Bulletin no 186 du 10/01/2004
 

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PSYCHOLOGIE PHILOSOPHIE SPIRITUALITE

  Ne crois rien parce qu'on t'aura montré le témoignage écrit de quelque Sage ancien,
Ne crois rien sur l'autorité des Maîtres ou des Prêtres.

Mais ce qui s'accordera avec ton expérience et après une étude approfondie satisfera ta raison et tendra vers ton bien cela tu pourras l'accepter comme vrai et y conformer ta vie.

SIDDHARTA GAUTAMA (BOUDDHA)

 

Bulletin no 186

Séance du 10/01/2004

La séance a débuté par l'étude d'un tableau exhaustif des symboles proposés par chaque membre du groupe pour la réalisation d'une jaquette de CD de lectures ésotériques.

Des symboles issus de la perception concrète de notre univers ont pu être utilisés au même titre que des symboles plus abstraits pour évoquer des concepts identiques. Par exemple, le concept de Dieu a été symbolisé aussi bien au moyen du soleil qu'au moyen du cercle. Certains membres ont besoin d'un cheminement concret, d'autres non, mais la symbolique est toujours la même et son expression traduit notre degré d'avancement et de détachement. Nous sommes attachés aux mêmes lois que nous pouvons évoquer, en fonction de notre évolution, à des niveaux plus ou moins élevés. Efforçons-nous de contempler les lois au niveau le plus élevé.

Chaque symbole proposé a donc été rattaché à un symbole plus fondamental relié au même concept. Ont été ainsi répertoriés sous une forme ou sous une autre : le cercle : 44 fois ; le triangle : 26 fois ; la croix, 15 fois ; l'homme, 9 fois ; le lotus : 9 fois ; les 7 couleurs : 7 fois ; le Om : 5 fois ; les 4 éléments : 4 fois ; l'arbre renversé : 4 fois ; un calice : 1 fois ; un livre : 1 fois ; une échelle : 1 fois ; l'arc-en-ciel : 1 fois ; l'œil : 1 fois.

 

Un symbole extrait du Traité sur le Feu Cosmique (figure IV, p. 226) a ensuite été examiné avec son commentaire : le diagramme du Plérome selon Valentin, cabaliste et alchimiste :

 

Premièrement le Point, la Monade, Bythos (l'insondable), le Père inconnu et inconnaissable.

Puis le Triangle, Bythos et la première paire émanée ou Duade, Nous (le Mental) et sa syzygie Aléthéia (la Vérité).

Puis le carré, la double Duade, le Quaternaire ou Tétraktys. Deux facteurs masculins I I, le Logos (Mot) et Anthropos (l'Homme) ; deux facteurs féminins, leurs syzygies = Zoé (Vie) et Ecclésie (l'Eglise ou Assemblée) sept en tout. Le Triangle, le Potentiel de l'Esprit, le Carré, le Potentiel de la Matière, la ligne droite verticale, la Puissance de l'Esprit et la ligne droite horizontale, la Puissance de la Matière.

Vient ensuite le Pentacle ou étoile à cinq branches, le mystérieux symbole des Manasaputras ou Fils de Sagesse, qui, avec leurs syzygies font dix, ou le Décaèdre ; et le dernier de tous l'Hexaèdre, ou Triangles entrelacés, qui, avec ses syzygies fait douze ou le Dodécaèdre.

Voilà ce que contient le Plérome ou Ensemble, les Idées du Mental Divin. 28 en tout, car Bythus le Père n'est pas compté, car il est la Racine de Tout. Les deux petits cercles à l'intérieur du Plérome sont la syzygie "Christos-Pneuma" (le Christ et le Saint Esprit) ; ce sont des émanations postérieures, et en tant que telles, sous un certain angle, elles symbolisent la descente de l'Esprit pour informer ou faire évoluer la Matière, qui procède essentiellement de la même source ; et sous un autre angle, la descente ou incarnation des Kumaras, les Egos les plus évolués de l'Humanité.

