Bulletin no 190 du 06/03/2004
 

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PSYCHOLOGIE PHILOSOPHIE SPIRITUALITE

  Ne crois rien parce qu'on t'aura montré le témoignage écrit de quelque Sage ancien,
Ne crois rien sur l'autorité des Maîtres ou des Prêtres.

Mais ce qui s'accordera avec ton expérience et après une étude approfondie satisfera ta raison et tendra vers ton bien cela tu pourras l'accepter comme vrai et y conformer ta vie.

SIDDHARTA GAUTAMA (BOUDDHA)

 

Bulletin no 190

Séance du 06/03/2004

Il a été demandé à Ph. et Co. de faire momentanément une pause et de rester auprès de leurs enfants, ceux-ci étant sanctionnés pour des méfaits qu'ils ont commis chez leurs grands-parents maternels. Après avoir été invités à confesser leurs actes, ils ont révélé avoir désobéi et menti à plusieurs reprises, avoir détruit des objets ayant une valeur sacrée pour leurs grands-parents parce qu'ils avaient été grondés, avoir appelé les numéros d'urgence de la police, des pompiers… Les enfants reconnaissent avoir agi ainsi par égoïsme et parce qu'ils se pensaient tout permis. Ils réalisent que ces actes, qu'ils regrettent, ne les rendent pas dignes du travail des groupes d'éveil à la vie et à l'amour auxquels ils participent depuis quelques années. Il est souhaitable que les enfants de Ph. et Co. aient eu l'opportunité et la conscience de réparer leurs méfaits avant de pouvoir à nouveau participer aux rencontres de ces groupes.

Ph. et Co., étant contraints par solidarité à assurer la garde de leurs enfants, sont privés eux-mêmes de la participation au groupe. Ils sont invités à leur expliquer le sens de cette épreuve partagée.

Ces méfaits ne sont pas graves si tout est mis en œuvre pour les réparer. Il faut insister dès le plus jeune âge sur la notion de respect et d'amour entre les êtres et répondre à tous les gestes des enfants afin de les orienter vers la lumière. On peut jouer un rôle auprès des enfants et être une référence pour eux à condition qu'un lien affectif nous unisse à eux et que l'image qu'ils ont de nous soit positive et belle. Tous les êtres sont sensibles à la beauté.

Peut-on corriger un être quand il est adulte ? Sa philosophie est en général seulement guidée par l'instinct de survie. Parfois les hommes savent faire preuve de solidarité mais rapidement l'égoïsme reprend le dessus.

Sy. a lu sa planche intitulée : "Je suis malade ou …". Sy. y évoque les nombreuses somatisations qui ont jalonné sa vie et s'interroge sur les causes de ces diverses maladies : hérédité, épreuves rattachées au passé ou au présent ?

Sy. était asthmatique dès la naissance. La médecine traditionnelle ne put y remédier, les soins spirituels et remèdes naturels apportèrent une guérison complète. A 12 ans, Sy. fut atteinte d'une hépatite A qui la contraignit à un régime sévère pendant 3 ans. Interdits, brimades, sanctions, frustrations, manque affectif, questions sans réponses, non-dits, silences, conflits sous-jacents faisaient partie intégrante de son quotidien. La colère contenue, retournée contre elle-même, était-elle la cause de son hépatite ? Etait-ce juste un processus de purification ?

Décidée à quitter au plus vite le milieu familial, Sy. se maria et alla vivre à proximité de sa belle-famille. Ne trouvant pas d'affection et de reconnaissance, incapable de réagir, d'exprimer son ressenti, Sy. fut atteinte d'une bronchite qui la maintint alitée plusieurs semaines. Durant plusieurs années, elle souffrit d'une rhinite chronique allergique avec le retour de crises d'asthme et de colites spasmodiques.

Son divorce la conduisit à une remise en question et à une recherche psycho-spirituelle qui lui permit de percevoir la complexité de l'être humain, sa difficulté à vivre au sein de sa cellule familiale et à s'intégrer dans la société. Au cours de cette période, Sy. découvrit que toute chose devait prendre racine dans l'amour. Sy. reconnut ses parents dans le pardon, elle apprit à rendre grâce pour l'argent qui arrivait au bon moment, à remercier pour le travail qu'elle obtenait. Elle comprit qu'il était vital d'apprendre à se connaître sans complaisance. La prière émergea dans son cœur mais elle sentait qu'un axe manquait dans sa démarche,. Après plusieurs années, Sy. fit le constat d'un équilibre et d'une amélioration évidente de sa santé.

