Bulletin no 188 du 07/02/2004
 

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PSYCHOLOGIE PHILOSOPHIE SPIRITUALITE

  Ne crois rien parce qu'on t'aura montré le témoignage écrit de quelque Sage ancien,
Ne crois rien sur l'autorité des Maîtres ou des Prêtres.

Mais ce qui s'accordera avec ton expérience et après une étude approfondie satisfera ta raison et tendra vers ton bien cela tu pourras l'accepter comme vrai et y conformer ta vie.

SIDDHARTA GAUTAMA (BOUDDHA)

 

Bulletin no 188

Séance du 07/02/2004

Le groupe a poursuivi la lecture de Guérison Esotérique, Traité sur les Sept Rayons, Vol. IV (pp. 536-575). Les rapports mutuels entre les Lois et règles de la guérison ainsi que leurs rapports avec les guérisseurs ont été étudiés.

 

La définition donnée des Lois fait ressortir que maladie, mort, fausseté et désespoir sont inhérents à l’initiation cosmique en cours du Logos planétaire. Ces maux diminueront lorsque les ajustements planétaires correspondants auront été effectués.

A l’avenir, l’étude de l'homme intégral se développera et les services des guérisseurs spirituels côtoieront la pratique médicale préventive, les soins de soulagement, les processus curatifs ainsi que de nombreuses méthodes psychologiques de guérison. Les guérisseurs du Nouvel Age discerneront les limitations, les circonstances conditionnantes et la destinée. Cela présupposera en eux des pouvoirs accompagnés de connaissances qui leur permettront de comprendre que la guérison du corps physique n'est pas toujours le bien suprême. Ces guérisseurs agiront presque entièrement à l'aide du corps éthérique et des énergies vitales qui suivront une intention directrice jusqu’au corps physique.

 

LOI I : Toute maladie résulte d'une inhibition dans la vie de l'âme. Ceci est vrai de toutes les formes et dans tous les règnes. L'art du guérisseur consiste à libérer l'âme, de manière que sa vie puisse s'écouler par les agrégats d'organismes qui composent toute forme particulière.

 

Cette loi fait ressortir que si l'homme intérieur triple n'est pas sous le contrôle de son âme, la maladie peut le détruire. Au contraire, si l'influx de l'âme vers les sept centres vitalisants ne rencontre aucun obstacle, la parfaite santé s’instaure en l’homme. Ainsi, en règle générale, un initié de haut rang n'a besoin d'aucun guérisseur.

En cas de maladie réelle et sérieuse, l'état du patient rend souvent impossible la réaction adéquate aux tentatives du guérisseur. De plus, très peu d’être humains sont des personnalités intégrées aptes à répondre à la stimulation de l'âme. Le guérisseur entraîné et instruit doit avant tout comprendre que le corps éthérique est le principal véhicule dont il doit s'occuper et que cela lui impose de vérifier :

 

1.     Le degré d'emprise que l'âme (présente par l'intermédiaire des centres coronal et cardiaque éthériques) possède sur la personnalité. Le guérisseur se verra confronté à deux types de cas :

-       Le cas de l’homme moyen : si le patient est inconscient et que le principe de conscience est transféré du centre coronal dans le corps vital, la mort peut survenir, surtout si la lumière de vie s'affaiblit dans le centre cardiaque. Si le patient est encore nettement conscient, une possibilité de cure subsiste et le guérisseur peut poursuivre le travail qu’il a entrepris.

-       Le cas de l’initié : la pleine conscience est conservée tout au long du processus de la mort. Les guérisseurs devront donc être doués de clairvoyance ou jouir de l’infaillible perception spirituelle afin d’intervenir judicieusement.

 

2.     Le corps éthérique du patient. Le guérisseur doit le "voir ésotériquement" pour connaître :

-       La puissance avec laquelle l'âme du patient influence son corps éthérique. Elle est indiquée par le point de lumière dans le centre coronal et l'étendue de la zone qu'il irradie.

-       L'état du centre éthérique qui contrôle ou gouverne la région où le trouble physique a son siège.

-       La relation entre les centres situés au-dessus du diaphragme et ceux situés au-dessous, parce qu'on en retirera une indication générale sur le degré d'évolution de l'homme à guérir.

 

Ensuite, le guérisseur appliquera la loi de "l'inhibition de la vie de l'âme" discernant et utilisant les points de contacts suivants :

1.     L'âme du patient, ancrée dans son corps éthérique.

2.     L'âme du guérisseur, occupée à stimuler ce point de contact d'âme au moyen du triangle d'énergie ci-dessous :

Ce triangle relie le corps éthérique du guérisseur à celui du patient, via leurs deux centres coronaux et le centre cardiaque du patient, parce que le principe de vie est focalisé dans ce dernier, qui est étroitement impliqué et affecté par tous les événements.

