Th. a présenté au groupe une planche sur
le sujet : "Comment mettre en place la délicatesse
ou comment devenir délicat ?"
L'adjectif "délicat" a été défini
ainsi : d'une grande finesse, qui manifeste une grande sensibilité, du tact.
Cette réflexion a été suggérée à Th. à
la suite d'une remarque peu délicate de sa part sur un détail qui laisse
apparaître sa focalisation excessive sur la forme. Il s'est exprimé sans
prendre conscience du manque d'amour qui peut être véhiculé, par maladresse
ou indélicatesse, vis-à-vis de ceux qui l'entourent. Cette remarque résulte
plus d'un manque de vigilance que d'une innocence. En effet, il ne peut y
avoir innocence lorsque la parole est blessante.
Malgré ses efforts sur le plan du
silence et de la retenue, il n'a pas encore jugulé une tendance à blesser ou
"tuer" par la parole, par "bêtise " ou par négligence, tel l'alcoolique qui
prend le volant à l'heure de sortie des écoles.
Conscient à la fois de son état de
chercheur sur le sentier et de son manque de vigilance, de constance, de
volonté et de compassion, il se demande comment manifester plus de finesse,
de sensibilité ou de tact. Différer la réponse instinctive lui semble la
meilleure attitude à adopter car il constate qu'il a toujours un temps de
retard par rapport à la réponse appropriée, même si ce temps devient de plus
en plus proche de la synchronicité.
Pour parvenir à l'alignement, il doit
rompre avec les habitudes du vieil homme qui entretiennent en lui une
hypersensibilité tyrannique et égocentrique à des fins de survie. Il ne
souhaite pas continuer à passer la moitié de son existence à nuire à son
entourage et l'autre à demander pardon. C'est pourquoi il se propose de
briser ce cercle pour accéder à une ligne de conduite plus vertueuse et il
s'engage à pratiquer l'innocuité, l'oubli de soi et la parole juste afin de
remplir son rôle dans l'œuvre unique.
A la suite de son analyse, Th. a ajouté
que cette "faute" (heureuse faute ?) lui avait fait comprendre qu'il n'était
pas suffisamment à l'écoute des autres, bien qu'il aspire à un calme propice
à cette attitude.
Mais le disciple doit renoncer à la paix
de la personnalité. Si un "grain de poussière" dérange cette paix et nous
ébranle, des épreuves seront nécessaires pour engendrer une prise de
conscience.
Il faut dépasser la phase mystique qui
consiste à prier pour obtenir des conditions de confort. Soyons conscients
que l'âme n'est pas notre serviteur et que c'est la personnalité qui doit
lui être subordonnée et non l'inverse. Interrogeons-nous sur la poussière
qui pourrait nous faire achopper. Aimons-nous plus le luxe que les êtres
humains ? Nous sommes associés à des atomes de matière et lorsque nous
aimons, nous sommes aussi associés aux atomes des autres. Acceptons de nous
salir car c'est de cette façon que nous pourrons sauver. Assumons la saleté,
ce qui ne nous est pas "propre", ce qui n'est pas nous.
Lorsque nous n'avons pas su aimer
l'autre pour ce qu'il est, sachons nous pardonner. Ayons la capacité à nous
réconcilier. Observant les fautes du passé, ne nous rejetons pas mais
exprimons avec beaucoup de simplicité que nous avons péché. Soyons délicat
envers nous-même. Acceptons d'avoir été des pêcheurs. Si nous croyons que le
Christ nous aime, nous serons habité un jour par sa perfection.
L'essentiel est que la personnalité
puisse établir une relation avec l'âme, le Frère Instructeur, la Hiérarchie.
Mais la voix de l'âme manque parfois de
force et on ne l'entend pas. Le Maître ou le Frère Instructeur représentent
un intermédiaire entre l'âme et la personnalité, lorsque cette dernière
éprouve des difficultés à entendre directement les messages transmis par
l'âme.
Leur supériorité, si l'on peut parler
ainsi, n'est pas une supériorité d'Etre (tous les Etres sont égaux dans
l'absolu) mais résulte d'un plus haut degré d'avancement dans le temps, qui
les rend à même de communiquer aussi bien avec les personnalités qu'avec l'Ame-Groupe.
