Bulletin no 192 du 03/04/2004
 

Accueil Remonter Groupe P P S Groupes Eveil Livres et CD Téléchargements Boutique Radio GIROLLE GSM France Autres sites Contacts Plan du site

 

 

PSYCHOLOGIE PHILOSOPHIE SPIRITUALITE

  Ne crois rien parce qu'on t'aura montré le témoignage écrit de quelque Sage ancien,
Ne crois rien sur l'autorité des Maîtres ou des Prêtres.

Mais ce qui s'accordera avec ton expérience et après une étude approfondie satisfera ta raison et tendra vers ton bien cela tu pourras l'accepter comme vrai et y conformer ta vie.

SIDDHARTA GAUTAMA (BOUDDHA)

 

Bulletin no 192

Séance du 03/04/2004

En début de rencontre, le Frère Instructeur a exposé les raisons de la suspension temporaire de notre frère Al. qui sert d'habitude comme Frère de la Rigueur. Lors de la précédente rencontre, il n'avait pas assumé correctement sa fonction en laissant entrer deux membres qui étaient arrivés en retard et qui n'avaient donc pas pu effectuer le rituel préparatoire. Ce dernier est un travail d'alignement qui permet à chacun de se purifier avant l'entrée dans le temple et la participation au travail de groupe.

Etant donné que notre frère Al. avait excusé l'attitude de ces deux membres, il devait prendre en charge leur fardeau et devait en vivre les conséquences, c'est-à-dire assumer la chute vibratoire qui en a découlé. Cette pause lui permet de comprendre que "sauver" est un acte d'amour qui peut aller jusqu'au sacrifice de soi, jusqu'à la crucifixion. De même, dans la vie quotidienne, nous sommes solidaires des plus petits que nous : nous rachetons les fautes de nos enfants, essayons de les sauver et leur apprenons que la justice divine est associée au Karma, à la rédemption.

Di. et Ma. le frère et la sœur arrivés en retard lors de la précédente rencontre ont exprimé leur culpabilité, leur confusion devant cette situation mais aussi le fait qu'il s'agissait pour eux d'une grande leçon car il n'est jamais facile de voir une autre personne assumer les conséquences de ses actes. Cela leur aura permis de découvrir la loi de groupe dans toute sa richesse, dans toute sa dimension spirituelle.

Sur ce même thème, Ph. et Co., qui revenaient dans le groupe après une pause de deux rencontres par solidarité avec leurs enfants qui avaient commis des actes répréhensibles, ont été invités à s'exprimer. Ph. n'a pas vécu la pause comme une sanction mais comme une invitation à assumer pleinement ses responsabilités éducatives. Il doit apprendre à ne pas toujours voir le négatif en ses enfants afin de faire ressortir davantage le beau et le vrai. Cette période très enrichissante lui a rendu plus palpable sa capacité à aimer et à pardonner.

Co. évoque les différentes phases qu'elle a pu ressentir lors de la pause. La première étape a été vécue comme difficile, notre sœur ayant à assumer la solitude de ne pas être dans le groupe conjugué au départ, pour des raisons professionnelles, de son conjoint, notre frère Ph. Mais Co. s'est rapidement vue dans l'obligation de transformer son attitude vis-à-vis de ses enfants. Apprendre à ne pas leur montrer que le négatif, apprendre à être un Sauveur à chaque instant, assumer l'éducation en sauvant ceux qui dépendent de nous.

C'est au travers de ce type d'évènement que nous comprenons la dynamique du rayon IV, celle qui nous conduit à l'harmonie par le conflit.

Notre sœur Ma. a été ensuite sollicitée pour exposer au groupe comment poser le problème de géométrie abordé précédemment (trois droites concourantes dans un triangle quelconque). En effet, pour trouver une solution à un problème, il faut tout d'abord l'identifier, puis bien le poser après en avoir compris les éléments et les enjeux. Ma. a montré qu'elle n'avait pas correctement posé le problème, qu'elle n'avait pas identifié les éléments de départ. Il lui faut arriver à définir le problème en un minimum de mots, dans un esprit de synthèse qui permettra à la solution d'émerger beaucoup plus facilement dans un second temps. Notre sœur est à nouveau invitée à préparer pour la prochaine rencontre la rédaction de l'énoncé du problème.

