En début de
rencontre, le Frère Instructeur a exposé les raisons de la suspension
temporaire de notre frère Al. qui sert d'habitude comme Frère de la Rigueur.
Lors de la précédente rencontre, il n'avait pas assumé correctement sa
fonction en laissant entrer deux membres qui étaient arrivés en retard et
qui n'avaient donc pas pu effectuer le rituel préparatoire.
Ce dernier est un travail d'alignement qui permet à chacun de se purifier
avant l'entrée dans le temple et la participation au travail de groupe.
Etant donné que notre frère Al. avait
excusé l'attitude de ces deux membres, il devait prendre en charge leur
fardeau et devait en vivre les conséquences, c'est-à-dire assumer la chute
vibratoire qui en a découlé. Cette pause lui permet de comprendre que
"sauver" est un acte d'amour qui peut aller jusqu'au sacrifice de soi,
jusqu'à la crucifixion. De même, dans la vie quotidienne, nous sommes
solidaires des plus petits que nous : nous rachetons les fautes de nos
enfants, essayons de les sauver et leur apprenons que la justice divine est
associée au Karma, à la rédemption.
Di. et Ma. le frère et la sœur arrivés
en retard lors de la précédente rencontre ont exprimé leur culpabilité, leur
confusion devant cette situation mais aussi le fait qu'il s'agissait pour
eux d'une grande leçon car il n'est jamais facile de voir une autre personne
assumer les conséquences de ses actes. Cela leur aura permis de découvrir la
loi de groupe dans toute sa richesse, dans toute sa dimension spirituelle.
Sur ce même thème, Ph. et Co., qui
revenaient dans le groupe après une pause de deux rencontres par solidarité
avec leurs enfants qui avaient commis des actes répréhensibles, ont été
invités à s'exprimer. Ph. n'a pas vécu la pause comme une sanction mais
comme une invitation à assumer pleinement ses responsabilités éducatives. Il
doit apprendre à ne pas toujours voir le négatif en ses enfants afin de
faire ressortir davantage le beau et le vrai. Cette période très
enrichissante lui a rendu plus palpable sa capacité à aimer et à pardonner.
Co. évoque les différentes phases
qu'elle a pu ressentir lors de la pause. La première étape a été vécue comme
difficile, notre sœur ayant à assumer la solitude de ne pas être dans le
groupe conjugué au départ, pour des raisons professionnelles, de son
conjoint, notre frère Ph. Mais Co. s'est rapidement vue dans l'obligation de
transformer son attitude vis-à-vis de ses enfants. Apprendre à ne pas leur
montrer que le négatif, apprendre à être un Sauveur à chaque instant,
assumer l'éducation en sauvant ceux qui dépendent de nous.
C'est au travers de ce type d'évènement
que nous comprenons la dynamique du rayon IV, celle qui nous conduit à
l'harmonie par le conflit.
Notre sœur Ma. a été ensuite sollicitée
pour exposer au groupe comment poser le problème de géométrie abordé
précédemment (trois droites concourantes dans un triangle quelconque). En
effet, pour trouver une solution à un problème, il faut tout d'abord
l'identifier, puis bien le poser après en avoir compris les éléments et les
enjeux. Ma. a montré qu'elle n'avait pas correctement posé le problème,
qu'elle n'avait pas identifié les éléments de départ. Il lui faut arriver à
définir le problème en un minimum de mots, dans un esprit de synthèse qui
permettra à la solution d'émerger beaucoup plus facilement dans un second
temps. Notre sœur est à nouveau invitée à préparer pour la prochaine
rencontre la rédaction de l'énoncé du problème.
Ensuite notre sœur a lu sa planche
intitulée "Ma nourriture, mes nourritures". Cette réflexion la renvoie à ses
fonctionnements inconscients, son instinct animal vis-à-vis de la nourriture
pour le corps, ou celle au service de ses désirs. Elle relate, dans un
premier temps, ses rapports problématiques à la nourriture dès la naissance.
Elle ne gardait aucun lait puis contracta une maladie grave du nourrisson
caractérisée par la déshydratation et les troubles digestifs. Elle y
survécut mais garda un rapport capricieux à la nourriture. Elle s'alimentait
insuffisamment et refusait, par provocation ou obstination, les cures de
fortifiants.