Sy. qui cherchait à fonder à nouveau une famille crut pouvoir poursuivre sans encombre une démarche avec un compagnon qui avait les mêmes centres d'intérêts (lectures, musiques, méditations). Elle fut désenchantée en découvrant la personnalité de son compagnon et connut la tension permanente, la rage de se sentir stupide, la colère, l'isolement, l'incompréhension, le vide. Durant cette période, Sy. connut aussi le Frère Instructeur et ce groupe et reconnut l'axe vertical qui manquait à sa démarche.

Après une nouvelle séparation, Sy. ressentit une profonde solitude et une grande souffrance. Elle ne pouvait plus ou voulait plus comprendre ce qui lui arrivait et tomba dans la dépression. Sy. perdit confiance dans les autres et en elle-même. La réintégration dans le groupe l'aida à retrouver un équilibre et lui permit d'accepter d'observer à nouveau sa personnalité, ses difficultés mais aussi ses acquis et de chercher à acquérir la constance, la patience, le don de soi, toutes les vertus de l'Ame.

Bien qu'ayant retrouvé aujourd'hui un compagnon et un équilibre familial, Sy. est à nouveau touchée par la maladie. Sa personnalité entretient-elle la maladie par le regard trop focalisateur sur les symptômes ?

Le vécu de Sy. est marqué par la maladie depuis la naissance, comme une enfant qui se laisse mourir par le manque d'attention. Ses maux physiques persistent et souvent perturbent son quotidien et sa verticalité. L'intégration de Sy. dans le groupe lui a permis de comprendre l'intérêt du travail pour le bien commun et l'abnégation de la personnalité.

A la fin de la lecture de sa planche, on lui fait remarquer qu'elle devrait apprendre à parler plus posément et avec plus de douceur. Sa voix a tendance à être monotone et en même temps criarde comme si elle cherchait à se faire entendre. Est-ce le fait de vouloir exister absolument, comme beaucoup de natifs du Lion, qui amène Sy. à se rendre malade pourvu qu'on la remarque ? Si nous nous oubliions plus, notre corps nous oublierait et se ferait lui-même oublié !

Do. observe que sa propre tendance à somatiser ou à s'inquiéter pour sa santé a peut-être pris fin sans savoir ce qui a conduit à un tel résultat.

Y aurait-il une corrélation entre l'habitude de raconter les événements en détail et le fait de souffrir régulièrement de problèmes de santé qui mettent en exergue tel ou tel détail du corps ? Quel juste milieu trouver entre ne jamais rien dire ou ne jamais rien sentir et raconter d'une manière très détaillée ou sentir avec acuité ? Fait-on exprès de sentir son corps ? Que ce soit agréable ou non, sentir ou ressentir est ce qui rend la vie intéressante pour un grand nombre d'humains. A mesure que la science et la culture scientifique progressent, notre esprit créateur mais pas encore maîtrisé n'est-il pas constamment en train de créer de nouvelles maladies ? Le fait d'accroître notre connaissance de la génétique ne va-t-il pas s'accompagner de l'apparition de nouvelles maladies génétiques ?

 

Le groupe a poursuivi la lecture de Guérison Esotérique, Traité sur les sept rayons, Vol. IV (pp. 575 à 597) par l'étude de la cinquième phrase de la Loi IV.

5. Le troisième œil dirige alors la force curative, et le rétablissement s'ensuit.

Le troisième œil mentionné ici est celui du guérisseur et non celui du patient en général. Le guérisseur l'emploie conjointement avec l'œil de l'âme. Dans les cas ordinaires où le patient ne possède aucune connaissance occulte, c'est le guérisseur qui effectue tout le travail, ce qui est souhaitable.

On ne doit pas oublier que les lois sont imposées au guérisseur et forment l'ambiance invariable au sein de laquelle il lui faut agir. Quant aux règles, il se les impose à lui-même. Elles représentent les conditions auxquelles on lui conseille de se plier s'il désire réussir. Le succès dépend beaucoup de sa compréhension des règles et de son aptitude à les interpréter correctement. A l'époque Lémurienne, ces règles furent soumises à des membres de la Hiérarchie de l'époque Lémurienne et acceptées par eux. A moins d'en faire partie, l'on ne pouvait ni les vérifier ni s'en servir. Il fallait alors les interpréter différemment de la manière moderne. A l'époque Atlante, les disciples qui n'étaient pas encore des initiés ou qui avaient seulement pris leur première initiation les reçurent avec permission de s'en servir. Actuellement, dans notre race Aryenne où la nature mentale de l'homme devient dominante, une nouvelle signification apparaît, appropriée à des humains plus mentaux.

