Il a été demandé à Ph. et Co. de faire
momentanément une pause et de rester auprès de leurs enfants, ceux-ci étant
sanctionnés pour des méfaits qu'ils ont commis chez leurs grands-parents
maternels. Après avoir été invités à confesser leurs actes, ils ont révélé
avoir désobéi et menti à plusieurs reprises, avoir détruit des objets ayant
une valeur sacrée pour leurs grands-parents parce qu'ils avaient été grondés,
avoir appelé les numéros d'urgence de la police, des pompiers… Les enfants
reconnaissent avoir agi ainsi par égoïsme et parce qu'ils se pensaient tout
permis. Ils réalisent que ces actes, qu'ils regrettent, ne les rendent pas
dignes du travail des groupes d'éveil à la vie et à l'amour auxquels ils
participent depuis quelques années. Il est souhaitable que les enfants de Ph.
et Co. aient eu l'opportunité et la conscience de réparer leurs méfaits avant
de pouvoir à nouveau participer aux rencontres de ces groupes.
Ph. et Co., étant contraints par
solidarité à assurer la garde de leurs enfants, sont privés eux-mêmes de la
participation au groupe. Ils sont invités à leur expliquer le sens de cette
épreuve partagée.
Ces méfaits ne sont pas graves si tout est
mis en œuvre pour les réparer. Il faut insister dès le plus jeune âge sur la
notion de respect et d'amour entre les êtres et répondre à tous les gestes des
enfants afin de les orienter vers la lumière. On peut jouer un rôle auprès des
enfants et être une référence pour eux à condition qu'un lien affectif nous
unisse à eux et que l'image qu'ils ont de nous soit positive et belle. Tous
les êtres sont sensibles à la beauté.
Peut-on corriger un être quand il est
adulte ? Sa philosophie est en général seulement guidée par l'instinct de
survie. Parfois les hommes savent faire preuve de solidarité mais rapidement
l'égoïsme reprend le dessus.
Sy. a lu sa planche intitulée : "Je
suis malade ou …". Sy. y évoque les nombreuses somatisations qui ont
jalonné sa vie et s'interroge sur les causes de ces diverses maladies :
hérédité, épreuves rattachées au passé ou au présent ?
Sy. était asthmatique dès la naissance. La
médecine traditionnelle ne put y remédier, les soins spirituels et remèdes
naturels apportèrent une guérison complète. A 12 ans, Sy. fut atteinte d'une
hépatite A qui la contraignit à un régime sévère pendant 3 ans. Interdits,
brimades, sanctions, frustrations, manque affectif, questions sans réponses,
non-dits, silences, conflits sous-jacents faisaient partie intégrante de son
quotidien. La colère contenue, retournée contre elle-même, était-elle la cause
de son hépatite ? Etait-ce juste un processus de purification ?
Décidée à quitter au plus vite le milieu
familial, Sy. se maria et alla vivre à proximité de sa belle-famille. Ne
trouvant pas d'affection et de reconnaissance, incapable de réagir, d'exprimer
son ressenti, Sy. fut atteinte d'une bronchite qui la maintint alitée
plusieurs semaines. Durant plusieurs années, elle souffrit d'une rhinite
chronique allergique avec le retour de crises d'asthme et de colites
spasmodiques.
Son divorce la conduisit à une remise en
question et à une recherche psycho-spirituelle qui lui permit de percevoir la
complexité de l'être humain, sa difficulté à vivre au sein de sa cellule
familiale et à s'intégrer dans la société. Au cours de cette période, Sy.
découvrit que toute chose devait prendre racine dans l'amour. Sy. reconnut ses
parents dans le pardon, elle apprit à rendre grâce pour l'argent qui arrivait
au bon moment, à remercier pour le travail qu'elle obtenait. Elle comprit
qu'il était vital d'apprendre à se connaître sans complaisance. La prière
émergea dans son cœur mais elle sentait qu'un axe manquait dans sa démarche,.
Après plusieurs années, Sy. fit le constat d'un équilibre et d'une
amélioration évidente de sa santé.
Sy. qui cherchait à fonder à nouveau une
famille crut pouvoir poursuivre sans encombre une démarche avec un compagnon
qui avait les mêmes centres d'intérêts (lectures, musiques, méditations). Elle
fut désenchantée en découvrant la personnalité de son compagnon et connut la
tension permanente, la rage de se sentir stupide, la colère, l'isolement,
l'incompréhension, le vide. Durant cette période, Sy. connut aussi le Frère
Instructeur et ce groupe et reconnut l'axe vertical qui manquait à sa
démarche.