3.     Il en résulte un influx d'énergie d'âme dans le centre coronal du patient que celui-ci transmet au centre cardiaque. Le guérisseur cherchera alors, par un acte de sa volonté et l'emploi d'un mantram invocateur, à rendre efficace ce flot de vie arrivant par le cœur vers la région malade. Cela demande un maximum de précaution, afin d'éviter les effets destructeurs d’un flux trop soudain vers le cœur.

 

LOI II : La maladie est le produit de trois influences, et elle leur est sujette. D'abord le passé d'un homme, selon lequel il paye le prix de ses anciennes erreurs. Deuxièmement son hérédité selon laquelle il partage avec toute l'humanité les courants souillés d'énergie qui sont d'origine collective. Troisièmement, il participe au même titre que toutes les formes naturelles à ce que le Seigneur de la Vie impose à Son corps. On appelle ces influences "La Loi Ancienne de Partage du Mal". Un jour il faudra qu'elle cède la place à la "Loi nouvelle de l'Ancien Bien Dominant", sous-jacente a tout ce que Dieu a créé. Cette dernière loi doit être mise en action par la volonté spirituelle de l'homme.

 

Cette loi ramène à la loi fondamentale du karma. Cela devrait inciter le patient à adopter une attitude d'acquiescement constructif et un sens de responsabilité en vue d'une action juste. Cela le conduira soit à payer la pénalité par la mort, soit à rétablir sa santé. Par ailleurs, il s’agira pour le patient de considérer que lorsqu’on en tire le meilleur parti, la mauvaise santé a pour effet d'adoucir les dispositions d'esprit et d'élargir les sympathies. C'est par un chemin rude que l'on apprend à partager et à éprouver un sentiment de participation générale.

 

Cette seconde Loi donne deux indications fondamentales :

-       lorsque les hommes s'orienteront en majorité vers le bien et la justice, leur mauvais état de santé diminuera puis cessera définitivement.

-       la Loi du Bien Dominant doit être mise en œuvre par la volonté spirituelle de l'homme. Ainsi, la maladie ne sera complètement éliminée que lorsqu’un nombre considérable d’êtres humains seront gouvernés par la Triade Spirituelle et auront bâti l'antahkarana.

Si un guérisseur possède la conscience triadale et s'il peut exercer la puissance de la vie et de la volonté monadiques via la Triade Spirituelle, il réussira toujours ses guérisons. Son pouvoir curatif sera nécessairement limité aux patients dont la vie est focalisée dans la tête et chez qui il stimulera l'âme qui provoquera la véritable auto-guérison.

 

Le processus de guérison apparaît simplifié lorsqu'on en reconnaît les causes et que l'on comprend leur responsabilité dans le fonctionnement du corps sur le plan extérieur. Le guérisseur doit toujours se rappeler que les événements se succèdent dans l'ordre suivant :

1.     L'âme est un fait, et elle opère par :

2.     Les corps astral et mental dont les énergies conditionnent :

3.     Le véhicule éthérique qui est un tourbillon d'énergies focalisées dans de nombreux centres tant majeurs que mineurs.

4.     Les sept centres majeurs conditionnent des régions définies du corps par l'intermédiaire :

a.     des nadis,

b.     des nerfs,

c.     du système endocrinien,

d.     du courant sanguin.

 

Ces quatre groupes d'aspects conditionnés de l'homme concernent la vie et la conscience, les deux aspects majeurs de l'âme lorsqu'elle se manifeste sur le plan physique. Le guérisseur du Nouvel Age s’orientera vers la réorganisation et la revitalisation du corps éthérique, s'occupera de régions et non d'organes. Il s'intéressera à des énergies et à leurs points de distribution, aux sept centres éthériques et aux nadis par lesquels ils affectent et stimulent le système nerveux.

En termes ésotériques, la note tonique de la bonne santé, comme celui du bien-être de l’humanité, est le partage ou la distribution. C'est par la juste distribution de l'énergie que les maux physiques du corps de l'individu seront guéris. Ceci est le principe fondamental de toute guérison spirituelle.

 

PREMIERE REGLE : Que le guérisseur s'entraîne à connaître le stade intérieur de pensée ou de désir de celui qui recherche son aide. Il pourra ainsi connaître la source d'où provient le trouble. Qu'il relie ensuite la cause et l'effet et connaisse le point exact par où le soulagement doit intervenir.

 

Cette règle comporte quatre injonctions.

1.     Il faut que le guérisseur s'entraîne à savoir si le patient est focalisé mentalement ou astralement.

2.     Il peut et doit donc s'assurer de la base psychologique du trouble existant.

3.     Il deviendra alors capable de vérifier la localisation de l'effet, grâce à la perception de la cause sous-jacente.