Il n'y avait pas lieu de donner une interprétation nouvelle à la Première Règle, car ses implications sont évidemment fort modernes. En fait, cette première règle, formulée au début de l'ère chrétienne, ne faisait pas partie de l'ancien texte original d'où fut tirée la présente série de règles importantes. Elle est claire et concise et implique la nature de ce que devrait être la pensée du guérisseur.

1.     Il doit connaître le type de pensée qui conditionne le patient.

2.     Il doit être capable de pénétrer la source de la difficulté, ou son arrière-plan psychologique ; il faut donc qu'il utilise le pouvoir de la pensée.

3.     Il doit savoir relier la cause et l'effet ; or, c'est toujours la pensée qui est l'agent de liaison.

Etudions maintenant la règle reliée à la Loi IV.

DEUXIEME REGLE : Il faut que le guérisseur parvienne à la pureté magnétique par sa pureté de vie. Il faut qu'il puisse émettre le rayonnement dissipateur qui apparaît chez tous les hommes ayant relié leurs centres céphaliques. Lorsque ce champ magnétique est établi, la radiation est émise.

Un véritable guérisseur mêle automatiquement les deux modes de guérison – magnétique et irradiante – et emploie simultanément les deux méthodes, parce qu'il opère par la zone magnétique contenue dans la sphère d'influence des trois centres céphaliques (les centres éthériques coronal, frontal, et alta major, physiquement extériorisés par la glande pinéale, le corps pituitaire, et les glandes carotides).

L'Orient a toujours insisté sur la pureté magnétique, mais fait fi de la pureté physique telle que l'Occident la comprend. L'Occident a mis l'accent sur la pureté physique externe mais ne connaît rien de la pureté magnétique. Celle-ci a été basée à tort ou à raison sur les effets des émanations auriques et leur pureté ou leur impureté.

A l'époque Lémurienne, les guérisseurs arrivaient à leurs fins en atteignant la pureté voulue par des disciplines physiques rigoureuses (célibat, minutieuses méthodes d'alimentation, propreté corporelle, rudiments de Hatha Yoga consistant en un contrôle principalement musculaire, embryon du contrôle physique athlétique actuel). Le but de l'effort hiérarchique était alors d'enseigner le contrôle intelligent du corps physique qui faisait de l'homme un initié.

Aujourd'hui l'initié est celui qui maîtrise la personnalité. Le véritable aspirant devrait s'occuper de contrôle émotionnel et s'efforcer de se focaliser sur le plan mental avant d'aboutir à stabiliser son contact avec l'âme. Les disciplines rigoureuses du corps, bien qu'excellentes pour les types humains non développés, ne conviennent plus à la moyenne des hommes car elles accroissent la puissance du corps physique, nourrissent ses appétits et ramènent à la surface de la conscience des éléments qui devraient rester soigneusement confinés dans l'inconscient.

La relative pureté obtenue à l'époque Lémurienne permettait aux courants praniques (émanation vitale de la planète) de passer librement du guérisseur au patient. Le guérisseur spirituel agissait par son centre laryngé, et le patient recevait par son centre sacré. Ni le centre cardiaque ni le centre coronal n'étaient mis en jeu.

De nos jours, les guérisseurs spontanés, dépourvus des connaissances essentielles et d'une orientation spirituelle affirmée, répandent le prana et guérissent sans savoir ni comment ni pourquoi. Le prana passe simplement par eux sous forme d'un fort courant de vitalité animale issu généralement du centre de la rate et non d'un des sept centres majeurs.

A l'époque Atlante, l'attention des hommes passa progressivement du corps physique au véhicule émotionnel. Les initiés d'alors enseignèrent à leurs disciples que le corps physique n'était qu'un automate, et que pour atteindre la pureté, le corps astral ainsi que la nature et la qualité de leurs désirs habituels devaient être pris en compte.