Après une nouvelle séparation, Sy.
ressentit une profonde solitude et une grande souffrance. Elle ne pouvait plus
ou voulait plus comprendre ce qui lui arrivait et tomba dans la dépression. Sy.
perdit confiance dans les autres et en elle-même. La réintégration dans le
groupe l'aida à retrouver un équilibre et lui permit d'accepter d'observer à
nouveau sa personnalité, ses difficultés mais aussi ses acquis et de chercher
à acquérir la constance, la patience, le don de soi, toutes les vertus de l'Ame.
Bien qu'ayant retrouvé aujourd'hui un
compagnon et un équilibre familial, Sy. est à nouveau touchée par la maladie.
Sa personnalité entretient-elle la maladie par le regard trop focalisateur sur
les symptômes ?
Le vécu de Sy. est marqué par la maladie
depuis la naissance, comme une enfant qui se laisse mourir par le manque
d'attention. Ses maux physiques persistent et souvent perturbent son quotidien
et sa verticalité. L'intégration de Sy. dans le groupe lui a permis de
comprendre l'intérêt du travail pour le bien commun et l'abnégation de la
personnalité.
A la fin de la lecture de sa planche, on
lui fait remarquer qu'elle devrait apprendre à parler plus posément et avec
plus de douceur. Sa voix a tendance à être monotone et en même temps criarde
comme si elle cherchait à se faire entendre. Est-ce le fait de vouloir exister
absolument, comme beaucoup de natifs du Lion, qui amène Sy. à se rendre malade
pourvu qu'on la remarque ? Si nous nous oubliions plus, notre corps nous
oublierait et se ferait lui-même oublié !
Do. observe que sa propre tendance à
somatiser ou à s'inquiéter pour sa santé a peut-être pris fin sans savoir ce
qui a conduit à un tel résultat.
Y aurait-il une corrélation entre
l'habitude de raconter les événements en détail et le fait de souffrir
régulièrement de problèmes de santé qui mettent en exergue tel ou tel détail
du corps ? Quel juste milieu trouver entre ne jamais rien dire ou ne jamais
rien sentir et raconter d'une manière très détaillée ou sentir avec acuité ?
Fait-on exprès de sentir son corps ? Que ce soit agréable ou non, sentir ou
ressentir est ce qui rend la vie intéressante pour un grand nombre d'humains.
A mesure que la science et la culture scientifique progressent, notre esprit
créateur mais pas encore maîtrisé n'est-il pas constamment en train de créer
de nouvelles maladies ? Le fait d'accroître notre connaissance de la génétique
ne va-t-il pas s'accompagner de l'apparition de nouvelles maladies
génétiques ?
Le groupe a poursuivi la lecture de
Guérison Esotérique, Traité sur les sept rayons, Vol. IV (pp. 575 à
597) par l'étude de la cinquième phrase de la Loi IV.
5. Le troisième
œil dirige alors la force curative, et le rétablissement s'ensuit.
Le troisième œil mentionné ici est celui
du guérisseur et non celui du patient en général. Le guérisseur l'emploie
conjointement avec l'œil de l'âme. Dans les cas ordinaires où le patient ne
possède aucune connaissance occulte, c'est le guérisseur qui effectue tout le
travail, ce qui est souhaitable.
On ne doit pas oublier que les lois sont
imposées au guérisseur et forment l'ambiance invariable au sein de laquelle il
lui faut agir. Quant aux règles, il se les impose à lui-même. Elles
représentent les conditions auxquelles on lui conseille de se plier s'il
désire réussir. Le succès dépend beaucoup de sa compréhension des règles et de
son aptitude à les interpréter correctement. A l'époque Lémurienne, ces
règles furent soumises à des membres de la Hiérarchie de l'époque Lémurienne
et acceptées par eux. A moins d'en faire partie, l'on ne pouvait ni les
vérifier ni s'en servir. Il fallait alors les interpréter différemment de la
manière moderne. A l'époque Atlante, les disciples qui n'étaient pas
encore des initiés ou qui avaient seulement pris leur première initiation les
reçurent avec permission de s'en servir. Actuellement, dans notre race
Aryenne où la nature mentale de l'homme devient dominante, une nouvelle
signification apparaît, appropriée à des humains plus mentaux.