4.     Cela lui permettra de connaître :

a.     la région affectée,

b.     le centre éthérique contrôlant cette région.

 

Lorsque le guérisseur connaîtra la polarisation de la personnalité, il lui faudra approcher le patient :

-       par le centre coronal ou par le centre cardiaque, si le patient est hautement évolué.

-       par le centre laryngé ou par le centre solaire, si le patient est une personne ordinaire ou moyennement évoluée.

-       par le centre solaire ou par le centre sacré s'il s'agit d'un être humain très peu évolué et de qualité relativement inférieure. S’il faut atteindre le patient par le centre sacré, il sera souvent très facile à guérir car sa raison et ses émotions n'offriront pas d'opposition réelle.

 

Si le guérisseur est clairvoyant, le point d'entrée des forces curatives sera décelé grâce à la "lumière pénétrante" qui y sera plus brillante. Si le guérisseur est très évolué, il n'emploiera aucune forme de perception psychique mais réagira immédiatement à une impression émanant du patient.

 

Le guérisseur devra faire face à des problèmes spécifiques lorsqu’il devra prendre en charge :

-       des patients de type mental : ce type de patient n’est pas entraîné à diriger consciemment l'énergie vers un centre et la région qu’il contrôle, lorsque cette dernière est située au-dessous du diaphragme. Le guérisseur jugera parfois nécessaire de lui en donner l'ordre afin qu’il collabore à la cure. Si cela est impossible, le guérisseur travaillera en tant qu'âme envers une autre âme.

-       des patients de type émotionnel ou astral : le guérisseur agira en restant focalisé dans son centre coronal, tout en se servant de son centre solaire correctement orienté pour diriger l'énergie nécessaire et contrôler la nature émotionnelle du patient.

 

Par rapport à lui-même, le guérisseur doit donc apprendre :

1.     A synchroniser rapidement l'âme, la pensée, le centre coronal, et le cerveau physique.

2.     A employer la pensée, illuminée par diagnostic psychologique des causes de la maladie qu'il se propose de traiter.

3.     Les méthodes permettant d'établir un rapport de sympathie avec le patient.

4.     Les moyens de se protéger lui-même de tout transfert provoqué par suite de ce rapport.

5.     A établir avec le patient une juste relation soit de coopération avec l’homme évolué, soit d'assentiment, de consentement plein d'espoir avec l’homme moyen, soit de contrôle spirituel avec l’homme non évolué.

6.     Le diagnostic physique et la localisation de la région où le soulagement doit être apporté, via le centre qui la contrôle.

7.     L'art de coopérer avec l'âme du patient afin que son corps éthérique focalise toutes les énergies affluentes pour apporter un soulagement à la région malade. Ceci implique l'action directe du corps éthérique du guérisseur en connexion avec une activité renouvelée de la part du corps éthérique du patient.

8.     La technique de retrait du pouvoir curatif lorsque celui du patient est approprié à la tâche entreprise.

 

Ainsi, l'art de guérir présuppose une maîtrise dans la science du contact d'âme, puis la pratique constante de l'ajustement et la compréhension de la Science des Centres, forme moderne de Laya-Yoga.

 

LOI III : Les maladies sont un effet de la centralisation essentielle de l'énergie vitale chez l'homme. Les conditions déterminantes qui provoquent la mauvaise santé font leur chemin à partir du plan ou cette énergie est focalisée. Ces conditions s'extériorisent en conséquence sous forme de maladies ou d'immunités contre les maladies.

 

Cette loi affirme que la maladie résulte de la centralisation fondamentale de l'énergie de vie chez un homme et impose au guérisseur de déterminer le niveau d'où émane l'énergie prédominante dans le corps éthérique. S’il s’agit du plan mental ou du plan astral, la majeure partie de l’énergie sera retenue sur ce plan et seule une partie de l'énergie vitale parviendra jusqu'au corps physique, via le véhicule éthérique. Lorsque la conscience est stabilisée sur le plan de l'âme, les maladies ne font guère d'apparition. Les difficultés physiques d'un patient hautement évolué sont généralement associées à l'impact de l'âme sur un véhicule physique mal préparé. Les difficultés reliées aux nombreux centres éthériques mineurs ou situés au-dessous du diaphragme se manifesteront rarement, à moins que le patient n'assume délibérément la charge de conditions engendrées par ses efforts au service des hommes.

 

On peut citer quelques exemples des types de maladies qui peuvent résulter de la centralisation de la force vitale sur le plan astral :

-       troubles du foie, continuelles difficultés gastriques et cancers provoqués par une introspection constante, toute forme de suppression morbide et une constriction émotionnelle.

-       continuelles infections, plaies suppurantes, états sanguins de nature septique suscités par des haines ou aversions profondes, un état d'irritation permanent, l’impression d’être abusé.

