Bulletin no 166 du 05/04/2003
 

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PSYCHOLOGIE PHILOSOPHIE SPIRITUALITE

  Ne crois rien parce qu'on t'aura montré le témoignage écrit de quelque Sage ancien,
Ne crois rien sur l'autorité des Maîtres ou des Prêtres.

Mais ce qui s'accordera avec ton expérience et après une étude approfondie satisfera ta raison et tendra vers ton bien cela tu pourras l'accepter comme vrai et y conformer ta vie.

SIDDHARTA GAUTAMA (BOUDDHA)

 

Bulletin no 166

Séance du 05/04/2003

Le groupe a poursuivi la lecture de Psychologie ésotérique, Traité sur les sept rayons, Vol. II, Chapitre 2, pp. 480 à 493. 

Parmi les problèmes de stimulation, le Maître DK aborde les problèmes de direction rencontrés par de nombreux citoyens intelligents, bien intentionnés et prédisposés à la vie introspective. Il définit ce problème comme lié à la méthode par laquelle un homme, par auto-suggestion, devient conscient d'impulsions, de voix, d'ordres reçus et d'indications sur des lignes d'activité que "Dieu" lui proposerait.

Mais il serait sage de s'assurer des origines des directives reçues, afin de ne pas devenir un automate impressionnable et négatif. Faute de quoi, cette tendance, généralisée à la race humaine, lui ferait perdre sa possession la plus divine : la libre volonté. Les diverses écoles de pensée qui se proposent d'orienter les gens vers la vie spirituelle devraient y prendre garde.

Les personnes aux tendances émotives rattachées aux différentes Eglises sont enclines à trouver un moyen d'échapper aux difficultés de la vie en y voyant l'expression de la volonté de Dieu. Il en résulte un aveugle acquiescement de leur condition. Mais la vie demande l'activité, la discrimination entre valeurs désirables et indésirables et l'émergence en un domaine d'activité spirituelle utile. La libération de l'attitude erronée passe, pour ces personnes, par la compréhension de la grande Loi de Cause et d'Effet.

Une autre catégorie de gens, influencés par des écoles de pensée rencontre, sous une autre forme, le même état négatif basé sur l'auto-suggestion. L'homme, conscient de sa divinité, est poussé à reconnaître que les événements malheureux sont le fruit de son imagination créatrice et n'existent pas réellement.

Dans les deux cas, l'homme est un sujet négatif et la victime soit d'un sort cruel soit de sa divinité, affirmée mais non développée. Or, il est destiné à être l'arbitre intelligent de sa destinée et un interprète conscient du Dieu intérieur.

Des écoles ésotériques contribuent aussi à cette illusion de direction en réduisant l'étudiant à un être dirigé par des voix illusoires : on l'amène à penser qu'à force de travail et de méditation, il entendra la voix de son Maître lui donnant l'orientation. Or celle-ci n'émane pas de la Hiérarchie mais de sa réflexion astrale. Plusieurs points doivent être rappelés pour éviter cet écueil :

1.     Le véritable objectif de l'enseignement est de mettre l'homme en contact avec sa propre âme et non avec le Maître.

2.     Les Maîtres travaillent uniquement en tant qu'âmes avec des âmes.

3.     La réponse consciente à l'impression hiérarchique dépend de la relation permanente établie entre la propre âme de l'homme et son cerveau, via le mental.

4.     L'homme conscient en tant qu'âme peut entrer en contact avec d'autres âmes.

Le disciple peut collaborer avec d'autres disciples et l'initié avec d'autres initiés.

Devenu un Maître, il travaille consciemment en tant que l'un des membres aînés de la Hiérarchie.

On trouve aussi des groupes et des individus isolés pratiquant diverses formes de méditation et de yoga. Certains travaillent en sécurité, sur la base d'une véritable connaissance. D'autres sont profondément ignorants des méthodes et des résultats à atteindre. Les processus mis en jeu aboutissent alors à l'inactivité du mental et à la promotion du plan astral.

Certes, un esprit de grande espérance se développe parmi les travailleurs spirituels lorsqu'ils voient la rapidité avec laquelle l'humanité se tourne vers les valeurs spirituelles. Mais pendant le processus de réajustement à ces valeurs, des périodes de dangers réels peuvent se présenter. Il est donc proposé une liste des sources de directions possibles dont le néophyte peut devenir la victime :

1.     L'orientation provient de l'homme sur le plan physique dont la personne guidée attend de l'aide.

2.     Le mystique introverti fait émerger sa vie de désir inconsciente et croit obéir à la Voix de Dieu.

3.     D'anciennes aspirations et tendances spirituelles des vies antérieures sont amenées à la surface et semblent nouvelles au néophyte qui les considère comme des injonctions divines.