Il n'y avait pas lieu de donner une
interprétation nouvelle à la Première Règle, car ses implications sont
évidemment fort modernes. En fait, cette première règle, formulée au début de
l'ère chrétienne, ne faisait pas partie de l'ancien texte original d'où fut
tirée la présente série de règles importantes. Elle est claire et concise et
implique la nature de ce que devrait être la pensée du guérisseur.
1. Il doit connaître le type de pensée
qui conditionne le patient.
2. Il doit être capable de pénétrer la
source de la difficulté, ou son arrière-plan psychologique ; il faut donc
qu'il utilise le pouvoir de la pensée.
3. Il doit savoir relier la cause et
l'effet ; or, c'est toujours la pensée qui est l'agent de liaison.
Etudions maintenant la règle reliée à la
Loi IV.
DEUXIEME REGLE : Il faut que le
guérisseur parvienne à la pureté magnétique par sa pureté de vie. Il faut
qu'il puisse émettre le rayonnement dissipateur qui apparaît chez tous les
hommes ayant relié leurs centres céphaliques. Lorsque ce champ magnétique est
établi, la radiation est émise.
Un véritable guérisseur mêle
automatiquement les deux modes de guérison – magnétique et irradiante – et
emploie simultanément les deux méthodes, parce qu'il opère par la zone
magnétique contenue dans la sphère d'influence des trois centres céphaliques
(les centres éthériques coronal, frontal, et alta major, physiquement
extériorisés par la glande pinéale, le corps pituitaire, et les glandes
carotides).
L'Orient a toujours insisté sur la pureté
magnétique, mais fait fi de la pureté physique telle que l'Occident la
comprend. L'Occident a mis l'accent sur la pureté physique externe mais ne
connaît rien de la pureté magnétique. Celle-ci a été basée à tort ou à raison
sur les effets des émanations auriques et leur pureté ou leur impureté.
A l'époque Lémurienne, les guérisseurs
arrivaient à leurs fins en atteignant la pureté voulue par des disciplines
physiques rigoureuses (célibat, minutieuses méthodes d'alimentation, propreté
corporelle, rudiments de Hatha Yoga consistant en un contrôle principalement
musculaire, embryon du contrôle physique athlétique actuel). Le but de
l'effort hiérarchique était alors d'enseigner le contrôle intelligent du corps
physique qui faisait de l'homme un initié.
Aujourd'hui l'initié est celui qui
maîtrise la personnalité. Le véritable aspirant devrait s'occuper de contrôle
émotionnel et s'efforcer de se focaliser sur le plan mental avant d'aboutir à
stabiliser son contact avec l'âme. Les disciplines rigoureuses du corps, bien
qu'excellentes pour les types humains non développés, ne conviennent plus à la
moyenne des hommes car elles accroissent la puissance du corps physique,
nourrissent ses appétits et ramènent à la surface de la conscience des
éléments qui devraient rester soigneusement confinés dans l'inconscient.
La relative pureté obtenue à l'époque
Lémurienne permettait aux courants praniques (émanation vitale de la planète)
de passer librement du guérisseur au patient. Le guérisseur spirituel agissait
par son centre laryngé, et le patient recevait par son centre sacré. Ni le
centre cardiaque ni le centre coronal n'étaient mis en jeu.
De nos jours, les guérisseurs spontanés,
dépourvus des connaissances essentielles et d'une orientation spirituelle
affirmée, répandent le prana et guérissent sans savoir ni comment ni pourquoi.
Le prana passe simplement par eux sous forme d'un fort courant de vitalité
animale issu généralement du centre de la rate et non d'un des sept centres
majeurs.
A l'époque Atlante, l'attention des hommes
passa progressivement du corps physique au véhicule émotionnel. Les initiés
d'alors enseignèrent à leurs disciples que le corps physique n'était qu'un
automate, et que pour atteindre la pureté, le corps astral ainsi que la nature
et la qualité de leurs désirs habituels devaient être pris en compte.