Aujourd'hui, elle perçoit dans son refus
de soins le moyen de susciter une attention de la part de sa mère, trop
absente, et de se sentir exister. Le souvenir de ces attitudes anodines lui
fait percevoir les mécanismes liés à cette peur du manque affectif. Elle
découvre peu à peu l'impact des mécanismes d'attraction-répulsion dont le
cercle vicieux l'entraîne à chaque fois un peu plus loin et l'éloigne d'une
certaine Vérité. La peur de la perte d'objets ou de la perte affective
engendre crispation et obsession. La peur du manque amplifie l'impact des
pensées "j'ai et je veux plus", "plus j'ai et plus je veux", "tout pour moi"
et "Je pour Nous".
Elle prend conscience que cette soif
insatiable qui l'aliène aux êtres et aux objets la détruit à petit feu et
empêche l'alignement sur le rayon de son âme. Il lui faut sortir de cet état
de bébé qui la maintient dans une relation de dépendance vis-à-vis de ses
différentes nourritures terrestres et qui fait d'elle une personnalité
autoritaire et sourde à l'autre.
Elle garde confiance en son âme pour se
libérer de ses chaînes invisibles et s'orienter vers le Don et l'Accueil.
Ma. pense que cette planche lui a permis
de considérer une strate bien ancrée de sa personnalité, une problématique
qui est toujours présente. Elle a conscience d'un nœud auquel elle se
confronte encore aujourd'hui.
Pourra-t-elle dépasser ces obstacles ?
Le Taureau, son signe natal, dit souvent "non". Est-ce un "non, je ne peux
pas" ou bien un "non je ne veux pas" ? Les épreuves auxquelles nous sommes
confrontés peuvent être très subtiles. Le départ d'un frère est souvent
rattaché à une impossibilité de franchir des obstacles et d'accéder à un
autre niveau. Or, si l'âme de chacun a conscience du groupe, apprécie la
dynamique de celui-ci, elle ne peut que suggérer à la personnalité de
poursuivre le travail…
Qu'est-ce qui l'emporte dans notre vie ?
La matière ou l'Esprit ? On peut revenir dans la plaine pour accompagner les
petits mais on doit toujours remonter au point le plus élevé que nous
puissions atteindre. Le travail de groupe est de maintenir l'effort de
progression, ou tout du moins d'assurer la stabilisation d'un état pendant
quelques dizaines d'années. La démarche n'est pas une sinécure. Les
performances spirituelles sont d'un tout autre ordre que les performances
sportives car il s'agit d'un combat entre l'esprit et la matière. Après la
troisième initiation, le pôle le plus attracteur est celui de l'esprit qui a
assis sa suprématie. Le feu de l'esprit fait son œuvre et rien ne peut s'y
opposer. N'ayons pas peur car nous avons la foi et l'espérance. Quelle que
soit la voie choisie, elle passe par une ascension.
Notre sœur So., récemment revenue dans
le groupe, exprime son découragement devant son attitude quotidienne :
conflits, irritation, isolement… Il lui faut constater les errances de sa
personnalité, ne pas s'identifier à elles et prier pour combattre ses
tendances inférieures. Notre travail est une remise en question permanente :
il ne s'agit pas d'être satisfait de soi. L'analyse permet de voir à la
loupe ce que l'on ne voyait pas (comportement caractériel) et qui s'exacerbe
avec l'afflux énergétique. En effet, les énergies se déversent dans des
canaux non purifiés ce qui ravive les atomes indésirables encore présents.
Cette énergie est cependant nécessaire pour "nourrir" les éléments
supérieurs mais aussi pour observer et transformer les éléments à corriger
dans le caractère.
N'ayons pas peur de souffrir car la
souffrance est salutaire. Nous ne cherchons pas la paix et la tranquillité
passagère. Le véritable service commence lorsque, pendant des mois entiers,
on a plus pensé à soi, tout à la joie du dévouement à autrui. L'engagement
consiste à renouveler chaque jour la pensée que l'on sera à la hauteur du
sentier que l'on a commencé à fouler.
Le groupe a poursuivi la lecture de
Guérison Esotérique, Traité sur les sept rayons, Vol. IV (pp. 597
à 607) par l'étude de la sixième phrase de la Loi V :
6. Les deux,
les cinq, et donc les sept, plus ce qu'elles produisent possèdent le secret.