Toutes ces combinaisons géométriques et numériques reflètent les propriétés essentielles de l'Univers. Le symbole du plérôme, d'une grande richesse, fait comprendre que, quelle que soit la diversité de la forme dans cet univers, nous reviendrons à l'Unité. La forme en miniature située à la base du diagramme représente le microcosme, réplique du macrocosme.

Ce symbole regroupe les symboles exprimés de manière sous-jacente par le groupe. Nous constatons ainsi que la Tradition est une. 

Le groupe a commencé la lecture des lois fondamentales de la guérison dans le Livre III de Guérison Esotérique, Traité sur les sept Rayons, Volume IV.

Les causes des maladies sont de trois sortes : l'état psychologique du patient, ses dettes karmiques et les dettes résultant de ses relations avec son groupe social, national ou planétaire. Le livre III traite des dix Lois de guérison et des six Règles qui commandent les processus des cures.

Une loi est l'effet produit par la vie d'une entité plus grande lorsqu'elle inclut dans son processus vital une entité plus petite. Cette relation entre macrocosme et microcosme finira par rendre superflues les lois mineures de la nature en forme.

La cause fondamentale de toute maladie réside dans la résistance de l'aspect matériel ou non-moi aux lois supérieures.

L'expression du dessein du second système solaire est régie par trois groupes de lois :

-       les Lois de la Nature, lois séparatives de la nature en forme, groupe de lois développé,

-       les Lois de l'Ame, coordonnatrices de l'intégrité collective, en cours de développement,

-       les Lois de la Vie, lois dynamiques de l'Etre lui-même, en état de sommeil relatif.

La maladie est un processus qui attaque l'intégrité ou l'harmonie de la nature en forme dont l'homme spirituel a besoin pour prendre contact avec les trois mondes qui constituent son ambiance pendant son incarnation. Les dix lois de guérison sont donc les lois subsidiaires d'une loi fondamentale : la Loi de l'Intégrité Essentielle. Les six règles ne concernent que l'application de cette intégrité bien comprise aux conditions et situations auxquelles le guérisseur se trouve confronté. 

Les qualités requises du guérisseur impliquent des exigences telles que la guérison consciente n'est intervenue jusqu'ici que lorsque le guérisseur était un initié de haut degré se modelant sur la vie et la nature du Christ. Ces qualités et comportements requis sont les suivants :

1.     Le pouvoir de prendre contact et d'agir en tant qu'âme en contact avec l'âme du patient.

2.     Le pouvoir de commander la volonté spirituelle. Ceci nécessite l'aptitude à prendre contact avec la Triade Spirituelle et l'amorce du processus de construction de l'antahkarana.

3.     Le pouvoir d'établir un rapport télépathique avec le patient.

4.     La possession de connaissances précises concernant le point exact par où le soulagement doit intervenir et une compréhension du véhicule éthérique.

5.     Le pouvoir de retourner, réorienter et exalter la conscience du patient, à condition que ce dernier ait commencé à établir un contact avec son âme.

6.     Le pouvoir de diriger l'énergie de l'âme vers la région nécessaire, l'œil spirituel ou troisième œil dirigeant la force curative.

7.     Le pouvoir d'exprimer la pureté magnétique et le rayonnement nécessaire, ce qui implique une forte discipline personnelle et l'habitude d'une vie pure.

8.     Le pouvoir de contrôler l'activité du mécanisme de la tête par l'établissement d'un lien entre ses centres céphaliques.

9.     Le pouvoir sur ses propres centres car le guérisseur, grâce au centre correspondant dans son propre corps, décharge l'énergie en direction du centre du patient le plus proche de son trouble physique.

10.   Le pouvoir d'utiliser des méthodes de guérison aussi bien exotériques qu'ésotériques.

11.   Le pouvoir de travailler magnétiquement, en utilisant les mains.

12.   Le pouvoir d'opérer par radiation pour "nourrir" l'âme du patient, l'aura étant substituée aux mains comme agent de radiation.