Celle-ci peut être comparée à l'atmosphère qui imprègne globalement une
maison, alors que les âmes individuelles seraient symbolisées par le parfum
inhérent à chaque pièce.
L'âme est parfaite dans sa substance
mais elle peut être innocente dans sa connaissance. Les âmes individuelles
se distinguent par leur degré d'avancement dans le temps. Dans un premier
temps, l'âme individuelle n'est pas consciente d'être connectée à la Monade
et à une personnalité. L'incarnation ne résulte pas d'une décision
individuelle mais est dictée par un processus de groupe.
Un schéma a été établi pour représenter
les interactions s'exerçant entre l'Ame-Groupe, représentée par un grand
cercle, les âmes individuelles et les personnalités selon leur degré
d'évolution.

Dans ce schéma, le grand cercle
représente l'Ame-Groupe, les petits cercles les âmes individuelles et les
carrés les personnalités qui leur sont respectivement rattachées. Quatre
âmes et leur personnalité, sont identifiées par un numéro indiquant un degré
d'évolution croissant. L'âme 3 pourrait symboliser le Frère Instructeur, les
âmes 1 et 2 étant des âmes "moins avancées". L'âme 4 pourrait représenter un
stade plus avancé que celui du Frère Instructeur.
La communication entre âme et
personnalité consiste en un processus descendant et un processus montant,
les deux étant un. La flèche descendante (a) correspond au sutratma qui
descend de la Monade. Depuis l'origine, celui-ci a communiqué la vie aux
diverses formes des différents règnes à travers lesquelles la conscience a
évolué. La flèche ascendante (b) représente l'antahkarana, résultat de
l'effort de la personnalité, initié depuis l'individualisation.
Au fur et à mesure que le "débit"
invocatoire de la personnalité vers l'âme s'accentue, des informations de
plus en plus nombreuses descendent en provenance de l'âme, provoquant à la
fois l'élargissement du sutratma et de l'antahkarana. L'analogie de la
"bande passante" de la connexion internet ascendante ou descendante entre
l'internaute et son fournisseur d'accès peut être utilisée.
Le processus invocatoire se caractérise
aussi par la "hauteur" de connexion (non représentée sur ce schéma).
La résonance des âmes individuelles dans
le groupe, représentée par des rayons plus ou moins marqués, croît avec leur
degré d'évolution. Elle indique leur degré de conscience et leur capacité
d'interaction avec les autres âmes du groupe.
La personnalité 1 ne considère pas
encore la spiritualité comme une science : elle ne voit que des
contradictions et doute. Plus elle s'attache à la matière, plus elle se
densifie et moins le lien déjà ténu avec son âme est actif. Son âme est à
peine consciente du groupe. Cette personnalité bien que non engagée dans une
démarche spirituelle peut jouer le rôle d'upaguru vis-à-vis de la
personnalité 2 qui, elle, a commencé à se rapprocher de son âme.
Tant que le lien avec son âme n'est pas
fermement établi, la personnalité 2 peut traverser des phases de régression
spirituelle, durant lesquelles elle se détourne de son âme. Dans la
difficulté à communiquer, son âme est alors contrainte au silence. Mais le
processus interactif entre l'âme et la personnalité demeure enregistré par
le Corps Causal.
Le Frère Instructeur (3) a des
possibilités d'interactions plus importantes, d'âme à âme ou dans sa
capacité d'inspirer les personnalités. Face aux problèmes, sa personnalité
éprouve moins de difficultés que celles des disciples moins avancés, car il
optimise mieux son environnement ainsi que ses connaissances pour mieux
servir l'humanité. Il comprend suffisamment les lois pour en faire une
science et peut les communiquer de personnalité à personnalité, en
s'appuyant sur une psychologie pratique et sur les événements. Ce processus
suppose, outre la compréhension des lois, la connaissance du langage
conventionnel de la personne que l'on veut toucher. Cette adaptabilité se
traduit aussi par la capacité à employer plusieurs types d'approches : la
diplomatie, la logique ou la distanciation affective qui sont autant de
leviers. La communication du Frère Instructeur est plus importante avec
l'âme-personnalité 2 qu'avec l'âme-personnalité 1, moins évoluée.
La démarche que nous avons entreprise
revient à avoir signé un contrat éducatif avec le Frère Instructeur. Mais il
peut arriver qu'un sentiment de saturation ou d'incompréhension s'installe.