C'est alors que le magnétisme personnel
fit lentement son apparition. Les radiations magnétiques se firent quelque peu
sentir, bien que nullement dans la mesure où elles sont possibles et
fréquentes aujourd'hui. Le halo commença de s'esquisser faiblement autour de
la tête des Atlantes évolués. La pureté magnétique devint une possibilité et
un but, mais resta subordonnée au contrôle émotionnel et à la purification de
la nature des désirs. Il en résulta automatiquement dans le véhicule physique
une pureté bien plus grande, que les initiés Lémuriens n'avaient jamais pu
atteindre. Les maladies physiques devinrent plus subtiles et plus complexes,
et les premières maladies psychologiques apparurent ainsi que les diverses
maladies franchement basées sur les émotions. Les guérisseurs de cette époque
opéraient par le centre solaire, et s'ils étaient initiés, par le centre
cardiaque. Il n'y avait encore ni région magnétique ni champ d'énergie dans la
tête.
Dans notre actuelle race Aryenne, la
pureté magnétique ne dépend pas de disciplines physiques mais, pour la masse
des hommes, de disciplines émotionnelles. Pour le vrai guérisseur du Nouvel
Age, elle dépend de la "région magnétique illuminée de la tête". En effet,
l'âme travaille par les centres céphaliques et se focalise dans le champ
magnétique qu'ils renferment. Lorsque tous les pouvoirs du corps et
l'attention dirigée du guérisseur se concentrent dans la tête, que le corps
astral est assoupi, et que l'organe de la pensée transmet activement l'énergie
animique aux trois centres céphaliques, il s'établit un rayonnement ou
émanation d'énergie constituant une puissante force curative susceptible
d'atteindre le patient et de vitaliser le centre nécessaire. Tous les centres
du patient peuvent être réceptifs à cette énergie, et non un seul centre comme
dans les deux précédents types de guérison. Les rayons d'énergie émanant du
champ magnétique céphalique du guérisseur constituent un "rayonnement
dissipateur" pouvant éliminer les forces qui créent ou aggravent la maladie,
lorsque le karma ou structure de vie du patient le permet, mais pouvant, dans
tous les cas, dissiper la peur sous diverses formes, le déséquilibre
émotionnel, et certains troubles psychologiques qui compliquent le problème du
patient.
Lorsque les trois centres céphaliques sont
reliés, que le champ magnétique est ainsi établi, et que le rayonnement
existe, le centre frontal peut être utilisé comme agent directeur de ce
"rayonnement dissipateur".
Les deux centres céphaliques majeurs
correspondant à l'âme ou atma-bouddhi sont le centre coronal et le centre
occipital (alta major). Ils correspondent ésotériquement, ainsi d'ailleurs que
la glande pinéale et le corps pituitaire aux agents distributeurs formés par
l'œil droit et l'œil gauche. Il existe donc trois triangles céphaliques, dont
deux distribuent de l'énergie, et un distribue de la force.

Les guérisseurs entraînés opèrent
consciemment avec ces triangles, mais cette méthode ne se généralisera que
dans un avenir fort lointain. Avant que le procédé devienne automatique et
instantané, les guérisseurs doivent visualiser suet imaginer les relations
réciproques de ces triangles entrelacés en surimposant l'un sur les autres et
en commençant par le premier. Ils effectuent ainsi un travail défini : d'abord
de mise en place créatrice, puis de vitalisation créatrice et
enfin de direction créatrice. L'attention doit être centrée, le champ
magnétique spirituellement vitalisé, et le rayonnement vital engendré
correctement réparti et dirigé au moyen du troisième triangle.
LOI V : Il n'y a rien d'autre que
l'énergie, car Dieu est vie. Deux énergies se rencontrent chez l'homme, mais
cinq autres sont présentes. Pour chacune on peut trouver un point central de
contact. Le conflit de ces énergies avec des forces, et le conflit de ces
forces entre elles-mêmes produisent les maux corporels de l'homme. Le conflit
entre les premières et les secondes persiste durant des âges, jusqu'à ce que
le sommet de la montagne soit atteint, le premier grand sommet de montagne. La
lutte entre les forces produit toutes les maladies, infirmités, et souffrances
corporelles qui cherchent une délivrance dans la mort. Les deux, les cinq, et
donc les sept, plus ce qu'elles produisent, possèdent le secret. Telle est la
cinquième loi de Guérison dans le monde des formes.
Il est maintenant aisé de traiter le sujet
formant la matière de cette loi car les enseignements sur la VIE sont
devenus possibles. Les enseignements du Maître D.K. sur les sept rayons ont
marqué une époque par leur contenu inédit. Les indications sur les sept
Esprits ont été rares, et seuls quelques écrivains ont effleuré le sujet sur
la nature de la divine Trinité. Désormais on peut voir et connaître ces sept
grandes Vies en tant qu'énergies actives aussi bien sur le plan physique que
sur tous les autres plans d'expression divine. Cette affirmation inclut le
plan physique cosmique ainsi que les plans cosmiques astral et mental.
