Le groupe a
poursuivi la lecture de Psychologie ésotérique, Traité sur les sept
rayons, Vol. II, Chapitre 2, pp. 480 à 493.
Parmi les
problèmes de stimulation, le Maître DK aborde les problèmes de direction
rencontrés par de nombreux citoyens intelligents, bien intentionnés et
prédisposés à la vie introspective. Il définit ce problème comme lié à la
méthode par laquelle un homme, par auto-suggestion, devient conscient
d'impulsions, de voix, d'ordres reçus et d'indications sur des lignes d'activité
que "Dieu" lui proposerait.
Mais il serait
sage de s'assurer des origines des directives reçues, afin de ne pas
devenir un automate impressionnable et négatif. Faute de quoi, cette tendance,
généralisée à la race humaine, lui ferait perdre sa possession la plus divine :
la libre volonté. Les diverses écoles de pensée qui se proposent d'orienter les
gens vers la vie spirituelle devraient y prendre garde.
Les personnes
aux tendances émotives rattachées aux différentes Eglises sont enclines à
trouver un moyen d'échapper aux difficultés de la vie en y voyant l'expression
de la volonté de Dieu. Il en résulte un aveugle acquiescement de leur condition.
Mais la vie demande l'activité, la discrimination entre valeurs désirables et
indésirables et l'émergence en un domaine d'activité spirituelle utile. La
libération de l'attitude erronée passe, pour ces personnes, par la compréhension
de la grande Loi de Cause et d'Effet.
Une autre
catégorie de gens, influencés par des écoles de pensée rencontre, sous une autre
forme, le même état négatif basé sur l'auto-suggestion. L'homme, conscient de sa
divinité, est poussé à reconnaître que les événements malheureux sont le fruit
de son imagination créatrice et n'existent pas réellement.
Dans les deux
cas, l'homme est un sujet négatif et la victime soit d'un sort cruel soit de sa
divinité, affirmée mais non développée. Or, il est destiné à être l'arbitre
intelligent de sa destinée et un interprète conscient du Dieu intérieur.
Des écoles
ésotériques contribuent aussi à cette illusion de direction en réduisant
l'étudiant à un être dirigé par des voix illusoires : on l'amène à penser qu'à
force de travail et de méditation, il entendra la voix de son Maître lui donnant
l'orientation. Or celle-ci n'émane pas de la Hiérarchie mais de sa réflexion
astrale. Plusieurs points doivent être rappelés pour éviter cet écueil :
1. Le
véritable objectif de l'enseignement est de mettre l'homme en contact avec sa
propre âme et non avec le Maître.
2. Les
Maîtres travaillent uniquement en tant qu'âmes avec des âmes.
3. La
réponse consciente à l'impression hiérarchique dépend de la relation permanente
établie entre la propre âme de l'homme et son cerveau, via le mental.
4. L'homme
conscient en tant qu'âme peut entrer en contact avec d'autres âmes.
Le disciple
peut collaborer avec d'autres disciples et l'initié avec d'autres initiés.
Devenu un
Maître, il travaille consciemment en tant que l'un des membres aînés de la
Hiérarchie.
On trouve aussi
des groupes et des individus isolés pratiquant diverses formes de méditation et
de yoga. Certains travaillent en sécurité, sur la base d'une véritable
connaissance. D'autres sont profondément ignorants des méthodes et des résultats
à atteindre. Les processus mis en jeu aboutissent alors à l'inactivité du mental
et à la promotion du plan astral.
Certes, un
esprit de grande espérance se développe parmi les travailleurs spirituels
lorsqu'ils voient la rapidité avec laquelle l'humanité se tourne vers les
valeurs spirituelles. Mais pendant le processus de réajustement à ces valeurs,
des périodes de dangers réels peuvent se présenter. Il est donc proposé une
liste des sources de directions possibles dont le néophyte peut devenir la
victime :
1.
L'orientation provient de l'homme sur le plan physique dont la personne guidée
attend de l'aide.
2. Le
mystique introverti fait émerger sa vie de désir inconsciente et croit obéir à
la Voix de Dieu.
3.
D'anciennes aspirations et tendances spirituelles des vies antérieures sont
amenées à la surface et semblent nouvelles au néophyte qui les considère comme
des injonctions divines.
4.
L'orientation peut provenir d'une sensibilité aux voix et intentions
bienveillantes d'âmes sur le chemin du retour à l'incarnation.
