Bulletin no 174 du 26/07/2003
 

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PSYCHOLOGIE PHILOSOPHIE SPIRITUALITE

  Ne crois rien parce qu'on t'aura montré le témoignage écrit de quelque Sage ancien,
Ne crois rien sur l'autorité des Maîtres ou des Prêtres.

Mais ce qui s'accordera avec ton expérience et après une étude approfondie satisfera ta raison et tendra vers ton bien cela tu pourras l'accepter comme vrai et y conformer ta vie.

SIDDHARTA GAUTAMA (BOUDDHA)

 

Bulletin no 174

Séance du 26/07/2003

Le groupe a repris l'invocation rédigée par une sœur, en y apportant une correction précise afin de rendre plus rigoureuse l'expression de notre relation avec Dieu.

Cette prière est formulée par notre sœur dans le but de demander la dissolution des peurs liées à l'avoir.

Lorsque nous nous adressons à Dieu, nous lui demandons d'ouvrir notre cœur afin de recevoir Son Amour. Prions-le afin qu'il nous communique Son regard. 

Dans la première strophe, la relation de notre sœur à Dieu est évoquée ainsi :

"O Seigneur,

Confiante en la vie éternelle

Que dans ton Amour Infini

Tu m'as donnée en héritage

Vers Toi j'élève ma prière" 

Le mot "Confiante" est remplacé par "Espérant", ce terme caractérisant plus particulièrement notre sœur qui exprime une tendance au doute dans une strophe suivante de l'invocation.

Etant une partie de Dieu, nous pourrions dire que nous sommes déjà éternels. Dieu peut-il retirer son étincelle de notre structure par sa seule volonté ? Nous profitons de l'énergie de l'âme qui nous donne vie et conscience mais un homme qui persisterait à s'opposer à l'âme et à la monade, s'apparenterait à une branche morte qui devrait être coupée. Quelles sont les raisons pour lesquelles un homme peut se détourner de Dieu ? Accepte-t-il l'amour de Dieu ? Reconnaît-il en chaque être une partie du Divin ou méprise-t-il son "humanité" ?

La notion d' "héritage" ne paraissant pas correcte, la vie éternelle peut être considérée comme une "promesse à l'humanité" si nous ne voulons pas faire preuve de prétention. 

La première strophe est recomposée provisoirement de la façon suivante :

"O Seigneur

Espérant en la vie éternelle

Que dans ton Amour Infini

Tu promets à l'humanité

Vers Toi j'élève ma prière" 

La problématique principale de notre sœur, le mirage des peurs et de l'avoir, est traitée dans la deuxième strophe :

"Que la lumière de mon Ame

Et le pouvoir de son Rayon

Anéantissent les mirages

Des sombres peurs et de l'avoir

Brillant de ses reflets factices"

Le verbe "Anéantissent" est remplacé par "Dissipent", plus évocateur lorsqu'il s'agit de dissoudre nos mirages. Les qualificatifs "sombres" et "Brillant de ses reflets factices" respectivement en relation avec les peurs et l'avoir ne sont pas équilibrés. L'adjectif "sombres" est retiré car il est porteur d'une noirceur peut-être indésirable dans une prière. En remplacement, l'expression "Qui me rattachent au passé" est ajoutée pour qualifier ces mirages, apportant la notion essentielle de détachement vis-à-vis de nos atomes indésirables. 

Ces réflexions amènent à réécrire la deuxième strophe ainsi :

"Que la lumière de mon Ame

Et le pouvoir de son Rayon

Dissipent les mirages

Des peurs et de l'avoir

Qui me rattachent au passé" 

La troisième strophe est porteuse de principes supérieurs aidant à réaliser la rédemption :

"Que Confiance, Joie et Amour

chassent à jamais de mon cœur

doute, tristesse et dureté" 

Ce n'est pas notre "cœur" qui "doute" mais notre mental. Chassons le doute de notre mental, qui arbitre si puissamment notre personnalité. La petite lumière dans notre cœur est déjà là, grandissant progressivement. Le mental doit abdiquer et pour cela nous devons débusquer chaque "non" et chaque idée triste. Le plexus solaire s'aligne progressivement sur le centre cardiaque dont la lumière s'accroît pendant que celle du plexus s'éteint progressivement.

Nous sommes le résultat de nos actes de confiance, de joie et d'amour. N'utilisons pas le pouvoir de l'épée dès que nous recevons un coup mais sachons aimer et pardonner. 

La troisième strophe est reformulée provisoirement de la façon suivante :

"Que Confiance, Joie et Amour

grandissent en mon cœur

et purifient mes pensées

de la tristesse et du doute"

Notre sœur aborde la notion de Service à travers la quatrième strophe :

"Afin que rayonnant du Feu de ton Amour

Je puisse te servir, fidèle, avec mes frères

Restaurant pierre à pierre ta Céleste Demeure" 

La constance, l'humilité, la joie, l'amour, le zèle, la dévotion, l'oubli de soi, sont des qualités nécessaires au Service et nous pouvons les demander dans nos prières.

L'expression "sur la terre" est substituée à "pierre à pierre" qui peut donner une note trop matérialiste. 