13.   Le pouvoir de ne jamais nuire en quoi que ce soit, ce qui implique équilibre, inclusivité et compréhension divine.

14.   Le pouvoir de contrôler la volonté et d'opérer par amour.

15.   Le pouvoir de manier finalement la Loi de Vie. Seuls peuvent manier cette loi ceux dont la conscience de la Triade Spirituelle est développée ou en voie de développement rapide.

 

Au cours des cinq prochains siècles, apparaîtront de nombreux guérisseurs remplissant les conditions précitées qui seront à même de stimuler le patient à se guérir lui-même au moyen de son propre mécanisme intérieur.

Le guérisseur du Nouvel Age, au-delà des connaissances techniques qu'il possède, aura la capacité de prendre contact :

1.     Avec son âme.

2.     Avec l'âme de son patient.

3.     Avec le type particulier d'énergie du rayon de l'âme ou de la personnalité du patient.

4.     Avec un de ses propres centres qu'il emploiera pour transmettre l'énergie dans la région régie par un centre précis du corps du patient.

5.     Avec le centre éthérique gouvernant la région où la maladie du patient s'est manifestée.

De plus, le guérisseur devra connaître, par intuition, le karma du moment afin de savoir si la guérison est permise, praticable ou impossible. Cette connaissance aujourd'hui n'est à la portée d'aucun guérisseur. Dans les années à venir, des hommes et des femmes orientés spirituellement opteront pour les professions médicales. Aux connaissances techniques de la médecine orthodoxe, les guérisseurs y associeront une véritable connaissance ésotérique. Une nouvelle science médicale naîtra de l'utilisation de ces deux domaines de connaissance basée sur :

1.     Une accumulation des connaissances concernant le corps physique dense, réunie depuis des années par les savants.

2.     Une meilleure compréhension de la nature du corps éthérique, des centres, et de la circulation des énergies.

La sensibilité croissante et la perception clairvoyante de l'humanité faciliteront l'amalgame de ces deux aspects de la vérité. Aujourd'hui, l'appareil nerveux (système nerveux et nadis) de l'homme moyen a acquis une prodigieuse capacité de réaction et n'est pas encore approprié aux tensions qui s'exercent sur lui, ce qui induit une sensibilité anormale. Toutefois, le temps ajustera cet obstacle et transformera en atout cette capacité nerveuse de réaction.

Les médecins orthodoxes et les guérisseurs, bien que pour la plupart sincères, tendent pour l'instant à se rejeter violemment, mais ils auront à apprendre beaucoup les uns des autres et à admettre que leurs domaines de connaissances spécifiques sont également divins. La médecine orthodoxe est peut-être plus encline à reconnaître ses limites et ainsi à découvrir les mondes subtils et impalpables que les guérisseurs métaphysiques ne paraissent prêts à s'orienter vers l'objectif et le tangible.

 

Le Chapitre 8 énumère les Lois et les Règles qui sont reliées à certaines de ces lois.

LOI I : Toute maladie résulte d'une inhibition dans la vie de l'âme. Ceci est vrai de toutes les formes et dans tous les règnes. L'art du guérisseur consiste à libérer l'âme, de manière que sa vie puisse s'écouler par les agrégats d'organismes qui composent toute forme particulière.

 

LOI II : La maladie est le produit de trois influences, et elle leur est sujette. D'abord le passé d'un homme, selon lequel il paye le prix de ses anciennes erreurs. Deuxièmement son hérédité, selon laquelle il partage avec toute l'humanité des courants souillés d'énergie qui sont d'origine collective. Troisièmement, il participe au même titre que toutes les formes naturelles à ce que le Seigneur de la Vie impose à Son corps. On appelle ces influences "La Loi Ancienne du Partage du Mal". Un jour il faudra qu'elle cède la place à la "Loi Nouvelle de l'Ancien Bien Dominant", sous-jacente à tout ce que Dieu a créé. Cette loi nouvelle doit être mise en action par la volonté spirituelle de l'homme.

Première Règle : Que le guérisseur s'entraîne à connaître le stade intérieur de pensée ou de désir de celui qui recherche son aide. Il pourra ainsi connaître la source d'où provient le trouble. Qu'il relie ensuite la cause à l'effet et connaisse le point exact par où le soulagement doit intervenir.