5. Il peut
s'agir de contacts établis sur le plan astral par le néophyte, insuffisamment
polarisé sur le plan mental.
6. Lorsqu'il
est mentalement focalisé, il arrive que l'homme enregistre télépathiquement des
informations provenant du mental d'autres personnes et s'oriente, positivement,
négativement ou de manière neutre, à partir de cette source.
7.
L'orientation peut résulter de formes-pensées contactées sur le plan mental.
Utilisées par un guide considéré comme infaillible et évoquant une acceptation
aveugle, elles peuvent être une menace pour la libre activité de
l'âme.
8. De
nombreuses personnes captent l'enseignement donné à des disciples par des
esprits entraînés et s'approprient ces indications.
9.
L'orientation est parfois dictée par la puissante personnalité d'un homme,
particulièrement pour les égos du 6ème rayon, les personnes ouvertes
aux mirages par une stimulation exagérée du plexus ou sensibles à l'énergie des
Poissons qui se retire.
10. Lorsque
l'homme a établi le contact avec son âme par la méditation, la discipline et le
service, l'orientation provient de l'âme mais elle peut encore être déformée si
le mental n'est pas développé, le caractère pas purifié et si la personnalité
domine encore.
11. Une fois
cette dernière forme d'orientation stabilisée, lorsque l'homme devient conscient
du Plan de Dieu, il atteint la reconnaissance de ce que sa propre âme connaît,
en tant que partie intégrante de l'âme universelle et de la Hiérarchie
planétaire.
Devant les
nombreux pièges qui guettent l'aspirant sur le sentier, le groupe s'est demandé
s'il existe des critères qui permettraient de
reconnaître la voix de Dieu ?
Comment être sûr
d'avoir la bonne attitude ? L'actualité offre l'exemple de deux chefs d'Etats en
conflit qui invoquent Dieu tous les deux. Il semble que le raisonnement n'ait
aucune influence sur ceux qui s'égarent. De plus, l'excès de rationalisation
peut mener au scepticisme.
Comment être
sûrs que ce groupe ne s'égare pas ? Avons-nous besoin d'être rassurés en nous
attachant à des critères ? La démarche s'apparente à celle d'un aveugle qui fait
le choix de marcher droit dans une direction donnée et qui rencontre des vides
ou des obstacles. Tant que le contact avec l'âme n'est pas établi, aucune
certitude n'est possible. C'est ainsi que Mère Thérésa elle-même
avançait, vivant le Christ en chaque être rencontré, mais sans relation
personnelle entretenue avec Lui.
Comment
atteindre la Vérité ? La question évoque le problème philosophique de la science
et de la spiritualité. L'Eglise a toujours craint que la science éloigne l'homme
de Dieu. Mais ne peut-elle pas aussi le ramener vers Dieu ? Quelles découvertes
sur la vie et la mort la science fera-t-elle dans l'avenir ?
Les 11 sources
possibles de direction évoquées par le Maître DK peuvent être comparées à un
labyrinthe astral et mental qui mène vers Dieu et dans lequel tous les cas de
figures sont possibles. Parfois on se trouve dans une impasse si le contact avec
l'âme n'est pas établi, le doute s'installe et il faut essayer une autre voie.
En fait, nous achoppons en fonction de ce que nous sommes ; notre seul repère
réside dans nos structures, nos rayons. Chacun recherche la Vérité selon son
propre mode d'expression, par la réflexion ou par l'action, comme l'illustrent
les attitudes respectives de Marie et de Marthe adorant le Christ. Il y a
toujours des colonnes qui nous invitent à intégrer la Loi du Juste Milieu.
Telle est la voie : regarder la Vérité en face et
marcher droit en optimisant jusqu'à la fin de notre vie entre les colonnes.
Mais nous
aimerions avoir la certitude de marcher droit, sachant que le mental a tendance
à faire des cercles sans s'en rendre compte. Or aucune preuve ne sera jamais
définitive à nos yeux. Il faut donc renoncer à en chercher. Jésus n'a-t-il pas
dit : "Acceptez de perdre votre vie et vous la retrouverez" ? A un moment donné,
la personnalité joue son va-tout et accepte de mourir dans le don de soi. L'Amour
est donc le seul critère : si une spiritualité véritable nous anime, quelque
chose nous pousse à aimer. Scientifiquement, spiritualité égale Unité et Amour.
