Le regard que nous portons envers la
Hiérarchie a été évoqué en début de séance. En tant que groupe, nous nous
connectons plus facilement à la Hiérarchie et pouvons recevoir des réponses
inspirées à certaines questions. Il est donc important d'avoir conscience de
devoir nous adresser toujours à l'Est dans nos échanges afin d'atteindre le
plus haut point possible et d'éviter l'écueil d'une approche horizontale
s'apparentant à une maïeutique de groupe. Faute de le comprendre, l'orgueil
conduit à des affirmations par lesquelles la personnalité usurpe un
positionnement hiérarchique.
Nous devons cheminer pendant longtemps en
toute humilité avant d'être aptes à servir à l'Est et nous tourner vers nos
frères et sœurs.
En attendant cette opportunité, soyons en
tension permanente afin d'atteindre un plan plus élevé et ceux qui se tiennent
sur ce plan ou encore des Idées qui peuvent être perçues sans qu'un contact
direct avec un Maître soit établi. Il s'agit plus de s'orienter vers un Maître
que de chercher à établir un contact.
Chacun d'entre nous peut percevoir une
certaine vibration qui correspond pour lui à la lumière la plus élevée jusqu'à
ce que, à l'intérieur de cette lumière, une autre soit perçue. Quand nous nous
tournons vers l'Humanité, la lumière de notre groupe peut être perçue par des
chercheurs.
Lorsque deux membres sont invités à
échanger afin de s'aider mutuellement dans la remise en question, un effort
très particulier est requis : avant de s'adresser à l'autre, entrer en
communion avec lui, percevoir ce qu'il est ; lorsqu'il s'adresse à nous,
percevoir les intentions qui résident derrière ses mots. Cet exercice
d'alignement doit se maintenir dans les contacts avec l'humanité, bien qu'ils
tendent à faire redescendre les énergies.
La plupart des membres sont concernés par
le transfert, très long et douloureux, des énergies du plexus solaire au
centre du cœur.
Chacun a donc exprimé ses ressentis sur le
plan énergétique :
- élans de joie, de générosité et de
foi,
- alternance entre moments de grande
lumière et absence de sensations,
- nouvelle appréhension d'énergies
présentes depuis longtemps,
- joie à méditer régulièrement et
apaisement du mental,
- besoin de se ressourcer en
s'isolant et en reprenant contact avec le groupe pour se libérer des tensions,
- douleurs physiques dans la colonne
vertébrale cédant ensuite la place à des sentiments de Paix, de Joie, d'Amour,
de chaleur, d'abandon et de recevoir,
- apaisement du plexus solaire,
suivi de douleurs au niveau du cœur puis de sensations de chaleur et de
chatouillement.
Sommes-nous prêts en notre cœur à subir
toutes les expériences ? A un certain stade, lorsque tout est soldé au niveau
karmique, il ne s'agit plus de justice mais d'apprendre quelque chose sur le
plan de l'Amour. Quoi qu'il arrive, il nous appartient d'établir l'Amour et la
Paix avec les êtres. Exerçons-nous à percevoir à travers chaque événement une
opportunité de nous remettre en question et à repérer le centre énergétique
qui se trouve interpellé. Le disciple raisonne en tant qu'Ame qui fait un
chemin terrestre et non comme l'humanité moyenne. Pour lui aucune expérience
ne s'avère nuisible car il interprète l'événement et assimile la sagesse
apprise. Seul l'événement que l'on ne sait pas traduire sur le moment peut
être interprété comme nuisible.
Un ennemi est un frère qui ne peut pas
nous comprendre et qui interprète nos attitudes comme contraires à lui.
Croyant être juste, il cherche à contrebalancer le tort qui lui a été causé.
Ce ne sont pas les êtres plus avancés qui posent problème mais ceux qui sont à
un niveau inférieur ou identique. Pour un disciple, tout part de lui et
revient vers lui ; tout est utile pour le faire travailler et il n'a d'ennemi
que lui-même. Il faudra, de toute façon, affronter ce qui nous fait le plus
peur : être méprisé, seul contre la foule pour être "crucifié". C'est comme si
une dynamique mystérieuse se mettait en place qui incitait l'homme moyen à se
liguer contre le disciple. Tous nos défauts sont alors montrés du doigt.