Ensuite notre sœur a lu sa planche intitulée "Ma nourriture, mes nourritures". Cette réflexion la renvoie à ses fonctionnements inconscients, son instinct animal vis-à-vis de la nourriture pour le corps, ou celle au service de ses désirs. Elle relate, dans un premier temps, ses rapports problématiques à la nourriture dès la naissance. Elle ne gardait aucun lait puis contracta une maladie grave du nourrisson caractérisée par la déshydratation et les troubles digestifs. Elle y survécut mais garda un rapport capricieux à la nourriture. Elle s'alimentait insuffisamment et refusait, par provocation ou obstination, les cures de fortifiants.

Aujourd'hui, elle perçoit dans son refus de soins le moyen de susciter une attention de la part de sa mère, trop absente, et de se sentir exister. Le souvenir de ces attitudes anodines lui fait percevoir les mécanismes liés à cette peur du manque affectif. Elle découvre peu à peu l'impact des mécanismes d'attraction-répulsion dont le cercle vicieux l'entraîne à chaque fois un peu plus loin et l'éloigne d'une certaine Vérité. La peur de la perte d'objets ou de la perte affective engendre crispation et obsession. La peur du manque amplifie l'impact des pensées "j'ai et je veux plus", "plus j'ai et plus je veux", "tout pour moi" et "Je pour Nous".

Elle prend conscience que cette soif insatiable qui l'aliène aux êtres et aux objets la détruit à petit feu et empêche l'alignement sur le rayon de son âme. Il lui faut sortir de cet état de bébé qui la maintient dans une relation de dépendance vis-à-vis de ses différentes nourritures terrestres et qui fait d'elle une personnalité autoritaire et sourde à l'autre.

Elle garde confiance en son âme pour se libérer de ses chaînes invisibles et s'orienter vers le Don et l'Accueil.

Ma. pense que cette planche lui a permis de considérer une strate bien ancrée de sa personnalité, une problématique qui est toujours présente. Elle a conscience d'un nœud auquel elle se confronte encore aujourd'hui.

Pourra-t-elle dépasser ces obstacles ? Le Taureau, son signe natal, dit souvent "non". Est-ce un "non, je ne peux pas" ou bien un "non je ne veux pas" ? Les épreuves auxquelles nous sommes confrontés peuvent être très subtiles. Le départ d'un frère est souvent rattaché à une impossibilité de franchir des obstacles et d'accéder à un autre niveau. Or, si l'âme de chacun a conscience du groupe, apprécie la dynamique de celui-ci, elle ne peut que suggérer à la personnalité de poursuivre le travail…

Qu'est-ce qui l'emporte dans notre vie ? La matière ou l'Esprit ? On peut revenir dans la plaine pour accompagner les petits mais on doit toujours remonter au point le plus élevé que nous puissions atteindre. Le travail de groupe est de maintenir l'effort de progression, ou tout du moins d'assurer la stabilisation d'un état pendant quelques dizaines d'années. La démarche n'est pas une sinécure. Les performances spirituelles sont d'un tout autre ordre que les performances sportives car il s'agit d'un combat entre l'esprit et la matière. Après la troisième initiation, le pôle le plus attracteur est celui de l'esprit qui a assis sa suprématie. Le feu de l'esprit fait son œuvre et rien ne peut s'y opposer. N'ayons pas peur car nous avons la foi et l'espérance. Quelle que soit la voie choisie, elle passe par une ascension.

Notre sœur So., récemment revenue dans le groupe, exprime son découragement devant son attitude quotidienne : conflits, irritation, isolement… Il lui faut constater les errances de sa personnalité, ne pas s'identifier à elles et prier pour combattre ses tendances inférieures. Notre travail est une remise en question permanente : il ne s'agit pas d'être satisfait de soi. L'analyse permet de voir à la loupe ce que l'on ne voyait pas (comportement caractériel) et qui s'exacerbe avec l'afflux énergétique. En effet, les énergies se déversent dans des canaux non purifiés ce qui ravive les atomes indésirables encore présents. Cette énergie est cependant nécessaire pour "nourrir" les éléments supérieurs mais aussi pour observer et transformer les éléments à corriger dans le caractère.

N'ayons pas peur de souffrir car la souffrance est salutaire. Nous ne cherchons pas la paix et la tranquillité passagère. Le véritable service commence lorsque, pendant des mois entiers, on a plus pensé à soi, tout à la joie du dévouement à autrui. L'engagement consiste à renouveler chaque jour la pensée que l'on sera à la hauteur du sentier que l'on a commencé à fouler.

