La séance a débuté par l'étude d'un
tableau exhaustif des symboles proposés par chaque membre du groupe pour
la réalisation d'une jaquette de CD de lectures ésotériques.
Des symboles issus de la perception
concrète de notre univers ont pu être utilisés au même titre que des
symboles plus abstraits pour évoquer des concepts identiques. Par
exemple, le concept de Dieu a été symbolisé aussi bien au moyen du soleil
qu'au moyen du cercle. Certains membres ont besoin d'un cheminement concret,
d'autres non, mais la symbolique est toujours la même et son expression
traduit notre degré d'avancement et de détachement. Nous sommes attachés aux
mêmes lois que nous pouvons évoquer, en fonction de notre évolution, à des
niveaux plus ou moins élevés. Efforçons-nous de contempler les lois au
niveau le plus élevé.
Chaque symbole proposé a donc été
rattaché à un symbole plus fondamental relié au même concept. Ont été ainsi
répertoriés sous une forme ou sous une autre : le cercle : 44 fois ; le
triangle : 26 fois ; la croix, 15 fois ; l'homme, 9 fois ; le lotus : 9
fois ; les 7 couleurs : 7 fois ; le Om : 5 fois ; les 4 éléments : 4 fois ;
l'arbre renversé : 4 fois ; un calice : 1 fois ; un livre : 1 fois ; une
échelle : 1 fois ; l'arc-en-ciel : 1 fois ; l'œil : 1 fois.
Un symbole extrait du Traité sur le
Feu Cosmique (figure IV, p. 226) a ensuite été examiné avec son
commentaire : le diagramme du Plérome selon Valentin, cabaliste et
alchimiste :
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 |
Premièrement
le Point, la Monade, Bythos (l'insondable), le Père
inconnu et inconnaissable.
Puis le
Triangle, Bythos et la première paire émanée ou Duade,
Nous (le Mental) et sa syzygie Aléthéia (la Vérité).
Puis le carré,
la double Duade, le Quaternaire ou Tétraktys. Deux
facteurs masculins I I, le Logos (Mot) et Anthropos (l'Homme) ;
deux facteurs féminins, leurs syzygies = Zoé (Vie) et Ecclésie
(l'Eglise ou Assemblée) sept en tout. Le Triangle, le
Potentiel de l'Esprit, le Carré, le Potentiel de la
Matière, la ligne droite verticale, la Puissance de
l'Esprit et la ligne droite horizontale, la Puissance de
la Matière.
Vient ensuite
le Pentacle ou étoile à cinq branches, le mystérieux
symbole des Manasaputras ou Fils de Sagesse, qui, avec leurs
syzygies font dix, ou le Décaèdre ; et le dernier de tous
l'Hexaèdre, ou Triangles entrelacés, qui, avec ses
syzygies fait douze ou le Dodécaèdre.
Voilà ce que
contient le Plérome ou Ensemble, les Idées du Mental Divin. 28
en tout, car Bythus le Père n'est pas compté, car il est la
Racine de Tout. Les deux petits cercles à l'intérieur du Plérome
sont la syzygie "Christos-Pneuma" (le Christ et le Saint
Esprit) ; ce sont des émanations postérieures, et en tant que
telles, sous un certain angle, elles symbolisent la descente de
l'Esprit pour informer ou faire évoluer la Matière, qui procède
essentiellement de la même source ; et sous un autre angle, la
descente ou incarnation des Kumaras, les Egos les plus évolués
de l'Humanité. |
Toutes ces combinaisons géométriques et
numériques reflètent les propriétés essentielles de l'Univers. Le symbole
du plérôme, d'une grande richesse, fait comprendre que, quelle que soit la
diversité de la forme dans cet univers, nous reviendrons à l'Unité. La
forme en miniature située à la base du diagramme représente le microcosme,
réplique du macrocosme.
Ce symbole regroupe les symboles
exprimés de manière sous-jacente par le groupe. Nous constatons ainsi que la
Tradition est une.