C'est alors que le magnétisme personnel fit lentement son apparition. Les radiations magnétiques se firent quelque peu sentir, bien que nullement dans la mesure où elles sont possibles et fréquentes aujourd'hui. Le halo commença de s'esquisser faiblement autour de la tête des Atlantes évolués. La pureté magnétique devint une possibilité et un but, mais resta subordonnée au contrôle émotionnel et à la purification de la nature des désirs. Il en résulta automatiquement dans le véhicule physique une pureté bien plus grande, que les initiés Lémuriens n'avaient jamais pu atteindre. Les maladies physiques devinrent plus subtiles et plus complexes, et les premières maladies psychologiques apparurent ainsi que les diverses maladies franchement basées sur les émotions. Les guérisseurs de cette époque opéraient par le centre solaire, et s'ils étaient initiés, par le centre cardiaque. Il n'y avait encore ni région magnétique ni champ d'énergie dans la tête.

Dans notre actuelle race Aryenne, la pureté magnétique ne dépend pas de disciplines physiques mais, pour la masse des hommes, de disciplines émotionnelles. Pour le vrai guérisseur du Nouvel Age, elle dépend de la "région magnétique illuminée de la tête". En effet, l'âme travaille par les centres céphaliques et se focalise dans le champ magnétique qu'ils renferment. Lorsque tous les pouvoirs du corps et l'attention dirigée du guérisseur se concentrent dans la tête, que le corps astral est assoupi, et que l'organe de la pensée transmet activement l'énergie animique aux trois centres céphaliques, il s'établit un rayonnement ou émanation d'énergie constituant une puissante force curative susceptible d'atteindre le patient et de vitaliser le centre nécessaire. Tous les centres du patient peuvent être réceptifs à cette énergie, et non un seul centre comme dans les deux précédents types de guérison. Les rayons d'énergie émanant du champ magnétique céphalique du guérisseur constituent un "rayonnement dissipateur" pouvant éliminer les forces qui créent ou aggravent la maladie, lorsque le karma ou structure de vie du patient le permet, mais pouvant, dans tous les cas, dissiper la peur sous diverses formes, le déséquilibre émotionnel, et certains troubles psychologiques qui compliquent le problème du patient.

Lorsque les trois centres céphaliques sont reliés, que le champ magnétique est ainsi établi, et que le rayonnement existe, le centre frontal peut être utilisé comme agent directeur de ce "rayonnement dissipateur".

Les deux centres céphaliques majeurs correspondant à l'âme ou atma-bouddhi sont le centre coronal et le centre occipital (alta major). Ils correspondent ésotériquement, ainsi d'ailleurs que la glande pinéale et le corps pituitaire aux agents distributeurs formés par l'œil droit et l'œil gauche. Il existe donc trois triangles céphaliques, dont deux distribuent de l'énergie, et un distribue de la force.

Les guérisseurs entraînés opèrent consciemment avec ces triangles, mais cette méthode ne se généralisera que dans un avenir fort lointain. Avant que le procédé devienne automatique et instantané, les guérisseurs doivent visualiser suet imaginer les relations réciproques de ces triangles entrelacés en surimposant l'un sur les autres et en commençant par le premier. Ils effectuent ainsi un travail défini : d'abord de mise en place créatrice, puis de vitalisation créatrice et enfin de direction créatrice. L'attention doit être centrée, le champ magnétique spirituellement vitalisé, et le rayonnement vital engendré correctement réparti et dirigé au moyen du troisième triangle.

LOI V : Il n'y a rien d'autre que l'énergie, car Dieu est vie. Deux énergies se rencontrent chez l'homme, mais cinq autres sont présentes. Pour chacune on peut trouver un point central de contact. Le conflit de ces énergies avec des forces, et le conflit de ces forces entre elles-mêmes produisent les maux corporels de l'homme. Le conflit entre les premières et les secondes persiste durant des âges, jusqu'à ce que le sommet de la montagne soit atteint, le premier grand sommet de montagne. La lutte entre les forces produit toutes les maladies, infirmités, et souffrances corporelles qui cherchent une délivrance dans la mort. Les deux, les cinq, et donc les sept, plus ce qu'elles produisent, possèdent le secret. Telle est la cinquième loi de Guérison dans le monde des formes.

