En début de rencontre, le Frère
Instructeur a souligné le retour du Frère de la Rigueur dans ses fonctions.
L'homme est renforcé par les épreuves, par l'exercice de l'amour. Dans "Les
Noces Chymiques de Christian Rosenkreutz", la sanction est comprise comme
une association à la faute des hommes. Souvent, les disciples portent le
fardeau de l'humanité par miséricorde, par compassion. Cela est nécessaire à
condition que celui dont la faute est portée en soit conscient et puisse le
vivre comme une opportunité de transformation.
Un nouvel évènement nous a donné
l'occasion de réfléchir sur la Rigueur : une sœur qui vient aux rencontres
de Pleine Lune a demandé la phrase d'intégration à notre sœur My. qui la lui
a communiquée juste avant l'entrée dans le groupe. Il a été demandé à chaque
frère s'il aurait eu la même attitude dans les mêmes conditions : So., Sy.,
J.P. auraient communiqué la phrase tandis que Ma., Jo., J.D., Cl., Co., Di.,
Ol., Ph. ne l'auraient pas fait. Do. et Th. pensent qu'ils auraient donné la
phrase à l'extérieur de la salle de préparation mais ne l'auraient pas
donnée une fois entrés dans cette salle.
Il est à souligner que notre sœur My. a
dépassé une forme de lâcheté en avouant son acte au Frère de la Rigueur
suppléant (Ol.) avant l'entrée dans le temple. Dans une certaine confusion,
ce dernier a laissé entrer notre sœur. De ce fait, My. et Ol. ont été
invités à rédiger une planche afin de réfléchir à la loi sous-jacente, au
symbolisme de la porte et de la phrase d'intégration, en prenant pour base
le texte lu par le Frère Instructeur ("La clé est trouvée…") pour
clôturer la séance de Pleine Lune.
Dans sa planche intitulée "La clé est
trouvée", My. a évoqué ce que chacune des phrases de ce texte (en
italique) évoquait en elle :
"La clé est trouvée ; et avec la
pression des mains au service de la lumière et avec un cœur battant d'amour,
la clé est tournée. La porte s'ouvre largement."
Le chemin de l'amour s'ouvre pour celui
qui cherche et avance à la recherche du dépassement du soi inférieur. Par
l'éveil de la conscience du cerveau à la conscience de l'âme, la
personnalité s'oublie et entre dans la voie du service. Le véritable service
découle d'un cœur aimant et d'un mental docile ; savoir être et rester à sa
juste place.
"Marchant rapidement, celui qui se
hâte vers la lumière entre par la porte et attend. Il tient la porte
entrouverte pour ceux qui suivent. Ainsi en action, il attend."
La connaissance est acquise par
l'expérimentation. Le disciple travaille dans le noir surtout dans les
premiers stades de son développement et se dirige progressivement vers
l'activité juste. En s'acquittant de son devoir de façon persévérante, il
avance de l'obscurité à la lumière et découvre que l'obéissance à son soi
supérieur le conduit inévitablement dans le règne de la connaissance qui se
transforme finalement en sagesse.
La connaissance vient d'abord de la
lutte pour avancer vers une lumière plus grande et plus claire ; puis elle
vient lorsque l'aspirant apprend à s'oublier dans le service ; la sagesse
remplace la connaissance quand l'aspirant se transforme en
travailleur-disciple et fait partie de la Hiérarchie.
"Une voix s'élève : Mon frère, ferme
la porte, car chacun doit entrer seul par cette porte."
En entrant dans l'ashram, le
travailleur-disciple saura se comporter avec ceux qui n'ont pas encore le
droit de partager avec lui les secrets de l'initiation, et avec ceux qui ont
pénétré plus loin que lui dans les Mystères.
Le mental supérieur qui est l'aspect le
plus bas de la Triade Spirituelle peut être considéré comme une porte
d'accès pour la conscience de la personnalité fusionnée avec l'âme, à un
domaine plus élevé de contact et de prise de conscience. Il n'y a pas de
porte mais simplement un symbole indiquant les moyens d'accès. Le processus
tout entier est une succession d'expansions de conscience et l'obtention par
stades successifs d'une prise de conscience toujours plus inclusive.
