Le groupe a
poursuivi la lecture de Guérison Esotérique, Traité sur les Sept
Rayons, Vol. IV (pp. 536-575). Les rapports mutuels entre les Lois et
règles de la guérison ainsi que leurs rapports avec les guérisseurs ont été
étudiés.
La définition donnée des Lois fait
ressortir que maladie, mort, fausseté et désespoir sont inhérents à
l’initiation cosmique en cours du Logos planétaire. Ces maux diminueront
lorsque les ajustements planétaires correspondants auront été effectués.
A l’avenir, l’étude de l'homme intégral
se développera et les services des guérisseurs spirituels côtoieront la
pratique médicale préventive, les soins de soulagement, les processus
curatifs ainsi que de nombreuses méthodes psychologiques de guérison. Les
guérisseurs du Nouvel Age discerneront les limitations, les circonstances
conditionnantes et la destinée. Cela présupposera en eux des pouvoirs
accompagnés de connaissances qui leur permettront de comprendre que la
guérison du corps physique n'est pas toujours le bien suprême. Ces
guérisseurs agiront presque entièrement à l'aide du corps éthérique et des
énergies vitales qui suivront une intention directrice jusqu’au corps
physique.
LOI I : Toute maladie résulte d'une
inhibition dans la vie de l'âme. Ceci est vrai de toutes les formes et dans
tous les règnes. L'art du guérisseur consiste à libérer l'âme, de manière
que sa vie puisse s'écouler par les agrégats d'organismes qui composent
toute forme particulière.
Cette loi fait ressortir que si l'homme
intérieur triple n'est pas sous le contrôle de son âme, la maladie peut le
détruire. Au contraire, si l'influx de l'âme vers les sept centres
vitalisants ne rencontre aucun obstacle, la parfaite santé s’instaure en
l’homme. Ainsi, en règle générale, un initié de haut rang n'a besoin d'aucun
guérisseur.
En cas de maladie réelle et sérieuse,
l'état du patient rend souvent impossible la réaction adéquate aux
tentatives du guérisseur. De plus, très peu d’être humains sont des
personnalités intégrées aptes à répondre à la stimulation de l'âme. Le
guérisseur entraîné et instruit doit avant tout comprendre que le corps
éthérique est le principal véhicule dont il doit s'occuper et que cela lui
impose de vérifier :
1. Le degré d'emprise que l'âme
(présente par l'intermédiaire des centres coronal et cardiaque éthériques)
possède sur la personnalité.
Le guérisseur se verra confronté à deux types de cas :
- Le cas de l’homme moyen : si le
patient est inconscient et que le principe de conscience est transféré du
centre coronal dans le corps vital, la mort peut survenir, surtout si la
lumière de vie s'affaiblit dans le centre cardiaque. Si le patient est
encore nettement conscient, une possibilité de cure subsiste et le
guérisseur peut poursuivre le travail qu’il a entrepris.
- Le cas de l’initié : la pleine
conscience est conservée tout au long du processus de la mort. Les
guérisseurs devront donc être doués de clairvoyance ou jouir de
l’infaillible perception spirituelle afin d’intervenir judicieusement.
2. Le corps éthérique du patient.
Le guérisseur doit le "voir ésotériquement" pour connaître :
- La puissance avec laquelle
l'âme du patient influence son corps éthérique. Elle est indiquée par le
point de lumière dans le centre coronal et l'étendue de la zone qu'il
irradie.
- L'état du centre éthérique qui
contrôle ou gouverne la région où le trouble physique a son siège.
- La relation entre les centres
situés au-dessus du diaphragme et ceux situés au-dessous, parce qu'on en
retirera une indication générale sur le degré d'évolution de l'homme à
guérir.
Ensuite, le guérisseur appliquera la loi
de "l'inhibition de la vie de l'âme" discernant et utilisant les points de
contacts suivants :
1. L'âme du patient, ancrée dans son
corps éthérique.
2. L'âme du guérisseur, occupée à
stimuler ce point de contact d'âme au moyen du triangle d'énergie
ci-dessous :
Ce triangle relie le corps éthérique
du guérisseur à celui du patient, via leurs deux centres coronaux et le
centre cardiaque du patient, parce que le principe de vie est focalisé dans
ce dernier, qui est étroitement impliqué et affecté par tous les événements.
3. Il en résulte un influx d'énergie
d'âme dans le centre coronal du patient que celui-ci transmet au centre
cardiaque. Le guérisseur cherchera alors, par un acte de sa volonté et
l'emploi d'un mantram invocateur, à rendre efficace ce flot de vie arrivant
par le cœur vers la région malade. Cela demande un maximum de précaution,
afin d'éviter les effets destructeurs d’un flux trop soudain vers le cœur.