-       troubles cérébraux, accès de folie temporaires, perpétuelles migraines dus à un caractère irritable, la mauvaise humeur, des explosions de colère.

-       état de profonde dévitalisation, tendance nerveuse malsaine d’attirer l'attention du sexe opposé, développement de perversions, tumeurs des organes génitaux liés à une vie sexuelle frustrée.

-       indigestions aiguës, troubles intestinaux, catarrhes, rhumes de cerveau provoqués par l’apitoiement sur soi. Chez les personnes plus évoluées, l’apitoiement peut causer des troubles bronchiaux chroniques, des ulcères gastriques, et un état malsain de l'ouïe et de la dentition.

Aucune règle n'est liée à cette loi, parce qu’il faut que les guérisseurs comprennent ces conditions et les acceptent comme théoriquement opérantes avant de pouvoir prendre efficacement la situation en main.

 

LOI IV : Les maladies, tant physiques que psychologiques, ont leurs racines dans le Bien, le Beau, et le Vrai. Elles ne sont qu'un reflet déformé des possibilités divines. L'âme contrecarrée, qui recherche la pleine expression de quelque caractéristique divine ou réalité spirituelle intérieure, provoque un point de friction dans la substance de ses gaines. Le regard de la personnalité se focalise sur ce point, ce qui appelle la maladie. L'art du guérisseur se préoccupe de relever les regards focalisés vers le bas en les orientant vers l'âme, qui est le véritable Guérisseur intérieur de la forme. Alors l'œil spirituel ou troisième œil dirige la force curative, et le rétablissement s'ensuit.

 

Cette loi affirme l'un des paradoxes de l'enseignement occulte, à savoir que le bien et le mal ne sont qu'une seule et même chose, bien qu'ils soient inverses et constituent les faces opposées de l'unique Réalité.

Elle souligne que la friction entre l'âme et la personnalité est une cause majeure, sinon la cause de toutes les maladies. C’est la clef de l'expression "feu par friction", troisième aspect de la "nature ardente" de Dieu. Les résistances se localisent dans une région donnée du corps physique et produisent un point de friction qui produit une zone inflammatoire.

 

Cette quatrième loi peut être analysée de la manière suivante :

 

1.     Les maladies, tant physiques, que psychologiques, ont leurs racines dans le Bien, le Beau, et le Vrai. Elles ne sont qu'un reflet déformé des possibilités divines.

La nature des maladies est essentiellement psychologique. Il existe cependant des maladies inhérentes à la résistance des corps subtils, à celle du corps physique dense à l'impact des énergies supérieures, à la matière ou substance planétaire.

Comment le bien, le beau, et le vrai peuvent-ils causer une maladie quelconque ?

-       Le Bien. L'âme cherche constamment à se conformer au Plan qui met en œuvre la divine volonté-de-bien mais la personnalité résiste à cela, ce qui provoque friction et maladie. Chez les personnes évoluées, la "friction" produit une réaction secondaire qui conduit aux états psychologiques de "dépression, complexe d'infériorité et sentiment de faillite". Cette source particulière de maladies, "le Bien", affecte principalement les types mentaux.

-       Le Beau. Le beau concerne la qualité de vie. La qualité est l'énergie en expression de l'âme qui opère principalement par la vie de désir. La définition du "beau" et l'étendue des désirs humains diffèrent largement selon le degré d'évolution. La prédisposition d'un homme à la maladie est déterminée par son incapacité d'atteindre ce qu'il considère comme "le beau".

-       Le Vrai. Le vrai ou la vérité sont constitués par la plus grande fraction d'expression divine qu'un homme puisse mettre en œuvre. Les rhumatismes sont la manifestation de l’incapacité de l'âme à produire une expression "du vrai" chez l'homme, qui éprouve un constant besoin d'amélioration. L'incapacité d'exprimer "le vrai" ou d' "être la vérité" est la cause réelle du décès des hommes qui n'ont pas encore atteint la première initiation. En effet, l'âme se fatigue de la réaction frictionnelle de son instrument et décide de mettre fin aux expériences de l'incarnation considérée.

 

Il conviendra de se rappeler que :

a.     Le bien contrôle l'homme par le centre coronal, et la friction engendrée est due à l'inertie du centre coccygien, lequel contrôle l'expression du premier aspect divin chez l'homme par sa réaction réciproque avec le centre coronal. Cette réaction n'intervient que si l'homme a atteint le stade de disciple ou d'initié.

b.     Le beau contrôle par le centre cardiaque. La friction résulte de ce que le centre solaire ne parvient pas à réagir. Un état de friction s'installe donc. La fin de cet état et l'évocation d'une juste réaction dans le plexus solaire surviennent lorsque les forces du centre solaire sont élevées et mélangées avec l'énergie du centre cardiaque.

c.     Le vrai, en tant qu'expression du divin, trouve son point focal dans le centre laryngé. L’incapacité de la personnalité à exprimer la vérité est liée à l’absence de relation entre le centre sacré et le centre laryngé.