Finirons-nous
par découvrir que nous allons vers l'Amour ? C'est la chose la plus simple à
concevoir et cependant la plus difficile à réaliser. Si nous sommes persuadés
que la spiritualité passe par l'Amour, alors que faisons-nous ? Que
donnons-nous vraiment ? Si nous ne donnons rien, nous devons être tristes.
Tant que nous agirons avec une référence au "moi", au "soi", au "je", nous
finirons par être déçu de tout cadre spirituel, que nous quitterons car nous
n'aurons pas trouvé l'Amour. Il en découlera haine et critique de l'autre.
Avec une
approche scientifique spéculative ouverte, il peut y avoir déduction de la
réalité supérieure, mais sans expérimentation réelle des phénomènes. Ne
recherchons pas les arguments du mental mais l'Amour car sinon il y a toujours
"moi", ma pensée, mon impuissance. Mais peut-être l'Amour ne peut-il arriver
qu'après avoir expérimenté toutes sortes de processus scientifiques ou
empiriques. Le chemin vers Dieu est un labyrinthe. "Cherchez, priez, frappez,
et l'on vous ouvrira." La première chose à demander par la prière, c'est
d'aimer. Si j'aime en attendant quelque chose en retour, c'est encore "moi" qui
désire. Si j'aime sans rien attendre, alors tout est bien. Je suis l'Amour,
il n'y a plus "moi".
Puis-je
envisager un chemin au-delà du "petit moi" ? C'est le désir d'Aimer qui indique
notre progression sur le Chemin. Ce désir se manifeste sûrement parce qu'il y a
une crise profonde. Qu'est-ce que je fais, dans le sens d'une action
transformatrice, qui me permettra d'être meilleur ? Comment me connecter à
l'infini, à Dieu ? Ai-je bonne conscience chaque jour ? L'Amour est un don de
soi dans l'action, qui nous fait grandir.
Le groupe
continue la réflexion que J.P. avait soumise par la liste de diffusion des
membres du groupe au sujet du symbole de la robe et de notre dignité ou
de notre désir à revêtir celle-ci. Il apparaît que les interventions par e-mail
posent le problème de la force de l'écrit. Sachons atteindre le concept le plus
élevé. La robe est un chemin de lumière entre Dieu et nous. Notre réponse
ne doit pas dépendre du cadre. Nous rencontrerons toujours la difficulté du
dépouillement et du don de soi. Comprenons ce qu'il faut perdre pour avoir la
Vie. Le vieil homme doit mourir. Peu importe notre niveau d'intelligence,
notre conscience sait examiner nos réponses et notre pourcentage de "oui" et de
"non".
Chaque membre
est interpellé sur le fait de savoir s'il dit plus souvent "non" que "oui".
Soyons capable d'unifier, de faire une "mise à jour" de l'enfant qui est
en nous et de tout réactualiser. Sachons être inclusif, élargissons notre
conscience et évitons ainsi les pensées parasites. Ne restons pas dans notre
mental en désordre et poussiéreux. Lorsque nous sommes dans la dualité,
reprenons tous les concepts afin de les rassembler.
Tandis que nous
vivons la spiritualité, nous passons à travers notre astralité et notre
mentalité, et ceci n'est pas confortable. L'essentiel n'est pas de voyager
aisément, mais de conserver le but et d'aller droit vers lui.
La connaissance
est semblable à l'exploration d'une forêt. Si chaque arbre est un concept
particulier, il est inutile de s'y attacher ou de passer continuellement de l'un
à l'autre ; l'essentiel dans la forêt, c'est de voir que tous les arbres se
dirigent vers la lumière. Que faut-il vivre dans cette forêt de la connaissance
pour entrer en soi ? Je reconnais être déjà passé par là, mais à la lumière de
ce que j'ai déjà appris, je reconsidère la situation. Je peux rectifier ma
réponse car j'ai la compréhension du concept le plus élevé, qui demandera du
temps pour être ébranlé.
