Toute
stimulation est fondée sur la réaction de la nature inférieure lorsqu'elle est
mise en relation avec la nature supérieure, et non sur le mouvement inverse. Il
peut en résulter un développement significatif ou des résultats néfastes.
Les problèmes
mentaux
On peut les
répartir en trois groupes :
1. les problèmes provenant d'une intense activité mentale
qui produit une focalisation mentale et parfois une cristallisation.
2. les problèmes provenant de la méditation et de
l'illumination :
a -
l'activité excessive du mental
b -
la révélation du mirage et de l'illusion
c -
une sensibilité excessive à la lumière intérieure
sur le plan éthérique
3. les problèmes provenant du
développement du psychisme supérieur avec sensibilité à l'orientation, à la
coopération au plan et au contact de l'âme.
Pour éviter le
premier groupe de problèmes liés à une activité mentale intense et menant au
sectarisme ou à l'obsession, il sera bon d'éduquer les hommes sur :
1. la nature de la substance mentale,
2. le triple dessein du mental (moyen
d'expression des idées, facteur de maîtrise de la personnalité par le pouvoir
créateur des pensées, réflecteur des mondes supérieurs).
Il est
nécessaire de distinguer la pensée créatrice du sentiment créateur. Lorsqu'une
forme-pensée a été puissamment construite et qu'elle s'est approprié couleur et
beauté, le danger apparaît car elle peut retenir un homme mentalement et
émotionnellement. Il peut devenir un dévot achevé ou un partisan violent. C'est
une maladie psychologique nécessitant un traitement approprié. Celui-ci
s'efforcera d'obtenir deux choses : un développement plus intégral et une fusion
consciente avec l'âme et avec le groupe.
Les problèmes de
la folie sont ensuite abordés succinctement dans la mesure où ils sont
incurables et ne relèvent pas d'une aide psychologique. Esotériquement, ils se
divisent en trois parties :
1. Ceux qui sont dus à des problèmes physiques (maladie de
la matière cervicale, tumeurs, etc...)
2. Ceux qui résultent de l'absence de l'ego ou âme :
a. le véritable propriétaire du corps est absent, le fil de
conscience n'est pas ancré dans la tête et l'âme est inconsciente de la forme.
b. certains cas de possession ou d'obsession : le fil de
conscience est celui d'une autre personne ou d'une entité désincarnée. Lorsque
se pose un problème de double personnalité ou de personnalités multiples, la
guérison est impossible.
3. Ceux qui résultent d'un corps astral non maîtrisable. Ces
"fous astraux" peuvent s'exprimer violemment par le désir de tuer, d'avoir des
expériences sexuelles anormales ou par une hyperactivité. On ne peut que les
protéger contre eux-mêmes et leurs propres actions.
Pour
revenir aux problèmes mentaux, plusieurs types de malades devront être
étudiés par les étudiants en psychologie :
1. ceux qui demeurent mentalement refermés sur eux-mêmes et
dont la crise s'exprimera selon le cas par le génie, la production imaginative
et créatrice ou par une forme de démence, non permanente et guérissable si elle
trouve une forme libératrice de l'imagination créatrice. C'est à ce point que
surgit souvent la crise pour les personnalités de Rayons 2, 4 et 6.
2. ceux qui deviennent étonnamment conscients d'eux-mêmes et
du fait qu'ils sont un centre de pensée. Cela peut les mener à une mégalomanie
aiguë. Cette maladie est guérissable à ses premiers stades en développant la
conscience sociale et le contact avec l'âme. C'est à ce point que la lutte se
produit pour les personnalités de Rayons 1 et 5.
3. ceux dont la nature s'extériorise par une tendance à
imposer leurs conclusions : théologien bien intentionné, doctrinaire dogmatique,
fanatique ou fou obsédé par sa propre vision. Il s'agit surtout de personnes
appartenant aux Rayons 3 et 6.
Educateurs et
psychologues doivent être conscients que deux choses peuvent aider : la
présentation d'une vision plus large, faite avec amour et persistance, par une
personne inclusive, et l'action de la propre âme de l'homme.
