En début de séance, la nécessité de venir dans le Temple avec une tenue
"neutre" à des fins d'harmonie a été rappelée. La tenue vestimentaire ne
reflète-t-elle pas l'intériorité ?
Une réflexion a
eu lieu à propos de la communication verticale que les frères et sœurs
s'efforcent de pratiquer.
Il s'agit d'un
processus d'élévation non arbitraire visant à mettre en place le respect envers
nos âmes. La communication verticale s'adresse à l'intuition. Les
interpellations, se situant à un niveau supérieur du mental, appellent des
réponses qui requièrent un alignement préalable. Cela nécessite une Beauté aussi
bien dans la forme que dans le fond et l'essentiel est d'être clair, limpide,
digne et respectueux.
Il est important
d'être vigilant dans la distinction de l'horizontalité et de la verticalité afin
de percevoir ce qui est sacré. Les propos concernant la conscience du groupe ne
doivent pas être formulés en aparté car ils relèvent de la verticalité. Les
communications extérieures au travail du groupe ou simplement techniques, que
l'on peut qualifier d' "horizontales", n'ont pas leur place dans un Temple.
Les règles ne
sont qu'une sorte de "balisage" pour éviter aux niveaux inférieurs de
s'exprimer. Mais, au fur et à mesure que l'on avance, les règles antérieures
deviennent inutiles. Elles sont nécessaires tant que la loi n'est pas comprise.
Il faut donc être plus intelligent que les règles. Cette intelligence à
rechercher est un élargissement de conscience juste suffisant pour atteindre le
niveau supérieur. En effet, prendre conscience des niveaux supérieurs permet
d'appliquer des lois aux niveaux inférieurs.
Une fois les
limites clairement fixées, la Miséricorde peut-elle encore s'exprimer lorsqu'un
point a déjà fait l'objet, en vain, de plusieurs remarques ? Ne pas tenir compte
des observations ne tient-il pas d'une forme de provocation délibérée, d'un
désir de rester en bas, en arrière ?
Les membres ont
ensuite été interpellés par rapport à leur problématique du moment.
Th., interpellé
par rapport à diverses "transgressions", a finalement reconnu son manque de
vigilance et son absence d'excuses. Il a donc été incité au "respect de la loi"
en réparant au plus vite ses manquements.
Ma. reconnaît
aussi que certaines attitudes profanes engendrent chez elle de l'indiscipline.
Sa conscience a du mal à réaliser la grossièreté sur le coup. Un événement
révélateur est donc nécessaire à sa prise de conscience. Ces tendances sont
amplifiées par la structure astrologique Taureau / Cancer de sa personnalité.
Ma. perçoit ces couches cachées et la nécessité d'en sortir pour s'élever.
Invitée à formuler une invocation dans ce sens, elle a proposé celle-ci :
"Puissé-je être plus humble et plus aimante".
Les invocations
formulées relèvent de la communication verticale et doivent faire apparaître
qu'elles s'adressent à une Hiérarchie, à l'Est, au Frère Instructeur. Chaque mot
doit être pesé car il révèle notre vérité du moment. Le disciple n'exprime pas
son savoir mais sa quête. Comme le suggère un passage de L'Appel de Morya, le
Maître ouvre sa porte à celui qui vient vers lui humblement, reconnaissant qu'il
apporte peu et souhaitant partager avec ses Frères.
Sy. a été
invitée à oublier la valorisation physique, conformément à la conscience du
groupe qui recherche l'impersonnalité.
Les remarques
faites à chaque frère et sœur sont pour chacun l'opportunité d'élargir sa propre
conscience. Toute épreuve vécue par un membre est une épreuve pour le groupe :
nous faisons la chaîne dans ce que chacun vit.
Chacun à son
tour est éprouvé et est incité à s'élever. Le plus "doué" aura la barre plus
haut. S'il existe une hiérarchie discrète dans le groupe, il ne faut pas s'en
désoler.
La tristesse
cache un constat d'échec dont il importe de rechercher l'origine. Celle-ci n'est
pas toujours aisée à percevoir car le sentiment d'échec relève d'une
appréciation personnelle. Ainsi une réussite socioprofessionnelle reconnue peut
avoir pour revers un sentiment d'échec sur le plan spirituel.
