Bulletin no 185 du 27/12/2003
 

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PSYCHOLOGIE PHILOSOPHIE SPIRITUALITE

  Ne crois rien parce qu'on t'aura montré le témoignage écrit de quelque Sage ancien,
Ne crois rien sur l'autorité des Maîtres ou des Prêtres.

Mais ce qui s'accordera avec ton expérience et après une étude approfondie satisfera ta raison et tendra vers ton bien cela tu pourras l'accepter comme vrai et y conformer ta vie.

SIDDHARTA GAUTAMA (BOUDDHA)

 

Bulletin no 185

Séance du 27/12/2003

Th. a présenté au groupe une planche sur le sujet : "Comment mettre en place la délicatesse ou comment devenir délicat ?"

L'adjectif "délicat" a été défini ainsi : d'une grande finesse, qui manifeste une grande sensibilité, du tact.

Cette réflexion a été suggérée à Th. à la suite d'une remarque peu délicate de sa part sur un détail qui laisse apparaître sa focalisation excessive sur la forme. Il s'est exprimé sans prendre conscience du manque d'amour qui peut être véhiculé, par maladresse ou indélicatesse, vis-à-vis de ceux qui l'entourent. Cette remarque résulte plus d'un manque de vigilance que d'une innocence. En effet, il ne peut y avoir innocence lorsque la parole est blessante.

Malgré ses efforts sur le plan du silence et de la retenue, il n'a pas encore jugulé une tendance à blesser ou "tuer" par la parole, par "bêtise " ou par négligence, tel l'alcoolique qui prend le volant à l'heure de sortie des écoles.

Conscient à la fois de son état de chercheur sur le sentier et de son manque de vigilance, de constance, de volonté et de compassion, il se demande comment manifester plus de finesse, de sensibilité ou de tact. Différer la réponse instinctive lui semble la meilleure attitude à adopter car il constate qu'il a toujours un temps de retard par rapport à la réponse appropriée, même si ce temps devient de plus en plus proche de la synchronicité.

Pour parvenir à l'alignement, il doit rompre avec les habitudes du vieil homme qui entretiennent en lui une hypersensibilité tyrannique et égocentrique à des fins de survie. Il ne souhaite pas continuer à passer la moitié de son existence à nuire à son entourage et l'autre à demander pardon. C'est pourquoi il se propose de briser ce cercle pour accéder à une ligne de conduite plus vertueuse et il s'engage à pratiquer l'innocuité, l'oubli de soi et la parole juste afin de remplir son rôle dans l'œuvre unique.

 

A la suite de son analyse, Th. a ajouté que cette "faute" (heureuse faute ?) lui avait fait comprendre qu'il n'était pas suffisamment à l'écoute des autres, bien qu'il aspire à un calme propice à cette attitude.

Mais le disciple doit renoncer à la paix de la personnalité. Si un "grain de poussière" dérange cette paix et nous ébranle, des épreuves seront nécessaires pour engendrer une prise de conscience.

Il faut dépasser la phase mystique qui consiste à prier pour obtenir des conditions de confort. Soyons conscients que l'âme n'est pas notre serviteur et que c'est la personnalité qui doit lui être subordonnée et non l'inverse. Interrogeons-nous sur la poussière qui pourrait nous faire achopper. Aimons-nous plus le luxe que les êtres humains ? Nous sommes associés à des atomes de matière et lorsque nous aimons, nous sommes aussi associés aux atomes des autres. Acceptons de nous salir car c'est de cette façon que nous pourrons sauver. Assumons la saleté, ce qui ne nous est pas "propre", ce qui n'est pas nous.

Lorsque nous n'avons pas su aimer l'autre pour ce qu'il est, sachons nous pardonner. Ayons la capacité à nous réconcilier. Observant les fautes du passé, ne nous rejetons pas mais exprimons avec beaucoup de simplicité que nous avons péché. Soyons délicat envers nous-même. Acceptons d'avoir été des pêcheurs. Si nous croyons que le Christ nous aime, nous serons habité un jour par sa perfection.

L'essentiel est que la personnalité puisse établir une relation avec l'âme, le Frère Instructeur, la Hiérarchie.