LOI II : La maladie est le produit de
trois influences, et elle leur est sujette. D'abord le passé d'un homme,
selon lequel il paye le prix de ses anciennes erreurs. Deuxièmement son
hérédité selon laquelle il partage avec toute l'humanité les courants
souillés d'énergie qui sont d'origine collective. Troisièmement, il
participe au même titre que toutes les formes naturelles à ce que le
Seigneur de la Vie impose à Son corps. On appelle ces influences "La Loi
Ancienne de Partage du Mal". Un jour il faudra qu'elle cède la place à la
"Loi nouvelle de l'Ancien Bien Dominant", sous-jacente a tout ce que Dieu a
créé. Cette dernière loi doit être mise en action par la volonté spirituelle
de l'homme.
Cette loi ramène à la loi fondamentale
du karma. Cela devrait inciter le patient à adopter une attitude
d'acquiescement constructif et un sens de responsabilité en vue d'une action
juste. Cela le conduira soit à payer la pénalité par la mort, soit à
rétablir sa santé. Par ailleurs, il s’agira pour le patient de considérer
que lorsqu’on en tire le meilleur parti, la mauvaise santé a pour effet
d'adoucir les dispositions d'esprit et d'élargir les sympathies. C'est par
un chemin rude que l'on apprend à partager et à éprouver un sentiment de
participation générale.
Cette seconde Loi donne deux indications
fondamentales :
- lorsque les hommes s'orienteront
en majorité vers le bien et la justice, leur mauvais état de santé diminuera
puis cessera définitivement.
- la Loi du Bien Dominant doit
être mise en œuvre par la volonté spirituelle de l'homme. Ainsi, la maladie
ne sera complètement éliminée que lorsqu’un nombre considérable d’êtres
humains seront gouvernés par la Triade Spirituelle et auront bâti l'antahkarana.
Si un guérisseur possède la conscience
triadale et s'il peut exercer la puissance de la vie et de la volonté
monadiques via la Triade Spirituelle, il réussira toujours ses guérisons.
Son pouvoir curatif sera nécessairement limité aux patients dont la vie est
focalisée dans la tête et chez qui il stimulera l'âme qui provoquera la
véritable auto-guérison.
Le processus de guérison apparaît
simplifié lorsqu'on en reconnaît les causes et que l'on comprend leur
responsabilité dans le fonctionnement du corps sur le plan extérieur. Le
guérisseur doit toujours se rappeler que les événements se succèdent dans
l'ordre suivant :
1. L'âme est un fait, et elle opère
par :
2. Les corps astral et mental dont
les énergies conditionnent :
3. Le véhicule éthérique qui est un
tourbillon d'énergies focalisées dans de nombreux centres tant majeurs que
mineurs.
4. Les sept centres majeurs
conditionnent des régions définies du corps par l'intermédiaire :
a. des nadis,
b. des nerfs,
c. du système endocrinien,
d. du courant sanguin.
Ces quatre groupes d'aspects
conditionnés de l'homme concernent la vie et la conscience, les deux aspects
majeurs de l'âme lorsqu'elle se manifeste sur le plan physique. Le
guérisseur du Nouvel Age s’orientera vers la réorganisation et la
revitalisation du corps éthérique, s'occupera de régions et non d'organes.
Il s'intéressera à des énergies et à leurs points de distribution, aux sept
centres éthériques et aux nadis par lesquels ils affectent et stimulent le
système nerveux.
En termes ésotériques, la note tonique
de la bonne santé, comme celui du bien-être de l’humanité, est le partage
ou la distribution. C'est par la juste distribution de l'énergie que les
maux physiques du corps de l'individu seront guéris. Ceci est le
principe fondamental de toute guérison spirituelle.
PREMIERE REGLE : Que le guérisseur
s'entraîne à connaître le stade intérieur de pensée ou de désir de celui qui
recherche son aide. Il pourra ainsi connaître la source d'où provient le
trouble. Qu'il relie ensuite la cause et l'effet et connaisse le point exact
par où le soulagement doit intervenir.
Cette règle comporte quatre injonctions.
1. Il faut que le guérisseur
s'entraîne à savoir si le patient est focalisé mentalement ou astralement.
2. Il peut et doit donc s'assurer de
la base psychologique du trouble existant.
3. Il deviendra alors capable de
vérifier la localisation de l'effet, grâce à la perception de la cause
sous-jacente.
4. Cela lui permettra de connaître :
a. la région affectée,
b. le centre éthérique contrôlant
cette région.
Lorsque le guérisseur connaîtra la
polarisation de la personnalité, il lui faudra approcher le patient :
- par le centre coronal ou par le
centre cardiaque, si le patient est hautement évolué.
- par le centre laryngé ou par le
centre solaire, si le patient est une personne ordinaire ou moyennement
évoluée.