Conscient que l'intéressé demeure positionné sur un postulat et ne peut pas
renoncer à sa satisfaction personnelle, le Frère Instructeur peut alors
présenter une épreuve qui provoquera le départ. L'intéressé se donne alors
des raisons de ne pas poursuivre. Mais la solitude ne devrait être envisagée
que dans l'Amour et pour servir les frères et sœurs.
Il arrive aussi que l'on poursuive la
démarche pour de mauvaises raisons, par exemple, la quête du pouvoir ou la
recherche d'une paix confortable.
Que demander à l'âme sinon de lui
obéir ? Si l'âme ne peut pas faire passer son message, c'est le Frère
Instructeur qui sert d'intermédiaire.
Une personnalité qui a pris une mauvaise
direction et qui s'obstine est sourde à son âme. En bas, quelqu'un peut
encore l'avertir de ne pas prendre telle direction tandis que l'âme ne le
peut pas. L'âme peut seulement suggérer de faire ceci ou cela, ce que
l'intéressé perçoit de la façon suivante : "Je sais que je devrais faire
ceci mais je verrai plus tard". Lorsque l'âme ne parvient plus à communiquer
avec la personnalité, elle demeure en attente jusqu'à ce que la personnalité
ait acquis suffisamment de maturité pour recevoir ses informations. Cela
peut prendre des vies, mais dans les niveaux supérieurs, le temps est
différent. Progressivement l'interaction deviendra complète entre le haut et
le bas, à la 3ème initiation.
Le Frère Instructeur laisse faire, il ne
contraint pas. Il exprime à l'intéressé seulement ce que celui-ci a déjà
entendu en lui-même. Lorsque les paroles du Frère Instructeur ne sont pas
entendues à un certain niveau, il peut les reformuler au niveau où
l'intéressé va enfin les entendre. Il peut interpeller physiquement la
personnalité alors que l'âme ne le peut pas.
Tant qu'il n'y a pas suffisamment de
science et d'intelligence dans une personnalité, le Frère Instructeur attend
et commente. Mais cette personnalité "myope" peut remettre en cause les
observations de l'Instructeur et les comprendre seulement "après coup".
Lorsqu'une Loi se manifeste et que l'intéressé ne l'a pas découverte, il
peut aussi croire que ce qui lui arrive est provoqué par le Frère
Instructeur. A défaut de relations vraies, nous pouvons penser qu'il existe
des relations "magiques" avec les autres.
Que peut faire un éducateur ? S'il
commente les Lois que l'enfant ne perçoit pas, elles sont perçues par
celui-ci comme des commentaires magiques. Si un enfant aime ses éducateurs
et se sent aimé en retour par eux, ceux-ci peuvent l'éduquer avec
délicatesse. Cherchons la délicatesse qui se connecte à l'amour. Tant que
nous ne l'avons pas trouvée, nous sommes toujours dans un système, une
attitude mentale. Il n'y a pas de modèle dans l'amour, nous ne percevons que
des caricatures de l'amour. Tout ce qui s'est construit au niveau du sur-moi
doit éclater, tout ce qui est acquis avec le cœur reste car l'envie de
rencontrer l'autre est alors véritable. Développons l'écoute et sachons
interpeller une personne dans sa vérité. Ne restons pas bloqué par des
paroles aigres-douces mais dirigeons-nous vers une plus grande liberté dans
l'observation des lois de l'amour. Les Etres supérieurs incarnent ces Lois.
Le groupe a commencé la lecture du livre
Les Rayons et Les Initiations, Traité sur les sept rayons,
Vol. V (pp. 26 à 35).
Règle I : Fonction et existence du
groupe.
Cette étude porte sur les quatorze
règles qui s'adressent à ceux qui recherchent l'initiation, quel qu'en
soit le degré. Afin de se rendre compte du sens occulte du mot "Règle", une
distinction est faite entre loi, ordre ou commandement et règle.
Les Lois de l'univers sont
l'activité de Celui en qui nous avons la vie, le mouvement et l'être. Elles
gouvernent tout ce qui arrive dans le temps et l'espace. Les Lois sont
occultes et fondamentales.