Le groupe a commencé la lecture des
lois fondamentales de la guérison dans le Livre III de Guérison
Esotérique, Traité sur les sept Rayons, Volume IV.
Les causes des maladies sont de trois
sortes : l'état psychologique du patient, ses dettes karmiques et les dettes
résultant de ses relations avec son groupe social, national ou planétaire.
Le livre III traite des dix Lois de guérison et des six Règles qui
commandent les processus des cures.
Une loi est l'effet produit par la vie
d'une entité plus grande lorsqu'elle inclut dans son processus vital une
entité plus petite. Cette relation entre macrocosme et microcosme finira par
rendre superflues les lois mineures de la nature en forme.
La cause fondamentale de toute maladie
réside dans la résistance de l'aspect matériel ou non-moi aux lois
supérieures.
L'expression du dessein du second
système solaire est régie par trois groupes de lois :
- les Lois de la Nature, lois
séparatives de la nature en forme, groupe de lois développé,
- les Lois de l'Ame,
coordonnatrices de l'intégrité collective, en cours de développement,
- les Lois de la Vie, lois
dynamiques de l'Etre lui-même, en état de sommeil relatif.
La maladie est un processus qui attaque
l'intégrité ou l'harmonie de la nature en forme dont l'homme spirituel a
besoin pour prendre contact avec les trois mondes qui constituent son
ambiance pendant son incarnation. Les dix lois de guérison sont donc les
lois subsidiaires d'une loi fondamentale : la Loi de l'Intégrité
Essentielle. Les six règles ne concernent que l'application de cette
intégrité bien comprise aux conditions et situations auxquelles le
guérisseur se trouve confronté.
Les qualités requises du guérisseur
impliquent des exigences telles que la guérison consciente n'est intervenue
jusqu'ici que lorsque le guérisseur était un initié de haut degré se
modelant sur la vie et la nature du Christ. Ces qualités et comportements
requis sont les suivants :
1. Le pouvoir de prendre contact et
d'agir en tant qu'âme en contact avec l'âme du patient.
2. Le pouvoir de commander la
volonté spirituelle. Ceci nécessite l'aptitude à prendre contact avec la
Triade Spirituelle et l'amorce du processus de construction de l'antahkarana.
3. Le pouvoir d'établir un rapport
télépathique avec le patient.
4. La possession de connaissances
précises concernant le point exact par où le soulagement doit intervenir et
une compréhension du véhicule éthérique.
5. Le pouvoir de retourner,
réorienter et exalter la conscience du patient, à condition que ce dernier
ait commencé à établir un contact avec son âme.
6. Le pouvoir de diriger l'énergie
de l'âme vers la région nécessaire, l'œil spirituel ou troisième œil
dirigeant la force curative.
7. Le pouvoir d'exprimer la pureté
magnétique et le rayonnement nécessaire, ce qui implique une forte
discipline personnelle et l'habitude d'une vie pure.
8. Le pouvoir de contrôler
l'activité du mécanisme de la tête par l'établissement d'un lien entre ses
centres céphaliques.
9. Le pouvoir sur ses propres
centres car le guérisseur, grâce au centre correspondant dans son propre
corps, décharge l'énergie en direction du centre du patient le plus proche
de son trouble physique.
10. Le pouvoir d'utiliser des méthodes
de guérison aussi bien exotériques qu'ésotériques.
11. Le pouvoir de travailler
magnétiquement, en utilisant les mains.
12. Le pouvoir d'opérer par radiation
pour "nourrir" l'âme du patient, l'aura étant substituée aux mains comme
agent de radiation.
13. Le pouvoir de ne jamais nuire en
quoi que ce soit, ce qui implique équilibre, inclusivité et compréhension
divine.
14. Le pouvoir de contrôler la volonté
et d'opérer par amour.
15. Le pouvoir de manier finalement la
Loi de Vie. Seuls peuvent manier cette loi ceux dont la conscience de la
Triade Spirituelle est développée ou en voie de développement rapide.
Au cours des cinq prochains siècles,
apparaîtront de nombreux guérisseurs remplissant les conditions précitées
qui seront à même de stimuler le patient à se guérir lui-même au moyen de
son propre mécanisme intérieur.