Cela signifie que le guérisseur doit se
rappeler que deux énergies majeures sont présentes dans toute personnalité,
le rayon de l'âme et celui propre de la personnalité. Trois autres rayons
conditionnants se rajoutent pour former les cinq : les rayons du corps
mental, du corps astral et du corps physique. Toutefois, pour le patient
très évolué, le guérisseur tiendra compte du rayon de la monade et de celui
de la planète, le troisième rayon. Ce dernier est très actif et exerce un
puissant effet. En effet, le prana planétaire pénètre via le rayon
planétaire et il peut être utilisé pour une cure. Il traverse sans
rencontrer d'obstacle le mécanisme corporel des personnes très évoluées, les
maintenant dans un bon état de santé. C'est ce qui est exprimé dans la
phrase 6 par l'expression "ce qu'elles produisent". Le "secret" est la
révélation de la manière dont on peut préserver la bonne santé ; il est
connu de tous les initiés après la troisième initiation et ils peuvent
choisir de l'utiliser. Toutefois ceux d'entre eux qui s'occupent de
développer la conscience humaine ne l'utilisent pas afin de s'identifier
complètement à l'humanité, choisissant de vivre et de mourir selon le mode
habituel du reste des hommes. La question d'identification gît à
l'arrière-plan de toute manifestation. Une des principales causes de maladie
est la promptitude avec laquelle l'homme s'identifie à l'aspect forme
c'est-à-dire la matière, au lieu de s'identifier avec le producteur de la
forme c'est-à-dire l'esprit.
Cette phrase comporte également une
signification secrète relative aux sept rayons s'exprimant dans le règne
humain, qui permet aux Maîtres de contrôler les épidémies ou maladies
répandues. Seuls le Mahachohan et Son Représentant sur le septième rayon
possèdent ce secret en totalité. Ils sont aidés par cinq Maîtres pour
appliquer les connaissances acquises, en agissant sur l'évolution des dévas
guérisseurs. Ces sept membres de la Hiérarchie sont à leur tour aidés par
l'un des Bouddhas d'Activité et par le représentant de l'Esprit de la Terre.
On arrive à nouveau aux deux, aux cinq, et aux sept, formant le neuf qui est
le nombre de l'initiation. Cette relation numérique amène l'homme au point
où "il est initié dans le monde de la perfection et ne connaît plus de
souffrances ni de douleurs ; sa pensée est alors déflectée du monde
inférieur vers le monde supérieur."
7. Telle est la cinquième Loi de
guérison dans le monde des formes.
Elle concerne essentiellement le
cinquième principe, la pensée ou manas, qui fait d'un être humain ce qu'il
est. Il est le prisonnier d'une forme sur la planète, vulnérable aux
attaques contre cette forme. C'est l'action du mal contre le bien. Quand un
Fils de la Pensée utilise ce cinquième principe, il permet à l'homme
spirituel de se libérer des formes de toute nature, et donc de la maladie et
de la mort.
Le guérisseur doit admettre les huit
points suivants :
1. La guérison consiste en un
maniement d'énergies.
2. Il faut différencier les énergies
des forces.
3. Il faut apprendre à situer le
patient sur l'échelle de l'évolution.
4. La connaissance des centres est
indispensable.
5. Il doit opérer en tant qu'âme au
moyen de sa personnalité.
6. Les relations guérisseur -
patient se situent au niveau de la personnalité, sauf si le patient est
hautement évolué.
7. Le centre contrôlant la région du
corps où se situe le point de friction doit être localisé.
8. La maladie et la guérison sont
des aspects du grand système de "relations réciproques" qui régit toute
manifestation.
La simplicité relative de ces huit
points démontre que chacun peut devenir un guérisseur en acceptant de se
conformer à leurs exigences. Ceux qui pensent et aiment peuvent guérir,
pourvu que leur intention soit de rendre service, car l'énergie suit la
pensée. Tout le processus de guérison est dirigé par la pensée. Tout initié
est un guérisseur, et de son évolution dépend sa capacité à guérir
automatiquement. Le guérisseur spirituel obtiendra de meilleurs résultats
s'il est aussi un médecin entraîné. Le diagnostic de la maladie a plus de
chances d'être correct par leur connaissance de la structure du corps. La
pratique de la guérison doit être précédée par des années d'études
approfondies sur la nature de l'énergie, les types de rayons et les centres.
La règle qui sera abordée maintenant, en relation avec la Loi V, souligne la
nécessité de ces connaissances occultes.
TROISIEME REGLE : Que le guérisseur
concentre l'énergie nécessaire dans le centre approprié. Que ce centre
corresponde au centre qui éprouve le besoin. Que les deux se synchronisent
et accroissent ensemble la force. Ainsi se trouvera équilibré le travail de
la forme expectante. Ainsi, sous une juste gouverne, les deux et l'un
guériront.