Problèmes
résultant de la méditation et de ses résultats : l'illumination
La méditation se
rapporte "à une focalisation mentale et à une attitude qui tente de se relier à
ce qui gît au-delà du monde mental de l'individu". Au lieu de faire de l'homme,
par les idées d'expansion, d'inclusion et d'éclaircissement, un citoyen du
monde, il arrive que la méditation fasse apparaître chez lui des problèmes et
que la nature inférieure éprouve des difficultés d'adaptation aux impulsions ou
aux demandes supérieures. Ses efforts de méditation ont ouvert une fenêtre par
laquelle la lumière se déverse, jetant l'illumination dans les endroits les plus
sombres de sa vie. S'il n'existe pas un bon équipement mental et une bonne
formation, il en résulte confusion, incompréhension de ce qui arrive, insistance
erronée sur les réactions de la personnalité, orgueil, sentiment d'infériorité,
dépression... Il peut même se produire un écroulement total des forces mentales.
Lorsqu'une
certaine accoutumance à la lumière s'opère, d'autres dangers psychologiques se
manifestent. Obsédés par l'idée de l'âme, nous oublions qu'elle a un véhicule
d'expression et ne parvenons pas à garder le contact avec la vie et l'expression
du plan physique. L'homme devient alors un vague mystique sans aucun sens
pratique, un visionnaire, ce qui est dangereux.
Parmi les
nombreuses situations qui peuvent découler des effets de l'illumination, deux
sont étudiées.
La première est
l'activité exagérée du mental. Celui-ci devient conscient de trop de
connaissances et l'homme se trouve pris dans un tourbillon bouillonnant et
enclin à la perpétuelle élaboration de plans. Mais ces derniers restent de
vagues tentatives sur le plan mental car aucun effort n'est réellement fait pour
les exécuter. Si cet état mental perdure, il peut aboutir à une tension mentale,
une crise nerveuse et parfois à une difficulté permanente. D'autres difficultés,
d'ordre relationnel, peuvent se produire : du fait de son orgueil mental et de
son ambition spirituelle, un tel homme a le sentiment que les autres doivent
l'aider à accomplir ses grands desseins ou bien reconnaître qu'ils sont des
ratés. Cependant, la cure est simple : l'homme doit devenir constructif tout
d'abord en réalisant l'inefficacité de sa vie mentale, puis en choisissant une
méthode de travail et une voie de service adaptée au plan élaboré afin de
l'amener à la manifestation physique.
La deuxième
situation est la révélation de la maya des sens. Maya est un terme
générique qui s'applique aux trois aspects de la vie phénoménale. Illusion,
Mirage et Maya sont les termes habituellement appliqués à ces trois effets
phénoménaux. L'Illusion est une caractéristique mentale ; elle consiste en une
mauvaise conception ou une fausse interprétation des idées ou formes pensées. Le
Mirage est de nature astrale et concerne actuellement une majorité de gens. La
Maya est de caractère vital : c'est l'énergie qui entre en activité sous
l'influence de l'illusion, du mirage ou des deux combinés. L'homme qui a évoqué
une certaine mesure de lumière au-dedans de lui a ainsi eu la révélation des
trois mondes de forces inférieures. Au début, cette révélation le trompe souvent
et il devient la victime de ce qui lui a été révélé. Par exemple, parce qu'il
est sur le Sentier de Probation, ce que la lumière lui révèle sur le plan astral
est d'un ordre élevé et cela retarde son progrès sur le chemin en distrayant son
énergie et son attention. Ce faisant, il ne fait que retourner aux états de
conscience psychiques qui étaient ceux de la race atlantéenne, ce qui n'est pas
désirable aujourd'hui. Il est aussi peu souhaitable de recouvrer, comme le font
certains yogis, la maîtrise consciente des fonctions corporelles, marque
distinctive des premières races lémuriennes. L'intention est que l'aspirant
moderne fonctionne désormais en tant que Caucasien ou Aryen sur le plan mental.
Lorsqu'il souffre de la révélation de la lumière dans les trois mondes et plus
particulièrement sur le plan astral, l'homme se maintient dans une position
statique et subit les inconvénients suivants :
a. Il devient complètement pris par le mirage.
b. Il descend à son niveau.
c. Il réagit sur le plan de la sensibilité à ces phénomènes,
souvent avec plaisir.
d. Il évoque les anciennes facultés de clairvoyance et de
clairaudience.
e. Il devient un psychique inférieur et accepte tout ce que
les pouvoirs psychiques inférieurs révèlent.
Certains hommes éclairés utilisent ces pouvoirs, mais c'est
toujours dans le but d'un service à la Hiérarchie ou à l'humanité.