4.     L'orientation peut provenir d'une sensibilité aux voix et intentions bienveillantes d'âmes sur le chemin du retour à l'incarnation.

5.     Il peut s'agir de contacts établis sur le plan astral par le néophyte, insuffisamment polarisé sur le plan mental.

6.     Lorsqu'il est mentalement focalisé, il arrive que l'homme enregistre télépathiquement des informations provenant du mental d'autres personnes et s'oriente, positivement, négativement ou de manière neutre, à partir de cette source.

7.     L'orientation peut résulter de formes-pensées contactées sur le plan mental. Utilisées par un guide considéré comme infaillible et évoquant une acceptation aveugle, elles peuvent être une menace pour la libre activité de l'âme.

8.     De nombreuses personnes captent l'enseignement donné à des disciples par des esprits entraînés et s'approprient ces indications.

9.     L'orientation est parfois dictée par la puissante personnalité d'un homme, particulièrement pour les égos du 6ème rayon, les personnes ouvertes aux mirages par une stimulation exagérée du plexus ou sensibles à l'énergie des Poissons qui se retire.

10.   Lorsque l'homme a établi le contact avec son âme par la méditation, la discipline et le service, l'orientation provient de l'âme mais elle peut encore être déformée si le mental n'est pas développé, le caractère pas purifié et si la personnalité domine encore.

11.   Une fois cette dernière forme d'orientation stabilisée, lorsque l'homme devient conscient du Plan de Dieu, il atteint la reconnaissance de ce que sa propre âme connaît, en tant que partie intégrante de l'âme universelle et de la Hiérarchie planétaire. 

Devant les nombreux pièges qui guettent l'aspirant sur le sentier, le groupe s'est demandé s'il existe des critères qui permettraient de reconnaître la voix de Dieu ?

Comment être sûr d'avoir la bonne attitude ? L'actualité offre l'exemple de deux chefs d'Etats en conflit qui invoquent Dieu tous les deux. Il semble que le raisonnement n'ait aucune influence sur ceux qui s'égarent. De plus, l'excès de rationalisation peut mener au scepticisme.

Comment être sûrs que ce groupe ne s'égare pas ? Avons-nous besoin d'être rassurés en nous attachant à des critères ? La démarche s'apparente à celle d'un aveugle qui fait le choix de marcher droit dans une direction donnée et qui rencontre des vides ou des obstacles. Tant que le contact avec l'âme n'est pas établi, aucune certitude n'est possible. C'est ainsi que Mère Thérésa elle-même avançait, vivant le Christ en chaque être rencontré, mais sans relation personnelle entretenue avec Lui.

Comment atteindre la Vérité ? La question évoque le problème philosophique de la science et de la spiritualité. L'Eglise a toujours craint que la science éloigne l'homme de Dieu. Mais ne peut-elle pas aussi le ramener vers Dieu ? Quelles découvertes sur la vie et la mort la science fera-t-elle dans l'avenir ?

Les 11 sources possibles de direction évoquées par le Maître DK peuvent être comparées à un labyrinthe astral et mental qui mène vers Dieu et dans lequel tous les cas de figures sont possibles. Parfois on se trouve dans une impasse si le contact avec l'âme n'est pas établi, le doute s'installe et il faut essayer une autre voie. En fait, nous achoppons en fonction de ce que nous sommes ; notre seul repère réside dans nos structures, nos rayons. Chacun recherche la Vérité selon son propre mode d'expression, par la réflexion ou par l'action, comme l'illustrent les attitudes respectives de Marie et de Marthe adorant le Christ. Il y a toujours des colonnes qui nous invitent à intégrer la Loi du Juste Milieu. Telle est la voie : regarder la Vérité en face et marcher droit en optimisant jusqu'à la fin de notre vie entre les colonnes.

Mais nous aimerions avoir la certitude de marcher droit, sachant que le mental a tendance à faire des cercles sans s'en rendre compte. Or aucune preuve ne sera jamais définitive à nos yeux. Il faut donc renoncer à en chercher. Jésus n'a-t-il pas dit : "Acceptez de perdre votre vie et vous la retrouverez" ? A un moment donné, la personnalité joue son va-tout et accepte de mourir dans le don de soi. L'Amour est donc le seul critère : si une spiritualité véritable nous anime, quelque chose nous pousse à aimer. Scientifiquement, spiritualité égale Unité et Amour.