Cette règle présuppose la connaissance
des centres. Les guérisseurs d'aujourd'hui, pour la plupart, ne connaissent
que leur localisation. Le guérisseur doit d'abord s'harmoniser avec l'âme et
avec l'énergie de l'âme soutirée, puis se transformer en canal pour la force
spirituelle, et enfin diriger l'énergie vers son propre centre qui
correspond au centre du malade conditionnant la région où se trouve le point
de friction. Deux facteurs sont importants pour le guérisseur :
1. Il doit connaître son propre
point de développement afin de savoir s'il peut travailler avec tous ses
centres.
2. Il doit se préserver du risque
d'hyperstimulation de ses propres centres lorsqu'il canalise l'énergie de
l'un de ses centres pour la diriger vers le centre correspondant de son
patient. Le centre solaire du guérisseur étant grandement sollicité, il peut
en découler une hyperactivité astrale néfaste (hyperémotivité, astralisme).
L'énergie étant une force impersonnelle,
le guérisseur entraîné comprendra les risques et apprendra à se protéger.
Cela dépendra de son aptitude à maintenir sa conscience dans le centre
coronal, tournant "l'œil de la direction" vers le centre approprié. Il fait
alors la distinction entre les processus de radiation et de magnétisation.
Le processus de radiation prend fin après avoir passé deux stades :
1. Celui où l'âme irradie de
l'énergie dans le centre coronal.
2. Celui où le guérisseur dirige un
rayon de cette énergie de son centre coronal vers son "centre nécessaire".
Le résultat est obtenu parce que la
puissance du centre du guérisseur suscite une réponse chez celui du patient,
agissant comme un aimant qui fait émaner du patient une radiation synchrone.
Une interaction est dès lors établie entre le patient et le guérisseur sur
les niveaux éthériques. Le guérisseur détermine alors s'il doit employer la
technique d'expulsion ou celle de stimulation. Pour cela il vérifie si le
centre du patient est hyperstimulé, auquel cas il abstrait l'excédent
d'énergies, ou bien s'il est dévitalisé, il envoie alors un puissant rayon
de sa propre énergie. Une troisième technique consiste à mettre en place
entre le guérisseur et le patient un équilibre d'énergies maintenues dans la
zone du point de friction, qui permettra une cure spontanée. Cette cure est
plus durable et ne provoque pas de chocs liés à une stimulation ou à une
expulsion.
Le guérisseur doit être avisé et avancer
lentement, quitte à ne pas réussir. Il est préférable de ne pas produire
d'effet sur le patient que d'accélérer sa mort. Les trois façons d'aider un
patient par l'action directe sur les centres ont pour but de provoquer une
activité saine et équilibrée. Une personne évoluée y parvient plus
facilement car ses centres sont actifs. Dans le cas contraire, le recours à
la médecine orthodoxe est plus facile. C'est grâce au rapide et récent
développement spirituel de l'humanité que l'on voit apparaître les
guérisseurs spirituels.
La dernière phrase de la Troisième Règle
cite les deux et l'un. Il s'agit de l'énergie de l'âme du guérisseur
focalisée dans le centre coronal, de l'énergie de son "centre nécessaire" et
de l'énergie du centre qui contrôle le point de friction dans le corps du
patient. Elles sont la cause de la guérison, s'il est dans la destinée du
patient d'être guéri.
A la fin de cette lecture, nous nous
demandons si le fait d'être malade est une chance pour soi et pour les
autres ? Peut-être que la personne malade a commis des erreurs et des excès
dans sa vie, ou bien a trop d'exigences. Heureusement que les lois de
Dualité et d'Equilibre existent dans notre univers, sans quoi il nous serait
permis de penser et d'agir en toute impunité. Le malade peut avoir la chance
d'être touché par la grâce. Le miracle n'est pas tant dans le fait qu'il
soit guéri, mais surtout qu'il comprenne quelque chose par rapport à ce qui
lui arrive. Aider ceux qui souffrent nous permet de les sauver et de nous
sauver nous-mêmes.
Le groupe a poursuivi la lecture de
Rayons et Initiations, Traité sur les sept Rayons, Vol. V (pp. 63 à 72)
par l'étude de la deuxième phrase de la Règle II :
Nous étudions maintenant l'état de
l'initié ou du disciple qui est parvenu à un point de son évolution où la
triplicité fait place à la dualité, avant le stade de l'unité complète.