"La lumière étincelante dans le
Temple du Seigneur n'est pas pour tous au même moment ou à la même heure du
jour. Chacun connaît son heure. C'est maintenant la vôtre. Ainsi donc, mon
frère, fermez la porte. Souvenez-vous que ceux qui viennent derrière ne
savent pas si la porte est ouverte ou si elle est fermée. Ils ne la voient
pas. Gardez cette pensée, mon frère, et, passant par la porte, fermez-la
avec soin et entrez dans une autre phase de la Voie, seul et pourtant pas
seul."
Le Sentier de l'Initiation révèle le
mystère caché au cœur du système solaire. L'Initiation marque un point de
réalisation ; elle est basée sur le degré de développement intérieur de
l'initié. Chaque pas franchi sur le Sentier de l'Initiation accroît la
reconnaissance du groupe. L'Initiation est essentiellement une série de
reconnaissances inclusives qui fait du disciple un membre de la Hiérarchie.
L'Initiation est une constante fusion de lumières dans lesquelles l'Initié
pénètre progressivement, ce qui lui permet de voir plus loin, plus
profondément, et plus inclusivement.
Notre sœur My. a beaucoup lu et
travaillé pour rédiger cette planche et découvrir toute la richesse des
concepts. Le Frère Instructeur nous rappelle qu'il nous faut respecter la
porte de nos frères et les lois initiatiques. Nous devons par le respect des
cycles comprendre les concepts plus élevés. Personne ne doit vivre certains
processus avant l'heure. Il y a un temps pour chaque chose. Respectons ce
temps et ne posons pas des actes à la place des autres. L'oubli d'une phrase
est le signe d'un manque de préparation au travail de groupe auquel, de ce
fait, on ne doit participer.
Quand un frère nous permet d'être
éprouvé, doit-on l'accuser ou le remercier de nous avoir éprouvés ? La
solidarité que nous vivons dans un groupe induit des épreuves qui nous font
grandir. Nous acceptons les fautes de nos frères et nous grandissons grâce
aux leçons que nous nous donnons mutuellement.
Une sainte africaine, qui avait été
esclave, remerciait sans cesse ses bourreaux qui lui avaient permis, par la
souffrance qu'ils lui avaient fait endurer, de cheminer et de rencontrer le
Christ. Dans notre démarche, la logique habituelle est inversée : être
éprouvé nous permet de nous dépasser.
La Rigueur est très belle car elle est
associée à la découverte des Lois. Ainsi, le Maître, qui nous aime, ne fera
pas les choses à notre place. Il nous donne plutôt l'occasion de découvrir
les lois.
Notre frère Ol. a lu sa planche
intitulée "Pourquoi je n'ai pas exercé la rigueur ?" qu'il a étayée
de nombreuses citations extraites de l'enseignement des Maîtres.
Lors de la méditation de pleine lune du
Bélier, Ol. a failli dans l'exercice de la Rigueur (dont il assumait la
fonction par suppléance) en laissant entrer My. alors qu'elle lui avait
indiqué qu'elle avait communiqué la phrase d'intégration à une autre sœur.
Ses réactions premières ont été un mélange de culpabilité et de profonde
incompréhension vis-à-vis de lui-même.
Le remplacement du Frère de la Rigueur a
été un test pour Ol. Il a constaté sa difficulté à être vigilant à chaque
instant vis-à-vis des frères et sœurs mais également vis-à-vis de ce qu'il
devait faire pour le rituel. L'émotion, le manque de confiance, la peur de
se tromper étaient présents. Il a manqué de lucidité en laissant entrer
notre sœur My. au lieu d'en référer au Frère Instructeur et de se conformer
à sa décision. Le Frère de la Rigueur n'a aucun arbitrage à faire. Il a
juste à constater ce qui n'est pas conforme. Ol. a commis une faute en
arbitrant et en relativisant la faute de My. Il pense avoir voulu
inconsciemment protéger sa personnalité.
