Dans sa planche intitulée "Qu'est-ce
que l'échec ?", An. le définit comme étant le résultat d'une accumulation
d'erreurs qui auraient pu être évitées. La crise qui secoue son couple est
vécue par An. comme un échec récurrent, et comme étant le résultat de la non
transformation de ses comportements de juge et de dominatrice. Elle comprend
que ce qu'elle vit actuellement sur le plan personnel est une opportunité pour
sortir de l'ignorance, et pour transformer son sentiment d'échec en une
épreuve souhaitable, qui permet la croissance et l'élargissement de
conscience. Cependant, sa polarisation dans la sphère astrale est un obstacle
pour l'acquisition de la vision et de la compréhension, qualités toutes deux
nécessaires pour se détacher des peurs et de l'avoir. An. aspire à la
libération dans l'amour et l'humilité. Elle invoque l'aide de son âme, du
Frère Instructeur, de Notre Seigneur afin de pouvoir dire à l'issue de cette
vie : Je me suis efforcée de comprendre et d'aimer.
Réalisons que le disciple n'échoue pas. Il
tombe et se relève, s'inscrivant dans un processus d'apprentissage des piliers
d'opposition lui permettant d'expérimenter les excès et les manques.
La personnalité d'An. s'exprime
essentiellement à travers deux personnages : celui qui avoue simplement ses
défauts et celui qui a un comportement capricieux, calculateur, dominateur ;
ce dernier trouve notamment sa source dans l'inconscient collectif féminin ,
les femmes prenant leur "revanche" en rapport aux années passées de
soumission.
An. voit son échec dans son incapacité à
aimer son mari, malgré le travail se poursuivant dans notre groupe. Sa nature
émotionnelle l'emporte et prend le dessus sur son mental. Tout est subordonné
à la peur de perdre. Ce sentiment va probablement chercher un temps qui n'est
plus présent, et ne peut être raisonné par An. elle-même ni par son conjoint.
Cl. est émue par la situation d'An., même
si cette fin était prévisible depuis longtemps, car il n'y avait plus de
convergence entre les choix de vie d'An. et ceux de son conjoint. Cl. ne
dramatise-t-elle pas à l'avance une rupture qu'elle peut envisager pour
elle-même, pensant qu'elle ne peut vivre que des séparations ?
Où se situe l'échec dans une séparation
entre deux compagnons ? Il ne s'agit que de vivre avec l'autre et il ne nous
appartient pas. Nous nous situons dans un carrefour de rencontres dans lequel
les couples ne sont pas éternels. Le couple est une structure paradoxale, ce
n'est pas une association qui s'inscrit dans la pérennité. Dirigeons de
préférence notre pensée vers l'interrogation suivante : Où en suis-je avec
tous ceux que je rencontre ? Nous devons exprimer douceur et don de soi sans
rien attendre en retour, sans quoi ce sera la tyrannie et la dureté qui
parleront.
Nous pouvons observer chez An. des
mécanismes similaires à ceux du scorpion dans la fable de la grenouille et du
scorpion. Elle demande à son compagnon de ne pas la quitter, lui promettant de
changer, alors que dans sa nature même elle est tentée de détruire.
Notre recherche à tout prix d'un compagnon
ou d'une compagne cessera lorsque nous aurons dépassé la sexualité.
Relativisons nos désirs car dans le même étage nous trouvons critique et
méchanceté. Les sensations se mélangent, procurant le désir de faire plaisir à
l'autre et de lui faire mal. Quand on a dépassé nos désirs, que devient le
couple ? Nous pouvons nous représenter deux compagnons de route cheminant
ensemble et s'élargissant aux autres, n'attendant plus de relation exclusive
avec l'autre. Que serait la sexualité entre deux êtres matures ? Ce serait
sans doute une association en vue de procréer dans la lumière. Deux Initiés se
retrouvent dans une vie de couple pour témoigner de l'amour et de la maturité.
Ils peuvent s'engager car ils n'ont plus de désirs. Demander à un être qui ne
maîtrise pas ses désirs d'être fidèle est un paradoxe.
Sachons nous situer sur l'échelle de
l'évolution, et ne coupons pas trop tôt, pour des raisons d'orgueil, une
relation sur le plan sexuel qui serait encore vitale.
Aimons les êtres pour ce qu'ils sont,
soyons des passants dans le don de soi. Si nous avons un absolu, et que nous
ne pouvons l'atteindre, la colère s'installera en nous. Certes il y a un
idéal, et si nous n'y arrivons pas de suite, il ne faut pas s'en vouloir mais
continuer à tendre vers sa réalisation sans cesser d'aimer et de s'aimer.