 

LOI III : Les maladies sont un effet de la centralisation essentielle de l'énergie vitale chez l'homme. Les conditions déterminantes qui provoquent la mauvaise santé font leur chemin à partir du plan où cette énergie est focalisée. Ces conditions s'extériorisent en conséquence sous la forme de maladies ou d'immunités contre les maladies.

 

LOI IV : Les maladies, tant physiques que psychologiques, ont leurs racines dans le bien, le beau et le vrai. Elles ne sont qu'un reflet déformé des possibilités divines. L'âme contrecarrée, qui recherche la pleine expression de quelque caractéristique divine ou réalité spirituelle intérieure, provoque un point de friction dans la substance de ses gaines. Le regard de la personnalité se focalise sur ce point, ce qui appelle la maladie. L'art du guérisseur se préoccupe de relever les regards focalisés vers le bas en les orientant vers l'âme, qui est le véritable Guérisseur intérieur de la forme. Alors l'œil spirituel ou troisième œil dirige la force curative et le rétablissement s'ensuit.

Deuxième Règle : Il faut que le guérisseur parvienne à la pureté magnétique par sa pureté de vie. Il faut qu'il puisse émettre le rayonnement dissipateur qui apparaît chez tous les hommes ayant relié leurs centres céphaliques. Lorsque ce champ magnétique est établi, la radiation est émise.

 

LOI V : Il n'y a rien d'autre que l'énergie, car Dieu est vie. Deux énergies se rencontrent chez l'homme, mais cinq autres sont présentes. Pour chacune on peut trouver un point central de contact. Le conflit de ces énergies avec des forces, et le conflit des forces entre elles-mêmes produit les maux corporels de l'homme. Le conflit entre les premières et les secondes persiste durant des âges, jusqu'à ce que le sommet de la montagne soit atteint – le premier grand sommet de montagne. La lutte entre les forces produit toutes les maladies, infirmités, et souffrances corporelles qui cherchent une délivrance dans la mort. Les deux, les cinq, et donc les sept, plus ce qu'elles produisent, possèdent le secret. Telle est la cinquième Loi de Guérison dans le monde des formes.

Troisième Règle : Que le guérisseur concentre l'énergie nécessaire dans le centre approprié. Que ce centre corresponde au centre qui éprouve le besoin. Que les deux se synchronisent et accroissent ensemble la force. Ainsi se trouvera équilibré le travail de la forme expectante. Ainsi, sous une juste gouverne, les deux et l'un guériront.

 

 LOI VI : Lorsque les énergies constructives de l'âme sont actives dans le corps, on y voit régner la santé, des réactions pures, et une activité juste. Lorsque les constructeurs sont les seigneurs lunaires et les travailleurs soumis au contrôle de la lune et aux ordres du moi personnel, on voit apparaître la mauvaise santé, la maladie, et la mort.

 

LOI VII : Lorsque la vie ou l'énergie se répandent sans obstacles et selon une juste gouverne vers leur précipité (la glande connexe), la forme obéit et la mauvaise santé disparaît.

Quatrième Règle : On établira soigneusement le diagnostic de la maladie en se basant sur les symptômes extérieurs vérifiés, et on le simplifiera dans la mesure suivante : lorsque l'organe impliqué sera connu et circonscrit, on soumettra le centre du corps éthérique qui lui est le plus étroitement lié à des méthodes de guérison occultes, sans négliger pour autant les palliatifs et remèdes des méthodes médicales et chirurgicales usuelles.

 

LOI VIII : La maladie et la mort résultent de l'activité de deux forces. L'une est la volonté de l'âme, disant à son instrument : "Je retire l'essence." L'autre est le pouvoir magnétique de la vie planétaire qui dit à la vie interne de la structure atomique : "L'heure de la résorption est arrivée. Reviens à moi." C'est ainsi que, sous l'empire de la loi cyclique, toutes les formes agissent.