Il réalise qu'il accorde trop de marge
de liberté à sa personnalité qui s'adapte ou adapte trop facilement les
événements à son avantage ou pour différer les efforts. C'est dans
l'obéissance que la personnalité disparaît. Pour être salutaire, cette
obéissance doit dépasser l'intelligence car cette dernière est l'outil que
la personnalité utilise pour contourner les lois et pour survivre. L'idée
d'obéir ne doit donc pas être dissociée de l'acceptation de la mort : la
mort de ce qui est inférieur pour laisser se manifester la grandeur de ce
qui est supérieur.
Le texte lu par le Frère Instructeur a
incité Ol. à s'interroger sur la signification du symbole de la porte et de
la clé. La porte représente pour lui la séparation entre deux régions, entre
deux stades, entre deux états et peut symboliser un passage initiatique ou
l'acceptation dans un groupe. Ce texte suggère un certain nombre de stades
par lesquels l'initié est passé avant de franchir la porte. D'abord la porte
n'est pas vue, puis lorsqu'elle est perçue par l'aspirant, il doit chercher
à se qualifier, c'est-à-dire trouver la clé qui lui permettra d'ouvrir la
porte. Une fois qu'il est qualifié, il doit ouvrir lui-même la porte et
prouver ainsi qu'il est initié. Enfin, il doit comprendre qu'il ne peut pas
communiquer sa découverte à ses frères moins avancés et qu'il doit rester à
sa place qui est désormais derrière la porte.
Dans les premiers stades de l'aspiration
spirituelle, la curiosité, la recherche de pouvoirs, le besoin d'affection,
le désir de reconnaissance nous font rechercher un Maître, un enseignement
de valeur, l'intégration à son groupe. Or nous ne sommes pas encore
suffisamment purs pour mériter cet enseignement car nous avons un désir de
paix, de connaissance et de pouvoir sans conscientisation de la nécessaire
relativisation de la personnalité. Ainsi, nous ne percevons pas la porte qui
doit être franchie, c'est-à-dire les conditions qui nous rendent aptes à
côtoyer le Maître.
La porte est perçue à mesure que
l'aspirant apprend à mettre en jeu sa propre volonté pour vivre conformément
à sa nature profonde. Dans cette orientation vers le but, sa personnalité
peut alors atteindre un certain degré d'intégration et l'aspirant peut
s'exercer de manière plus efficace à contacter son âme. Il substitue à ces
anciennes vibrations des vibrations plus élevées qui créent une plus grande
affinité avec le but. Plus tard l'exercice scientifique doit se poursuivre
par la construction de l'antahkarana pour établir le contact avec la Triade
spirituelle.
La découverte de la clé traduit la
découverte des processus qui permettent de stabiliser la conscience au
niveau requis et qui autorisent donc l'ouverture de la porte.
L'initié doit prouver aux Frères Aînés
qui le guident, mais aussi à lui-même, qu'il a acquis la liberté lui
permettant de s'affranchir de sa sphère habituelle. Ainsi, toutes nos
expériences terrestres sont des tests préparatoires qui nous qualifient
progressivement aux plus grands tests qui nous attendent. Pourquoi un test
s'avère-t-il donc si angoissant ? Pourquoi serait-il humiliant d'échouer à
un test et par là même de montrer que l'on n'est pas encore prêt pour porter
de plus lourdes charges ? Pourquoi alimenter une prétention ou une ambition
à faire plus que nos capacités le permettent ? L'application de la rigueur
par la Hiérarchie n'est-elle pas la preuve d'une grande sagesse et d'un
grand amour ?
L'initié franchit les étapes par son
propre travail. Personne ne peut passer les épreuves à sa place. Une fois
qu'il est entré, lui-même apprend à laisser ses frères moins avancés
cheminer. L'amour de nos frères doit se manifester par la distance que nous
pouvons momentanément prendre par rapport à eux. En prenant notre véritable
place, nous leur montrons par l'exemple le chemin qui les rapprochera de
nous.
C'est dans l'épreuve de la solitude que
nous trouvons la porte.