Le guérisseur du Nouvel Age, au-delà des
connaissances techniques qu'il possède, aura la capacité de prendre
contact :
1. Avec son âme.
2. Avec l'âme de son patient.
3. Avec le type particulier
d'énergie du rayon de l'âme ou de la personnalité du patient.
4. Avec un de ses propres centres
qu'il emploiera pour transmettre l'énergie dans la région régie par un
centre précis du corps du patient.
5. Avec le centre éthérique
gouvernant la région où la maladie du patient s'est manifestée.
De plus, le guérisseur devra connaître,
par intuition, le karma du moment afin de savoir si la guérison est
permise, praticable ou impossible. Cette connaissance aujourd'hui n'est à la
portée d'aucun guérisseur. Dans les années à venir, des hommes et des femmes
orientés spirituellement opteront pour les professions médicales. Aux
connaissances techniques de la médecine orthodoxe, les guérisseurs y
associeront une véritable connaissance ésotérique. Une nouvelle science
médicale naîtra de l'utilisation de ces deux domaines de connaissance basée
sur :
1. Une accumulation des
connaissances concernant le corps physique dense, réunie depuis des années
par les savants.
2. Une meilleure compréhension de la
nature du corps éthérique, des centres, et de la circulation des énergies.
La sensibilité croissante et la
perception clairvoyante de l'humanité faciliteront l'amalgame de ces deux
aspects de la vérité. Aujourd'hui, l'appareil nerveux (système nerveux et
nadis) de l'homme moyen a acquis une prodigieuse capacité de réaction et
n'est pas encore approprié aux tensions qui s'exercent sur lui, ce qui
induit une sensibilité anormale. Toutefois, le temps ajustera cet obstacle
et transformera en atout cette capacité nerveuse de réaction.
Les médecins orthodoxes et les
guérisseurs, bien que pour la plupart sincères, tendent pour l'instant à se
rejeter violemment, mais ils auront à apprendre beaucoup les uns des autres
et à admettre que leurs domaines de connaissances spécifiques sont également
divins. La médecine orthodoxe est peut-être plus encline à reconnaître ses
limites et ainsi à découvrir les mondes subtils et impalpables que les
guérisseurs métaphysiques ne paraissent prêts à s'orienter vers l'objectif
et le tangible.
Le Chapitre 8 énumère les Lois et les
Règles qui sont reliées à certaines de ces lois.
LOI I :
Toute maladie résulte d'une inhibition dans la vie
de l'âme. Ceci est vrai de toutes les formes et dans tous les règnes. L'art
du guérisseur consiste à libérer l'âme, de manière que sa vie puisse
s'écouler par les agrégats d'organismes qui composent toute forme
particulière.
LOI II :
La maladie est le produit de trois influences, et
elle leur est sujette. D'abord le passé d'un homme, selon lequel il paye le
prix de ses anciennes erreurs. Deuxièmement son hérédité, selon laquelle il
partage avec toute l'humanité des courants souillés d'énergie qui sont
d'origine collective. Troisièmement, il participe au même titre que toutes
les formes naturelles à ce que le Seigneur de la Vie impose à Son corps. On
appelle ces influences "La Loi Ancienne du Partage du Mal". Un jour il
faudra qu'elle cède la place à la "Loi Nouvelle de l'Ancien Bien Dominant",
sous-jacente à tout ce que Dieu a créé. Cette loi nouvelle doit être mise en
action par la volonté spirituelle de l'homme.
Première Règle :
Que le guérisseur s'entraîne à connaître le stade intérieur de pensée ou de
désir de celui qui recherche son aide. Il pourra ainsi connaître la source
d'où provient le trouble. Qu'il relie ensuite la cause à l'effet et
connaisse le point exact par où le soulagement doit intervenir.
LOI III :
Les maladies sont un effet de la centralisation
essentielle de l'énergie vitale chez l'homme. Les conditions déterminantes
qui provoquent la mauvaise santé font leur chemin à partir du plan où cette
énergie est focalisée. Ces conditions s'extériorisent en conséquence sous la
forme de maladies ou d'immunités contre les maladies.