 

2.     L'âme contrecarrée, qui recherche la pleine expression de quelque caractéristique divine ou réalité spirituelle intérieure provoque un point de friction dans la substance de ses gaines.

Ici, l’accent est mis sur le fait que c’est l’âme qui prend la responsabilité de produire la friction contrairement à la phrase précédente qui soulignait que le défaut de réaction de la personnalité produit la friction et la maladie qui s'ensuit. Cette deuxième phrase contient sans doute la clef de la raison d'être de la douleur, du malheur et de la guerre.

 

3.     Le regard de la personnalité se focalise sur ce point, ce qui appelle la maladie.

Ceci est une allusion aux moyens de diriger la force. Le regard de la personnalité se réfère ici à l'attention focalisée de la personnalité émanant des corps astral et mental, représentants les yeux de l'âme en incarnation. Leur emploi permet de concentrer l'énergie de la personnalité dans le corps éthérique, afin qu'elle soit ensuite dirigée vers le point de friction. La plupart des êtres n'ont pas conscience d'accroître la puissance de leur maladie en fixant leurs pensées et émotions sur la zone malade. Les "regards de la personnalité" deviennent alors un puissant facteur d'entretien de la maladie. Cette troisième phrase indique clairement que les états émotionnels et mentaux déclenchent la maladie.

L'énergie de l'âme doit traverser les corps subtils pour pénétrer le corps physique. La friction existe nécessairement dans les trois corps constituant la personnalité.

L'œil droit, ou œil de bouddhi, se rapporte au plan mental supérieur et à l'homme sous son apparence ultime tandis que l'œil gauche, œil de manas, se rapporte au plan mental inférieur. Pour la moyenne des hommes, le premier transmet l'énergie du corps astral alors que le second transmet l'énergie du corps mental concret. Entre les deux se trouve le centre ajna, troisième œil véhiculant les énergies de la personnalité. Lorsqu'il est éveillé, il reçoit de l'énergie de l'œil de l'âme, point situé dans le centre coronal et agent de l'énergie de la Triade Spirituelle avant la quatrième Initiation.

Les distributeurs d'énergie sont les suivants :

Pour l'homme parfait :

1.     L'œil de l'âme, agent de la Triade Spirituelle. Aspect Volonté.

2.     Le troisième œil, agent de l'âme. Aspect Amour.

3.     L'œil droit, distributeur d'énergie bouddhique.

4.     L'œil gauche, transmetteur d'énergie manasique pure.

5.     Le centre ajna, concentrant et dirigeant toutes ces énergies.

Pour le disciple et l'homme commençant à fonctionner en tant qu'âme :

1.     Le troisième œil, répartissant l'énergie de l'âme.

2.     L'œil droit, agent de l'énergie astrale.

3.     L'œil gauche, agent de l'énergie mentale concrète.

4.     Le centre ajna, point focal de ces trois énergies.

Pour la moyenne des hommes :

1.     L'œil droit, agent de l'énergie astrale.

2.     L'œil gauche, agent de l'énergie mentale.

3.     Le centre ajna, station de distribution.

Toute une science de la distribution d'énergie basée sur les yeux apparaîtra au fur et à mesure que les connaissances occultes s'accroîtront. Le nerf optique est un symbole de l'antahkarana, de même que la structure du globe oculaire est un symbole de la triple divinité.

 

4.     L'art du guérisseur se préoccupe de relever les regards focalisés vers le bas en les orientant vers l'âme, qui est le véritable guérisseur de la forme.

Le guérisseur doit aider le patient à élever et réorienter l'énergie dirigée jusqu'à ce que le point de friction n'attire plus son attention. Ce point de friction, responsable de la maladie, résulte du conflit entre d'une part le bien, le beau et le vrai et d'autre part les forces de l'homme inférieur. Le guérisseur doit travailler intelligemment avec cette loi. Les énergies déversées par l'âme et pénétrant le corps physique via le véhicule éthérique sont responsables du trouble de friction et de la maladie qui s'en suit. Ces énergies "descendent" via le sutratma et sont ancrées dans les trois centres principaux. Puis elles sont réparties dans les diverses régions du corps physique en fonction de la nature de l'homme, son rayon, et ses limitations. Elles suscitent soit des points de friction, soit la manifestation de qualités divines. Le guérisseur entraîné renvoie l'énergie de la région malade vers le point de friction, puis au centre qui contrôle cette région et par lequel l'énergie de l'âme est passée pour pénétrer le corps physique. Le guérisseur travaille alors simultanément sur le corps physique dense et éthérique. Partant de ce centre, l'énergie en question est renvoyée à l'un ou l'autre des trois centres majeurs, puis elle est dirigée vers le centre coronal.