- par le centre solaire ou par le
centre sacré s'il s'agit d'un être humain très peu évolué et de qualité
relativement inférieure. S’il faut atteindre le patient par le centre sacré,
il sera souvent très facile à guérir car sa raison et ses émotions
n'offriront pas d'opposition réelle.
Si le guérisseur est clairvoyant, le
point d'entrée des forces curatives sera décelé grâce à la "lumière
pénétrante" qui y sera plus brillante. Si le guérisseur est très évolué, il
n'emploiera aucune forme de perception psychique mais réagira immédiatement
à une impression émanant du patient.
Le guérisseur devra faire face à des
problèmes spécifiques lorsqu’il devra prendre en charge :
- des patients de type mental :
ce type de patient n’est pas entraîné à diriger consciemment l'énergie vers
un centre et la région qu’il contrôle, lorsque cette dernière est située
au-dessous du diaphragme. Le guérisseur jugera parfois nécessaire de lui en
donner l'ordre afin qu’il collabore à la cure. Si cela est impossible, le
guérisseur travaillera en tant qu'âme envers une autre âme.
- des patients de type
émotionnel ou astral : le guérisseur agira en restant focalisé dans son
centre coronal, tout en se servant de son centre solaire correctement
orienté pour diriger l'énergie nécessaire et contrôler la nature
émotionnelle du patient.
Par rapport à lui-même, le guérisseur
doit donc apprendre :
1. A synchroniser rapidement l'âme,
la pensée, le centre coronal, et le cerveau physique.
2. A employer la pensée, illuminée
par diagnostic psychologique des causes de la maladie qu'il se propose de
traiter.
3. Les méthodes permettant d'établir
un rapport de sympathie avec le patient.
4. Les moyens de se protéger
lui-même de tout transfert provoqué par suite de ce rapport.
5. A établir avec le patient une
juste relation soit de coopération avec l’homme évolué, soit d'assentiment,
de consentement plein d'espoir avec l’homme moyen, soit de contrôle
spirituel avec l’homme non évolué.
6. Le diagnostic physique et la
localisation de la région où le soulagement doit être apporté, via le centre
qui la contrôle.
7. L'art de coopérer avec l'âme du
patient afin que son corps éthérique focalise toutes les énergies affluentes
pour apporter un soulagement à la région malade. Ceci implique l'action
directe du corps éthérique du guérisseur en connexion avec une activité
renouvelée de la part du corps éthérique du patient.
8. La technique de retrait du
pouvoir curatif lorsque celui du patient est approprié à la tâche
entreprise.
Ainsi, l'art de guérir présuppose une
maîtrise dans la science du contact d'âme, puis la pratique constante de
l'ajustement et la compréhension de la Science des Centres, forme moderne de
Laya-Yoga.
LOI III : Les maladies sont un effet
de la centralisation essentielle de l'énergie vitale chez l'homme. Les
conditions déterminantes qui provoquent la mauvaise santé font leur chemin à
partir du plan ou cette énergie est focalisée. Ces conditions
s'extériorisent en conséquence sous forme de maladies ou d'immunités contre
les maladies.
Cette loi affirme que la maladie résulte
de la centralisation fondamentale de l'énergie de vie chez un homme et
impose au guérisseur de déterminer le niveau d'où émane l'énergie
prédominante dans le corps éthérique. S’il s’agit du plan mental ou du plan
astral, la majeure partie de l’énergie sera retenue sur ce plan et seule une
partie de l'énergie vitale parviendra jusqu'au corps physique, via le
véhicule éthérique. Lorsque la conscience est stabilisée sur le plan de
l'âme, les maladies ne font guère d'apparition. Les difficultés physiques
d'un patient hautement évolué sont généralement associées à l'impact de
l'âme sur un véhicule physique mal préparé. Les difficultés reliées aux
nombreux centres éthériques mineurs ou situés au-dessous du diaphragme se
manifesteront rarement, à moins que le patient n'assume délibérément la
charge de conditions engendrées par ses efforts au service des hommes.
On peut citer quelques exemples des
types de maladies qui peuvent résulter de la centralisation de la force
vitale sur le plan astral :
- troubles du foie, continuelles
difficultés gastriques et cancers provoqués par une introspection constante,
toute forme de suppression morbide et une constriction émotionnelle.
- continuelles infections, plaies
suppurantes, états sanguins de nature septique suscités par des haines ou
aversions profondes, un état d'irritation permanent, l’impression d’être
abusé.
- troubles cérébraux, accès de
folie temporaires, perpétuelles migraines dus à un caractère irritable, la
mauvaise humeur, des explosions de colère.
- état de profonde dévitalisation,
tendance nerveuse malsaine d’attirer l'attention du sexe opposé,
développement de perversions, tumeurs des organes génitaux liés à une vie
sexuelle frustrée.