La quatrième strophe est corrigée provisoirement comme suit :

"Afin que rayonnant du Feu de ton Amour

Je puisse te servir, avec zèle, en communion avec mes frères

Restaurant sur la terre ta Céleste Demeure" 

La reconnaissance de notre sœur envers Dieu s'exprime dans la cinquième strophe :

"Seigneur, je Te rends Grâces

Seigneur, Ouvre mon cœur

Seigneur, que Ta volonté soit faite" 

Dans cet acte de gratitude, nous ne continuons pas à demander quelque chose pour nous-même mais nous laissons s'accomplir la volonté de Dieu.

Cette dernière strophe pourra être reformulée car l'expression "Ouvre mon cœur" est redondante avec la troisième strophe. 

Notre sœur est invitée à poursuivre le travail de correction de l'invocation, tant sur le fond que sur la forme.

Nous pouvons constater qu'écrire une invocation est un acte créateur et que comme tout acte créateur, il engendre la joie.
 

La suite de la séance a été consacrée à la lecture d'un extrait du livre d'Alice Bailey : L'Etat de Disciple dans le Nouvel Age, Tome II (pp. 190 à 192). 

Des précisions y sont apportées, concernant la septième méditation proposée aux disciples, sur les notions de verticalité et d'horizontalité et sur la position spirituelle du disciple sur la Croix

Cette méditation a pour but d'apprendre au disciple à créer sa propre croix en se débarrassant de l'idée que celle-ci résulte de son karma. En effet, le disciple admis dans un ashram en a déjà éliminé une grande partie. Il prend alors position sur sa croix, "les mains tendues en un geste de bénédiction". 

La vie quotidienne du disciple doit être basée sur une attitude verticale et une efficacité horizontale. 

La Vie verticale concerne :

1.     Dieu,

2.     la matière ou opposé polaire, à travers laquelle s'exprime le Divin,

3.     la méthode de cette révélation,

4.     l'accomplissement ou opposé solaire.

La vie verticale de contact spirituel avec l'ashram est maintenue par la méditation, la prière et la concentration. 

La Vie horizontale correspond à :

1.     l'Unité ressentie par le disciple avec toute vie et avec l'humanité en particulier,

2.     la compréhension et l'inclusivité qui en résultent,

3.     la bonne volonté croissante qui le motive,

4.     l'expression de cette bonne volonté sur le plan physique.

La vie horizontale de service est alimentée par un courant d'énergie organisée et dirigée vers ceux qui ont besoin d'aide. 

L'attitude que le disciple doit maintenir dans le cycle actuel est symbolisée par le schéma suivant dans lequel les deux croix verticale (représentée par +) et horizontale (représentée par x) :

-       sont combinées à la croix de l'humanité dont la longue branche symbolise la descente au plus profond de la vie humaine que le disciple doit réaliser pour préparer les masses à la venue du Christ,

-       et surmontées d'un cercle représentant "le lieu de la conscience du disciple"qui indique la mesure de son activité consciente dans l'ashram. Il est rappelé qu'un ashram de la Hiérarchie se situe sur un plan plus élevé que celui de l'âme.

NB : deux ajouts (en pointillés) ont été effectués au schéma initial : l'ashram (1) avec lequel le disciple entre en contact et de multiples paliers horizontaux (2) symbolisant, sur la ligne verticale, les différents étages d'expression de la vie de service.

Le disciple est donc actif simultanément sur trois niveaux et en voie, selon son degré, de manifester ainsi les trois aspects divins : la Volonté, par sa collaboration avec la Hiérarchie ; l'Amour, gouvernant sa vie verticale ; l'Intelligence, gouvernant sa vie horizontale de service. La longue ligne verticale partant du centre spirituel rayonnant symbolise le Sentier depuis le point le plus élevé que peut atteindre le disciple jusqu'au point le plus bas du service.

Dans ce schéma, une deuxième focalisation apparaît au carrefour des trois croix. Il représente la personnalité du disciple, où le rayonnement supérieur doit pénétrer et d'où l'énergie spirituelle se projette de tous côtés, si l'antahkarana a été construit. 

Quelle compréhension pouvons-nous tirer de cette étude par rapport à notre pratique qui doit aboutir à un alignement supérieur ? 

Le Sentier s'apparente à une échelle sur laquelle le disciple monte et descend librement. Aucun palier de l'échelle, aucune possibilité de relation avec les autres ne doivent être négligés.

Ce travail horizontal se fait, à quelque niveau que ce soit, dans la bienveillance et en élévation permanente, le regard symboliquement tourné vers l'Est. Il s'agit d'aller le plus haut possible, au niveau de l'ashram pour descendre le plus bas possible dans le service.

Cette relation entretenue avec le Divin apparaît dans l'aptitude spontanée à rendre grâces. A travers le disciple, Dieu s'exprime et suggère en lui une action de grâces.

Remercions Dieu avant de lui demander quelque chose, car nous l'avons déjà obtenue. Nous trouverons alors une réponse en Lui. Cette opportunité, renouvelée dans le quotidien, nous oblige à penser davantage à la Hiérarchie, à notre Ame et à nous orienter vers le Maître. Le groupe est témoin de ce cheminement, si nous acceptons d'être observés. En nous efforçant de comprendre, rendons-nous présents dans l'Amour.

 

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