La tentation pourrait être grande de
revenir dans la plaine, de passer des diplômes par exemple pour être reconnu.
Mais les diplômes rentrent dans l'avoir et il faut servir l'humanité. Le
disciple ne cherche plus à briller mais à atteindre l'humilité. De plus en
plus sensible et non réactif, il ressent ce que pense l'autre et sourit,
pardonne et envoie des pensées d'Amour même quand il est insulté.
L'homme moyen, lui, fait beaucoup de mal à
l'autre sans s'en rendre compte, en lui disant sa vérité. Comme les enfants,
il interprète les expériences de la vie en termes de justice et d'injustice.
Il imagine un autre monde dans lequel Dieu permettrait l'égalité, la justice
et éliminerait tous les méchants, la souffrance et la mort. Or la disparition
de la mort entraînerait la disparition des sexes…
Nous sommes des âmes sœurs incarnées et
emprisonnées dans la forme, ne se reconnaissant plus, se détestant parfois.
Nous devons redevenir transparents afin de nous reconnaître, et nous rappeler
en permanence que nous sommes des âmes, avec en face de nous d'autres âmes que
nous aimons profondément. Sachons discerner la réalité à travers le masque de
chair qui nous empêche de nous reconnaître. La beauté physique peut piéger
notre mental qui, limité, interprète la forme en se trompant. Utilisons notre
mental comme un outil de recherche, prudent dans ses interprétations, mais
sans basculer dans la méfiance.
Jusqu'à quand allons-nous faire du mal aux
autres sans réparer ? Le disciple doit être prêt en son cœur. Le
discipulat n'est pas une affaire de mental mais une
affaire de cœur. Durant la période de croissance, nous apprenons à nous
taire et devons accepter d'être incompris ou discrédités. Tout en sachant
cela, notre mental oublie très vite et nous nous endormons. Nous n'avons pas
conscience que les petites expériences subtiles qui se présentent à nous dans
le quotidien sont des tests. Ils supposent de notre part volonté et effort.
Qui réagit devant ces tests, l'homme moyen ou le disciple ? Nous alternons
entre les deux états, les désirs nous maintenant dans la situation de celui
qui dort.
Que signifie progresser dans notre
démarche ? Vers quoi tendons-nous ? Pour fusionner avec notre âme, il est
nécessaire de produire des brèches dans notre mental, et d'acquérir une vision
qui se connecte au niveau de notre âme. Le progrès est quelque chose qui
s'ouvre et qui s'ajuste de plus en plus haut.
Malgré les difficultés résultant du
mental, celui-ci a le pouvoir de nous connecter à des énergies nouvelles.
Lorsque nous demandons de l'aide aux Maîtres, c'est avec notre mental.
Notre frère Th. s'interroge sur la
persistance de certaines peurs en lui. Ses peurs ne seraient-elles pas
entretenues par le fait de ne pas avoir toutes les réponses à ses questions ?
Il y a peur lorsqu'il y a des enjeux. Il y a des enjeux s'il y a des désirs.
Nous savons qu'il faudra les relativiser.
Devons-nous abandonner l'idée de notre
réalisation personnelle pour cheminer sur la voie du discipulat ? Le disciple
est quelqu'un qui s'est prouvé depuis longtemps qu'il pouvait réussir.
Souvent, il a le choix entre une grande carrière et ce qu'il a décidé pour son
évolution spirituelle dans le Grand Service. Ayant fait le choix de
l'humilité, le disciple, en tant que personnalité, peut paraître insignifiant
aux yeux des autres, mais cela n'engendre pas en lui un complexe
d'infériorité. La courbe de progression de sa personnalité décroît alors que
celle de la sagesse est en évolution. Plus tard, la courbe de sa personnalité
pourra éventuellement remonter, mais sans risque d'orgueil car le disciple
aura fusionné avec son âme.