- indigestions aiguës, troubles
intestinaux, catarrhes, rhumes de cerveau provoqués par l’apitoiement sur
soi. Chez les personnes plus évoluées, l’apitoiement peut causer des
troubles bronchiaux chroniques, des ulcères gastriques, et un état malsain
de l'ouïe et de la dentition.
Aucune règle n'est liée à cette loi,
parce qu’il faut que les guérisseurs comprennent ces conditions et les
acceptent comme théoriquement opérantes avant de pouvoir prendre
efficacement la situation en main.
LOI IV : Les maladies, tant physiques
que psychologiques, ont leurs racines dans le Bien, le Beau, et le Vrai.
Elles ne sont qu'un reflet déformé des possibilités divines. L'âme
contrecarrée, qui recherche la pleine expression de quelque caractéristique
divine ou réalité spirituelle intérieure, provoque un point de friction dans
la substance de ses gaines. Le regard de la personnalité se focalise sur ce
point, ce qui appelle la maladie. L'art du guérisseur se préoccupe de
relever les regards focalisés vers le bas en les orientant vers l'âme, qui
est le véritable Guérisseur intérieur de la forme. Alors l'œil spirituel ou
troisième œil dirige la force curative, et le rétablissement s'ensuit.
Cette loi affirme l'un des paradoxes de
l'enseignement occulte, à savoir que le bien et le mal ne sont qu'une seule
et même chose, bien qu'ils soient inverses et constituent les faces opposées
de l'unique Réalité.
Elle souligne que la friction entre
l'âme et la personnalité est une cause majeure, sinon la cause de
toutes les maladies. C’est la clef de l'expression "feu par friction",
troisième aspect de la "nature ardente" de Dieu. Les résistances se
localisent dans une région donnée du corps physique et produisent un point
de friction qui produit une zone inflammatoire.
Cette quatrième loi peut être analysée
de la manière suivante :
1. Les
maladies, tant physiques, que psychologiques, ont leurs racines dans le
Bien, le Beau, et le Vrai. Elles ne sont qu'un reflet déformé des
possibilités divines.
La nature des maladies est
essentiellement psychologique. Il existe cependant des maladies inhérentes à
la résistance des corps subtils, à celle du corps physique dense à l'impact
des énergies supérieures, à la matière ou substance planétaire.
Comment le bien, le beau, et le vrai
peuvent-ils causer une maladie quelconque ?
- Le Bien. L'âme cherche
constamment à se conformer au Plan qui met en œuvre la divine
volonté-de-bien mais la personnalité résiste à cela, ce qui provoque
friction et maladie. Chez les personnes évoluées, la "friction" produit une
réaction secondaire qui conduit aux états psychologiques de "dépression,
complexe d'infériorité et sentiment de faillite". Cette source particulière
de maladies, "le Bien", affecte principalement les types mentaux.
- Le Beau. Le beau
concerne la qualité de vie. La qualité est l'énergie en expression de l'âme
qui opère principalement par la vie de désir. La définition du "beau" et
l'étendue des désirs humains diffèrent largement selon le degré d'évolution.
La prédisposition d'un homme à la maladie est déterminée par son incapacité
d'atteindre ce qu'il considère comme "le beau".
- Le Vrai. Le vrai ou la
vérité sont constitués par la plus grande fraction d'expression divine qu'un
homme puisse mettre en œuvre. Les rhumatismes sont la manifestation de
l’incapacité de l'âme à produire une expression "du vrai" chez l'homme, qui
éprouve un constant besoin d'amélioration. L'incapacité d'exprimer "le vrai"
ou d' "être la vérité" est la cause réelle du décès des hommes qui n'ont pas
encore atteint la première initiation. En effet, l'âme se fatigue de la
réaction frictionnelle de son instrument et décide de mettre fin aux
expériences de l'incarnation considérée.
Il conviendra de se rappeler que :
a. Le bien contrôle l'homme
par le centre coronal, et la friction engendrée est due à l'inertie du
centre coccygien, lequel contrôle l'expression du premier aspect divin chez
l'homme par sa réaction réciproque avec le centre coronal. Cette réaction
n'intervient que si l'homme a atteint le stade de disciple ou d'initié.
b. Le beau contrôle par le
centre cardiaque. La friction résulte de ce que le centre solaire ne
parvient pas à réagir. Un état de friction s'installe donc. La fin de cet
état et l'évocation d'une juste réaction dans le plexus solaire surviennent
lorsque les forces du centre solaire sont élevées et mélangées avec
l'énergie du centre cardiaque.
c. Le vrai, en tant
qu'expression du divin, trouve son point focal dans le centre laryngé.
L’incapacité de la personnalité à exprimer la vérité est liée à l’absence de
relation entre le centre sacré et le centre laryngé.
2. L'âme
contrecarrée, qui recherche la pleine expression de quelque caractéristique
divine ou réalité spirituelle intérieure provoque un point de friction dans
la substance de ses gaines.