Lorsqu'un homme
a succombé au mirage et à l'illusion et a développé en lui d'anciennes habitudes
indésirables, trois suggestions de base pourront aider le psychologue à
le libérer de cette servitude :
1. Instruction (sur l'appareil humain de réaction dans les
trois mondes ; sur la distinction entre les consciences lémurienne, atlantéenne
et caucasienne ; évocation de sa place sur l'échelle de l'évolution)
2. Centre d'attention (focalisation sur le plan physique ou
mental, selon le cas, pour l'éloigner du plan astral)
3. Occupation physique ou mentale.
Le
psychologue ou le guérisseur mental devra :
1. Etudier avec soin la nature des rayons présumés
constituer la nature de la personne,
2. Déterminer le véhicule de contact qui est le plus
puissant,
3. Examiner la condition physique avec soin, prendre note de
l'équipement glandulaire, les glandes indiquant la condition des centres.
La Science
des Centres, la Science des Rayons et la Science de l'Astrologie constitueront
les trois départements majeurs de la Science de la Psychologie dans l'Age
Nouveau.
Le frère
instructeur demande à chacun des membres, s'il a reconnu dans la lecture qui
vient d'être faite, certains problèmes personnels auxquels il serait confronté.
Fa. se sent
concerné par la focalisation mentale lorsqu'une multitude d'images et de pensées
sont générées en même temps. Dans ces moments, nous pouvons supposer que le
véhicule mental est stimulé par des énergies de type supérieur car un véhicule
ne peut probablement pas s'autostimuler.
Si nous sommes
centrés sur le plan émotionnel, situation qui caractérise Jo., nous restons dans
le flou. En guise d'information, nous ne pouvons percevoir que des clichés qui,
de plus, peuvent parfois être soufflés par des entités externes. De ce fait,
nous pouvons nous demander s'il existe un cerveau astral, une structure capable
de trouver une solution à un problème. Il est possible d'observer une
acceptation des idées qui viennent d'autrui. Ce mécanisme est, toutefois, limité
car si les idées ne sont pas accompagnées de sentiments, le corps astral ne les
appréhende pas.
En règle
générale notre comportement consiste à tout faire pour générer des sentiments.
L'expérience de sentiments forts est recherchée et le mental est peu sollicité.
La déduction est absente car pour faire autorité une information a simplement
besoin d'être reconnue comme provenant de l'instance supérieure. Ce
fonctionnement est la marque de notre époque qui se caractérise par une
surexploitation du plan astral, notamment, à l'occasion des émissions
télévisées. Nous consommons les sentiments sans égard pour la cause profonde qui
a guidé l'artiste. Nous contribuons, ainsi, à aggraver ses propres
déséquilibres.
Les
préoccupations, sur ce plan, sont de l'ordre du désir d'être utile mais la
crainte de perdre son moyen de subsistance l'emporte.
A l'inverse, les
actions de l'âme sont consacrées à l'humanité. Toutefois, dans un premier temps,
l'âme n'amène pas ses concepts, elle fournit de l'énergie à une structure qui
est préoccupée par son propre devenir. A ce stade, l'énergie est dévoyée pour la
survie de la personnalité.
Sur le plan
mental, le fonctionnement est différent de celui observé sur le plan astral. Le
mental traite systématiquement tous les éléments qu'il reçoit au moyen
d'associations et de déductions.
Le mental nous
sert à survivre et nous rend très habile. Toutefois, il ne nous permet pas une
vision directe de la vérité : les images sont filtrées par les objets qui
reflètent la réalité. La pensée ricoche d'un objet à l'autre et lorsque nous
pensons à une chose, nous ne pouvons nous empêcher de penser à une autre.
La peur peut
créer une hyperstimulation du mental ou le paralyser. Nous construisons des
monstres, des murs censés nous protéger et nous alimentons le tout.
Face à une idée
qui dérange, des stratégies sont mises en place. Les plus évoluées consistent à
mettre la pensée dans le centre du cœur et à visualiser l'Amour sur un plan
supérieur. Mais plus couramment, un mental qui n'est pas éclairé par la lumière
de l'âme, fonctionne suivant des mécanismes qui peuvent être décrits ainsi :
- La tentative de détruire une pensée crée mille morceaux
qui empoisonnent toute la structure car rien ne peut être tué dans le mental.
- La construction d'une cloison afin d'isoler certaines
pensées demande beaucoup d'énergie et conduit à un dédoublement de la
personnalité. De plus, le champ d'activité se trouve réduit.
- Lorsque la porte d'une pièce destinée à contenir tout ce
qui nous dérange est entrouverte pour mettre aux oubliettes un nouvel objet,
d'anciens objets en profitent pour ressortir.