L'essentiel de cette loi est qu'elle concerne entièrement le plan physique et
les effets produits dans le corps physique par le conflit entre les énergies
et les forces.
Une force est une énergie limitée et
emprisonnée dans une forme quelconque. Les énergies sont les courants
d'énergie dirigée issus d'un plan plus subtil et d'une forme plus inclusive.
L'énergie, bien que plus puissante et subtile que la force sur laquelle elle
exerce un impact, est moins efficace dans une sphère limitée que l'énergie qui
y est déjà ancrée. A titre d'exemple, les énergies du plexus solaire et de la
personnalité gouvernent la vie de l'aspirant bien que, fondamentalement, les
énergies du centre cardiaque et celles de l'âme soient plus puissantes.
Cependant, pendant longtemps, ces dernières ne trouvent pas de véhicules de
réponse dans les trois mondes.
La tâche du guérisseur consiste à savoir,
par l'observation du comportement, du caractère et de laa tendance de vie du
patient, si c'est l'énergie de l'âme ou de la personnalité qui domine. Le
véritable chercheur se dévoilera franchement face au guérisseur. Dans le cas
contraire, les forces de la personnalité du patient ne répondront pas à
l'impact de l'âme du guérisseur. Le patient sera inconscient face à la
réaction produite.
Chaque phrase de la loi V est étudiée
séparément.
1. Il n'y a rien d'autre que l'énergie,
car Dieu est vie.
Le penseur ordinaire conçoit la vie comme
une force qui incite une forme à se manifester, et qui démontre sa présence
par une succession d'activités prouvant sa vitalité. Toutefois, l'initié sait
que la vitalité et la qualité existent indépendamment de la forme. Le fait de
la vie prouve le fait de la divinité. Les hommes commencent à reconnaître que
Dieu est énergie et qu'eux-mêmes sont des aspects de cette énergie. Ils
discernent les énergies des forces. Au fur et à mesure que leur âme
fonctionnera plus activement, ils envisageront la vie d'une manière
différente. L'âme est une énergie secondaire démontrant l'existence de
l'énergie primaire et responsable de l'apparition d'une troisième forme
d'énergie, la forme tangible et objective. L'âme est capable d'invoquer la vie
dans l'intérêt de la forme. L'antahkarana et l'aspect volonté forment le
mécanisme par lequel on peut approcher de l'aspect vie.
Lorsqu'une plus grande quantité de
disciples prendront des initiations, la raison d'être du quatrième règne de la
nature apparaîtra. Les énergies spirituelles supérieures seront alors
transmises aux trois règnes inférieurs. Réunis en groupe, les hommes
"sauveront" consciemment les autres vies groupées. Pour que la fonction et le
champ de service de l'intention originelle soient mis en œuvre, il faut que la
volonté spirituelle puisse se manifester dans l'humanité par la construction
et l'utilisation de l'antahkarana. Le Christ y a fait allusion lorsqu'Il a dit
qu'Il était venu pour qu'il y ait sur la terre "une vie plus abondante". Quand
la conscience du Christ fait sentir sa présence rayonnante et qu'un nombre
important d'êtres l'exprime, on peut en déduire que l'Antahkarana est
fermement établi. Le pont arc-en-ciel peut alors être franchi, l'humanité
faisant affluer dans les règnes subhumains une profusion de vie nouvelle et un
sentiment nouveau d'initiative.
L'énergie et les forces constituent la
somme totale de ce qui existe. Cette évidence doit être admise par l'art de
guérir. La maladie elle-même est une forme d'énergie active qui se traduit par
des forces qui détruisent ou qui entraînent la mort. Ainsi, la maladie peut
être considérée comme une forme d'expression divine, elle serait le côté
opposé de ce que nous nommons le bon. La maladie serait-elle une énergie qui
ne fonctionnerait pas conformément au Plan ni à ce qui est souhaité ? Les
énergies affluentes qui sont mises en rapport avec des forces peuvent dans
certaines circonstances engendrer une bonne santé et dans d'autres
circonstances, ces mêmes forces et énergies produiront un point de friction
qui provoquera la maladie, la souffrance, jusqu'à la mort. Les énergies et les
forces conservent la même nature divine mais leurs réactions réciproques
peuvent poser un problème.