Ici, l’accent est mis sur le fait que
c’est l’âme qui prend la responsabilité de produire la friction
contrairement à la phrase précédente qui soulignait que le défaut de
réaction de la personnalité produit la friction et la maladie qui s'ensuit.
Cette deuxième phrase contient sans doute la clef de la raison d'être de la
douleur, du malheur et de la guerre.
3. Le
regard de la personnalité se focalise sur ce point, ce qui appelle la
maladie.
Ceci est une allusion aux moyens de
diriger la force. Le regard de la personnalité se réfère ici à
l'attention focalisée de la personnalité émanant des corps astral et mental,
représentants les yeux de l'âme en incarnation. Leur emploi permet de
concentrer l'énergie de la personnalité dans le corps éthérique, afin
qu'elle soit ensuite dirigée vers le point de friction. La plupart des êtres
n'ont pas conscience d'accroître la puissance de leur maladie en fixant
leurs pensées et émotions sur la zone malade. Les "regards de la
personnalité" deviennent alors un puissant facteur d'entretien de la
maladie. Cette troisième phrase indique clairement que les états émotionnels
et mentaux déclenchent la maladie.
L'énergie de l'âme doit traverser les
corps subtils pour pénétrer le corps physique. La friction existe
nécessairement dans les trois corps constituant la personnalité.
L'œil droit, ou œil de bouddhi,
se rapporte au plan mental supérieur et à l'homme sous son apparence ultime
tandis que l'œil gauche, œil de manas, se rapporte au plan mental
inférieur. Pour la moyenne des hommes, le premier transmet l'énergie du
corps astral alors que le second transmet l'énergie du corps mental concret.
Entre les deux se trouve le centre ajna, troisième œil véhiculant les
énergies de la personnalité. Lorsqu'il est éveillé, il reçoit de l'énergie
de l'œil de l'âme, point situé dans le centre coronal et agent de
l'énergie de la Triade Spirituelle avant la quatrième Initiation.
Les distributeurs d'énergie sont les
suivants :
Pour l'homme parfait :
1. L'œil de l'âme, agent de la
Triade Spirituelle. Aspect Volonté.
2. Le troisième œil, agent de
l'âme. Aspect Amour.
3. L'œil droit, distributeur
d'énergie bouddhique.
4. L'œil gauche, transmetteur
d'énergie manasique pure.
5. Le centre ajna, concentrant et
dirigeant toutes ces énergies.
Pour le disciple et l'homme commençant
à fonctionner en tant qu'âme :
1. Le troisième œil, répartissant
l'énergie de l'âme.
2. L'œil droit, agent de l'énergie
astrale.
3. L'œil gauche, agent de l'énergie
mentale concrète.
4. Le centre ajna, point focal de
ces trois énergies.
Pour la moyenne des hommes :
1. L'œil droit, agent de l'énergie
astrale.
2. L'œil gauche, agent de l'énergie
mentale.
3. Le centre ajna, station de
distribution.
Toute une science de la distribution
d'énergie basée sur les yeux apparaîtra au fur et à mesure que les
connaissances occultes s'accroîtront. Le nerf optique est un symbole de
l'antahkarana, de même que la structure du globe oculaire est un symbole de
la triple divinité.
4. L'art du guérisseur se
préoccupe de relever les regards focalisés vers le bas en les orientant vers
l'âme, qui est le véritable guérisseur de la forme.
Le guérisseur doit aider le patient à
élever et réorienter l'énergie dirigée jusqu'à ce que le point de
friction n'attire plus son attention. Ce point de friction, responsable
de la maladie, résulte du conflit entre d'une part le bien, le beau et le
vrai et d'autre part les forces de l'homme inférieur. Le guérisseur doit
travailler intelligemment avec cette loi. Les énergies déversées par l'âme
et pénétrant le corps physique via le véhicule éthérique sont responsables
du trouble de friction et de la maladie qui s'en suit. Ces énergies
"descendent" via le sutratma et sont ancrées dans les trois centres
principaux. Puis elles sont réparties dans les diverses régions du corps
physique en fonction de la nature de l'homme, son rayon, et ses limitations.
Elles suscitent soit des points de friction, soit la manifestation de
qualités divines. Le guérisseur entraîné renvoie l'énergie de la région
malade vers le point de friction, puis au centre qui contrôle cette région
et par lequel l'énergie de l'âme est passée pour pénétrer le corps physique.
Le guérisseur travaille alors simultanément sur le corps physique dense et
éthérique. Partant de ce centre, l'énergie en question est renvoyée à l'un
ou l'autre des trois centres majeurs, puis elle est dirigée vers le centre
coronal.
La phase de travail du guérisseur est
divisée en deux parties :
1. Le stade d'élévation ou
d'expulsion ésotérique, se décomposant lui-même en deux étapes :
a. Le rassemblement de
l'énergie.
b. La focalisation de
l'énergie dans son cadre distributeur.