De cette réflexion, Ol. a enrichi sa
compréhension de la Rigueur à tel point qu'elle se rapproche de plus en plus
dans son esprit de celle de la Miséricorde. Il conçoit que ces deux
expressions de l'âme ont une vertu protectrice. En effet, la Rigueur protège
aussi bien le Temple consacré que le postulant qui n'est pas prêt.
Les expressions de l'amour doivent être
diverses et ne peuvent pas se limiter à la gentillesse. Pour aimer, il ne
faut pas s'abaisser. Faire grandir nous oblige à assumer une solitude, une
sévérité, la possibilité d'être désagréable à l'autre.
Il apprend, en tant que disciple, à ne
pas craindre la rigueur du Maître et la mise à l'épreuve. La compréhension
des processus doit remplacer les craintes et les souffrances suscitées par
le désir de reconnaissance. Le Maître offre d'une manière calculée les
opportunités au disciple pour prendre un nouvel élan. L'humilité est la
vertu qui permet de vivre le processus initiatique de manière optimale.
L'assimilation de cette vertu lui permet d'acquérir une vision de plus en
plus sereine de la progression sur le sentier.
Notre frère J.P. a été interpellé par
une phrase de la planche de Ol. : "aimer ce n'est pas s'abaisser".
"S'abaisser" doit être compris dans le sens de "rester au niveau de la
personnalité" et non dans le sens de "se mettre à la portée des plus
petits". Les phrases se corrigent entre elles pour parvenir à la vérité qui
se trouve dans la subtilité. Il s'agit d'être le plus petit parmi les hommes
sans s'abaisser et assumer pleinement ses fonctions dans le temple. C'est au
travers de nos actes de courage, de franchise que nous montrerons nos
vertus, sans que cela soit le but recherché.
Il existe un paradoxe : être petit parmi
les hommes et être très grand parmi les disciples du Maître. Le Maître
n'apparaît que lorsque le disciple est prêt et peut alors dispenser
l'enseignement. La quête doit être verticale. Avons-nous vraiment envie de
rencontrer le Maître ? Comment portons-nous le Maître en nous lorsque nous
rencontrons le monde profane ? Fonctionnons-nous encore comme des
personnalités qui cherchent à se justifier ?
Les vieilles tendances ne peuvent être
modifiées par le monde profane mais par les évènements qui nous incitent à
nous comporter différemment qu'à l'accoutumée. Notre démarche n'est pas une
quête mue par la curiosité mais un véritable processus de transformation.
Soyons prudents et mettons en œuvre
l'analyse qui nous permet de trouver notre propre réponse en écho aux
évènements de la vie. Nous sommes trop habitués aux fonctionnements de la
société : piston, tromperie, trahison… Dans le domaine spirituel, il en va
tout autrement. Lorsque la troisième initiation est passée, l'initié est sûr
de ne pas avoir atteint ce stade d'évolution grâce à la trahison d'un autre.
La véritable solidarité ne consiste pas à trahir en cachette la confiance du
Maître.
L'action et la méditation sont liées
l'une à l'autre : la qualité des actes se répercute sur la qualité de la
méditation et inversement. Cependant, il y a un temps pour tout : pour
méditer et pour agir. Aussi, il s'agit de bien distinguer les tâches et de
ne pas tout mélanger en hiérarchisant les activités.
Comment se fait-il qu'une bonne partie
des frères et sœurs ne soient toujours pas capables d'énoncer correctement
le mantram qui clôture les entretiens individuels d'analyse avec le Frère
Instructeur ?
"Que la pure lumière de la raison et de
la compréhension
dissipe les brouillards dans lesquels
j'ai cheminé depuis longtemps.
Que les brumes se dissipent,
que les nuages du souci se dispersent
au sein de la lumière radieuse du soleil
qui brille toujours dans le brouillard.
Ce soleil se trouve au sein de mon
mental.
Au sein de ce soleil, je demeure."
Jusqu'à quand faudra-t-il que le Frère
Instructeur nous aide à l'énoncer ? Le fait que nous nous trompions en
l'énonçant résulte probablement des émotions ressenties lors de l'entretien
mais prouve aussi que nous ne rendons pas suffisamment intelligibles les
paroles que nous prononçons et que notre intention n'est pas mobilisée.