La phase de travail du guérisseur est divisée en deux parties :

1.     Le stade d'élévation ou d'expulsion ésotérique, se décomposant lui-même en deux étapes :

a.               Le rassemblement de l'énergie.

b.               La focalisation de l'énergie dans son cadre distributeur.

2.     Le stade postérieur au travail du guérisseur consistant à diriger à nouveau l'énergie qui avait été expulsée vers le centre et le point où la friction avait eu lieu.

Si le patient a la capacité de répondre à des suggestions, le guérisseur doit détourner son attention vers l'âme et y maintenir sa conscience.

La véritable guérison ésotérique est une affaire simple en comparaison des données complexes dont les médecins modernes ont à tenir compte. Le guérisseur ésotérique s'intéresse à la région où siège la maladie, au centre éthérique qui la contrôle, à son centre équivalent supérieur, et aux trois énergies émanant de l'âme responsables des points de friction. Il utilise aussi l'imagination créatrice, la visualisation et les raisonnements basés sur la grande loi : L'énergie suit la pensée. Ceci implique la capacité de la part du guérisseur de mobiliser et de diriger des courants d'énergie.

 

Dans une grande mesure, le travail en groupe nous protège de nos déséquilibres individuels car il permet une redistribution des énergies. Ce n'est que si le vieil homme en nous résiste à l'intention de l'âme et s'oppose à cette redistribution des énergies que nous pouvons nous faire du tort. Nourrissons en nous le sentiment d'aller vers Dieu, de faire le vrai, le beau et le bien. Cette pensée nous conduit à nous inscrire dans la Hiérarchie.

Celui qui persiste à être malade demeure dans ses habitudes psychologiques.

Nous pouvons observer une similitude entre la distribution des énergies et la manière dont nous recevons et redistribuons l'argent. Sommes-nous congestionné ou généreux ? Si nous recevons beaucoup d'énergies et que nous ne sommes pas encore totalement orienté vers le vrai, le beau et le bien, ces énergies peuvent nous faire plus de mal que de bien. A un moment donné de notre évolution, nos organes ne pourront plus souffrir de congestion c'est-à-dire d'un trop plein d'énergies car nous saurons les faire circuler. Apprenons à laisser couler en nous les énergies en terme de service et de joie. Soyons des gestionnaires, capables d'administrer les lois inhérentes à la distribution des énergies.

Nos souffrances se rattachent-elles au vrai, au beau ou au bien ? Notre travail se rapporte-t-il au quantitatif ou au qualitatif ? Obéissons-nous à l'essentiel du travail et à sa finalité ?

S'il existe des résistances en chacun de nous, sachons faire preuve d'intelligence. Si nous nous positionnons en tant que référence du vrai, du beau et du bien, cela ne va-t-il pas nous empêcher de nous transformer ? Polissons notre personnalité afin que notre âme puisse s'exprimer harmonieusement.

 

 

Le groupe a poursuivi la lecture de Rayons et Initiations, Traité sur les sept rayons, Vol. V (pp. 42 à 55) par l’étude de la première des règles destinées aux Disciples.

 

4. La porte est en arrière du groupe. Devant lui s'ouvre la voie.

Habituellement, la porte est présentée devant l'Initié. Mais, après les deux premières Initiations, il comprend les choses différemment. La Hiérarchie considère la troisième Initiation comme la première Initiation majeure, les deux premières étant des Initiations du Seuil. Après les avoir passées, l'attitude de l'initié change. La Voie supérieure devient le facteur déterminant de sa vie, c'est la Transfiguration. Il est libéré de l'emprise de la personnalité ou l'âme. Il perçoit pour la première fois le but de la Voie Supérieure et la possibilité d'atteindre le Nirvana. Au centre de la claire lumière froide dans la tête, se trouve un point indigo foncé. C'est une ouverture ou porte par laquelle l'âme peut se dégager du corps et parvenir à des états de conscience plus élevés. Ce point central est aussi appelé le conduit ou canal du son ou la trompette par laquelle le A.U.M peut s'échapper. La pratique de l'alignement permet d'utiliser cette porte, c'est pourquoi l'accent est mis sur cet exercice pour entraîner les aspirants et disciples. Lorsque l'alignement est obtenu, de nombreuses occasions surviennent dans la méditation où "la porte est en arrière du groupe, devant lui s'ouvre la Voie". C'est la correspondance inférieure de l'expérience supérieure de l'Initié. Par rapport à l'âme, se reproduit la découverte de la porte, de son utilisation, et finalement de son apparition derrière l'initié. Cette fois, la porte doit être trouvée sur le plan mental et non éthérique. Lorsque l'Initié la découvre, il est face à la révélation d'une expérience terrible mais belle. Il s'aperçoit qu'il doit créer un pont, l'antahkarana, entre la porte qui est derrière lui et celle qui se situe en avant. Il découvre qu'une arche du pont est construite à partir de l'autre rive du gouffre le séparant de la Triade Spirituelle. Elle est à l'Initié ce que la personnalité triple est à l'homme en incarnation sur le plan physique. La vie de la Triade conduit à l'identification avec la Monade. La séparativité disparaît alors complètement.