2. Le stade postérieur au travail
du guérisseur consistant à diriger à nouveau l'énergie qui avait été
expulsée vers le centre et le point où la friction avait eu lieu.
Si le patient a la capacité de
répondre à des suggestions, le guérisseur doit détourner son attention vers
l'âme et y maintenir sa conscience.
La véritable guérison ésotérique est
une affaire simple en comparaison des données complexes dont les médecins
modernes ont à tenir compte. Le guérisseur ésotérique s'intéresse à la
région où siège la maladie, au centre éthérique qui la contrôle, à son
centre équivalent supérieur, et aux trois énergies émanant de l'âme
responsables des points de friction. Il utilise aussi l'imagination
créatrice, la visualisation et les raisonnements basés sur la grande loi :
L'énergie suit la pensée. Ceci implique la capacité de la part du
guérisseur de mobiliser et de diriger des courants d'énergie.
Dans une grande mesure, le travail en
groupe nous protège de nos déséquilibres individuels car il permet une
redistribution des énergies. Ce n'est que si le vieil homme en nous résiste
à l'intention de l'âme et s'oppose à cette redistribution des énergies que
nous pouvons nous faire du tort. Nourrissons en nous le sentiment d'aller
vers Dieu, de faire le vrai, le beau et le bien. Cette
pensée nous conduit à nous inscrire dans la Hiérarchie.
Celui qui persiste à être malade demeure
dans ses habitudes psychologiques.
Nous pouvons observer une similitude
entre la distribution des énergies et la manière dont nous recevons et
redistribuons l'argent. Sommes-nous congestionné ou généreux ? Si nous
recevons beaucoup d'énergies et que nous ne sommes pas encore totalement
orienté vers le vrai, le beau et le bien, ces énergies peuvent nous faire
plus de mal que de bien. A un moment donné de notre évolution, nos organes
ne pourront plus souffrir de congestion c'est-à-dire d'un trop plein
d'énergies car nous saurons les faire circuler. Apprenons à laisser couler
en nous les énergies en terme de service et de joie. Soyons des
gestionnaires, capables d'administrer les lois inhérentes à la distribution
des énergies.
Nos souffrances se rattachent-elles au
vrai, au beau ou au bien ? Notre travail se rapporte-t-il au quantitatif ou
au qualitatif ? Obéissons-nous à l'essentiel du travail et à sa finalité ?
S'il existe des résistances en chacun de
nous, sachons faire preuve d'intelligence. Si nous nous positionnons en tant
que référence du vrai, du beau et du bien, cela ne va-t-il pas nous empêcher
de nous transformer ? Polissons notre personnalité afin que notre âme puisse
s'exprimer harmonieusement.
Le groupe a poursuivi la lecture de
Rayons et Initiations, Traité sur les sept rayons, Vol. V (pp. 42
à 55) par l’étude de la première des règles destinées aux Disciples.
4. La porte est
en arrière du groupe. Devant lui s'ouvre la voie.
Habituellement, la porte est présentée
devant l'Initié. Mais, après les deux premières Initiations, il comprend les
choses différemment. La Hiérarchie considère la troisième Initiation comme
la première Initiation majeure, les deux premières étant des Initiations du
Seuil. Après les avoir passées, l'attitude de l'initié change. La Voie
supérieure devient le facteur déterminant de sa vie, c'est la
Transfiguration. Il est libéré de l'emprise de la personnalité ou l'âme. Il
perçoit pour la première fois le but de la Voie Supérieure et la possibilité
d'atteindre le Nirvana. Au centre de la claire lumière froide dans la tête,
se trouve un point indigo foncé. C'est une ouverture ou porte par laquelle
l'âme peut se dégager du corps et parvenir à des états de conscience plus
élevés. Ce point central est aussi appelé le conduit ou canal du
son ou la trompette par laquelle le A.U.M peut s'échapper. La
pratique de l'alignement permet d'utiliser cette porte, c'est pourquoi
l'accent est mis sur cet exercice pour entraîner les aspirants et disciples.
Lorsque l'alignement est obtenu, de nombreuses occasions surviennent dans la
méditation où "la porte est en arrière du groupe, devant lui s'ouvre la
Voie". C'est la correspondance inférieure de l'expérience supérieure de
l'Initié. Par rapport à l'âme, se reproduit la découverte de la porte, de
son utilisation, et finalement de son apparition derrière l'initié. Cette
fois, la porte doit être trouvée sur le plan mental et non éthérique.