Dans ce domaine,
nous avons pu chercher le Maître qui nous transformerait et néanmoins, il se
peut qu'un jour nous fassions le constat d'un "plafonnement". Sans doute ne
somme-nous pas aussi léger que nous le croyions. Mais pendant longtemps, la
responsabilité est rejetée sur le Maître ou sur le groupe et il faut du temps
pour comprendre que la cause est en soi.
La réussite
professionnelle de Fa. ne serait-elle pas un poids pour lui, dans le sens où il
se trouve dans l'impossibilité de se retirer ? Quel besoin peut-il encore
l'attacher à cette réussite ?
L'attachement
d'An. à l'argent n'est-il pas excessif sachant que la peur de manquer n'est pas
justifiée actuellement pour notre sœur ? Comment pourrait-elle modifier son
intériorité afin de dépasser cette angoisse ? Celle-ci ne la conduit-elle pas à
exercer une forme de "tyrannie" envers sa famille afin de prévenir les
dépenses ? Quelle épreuve An. pourrait-elle souhaiter afin de surmonter cette
peur et laisser apparaître son souhait de transformation ?
D'autres frères
et sœurs se sentent concernés par cette problématique et reconnaissent avoir une
attitude peu sereine face à l'argent, les conduisant à adopter parfois des
comportements excessifs.
Sy. exprime son
émotion devant les difficultés financières qu'elle rencontre au quotidien.
Ne nous coupons
pas du groupe pour des raisons d'argent, qu'elles soient formulées ou
dissimulées derrière de faux prétextes.
Do. dit avoir
pris conscience de sa dureté, de ses exigences et de la nécessité d'aimer et de
changer. Au cours de ces dernières semaines, une crainte, qu'elle croyait
dépassée, a resurgi, celle que son conjoint ait une nouvelle liaison. Elle
découvre qu'en réalité elle a développé une strate génératrice de dureté qu'elle
pourrait nommer : "blindage souffrant" ou "souffrance blindée". Ne voulant pas
prendre en compte sa propre souffrance, elle est devenue très dure vis-à-vis de
la souffrance des autres. Dans cette strate où elle ne voyait plus qu'elle, elle
avait oublié tout le monde. Cet isolement a eu pour contrepartie un isolement
plus profond renvoyé par l'extérieur.
Tant qu'elle est
dans cette strate, tout son mécontentement part de son désir et du pouvoir
qu'elle veut exercer sur les autres, agissant ainsi pour ne pas être oubliée.
Do. voit dans ce comportement une défense qui consiste à prendre les devants
avant que cela ne fasse trop mal. Mais elle y voit aussi un certain masochisme
qui s'exprime par la tendance à provoquer pour voir jusqu'où la situation ira.
Do. aime-t-elle et comment exprime-t-elle son amour ?
Mo. ressent des
états proches de ceux exprimées par Do., c'est-à-dire de la tristesse et le
désir d'être aimée, la conduisant à adopter une attitude pouvant provoquer
l'inverse. Elle sait qu'elle doit accepter l'évidence, même si elle ne la
reconnaît pas en premier lieu. Mo. souffre de ne pas concrétiser et elle demande
à son Maître de l'inciter à travailler davantage.
Puissions-nous
lutter contre l'amertume et veiller à ce qu'elle ne s'installe pas en nous. Il
est nécessaire que ceux qui ont souffert d'une ancienne "trahison" de la part de
leur conjoint puissent dissoudre tout sentiment de hargne à leur égard.
La réflexion se
poursuit sur le choix que nous avons, ou bien d'exercer un pouvoir sur les
autres ou bien de donner de l'amour dans l'oubli de soi. Cette seconde solution
nous permettra de devenir un centre car lorsque nous pensons aux autres en nous
oubliant, alors les autres se mettent à penser à nous.
Acceptons les
situations qui nous permettent de grandir car nous avons perçu le but.
Le groupe a
poursuivi la lecture du livre Psychologie Ésotérique, Traité sur les Sept
Rayons, Vol. 2, Chapitre 2, pp. 351 à 359.
Chaque
intégration se manifeste par des formes d'activité : en premier lieu, le service
de la personnalité égoïste et séparatiste, puis le service de l'humanité et
enfin le service du Plan.