Les ordres ou commandements sont
les faibles interprétations que font les hommes de ce qu'ils comprennent par
"loi". Ces ordres émanent de ceux qui, à un moment donné, sont en position
d'autorité. Ils indiquent la fragilité et les limitations humaines.
Les règles résultent de
l'expérience éprouvée et d'entreprises s'étendant sur des siècles. Elles
suscitent chez ceux à qui elles s'adressent une réponse intuitive immédiate.
Elles sont acceptées volontairement. Les règles ont trois formes
d'application : physique, émotionnelle et mentale et une quatrième décrite
par les mots : "réponse de la personnalité intégrée à l'interprétation et à
la compréhension de l'âme". L'effort du groupe qui cherche à appliquer les
règles doit tendre dans trois directions : l'application de groupe, la
signification de groupe et la lumière de groupe. Ces règles doivent être
lues et comprises ésotériquement car elles se rapportent à l'Initiation
de groupe, bien qu'elles puissent être appliquées individuellement. Si
elles sont observées, elles conduisent le disciple et le groupe à faire une
grande expérience spirituelle. Elles incarnent les techniques de l'âge
nouveau qui exigent une action de groupe, une méthode de groupe et l'unité
dans l'action. Les disciples devront comprendre que l'étendue de leur
connaissance dépend de leur décentralisation.
Règle 1 :
"Que le groupe se tienne dans le feu du mental, focalisé dans la claire
lumière de la tête. Le terrain ardent a fait son œuvre. La lumière claire et
froide rayonne ; elle est froide et pourtant la chaleur – suscitée par
l'amour de groupe – permet à la chaleur dynamique de s'extérioriser. La
Porte est en arrière du groupe. Devant lui s'ouvre la Voie. Qu'ensemble et
en groupe, les frères s'avancent, qu'ils sortent du feu, entrent dans le
froid et se dirigent vers un nouveau point de tension". Afin d'en comprendre
la signification de groupe, chacune des phrases de cette règle est examinée.
1. Que le groupe se tienne dans le
feu du mental, focalisé dans la claire lumière de la tête. L'idée de
perception intellectuelle et d'unité focalisée est exprimée. C'est le
principe bouddhique en action et l'attitude focalisée de la Triade
spirituelle vis-à-vis de la personnalité. Le tableau suivant indique la
position de la personnalité quand elle se trouve au point de pénétration de
l'antahkarana.
|
Tête |
Monade |
Atma |
Dessein |
|
Cœur |
Ame |
Bouddhi |
Raison pure |
|
Base colonne
vertébrale |
Personnalité |
Manas |
Activité
spirituelle |
Le cœur, habituellement considéré comme
l'organe de l'amour, est associé ici à l'aspect de la raison pure car sous
l'angle des sciences ésotériques, amour et raison sont synonymes. L'amour
désigne essentiellement le motif sous-jacent de la création. Cependant, tout
motif présuppose un dessein conduisant à l'action. Quand le motif (cœur et
âme) est dépassé spirituellement, le disciple ne peut plus alors être
détourné du dessein. C'est alors que le corps causal est détruit et que la
Monade établit une relation avec son expression sur le plan physique.
L'aspect Volonté est le principe qui domine. Techniquement, c'est Shamballa
en relation directe avec l'humanité.
Si le groupe se tient dans "la claire
lumière de la tête", les disciples pourront introduire leur sensibilité et
leurs pensées personnelles.
Qu'est-ce qui empêche le disciple, en
tant qu'individu, de s'approcher du Maître directement et d'entrer en
contact avec lui sans dépendre d'un intermédiaire ? Quand l'antahkarana du
groupe est incomplet, l'aspect de la raison pure et du cœur ne domine pas.
La puissance de la Triade spirituelle n'est pas suffisante pour maintenir la
stabilité de la personnalité. Le groupe ne peut exister que si le pouvoir
invocatoire de la personnalité du groupe existe.
2. Le terrain ardent a fait son œuvre.
Le terrain ardent n'est ni le feu du mental consumant ce dont il prend
conscience dans la nature inférieure, ni le terrain du chagrin et de la
douleur. Il s'exprime quand l'aspect Volonté, affluant de la Monade et se
focalisant dans la volonté personnelle, détruit comme par le feu tous les
éléments de la volonté du petit soi. Quand l'énergie de Shamballa se
déverse, prenant contact directement avec l'humanité, il se produit dans le
monde une conflagration destructrice ou terrain ardent mondial. Quand
l'antahkarana de groupe sera correctement construit, la volonté du groupe
individualisée disparaîtra dans la pleine conscience du dessein monadique.
