Bulletin no 187 du 24/01/2004
 

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PSYCHOLOGIE PHILOSOPHIE SPIRITUALITE

  Ne crois rien parce qu'on t'aura montré le témoignage écrit de quelque Sage ancien,
Ne crois rien sur l'autorité des Maîtres ou des Prêtres.

Mais ce qui s'accordera avec ton expérience et après une étude approfondie satisfera ta raison et tendra vers ton bien cela tu pourras l'accepter comme vrai et y conformer ta vie.

SIDDHARTA GAUTAMA (BOUDDHA)

 

Bulletin no 187

Séance du 24/01/2004

Le début de la séance a été consacré au symbolisme du salut effectué, mains jointes, au niveau du cœur. Les interprétations proposées se sont révélées très riches et seront ultérieurement synthétisées afin de découvrir les grandes idées sous-jacentes. En voici la liste :

-       Triangle représentant les trois aspects de l'Ame, la Triade Spirituelle,

-       Triangle ou montagne symbolisant la flèche vers le Divin, l'élévation,

-       Triangle associé à : perfection, équilibre, maîtrise, respect, aspiration, Maître dans le cœur, service ("Moi, Triangle Divin, je sers mes semblables"), service par unification des paires d'opposés,

-       Soleil, Noir, Antahkarana,

-       Salut de l'Ame à la personnalité,

-       Salut vertical d'Ame à Ame, en lien avec la Hiérarchie,

-       Salutation avec Amour,

-       Salut vers la Hiérarchie,

-       Salut du groupe unifié au niveau de l'Ame,

-       Alignement des trois corps inférieurs à l'Ame,

-       Alignement avec les Maîtres,

-       Unité, unification, union en Christ, union au niveau du cœur, union du vertical et de l'horizontal, des deux branches de la croix, union corps/esprit, union du masculin et du féminin, du plus et du moins, de toutes les dualités,

-       Rassemblement des énergies, des forces, intégration,

-       Humilité du serviteur (salut à l'orientale),

-       Respect, force, paix, intériorisation, attitude de la Vierge Marie, des prêtres, des priants.

 

La notion de Karma, qui avait été étudiée lors de la séance précédente, a ensuite été reprise et approfondie.

Le karma, en effet, est une loi pure et belle qu'il est difficile d'expliquer et qui soulève des interrogations.

Ainsi, confrontés à l'épreuve, comment pouvons-nous savoir si celle-ci résulte de la loi de cause à effet rattachée au passé ou au présent ? Seul le disciple confirmé, prêt à tout accueillir dans cette vie sans se rebeller, peut prétendre solder ses dettes du passé.

Le karma n'est pas cruel car la loi de cause à effet est neutre et dénuée d'intention. C'est nous qui qualifions le karma de "positif" ou "négatif" au lieu de raisonner en termes d'énergie pure. Comme une balle lancée contre un mur rebondit et revient à son point de départ, toute chose lancée dans l'espace nous reviendra tôt ou tard.

Mais l'être humain, situé à la jonction entre Esprit et Matière, peut interférer, modifier ces mouvements et transformer la loi. Il peut ainsi arriver qu'un être supérieur empêche un "retour" sur un disciple aligné depuis longtemps. Une loi supérieure peut donc maîtriser une loi inférieure.

Sommes-nous prêts à solder notre karma ? Cela suppose la conscience de l'existence d'une justice infinie selon laquelle tout s'équilibre. Considérant que tout ce qui lui arrive est juste, le disciple trouve dans l'acceptation de la souffrance une opportunité pour évoluer. Il comprend que le karma est lié à l'existence de la conscience dont le fonctionnement s'apparente à celui d'un radar dont les ondes émises reviennent après avoir été réfléchies. Le karma est alors pour lui un tremplin pour accélérer son évolution.

Ce processus d'acceptation du karma est-il assimilable au processus de rédemption ? Le karma a pour but de rééquilibrer les actes passés. La rédemption est un processus d'élévation vibratoire consistant à spiritualiser ce qui est descendu au plus bas de la matière. La rédemption peut être vue comme une loi subsidiaire du karma. Si l'Homme a généré une descente dans son évolution, il en est responsable et doit s'efforcer de tout faire remonter au "sommet de la montagne".