Alors, nous sommes dans une véritable compréhension et nous pratiquons la
miséricorde. Abandonnons la rigueur qui tue.
Le Sage perçoit instantanément la pensée
de l'autre et il peut la corriger. Il est très sensible et a la capacité
d'harmoniser les relations avec tous les êtres qu'il rencontre. La sexualité
est une étape dans notre progression qui nous permet d'apprendre cela.
Si nous ne pouvons pas vivre en couple,
pouvons-nous vivre en groupe ? Dans cette situation, nos difficultés
apparaîtraient très vite. Vivre avec l'autre devient un exercice nous invitant
à dépasser nos peurs. Tant que notre instinct conservateur est plus grand que
notre faculté d'adaptation, notre survie matérielle prévaudra sur notre
spiritualité.
Le groupe a poursuivi la lecture du
Traité sur les sept rayons, Psychologie ésotérique, Vol II (pp 597
à 611).
1. Le sentiment de pouvoir se
manifestant par l'effort pour accomplir un travail créateur précis impliquant
le centre de la gorge. Si l'arrivée de cette force créatrice ne s'accompagne
pas d'une utilisation de l'énergie, des difficultés peuvent se présenter au
niveau de la glande thyroïde.
2. Le sentiment de pouvoir se
manifestant par l'ambition, par l'intégration amenée par la force de cette
ambition. Le centre ajna est alors actif et synchronise ses vibrations avec
celles du centre de la gorge. Cela conduit à des difficultés, l'aspirant et le
disciple succombant à l'une des formes les plus communes d'ambition.
1. La perception d'une lumière diffuse
à l'extérieur de la tête, devant les yeux ou au-dessus de l'épaule droite.
2. La perception de cette lumière
diffuse et voilée à l'intérieur de la tête.
3. La concentration de cette lumière
diffuse en un soleil radieux.
4. L'intensification de la lumière de
ce soleil intérieur, rayonnement du champ magnétique établi entre le corps
pituitaire et la glande pinéale.
5. L'extension des rayons de ce soleil
en halo autour de la tête du disciple ou de l'aspirant.
6. La découverte qu'il existe au cœur
de ceci un point de lumière d'un bleu électrique foncé qui s'élargit en cercle
de grande envergure lorsque la lumière dans la tête illumine l'ouverture
centrale au sommet de la tête.
La séance s'est poursuivie par la lecture
du même Traité sur les sept rayons, Psychologie ésotérique, Vol
II, au sujet des techniques d'intégration en fonction des rayons (pp.
358 à 371).
Le Maître DK rappelle que le rayon de la
personnalité est toujours un sous-rayon du rayon égoïque. De même, les rayons
gouvernant les trois véhicules de la personnalité sont des sous-rayons du
rayon de la personnalité.
Une fois compris, ce point permet de
résoudre les problèmes suivants :
1. L'alignement,
2. Les lignes de moindre résistance,
3. Les processus de substitution,
4. L'alchimie de la transmutation,
5. Les champs de service, d'appel et
de vocation.
Une étude des formules du premier et du
second rayons montrera pourquoi dans l'humanité ces deux rayons majeurs sont
intimement associés et comment toutes les écoles ésotériques sont des
expressions de ces deux rayons. Le premier rayon pénètre, perce et produit la
ligne le long de laquelle arrive la Lumière. Le second rayon est le "porte-lumière"
et fournit ce qui manque à l'œuvre du premier rayon. C'est ainsi que le
travail des Maîtres Morya et KH est complémentaire.
Le troisième rayon demeure
prisonnier du mirage qu'il a créé et du "tissu" qu'il a tissé. L'amour de la
vérité doit dominer et non celui de ses propres pensées, de ses idées ou de
ses formes. L'amour du processus ordonné doit prendre la place de l'impétueuse
activité. Le mot d'intégration est : Immobilité. C'est cette
tranquillité forcée qui amène le véritable alignement.
Celui-ci produit chez l'aspirant une
crise caractérisée par deux qualités :
a. La qualité de profonde détresse
lorsqu'il prend conscience de l'inutilité de ses manipulations et des
problèmes ainsi posés à autrui.
b. La détermination de demeurer dans
un état spirituel en comprenant la nécessité de cesser de tisser.