Chaque disciple, groupe ou ashram se préparant aux Initiations supérieures
doivent examiner ces points, le secret des Initiations résidant dans
l'utilisation compétente de la volonté supérieure. Le thème de la voie
qui conduit à Shamballa exige réflexion et compréhension ésotérique.
Sur le Sentier de Probation, il est
enseigné aux étudiants l'effet purificateur de la volonté monadique sur le
corps astral ou émotionnel. Petit à petit, le point focal et l'orientation
se déplacent du niveau de conscience émotionnel vers le niveau mental et
donc vers le reflet du monde du dessein. A un certain stade de développement
sur le Sentier du Disciple, un effort pour saisir les aspects supérieurs du
processus du mental doit être réalisé. L'aspect volonté de la vie égoïque
commence à influencer le disciple. Les pétales du sacrifice se déploient.
Sur le Sentier de l'Initiation la
volonté monadique est transmise directement à l'homme sur le plan physique
via l'antahkarana. Il s'ensuit une absorption de la volonté individuelle et
de la volonté égoïque par le dessein de Celui en qui nous avons la vie, le
mouvement et l'être. Il s'agit dans ce processus de la véritable destruction
par le feu. Les effets de ce feu sont résumés dans la phrase suivante de la
Règle I :
3. La lumière claire et froide
rayonne ; elle est froide et pourtant la chaleur – suscitée par l'amour de
groupe – permet à la chaleur dynamique de s'extérioriser. Ces mots
contiennent la clé de l'initiation de groupe. L'amour de groupe est basé sur
l'aspect égoïque de la volonté nommé amour-sacrifice. Elle conduit à
une loyauté inaltérable sous-jacente à la vie extérieure. Le Maître qui
cherche à aider son disciple produit un bouleversement transitoire du point
de vue de l'âme et souvent consternant du point de vue de la personnalité.
Ces effets, souvent mal compris, sont les aspects de la volonté supérieure
de disciples plus avancés, martelant la volonté personnelle de ceux qui se
trouvent dans leur sphère d'influence.
Le groupe progresse d'un terrain ardent
à un autre, chacun devenant plus froid et plus clair que le précédent, et
engendrant successivement le feu brûlant, le feu à lumière claire et froide
et le feu dévorant divin. La vérité se révèle ainsi en paraboles et l'initié
comprend l'utilisation de la flamme, de la chaleur, de la lumière et de
l'énergie.
L'utilité de ces règles dépendra pour
chacun de la compréhension de certaines idées de base, puis dans le passage
aux faits. L'attitude du candidat initié doit être tournée vers le dessein,
gouvernée par la raison pure et manifestée en activité spirituelle. Le motif
spirituel juste doit motiver le candidat à l'instruction, ce motif
étant l'accomplissement de la Volonté monadique. Ceci implique la fusion
entre la volonté de la personnalité et la volonté-sacrifice de l'âme,
qui, une fois réalisée, conduit à la révélation de la Volonté divine.
La phrase 3 implique aussi la
suppression de l'activité du mental concret et la subordination de l'aspect
connaissance de l'âme à la lumière pure et claire de la compréhension
divine. Apparaît alors l'activité spirituelle sur le plan physique, trouvant
son motif dans la Monade et sa mise en œuvre dans la raison pure de
l'intuition. Ce processus n'est possible que lorsque l'Antahkarana commence
à jouer son rôle.
Ces règles sont de grandes formules
d'approche et indiquent que le candidat aborde une section spécifique du
Sentier et non l'Initiateur. Jusqu'à la troisième Initiation, l'aspirant est
désorienté et s'interroge sur la différence entre l'évolution de la
personnalité vers la conscience de l'âme et la nature du progrès qui
l'attend. Après la troisième Initiation, l'Initié ne s'occupe plus de
conscience mais de fusion de sa personnalité avec la volonté divine. Il
perçoit de plus en plus la dynamique de la science du Service du Plan, car
la volonté a disparu dans la lumière éclatante du Dessein divin.