Cette première phrase de la Loi V sert à
définir toutes les formes de difficultés et suggèrent que c'est l'aspect des
relations réciproques qui produit la situation bonne ou mauvaise.
2. Deux énergies se rencontrent chez
l'homme, mais cinq autres sont présentes. Pour chacune on peut trouver un
point central de contact.
Les deux énergies sont les deux aspects de
la Monade, qui se manifeste comme une dualité et s'exprime en tant que
volonté-amour. Quand elles sont mises en relation avec le troisième aspect,
celui de la pensée, elles produisent l'âme, puis le monde manifesté.
S'extériorisent alors atma-bouddhi-manas.
Lorsqu'une âme s'ancre dans un être humain
en tant que conscience et vie, celui-ci apporte sa contribution par la pensée.
La pensée ou intelligence se développa au cours du précédent système solaire
et resta incorporée dans la substance afin de former la base du développement
de l'évolution dans le système actuel. L'esprit est matière à son point
d'expression le plus élevé, et la matière est esprit à son point le plus bas.
L'impact de la volonté provoque un tourbillon de forces qui produit le lotus
égoïque, véhicule de l'âme identifiée. Il existe donc une curieuse
ressemblance entre les trois aspects divins en manifestation et l'homme
spirituel sur le plan mental qui se traduit ainsi :
1. La monade – Pensée abstraite.
2. L'âme – Lotus égoïque.
3. La personnalité – Pensée inférieure
ou concrète.
Pendant longtemps il semble qu'il n'y ait
aucun rapport entre ces trois aspects, de même que la pensée abstraite parait
être hors de portée de l'homme kama-manasique. Celui-ci fixe sa conscience sur
l'âme et la pensée concrète, la première illuminant la seconde et la seconde
transmettant l'illumination.
Deux énergies sont établies dans l'être
humain, conditionnant la personnalité :
1. La Présence, incomprise,
c'est la Monade.
2. L'Ange de la Présence,
comprise, c'est l'âme ou l'ange solaire.
D'autres énergies sont présentes, ce
sont :
1. Le rayon de la pensée, force
conditionnante du corps mental.
2. Le rayon de la nature émotionnelle.
3. Le rayon du corps physique.
4. le rayon de la personnalité.
Ce dernier "effectue son ascension vers la
jointure, tandis que tous les autres descendent". Le rayon de la personnalité
est le résultat d'un large cycle d'incarnations. On peut en déduire le tableau
suivant :
|
1 |
Le rayon
de la monade
|
|
2 |
Le rayon de l'âme |
|
3 |
Le rayon du corps mental |
|
4 |
Le rayon du corps
émotionnel |
|
5 |
Le rayon du corps physique |
|
6 |
Le rayon de la personnalité |
|
7 |
Le rayon planétaire |
Le rayon planétaire est toujours le
Troisième Rayon d'Intelligence Active car il conditionne notre Terre, rendant
l'homme apte à effectuer "ses transactions d'affaires" dans le monde de la vie
physique.
Dans les autres écrits du Maître D.K.,
seuls les rayons suivants, utiles aux hommes ont été cités :
|
1
|
Le rayon de l'âme |
|
2
|
Le rayon de la personnalité |
|
3
|
Le rayon mental |
|
4
|
Le rayon astral |
|
5
|
Le rayon du corps physique |
Le rayon de la monade entre toutefois en
jeu avec le développement de l'antahkarana. Par la suite, son opposé polaire,
la vitalité planétaire, le troisième rayon devra être reconnu. Toutes
ces énergies jouent un rôle actif dans le cycle de vie de chaque homme. Le
guérisseur ne pourra les ignorer complètement.
3. Le conflit de ces énergies avec des
forces et le conflit de ces forces entre elles-mêmes produisent les maux
corporels de l'homme.
D'après cette loi les maladies sont
produites de deux manières :
1. Par le conflit des énergies avec
des forces.
2. Par le conflit des forces entre
elles-mêmes.
La première catégorie concerne la bataille
qui a lieu dans la vie de la personnalité quand l'âme dirige son attention sur
ses véhicules pour en prendre le contrôle. L'état de santé est d'autant plus à
surveiller quand l'intéressé est décidé à soumettre sa personnalité au
contrôle de l'âme, car le conflit est plus intense. Ceci concerne la plupart
des maladies des mystiques et des disciples, se localisant généralement dans
la région située au dessus du diaphragme, c'est-à-dire les zones régies par
les centres céphaliques, laryngé et cardiaque. Cette catégorie comprend
également les difficultés qui se manifestent lors du transfert des énergies du
plexus solaire au centre cardiaque ou encore lorsque l'énergie du corps astral
effectue son impact sur les forces du corps éthérique. Il en résulte un état
émotionnel causant des troubles au niveau du plexus solaire et donc
occasionnant des troubles intestinaux et hépatiques. Ils découlent tous du
conflit entre une énergie et des forces.