Mais la voix de l'âme manque parfois de force et on ne l'entend pas. Le Maître ou le Frère Instructeur représentent un intermédiaire entre l'âme et la personnalité, lorsque cette dernière éprouve des difficultés à entendre directement les messages transmis par l'âme.

Leur supériorité, si l'on peut parler ainsi, n'est pas une supériorité d'Etre (tous les Etres sont égaux dans l'absolu) mais résulte d'un plus haut degré d'avancement dans le temps, qui les rend à même de communiquer aussi bien avec les personnalités qu'avec l'Ame-Groupe. Celle-ci peut être comparée à l'atmosphère qui imprègne globalement une maison, alors que les âmes individuelles seraient symbolisées par le parfum inhérent à chaque pièce.

L'âme est parfaite dans sa substance mais elle peut être innocente dans sa connaissance. Les âmes individuelles se distinguent par leur degré d'avancement dans le temps. Dans un premier temps, l'âme individuelle n'est pas consciente d'être connectée à la Monade et à une personnalité. L'incarnation ne résulte pas d'une décision individuelle mais est dictée par un processus de groupe.

 

Un schéma a été établi pour représenter les interactions s'exerçant entre l'Ame-Groupe, représentée par un grand cercle, les âmes individuelles et les personnalités selon leur degré d'évolution.

 

Dans ce schéma, le grand cercle représente l'Ame-Groupe, les petits cercles les âmes individuelles et les carrés les personnalités qui leur sont respectivement rattachées. Quatre âmes et leur personnalité, sont identifiées par un numéro indiquant un degré d'évolution croissant. L'âme 3 pourrait symboliser le Frère Instructeur, les âmes 1 et 2 étant des âmes "moins avancées". L'âme 4 pourrait représenter un stade plus avancé que celui du Frère Instructeur.

La communication entre âme et personnalité consiste en un processus descendant et un processus montant, les deux étant un. La flèche descendante (a) correspond au sutratma qui descend de la Monade. Depuis l'origine, celui-ci a communiqué la vie aux diverses formes des différents règnes à travers lesquelles la conscience a évolué. La flèche ascendante (b) représente l'antahkarana, résultat de l'effort de la personnalité, initié depuis l'individualisation.

Au fur et à mesure que le "débit" invocatoire de la personnalité vers l'âme s'accentue, des informations de plus en plus nombreuses descendent en provenance de l'âme, provoquant à la fois l'élargissement du sutratma et de l'antahkarana. L'analogie de la "bande passante" de la connexion internet ascendante ou descendante entre l'internaute et son fournisseur d'accès peut être utilisée.

Le processus invocatoire se caractérise aussi par la "hauteur" de connexion (non représentée sur ce schéma).

La résonance des âmes individuelles dans le groupe, représentée par des rayons plus ou moins marqués, croît avec leur degré d'évolution. Elle indique leur degré de conscience et leur capacité d'interaction avec les autres âmes du groupe.

La personnalité 1 ne considère pas encore la spiritualité comme une science : elle ne voit que des contradictions et doute. Plus elle s'attache à la matière, plus elle se densifie et moins le lien déjà ténu avec son âme est actif. Son âme est à peine consciente du groupe. Cette personnalité bien que non engagée dans une démarche spirituelle peut jouer le rôle d'upaguru vis-à-vis de la personnalité 2 qui, elle, a commencé à se rapprocher de son âme.

Tant que le lien avec son âme n'est pas fermement établi, la personnalité 2 peut traverser des phases de régression spirituelle, durant lesquelles elle se détourne de son âme. Dans la difficulté à communiquer, son âme est alors contrainte au silence. Mais le processus interactif entre l'âme et la personnalité demeure enregistré par le Corps Causal.

Le Frère Instructeur (3) a des possibilités d'interactions plus importantes, d'âme à âme ou dans sa capacité d'inspirer les personnalités. Face aux problèmes, sa personnalité éprouve moins de difficultés que celles des disciples moins avancés, car il optimise mieux son environnement ainsi que ses connaissances pour mieux servir l'humanité. Il comprend suffisamment les lois pour en faire une science et peut les communiquer de personnalité à personnalité, en s'appuyant sur une psychologie pratique et sur les événements. Ce processus suppose, outre la compréhension des lois, la connaissance du langage conventionnel de la personne que l'on veut toucher. Cette adaptabilité se traduit aussi par la capacité à employer plusieurs types d'approches : la diplomatie, la logique ou la distanciation affective qui sont autant de leviers. La communication du Frère Instructeur est plus importante avec l'âme-personnalité 2 qu'avec l'âme-personnalité 1, moins évoluée.

