons pas suffisamment intelligibles les paroles que nous prononçons et que notre intention n'est pas mobilisée. Comprenons-nous que pour dissiper les brouillards, nous devons exercer notre pensée et appliquer la loi "l'énergie suit la pensée" ? Ce qui compte, c'est ce qui nous vient de notre âme. La rigueur est au service de notre âme.

Dans notre groupe, si le Frère de la Rigueur n'exerce pas sa fonction, le Frère Instructeur doit se substituer à lui au détriment de l'instruction qu'il dispense. Dans l'ashram qui se situe au-delà du Frère Instructeur, se trouvent aussi un Frère de la Rigueur et un Frère de la Miséricorde. Ils surveillent la Porte et par charité ne permettent pas à un frère d'entrer s'il n'est pas prêt.

Qu'est-ce qui qualifie un frère pour l'Initiation ? Parfois, les facultés psychiques que nous découvrons nous nuisent parce que nous ne savons pas les utiliser.

Pour quelles raisons un frère ou une sœur arrive-t-il systématiquement en retard à chaque rencontre ? Par cette attitude, l'indiscipline, la révolte et la négation ne sont-elles pas sous-jacentes ? La discipline est-elle l'arbitraire de l'autre ?

Nous devons appliquer la rigueur pour nous-mêmes et pour nos enfants sans complaisance. Si nous sommes trop indulgent envers nous-mêmes, nous ne pourrons pas demander à nos enfants de se corriger.

Ol. s'interroge sur la pertinence du bâton que tient le Frère de la Rigueur en tant que symbole de sa fonction. L'épée qui arme un chevalier et qui tranche ne serait-elle pas plus judicieuse ? Le groupe se prépare à utiliser des symboles de plus en plus ajustés.

Notre sœur My. a hésité à se présenter à la Porte du Temple après avoir donné la phrase d'intégration à Ir. Elle se demande maintenant s'il n'aurait pas été plus judicieux qu'elle s'abstienne elle-même d'entrer. Si My. avait été capable de faire cela au moment voulu, elle aurait été capable de se taire et ainsi de ne pas dévoiler la phrase.

Comment agirions-nous face à une situation où nous pourrions trahir ? Sommes-nous prêt à mourir pour la vérité ? A quoi renonçons-nous ? Que souhaitons-nous garder de notre personnalité ? Dans certains cas, savoir parler est courageux, alors que dans d'autres, se taire est une preuve de courage. Notre conscience sait ce que nous devons faire à ce moment-là, même si nous ne le faisons pas. Nous sommes transparents dans le Temple, révélant à travers notre attitude, nos mécanismes habituels dans le monde profane.

Les vertus apparentes de nos signes astrologiques peuvent être vues comme de grands défauts. Nous identifions le défaut sous-jacent derrière les qualités apparentes des signes des frères et sœurs présents.

Signe

Qualité apparente

Défaut sous-jacent

Bélier

Dynamique dans l'action

Manque de réflexion

Taureau

Patience

Fixité, immobilisme

Gémeaux

Adaptation, communication

Instabilité, bavardage

Cancer

Adaptation, fluidité

Émotivité, complaisance

Lion

Générosité

Incapacité à recevoir

Vierge

Analyse

Se perdre dans les détails

Balance

Équilibre

Indécision

Scorpion

Combativité

Conflit entretenu

Sagittaire

Enthousiasme, concentration, détermination

Concentration et détermination dans quel but ?

Capricorne

Rigueur, constance, application des lois

Rigidité, cristallisation

Verseau

Indépendance, liberté

Isolement, égoïsme

Poissons

Fluidité, gentillesse

Inconsistance

 

Chaque membre est invité à identifier ses qualités apparentes et ses défauts sous-jacents mais aussi à découvrir la qualité qui permettrait à sa personnalité de mourir. Toutes les qualités que nous entretenons ne servent-elles pas à préserver notre personnalité ? Ces qualités ne sont-elles pas associées à des défauts ? Cherchons-nous à montrer au monde profane que nous ne sommes pas dupe de nos qualités et défauts ? Sommes-nous prêt à voir que nos plus belles qualités nous empêchent d'avancer car elles préservent notre personnalité, nos désirs et notre besoin de reconnaissance.

Quand allons-nous changer ? Y a-t-il une période propice pour atteindre le stade de discipulat ? Toutes ces étapes sont très subtiles. Puissions-nous être dans l'inconfort permanent. Dès que le confort s'installe dans nos vies, il n'y a plus d'avancement possible sur le sentier. Inconfort et rigueur sont indissociables. Ne recherchons pas la satisfaction mais sachons être content dans une conscience de plus en plus aiguë.

Notre sœur Sy. est interpellée sur son incapacité à demander et à recevoir l'aide d'autrui. Le postulat transmis par ses parents : "tu te débrouilleras toute seule" l'a conditionnée à compter uniquement sur elle-même, refusant toute situation de dépendance financière et matérielle. Comment vivre la fraternité ? Le don appartient à celui qui le reçoit. Nous devons démonter l'équation suivante : j'ai – je suis. Sy. doit mettre en place de la douceur, apprendre à donner sans arrogance et à recevoir avec simplicité. Comment faire sortir de notre cœur ce qui n'est encore jamais sorti ? C'est une action de grâce permanente. Sachons dire merci aux Maîtres, à la Hiérarchie, à Dieu pour la vie qu'il nous donne chaque jour. Nous ne sommes pas encore conscient de tout ce que nous recevons déjà. Entretenons le sentiment de Fraternité qui nous relie à tous nos frères dans un échange permanent et qui nous permet de connaître les besoins de chacun. L'argent ne nous appartient pas, pas plus que les énergies. Sachons les laisser passer en nous.

Chaque frère est invité à répondre à la question suivante : Pourquoi venons-nous avec constance dans le groupe tous les quinze jours ?

Sy. : Cela me permet de vérifier dans le monde profane ce que j'apprends dans le groupe.

J.P. : C'est l'école de mon âme au dépend de la personnalité.

J.D. : J'apprends à aimer et à réaliser la fusion entre l'âme et la personnalité.

Cl. : Éveiller et réveiller ma conscience.

My. : Je comprends au-delà de ce que je peux voir.

Jo. : Je trouve ma place dans le groupe.

Si. : J'affirme la suprématie de l'âme.

Ma. : J'apprends à voir et à transformer.

Di. : Pour suivre les enseignements des Maîtres et vivre la dynamique du groupe en tant que révélateur des mécanismes de chacun.

Th. : Pour comprendre que c'était le but réel de mon existence et découvrir le côté lumineux de la vie.

So. : Pour apprendre l'amour.

Do. : Pour découvrir la réalité des mondes subtils et comprendre mon interaction avec les autres.

Co. : J'aime le Maître et c'est dans le groupe qu'il apparaît.

Ol. : Il y a dans la régularité des rencontres une obligation d'alignement sur le rythme de vie du groupe.

Ph. : Le rythme et la beauté du groupe facilite l'alignement avec une communauté à laquelle j'aspire, vivre une vraie famille.

La. : Pour arriver à m'oublier, atteindre un niveau de communion plus léger.

Al. : Le groupe est une famille dont j'ai besoin.

La plus belle raison que nous avons de venir dans le groupe n'est-elle pas d'apprendre en allant vers Dieu à vivre le plus grand sacrifice ? Etre sur l'autel du sacrifice et abandonner notre personnalité, tel est le but. En énonçant "Que la volonté de Dieu soit faite", nous nous préparons au grand sacrifice. Alors que nous accomplissons notre devoir, nous cheminons vers Tes pieds sacrés.

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