Il est maintenant aisé de traiter le sujet formant la matière de cette loi car les enseignements sur la VIE sont devenus possibles. Les enseignements du Maître D.K. sur les sept rayons ont marqué une époque par leur contenu inédit. Les indications sur les sept Esprits ont été rares, et seuls quelques écrivains ont effleuré le sujet sur la nature de la divine Trinité. Désormais on peut voir et connaître ces sept grandes Vies en tant qu'énergies actives aussi bien sur le plan physique que sur tous les autres plans d'expression divine. Cette affirmation inclut le plan physique cosmique ainsi que les plans cosmiques astral et mental. L'essentiel de cette loi est qu'elle concerne entièrement le plan physique et les effets produits dans le corps physique par le conflit entre les énergies et les forces.

Une force est une énergie limitée et emprisonnée dans une forme quelconque. Les énergies sont les courants d'énergie dirigée issus d'un plan plus subtil et d'une forme plus inclusive. L'énergie, bien que plus puissante et subtile que la force sur laquelle elle exerce un impact, est moins efficace dans une sphère limitée que l'énergie qui y est déjà ancrée. A titre d'exemple, les énergies du plexus solaire et de la personnalité gouvernent la vie de l'aspirant bien que, fondamentalement, les énergies du centre cardiaque et celles de l'âme soient plus puissantes. Cependant, pendant longtemps, ces dernières ne trouvent pas de véhicules de réponse dans les trois mondes.

La tâche du guérisseur consiste à savoir, par l'observation du comportement, du caractère et de laa tendance de vie du patient, si c'est l'énergie de l'âme ou de la personnalité qui domine. Le véritable chercheur se dévoilera franchement face au guérisseur. Dans le cas contraire, les forces de la personnalité du patient ne répondront pas à l'impact de l'âme du guérisseur. Le patient sera inconscient face à la réaction produite.

Chaque phrase de la loi V est étudiée séparément.

1. Il n'y a rien d'autre que l'énergie, car Dieu est vie.

Le penseur ordinaire conçoit la vie comme une force qui incite une forme à se manifester, et qui démontre sa présence par une succession d'activités prouvant sa vitalité. Toutefois, l'initié sait que la vitalité et la qualité existent indépendamment de la forme. Le fait de la vie prouve le fait de la divinité. Les hommes commencent à reconnaître que Dieu est énergie et qu'eux-mêmes sont des aspects de cette énergie. Ils discernent les énergies des forces. Au fur et à mesure que leur âme fonctionnera plus activement, ils envisageront la vie d'une manière différente. L'âme est une énergie secondaire démontrant l'existence de l'énergie primaire et responsable de l'apparition d'une troisième forme d'énergie, la forme tangible et objective. L'âme est capable d'invoquer la vie dans l'intérêt de la forme. L'antahkarana et l'aspect volonté forment le mécanisme par lequel on peut approcher de l'aspect vie.

Lorsqu'une plus grande quantité de disciples prendront des initiations, la raison d'être du quatrième règne de la nature apparaîtra. Les énergies spirituelles supérieures seront alors transmises aux trois règnes inférieurs. Réunis en groupe, les hommes "sauveront" consciemment les autres vies groupées. Pour que la fonction et le champ de service de l'intention originelle soient mis en œuvre, il faut que la volonté spirituelle puisse se manifester dans l'humanité par la construction et l'utilisation de l'antahkarana. Le Christ y a fait allusion lorsqu'Il a dit qu'Il était venu pour qu'il y ait sur la terre "une vie plus abondante". Quand la conscience du Christ fait sentir sa présence rayonnante et qu'un nombre important d'êtres l'exprime, on peut en déduire que l'Antahkarana est fermement établi. Le pont arc-en-ciel peut alors être franchi, l'humanité faisant affluer dans les règnes subhumains une profusion de vie nouvelle et un sentiment nouveau d'initiative.

L'énergie et les forces constituent la somme totale de ce qui existe. Cette évidence doit être admise par l'art de guérir. La maladie elle-même est une forme d'énergie active qui se traduit par des forces qui détruisent ou qui entraînent la mort. Ainsi, la maladie peut être considérée comme une forme d'expression divine, elle serait le côté opposé de ce que nous nommons le bon. La maladie serait-elle une énergie qui ne fonctionnerait pas conformément au Plan ni à ce qui est souhaité ? Les énergies affluentes qui sont mises en rapport avec des forces peuvent dans certaines circonstances engendrer une bonne santé et dans d'autres circonstances, ces mêmes forces et énergies produiront un point de friction qui provoquera la maladie, la souffrance, jusqu'à la mort. Les énergies et les forces conservent la même nature divine mais leurs réactions réciproques peuvent poser un problème.