LOI IV :
Les maladies, tant physiques que psychologiques,
ont leurs racines dans le bien, le beau et le vrai. Elles ne sont qu'un
reflet déformé des possibilités divines. L'âme contrecarrée, qui recherche
la pleine expression de quelque caractéristique divine ou réalité
spirituelle intérieure, provoque un point de friction dans la substance de
ses gaines. Le regard de la personnalité se focalise sur ce point, ce qui
appelle la maladie. L'art du guérisseur se préoccupe de relever les regards
focalisés vers le bas en les orientant vers l'âme, qui est le véritable
Guérisseur intérieur de la forme. Alors l'œil spirituel ou troisième œil
dirige la force curative et le rétablissement s'ensuit.
Deuxième Règle :
Il faut que le guérisseur parvienne à la pureté magnétique par sa pureté de
vie. Il faut qu'il puisse émettre le rayonnement dissipateur qui apparaît
chez tous les hommes ayant relié leurs centres céphaliques. Lorsque ce champ
magnétique est établi, la radiation est émise.
LOI V :
Il n'y a rien d'autre que l'énergie, car Dieu est
vie. Deux énergies se rencontrent chez l'homme, mais cinq autres sont
présentes. Pour chacune on peut trouver un point central de contact. Le
conflit de ces énergies avec des forces, et le conflit des forces entre
elles-mêmes produit les maux corporels de l'homme. Le conflit entre les
premières et les secondes persiste durant des âges, jusqu'à ce que le sommet
de la montagne soit atteint – le premier grand sommet de montagne. La lutte
entre les forces produit toutes les maladies, infirmités, et souffrances
corporelles qui cherchent une délivrance dans la mort. Les deux, les cinq,
et donc les sept, plus ce qu'elles produisent, possèdent le secret. Telle
est la cinquième Loi de Guérison dans le monde des formes.
Troisième Règle :
Que le guérisseur concentre l'énergie nécessaire dans le centre approprié.
Que ce centre corresponde au centre qui éprouve le besoin. Que les deux se
synchronisent et accroissent ensemble la force. Ainsi se trouvera équilibré
le travail de la forme expectante. Ainsi, sous une juste gouverne, les deux
et l'un guériront.
LOI VI :
Lorsque les énergies constructives de l'âme sont actives dans
le corps, on y voit régner la santé, des réactions pures, et une activité
juste. Lorsque les constructeurs sont les seigneurs lunaires et les
travailleurs soumis au contrôle de la lune et aux ordres du moi personnel,
on voit apparaître la mauvaise santé, la maladie, et la mort.
LOI VII :
Lorsque la vie ou l'énergie se répandent sans
obstacles et selon une juste gouverne vers leur précipité (la glande
connexe), la forme obéit et la mauvaise santé disparaît.
Quatrième Règle :
On établira soigneusement le diagnostic de la maladie en se basant sur les
symptômes extérieurs vérifiés, et on le simplifiera dans la mesure
suivante : lorsque l'organe impliqué sera connu et circonscrit, on soumettra
le centre du corps éthérique qui lui est le plus étroitement lié à des
méthodes de guérison occultes, sans négliger pour autant les palliatifs et
remèdes des méthodes médicales et chirurgicales usuelles.
LOI VIII :
La maladie et la mort résultent de l'activité de
deux forces. L'une est la volonté de l'âme, disant à son instrument : "Je
retire l'essence." L'autre est le pouvoir magnétique de la vie planétaire
qui dit à la vie interne de la structure atomique : "L'heure de la
résorption est arrivée. Reviens à moi." C'est ainsi que, sous l'empire de la
loi cyclique, toutes les formes agissent.