Souvenons-nous
que ces techniques d'intégration, propres à chaque rayon, sont imposées par
l'âme à la personnalité en voie d'intégration.
Le premier Rayon
suggère que l'amour du pouvoir doit dominer et que les formes qui n'ont aucun
pouvoir doivent être rejetées. Il n'y a pas de cercle mais une ligne. Le regard
est fixé sur l'avant. "Je me meus vers le pouvoir, je suis l'unique" est la note
clé du Rayon Un. Son progrès se reconnaît par la maîtrise atteinte, le fait
d'être dirigé puis de diriger à nouveau. Sa personnalité est au début
impitoyable, égoïste et égocentrique, en se dirigeant immuablement droit vers le
but. Ce type d'homme exprime ces qualités dans tous les milieux et toutes les
sphères d'action, il fonctionne comme un tout unifié. Cela le conduit à un point
de crise, fondé sur le fait que sa nature divine ne peut se satisfaire du
pouvoir exercé par sa personnalité. Il chemine seul parce qu'il a crié au
monde : je suis celui qui est seul.
Cette crise le
conduit à :
- un
changement de direction le ramenant au centre de son Etre, le Cœur ;
- un
changement de méthode où il attend maintenant avec patience ;
- un
changement d'attitude par l'inclusivité dont il fait preuve.
Alors la lumière
apparaît et lui révèle tout ce qu'il a détruit. C'est la "lumière qui choque".
Il rebâtit alors tout ce qu'il a anéanti en élevant la structure à un niveau
jamais atteint jusque là. Durant ce stade de reconstruction, il passe
généralement par quatre incarnations :
- il est
tout d'abord "l'homme au centre", conscient de son pouvoir ;
- puis il
passe par une vie de réorganisation avec une personnalité de troisième ou de
septième rayon ;
- dans la
troisième incarnation, il commence à reconstruire au moyen d'une personnalité de
second rayon et des aspects du Plan lui sont révélés ;
- enfin,
il retourne au premier rayon, enrichi de l'amour divin, avec le corps astral sur
le deuxième, le mental sur le quatrième et le physique sur le sixième rayon.
Le second Rayon
fait dire à l'homme : "A nouveau, je me tiens debout, un point dans un cercle et
cependant moi-même. L'amour de l'amour doit dominer". Il lui est dit :
Libère-toi de tout ce qui t'entoure, car il n'y a rien là pour toi, regarde-moi
et cherche le sentier qui conduit du cercle extérieur au point.
Il conviendra de
se rappeler que tous les rayons sont des sous rayons du second Rayon de l'Amour-Sagesse.
La vie, l'amour et le pouvoir d'abstraction sont mis en avant. Puis le moment
survient dans la vie de l'aspirant où il ne trouve plus de satisfaction dans les
choses familières sans pour autant pouvoir encore pénétrer au centre de
l'Unique. Vanité et vide sont perçus. Puis la détermination le fait se
rapprocher du Point central. La "lumière fait irruption" lorsqu'il aperçoit la
ligne existant entre lui-même et le centre. Cette période de crise est souvent
interprétée comme une maladie du mental par les médecins et les psychiatres, au
lieu d'y voir un signe d'évolution.
La vision de la
Lumière sur le chemin se manifeste comme :
1. Une
vision des défauts de la personnalité.
2. Une
vision du prochain pas en avant.
3. Une
vision de ceux qui cheminent.
4. Une
vision de l'Ange Solaire.
5. Un aperçu
de l'Ange de la Présence.
6. Un aperçu
du Maître du groupe de rayon de l'homme. Ceci se divise en deux catégories
d'expériences :
a. Ce qui
est contacté est une vision de la forme astrale, le symbole astral du Maître.
b. Le Maître
lui-même est contacté lorsque le disciple a effectué les intégrations
nécessaires de la triple nature inférieure.
Le Maître D.K.
indique ici un fait qui doit attirer notre attention : le rayon de la
personnalité est toujours un sous-rayon du rayon égoïque, de même que les sept
rayons majeurs de notre système solaire sont les sept sous-rayons du Rayon
cosmique d'Amour-Sagesse.