An. devient de plus en plus consciente de
ses manques de vigilance. Elle a montré qu'elle était prête à entendre ce que
le groupe lui renvoyait, ce qui lui permet maintenant de se corriger. La
Hiérarchie perçoit notre acceptation ou notre refus de faire ce travail, alors
que nous ne le voyons pas nous-même. Voulons-nous être des disciples ? Si oui,
le Frère Instructeur va pouvoir nous inciter à faire telle chose, à prendre
telle décision, et voir ainsi jusqu'où il peut nous accompagner.
Acceptons-nous les sollicitations du Frère Instructeur ? Sommes-nous humble ?
Sortons de notre cocon et faisons le choix
du progrès.
Le Christ a dit : "Tu veux être le plus
grand auprès de moi, alors fais-toi le plus petit". Cette parole nous invite à
bien comprendre la Hiérarchie. Quel que soit le chemin que nous avons choisi,
sommes-nous vraiment dans l'Amour ?
Notre frère Ol. est conscient que ses
ambitions sont un obstacle à plus d'humilité. Il souhaiterait être parmi les
"plus grands" mais il perçoit devant lui un chemin d'humilité. Cette dualité
le fait souffrir.
Lorsque notre conscience terrestre
percevra que nous sommes des petits disciples, être le plus grand ne nous
préoccupera plus.
Co. comprend que sa polarisation excessive
sur le plan mental ne laisse pas de place pour le cœur. Elle se sent à
l'étroit mais a l'assurance d'une ouverture du cœur dès qu'elle donnera sans
attendre en retour. L'intelligence doit être diluée dans le cœur.
Do. ressent en elle une lutte lorsque
certaines remarques lui sont faites. Elle oscille entre acceptation de la
remise en question et sentiment de vexation. Mais le plus souvent, la
susceptibilité l'emporte et elle a conscience de devoir inverser le processus.
Se sent-elle prête à entendre ce qu'elle ne pouvait pas entendre auparavant ?
Lorsqu'un certain stade est atteint au niveau du cœur, le Maître envoie les
tests adéquats. Il faut être prêt à cela dans le groupe. Le test révèle si
l'intéressé est ou non un apprenti disciple. S'il ne l'est pas, il s'en va.
Les Sagittaires sont souvent orgueilleux,
coriaces, et se révèlent être des justiciers "méprisants" qui décochent des
flèches. Il faut attendre le moment propice. De grands "coups de poings" sont
souvent nécessaires mais ils révèlent alors une fragilité d'enfant.
Cl., également conditionnée par ce signe,
perçoit sa susceptibilité, qui lui est renvoyée fréquemment par son entourage.
Que pouvons-nous souhaiter pour nous aider
à nous transformer ? Elever des enfants est un merveilleux apprentissage. Ils
expriment de façon plus ou moins exacerbée nos qualités et nos défauts. Nos
enfants sont souvent la signature de l'état qui était le nôtre avant leur
conception. En tant que futur parent, sachons nous entourer de beauté. Pour
accueillir des "enfants disciples", il faut se préparer très jeune, se
purifier. Si nous sommes encore hésitants, ou que nous venons juste de nous
stabiliser, alors nos enfants connaîtront très vite la dualité. Si nous sommes
déjà structuré, dans la joie et le don de soi, nous offrons à nos enfants des
pensées semences.
J.P. sent qu'il a beaucoup d'amour à
offrir et souhaiterait le partager avec un enfant. Cependant, sa situation
familiale laisse présager des difficultés quant à l'équilibre psychologique de
l'enfant à venir. J.P. doit prendre une décision en son cœur et choisir la
voie de l'Amour sans la dissocier de la Sagesse. Autour de lui,
il y a déjà des êtres qui ont besoin d'être aidé.
Lors de la descente d'une âme en
incarnation, que prend-elle au passage chez le père et la mère ? L'héritage
est-il purement génétique ? Le Christ choisit de s'incarner chez un couple
"pauvre" matériellement mais riche en sagesse. Pour délivrer son message et
sauver l'humanité, il devait connaître la proximité avec les gens du peuple.
Les grands Initiés choisissent un milieu porteur mais ils savent aussi
s'extraire de celui-ci s'il ne correspond pas à leurs attentes.