Le groupe a poursuivi la lecture de Guérison Esotérique, Traité sur les sept rayons, Vol. IV (pp. 597 à 607) par l'étude de la sixième phrase de la Loi V :

6. Les deux, les cinq, et donc les sept, plus ce qu'elles produisent possèdent le secret.

Cela signifie que le guérisseur doit se rappeler que deux énergies majeures sont présentes dans toute personnalité, le rayon de l'âme et celui propre de la personnalité. Trois autres rayons conditionnants se rajoutent pour former les cinq : les rayons du corps mental, du corps astral et du corps physique. Toutefois, pour le patient très évolué, le guérisseur tiendra compte du rayon de la monade et de celui de la planète, le troisième rayon. Ce dernier est très actif et exerce un puissant effet. En effet, le prana planétaire pénètre via le rayon planétaire et il peut être utilisé pour une cure. Il traverse sans rencontrer d'obstacle le mécanisme corporel des personnes très évoluées, les maintenant dans un bon état de santé. C'est ce qui est exprimé dans la phrase 6 par l'expression "ce qu'elles produisent". Le "secret" est la révélation de la manière dont on peut préserver la bonne santé ; il est connu de tous les initiés après la troisième initiation et ils peuvent choisir de l'utiliser. Toutefois ceux d'entre eux qui s'occupent de développer la conscience humaine ne l'utilisent pas afin de s'identifier complètement à l'humanité, choisissant de vivre et de mourir selon le mode habituel du reste des hommes. La question d'identification gît à l'arrière-plan de toute manifestation. Une des principales causes de maladie est la promptitude avec laquelle l'homme s'identifie à l'aspect forme c'est-à-dire la matière, au lieu de s'identifier avec le producteur de la forme c'est-à-dire l'esprit.

Cette phrase comporte également une signification secrète relative aux sept rayons s'exprimant dans le règne humain, qui permet aux Maîtres de contrôler les épidémies ou maladies répandues. Seuls le Mahachohan et Son Représentant sur le septième rayon possèdent ce secret en totalité. Ils sont aidés par cinq Maîtres pour appliquer les connaissances acquises, en agissant sur l'évolution des dévas guérisseurs. Ces sept membres de la Hiérarchie sont à leur tour aidés par l'un des Bouddhas d'Activité et par le représentant de l'Esprit de la Terre. On arrive à nouveau aux deux, aux cinq, et aux sept, formant le neuf qui est le nombre de l'initiation. Cette relation numérique amène l'homme au point où "il est initié dans le monde de la perfection et ne connaît plus de souffrances ni de douleurs ; sa pensée est alors déflectée du monde inférieur vers le monde supérieur."

7. Telle est la cinquième Loi de guérison dans le monde des formes.

Elle concerne essentiellement le cinquième principe, la pensée ou manas, qui fait d'un être humain ce qu'il est. Il est le prisonnier d'une forme sur la planète, vulnérable aux attaques contre cette forme. C'est l'action du mal contre le bien. Quand un Fils de la Pensée utilise ce cinquième principe, il permet à l'homme spirituel de se libérer des formes de toute nature, et donc de la maladie et de la mort.

Le guérisseur doit admettre les huit points suivants :

1.     La guérison consiste en un maniement d'énergies.

2.     Il faut différencier les énergies des forces.

3.     Il faut apprendre à situer le patient sur l'échelle de l'évolution.

4.     La connaissance des centres est indispensable.

5.     Il doit opérer en tant qu'âme au moyen de sa personnalité.

6.     Les relations guérisseur - patient se situent au niveau de la personnalité, sauf si le patient est hautement évolué.

7.     Le centre contrôlant la région du corps où se situe le point de friction doit être localisé.

8.     La maladie et la guérison sont des aspects du grand système de "relations réciproques" qui régit toute manifestation.

La simplicité relative de ces huit points démontre que chacun peut devenir un guérisseur en acceptant de se conformer à leurs exigences. Ceux qui pensent et aiment peuvent guérir, pourvu que leur intention soit de rendre service, car l'énergie suit la pensée. Tout le processus de guérison est dirigé par la pensée. Tout initié est un guérisseur, et de son évolution dépend sa capacité à guérir automatiquement. Le guérisseur spirituel obtiendra de meilleurs résultats s'il est aussi un médecin entraîné. Le diagnostic de la maladie a plus de chances d'être correct par leur connaissance de la structure du corps. La pratique de la guérison doit être précédée par des années d'études approfondies sur la nature de l'énergie, les types de rayons et les centres. La règle qui sera abordée maintenant, en relation avec la Loi V, souligne la nécessité de ces connaissances occultes.