Comment expliquer que, la loi du karma étant sans intention, la rapidité du retour karmique puisse être variable ? La loi de cause à effet est associée à d'autres lois qui, comme la météorologie, se manifestent par des courants plus ou moins amples. Pris dans un grand courant, tel disciple peut saisir l'opportunité alors que, ne l'étant pas, tel autre devra attendre. De plus, la loi du karma ne touche que ceux qui sont encore dans la densité, dans la Matière. Les autres ne sont pas ébranlés. Enfin, il arrive que les Maîtres prennent en charge le fardeau afin de nous alléger momentanément si nous ne sommes pas prêts à l'accepter. Ils appliquent alors la loi de rédemption, loi subsidiaire qui s'exprime par une action salvatrice, un crédit que les Grands Sauveurs nous font. Mais nous devons accepter de contribuer au déséquilibre que nous avons créé : à nous de devenir aussi plus tard des sauveurs pour les autres.

Un premier niveau dans le processus de rédemption, mis en évidence par de nombreux Saints, peut consister à offrir sa propre souffrance avec l'intention de libérer autrui. La rédemption opérée par le Christ est d'un ordre supérieur. L'humanité étant descendue très bas et s'étant engluée dans la densité, une action salvatrice de l'Esprit était nécessaire pour la libérer afin qu'elle puisse mettre en place une tension pour sortir de la Matière. Le Christ nous a rachetés, mais nous n'avons pas gagné pour autant le paradis. Une fois libérés de prison, il nous reste encore tout à faire. Si nous sommes débiteurs dans cette vie, reconnaissons la loi, et accueillons la peine afin de modifier notre état de conscience.

 

Un nouvel exercice de géométrie proposé à J.D. a ensuite été soumis à la réflexion du groupe.

Il s'agit de démontrer que les trois médianes d'un triangle sont concourantes, la médiane étant définie comme une droite partant d'un sommet et passant par le milieu du côté opposé. En d'autres termes, si l'on construit deux des médianes, se croisant en O, la troisième médiane passe-t-elle par ce point O ?

J.D. a donc construit le triangle ABC et deux médianes, (AD) et (CE) se croisant en O, puis il a défini le point O', symétrique de O par rapport à E (ainsi OE=EO'). Enfin, J.D. a proposé de tracer les segments [AO'] et [BO'].

 

Figure 1

 

 

Que pouvons-nous dire en observant la figure ? Il s'agit pour cela de contempler la figure sans figer le regard. Malgré certaines observations géométriques, il semble que l'hypothèse envisagée par J.D. ne permette pas de poursuivre la démonstration.

Notre frère Ph. a proposé de définir le point C', symétrique de C par rapport à O (figure 2). Nous pouvons alors écrire : CO=OC'.

De plus, les hypothèses ont été modifiées en convenant cette fois ci que O est l'intersection des médianes (AD) et (BF). Nous cherchons donc à prouver que (CO) est la troisième médiane, c'est-à-dire qu'elle coupe [AB] en son milieu. Soit E l'intersection de (CO) et (AB). Traçons les segments [AC'] et [C'B].

 

Figure 2

 

Que pouvons-nous dire de [FO] et [AC'] ? Nous pouvons observer deux triangles : un grand triangle CAC' contenant un plus petit triangle CFO. Retraçons ce triangle :

 

Figure 3

 

 

Nous pouvons écrire les égalités suivantes : CF=FA, CO=OC'. Donc, [AC] est deux fois plus grand que [CF] et [CC'] est deux fois plus grand que [OC]. On en déduit que [AC'] est deux fois plus grand que [FO].