Comprenons-nous que pour dissiper les brouillards, nous devons exercer notre
pensée et appliquer la loi "l'énergie suit la pensée" ? Ce qui compte, c'est
ce qui nous vient de notre âme. La rigueur est au service de notre âme.
Dans notre groupe, si le Frère de la
Rigueur n'exerce pas sa fonction, le Frère Instructeur doit se substituer à
lui au détriment de l'instruction qu'il dispense. Dans l'ashram qui se situe
au-delà du Frère Instructeur, se trouvent aussi un Frère de la Rigueur et un
Frère de la Miséricorde. Ils surveillent la Porte et par charité ne
permettent pas à un frère d'entrer s'il n'est pas prêt.
Qu'est-ce qui qualifie un frère pour
l'Initiation ? Parfois, les facultés psychiques que nous découvrons nous
nuisent parce que nous ne savons pas les utiliser.
Pour quelles raisons un frère ou une
sœur arrive-t-il systématiquement en retard à chaque rencontre ? Par cette
attitude, l'indiscipline, la révolte et la négation ne sont-elles pas
sous-jacentes ? La discipline est-elle l'arbitraire de l'autre ?
Nous devons appliquer la rigueur pour
nous-mêmes et pour nos enfants sans complaisance. Si nous sommes trop
indulgent envers nous-mêmes, nous ne pourrons pas demander à nos enfants de
se corriger.
Ol. s'interroge sur la pertinence du
bâton que tient le Frère de la Rigueur en tant que symbole de sa fonction.
L'épée qui arme un chevalier et qui tranche ne serait-elle pas plus
judicieuse ? Le groupe se prépare à utiliser des symboles de plus en plus
ajustés.
Notre sœur My. a hésité à se présenter à
la Porte du Temple après avoir donné la phrase d'intégration à Ir. Elle se
demande maintenant s'il n'aurait pas été plus judicieux qu'elle s'abstienne
elle-même d'entrer. Si My. avait été capable de faire cela au moment voulu,
elle aurait été capable de se taire et ainsi de ne pas dévoiler la phrase.
Comment agirions-nous face à une
situation où nous pourrions trahir ? Sommes-nous prêt à mourir pour la
vérité ? A quoi renonçons-nous ? Que souhaitons-nous garder de notre
personnalité ? Dans certains cas, savoir parler est courageux, alors que
dans d'autres, se taire est une preuve de courage. Notre conscience sait ce
que nous devons faire à ce moment-là, même si nous ne le faisons pas. Nous
sommes transparents dans le Temple, révélant à travers notre attitude, nos
mécanismes habituels dans le monde profane.
Les vertus apparentes de nos signes
astrologiques peuvent être vues comme de grands défauts. Nous identifions le
défaut sous-jacent derrière les qualités apparentes des signes des frères et
sœurs présents.
|
Signe |
Qualité apparente |
Défaut sous-jacent |
|
Bélier |
Dynamique dans
l'action |
Manque de réflexion |
|
Taureau |
Patience |
Fixité, immobilisme |
|
Gémeaux |
Adaptation,
communication |
Instabilité,
bavardage |
|
Cancer |
Adaptation,
fluidité |
Émotivité,
complaisance |
|
Lion |
Générosité |
Incapacité à
recevoir |
|
Vierge |
Analyse |
Se perdre dans les
détails |
|
Balance |
Équilibre |
Indécision |
|
Scorpion |
Combativité |
Conflit entretenu |
|
Sagittaire |
Enthousiasme, concentration, détermination |
Concentration et
détermination dans quel but ? |
|
Capricorne |
Rigueur, constance,
application des lois |
Rigidité,
cristallisation |
|
Verseau |
Indépendance,
liberté |
Isolement, égoïsme |
|
Poissons |
Fluidité,
gentillesse |
Inconsistance |
Chaque membre est invité à identifier
ses qualités apparentes et ses défauts sous-jacents mais aussi à découvrir
la qualité qui permettrait à sa personnalité de mourir. Toutes les qualités
que nous entretenons ne servent-elles pas à préserver notre personnalité ?