Lorsque l'Initié la découvre, il est face à la révélation d'une
expérience terrible mais belle. Il s'aperçoit qu'il doit créer un pont,
l'antahkarana, entre la porte qui est derrière lui et celle qui se
situe en avant. Il découvre qu'une arche du pont est construite à partir de
l'autre rive du gouffre le séparant de la Triade Spirituelle. Elle est à
l'Initié ce que la personnalité triple est à l'homme en incarnation sur le
plan physique. La vie de la Triade conduit à l'identification avec la
Monade. La séparativité disparaît alors complètement.
5. Qu'ensemble
et en groupe, les frères s'avancent, qu'ils sortent du feu, entrent dans le
froid, et se dirigent vers un nouveau point de tension.
Ces instructions indiquent les attitudes
nouvelles imposées à tous ceux qui ont pris l'initiation.
a. Ils sortent du feu : Cette
expression indique que la vie de la personnalité est abandonnée et ceci est
la clé de l'initiation à laquelle cette règle se rapporte. Chacune des
règles contient la clé de l'initiation particulière à laquelle elle se
rapporte, et l'aspirant doit invoquer son intuition pour parvenir à une
connaissance exacte. Le secret de la troisième Initiation est la
manifestation d'une liberté complète vis-à-vis des exigences de la
personnalité.
b. Ils entrent dans le froid :
Le domaine de la claire vérité et de la raison pure est le point focal de la
vie. La vie de l'initié passe du centre Egoïque à l'état d'existence
bouddhique. Le groupe se maintient à un niveau de pure impersonnalité et de
juste orientation.
c. Ils se dirigent vers un
nouveau point de tension : La tension, d'un point de vue occulte, est la
Volonté immuable focalisée. Cela suppose l'identification du
cerveau et de l'âme avec l'aspect volonté en toutes circonstances, et dépend
de la capacité du disciple à aimer correctement. L'amour est l'expression de
la vie de groupe. Ainsi les premiers et deuxièmes aspects divins se
rencontrent très rarement aujourd'hui. L'amour gouverne la voie conduisant à
la Hiérarchie, et c'est la base de l'approche de la vérité, tandis que la
volonté gouverne la voie qui conduit à Shamballa, base de l'identification
de l'Existence. La volonté implique la volonté d'exécuter l'action prévue au
moment où l'âme l'a déterminé comme étant correct. L'âme est le point focal
de la lumière descendante et du rayonnement ascendant tant que la quatrième
initiation n'est pas prise. Les aspirants doivent apprendre la nature de la
volonté en passant d'une expression égoïste à la compréhension de la volonté
de groupe. L'aspirant envisage la vie de groupe et le bien du groupe comme
parties intégrantes d'un plus grand Tout, qui est la vie même. Les
aspects intelligence et amour seront complétés et mis en œuvre par la
volonté.
La Règle I permet de fixer dans notre
mental trois pensées :
1. Sur le sentier de l'initiation se
développe l'aspect volonté de la divinité.
2. La conscience est utilisée comme
un tremplin vers un nouvel état de réalisation.
3. Deux épreuves majeures sont
passées avant chaque initiation : celle du terrain ardent et celle de la
claire lumière froide.
Le concept de tension a été défini comme
étant l'identification du cerveau et de l'âme avec l'aspect volonté. Ce
concept sous-tend l'enseignement de la règle II.
Règle Deux : Acceptés en tant que
groupe.
Règle II : La PAROLE a maintenant
retenti à partir du grand point de tension : acceptés en tant que groupe. Ne
retirez pas alors votre demande. Vous ne le pourriez pas si vous le
désiriez ; mais ajoutez-y trois grandes requêtes et allez de l'avant. Qu'il
n'y ait aucun souvenir et pourtant que la mémoire gouverne. Travaillez à
partir du point de tout ce que contient la vie de groupe.
Tout ce qui est communiqué a pour base
ce qui s'est passé avant. Les trois grandes demandes de l'initié sont
basées sur l'appel triple qui a résonné précédemment.
Cette règle contient la force qui
motive, les facteurs qui conditionnent et le lieu du triomphe. Chaque partie
sera étudiée séparément et en détail, bien que peu connue par la masse des
hommes.
1. La Parole a
maintenant retenti, à partir du grand point de tension : Acceptés en tant
que groupe.
La science ésotérique est d'une nature
progressive, et cette phrase en est l'illustration. L'initié doit maintenant
apprendre à travailler à partir d'un point de tension, après avoir
découvert la lumière en tant qu'aspirant et disciple. Il doit maintenir ce
point de tension qui évoque la compréhensive volonté de progresser dans la
volonté de bien. Ce stade précède l'accession au point de lumière par
le contact avec l'âme. Quand la volonté consacrée de la personnalité est
mise au contact de la volonté de la Triade Spirituelle, le point de tension
est trouvé. Ceci se réalise en trois étapes :
1. L'aspect inférieur de la volonté,
focalisé dans le corps mental, entre en contact avec le mental supérieur
abstrait, ce dernier incarnant l'aspect inférieur de la Triade et
l'interprète de la Monade. On peut constater deux choses à ce sujet :
a. Ce contact est possible dès que
le premier fil de l'antahkarana relie complètement l'unité mentale à l'atome
manasique permanent.
b. Cela s'exprime par un dévouement
au Plan et par la pratique de la bonne volonté.