 

La démarche que nous avons entreprise revient à avoir signé un contrat éducatif avec le Frère Instructeur. Mais il peut arriver qu'un sentiment de saturation ou d'incompréhension s'installe. Conscient que l'intéressé demeure positionné sur un postulat et ne peut pas renoncer à sa satisfaction personnelle, le Frère Instructeur peut alors présenter une épreuve qui provoquera le départ. L'intéressé se donne alors des raisons de ne pas poursuivre. Mais la solitude ne devrait être envisagée que dans l'Amour et pour servir les frères et sœurs.

Il arrive aussi que l'on poursuive la démarche pour de mauvaises raisons, par exemple, la quête du pouvoir ou la recherche d'une paix confortable.

Que demander à l'âme sinon de lui obéir ? Si l'âme ne peut pas faire passer son message, c'est le Frère Instructeur qui sert d'intermédiaire.

Une personnalité qui a pris une mauvaise direction et qui s'obstine est sourde à son âme. En bas, quelqu'un peut encore l'avertir de ne pas prendre telle direction tandis que l'âme ne le peut pas. L'âme peut seulement suggérer de faire ceci ou cela, ce que l'intéressé perçoit de la façon suivante : "Je sais que je devrais faire ceci mais je verrai plus tard". Lorsque l'âme ne parvient plus à communiquer avec la personnalité, elle demeure en attente jusqu'à ce que la personnalité ait acquis suffisamment de maturité pour recevoir ses informations. Cela peut prendre des vies, mais dans les niveaux supérieurs, le temps est différent. Progressivement l'interaction deviendra complète entre le haut et le bas, à la 3ème initiation.

Le Frère Instructeur laisse faire, il ne contraint pas. Il exprime à l'intéressé seulement ce que celui-ci a déjà entendu en lui-même. Lorsque les paroles du Frère Instructeur ne sont pas entendues à un certain niveau, il peut les reformuler au niveau où l'intéressé va enfin les entendre. Il peut interpeller physiquement la personnalité alors que l'âme ne le peut pas.

Tant qu'il n'y a pas suffisamment de science et d'intelligence dans une personnalité, le Frère Instructeur attend et commente. Mais cette personnalité "myope" peut remettre en cause les observations de l'Instructeur et les comprendre seulement "après coup". Lorsqu'une Loi se manifeste et que l'intéressé ne l'a pas découverte, il peut aussi croire que ce qui lui arrive est provoqué par le Frère Instructeur. A défaut de relations vraies, nous pouvons penser qu'il existe des relations "magiques" avec les autres.

Que peut faire un éducateur ? S'il commente les Lois que l'enfant ne perçoit pas, elles sont perçues par celui-ci comme des commentaires magiques. Si un enfant aime ses éducateurs et se sent aimé en retour par eux, ceux-ci peuvent l'éduquer avec délicatesse. Cherchons la délicatesse qui se connecte à l'amour. Tant que nous ne l'avons pas trouvée, nous sommes toujours dans un système, une attitude mentale. Il n'y a pas de modèle dans l'amour, nous ne percevons que des caricatures de l'amour. Tout ce qui s'est construit au niveau du sur-moi doit éclater, tout ce qui est acquis avec le cœur reste car l'envie de rencontrer l'autre est alors véritable. Développons l'écoute et sachons interpeller une personne dans sa vérité. Ne restons pas bloqué par des paroles aigres-douces mais dirigeons-nous vers une plus grande liberté dans l'observation des lois de l'amour. Les Etres supérieurs incarnent ces Lois.

 

 

Le groupe a commencé la lecture du livre Les Rayons et Les Initiations, Traité sur les sept rayons, Vol. V (pp. 26 à 35).

 

Règle I : Fonction et existence du groupe.

Cette étude porte sur les quatorze règles qui s'adressent à ceux qui recherchent l'initiation, quel qu'en soit le degré. Afin de se rendre compte du sens occulte du mot "Règle", une distinction est faite entre loi, ordre ou commandement et règle.