Ces qualités ne sont-elles pas associées à des défauts ? Cherchons-nous à
montrer au monde profane que nous ne sommes pas dupe de nos qualités et
défauts ? Sommes-nous prêt à voir que nos plus belles qualités nous
empêchent d'avancer car elles préservent notre personnalité, nos désirs et
notre besoin de reconnaissance.
Quand allons-nous changer ? Y a-t-il une
période propice pour atteindre le stade de discipulat ? Toutes ces étapes
sont très subtiles. Puissions-nous être dans l'inconfort permanent. Dès que
le confort s'installe dans nos vies, il n'y a plus d'avancement possible sur
le sentier. Inconfort et rigueur sont indissociables. Ne recherchons pas la
satisfaction mais sachons être content dans une conscience de plus en plus
aiguë.
Notre sœur Sy. est interpellée sur son
incapacité à demander et à recevoir l'aide d'autrui. Le postulat transmis
par ses parents : "tu te débrouilleras toute seule" l'a conditionnée à
compter uniquement sur elle-même, refusant toute situation de dépendance
financière et matérielle. Comment vivre la fraternité ? Le don appartient à
celui qui le reçoit. Nous devons démonter l'équation suivante : j'ai – je
suis. Sy. doit mettre en place de la douceur, apprendre à donner sans
arrogance et à recevoir avec simplicité. Comment faire sortir de notre cœur
ce qui n'est encore jamais sorti ? C'est une action de grâce permanente.
Sachons dire merci aux Maîtres, à la Hiérarchie, à Dieu pour la vie qu'il
nous donne chaque jour. Nous ne sommes pas encore conscient de tout ce que
nous recevons déjà. Entretenons le sentiment de Fraternité qui nous relie à
tous nos frères dans un échange permanent et qui nous permet de connaître
les besoins de chacun. L'argent ne nous appartient pas, pas plus que les
énergies. Sachons les laisser passer en nous.
Chaque frère est invité à répondre à la
question suivante : Pourquoi venons-nous avec constance dans le groupe tous
les quinze jours ?
Sy. : Cela me permet de vérifier dans le
monde profane ce que j'apprends dans le groupe.
J.P. : C'est l'école de mon âme au
dépend de la personnalité.
J.D. : J'apprends à aimer et à réaliser
la fusion entre l'âme et la personnalité.
Cl. : Éveiller et réveiller ma
conscience.
My. : Je comprends au-delà de ce que je
peux voir.
Jo. : Je trouve ma place dans le groupe.
Si. : J'affirme la suprématie de l'âme.
Ma. : J'apprends à voir et à
transformer.
Di. : Pour suivre les enseignements des
Maîtres et vivre la dynamique du groupe en tant que révélateur des
mécanismes de chacun.
Th. : Pour comprendre que c'était le but
réel de mon existence et découvrir le côté lumineux de la vie.
So. : Pour apprendre l'amour.
Do. : Pour découvrir la réalité des
mondes subtils et comprendre mon interaction avec les autres.
Co. : J'aime le Maître et c'est dans le
groupe qu'il apparaît.
Ol. : Il y a dans la régularité des
rencontres une obligation d'alignement sur le rythme de vie du groupe.
Ph. : Le rythme et la beauté du groupe
facilite l'alignement avec une communauté à laquelle j'aspire, vivre une
vraie famille.
La. : Pour arriver à m'oublier,
atteindre un niveau de communion plus léger.
Al. : Le groupe est une famille dont
j'ai besoin.
La plus belle raison que nous avons de
venir dans le groupe n'est-elle pas d'apprendre en allant vers Dieu à vivre
le plus grand sacrifice ? Etre sur l'autel du sacrifice et abandonner notre
personnalité, tel est le but. En énonçant "Que la volonté de Dieu soit
faite", nous nous préparons au grand sacrifice. Alors que nous accomplissons
notre devoir, nous cheminons vers Tes pieds sacrés.