2. L'aspect amour de l'âme est mis
en contact avec l'aspect correspondant de la Triade, l'intuition. C'est en
fait la pénétration et la compréhension divine, s'exprimant par la
formulation d'idées. Quand l'initié le saisit, sa bonne volonté s'étend en
volonté de bien. Le plan, faillible, cède la place au dessein.
3. Après la quatrième initiation, il
existe une relation directe via la Triade entre la Monade et la forme
qu'emploie le Maître pour exécuter son travail au sein des hommes. Cette
forme peut être soit sa personnalité temporaire conçue pour l'incarnation,
soit une forme créée spécialement, appelée mayavirupa. Elle est le
"vrai masque, cachant la lumière radieuse et l'énergie dynamique d'un Fils
de Dieu révélé". C'est la réalisation de la volonté-d'être, de l'existence
en tant qu'expression du Tout, s'exprimant intelligemment en tant qu'amour
pur. Cette volonté agit toujours à partir d'un point constant de tension.
L'examen du A.U.M., et de ses
transformations en O.M. et en son, est difficile pour les étudiants. La
phase de reconnaissance actuelle est uniquement exotérique puisqu'elle
permet d'habituer le grand public à l'existence du A.U.M. Elle s'est faite
de trois façons :
1. Par l'emploi du mot Amen
dans toutes les églises chrétiennes. Le A.U.M. est ici l'aspect inférieur du
Son originel.
2. Par l'accent mis sur le mot
Perdu dans la maçonnerie, attirant l'attention de l'humanité sur le
O.M., le son du deuxième aspect, l'âme.
3. Par l'insistance sur l'emploi du
O.M. dans de nombreux groupes occultes.
Le A.U.M. et l'Amen sont l'expression
sonore du principe de la substance intelligente et active de la
manifestation divine, le troisième aspect, et ont répondu au besoin de
l'humanité dans sa phase de développement matériel et mental. Lorsque la
personnalité est placée sous la domination de l'âme, elle incarne le "Mot
fait chair".
La plupart des aspirants et disciples
apprennent de nos jours le sens du O.M. qui n'est pas le Mot fait chair mais
le Mot libéré de la forme, qui s'exprime comme âme-esprit et non pas comme
corps-âme-esprit. On peut dire que :
1. Le A.U.M. fait descendre l'aspect
âme-esprit sur le plan physique, vivifiant la forme, intensifiant l'emprise
de la matière sur l'âme, et construisant autour de l'âme la prison des sens.
C'est le son de l'enchantement, source du mirage et de maya. Il
contient le secret du mal ou de la matière.
2. Le O.M., correctement formulé,
délivre l'âme du mirage. C'est le son de la libération. Ce son double
exprime la relation de l'esprit et de l'âme, de la vie et de la conscience.
Ce Mot perdu est en voie d'être redécouvert aujourd'hui.
3. Le SON est la seule expression du
Nom Ineffable. Nom et Forme contiennent le secret de la
manifestation. Le but de l'initié est de s'identifier avec toutes les formes
de la vie divine, en ayant la conviction intime que tous les états de
consciences divins sont aussi ses propres états de conscience. Cette
compréhension ne peut être atteinte que lorsque l'homme vit le Mot,
qu'il entend le son silencieux, et l'exhale en un souffle vital en donnant
la vie aux autres.
Les masses entendent le son du A.U.M. et
perçoivent qu'elles doivent s'en libérer. Les aspirants et disciples
entendent le O.M. qui est en conflit dans leur vie personnelle avec le
A.U.M. L'enseignement fait donc avancer l'homme progressivement en le
confrontant à de grands paradoxes divins. Aujourd'hui, l'humanité retrouve
le Mot de l'âme et le petit soi se perd dans le rayonnement du Soi divin au
moment de la troisième initiation. L'initié et le Maître entendent
clairement et constamment le Son émanant du soleil spirituel central,
pénétrant, via le Logos planétaire toutes les formes de vie.
Le secret de la loi de Vibration
est révélé graduellement, au fur et à mesure que l'humanité apprend à faire
résonner le Mot sous ses trois aspects. Les étudiants doivent réfléchir à la
différenciation entre le souffle et le Son, c'est-à-dire entre le processus
consistant à respirer et la faculté de créer une activité vibratoire
dirigée. Le premier se rapporte au Temps, le second à l'Espace. D'après
l'Ancien Commentaire, le Son exprime le point final et initial, en
dehors du Temps et de l'Espace. Il est la Source de tout, et cependant nulle
chose.