- Des compartiments du mental nous permettent de nous
distraire avec des activités ludiques. Mais lorsque la tension est trop forte,
les vibrations se répercutent dans tout le mental. Afin de nous protéger face à
une difficulté nous pouvons tenter de fuir vers un compartiment hyper isolé.
Quelle que soit
l'attitude prise, nous ne pouvons exclure un mauvais symbole, une personne qui
nous dérange. Le divorce et l'oubli dans le mental sont impossibles car il
demeure toujours un regret, la représentation de la personne à qui tantôt l'on
pardonne, tantôt l'on en veut. Un refus du symbole provoque une réduction de la
zone associative et entraîne, par conséquence, une diminution des facultés de
réflexion.
L'observation de
nos mécanismes peut nous aider dans notre rôle d'éducateur. Face à un enfant qui
a une difficulté, il sera bénéfique de lui apprendre à bien regarder le problème
qui se pose à lui car s'il n'y arrive pas il va rechercher l'isolement.
Seul,
l'observateur qui est situé au-dessus de l'âme, peut réaliser le mode de
fonctionnement du mental. Pour défaire ces mécanismes, seule la transformation
des symboles est efficace. Ce travail nécessite un temps très long pendant
lequel la personnalité ne peut vivre l'Amour bien qu'elle pressente que la
réponse à ses questions se trouve dans cette direction.
En effet, la
dynamique pour recevoir des informations de l'âme n'est pas opérationnelle car
l'amoncellement de pensées (le mental conserve toutes les épreuves qu'il a
élaborées) nous isole de l'âme.
En outre, le
mental pervertit souvent nos bonnes intentions. Pour cette raison, il peut être
conseillé à un intellectuel de pratiquer des activités manuelles. Mais d'une
manière générale, l'attitude la plus saine consisterait à posséder un mental
comprenant peu d'objets et à bien les ranger.
La méditation
est une pièce aménagée dans le mental, une pièce légèrement au-dessus, un peu
plus calme, bien que le plancher soit très léger. L'idée d'en haut ne descend
pas et il nous faut redescendre seul pour résoudre les problèmes de la vie.
Pour monter, il
ne faut pas avoir beaucoup de problèmes en bas car les difficultés oppressantes
nous empêchent d'atteindre la pièce de l'isolement que nous nommons par
méprise : pièce de méditation.
Le groupe a
repris la lecture du livre Psychologie Esotérique, Traité sur les Sept
Rayons, Vol. II, Chapitre 2, p. 326 à 335.
c. Corrélations
de la Vie de la Personnalité
Il est rappelé
que la présente étude est celle de l'âme en tant que centre de conscience et
des corps en tant que centre d'expérience et que sa compréhension nécessite,
au préalable, l'acceptation du principe que la nature de la vie dans le monde
est d'acquérir de l'expérience.
Dans le champ de
l'expérience humaine, nous pouvons identifier trois groupes d'individus :
1. Ceux qui acquièrent de l'expérience d'une façon
inconsciente et restent inconscients des objectifs plus profonds.
2. Ceux qui commencent à comprendre que l'adaptation aux
façons de vivre auxquelles ils sont soumis offre l'occasion d'apprendre une
leçon qui :
- enrichit leur existence, généralement sur le plan
pratique et matériel,
- intensifie leur perception sensible.
3. Ceux qui prennent conscience du dessein de l'expérience
et appliquent à chaque événement leur intelligence et leur habileté pour
extraire de tout ce qui leur arrive quelque bénéfice pour la vie de l'âme. Ils
considèrent le milieu dans lequel ils se trouvent comme un endroit de
purification et comme le champ de leur service planifié.
L'angle d'étude
est orienté vers l'effet, sur l'âme, des expériences subies dans les corps, et
le processus par lequel l'aspect conscience de la divinité est élargi.
D'ailleurs, l'Homme est considéré comme un penseur conscient et non pas en tant
que membre du quatrième règne de la nature.
Cette approche
se distingue des travaux occultes du passé, axés sur l'aspect forme de la vie.
Ce processus se compose de deux stades, chacun comprenant à leur tour six
expansions de conscience bien définies. Chaque stade comprend une période de
crise lorsqu'il se trouve au sommet de son expression.