Notre frère Fa.
est interpellé sur les "non" qu'il semble exprimer. Fa. parle en employant une
forme impersonnelle et évasive qui s'apparenterait à un mécanismes
d'autodéfense. Notre frère fait-il vraiment un constat ? Ses réponses sont
souvent des silences. Que craint-il de dévoiler en parlant ? Les membres
n'arrivent pas à rencontrer Fa. qui se cache derrière des réponses non
implicantes. Fa. pense qu'il n'est pas intéressant de parler de lui. Est-ce une
stratégie d'affaires ou une dimension morbide ? Cette attitude pouvant être
utile à ceux qui sont censés détenir des informations confidentielles s'avère
handicapante pour le chercheur. Est-ce chez Fa. un mécanisme inconscient ou
névrotique ? Aux questions : Existe-t-il des relations pour lesquelles tu es
important ? Les autres sont-ils importants pour toi ? Aimes-tu les autres ? Fa.
répond que l'Amour lui fait faire des choses pour sa famille sur le plan
professionnel.
La "rapport" que
Fa. maintient avec le groupe ne semble pas le rendre heureux. Sera-t-il heureux
plus tard ? Fa. pense-t-il pouvoir rencontrer son âme "plus tard" ? Il
semblerait que notre frère "subisse" les relations, hormis les contacts
professionnels au sein desquels il peut se mouvoir plus librement car
l'émotionnel n'est pas sollicité. Quels sont les paramètres qui changent d'une
sphère relationnelle à une autre ? Le poids de la relation familiale est plus
lourd pour Fa. car elle est permanente, alors que les relations professionnelles
sont discontinues. Il y a un frein, une inertie dans la manière de vivre la
relation, que même l'émotionnel ne permettrait pas de débloquer. Fa.
souhaiterait du temps pour entrer en relation. Mais n'y a-t-il pas un paradoxe à
réclamer du temps que Fa. ne sait pas mettre à profit lors de nos rencontres ?
Faudrait-il plus
de souffrance à Fa. pour arriver à aimer ? Prions Dieu pour que les évènements
arrivent ; des chamboulements salutaires sur mesure se présentent toujours au
moment opportun pour l'âme. Ayons confiance en Dieu.
An. et My.,
natives du signe du Verseau, sont interpellées sur leurs ressentis face à la
problématique qu'exprime Fa., natif du même signe, et leur alternance
personnelle entre silence et paroles inadéquates.
La forme-pensée
du signe du Verseau véhiculerait sans doute un manque d'amour tout en
revendiquant sa liberté. Ne devons-nous pas tous dépasser les formes-pensées
rattachées à notre signe ? Aimer, c'est libérer chacun de ses
déterminismes astrologiques.
Qu'est-ce qui
fait obstacle ? Est-ce un mur face à nous ou un vide sous nos pas qui nous
empêche d'entrer en contact avec les autres ? S'il y a une relation entre nous,
essayons de voir si nous pouvons l'améliorer en permanence.
A la question
suivante adressée à Th. : "Quelle serait l'attitude de quelqu'un de "malin"
qui travaillerait dans notre groupe ?", ce dernier répond que cette personne
aurait une intention égoïste et utiliserait la dynamique du groupe dans un but
personnel. Cette attitude ne pourrait fonctionner que si la personnalité se
trouvait exaltée. Dans cette attitude particulière, la personnalité serait
animée du désir d'être aimé. Dès que le renoncement à soi est demandé, le
"malin" ne peut rester, car il ne veut pas renoncer à lui-même. Th. conçoit que
c'est par l'Amour qu'il contactera son Ame et reconnaît que pendant des années,
sa personnalité a mis en place différentes stratégies, pensant qu'il y avait de
multiples voies vers la réalisation du Soi. Doit-il rester au stade du petit
garçon qui fait une bêtise et se fait consoler par sa mère, avant de
recommencer, ou bien comprendre la portée de ses erreurs pour passer au stade
supérieur ?
Pouvons-nous
imaginer l'Amour que nous éprouverons pour Dieu en tant que Disciple ?
Le Frère
Instructeur doit-il toujours écouter la résistance des uns et des autres ? Nous
sommes dans un orchestre et nos instruments sont dissonants ; ne soyons pas
sourds ; entendons notre propre musique, réglons nos instruments et refaisons
les accords.
Th., invité à
interpeller directement son frère Fa., lui exprime : "Si tu cherches le confort
pour ta personnalité, alors ne reste pas. Sinon, accepte la souffrance et permet
à tes frères de te connaître et de t'aimer."
Fa., invité
également à interpeller Th. Lui exprime : "Accepte l'humilité de l'Ame qui déjà
se présente."
Il est proposé à
Th. et Fa. de s'aider mutuellement lors de chaque rencontre et à travers la
liste de diffusion des membres du groupe, en s'adressant des paroles d'Amour
adaptées à leur problématique personnelle.