Les triangles CAC' et CFO, ayant des côtés proportionnels, sont semblables : il s'en suit que l'angle C'AF est égal à l'angle OFC et que l'angle AC'O est égal à l'angle FOC. Du fait de l'égalité de ces angles, les deux droites (FO) et (AC') sont parallèles. L'équivalence entre la proportionnalité des côtés des triangles CFO et CAC' et le parallélisme des droites (FO) et (AC') est connu sous le nom de théorème de Thalès.

Nous remarquons que la Figure 2 comporte un autre grand triangle : CBC', contenant un plus petit triangle CDO. De la même manière que précédemment, nous déduisons que les droites (DO) et (BC') sont parallèles.

Du parallélisme de ces deux couples de droites, on déduit que OAC'B est un parallélogramme. Ayant déjà démontré que dans un parallélogramme, les diagonales se coupent en leur milieu, nous pouvons alors affirmer que le point E est le milieu du segment [AB], ce que nous devions démontrer.

 

Mesurons-nous la dose de patience et d'amour du professeur qui accompagne celui qui ne sait pas ? Former les citoyens à la géométrie serait judicieux afin que chacun acquière la compréhension de la juste solution. Quel que soit notre champ d'expérimentation, ne cédons pas à la facilité qui entraîne de fausses réponses. S'il ne doit rester qu'une discipline qui perdure dans le monde de l'esprit, c'est bien les mathématiques. Prenons le temps d'apprendre chaque discipline en tenant compte des lois psycho-philosophiques.

La Hiérarchie propose et attend, elle ne force pas l'être humain.

Notre conscience s'élargit quand nous apprenons quelque chose et que nous pouvons y revenir des années plus tard sans s'appuyer sur de la mémoire pure. Quand nous apprenons en conscience, nous n'oublions pas. Dans la connaissance et l'apprentissage, nous devons remuer un minimum de matière.

Les conventions humaines s'oublient mais les Lois demeurent. En nous souvenant des lois d'une vie à une autre, nous pourrons les intégrer les unes aux autres et nous inscrire dans un processus d'évolution.

La compréhension des lois ne passe plus par les mots. Il n'est pas nécessaire de connaître à la lettre le théorème de Thalès pour appréhender l'exercice de mathématiques précédent. A un certain stade, nous ne pourrons plus donner de mots pour définir un autre mot. Appliquer la loi de Thalès sans l'avoir comprise équivaut à rechercher une compréhension par procuration. Approprions-nous la connaissance.

Celui qui sait préfère-t-il garder de façon exclusive sa connaissance au risque de ne pas être compris ou bien employer un langage connu par tous ? Existe-t-il des conventions à Shamballa ? Nous pouvons concevoir que les Maîtres ont créé une langue qui est parlée dans tout le système solaire.

 

Le groupe a poursuivi la lecture de Rayons et Initiations, Traité sur les sept rayons, Vol. V (pp. 35 à 42).

Il est précisé que ce livre est écrit pour les Disciples et les Initiés de la fin du XXème siècle. Cependant, ceux qui n'ont pas encore atteint cet état et qui font un effort pour comprendre les règles et formules énoncées verront des effets se produire. Ces règles ou formules se rapportent à l'aspect de Shamballa. Elles permettent à l'aspirant de comprendre la signification des paroles du Christ : la vie plus abondante, qui se rattachent au contact avec Shamballa. Il en résultera l'expression de l'aspect Volonté, liée au processus d'invocation et d'évocation.

L'inférieur invoque toujours le supérieur. Les facteurs supérieurs, alors évoqués, répondent dans la mesure de la compréhension et de la tension dont fait preuve l'élément invocatoire. La tâche du groupe est invocatoire et la réussite de l'invocation est appelée évocation. Quand la vie du groupe deviendra fondamentalement invocatoire, l'évocation de la volonté se manifestera. L'invocation résulte de la fusion entre l'âme et la personnalité, fonctionnant en tant qu'unité consciente.

Ces règles ou formules concernent le développement de la conscience de groupe car la force de volonté de Shamballa ne peut être captée qu'en formation de groupe. Il faut un groupe pour obtenir l'évocation. Ces règles concernent donc l'Initiation de groupe. Qu'est-ce que l'initiation de groupe ? Engage-t-elle tous les membres du groupe ? Une seule personne peut-elle retarder l'initiation du groupe ? Il n'est pas nécessaire que les membres du groupe aient tous pris la même initiation.