 

5. Qu'ensemble et en groupe, les frères s'avancent, qu'ils sortent du feu, entrent dans le froid, et se dirigent vers un nouveau point de tension.

Ces instructions indiquent les attitudes nouvelles imposées à tous ceux qui ont pris l'initiation.

a.     Ils sortent du feu : Cette expression indique que la vie de la personnalité est abandonnée et ceci est la clé de l'initiation à laquelle cette règle se rapporte. Chacune des règles contient la clé de l'initiation particulière à laquelle elle se rapporte, et l'aspirant doit invoquer son intuition pour parvenir à une connaissance exacte. Le secret de la troisième Initiation est la manifestation d'une liberté complète vis-à-vis des exigences de la personnalité.

b.     Ils entrent dans le froid : Le domaine de la claire vérité et de la raison pure est le point focal de la vie. La vie de l'initié passe du centre Egoïque à l'état d'existence bouddhique. Le groupe se maintient à un niveau de pure impersonnalité et de juste orientation.

c.     Ils se dirigent vers un nouveau point de tension : La tension, d'un point de vue occulte, est la Volonté immuable focalisée. Cela suppose l'identification du cerveau et de l'âme avec l'aspect volonté en toutes circonstances, et dépend de la capacité du disciple à aimer correctement. L'amour est l'expression de la vie de groupe. Ainsi les premiers et deuxièmes aspects divins se rencontrent très rarement aujourd'hui. L'amour gouverne la voie conduisant à la Hiérarchie, et c'est la base de l'approche de la vérité, tandis que la volonté gouverne la voie qui conduit à Shamballa, base de l'identification de l'Existence. La volonté implique la volonté d'exécuter l'action prévue au moment où l'âme l'a déterminé comme étant correct. L'âme est le point focal de la lumière descendante et du rayonnement ascendant tant que la quatrième initiation n'est pas prise. Les aspirants doivent apprendre la nature de la volonté en passant d'une expression égoïste à la compréhension de la volonté de groupe. L'aspirant envisage la vie de groupe et le bien du groupe comme parties intégrantes d'un plus grand Tout, qui est la vie même. Les aspects intelligence et amour seront complétés et mis en œuvre par la volonté.

 

La Règle I permet de fixer dans notre mental trois pensées :

1.     Sur le sentier de l'initiation se développe l'aspect volonté de la divinité.

2.     La conscience est utilisée comme un tremplin vers un nouvel état de réalisation.

3.     Deux épreuves majeures sont passées avant chaque initiation : celle du terrain ardent et celle de la claire lumière froide.

Le concept de tension a été défini comme étant l'identification du cerveau et de l'âme avec l'aspect volonté. Ce concept sous-tend l'enseignement de la règle II.

 

Règle Deux : Acceptés en tant que groupe.

Règle II : La PAROLE a maintenant retenti à partir du grand point de tension : acceptés en tant que groupe. Ne retirez pas alors votre demande. Vous ne le pourriez pas si vous le désiriez ; mais ajoutez-y trois grandes requêtes et allez de l'avant. Qu'il n'y ait aucun souvenir et pourtant que la mémoire gouverne. Travaillez à partir du point de tout ce que contient la vie de groupe.

Tout ce qui est communiqué a pour base ce qui s'est passé avant. Les trois grandes demandes de l'initié sont basées sur l'appel triple qui a résonné précédemment.

Cette règle contient la force qui motive, les facteurs qui conditionnent et le lieu du triomphe. Chaque partie sera étudiée séparément et en détail, bien que peu connue par la masse des hommes.

 

1. La Parole a maintenant retenti, à partir du grand point de tension : Acceptés en tant que groupe.

La science ésotérique est d'une nature progressive, et cette phrase en est l'illustration. L'initié doit maintenant apprendre à travailler à partir d'un point de tension, après avoir découvert la lumière en tant qu'aspirant et disciple. Il doit maintenir ce point de tension qui évoque la compréhensive volonté de progresser dans la volonté de bien. Ce stade précède l'accession au point de lumière par le contact avec l'âme. Quand la volonté consacrée de la personnalité est mise au contact de la volonté de la Triade Spirituelle, le point de tension est trouvé. Ceci se réalise en trois étapes :

1.     L'aspect inférieur de la volonté, focalisé dans le corps mental, entre en contact avec le mental supérieur abstrait, ce dernier incarnant l'aspect inférieur de la Triade et l'interprète de la Monade. On peut constater deux choses à ce sujet :

a.     Ce contact est possible dès que le premier fil de l'antahkarana relie complètement l'unité mentale à l'atome manasique permanent.

b.     Cela s'exprime par un dévouement au Plan et par la pratique de la bonne volonté.