Cette première phrase de la Loi V sert à définir toutes les formes de difficultés et suggèrent que c'est l'aspect des relations réciproques qui produit la situation bonne ou mauvaise.

2. Deux énergies se rencontrent chez l'homme, mais cinq autres sont présentes. Pour chacune on peut trouver un point central de contact.

Les deux énergies sont les deux aspects de la Monade, qui se manifeste comme une dualité et s'exprime en tant que volonté-amour. Quand elles sont mises en relation avec le troisième aspect, celui de la pensée, elles produisent l'âme, puis le monde manifesté. S'extériorisent alors atma-bouddhi-manas.

Lorsqu'une âme s'ancre dans un être humain en tant que conscience et vie, celui-ci apporte sa contribution par la pensée. La pensée ou intelligence se développa au cours du précédent système solaire et resta incorporée dans la substance afin de former la base du développement de l'évolution dans le système actuel. L'esprit est matière à son point d'expression le plus élevé, et la matière est esprit à son point le plus bas. L'impact de la volonté provoque un tourbillon de forces qui produit le lotus égoïque, véhicule de l'âme identifiée. Il existe donc une curieuse ressemblance entre les trois aspects divins en manifestation et l'homme spirituel sur le plan mental qui se traduit ainsi :

1.     La monade – Pensée abstraite.

2.     L'âme – Lotus égoïque.

3.     La personnalité – Pensée inférieure ou concrète.

Pendant longtemps il semble qu'il n'y ait aucun rapport entre ces trois aspects, de même que la pensée abstraite parait être hors de portée de l'homme kama-manasique. Celui-ci fixe sa conscience sur l'âme et la pensée concrète, la première illuminant la seconde et la seconde transmettant l'illumination.

Deux énergies sont établies dans l'être humain, conditionnant la personnalité :

1.     La Présence, incomprise, c'est la Monade.

2.     L'Ange de la Présence, comprise, c'est l'âme ou l'ange solaire.

D'autres énergies sont présentes, ce sont :

1.     Le rayon de la pensée, force conditionnante du corps mental.

2.     Le rayon de la nature émotionnelle.

3.     Le rayon du corps physique.

4.     le rayon de la personnalité.

Ce dernier "effectue son ascension vers la jointure, tandis que tous les autres descendent". Le rayon de la personnalité est le résultat d'un large cycle d'incarnations. On peut en déduire le tableau suivant :

1

Le rayon de la monade

2

Le rayon de l'âme

3

Le rayon du corps mental

4

Le rayon du corps émotionnel

5

Le rayon du corps physique

6

Le rayon de la personnalité

7

Le rayon planétaire

Le rayon planétaire est toujours le Troisième Rayon d'Intelligence Active car il conditionne notre Terre, rendant l'homme apte à effectuer "ses transactions d'affaires" dans le monde de la vie physique.

Dans les autres écrits du Maître D.K., seuls les rayons suivants, utiles aux hommes ont été cités :

1  

Le rayon de l'âme

2  

Le rayon de la personnalité

3  

Le rayon mental

4  

Le rayon astral

5  

Le rayon du corps physique

Le rayon de la monade entre toutefois en jeu avec le développement de l'antahkarana. Par la suite, son opposé polaire, la vitalité planétaire, le troisième rayon devra être reconnu. Toutes ces énergies jouent un rôle actif dans le cycle de vie de chaque homme. Le guérisseur ne pourra les ignorer complètement.

3. Le conflit de ces énergies avec des forces et le conflit de ces forces entre elles-mêmes produisent les maux corporels de l'homme.

D'après cette loi les maladies sont produites de deux manières :

1.     Par le conflit des énergies avec des forces.

2.     Par le conflit des forces entre elles-mêmes.

La première catégorie concerne la bataille qui a lieu dans la vie de la personnalité quand l'âme dirige son attention sur ses véhicules pour en prendre le contrôle. L'état de santé est d'autant plus à surveiller quand l'intéressé est décidé à soumettre sa personnalité au contrôle de l'âme, car le conflit est plus intense. Ceci concerne la plupart des maladies des mystiques et des disciples, se localisant généralement dans la région située au dessus du diaphragme, c'est-à-dire les zones régies par les centres céphaliques, laryngé et cardiaque. Cette catégorie comprend également les difficultés qui se manifestent lors du transfert des énergies du plexus solaire au centre cardiaque ou encore lorsque l'énergie du corps astral effectue son impact sur les forces du corps éthérique. Il en résulte un état émotionnel causant des troubles au niveau du plexus solaire et donc occasionnant des troubles intestinaux et hépatiques. Ils découlent tous du conflit entre une énergie et des forces.

