Bulletin no 178 du 20/09/2003
 

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PSYCHOLOGIE PHILOSOPHIE SPIRITUALITE

  Ne crois rien parce qu'on t'aura montré le témoignage écrit de quelque Sage ancien,
Ne crois rien sur l'autorité des Maîtres ou des Prêtres.

Mais ce qui s'accordera avec ton expérience et après une étude approfondie satisfera ta raison et tendra vers ton bien cela tu pourras l'accepter comme vrai et y conformer ta vie.

SIDDHARTA GAUTAMA (BOUDDHA)

 

Bulletin no 178

Séance du 20/09/2003

En début de séance, la nécessité de la vigilance dans nos échanges et du maintien d'une communication verticale a été rappelée afin d'éviter l'expression des opinions de la personnalité. En regardant la Lumière à l'Est, chacun peut invoquer le Maître qu'il peut atteindre en fonction de ses possibilités. Même si nous cheminons avec des compagnons de route, c'est au guide qui se trouve devant nous que nous devons nous adresser et exprimer notre reconnaissance car lui seul nous permet de progresser en se faisant l'écho sensible de notre requête vers le Maître. C'est ainsi que nous apprendrons ce qu'est la Hiérarchie et que nous comprendrons son regard.

Soyons rigoureux quand nous nous exprimons afin de déceler les paradoxes de nos propos. "Rendons à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu". Ne posons pas des questions mesquines à Dieu. Interrogeons-nous sur la source de nos interventions : est-ce le mental concret ou bien le cœur et l'Ame qui parlent ? Ne pénétrons pas dans le Temple, symboliquement, "avec un bouquet de fleurs et les pieds maculés de boue". Impliquons nous personnellement sans prendre à témoin nos frères ni les associer à notre problématique. Dans la parabole du Publicain et du Pharisien, Jésus demande lequel de ces deux hommes, selon son comportement, sera le plus entendu par le Seigneur : celui qui s'approche de l'autel en faisant des offrandes et, pensant être le meilleur, méprise les autres ? Ou celui qui n'ose entrer dans le Temple, demande pardon et avoue ses péchés ? Un troisième personnage pourrait être imaginé, se disant orgueilleux sans être le seul et se consolant de ses insuffisances en critiquant le passé de l'Eglise. Ne faisons pas le procès des autres. S'adresser ainsi au Maître, en tant que personnalité, n'engendrera aucune réponse de sa part : il se retire et n'impose rien.

Même si la Hiérarchie a beaucoup appris au contact de l'Humanité, n'usurpons pas son rôle en lui donnant des leçons. Au contraire, ayons à l'esprit l'attitude du disciple couché sur le sol devant le Maître et lui avouant ses faiblesses.

Le Maître observe chaque disciple avec un regard particulier. Si nous sommes repris, réprimandés, ne crions pas à l'injustice. Si nous avons le sentiment d'être oubliés, soyons patients. Certains événements sont parfois nécessaires pour s'adresser au disciple. Souvent, c'est la problématique du disciple qui "crie" pour lui et interpelle le Maître.

Orienté vers l'Est, le disciple voit sa vision s'enrichir avec le temps. A un certain stade, il n'existe plus de naïveté et la vision de soi est extraordinaire : chacun perçoit la place qui est la sienne dans un monde transparent où sa vibration est appréciée et où règne l'Amour. Cette compréhension de ce que nous sommes conduit à la véritable humilité, douce et libératrice, qui résulte d'une grande science. La légèreté de l'ego est alors perçue et l'orgueil antérieur apparaît comme un carcan. De nombreux renoncements à la démarche résultent du refus d'immoler la personnalité et son désir de reconnaissance.

Acceptons de vivre toutes les situations qui nous permettent de nous tester par rapport à l'humilité. Ne percevons pas comme des échecs les expériences qui nous font découvrir une loi. Quelle réussite le Maître attend-il de nous ? Au lieu d'être soucieux d'une personnalité que nous abandonnerons, demandons-nous à chaque seconde ce que nous pouvons faire pour autrui. Le disciple chute, se relève et saisit toutes les opportunités pour acquérir plus de sagesse et d'Amour. Il ne recherche pas un cocon fraternel et élargit son regard, rencontrant les autres avec adaptation, souplesse, intelligence et respect afin de révéler en chacun ce qu'il a de meilleur. Il n'exerce aucun pouvoir et ne provoque pas. Etre un disciple nécessite la soumission à de très grandes exigences ; il ne suffit pas, comme c'est souvent le cas aujourd'hui, de faire un semblant d'analyse psychologique assimilé à une démarche spirituelle.