Les Lois de l'univers sont l'activité de Celui en qui nous avons la vie, le mouvement et l'être. Elles gouvernent tout ce qui arrive dans le temps et l'espace. Les Lois sont occultes et fondamentales.

Les ordres ou commandements sont les faibles interprétations que font les hommes de ce qu'ils comprennent par "loi". Ces ordres émanent de ceux qui, à un moment donné, sont en position d'autorité. Ils indiquent la fragilité et les limitations humaines.

Les règles résultent de l'expérience éprouvée et d'entreprises s'étendant sur des siècles. Elles suscitent chez ceux à qui elles s'adressent une réponse intuitive immédiate. Elles sont acceptées volontairement. Les règles ont trois formes d'application : physique, émotionnelle et mentale et une quatrième décrite par les mots : "réponse de la personnalité intégrée à l'interprétation et à la compréhension de l'âme". L'effort du groupe qui cherche à appliquer les règles doit tendre dans trois directions : l'application de groupe, la signification de groupe et la lumière de groupe. Ces règles doivent être lues et comprises ésotériquement car elles se rapportent à l'Initiation de groupe, bien qu'elles puissent être appliquées individuellement. Si elles sont observées, elles conduisent le disciple et le groupe à faire une grande expérience spirituelle. Elles incarnent les techniques de l'âge nouveau qui exigent une action de groupe, une méthode de groupe et l'unité dans l'action. Les disciples devront comprendre que l'étendue de leur connaissance dépend de leur décentralisation.

 

Règle 1 : "Que le groupe se tienne dans le feu du mental, focalisé dans la claire lumière de la tête. Le terrain ardent a fait son œuvre. La lumière claire et froide rayonne ; elle est froide et pourtant la chaleur – suscitée par l'amour de groupe – permet à la chaleur dynamique de s'extérioriser. La Porte est en arrière du groupe. Devant lui s'ouvre la Voie. Qu'ensemble et en groupe, les frères s'avancent, qu'ils sortent du feu, entrent dans le froid et se dirigent vers un nouveau point de tension". Afin d'en comprendre la signification de groupe, chacune des phrases de cette règle est examinée.

1. Que le groupe se tienne dans le feu du mental, focalisé dans la claire lumière de la tête. L'idée de perception intellectuelle et d'unité focalisée est exprimée. C'est le principe bouddhique en action et l'attitude focalisée de la Triade spirituelle vis-à-vis de la personnalité. Le tableau suivant indique la position de la personnalité quand elle se trouve au point de pénétration de l'antahkarana.

 

Tête

Monade

Atma

Dessein

Cœur

Ame

Bouddhi

Raison pure

Base colonne vertébrale

Personnalité

Manas

Activité spirituelle

 

Le cœur, habituellement considéré comme l'organe de l'amour, est associé ici à l'aspect de la raison pure car sous l'angle des sciences ésotériques, amour et raison sont synonymes. L'amour désigne essentiellement le motif sous-jacent de la création. Cependant, tout motif présuppose un dessein conduisant à l'action. Quand le motif (cœur et âme) est dépassé spirituellement, le disciple ne peut plus alors être détourné du dessein. C'est alors que le corps causal est détruit et que la Monade établit une relation avec son expression sur le plan physique. L'aspect Volonté est le principe qui domine. Techniquement, c'est Shamballa en relation directe avec l'humanité.

Si le groupe se tient dans "la claire lumière de la tête", les disciples pourront introduire leur sensibilité et leurs pensées personnelles.

Qu'est-ce qui empêche le disciple, en tant qu'individu, de s'approcher du Maître directement et d'entrer en contact avec lui sans dépendre d'un intermédiaire ? Quand l'antahkarana du groupe est incomplet, l'aspect de la raison pure et du cœur ne domine pas. La puissance de la Triade spirituelle n'est pas suffisante pour maintenir la stabilité de la personnalité. Le groupe ne peut exister que si le pouvoir invocatoire de la personnalité du groupe existe.