Cinquième Règle : Il faut que le guérisseur cherche à relier son âme, son cœur, son cerveau, et ses mains. Cela lui permet de projeter sur le patient la force vitale curative. Telle est l'action magnétique, qui peut soit guérir la maladie soit aggraver le mauvais état du patient, selon le savoir du guérisseur. Il faut que le guérisseur fasse coopérer son âme, son cerveau, son cœur, et l'émanation de son aura. Sa présence peut alors nourrir la vie de l'âme du patient. Telle est l'œuvre de la radiation. Les mains ne sont pas nécessaires. L'âme déploie son pouvoir. L'âme du patient répond par la réaction de son aura à la radiation de l'aura du guérisseur, débordante d'énergie animique.

 

LOI IX : La perfection attire l'imperfection à la surface. Le bien élimine le mal de la forme humaine dans le temps et l'espace. La méthode utilisée par le Parfait et celle qu'emploie le Bien est l'innocuité. Ce n'est pas une attitude négative, mais un parfait équilibre, un point de vue intégral, et une compréhension diurne.

Sixième Règle : Le guérisseur ou le groupe guérisseur doivent tenir la volonté en laisse. Ce n'est pas la volonté qu'il faut employer, mais l'amour.

LOI X : Prête l'oreille, ô Disciple, à l'appel que le Fils adresse à la Mère, puis obéis. La Parole retentit et annonce que la forme a rempli son rôle. Alors le principe mental s'organise et répète cette Parole. La forme expectante répond en s'effaçant. L'âme se tient libre. O Ascendant, réponds à l'appel intérieur de la sphère des obligations, reconnais l'appel issu de l'Ashram ou de la Chambre du Conseil où le Seigneur de la Vie Lui-même attend. Le Son est émis. Il faut que l'âme et la forme renoncent conjointement au principe de la vie pour permettre à la Monade d'être libérée. L'âme répond, et la forme brise alors le lien. La vie est désormais libérée, douée de la qualité de connaissance consciente et du fruit de toute expérience. Tels sont les dons de l'âme et de la forme associées.

 

 

Cette lecture a suscité certains questionnements et commentaires.

Quand le moment de transiter se fait sentir, et que nous acceptons ce fait, nous abandonnons sûrement l'idée de nous soigner. Soyons attentif aux rythmes et aux signes qui peuvent nous indiquer si l'heure de transiter est opportune ou si la fatigue que nous ressentons n'est pas liée à une dépense excessive sur tous les plans.

 

Comment établir une relation de cause à effet entre le comportement et la santé d'une personne ?

Si notre pensée est juste, notre méditation quotidienne et nos énergies correctement orientées, alors la maladie n'a pas de raison de s'installer. Grâce au travail d'analyse et à la mise en place progressive de l'observateur, chaque membre de notre groupe devrait être moins malade. Cependant, les tensions exercées vers le haut peuvent aussi produire l'effet inverse. Soyons attentif aux écoulements d'énergies dans notre structure. Si nous n'employons pas l'énergie pour le Service, nous risquons d'être malade.

Le capital santé est variable d'une personne à une autre mais celui qui n'a aucune sagesse tombera malade tôt ou tard. Une personne ayant un mauvais caractère, encline aux emportements et jugements, ne souffrant pas la contradiction, etc., génère des dualités engendrant des conflits de force, entraînant à leur tour des maladies.

On peut émettre l'hypothèse que les hommes ne sont pas tous entièrement responsables de leur santé de même qu'ils ne sont pas responsables de la beauté du corps, car la constitution du corps physique est assurée par les seigneurs lunaires. Plus nous évoluons et plus nous avons le pouvoir de perturber nos corps émotionnel et physique par la pensée. Avant ce stade, les hommes peuvent bénéficier d'une bonne santé parce qu'ils ne peuvent pas encore interférer avec le travail des seigneurs lunaires.