Cinquième Règle :
Il faut que le guérisseur cherche à relier son âme, son cœur, son cerveau,
et ses mains. Cela lui permet de projeter sur le patient la force vitale
curative. Telle est l'action magnétique, qui peut soit guérir la
maladie soit aggraver le mauvais état du patient, selon le savoir du
guérisseur. Il faut que le guérisseur fasse coopérer son âme, son cerveau,
son cœur, et l'émanation de son aura. Sa présence peut alors nourrir la vie
de l'âme du patient. Telle est l'œuvre de la radiation. Les mains ne
sont pas nécessaires. L'âme déploie son pouvoir. L'âme du patient répond par
la réaction de son aura à la radiation de l'aura du guérisseur, débordante
d'énergie animique.
LOI IX :
La perfection attire l'imperfection à la surface.
Le bien élimine le mal de la forme humaine dans le temps et l'espace. La
méthode utilisée par le Parfait et celle qu'emploie le Bien est l'innocuité.
Ce n'est pas une attitude négative, mais un parfait équilibre, un point de
vue intégral, et une compréhension diurne.
Sixième Règle :
Le guérisseur ou le groupe guérisseur doivent tenir la volonté en laisse. Ce
n'est pas la volonté qu'il faut employer, mais l'amour.
LOI X :
Prête l'oreille, ô Disciple, à l'appel que le Fils
adresse à la Mère, puis obéis. La Parole retentit et annonce que la forme a
rempli son rôle. Alors le principe mental s'organise et répète cette Parole.
La forme expectante répond en s'effaçant. L'âme se tient libre. O Ascendant,
réponds à l'appel intérieur de la sphère des obligations, reconnais l'appel
issu de l'Ashram ou de la Chambre du Conseil où le Seigneur de la Vie
Lui-même attend. Le Son est émis. Il faut que l'âme et la forme renoncent
conjointement au principe de la vie pour permettre à la Monade d'être
libérée. L'âme répond, et la forme brise alors le lien. La vie est désormais
libérée, douée de la qualité de connaissance consciente et du fruit de toute
expérience. Tels sont les dons de l'âme et de la forme associées.
Cette lecture a suscité certains
questionnements et commentaires.
Quand le moment de transiter se fait
sentir, et que nous acceptons ce fait, nous abandonnons sûrement l'idée de
nous soigner. Soyons attentif aux rythmes et aux signes qui peuvent nous
indiquer si l'heure de transiter est opportune ou si la fatigue que nous
ressentons n'est pas liée à une dépense excessive sur tous les plans.
Comment établir une relation de cause à
effet entre le comportement et la santé d'une personne ?
Si notre pensée est juste, notre
méditation quotidienne et nos énergies correctement orientées, alors la
maladie n'a pas de raison de s'installer. Grâce au travail d'analyse et à la
mise en place progressive de l'observateur, chaque membre de notre groupe
devrait être moins malade. Cependant, les tensions exercées vers le haut
peuvent aussi produire l'effet inverse. Soyons attentif aux écoulements
d'énergies dans notre structure. Si nous n'employons pas l'énergie pour le
Service, nous risquons d'être malade.
Le capital santé est variable d'une
personne à une autre mais celui qui n'a aucune sagesse tombera malade tôt ou
tard. Une personne ayant un mauvais caractère, encline aux emportements et
jugements, ne souffrant pas la contradiction, etc., génère des dualités
engendrant des conflits de force, entraînant à leur tour des maladies.
On peut émettre l'hypothèse que les
hommes ne sont pas tous entièrement responsables de leur santé de même
qu'ils ne sont pas responsables de la beauté du corps, car la constitution
du corps physique est assurée par les seigneurs lunaires. Plus nous évoluons
et plus nous avons le pouvoir de perturber nos corps émotionnel et physique
par la pensée. Avant ce stade, les hommes peuvent bénéficier d'une bonne
santé parce qu'ils ne peuvent pas encore interférer avec le travail des
seigneurs lunaires.
Il serait souhaitable qu'une pensée
déclenche un effet immédiat mais ce n'est pas le cas, surtout dans les
premiers stades. Un état d'inconscience peut entraîner heurts et accidents
de toutes sortes. Plus nous avançons et plus nous bénéficions d'un feed-back
instantané qui nous incite d'autant plus à maintenir un équilibre. Certains
frères commencent à percevoir les rapports entre le corps émotionnel et le
corps physique, puis entre le corps mental et le corps physique.