L'Esprit et la matière sont les deux facteurs importants pour lui alors
qu'il "se tient au point médian". Leur identification complète dans sa
conscience devient son but majeur, mais seulement pour ce qui concerne
l'ensemble du processus créateur. C'est ce concept d'ensemble qui
pénètre la conscience mondiale, indiquant que l'humanité est au bord de
l'initiation. L'activité de l'initié lorsqu'il énonce ses trois requêtes est
rendue possible par l'aspect matériel, "la tierce parfaite de la
personnalité". A la troisième initiation, "la quinte dominante de l'égo" est
perçue, marquant la réalisation de l'unification, pour disparaître à la
quatrième initiation en entraînant la disparition du corps causal. Deux
aspects divins demeurent : la substance active portée à sa perfection,
l'aspect matière, et le principe dynamique de vie, l'aspect esprit, avec
lequel la "Réalité divine substantielle" attend l'identification. Cette
pensée sous-tend les trois requêtes de l'initié qui doivent résonner "dans
le désert, au-dessus de toutes les mers, et à travers les feux".
La première demande est rendue possible
car "la vie dans le désert est terminée ; elle a été florissante, s'est
épanouie, puis la sécheresse est venue, et l'homme s'en est retiré. Ce qui
avait nourri et contenu sa vie était devenu une région aride où il ne
restait qu'ossements, poussière et une soif profonde que rien de ce qui
était en vue ne pouvait satisfaire". Pour la conscience de l'initié, le
désert doit redevenir florissant comme une rose. Sa tâche est de rétablir sa
beauté première selon le Plan. Cela le conduira à un travail créateur de
construction de formes-pensées, conduisant à dire que la première grande
requête "retentit dans le monde des idées de Dieu, en direction du désert
qui a été laissé en arrière depuis longtemps. L'initié, s'engageant à servir
le monde, revient dans ce désert en y apportant la semence et l'eau".
La seconde requête se réfère au cri que
le disciple a fait retentir "au-dessus des mers", se rapportant au monde du
mirage dans lequel se débat l'humanité, plongée dans un océan d'émotions.
L'initié sait "qu'il n'y aura plus de mers" car le plan astral n'existe plus
à un certain moment. Il parvient à une grande réalisation quand il passe du
royaume de l'illusion à la "claire lumière froide" du plan bouddhique, tout
en sachant qu'il doit retourner vers les "mers" pour y dissiper le mirage.
Désormais il travaille "à partir de l'air qui les surplombe, et dans la
pleine lumière du jour". Il porte l'eau au désert et la lumière divine dans
le brouillard par le pouvoir de sa pensée afin que le Plan avance selon le
Dessein Divin. Il travaille avec l'aspect âme et par le pouvoir de l'énergie
monadique en utilisant l'antahkarana comme agent de distribution.
La troisième requête retentit "à travers
les feux". Le son retentit "à travers le feu, vers le feu et à partir du
feu", qu'il s'agisse du cri du disciple ou de la requête de l'initié. La
demande retentit à partir du plan atmique et aboutit sur les niveaux
mentaux, tout comme les deux demandes précédentes se manifestaient sur les
plans physique et astral. Dans tout travail planétaire, les Initiés aident
ceux qui peinent dans les sphères d'illusion. Tous les efforts de la
Hiérarchie sont consacrés à faciliter l'exécution du plan de l'évolution qui
incarnera finalement le dessein divin.
3. Qu'il n'y
ait aucun souvenir et cependant que la mémoire gouverne.
Ceci signifie que l'initié ne perd pas
de temps à regarder derrière lui, il travaille selon les habitudes prises et
il fait ce qui est juste et nécessaire. Le fait de répondre aux formes
environnantes établit une mémoire inconsciente. L'habitude de la
bonté caractérise l'initié entraîné de même que l'instinct de conservation
caractérise l'être humain normal. En établissant des habitudes spirituelles
correctes, le Maître prend l'habitude d'activité juste, de la compréhension
juste et du dessein juste.
4. Travaillez à
partir du point de tout ce que contient la vie de groupe.
Le disciple trouve tout d'abord un
groupe sur le plan physique conforme à l'idée qu'il se fait d'une juste
activité. Il s'associe à ce groupe, travaille, apprend en souffrant. Puis il
trouve le chemin de l'ashram du Maître où il apprend à se servir de la
volonté pour exécuter le Plan, en travaillant selon la loi de l'obéissance
occulte. L'initié travaille d'une autre manière, sous l'inspiration de
l'aspect vie. Il comprend la signification de la vie involutive et
évolutive. Il sert les groupes qui ont invoqué son aide, et sa réponse est
une évocation occulte donnée au groupe de serviteurs auquel il est affilié.