TROISIEME REGLE : Que le guérisseur concentre l'énergie nécessaire dans le centre approprié. Que ce centre corresponde au centre qui éprouve le besoin. Que les deux se synchronisent et accroissent ensemble la force. Ainsi se trouvera équilibré le travail de la forme expectante. Ainsi, sous une juste gouverne, les deux et l'un guériront.

Cette règle présuppose la connaissance des centres. Les guérisseurs d'aujourd'hui, pour la plupart, ne connaissent que leur localisation. Le guérisseur doit d'abord s'harmoniser avec l'âme et avec l'énergie de l'âme soutirée, puis se transformer en canal pour la force spirituelle, et enfin diriger l'énergie vers son propre centre qui correspond au centre du malade conditionnant la région où se trouve le point de friction. Deux facteurs sont importants pour le guérisseur :

1.     Il doit connaître son propre point de développement afin de savoir s'il peut travailler avec tous ses centres.

2.     Il doit se préserver du risque d'hyperstimulation de ses propres centres lorsqu'il canalise l'énergie de l'un de ses centres pour la diriger vers le centre correspondant de son patient. Le centre solaire du guérisseur étant grandement sollicité, il peut en découler une hyperactivité astrale néfaste (hyperémotivité, astralisme).

L'énergie étant une force impersonnelle, le guérisseur entraîné comprendra les risques et apprendra à se protéger. Cela dépendra de son aptitude à maintenir sa conscience dans le centre coronal, tournant "l'œil de la direction" vers le centre approprié. Il fait alors la distinction entre les processus de radiation et de magnétisation. Le processus de radiation prend fin après avoir passé deux stades :

1.     Celui où l'âme irradie de l'énergie dans le centre coronal.

2.     Celui où le guérisseur dirige un rayon de cette énergie de son centre coronal vers son "centre nécessaire".

Le résultat est obtenu parce que la puissance du centre du guérisseur suscite une réponse chez celui du patient, agissant comme un aimant qui fait émaner du patient une radiation synchrone. Une interaction est dès lors établie entre le patient et le guérisseur sur les niveaux éthériques. Le guérisseur détermine alors s'il doit employer la technique d'expulsion ou celle de stimulation. Pour cela il vérifie si le centre du patient est hyperstimulé, auquel cas il abstrait l'excédent d'énergies, ou bien s'il est dévitalisé, il envoie alors un puissant rayon de sa propre énergie. Une troisième technique consiste à mettre en place entre le guérisseur et le patient un équilibre d'énergies maintenues dans la zone du point de friction, qui permettra une cure spontanée. Cette cure est plus durable et ne provoque pas de chocs liés à une stimulation ou à une expulsion.

Le guérisseur doit être avisé et avancer lentement, quitte à ne pas réussir. Il est préférable de ne pas produire d'effet sur le patient que d'accélérer sa mort. Les trois façons d'aider un patient par l'action directe sur les centres ont pour but de provoquer une activité saine et équilibrée. Une personne évoluée y parvient plus facilement car ses centres sont actifs. Dans le cas contraire, le recours à la médecine orthodoxe est plus facile. C'est grâce au rapide et récent développement spirituel de l'humanité que l'on voit apparaître les guérisseurs spirituels.

La dernière phrase de la Troisième Règle cite les deux et l'un. Il s'agit de l'énergie de l'âme du guérisseur focalisée dans le centre coronal, de l'énergie de son "centre nécessaire" et de l'énergie du centre qui contrôle le point de friction dans le corps du patient. Elles sont la cause de la guérison, s'il est dans la destinée du patient d'être guéri.

A la fin de cette lecture, nous nous demandons si le fait d'être malade est une chance pour soi et pour les autres ? Peut-être que la personne malade a commis des erreurs et des excès dans sa vie, ou bien a trop d'exigences. Heureusement que les lois de Dualité et d'Equilibre existent dans notre univers, sans quoi il nous serait permis de penser et d'agir en toute impunité. Le malade peut avoir la chance d'être touché par la grâce. Le miracle n'est pas tant dans le fait qu'il soit guéri, mais surtout qu'il comprenne quelque chose par rapport à ce qui lui arrive. Aider ceux qui souffrent nous permet de les sauver et de nous sauver nous-mêmes.