Ces règles se rapportent à la troisième initiation, celle de la personnalité intégrée. Cependant elles ont un intérêt plus large car les aspirants doivent affronter aujourd'hui la deuxième initiation, celle de la domination de la nature émotionnelle. L'initiation de groupe requiert que la majorité des membres soient bien orientés, qu'ils acceptent la discipline les préparant à la prochaine expansion de conscience et qu'il soit impossible de les détourner de leur dessein.

Ces formules ou règles peuvent être appliquées et interprétées de trois manières, et elles permettront à l'aspirant de découvrir s'il fonctionne en tant que personnalité intégrée :

1.     L'application physique correspond à l'usage que fait le groupe de la connaissance qui lui est donnée afin de satisfaire au groupe plus vaste dont il fait partie.

2.     L'application émotionnelle se rapporte au monde de l'âme, dans le sens de groupe, c'est-à-dire sous l'angle du monde dans son ensemble. L'aspirant prend conscience de l'aspect d'un "tout" plus vaste.

3.     L'application mentale doit être comprise en terme de "grande lumière" car le mental est un organe d'illumination. Ceci entraîne certains questionnements : Quelle quantité de lumière le membre d'un groupe enregistre-t-il ? Quelle est la contribution de ce membre à la "plus grande lumière" ? La lumière du groupe est-elle tremblotante ou flamboyante ? La compréhension du sens de ces implications entraîne une expansion de conscience qui s'effectue en plusieurs stades :

a.     Une prise de conscience du but menant le candidat à la porte de l'initiation, ouvrant un champ d'expression plus vaste.

b.     L'approche du candidat qui a vu le but selon des règles méthodiques et éprouvées par tous les Initiés précédents.

c.     L'arrêt du candidat devant la porte prouvant qu'il est initié.

d.     L'épreuve testant le candidat et montrant par là sa qualification.

e.     La venue du stade de pénétration.

L'Initié a affronté deux étapes majeures, décrites par les termes : terrain ardent et lumière claire et froide. Il peut alors explorer les vastes espaces de la conscience divine. Ces épreuves arrivent quand l'âme exerce son ascendant sur la personnalité. Cet état est engendré par deux facteurs : la lente progression de la conscience vers une plus grande maîtrise et le développement constant de "l'ardente aspiration".

Le disciple est placé au centre du terrain ardent, présent au seuil de tout nouveau progrès, tant que la troisième Initiation n'a pas été prise.

La lumière claire et froide est la lumière de la raison pure. Cette lumière révélatrice et intensive produit une épreuve majeure par ses effets. Elle révèle :

A.    L'omniprésence de Dieu dans toute la nature et la vie de l'Initié ou du groupe d'Initiés. Les yeux s'ouvrent, générant paradoxalement "l'obscure nuit de l'âme" et un sentiment de solitude. La révélation descend sur celui qui se maintient dans "l'unité isolée". Le mystère du temps, de l'espace et de l'électricité est révélé au disciple qui prend conscience de la grande hérésie de la séparativité. Il sait que rien n'existe en dehors de la divinité. La fusion dans l'unité est obtenue grâce à l'émission du son, symbolisée par le cri du Christ sur la croix. Les paroles exactes varient selon chaque rayon.

B.    L'omniscience du Tout divin par le moyen de la lumière claire et froide, de sorte que les phases "d'expérience isolée" prennent fin. Cela signifie que les énergies de l'âme et les forces de la personnalité n'ont plus d'emprise sur l'Initié qui se déplace progressivement dans un autre aspect du divin. Il a l'impression d'être dépouillé, abandonné et seul. Il lui faut abandonner ce qui le retient de la Réalité Centrale, et conquérir "la vie plus abondante". Ayant vécu cette expérience, l'Initié s'identifie avec le dessein divin.

   

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