2.     L'aspect amour de l'âme est mis en contact avec l'aspect correspondant de la Triade, l'intuition. C'est en fait la pénétration et la compréhension divine, s'exprimant par la formulation d'idées. Quand l'initié le saisit, sa bonne volonté s'étend en volonté de bien. Le plan, faillible, cède la place au dessein.

3.     Après la quatrième initiation, il existe une relation directe via la Triade entre la Monade et la forme qu'emploie le Maître pour exécuter son travail au sein des hommes. Cette forme peut être soit sa personnalité temporaire conçue pour l'incarnation, soit une forme créée spécialement, appelée mayavirupa. Elle est le "vrai masque, cachant la lumière radieuse et l'énergie dynamique d'un Fils de Dieu révélé". C'est la réalisation de la volonté-d'être, de l'existence en tant qu'expression du Tout, s'exprimant intelligemment en tant qu'amour pur. Cette volonté agit toujours à partir d'un point constant de tension.

 

L'examen du A.U.M., et de ses transformations en O.M. et en son, est difficile pour les étudiants. La phase de reconnaissance actuelle est uniquement exotérique puisqu'elle permet d'habituer le grand public à l'existence du A.U.M. Elle s'est faite de trois façons :

1.     Par l'emploi du mot Amen dans toutes les églises chrétiennes. Le A.U.M. est ici l'aspect inférieur du Son originel.

2.     Par l'accent mis sur le mot Perdu dans la maçonnerie, attirant l'attention de l'humanité sur le O.M., le son du deuxième aspect, l'âme.

3.     Par l'insistance sur l'emploi du O.M. dans de nombreux groupes occultes.

Le A.U.M. et l'Amen sont l'expression sonore du principe de la substance intelligente et active de la manifestation divine, le troisième aspect, et ont répondu au besoin de l'humanité dans sa phase de développement matériel et mental. Lorsque la personnalité est placée sous la domination de l'âme, elle incarne le "Mot fait chair".

La plupart des aspirants et disciples apprennent de nos jours le sens du O.M. qui n'est pas le Mot fait chair mais le Mot libéré de la forme, qui s'exprime comme âme-esprit et non pas comme corps-âme-esprit. On peut dire que :

1.     Le A.U.M. fait descendre l'aspect âme-esprit sur le plan physique, vivifiant la forme, intensifiant l'emprise de la matière sur l'âme, et construisant autour de l'âme la prison des sens. C'est le son de l'enchantement, source du mirage et de maya. Il contient le secret du mal ou de la matière.

2.     Le O.M., correctement formulé, délivre l'âme du mirage. C'est le son de la libération. Ce son double exprime la relation de l'esprit et de l'âme, de la vie et de la conscience. Ce Mot perdu est en voie d'être redécouvert aujourd'hui.

3.     Le SON est la seule expression du Nom Ineffable. Nom et Forme contiennent le secret de la manifestation. Le but de l'initié est de s'identifier avec toutes les formes de la vie divine, en ayant la conviction intime que tous les états de consciences divins sont aussi ses propres états de conscience. Cette compréhension ne peut être atteinte que lorsque l'homme vit le Mot, qu'il entend le son silencieux, et l'exhale en un souffle vital en donnant la vie aux autres.

Les masses entendent le son du A.U.M. et perçoivent qu'elles doivent s'en libérer. Les aspirants et disciples entendent le O.M. qui est en conflit dans leur vie personnelle avec le A.U.M. L'enseignement fait donc avancer l'homme progressivement en le confrontant à de grands paradoxes divins. Aujourd'hui, l'humanité retrouve le Mot de l'âme et le petit soi se perd dans le rayonnement du Soi divin au moment de la troisième initiation. L'initié et le Maître entendent clairement et constamment le Son émanant du soleil spirituel central, pénétrant, via le Logos planétaire toutes les formes de vie.

Le secret de la loi de Vibration est révélé graduellement, au fur et à mesure que l'humanité apprend à faire résonner le Mot sous ses trois aspects. Les étudiants doivent réfléchir à la différenciation entre le souffle et le Son, c'est-à-dire entre le processus consistant à respirer et la faculté de créer une activité vibratoire dirigée. Le premier se rapporte au Temps, le second à l'Espace. D'après l'Ancien Commentaire, le Son exprime le point final et initial, en dehors du Temps et de l'Espace. Il est la Source de tout, et cependant nulle chose.

    

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