Il serait souhaitable qu'une pensée déclenche un effet immédiat mais ce n'est pas le cas, surtout dans les premiers stades. Un état d'inconscience peut entraîner heurts et accidents de toutes sortes. Plus nous avançons et plus nous bénéficions d'un feed-back instantané qui nous incite d'autant plus à maintenir un équilibre. Certains frères commencent à percevoir les rapports entre le corps émotionnel et le corps physique, puis entre le corps mental et le corps physique.

Comment distinguer un effet immédiat d'une réaction ? Lorsque nous sommes de mauvaise humeur, nous suscitons une réaction semblable de la part des autres qui peut nous inciter à nous corriger. Bien que la plupart des hommes soit réactifs, le monde fait école. Un être plus avancé n'est pas en réaction car il ne dépend plus de l'autre ; il peut donc répondre en fonction de sa délibération de différentes manières.

Nous devons nous demander pour tout événement s'il est le fruit du karma ou la simple résultante de nos attitudes, choix, actes ou réactions par enchaînement de causes et d'effets.

Apprenons à faire la différence entre :

- le karma,

- une réaction immédiate et mécanique,

- et un accident.

Le karma pourrait être l'opportunité de rétablir un équilibre énergétique que nous avons pu perturber avec le reste de l'univers lors de nos vies passées. Le karma n'est pas cruel. Nous pouvons poser l'hypothèse qu'une personne aimable et irréprochable, à qui il arrive des épreuves, est en train de liquider son karma.

Développer une maladie grave parce que notre personnalité est belliqueuse n'est pas un karma. C'est un feed-back provoqué par notre caractère. De même pour le fumeur qui a perturbé son corps. Il nous faut apprendre la Loi : respecter son corps et ne pas faire d'excès. Les lois s'apprennent par expérimentation. Nous apprenons à gérer notre santé et à rééquilibrer les énergies.

Les mêmes causes produisant les mêmes effets, nous serons confrontés à des situations identiques tant que notre attitude ne changera pas. Lorsque nous sommes éprouvés maintes fois par des séparations avec notre conjoint, nous devons nous interroger sur nous-même et transformer notre caractère sans mettre ce qui nous arrive sur le compte d'un karma.

Si nous nous incarnons avec une difficulté relationnelle, nous rencontrerons probablement des personnes qui nous éprouveront par rapport à cette problématique. L'acquisition de la faculté de discrimination nous permet d'analyser le comportement de ceux que nous croisons, de voir la profondeur de leur être et de savoir jusqu'où nous pouvons nous associer avec eux. Le choix de notre compagne ou compagnon n'est plus alors basé seulement sur l'attraction physique. La sagesse nous permet d'éviter des attachements et des difficultés inutiles. Ne devenons pas pour autant misanthrope en établissant des généralisations négatives basées sur la méfiance ou une expérience "malheureuse".

Il est souhaitable d'avoir de véritables éducateurs, sans complaisance avec notre caractère, qui nous permettent de corriger immédiatement ce qui a été observé. Quand nous sommes pris dans notre propre caractère, nous ne voyons plus la Loi. En nous détachant des désirs inférieurs, nous acquérons la sagesse nécessaire pour que le karma puisse s'accomplir. Sans sagesse, nous ne supporterions pas un karma de plusieurs vies car ce serait un fardeau trop lourd à porter.

Il incombe au disciple d'optimiser chaque évènement et de rechercher la loi du juste milieu. Il souhaite même la précipitation du karma et utilise celle-ci pour accélérer sa progression. "Puisse le futur se révéler". S'installe progressivement un sentiment d'éternité qui lui permet de se voir en marche ainsi que tous les êtres humains.

Le disciple développe une sensibilité qui lui permet de ressentir les états émotionnels des êtres qui l'entourent. En étant Un avec l'autre nous sommes conduit à le respecter. Nous ne voulons plus faire souffrir l'autre car nous avons compris que nous nous attachons pour des années aux conséquences produites par nos pensées. Nous devenons sensible à ce que l'autre pense et nous pouvons alors traduire ses moindres mots et gestes. Nous voyons ses réactions. Accueillons ce que l'éducateur nous renvoie de nous-même car cela nous permet de tester nos réactions.

  

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