Finirons-nous par découvrir que nous allons vers l'Amour ? C'est la chose la plus simple à concevoir et cependant la plus difficile à réaliser. Si nous sommes persuadés que la spiritualité passe par l'Amour, alors que faisons-nous ? Que donnons-nous vraiment ? Si nous ne donnons rien, nous devons être tristes. Tant que nous agirons avec une référence au "moi", au "soi", au "je", nous finirons par être déçu de tout cadre spirituel, que nous quitterons car nous n'aurons pas trouvé l'Amour. Il en découlera haine et critique de l'autre.

Avec une approche scientifique spéculative ouverte, il peut y avoir déduction de la réalité supérieure, mais sans expérimentation réelle des phénomènes. Ne recherchons pas les arguments du mental mais l'Amour car sinon il y a toujours "moi", ma pensée, mon impuissance. Mais peut-être l'Amour ne peut-il arriver qu'après avoir expérimenté toutes sortes de processus scientifiques ou empiriques. Le chemin vers Dieu est un labyrinthe. "Cherchez, priez, frappez, et l'on vous ouvrira." La première chose à demander par la prière, c'est d'aimer. Si j'aime en attendant quelque chose en retour, c'est encore "moi" qui désire. Si j'aime sans rien attendre, alors tout est bien. Je suis l'Amour, il n'y a plus "moi".

Puis-je envisager un chemin au-delà du "petit moi" ? C'est le désir d'Aimer qui indique notre progression sur le Chemin. Ce désir se manifeste sûrement parce qu'il y a une crise profonde. Qu'est-ce que je fais, dans le sens d'une action transformatrice, qui me permettra d'être meilleur ? Comment me connecter à l'infini, à Dieu ? Ai-je bonne conscience chaque jour ? L'Amour est un don de soi dans l'action, qui nous fait grandir.  

Le groupe continue la réflexion que J.P. avait soumise par la liste de diffusion des membres du groupe au sujet du symbole de la robe et de notre dignité ou de notre désir à revêtir celle-ci. Il apparaît que les interventions par e-mail posent le problème de la force de l'écrit. Sachons atteindre le concept le plus élevé. La robe est un chemin de lumière entre Dieu et nous. Notre réponse ne doit pas dépendre du cadre. Nous rencontrerons toujours la difficulté du dépouillement et du don de soi. Comprenons ce qu'il faut perdre pour avoir la Vie. Le vieil homme doit mourir. Peu importe notre niveau d'intelligence, notre conscience sait examiner nos réponses et notre pourcentage de "oui" et de "non".

Chaque membre est interpellé sur le fait de savoir s'il dit plus souvent "non" que "oui". Soyons capable d'unifier, de faire une "mise à jour" de l'enfant qui est en nous et de tout réactualiser. Sachons être inclusif, élargissons notre conscience et évitons ainsi les pensées parasites. Ne restons pas dans notre mental en désordre et poussiéreux. Lorsque nous sommes dans la dualité, reprenons tous les concepts afin de les rassembler.

Tandis que nous vivons la spiritualité, nous passons à travers notre astralité et notre mentalité, et ceci n'est pas confortable. L'essentiel n'est pas de voyager aisément, mais de conserver le but et d'aller droit vers lui.

La connaissance est semblable à l'exploration d'une forêt. Si chaque arbre est un concept particulier, il est inutile de s'y attacher ou de passer continuellement de l'un à l'autre ; l'essentiel dans la forêt, c'est de voir que tous les arbres se dirigent vers la lumière. Que faut-il vivre dans cette forêt de la connaissance pour entrer en soi ? Je reconnais être déjà passé par là, mais à la lumière de ce que j'ai déjà appris, je reconsidère la situation. Je peux rectifier ma réponse car j'ai la compréhension du concept le plus élevé, qui demandera du temps pour être ébranlé. 