Le disciple qui apprend est peut-être paradoxalement "plus petit" momentanément que l'homme moyen. Après avoir atteint une haute réalisation personnelle, il devient un apprenti disciple qui peut recevoir des leçons d'un plus petit que lui. Le disciple apprend à se taire, humble devant tous les hommes. Il vit dans le même espace qu'eux, mais il n'a pas la même vision. Le disciple ne rivalise pas avec ceux qui détiennent encore la philosophie qu'il souhaite abandonner. Il chasse de lui orgueil, impatience et incompréhension pour devenir sensible et s'éveiller à ce que sont les autres. Il s'adapte aux plus petits que lui.

Lorsque nous faisons un constat d'échec, c'est que nous sommes probablement orgueilleux. Quand nous sommes déçus par nous-même, cela rajoute un deuxième échec sur le premier. Prenons la décision de nous aimer et d'aimer les autres.

Cl. convient de sa difficulté à trouver la juste mesure quand elle rencontre les autres.

My. est interpellée sur ses impatiences qui la conduisent à des sentiments de haine, de colère et de violence. Envisageons de travailler encore plus, afin de faire des constats acceptables nous conduisant à la mise en place de la patience.

Mo. a le sentiment de travailler en profondeur dans ses échanges avec Do. mais par ailleurs elle fait un constat d'échec au niveau de la communication avec autrui, n'arrivant pas à formuler ce qu'elle ressent. Mo. pense que c'est un défaut d'intelligence alors que c'est un problème de volonté. Mo. est crispée sur ce qu'elle "veut".

Il faut se servir de l'intelligence pour comprendre ce que l'on doit comprendre au lieu de la mettre au service de la volonté. Les natifs des signes du Lion et du Verseau font souvent un constat d'échec car ils sont dans le vouloir. Lorsqu'un disciple tombe, il a la capacité de se relever, ne restant pas bloqué par un sentiment d'échec. Il regarde pourquoi il est tombé, voit et comprend.

La réalité du Maître n'est pas la nôtre. Il est Amour et nous nous fermons devant cet amour car nous ne le voyons pas. Ayons du courage pour nous transformer. Ouvrons notre cœur et abandonnons le pouvoir que nous voulons exercer sur les êtres. Saisissons l'opportunité devant une épreuve pour trouver une nouvelle force, pour faire preuve de patience, entendre, accepter et progresser. L'essentiel est de nous retrouver dans une compréhension aimante.

Co. comprend qu'elle doit approfondir davantage pour permettre à l'humilité de se mettre en place. Apprenons à nous oublier pour nous mettre à la portée des autres.

Pour Do., l'échec est associé à l'apitoiement, notamment lorsqu'un second échec vient se rajouter au premier. Elle a longtemps connu ce sentiment, particulièrement sur le plan éducatif avec ses enfants. Aujourd'hui, sa perception est différente et elle apprend à accepter ce qui est.

La notion de réussite et d'échec interpelle Ol. qui craint d'être jugé sur des faits qui ont peut-être peu d'importance au regard des Maîtres. Ol. doit trouver le courage de poser des actes en fonction de ce qu'il comprend. N'y a-t-il pas ici et là des préjugés qui nous empêchent de faire un mouvement porteur de plus d'informations ? Sachons reconnaître les signes qui nous guideront à un moment donné. L'alignement est possible lorsque le disciple est prêt.

Nous bénéficions de l'aura du groupe qui amplifie les évènements dans notre vie. La confrontation est nécessaire pour rentrer dans la période du karma positif. Un jour, la sagesse que nous aspirons à trouver nous permettra de savoir qui est l'autre et de l'aimer car il ne nous appartient pas.

Que voulons-nous ? A quoi devons-nous renoncer ? Que faisons-nous de notre intelligence ? Sachons développer notre intuition et remettons-nous en à Dieu. Si nous faisons la volonté de Dieu, que peut-il nous arriver qui ne serait pas souhaitable ? Abandonnons l'immobilisme et notre besoin de reconnaissance pour nous efforcer de comprendre.

Ma. conçoit qu'elle doit sortir de l'illusion lui faisant croire qu'elle est dans l'amour, alors qu'elle est au quotidien tyrannique et autoritaire avec ses proches.

J.P. a le regret de s'être mis tardivement en chemin, mais aurait-il pu maintenir la direction des années plus tôt ?

Il n'y a pas de perte de temps, le chemin se présente à nous en temps voulu. A un niveau supérieur, nous pouvons voir toutes les alternatives possibles concernant un frère. Les Maîtres laissent les disciples libres de prendre les décisions qu'ils connaissent déjà. Ce n'est pas de la voyance mais de la déduction basée sur la connaissance des mécanismes d'autrui. Le Maître travaille avec le disciple au niveau des causes, au lieu de corriger en bas les nombreux effets.

Si. se rend compte qu'elle est prête aujourd'hui pour faire ce travail car elle s'est préparée au renoncement.

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