 

Le groupe a poursuivi la lecture de Rayons et Initiations, Traité sur les sept Rayons, Vol. V (pp. 63 à 72) par l'étude de la deuxième phrase de la Règle II :

 

Nous étudions maintenant l'état de l'initié ou du disciple qui est parvenu à un point de son évolution où la triplicité fait place à la dualité, avant le stade de l'unité complète. L'Esprit et la matière sont les deux facteurs importants pour lui alors qu'il "se tient au point médian". Leur identification complète dans sa conscience devient son but majeur, mais seulement pour ce qui concerne l'ensemble du processus créateur. C'est ce concept d'ensemble qui pénètre la conscience mondiale, indiquant que l'humanité est au bord de l'initiation. L'activité de l'initié lorsqu'il énonce ses trois requêtes est rendue possible par l'aspect matériel, "la tierce parfaite de la personnalité". A la troisième initiation, "la quinte dominante de l'égo" est perçue, marquant la réalisation de l'unification, pour disparaître à la quatrième initiation en entraînant la disparition du corps causal. Deux aspects divins demeurent : la substance active portée à sa perfection, l'aspect matière, et le principe dynamique de vie, l'aspect esprit, avec lequel la "Réalité divine substantielle" attend l'identification. Cette pensée sous-tend les trois requêtes de l'initié qui doivent résonner "dans le désert, au-dessus de toutes les mers, et à travers les feux".

La première demande est rendue possible car "la vie dans le désert est terminée ; elle a été florissante, s'est épanouie, puis la sécheresse est venue, et l'homme s'en est retiré. Ce qui avait nourri et contenu sa vie était devenu une région aride où il ne restait qu'ossements, poussière et une soif profonde que rien de ce qui était en vue ne pouvait satisfaire". Pour la conscience de l'initié, le désert doit redevenir florissant comme une rose. Sa tâche est de rétablir sa beauté première selon le Plan. Cela le conduira à un travail créateur de construction de formes-pensées, conduisant à dire que la première grande requête "retentit dans le monde des idées de Dieu, en direction du désert qui a été laissé en arrière depuis longtemps. L'initié, s'engageant à servir le monde, revient dans ce désert en y apportant la semence et l'eau".

La seconde requête se réfère au cri que le disciple a fait retentir "au-dessus des mers", se rapportant au monde du mirage dans lequel se débat l'humanité, plongée dans un océan d'émotions. L'initié sait "qu'il n'y aura plus de mers" car le plan astral n'existe plus à un certain moment. Il parvient à une grande réalisation quand il passe du royaume de l'illusion à la "claire lumière froide" du plan bouddhique, tout en sachant qu'il doit retourner vers les "mers" pour y dissiper le mirage. Désormais il travaille "à partir de l'air qui les surplombe, et dans la pleine lumière du jour". Il porte l'eau au désert et la lumière divine dans le brouillard par le pouvoir de sa pensée afin que le Plan avance selon le Dessein Divin. Il travaille avec l'aspect âme et par le pouvoir de l'énergie monadique en utilisant l'antahkarana comme agent de distribution.

La troisième requête retentit "à travers les feux". Le son retentit "à travers le feu, vers le feu et à partir du feu", qu'il s'agisse du cri du disciple ou de la requête de l'initié. La demande retentit à partir du plan atmique et aboutit sur les niveaux mentaux, tout comme les deux demandes précédentes se manifestaient sur les plans physique et astral. Dans tout travail planétaire, les Initiés aident ceux qui peinent dans les sphères d'illusion. Tous les efforts de la Hiérarchie sont consacrés à faciliter l'exécution du plan de l'évolution qui incarnera finalement le dessein divin.

 

3. Qu'il n'y ait aucun souvenir et cependant que la mémoire gouverne.

Ceci signifie que l'initié ne perd pas de temps à regarder derrière lui, il travaille selon les habitudes prises et il fait ce qui est juste et nécessaire. Le fait de répondre aux formes environnantes établit une mémoire inconsciente. L'habitude de la bonté caractérise l'initié entraîné de même que l'instinct de conservation caractérise l'être humain normal. En établissant des habitudes spirituelles correctes, le Maître prend l'habitude d'activité juste, de la compréhension juste et du dessein juste.

 

4. Travaillez à partir du point de tout ce que contient la vie de groupe.

Le disciple trouve tout d'abord un groupe sur le plan physique conforme à l'idée qu'il se fait d'une juste activité. Il s'associe à ce groupe, travaille, apprend en souffrant. Puis il trouve le chemin de l'ashram du Maître où il apprend à se servir de la volonté pour exécuter le Plan, en travaillant selon la loi de l'obéissance occulte. L'initié travaille d'une autre manière, sous l'inspiration de l'aspect vie. Il comprend la signification de la vie involutive et évolutive. Il sert les groupes qui ont invoqué son aide, et sa réponse est une évocation occulte donnée au groupe de serviteurs auquel il est affilié.