Dans la seconde catégorie, le corps éthérique est impliqué. Les forces engagées sont celles qui se trouvent dans les centres majeurs et mineurs. Ces forces et leur interaction produisent les maladies communes des hommes. Elles constituent les facteurs majeurs gouvernant la vie de l'homme, jusqu'à ce que l'âme puisse assumer le plein contrôle de son mécanisme dans les trois mondes. Les difficultés dues à l'interaction des centres se divisent en trois catégories :

1.     L'interaction entre :

a.     Les centres au-dessus du diaphragme.

b.     Ceux situés au-dessous du diaphragme et leurs relations réciproques.

2.     Les relations entre certains centres ou les processus de transfert d'un centre inférieur au centre supérieur correspondant :

a.     Du centre sacré au centre laryngé.

b.     Du plexus solaire au centre cardiaque.

c.     Du centre coccygien au centre coronal.

3.     L'impact d'énergie des centres situés au-dessus du diaphragme sur ceux situés au-dessous.

Ce troisième point décrit la puissance du magnétisme tandis que le deuxième exprime la radiation. Toutes ces relations réciproques peuvent provoquer des difficultés se manifestant par des effets indésirables sur les organes situés dans la région impliquée, sans que l'homme en ait conscience aux stades initiaux. Il est seulement victime de la stimulation envoyée par le centre qui émet de l'énergie au centre qui reçoit l'impact. Les aspirants doivent essayer d'établir un équilibre.

4. Le conflit des premières et des secondes persiste durant des âges, jusqu'à ce que le sommet de la montagne soit atteint, le premier grand sommet de montagne.

Ce conflit, opposant les énergies situées au-dessus du diaphragme à celles situées au-dessous, est majeur et persistant. Il apparaît quand le plexus solaire est dominant, et il provoque des crises chez la plupart des hommes qui ont encore une conscience de type Atlante. Le plexus commence à manifester un effet irradiant en réponse à l'appel magnétique du centre cardiaque. L'activité coordonnée entre les deux centres s'installe au moment de prendre la première initiation. L'Ancien Commentaire le décrit en ces mots : "Ce qui est au-dessus est désormais relié avec ce qui est au-dessous, mais l'inférieur perd son identité dans le supérieur". L'âme prend le contrôle, conduisant l'aspirant de sommet de montagne en sommet de montagne. Tous les centres deviennent des "zones de combat" par l'influx de l'énergie de l'âme dans le corps éthérique, bien que l'accent soit mis sur l'un d'entre eux. Désormais ce sont des énergies qui combattent des forces, et c'est cela qui crée tant de maux physiques chez les candidats à la première et deuxième initiation, ainsi que les maladies des Saints. Quand les hommes seront prêts, la science des centres pourra être étudiée sans danger. La loi "l'énergie suit la pensée" reste éternellement vraie, et devra être comprise par les hommes avant que la science des centres soit à leur portée.

5. La lutte entre les forces produit toutes les maladies, infirmités et souffrances corporelles, qui cherchent une délivrance dans la mort.

La mort résulte de deux facteurs :

1.     La lutte entre les forces (et non pas entre l'énergie et les forces), le conflit se situant dans le corps physique et éthérique. Le patient est trop malade pour que les énergies puissent pénétrer du dehors.

2.     La perte de la volonté de vivre. Le patient a renoncé.

Dans ces deux cas, le guérisseur devrait aider le patient à mourir sans essayer de cure. Le conflit entre les forces produit une telle friction qu'il n'y a pas d'autre solution que la mort.

Dans la phrase 5, le terme maladie se réfère au point de friction ; les infirmités se rapportent à la réaction de l'homme face à la région en difficulté et à l'incapacité générale résultant de la maladie ; les souffrances corporelles affectent la région où la maladie est localisée, révélant sa nature. Tous ces mots expriment des valeurs différentes.

 

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