2. Le terrain ardent a fait son œuvre. Le terrain ardent n'est ni le feu du mental consumant ce dont il prend conscience dans la nature inférieure, ni le terrain du chagrin et de la douleur. Il s'exprime quand l'aspect Volonté, affluant de la Monade et se focalisant dans la volonté personnelle, détruit comme par le feu tous les éléments de la volonté du petit soi. Quand l'énergie de Shamballa se déverse, prenant contact directement avec l'humanité, il se produit dans le monde une conflagration destructrice ou terrain ardent mondial. Quand l'antahkarana de groupe sera correctement construit, la volonté du groupe individualisée disparaîtra dans la pleine conscience du dessein monadique. Chaque disciple, groupe ou ashram se préparant aux Initiations supérieures doivent examiner ces points, le secret des Initiations résidant dans l'utilisation compétente de la volonté supérieure. Le thème de la voie qui conduit à Shamballa exige réflexion et compréhension ésotérique.

Sur le Sentier de Probation, il est enseigné aux étudiants l'effet purificateur de la volonté monadique sur le corps astral ou émotionnel. Petit à petit, le point focal et l'orientation se déplacent du niveau de conscience émotionnel vers le niveau mental et donc vers le reflet du monde du dessein. A un certain stade de développement sur le Sentier du Disciple, un effort pour saisir les aspects supérieurs du processus du mental doit être réalisé. L'aspect volonté de la vie égoïque commence à influencer le disciple. Les pétales du sacrifice se déploient.

Sur le Sentier de l'Initiation la volonté monadique est transmise directement à l'homme sur le plan physique via l'antahkarana. Il s'ensuit une absorption de la volonté individuelle et de la volonté égoïque par le dessein de Celui en qui nous avons la vie, le mouvement et l'être. Il s'agit dans ce processus de la véritable destruction par le feu. Les effets de ce feu sont résumés dans la phrase suivante de la Règle I :

3. La lumière claire et froide rayonne ; elle est froide et pourtant la chaleur – suscitée par l'amour de groupe – permet à la chaleur dynamique de s'extérioriser. Ces mots contiennent la clé de l'initiation de groupe. L'amour de groupe est basé sur l'aspect égoïque de la volonté nommé amour-sacrifice. Elle conduit à une loyauté inaltérable sous-jacente à la vie extérieure. Le Maître qui cherche à aider son disciple produit un bouleversement transitoire du point de vue de l'âme et souvent consternant du point de vue de la personnalité. Ces effets, souvent mal compris, sont les aspects de la volonté supérieure de disciples plus avancés, martelant la volonté personnelle de ceux qui se trouvent dans leur sphère d'influence.

Le groupe progresse d'un terrain ardent à un autre, chacun devenant plus froid et plus clair que le précédent, et engendrant successivement le feu brûlant, le feu à lumière claire et froide et le feu dévorant divin. La vérité se révèle ainsi en paraboles et l'initié comprend l'utilisation de la flamme, de la chaleur, de la lumière et de l'énergie.

L'utilité de ces règles dépendra pour chacun de la compréhension de certaines idées de base, puis dans le passage aux faits. L'attitude du candidat initié doit être tournée vers le dessein, gouvernée par la raison pure et manifestée en activité spirituelle. Le motif spirituel juste doit motiver le candidat à l'instruction, ce motif étant l'accomplissement de la Volonté monadique. Ceci implique la fusion entre la volonté de la personnalité et la volonté-sacrifice de l'âme, qui, une fois réalisée, conduit à la révélation de la Volonté divine.

La phrase 3 implique aussi la suppression de l'activité du mental concret et la subordination de l'aspect connaissance de l'âme à la lumière pure et claire de la compréhension divine. Apparaît alors l'activité spirituelle sur le plan physique, trouvant son motif dans la Monade et sa mise en œuvre dans la raison pure de l'intuition. Ce processus n'est possible que lorsque l'Antahkarana commence à jouer son rôle.

Ces règles sont de grandes formules d'approche et indiquent que le candidat aborde une section spécifique du Sentier et non l'Initiateur. Jusqu'à la troisième Initiation, l'aspirant est désorienté et s'interroge sur la différence entre l'évolution de la personnalité vers la conscience de l'âme et la nature du progrès qui l'attend. Après la troisième Initiation, l'Initié ne s'occupe plus de conscience mais de fusion de sa personnalité avec la volonté divine. Il perçoit de plus en plus la dynamique de la science du Service du Plan, car la volonté a disparu dans la lumière éclatante du Dessein divin.

  

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