 

Règle III : Double est le mouvement en avant. La Porte est laissée en arrière. C'est un événement du passé. Que le cri invocatoire soit diffusé à partir du centre profond de la claire et froide lumière du groupe. Qu'il évoque une réponse du centre éclatant qui est bien loin en avant. Quand la demande et la réponse se perdront dans un seul grand SON, sortez du désert, laissez les mers derrière vous et sachez que Dieu est feu.

 

L'expression du groupe est dans la ligne de volonté de Celui en qui nous avons la vie, le mouvement et l'être. L'initié utilise la force d'attraction de cette Vie fondamentale pour rassembler ce qui donnera du corps à la forme. Le groupe est souvent réceptif à Shamballa alors que l'initié, seul, ne peut être réceptif de cette manière. L'individu doit être protégé par le groupe de la puissance émanant de Shamballa (seuls les Initiés du plus haut degré, membres du conseil de Shamballa, peuvent invoquer sans la protection d'un groupe). L'impact doit être partagé par tous les membres du groupe et non focalisé sur un ou plusieurs centres d'un individu. C'est la clé de la signification du travail de groupe. Sa fonction principale est d'absorber, partager, faire circuler puis distribuer l'énergie. Ce processus de protection et de distribution est l'une des fonctions du grand rassemblement dans la vallée de l'Himalaya, sous l'égide du Manu, du Mahachohan et du Christ, favorisant le contact de la Hiérarchie avec Shamballa. La relation entre le centre "vivant et brillant" et celui "rayonnant et magnétique" permet de stimuler le centre "en attente et consentant". La volonté focalisée de Dieu forme le point de tension à partir duquel Shamballa agit pour concevoir la réalisation du Dessein divin. L'initié avancé connaît la distinction entre Dessein et Volonté. En conséquence, les membres du Conseil de Shamballa se divisent en deux groupes : les "Régistrants" du Dessein et les "Gardiens" de la Volonté. La Volonté est active et le Dessein est passif. Ces deux groupes ont leur correspondance au sein de la Hiérarchie dans les Nirmanakayas ou Contemplatifs planétaires et les Gardiens du Plan. Les Régistrants du Dessein maintiennent ouvert le canal entre la terre, Vénus et le Soleil spirituel central. La fonction des Gardiens de la Volonté est de relier le Conseil, la Hiérarchie et l'humanité, créant un triangle de force. Symboliquement, c'est l'expression supérieure de l'étoile à six branches qui est formée de deux triangles entrelacés. Ce symbole se retrouve dans la relation entre les trois centres supérieurs, tête, cœur et gorge avec les trois centres correspondants inférieurs, le plexus solaire, le centre sacré et le centre à la base de la colonne vertébrale.

La science de l'Invocation et de l'Evocation procède selon l'évolution. L'adoration, attitude du mystique, doit faire place à l'invocation chez l'homme qui sait qu'il est divin. Ces vérités seront comprises et maîtrisées par chaque disciple au fur et à mesure de son avancement.

A la fin de la dernière guerre, la volonté de Shamballa s'est exprimée via la Charte de l'Atlantique dans les limites de ce que pouvait saisir l'homme moyen matérialiste. Les deux groupes de gardiens n'ont pas pu en communiquer davantage aux meilleurs intellects humains.

La science de l'Invocation et de l'Evocation est en relation avec le pouvoir de la pensée et la construction des formes-pensées. La prière en est une expression inadéquate et confuse. L'invocation "que les forces de Lumière apportent l'illumination à l'humanité…" exprime le cri invocatoire de l'humanité et des hommes de bonne volonté. Son succès indique la force de la bonne volonté. Une autre invocation "Que les Seigneurs de Libération s'élancent…" ne peut être utilisée que par les aspirants, disciples et initiés. Son accueil auprès du grand public fut plus froid, bien que cette invocation soit plus puissante que la première.

Cette règle est en relation avec celle donnée précédemment aux postulants. Le postulant lance son cri, sa personnalité est centrée sur le point de tension. Son cri se heurte à la porte qui le sépare de l'âme et de la Hiérarchie. La porte n'est qu'un symbole de séparation, entre un état de conscience et un autre. Cela entretient chez l'aspirant la dualité. La Règle III montre que la séparation disparaît, et la porte est laissée en arrière. 

Précédente Remonter Suivante

 

 

Pour toute information s'adresser à : info@girolle.org