Notre frère Fa. est interpellé sur les "non" qu'il semble exprimer. Fa. parle en employant une forme impersonnelle et évasive qui s'apparenterait à un mécanismes d'autodéfense. Notre frère fait-il vraiment un constat ? Ses réponses sont souvent des silences. Que craint-il de dévoiler en parlant ? Les membres n'arrivent pas à rencontrer Fa. qui se cache derrière des réponses non implicantes. Fa. pense qu'il n'est pas intéressant de parler de lui. Est-ce une stratégie d'affaires ou une dimension morbide ? Cette attitude pouvant être utile à ceux qui sont censés détenir des informations confidentielles s'avère handicapante pour le chercheur. Est-ce chez Fa. un mécanisme inconscient ou névrotique ? Aux questions : Existe-t-il des relations pour lesquelles tu es important ? Les autres sont-ils importants pour toi ? Aimes-tu les autres ? Fa. répond que l'Amour lui fait faire des choses pour sa famille sur le plan professionnel.

La "rapport" que Fa. maintient avec le groupe ne semble pas le rendre heureux. Sera-t-il heureux plus tard ? Fa. pense-t-il pouvoir rencontrer son âme "plus tard" ? Il semblerait que notre frère "subisse" les relations, hormis les contacts professionnels au sein desquels il peut se mouvoir plus librement car l'émotionnel n'est pas sollicité. Quels sont les paramètres qui changent d'une sphère relationnelle à une autre ? Le poids de la relation familiale est plus lourd pour Fa. car elle est permanente, alors que les relations professionnelles sont discontinues. Il y a un frein, une inertie dans la manière de vivre la relation, que même l'émotionnel ne permettrait pas de débloquer. Fa. souhaiterait du temps pour entrer en relation. Mais n'y a-t-il pas un paradoxe à réclamer du temps que Fa. ne sait pas mettre à profit lors de nos rencontres ?

Faudrait-il plus de souffrance à Fa. pour arriver à aimer ? Prions Dieu pour que les évènements arrivent ; des chamboulements salutaires sur mesure se présentent toujours au moment opportun pour l'âme. Ayons confiance en Dieu. 

An. et My., natives du signe du Verseau, sont interpellées sur leurs ressentis face à la problématique qu'exprime Fa., natif du même signe, et leur alternance personnelle entre silence et paroles inadéquates.

La forme-pensée du signe du Verseau véhiculerait sans doute un manque d'amour tout en revendiquant sa liberté. Ne devons-nous pas tous dépasser les formes-pensées rattachées à notre signe ? Aimer, c'est libérer chacun de ses déterminismes astrologiques.

Qu'est-ce qui fait obstacle ? Est-ce un mur face à nous ou un vide sous nos pas qui nous empêche d'entrer en contact avec les autres ? S'il y a une relation entre nous, essayons de voir si nous pouvons l'améliorer en permanence.

A la question suivante adressée à Th. : "Quelle serait l'attitude de quelqu'un de "malin" qui travaillerait dans notre groupe ?", ce dernier répond que cette personne aurait une intention égoïste et utiliserait la dynamique du groupe dans un but personnel. Cette attitude ne pourrait fonctionner que si la personnalité se trouvait exaltée. Dans cette attitude particulière, la personnalité serait animée du désir d'être aimé. Dès que le renoncement à soi est demandé, le "malin" ne peut rester, car il ne veut pas renoncer à lui-même. Th. conçoit que c'est par l'Amour qu'il contactera son Ame et reconnaît que pendant des années, sa personnalité a mis en place différentes stratégies, pensant qu'il y avait de multiples voies vers la réalisation du Soi. Doit-il rester au stade du petit garçon qui fait une bêtise et se fait consoler par sa mère, avant de recommencer, ou bien comprendre la portée de ses erreurs pour passer au stade supérieur ? 

Pouvons-nous imaginer l'Amour que nous éprouverons pour Dieu en tant que Disciple ?

Le Frère Instructeur doit-il toujours écouter la résistance des uns et des autres ? Nous sommes dans un orchestre et nos instruments sont dissonants ; ne soyons pas sourds ; entendons notre propre musique, réglons nos instruments et refaisons les accords.

Th., invité à interpeller directement son frère Fa., lui exprime : "Si tu cherches le confort pour ta personnalité, alors ne reste pas. Sinon, accepte la souffrance et permet à tes frères de te connaître et de t'aimer."

Fa., invité également à interpeller Th. Lui exprime : "Accepte l'humilité de l'Ame qui déjà se présente."

Il est proposé à Th. et Fa. de s'aider mutuellement lors de chaque rencontre et à travers la liste de diffusion des membres du groupe, en s'adressant des paroles d'Amour adaptées à leur problématique personnelle. 

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