Dans la seconde catégorie, le corps
éthérique est impliqué. Les forces engagées sont celles qui se trouvent dans
les centres majeurs et mineurs. Ces forces et leur interaction produisent les
maladies communes des hommes. Elles constituent les facteurs majeurs
gouvernant la vie de l'homme, jusqu'à ce que l'âme puisse assumer le plein
contrôle de son mécanisme dans les trois mondes. Les difficultés dues à
l'interaction des centres se divisent en trois catégories :
1. L'interaction entre :
a. Les centres au-dessus du
diaphragme.
b. Ceux situés au-dessous du
diaphragme et leurs relations réciproques.
2. Les relations entre certains
centres ou les processus de transfert d'un centre inférieur au centre
supérieur correspondant :
a. Du centre sacré au centre laryngé.
b. Du plexus solaire au centre
cardiaque.
c. Du centre coccygien au centre
coronal.
3. L'impact d'énergie des
centres situés au-dessus du diaphragme sur ceux situés au-dessous.
Ce troisième point décrit la puissance du
magnétisme tandis que le deuxième exprime la radiation. Toutes ces relations
réciproques peuvent provoquer des difficultés se manifestant par des effets
indésirables sur les organes situés dans la région impliquée, sans que l'homme
en ait conscience aux stades initiaux. Il est seulement victime de la
stimulation envoyée par le centre qui émet de l'énergie au centre qui reçoit
l'impact. Les aspirants doivent essayer d'établir un équilibre.
4. Le conflit des premières et des
secondes persiste durant des âges, jusqu'à ce que le sommet de la montagne
soit atteint, le premier grand sommet de montagne.
Ce conflit, opposant les énergies situées
au-dessus du diaphragme à celles situées au-dessous, est majeur et persistant.
Il apparaît quand le plexus solaire est dominant, et il provoque des crises
chez la plupart des hommes qui ont encore une conscience de type Atlante. Le
plexus commence à manifester un effet irradiant en réponse à l'appel
magnétique du centre cardiaque. L'activité coordonnée entre les deux
centres s'installe au moment de prendre la première initiation. L'Ancien
Commentaire le décrit en ces mots : "Ce qui est au-dessus est désormais relié
avec ce qui est au-dessous, mais l'inférieur perd son identité dans le
supérieur". L'âme prend le contrôle, conduisant l'aspirant de sommet de
montagne en sommet de montagne. Tous les centres deviennent des "zones de
combat" par l'influx de l'énergie de l'âme dans le corps éthérique, bien que
l'accent soit mis sur l'un d'entre eux. Désormais ce sont des énergies qui
combattent des forces, et c'est cela qui crée tant de maux physiques chez les
candidats à la première et deuxième initiation, ainsi que les maladies des
Saints. Quand les hommes seront prêts, la science des centres pourra être
étudiée sans danger. La loi "l'énergie suit la pensée" reste
éternellement vraie, et devra être comprise par les hommes avant que la
science des centres soit à leur portée.
5. La lutte entre les forces produit
toutes les maladies, infirmités et souffrances corporelles, qui cherchent une
délivrance dans la mort.
La mort résulte de deux facteurs :
1. La lutte entre les forces (et non
pas entre l'énergie et les forces), le conflit se situant dans le corps
physique et éthérique. Le patient est trop malade pour que les énergies
puissent pénétrer du dehors.
2. La perte de la volonté de vivre. Le
patient a renoncé.
Dans ces deux cas, le guérisseur devrait
aider le patient à mourir sans essayer de cure. Le conflit entre les forces
produit une telle friction qu'il n'y a pas d'autre solution que la mort.
Dans la phrase 5, le terme maladie
se réfère au point de friction ; les infirmités se rapportent à la
réaction de l'homme face à la région en difficulté et à l'incapacité générale
résultant de la maladie ; les souffrances corporelles affectent la
région où la maladie est localisée, révélant sa nature. Tous ces mots
expriment des valeurs différentes.