Règle III : Double est le mouvement
en avant. La Porte est laissée en arrière. C'est un événement du passé. Que
le cri invocatoire soit diffusé à partir du centre profond de la claire et
froide lumière du groupe. Qu'il évoque une réponse du centre éclatant qui
est bien loin en avant. Quand la demande et la réponse se perdront dans un
seul grand SON, sortez du désert, laissez les mers derrière vous et sachez
que Dieu est feu.
L'expression du groupe est dans la ligne
de volonté de Celui en qui nous avons la vie, le mouvement et l'être.
L'initié utilise la force d'attraction de cette Vie fondamentale pour
rassembler ce qui donnera du corps à la forme. Le groupe est souvent
réceptif à Shamballa alors que l'initié, seul, ne peut être réceptif de
cette manière. L'individu doit être protégé par le groupe de la puissance
émanant de Shamballa (seuls les Initiés du plus haut degré, membres du
conseil de Shamballa, peuvent invoquer sans la protection d'un groupe).
L'impact doit être partagé par tous les membres du groupe et non focalisé
sur un ou plusieurs centres d'un individu. C'est la clé de la signification
du travail de groupe. Sa fonction principale est d'absorber, partager, faire
circuler puis distribuer l'énergie. Ce processus de protection et de
distribution est l'une des fonctions du grand rassemblement dans la vallée
de l'Himalaya, sous l'égide du Manu, du Mahachohan et du Christ, favorisant
le contact de la Hiérarchie avec Shamballa. La relation entre le centre
"vivant et brillant" et celui "rayonnant et magnétique" permet de stimuler
le centre "en attente et consentant". La volonté focalisée de Dieu forme le
point de tension à partir duquel Shamballa agit pour concevoir la
réalisation du Dessein divin. L'initié avancé connaît la distinction entre
Dessein et Volonté. En conséquence, les membres du Conseil de Shamballa se
divisent en deux groupes : les "Régistrants" du Dessein et les "Gardiens" de
la Volonté. La Volonté est active et le Dessein est passif. Ces deux groupes
ont leur correspondance au sein de la Hiérarchie dans les Nirmanakayas ou
Contemplatifs planétaires et les Gardiens du Plan. Les Régistrants du
Dessein maintiennent ouvert le canal entre la terre, Vénus et le Soleil
spirituel central. La fonction des Gardiens de la Volonté est de relier le
Conseil, la Hiérarchie et l'humanité, créant un triangle de force.
Symboliquement, c'est l'expression supérieure de l'étoile à six branches qui
est formée de deux triangles entrelacés. Ce symbole se retrouve dans la
relation entre les trois centres supérieurs, tête, cœur et gorge avec les
trois centres correspondants inférieurs, le plexus solaire, le centre sacré
et le centre à la base de la colonne vertébrale.
La science de l'Invocation et de l'Evocation
procède selon l'évolution. L'adoration, attitude du mystique, doit faire
place à l'invocation chez l'homme qui sait qu'il est divin. Ces vérités
seront comprises et maîtrisées par chaque disciple au fur et à mesure de son
avancement.
A la fin de la dernière guerre, la
volonté de Shamballa s'est exprimée via la Charte de l'Atlantique dans les
limites de ce que pouvait saisir l'homme moyen matérialiste. Les deux
groupes de gardiens n'ont pas pu en communiquer davantage aux meilleurs
intellects humains.
La science de l'Invocation et de l'Evocation
est en relation avec le pouvoir de la pensée et la construction des
formes-pensées. La prière en est une expression inadéquate et confuse.
L'invocation "que les forces de Lumière apportent l'illumination à
l'humanité…" exprime le cri invocatoire de l'humanité et des hommes de bonne
volonté. Son succès indique la force de la bonne volonté. Une autre
invocation "Que les Seigneurs de Libération s'élancent…" ne peut être
utilisée que par les aspirants, disciples et initiés. Son accueil auprès du
grand public fut plus froid, bien que cette invocation soit plus puissante
que la première.
Cette règle est en relation avec celle
donnée précédemment aux postulants. Le postulant lance son cri, sa
personnalité est centrée sur le point de tension. Son cri se heurte à la
porte qui le sépare de l'âme et de la Hiérarchie. La porte n'est qu'un
symbole de séparation, entre un état de conscience et un autre. Cela
entretient chez l'aspirant la dualité. La Règle III montre que la séparation
disparaît, et la porte est laissée en arrière.