Comment distinguer un effet immédiat
d'une réaction ? Lorsque nous sommes de mauvaise humeur, nous suscitons une
réaction semblable de la part des autres qui peut nous inciter à nous
corriger. Bien que la plupart des hommes soit réactifs, le monde fait école.
Un être plus avancé n'est pas en réaction car il ne dépend plus de l'autre ;
il peut donc répondre en fonction de sa délibération de différentes
manières.
Nous devons nous demander pour tout
événement s'il est le fruit du karma ou la simple résultante de nos
attitudes, choix, actes ou réactions par enchaînement de causes et d'effets.
Apprenons à faire la différence entre :
- le karma,
- une réaction immédiate et mécanique,
- et un accident.
Le karma pourrait être l'opportunité de
rétablir un équilibre énergétique que nous avons pu perturber avec le reste
de l'univers lors de nos vies passées. Le karma n'est pas cruel. Nous
pouvons poser l'hypothèse qu'une personne aimable et irréprochable, à qui il
arrive des épreuves, est en train de liquider son karma.
Développer une maladie grave parce que
notre personnalité est belliqueuse n'est pas un karma. C'est un feed-back
provoqué par notre caractère. De même pour le fumeur qui a perturbé son
corps. Il nous faut apprendre la Loi : respecter son corps et ne pas faire
d'excès. Les lois s'apprennent par expérimentation. Nous apprenons à gérer
notre santé et à rééquilibrer les énergies.
Les mêmes causes produisant les mêmes
effets, nous serons confrontés à des situations identiques tant que notre
attitude ne changera pas. Lorsque nous sommes éprouvés maintes fois par des
séparations avec notre conjoint, nous devons nous interroger sur nous-même
et transformer notre caractère sans mettre ce qui nous arrive sur le compte
d'un karma.
Si nous nous incarnons avec une
difficulté relationnelle, nous rencontrerons probablement des personnes qui
nous éprouveront par rapport à cette problématique. L'acquisition de la
faculté de discrimination nous permet d'analyser le comportement de ceux que
nous croisons, de voir la profondeur de leur être et de savoir jusqu'où nous
pouvons nous associer avec eux. Le choix de notre compagne ou compagnon
n'est plus alors basé seulement sur l'attraction physique. La sagesse nous
permet d'éviter des attachements et des difficultés inutiles. Ne devenons
pas pour autant misanthrope en établissant des généralisations négatives
basées sur la méfiance ou une expérience "malheureuse".
Il est souhaitable d'avoir de véritables
éducateurs, sans complaisance avec notre caractère, qui nous permettent de
corriger immédiatement ce qui a été observé. Quand nous sommes pris dans
notre propre caractère, nous ne voyons plus la Loi. En nous détachant des
désirs inférieurs, nous acquérons la sagesse nécessaire pour que le karma
puisse s'accomplir. Sans sagesse, nous ne supporterions pas un karma de
plusieurs vies car ce serait un fardeau trop lourd à porter.
Il incombe au disciple d'optimiser
chaque évènement et de rechercher la loi du juste milieu. Il souhaite même
la précipitation du karma et utilise celle-ci pour accélérer sa progression.
"Puisse le futur se révéler". S'installe progressivement un sentiment
d'éternité qui lui permet de se voir en marche ainsi que tous les êtres
humains.
Le disciple développe une sensibilité
qui lui permet de ressentir les états émotionnels des êtres qui l'entourent.
En étant Un avec l'autre nous sommes conduit à le respecter. Nous ne voulons
plus faire souffrir l'autre car nous avons compris que nous nous attachons
pour des années aux conséquences produites par nos pensées. Nous devenons
sensible à ce que l'autre pense et nous pouvons alors traduire ses moindres
mots et gestes. Nous voyons ses réactions. Accueillons ce que l'éducateur
nous renvoie de nous-même car cela nous permet de tester nos réactions.