Cette crise appelle la compréhension qui
est un aspect de la Lumière. L'aspirant commence alors à travailler au Plan
tel qu'il est et non comme il pense que le Plan est. Pendant ce travail, la
révélation arrive et il voit clairement ce qu'il doit faire. Ce processus
prend du temps car les aspirants du troisième rayon sont plus lents à
apprendre que ceux du second qui eux-mêmes sont plus lents que ceux du premier
rayon. Lorsqu'il est parvenu au calme, l'intégration se produit.
Chaque formule d'intégration peut se
résumer en un mot. Ces mots sont des Mots de Pouvoir lorsqu'ils sont employés
par des disciples et ils doivent être utilisés dans la lumière de l'âme afin
d'éviter tout effet nocif. Pour les trois rayons majeurs, ces mots sont :
- Premier rayon : Inclusivité
- Deuxième rayon : Centralisation
- Troisième rayon : Immobilité
Pour l'étude des formules d'intégration
des quatre rayons mineurs, l'accent sera mis sur les cinq stades de la
technique étudiée : Alignement, Crise d'évocation, Lumière, Révélation,
Intégration.
Le quatrième rayon recherche
l'harmonie et l'unité à travers les forces opposées. Il trouve la guerre de
tous côtés et s'isole. L'amour de l'unité et de la paix doit dominer et non la
recherche de la paix pour le soi séparé. Le Mot de Pouvoir résumant la formule
d'intégration pour ce rayon est : Fermeté.
Le quatrième rayon est le rayon de la
quatrième Hiérarchie créatrice, le règne humain. Il a donc un rapport
particulier avec le service de l'homme pris comme groupe intermédiaire chargé
d'incarner l'énergie de l'union en jetant un pont sur notre planète. Le
service que l'humanité est appelée à rendre est de produire unité, harmonie et
beauté dans la nature en fondant l'âme qui se trouve dans toutes les formes en
une unité fonctionnant. La conscience à atteindre est celle d'une fusion de
groupe en un plus grand tout et non une fusion individuelle en un tout.
La crise qui résulte de l'alignement
produit les résultats suivants :
1. Un sens d'isolement,
2. Un sens de vanité désespérante,
3. Une détermination de demeurer au
milieu,
4. Une reconnaissance subite du
Guerrier intérieur.
Lorsque la dualité est résolue, se produit
"le jaillissement de la lumière de victoire" amenant la révélation : l'homme
voit et saisit le dessein ultime de la race et l'objectif du quatrième règne.
Cette révélation parvient à la race en trois stades : individuellement, en
formation de groupe, dans la famille humaine prise comme un tout.
Cette série d'événements spirituels
produit une nette intégration sur les trois niveaux de travail de la
personnalité. Ce concept d'intégration atteinte sur les trois mondes de
l'entreprise humaine, appliqué aux activités de groupe, permet de comprendre
le rôle du Nouveau Groupe des Serviteurs du Monde. Celui-ci représente un
effort fait pour une extériorisation de la personnalité du groupe des
disciples, en relation avec la Hiérarchie.+
Le cinquième rayon pénètre les
mystères de la forme, mais pas le Mystère. Or l'amour de la forme ne doit pas
cacher la Vie qui se tient derrière. L'Ame s'adresse à l'aspirant de ce rayon
par cette formule : "Détache ta pensée de la forme et trouve-Moi qui attends
sous les voiles, sous les formes aux multiples côtés, sous les mirages et sous
les formes-pensées qui cachent mon réel Soi... Le mental révèle l'Unique. Le
mental peut fusionner la forme et la vie. Tu es l'Unique. Tu es la forme. Tu
es le mental." Les termes de cette formule sont très puissants ; elle devrait
être utilisée souvent mais avec précaution, en veillant à stimuler de manière
égale les trois aspects : mental, Ame et forme, afin d'éviter les
déséquilibres.
La crise consécutive à l'alignement obtenu
par l'application de la formule produit deux crises mineures :
1. Celle où l'équilibre et "un point
de vue balancé" sont atteints. Cette nouvelle vision entraîne "la fin de la
vie joyeuse et de désir", expérience longue et aride.
2. La "condition balancée" dans
laquelle l'aspect vie et l'aspect forme sont vus tels qu'ils sont grâce à la
faculté de discernement. Il en résulte une crise du choix et un détachement de
la forme avec l'objectif conscient de se préparer aux grandes expansions de
conscience.
Une fois la crise surmontée, la lumière
jaillit, conduisant à la révélation des rapports entre la forme et l'Ame. Dès
lors, le disciple emploie la forme à volonté comme instrument de l'Ame pour
exécuter les Plans de Dieu.
Le Mot de Pouvoir pour ce rayon est :
Détachement.