Le stade de
l'involution sur l'arc descendant : l'appropriation et la construction des
véhicules d'expression
1. Le stade de l'Appropriation qui a pour résultat
l'appropriation d'une forme sur le plan mental, est le produit de trois actions
conscientes de l'âme :
- l'enregistrement du désir d'incarnation (volonté-d'être
sur le plan physique),
- la focalisation de l'attention sur les processus
impliqués dans la décision de "construire une apparence",
- la prise de conscience des mesures nécessaires pour
s'approprier la substance dont l'âme a besoin pour apparaître, et par-là
satisfaire la demande d'existence.
2. Le stade de l'Aspiration conduit à la création
d'une forme sur le plan astral. L'âme, animée par le désir de faire l'expérience
des processus qui la rendront consciente et dynamique dans le monde des affaires
humaines, fait descendre la conscience au niveau de ce plan.
3. Le stade de l'Approche se traduit par une
focalisation de la conscience sur les niveaux éthériques. Toutes les forces de
la conscience se rassemblent et s'alignent afin de permettre la venue en
incarnation d'un fils de Dieu.
4. Le stade de l'Apparence est atteint lorsque
l'homme expérimente la vie dans un corps physique développant une sensibilité
croissante en conscience, par le moyen de l'expérience.
5. Le stade de l'Activité se caractérise par une
transformation de l'homme qui devient plus actif, plus vivant, plus éveillé.
6. Le stade de l'Ambition est marqué par une
augmentation de l'intensité de l'activité produite lorsque la conscience de
l'homme est emportée par l'ambition.
Les deux
derniers stades sont ceux atteints par l'homme ordinaire dont s'occupe le
psychologue ordinaire.
A l'issue de ces
stades, l'homme progressivement parvient à la coordination de la personnalité
puis graduellement le désir pour les satisfactions des ambitions de la
personnalité commence à s'estomper et apparaissent lentement des valeurs,
pensées et désirs d'un niveau supérieur.
Le stade de
l'évolution sur l'arc ascendant : le développement de qualité conduisant à la
libération
Ce stade reprend
dans l'ordre inverse tous les stades indiqués ci-dessus. Le cheminement s'étend
de la conscience de l'ambition par l'activité, jusqu'au stade d'approche de la
réalité divine sur le plan mental et de celui de l'appropriation finale dans
lequel la conscience est immergée dans celle de l'âme sur son propre niveau.
Lorsque la
conscience s'est éloignée du corps physique, puis du corps éthérique et arrive
au corps astral, il se produit la bataille des paires d'opposé. Après cette
expérience, lorsque le disciple a pris ses décisions fatidiques, il lui est
possible d'effectuer son approche sur le plan mental de l'âme. Il le
fait :
- en comprenant qu'il est
lui-même l'âme et non la forme. Ceci implique un processus de ce qui est appelé
"la réflexion divine". L'âme commence à rejeter la forme, et l'homme par lequel
l'âme procède à ses expériences est lui-même rejeté par le monde dans lequel il
vit.
- en découvrant le groupe
auquel il appartient, lequel lui bloque les chemins d'accès jusqu'à ce qu'il
découvre par le service le chemin d'approche.
- en s'identifiant avec son groupe
sur son propre rayon et, acquérant ainsi le droit d'effectuer son approche. Il
lui faut apprendre la leçon qu' "il ne voyage pas seul".
Survient,
ensuite, le stade de l'aspiration transcendante où le désir pour l'expérience
individuelle se perd et où demeure seulement l'ardente aspiration de fonctionner
en tant que partie consciente du plus grand Tout. Le "corps de lumière et de
splendeur, expression de la gloire de l'Unique" est revêtu rendant impossible
toute incarnation future si elle n'est commandée par un acte de volonté
spirituelle.
Notons qu'il
existe une relation étroite et fondamentale entre les approches sur le sentier
de l'involution, celles sur le sentier de l'évolution, et également entre les
approches prises par un individu et celles prises par un groupe.
Tant que la
théorie de la réincarnation ne sera pas admise et que l'homme ne sera pas
"expliqué" à la lumière de la longue histoire qui le précède, il sera difficile
de lui apporter une aide basée sur la compréhension des mécanismes liés au
cheminement de la conscience.
Or, nous vivons
une période de pensée et d'attitudes intensément séparatives, c'est la vie
individuelle de l'homme individuel, séparé dans le temps et dans l'espace de
tout ce qu'il a été auparavant et de tout ce qui l'entoure dans le présent qui
est considéré comme ayant de l'importance.
L'assistance qui
sera apportée aux êtres humains dans les décades à venir, se fera avec d'autant
plus d'efficacité que les éventualités suivantes deviendront réalité :